0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues40 pages

Cours D Oals Actualise

Le document présente un cours sur l'Organisation, Administration et Législation Scolaire, abordant des thèmes tels que la législation scolaire, l'organisation et l'administration de l'enseignement au Congo, tant pendant la période coloniale qu'après l'indépendance. Il souligne l'importance de la législation dans la structuration du système éducatif et les réformes nécessaires pour répondre aux besoins contemporains. La bibliographie inclut des références sur l'éducation et la politique, ainsi que des actes internationaux influençant l'éducation au Congo.

Transféré par

hjjfguhcxxg
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
75 vues40 pages

Cours D Oals Actualise

Le document présente un cours sur l'Organisation, Administration et Législation Scolaire, abordant des thèmes tels que la législation scolaire, l'organisation et l'administration de l'enseignement au Congo, tant pendant la période coloniale qu'après l'indépendance. Il souligne l'importance de la législation dans la structuration du système éducatif et les réformes nécessaires pour répondre aux besoins contemporains. La bibliographie inclut des références sur l'éducation et la politique, ainsi que des actes internationaux influençant l'éducation au Congo.

Transféré par

hjjfguhcxxg
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

O.A.L.S.

Page1
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

PLANDUCOURS
0.0. GENERALITES
0.1. PROBLEMES DE DEFINITION
0.1.1. LEGISLATION
0.1.2. ORGANISATION
0.1.3. ADMINISTRATION SCOLAIRE
0.1.4. GESTION SCOLAIRE
0.2. OBJECTIFS DU COURS
Ière PARTIE : LE PASSIF DE NOTRE ENSEIGNEMENT
CHAPI.1. L’Organisation de l’Enseignement Pendant l’Etat
Indépendant du Congo (EIC) ;
1.1. Actes internationaux
1.2. Fondation des premières écoles
1.3. Les objectifs des colonies scolaires
1.3.1. Buts
1.3.2. Charge Coloniale
1.3.3. Ecole Rurale, centrale et d’Instituteur
1.3.4. Programme des colonies scolaires et ses horaires
[Link]. L’ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT LA
PERIODE COLONIALE (CONGO BELGE)
2.1. Création et Liberté des écoles
2.2. Travaux préparatoires à l’Organisation de l’enseignement
2.3. L’organisation de l’enseignement subsidié
2.3.1. Disposition Législative
2.3.2. Les programmes de 1929
2.3.3. Nouvelle réglementation de1939
2.3.4. Expiration de la convention de 1929
2.3.5. Enseignement professionnel de 1941
2.3.6. Convention de 1948
2.3.7. Amendement à la réglementation de 1948

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page2
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

IIème PARTIE : L’ACTIF DE NOTRE ENSEIGNEMENT


CHAP.I. L’ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT APRES
L’INDEPENDANCE
1.1. Nécessité d’une réforme de l’enseignement
1.2. Les objectifs de la réforme de1961
1.3. La réforme de l’enseignement primaire
1.4. La réforme de l’enseignement secondaire
[Link].L’ORGANISATION ACTUELLE DE NOTRE
ENSEIGNEMENT
2.1. Organe Central de l’Enseignement
[Link].L’ADMINISTRATION : LES DOCUMENTS
PEDAGOGIQUES ET ADMINISTRATIFS
BIBLIOGRAPHIE
1. CAPELDE.J. Education et politique, P.U.F.1974.
2. DEPERRITI, A ;
Lescontractionsdelacultureetdelapé[Link].Paris1969
3. DECONSTER, La science de l’éducation, U.L.B.1990
4. EKWA.M., L’école trahie, Kinshasa, Ed.duCadrececo2004.
5. EKWA.M., Pour une société nouvelle, l’enseignement national,
Kinshasa, [Link].E.K.1960, 1970.
6. Louis François, les droits à l’éducation, UNESCO, 1962.
7. ERNY, P. ; Enseignement dans les pays pauvres, Ed.
HARMATTAN, 1977.
8. HUSEN.T. L’école en question, Bruxelles, Ed. Pierre Marda,
1977.
9. MINEDUC, Evolution et organisation de l’éducation.
WEBOGRAPHIE

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page3
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

0.0. GENERALITES

0.1. PROBLEMES DE DEFINITION


0.1.1. LEGISLATION SCOLAIRE
La législation est l’ensemble des lois qui régissent
l’enseignement d’un pays.
Le mot « LOI » est au sens large. Il est synonyme d’un
texte dont les dispositions sont susceptibles de s’imposer au citoyen
ou à une catégorie des citoyens. Elle englobe dans notre pays :
a) Les lois proprement-dites qui sont votées au parlement ;
b) Les ordonnances-loi signées dans les circonstances
exceptionnelles concernant l’enseignement ;
c) Les règlements administratifs : décisions et circulaires des
secrétaires généraux, des directeurs généraux, des chefs de
divisions et de sous-divisions et des coordonnateurs qui
dirigent l’enseignement, chacun dans son domaine concernant
les problèmes d’enseignement ;
d) Les arrêtés (au niveau national ou provincial).

0.1.2. ORGANISATION SCOLAIRE


Elle désigne la structure (composition) du système
d’enseignement dans un pays. Le système scolaire est l’ensemble
d’écoles de ce pays mais organisées. Dans notre pays, notre
système scolaire comprend :
 L’enseignement maternel ou pré-primaire
 L’enseignement primaire
 L’enseignement secondaire
 L’enseignement supérieur et universitaire (LMD : licence,
maîtrise, doctorat).
On peut alors dire que notre enseignement est
systématique (organisé, méthodique), échelonné et programmé ; et
à chaque échelon correspond un programme bien déterminé. Notre
enseignement est aussi spécifique ; car il y a aussi l’enseignement
secondaire général et l’enseignement technique professionnel.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page4
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Exemple : la section sociale, l’ITIKA et la coupe et


couture,…
0.1.3. ADMINISTRATION SCOLAIRE
Elle est la fonction qui consiste à prévoir, organiser,
diriger et contrôler le fonctionnement des écoles.(Henry Fayol)
0.1.4. GESTION SCOLAIRE
La gestion scolaire est l’art de gérer les écoles : c’est
l’approvisionnement, la conservation et l’entretien des fournitures
(meubles et immeubles) et des fonds destinés au bon déroulement
des activités scolaires.
0.2. OBJECTIFS DU COURS
Les problèmes d’enseignement engagent l’avenir de
toute la nation car, l’enseignement prépare les agents du
développement de la nation ; et entant que tel, ils concernent les
étudiants, les parents et gestionnaires de l’enseignement. Toutes
ces catégories doivent les connaitre et les maîtriser.
Donc, ce cours a pour but, la formation des cadres de
haut niveau dans les problèmes qui concernent la législation et
l’organisation des systèmes éducatifs.
Ce cours a aussi pour objectif, la formation des
chercheurs dans le même domaine pour le développement
harmonieux de l’éducation. C’est ce développement harmonieux qui
peut contribuer à l’amélioration des conditions de vie de l’humanité.
En ce qui concerne les étudiants en G3…, ce cours a
pour but de les initier aux grands principes de la législation et de
l’organisation scolaire de n’importe quel système éducatif.
N.B. : Notre législation a un caractère particulier car, elle est
constituée par l’ensemble des lois de notre pays et par les
dispositions internationales qui régissent certains services de l’ONU
tels que : l’UNICEF, l’UNESCO, l’OMS, PNUD,…
Il faut noter que chaque pays a sa propre législation ;
donc, au tant des pays, au tant des législations scolaires.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page5
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

PREMIEREPARTIE : LE PASSIF DE NOTRE ENSEIGNEMENT.


CHAP.I.
L’ORGANISATIONDEL’ENSEIGNEMENTPENDANTL’E.I.C
.
La législation scolaire d’un pays doit refléter son
système politique, car, elle lui permet d’atteindre ses objectifs en
matière de l’éducation de la jeunesse.
Ainsi, la législation scolaire d’un pays colonisé doit être
différente de celle d’un pays indépendant qui s’évertue à former
l’élite intellectuelle devant s’occuper de tous les secteurs du
développement en vue d’éviter les importations des étrangers qui
coutent cher. Exemple de la Belgique qui donnait l’instruction
élémentaire et procédait à l’évaluation promotionnelle pour avoir
des personnes pouvant travailler à partir de 1960 ; mais
actuellement ce n’est pas le cas.
Trois (3) faits ont marqué l’enseignement à l’époque de
l’EIC qui va de 1885 à 1908. Il s’agit de :
- Tentatives de la formation des congolais en Belgique ;
- La création des colonies scolaires ;
- La convention (concordat) signée entre le Saint-Siège et l’EIC
en 1906.
Du 30/12/1879 au 18/10/1908, avant l’arrivée des
blancs, il n’y avait pas d’organisation scolaire dans notre pays.
L’éducation était traditionnelle, les adultes préparaient les jeunes à
la vie sociale en leur inspirant les connaissances historiques et
pratiques dans le domaine de l’agriculture, la pêche, la chasse, en
art militaire et médical et dans les habitudes de comportement
moral suivant les règles communautaires.
Retenons ce pendant qu’avant cette période, les
Portugais semblent avoir dispensé l’enseignement du type
occidental, mais on ne dispose d’aucun document là-dessus. Mais la
pénétration des blancs dans le continent a nécessité des actes
internationaux.
1.1. LES ACTES INTERNATIONAUX

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page6
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Les actes internationaux dont il est question,


concernent les dispositions internationales prises pour asseoir les
institutions et entreprises créées dans les Etats des signataires et
leurs colonies. Les actes internationaux c’est synonyme des lois
internationales ayant pour but de stabiliser les institutions. Ils
favorisent aussi l’organisation scolaire de ces Etats qu’ils créent.
1.1.1. L’ACTE GENERAL DEBERLIN (26/04/1885).
L’article 6 de cet acte stipule : « Toutes les puissances
exerçant le droit de souveraineté ou d’influence dans le passé
conventionnel prendrait l’obligation de concourir à la suppression de
l’esclavage et surtout à la traite des Noirs, de favoriser, d’aider les
travaux des missions et des institutions servant à instruire les
indigènes, à leur faire comprendre et apprécier les avantages de la
civilisation occidentale ».
Toutes les puissances exerçant le droit de souveraineté
ou d’influence dans le dit territoire s’engagent à veiller à la
conservation des populations indigènes et à l’amélioration de leurs
conditions de vie sur le plan moral et matériel, à changer leurs
conditions d’existence et à concourir à la suppression de l’esclavage
et surtout de la traite des noirs ; et protéger et favoriser sans
distinction de nationalité et de culture toutes les institutions et entre
prises religieuses, scientifiques et charitables, créées et organisées à
ces fins ou tendant à instruire les indigènes et à leur faire
comprendre et apprécier les avantages de l’occident et des
civilisation. Ces textes ont fait des missionnaires des savants, des
explorateurs, des escortes des avoirs et collections d’objets ;
jouissant d’une protection spéciale. De même la liberté de
conscience et la tolérance religieuses ont expressément garanties
aux indigènes comme aux nationaux et aux étrangers. Il en est de
même pour la liberté de culte, le droit d’ériger les édifices religieux
et d’organiser les missions appartenant à tous les cultes qui sont
sans restriction.
1.1.2. ACTE GENERAL DE BRUXELLES (02/07/1890)
Il a le même sens que l’acte de Berlin
I.2. Tentatives de formation des congolais en Belgique
En1880, il y a eu la première initiative de la scolarisation
des enfants congolais en Belgique par les Pères Blancs. Un

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page7
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

programme a été conçu pour des missions du monde entier dans le


but former les catéchistes-médecins. 5 congolais ont été envoyés à
l’Il de Malte dans ce cadre.
En1888, la deuxième tentative de la scolarisation des
protestants a eu lieu au Pays de Galles. Un missionnaire baptiste a
fait démarrer une école avec deux congolais.
En cette même datte la troisième tentative fut menée par
l’Abbé CVANIMPE, directeur de l’institut Saint Louis de Conzaque à
GIJZEGZN en Filandre Orientale.
Les 2 premières tentatives furent éphémères et tenues en
échec par manque de manque des moyens financiers et des
propositions concrètes de la faisabilité de leurs ambitions auprès du
gouvernement colonial. Mais Abbé VANIMPE fait preuve de ténacité
en exprimant à monsieur VANECTVEDE, administrateur général des
affaires étrangères de l’EIC, son désir de donner à ses propres frais,
l’éducation aux enfants congolais.

1.1.3. CONVENTION ENTRE LE SAINT SIEGE ET LE


GOUVERNEMENT DE L’E.I.C. : du 25/05/1896.
Le Roi Léopold II ayant appris l’exploration de Stanley
au séderuses pour gagner les grandes puissances à l’exploitation du
Congo à la conférence géographique de Bruxelles le 12/09/1876 et
fonda ce qu’on appelle, l’A.I.A. (Association Internationale Africaine).
Alors le 08/08/1880 : les pères du Saint Esprit fondèrent les
premières missions à BOMA et ouvrirent les premières écoles à la
même date.
Les missionnaires protestants qui entreprirent
l’évangélisation du Congo étaient surtout les Baptistes et
Méthodistes Anglais et Américains. Alors le Roi Léopold II marque la
présence des missionnaires protestant s’était un danger, il sollicita
et obtint du Pape Léon III le pouvoir de ne confier l’évangélisation du
Congo qu’aux missionnaires Belges. Cette mission fut confiée aux
Pères de Scheut, Congrégation fondée en Belgique en 1862 par le
père VERBIST, car le roi voulait faire du Congo un pays surtout
Catholique.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page8
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Le 20/05/1906, l’EIC conclut une convention entre le


saint siège et le gouvernement de l’Etat. Selon cette convention, en
vertu des articles 2 et 3, l’Etat concédait des terres de 100 à
200hectares aux missions nationales Belges ; celles-ci s’engageaient
à créer des écoles. Elles devraient soumettre les programmes
d’études au contrôle de l’Etat, les branches d’enseignement
devraient être fixées de commun accord entre l’Etat et la mission.
1.1.4. TRAITE DE SANT GERMAIN EN LAYE : le10/09/1919.
Ce traité a remplacé l’acte de Berlin par les
puissances de l’entente et parcelles qui faisaient partie de la Société
des Nations (SDN), et qui adhéraient à la convention de saint
Germain en LAYE.
En voici le contenu de l’article10 : « Les puissances
signataires reconnaissent l’obligation de maintenir dans la région
relevant de leur autorité l’existence d’un pouvoir et des moyens de
police suffisant pour assurer la protection des personnes et des
biens et le cas échéant la liberté du commerce et du tourisme, de
transit, elles favoriseront et protégeront sans distinction de
nationalité, de culte, des institutions, des entreprises religieuses,
scientifiques ou charitables créées par les ressortissants des autres
puissances signataires et des Etats membres de la SDN à la présente
convention qui tend à conduire les indigènes à la voie du progrès et
de la civilisation ».
Les missions, leurs matériels seront aussi l’objet de
sécurité. La liberté de conscience et l’exercice de tous les cultes
seront garantis à tous les ressortissants des puissances signataires
et à ceux des Etats membres de la SDN qui deviendront membres de
la présente convention. Comme on le voit, tous ces actes et toutes
ces conventions ont permis aux missionnaires et aux Etats de
circuler et implanter librement les missions et les écoles au Congo
sous la protection des autres membres de la convention et de la
SDN.
1.2. FONDATION DES PREMIERES ECOLES PAR L’ETAT
Endatedu12/07/1890, le roi pris un décret qui permit la
création des premières écoles à MULUEBA (Lac Tanganyika) et à
BOMA (au Bas Congo). Ces écoles étaient appelées colonies
scolaires.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


Page9
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Un autre décret du 04/05/1892 autorisa les associations


religieuses et philanthropiques des occuper des enfants abandonnés
et d’assurer leur formation. Alors les religieuses créèrent à MOANDA
la première école pour filles orphelines dont la plupart était des
mulâtresses non reconnues par leurs pères.
En 1906, un décret du roi créa les écoles
professionnelles annexées aux ateliers de l’Etat à BOMA, Léopoldville
et Stanley ville pour avoir la main d’œuvre. Et la formation donnée
dans ces écoles était centrée sur la menuiserie, la maçonnerie et la
plomberie.
Une école des candidats commis était créée à BOMA.
Les missionnaires avaient les écoles à chaque poste de mission.
Cependant, il faut noter que les missions n’étaient pas acceptées
dans tous les villages, mais là où elles étaient acceptées, là, les
écoles étaient solidement installées. Dans beaucoup de villages, les
indigènes ne se confiaient pas aux blancs, ils croyaient que les
écoles étaient un moyen de les approcher de blancs anthropophages
(mangeurs d’hommes).
1.3. OBJECTIFS DES COLONIES SCOLAIRES
1.3.1. BUTS
Ces écoles avaient pour but d’encadrer les enfants des
indigènes, leur assurer une formation élémentaire pour former une
main-d’œuvre bon marché ; c’est-à-dire qu’elles leur donnaient les
quatre opérations fondamentales et les aider à savoir lire et écrire
pour occuper les postes d’exécution dans le commerce,
l’administration et le service militaire.
1.3.2. LA CHARGE COLONIALE ET L’INSTRUCTION
PUBLIQUE
L’Etat colonial supportait entièrement l’instruction de la
jeunesse : il payait le personnel, équipait les écoles et les élèves,
toutes les fournitures des bureaux, des objets classiques étaient
payés par l’Etat. De plus ces écoles dirigées par le personnel
militaire qui était à la disposition du roi Léopold II. Ces militaires
dirigeaient ces écoles selon les instructions précises reçues du roi
propriétaire de l’E.I.C.
1.3.3. L’ECOLE RURALE, CENTRALE, D’INSTITUTEURS ET
DE COMPTABLES

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 10
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Les écoles centrales sont celles qui étaient dans les


missions (Exemple : à TSHIKULA, DEMBA, BUNKONDE,…)
Dans chaque poste de mission on créait des écoles
rurales et dans chaque village qui accueillait les missionnaires et
acceptait l’église.
On organisait les petites classes 1 ère et 2ème primaires (et
là on mettait les instituteurs).

1.3.4. PROGRAMMEETHORAIREDESCOLONIESSCOLAIRES
Le roi et les missions, en créant les écoles, avaient pour
objectif de former les agents d’exécution dans le commerce,
l’enseignement, l’administration et le service militaire. Ainsi leur
programme visait la formation de ces types d’hommes. Les
programmes étaient élémentaires, ils étaient établis d’un commun
accord avec le gouvernement et soumis à l’inspection officielle. Ils
amenaient les élèves à savoir lire, écrire, compter et faire les quatre
opérations fondamentales.
L’instruction de base qui était donnée dans ces écoles
était complétée par l’enseignement d’art manuel (maçonnerie,
couture, etc.).
Les écoles qui étaient organisées par les missionnaires
bien formés bénéficiaient d’une instruction convenable, c’est le cas
de pères de JESUITES. Dans ces écoles on formait les Caporaux, des
Sergents différents de commandants. On formait aussi des vendeurs
(service de commerce). On formait aussi des enseignants différents
de directeurs ou préfets.
Dans ces écoles, pas d’algèbres, pas de politique, pas
d’enseignement de qualité, les enfants vont se révolter contre les
colons.
Avec la philosophie coloniale, les Belges avaient
l’exploitation de tout le Congo. Personne entre indigènes ne savait
quelle quantité d’Uranium était produite et son utilité.
L’organisationscolairedecettepériodebutaitàdeuxgrande
sdifficultés :
 Manque de personnel compétent,

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 11
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 Ses subventions étaient insuffisantes pour mieux faire.

[Link]. HORAIRE GENERAL DES COLONIES SCOLAIRES


Cet horaire contenait :
 3heures d’instruction militaire
 3heures d’éducation intellectuelle et religieuse
 2heures d’activités manuelles.
Le séjour à la colonie durait trois ans. Ils devraient aider
à connaître certains métiers pour se débrouiller dans la vie et
améliorer les conditions de vie
[Link]. OBJECTIFS SPECIFIQUES DES COLONIES
SCOLAIRES
A la fin de la formation, ils devraient connaître certains
métiers pour se débrouiller dans la vie et améliorer les conditions de
vie de leurs milieux : c’est-à-dire devenir agent de développement.
En 1895, les missionnaires ont organisé les écoles pour
grouper les enfants baptisés au tour d’un catéchiste qui devrait
assurer leur instruction.
Ajoutons aussi qu’une école professionnelle pour
infirmier a été créée la même année à BOMA. Pour cette école, le
programme comprenait l’enseignement théorique et pratique.
Les mêmes types d’écoles étaient créés à Léopold ville,
Stanley ville, Coquilath ville, ainsi que les écoles d’accoucheuses.
Le 27 Juillet 1908, l’école d’agriculture d’EYALA fut
créée à BANDAKA pour initier les indigènes aux activités agricoles et
surtout à la culture du caoutchouc qui était beaucoup exploité et
donnait beaucoup d’argent au Congo.

[Link]. L’ORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT PENDANT


LA PERIODE COLONIALE (CONGO BELGE) DU
18/10/1908 au 30/06/1960.
2.1. LA LIBERTE ET LA CREATION DES ECOLES

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 12
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Le 20 Novembre 1907, l’Etat Belge sous Léopold II


conclut avec l’E.I.C. les traités qui faisaient de la Belgique souveraine
de toutes les terres du Congo avec tous les droits et obligations y
relatifs (statut, loi pour les congolais). Mais le Congo jouissait d’une
personnalité juridique distincte de celle de la Belgique, et le
parlement Belge vota le 18/10/1908 une loi particulière qui devrait
régir le Congo-Belge : « La charte coloniale » du Congo Belge.
L’article 2 de cette charte garantissait la liberté de
l’enseignement, c.à.d. que tout enfant congolais devait étudier dans
une école de son choix, et tout congolais capable pouvait organiser
un enseignement.
Tandis que l’article 5 imposait au gouvernement de
favoriser et de protéger sans distinction de cultes, de nationalité,
des institutions et entreprises religieuses, scientifiques et charitables
tendant à civiliser les Noirs.
En 1919, il y avait quatre écoles de gradés comptables
à LISALA, à KINSHASA, à KONGOLO et LOKANDA. On avait organisé
les écoles officielles dépendant du service territorial dans les milieux
sans missions.
Les premières écoles officielles furent fondées à BOMA
et d’autres suivirent à KINSHASA, KISANGANI et à BUTA. On les
appelait « GROUPES SCOLAIRES » par ce que les études primaires
étaient complétées par les sections professionnelles. La durée de ces
écoles officielles était de 3 ans. Ces écoles créées étaient dirigées
par les congrégations et on les appelait « ECOLES OFFICIELLES
CONGREGATIONNISTES ». Elles étaient entièrement prises en charge
par l’Etat mais dirigées par les congrégations religieuses.
Exemples :
 Les pères de Charité ont pris les écoles de LUSAMBU en 1911
et le Collège de KABINDA en1912.
 Les pères MARISTES ont pris les écoles de KISANGANI en 1911.
 Les pères SALESIENS ont pris les écoles de BUTA en 1913 et
celles de LUBUMBASHI en 1911.
Ces écoles avaient un caractère professionnel, donc utilitaire.
(C’est-à-dire qu’on y apprenait les métiers aux élèves).
Grace à la charte coloniale, les écoles des missions
étrangères virent le jour.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 13
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Les grandes lignes de la politique scolaire coloniale


sont :
a. Création des écoles par les missionnaires nationaux et
étrangers et leurs subsidiassions (financement),
b. Création des écoles par l’Etat ;
c. Approbation du programme d’étude par l’Etat ou élaboré par
l’Etat.
C’est dans ces écoles que les missionnaires formaient
les agents auxiliaires dont le gouvernement Belge avait besoin pour
exploiter le Congo.
Grâce à la collaboration missionnaires et l’Etat, la
scolarisation se développa jusqu’à la période de la première guerre
mondiale (1914-1918).
Alafinde1920, il y avait 9 écoles congrégationnistes
comptant1.861élèveset20écoles libres comptant20.311élèves sur
l’ensemble du pays.
2.2. TRAVAUX PREPARATOIRES A L’ENSEIGNEMENT ORGANISE
(Organisation systémique)
Après la guerre, la Belgique s’est vue obligée
d’organiser systématiquement l’enseignement soit en accordant les
Subsides (finances) aux écoles auxquelles elle devrait imposer le
programme et soumettre au contrôle, soit étendre l’enseignement
officiel. Alors trois groupes furent les études et fournirent leur
rapport ; on a :
2.2.1. RAPPORT PHELPS STOKES FUND en 1921.
Le PHELPS STOKES FUND est une fondation Américaine
ayant pour but d’améliorer les conditions de logement des familles
pauvres et de favoriser l’éducation des Noirs de l’Amérique aussi
bien que ceux de l’Afrique. Le docteur THOMAS JESSE JONES,
président de la mission envoyé en Afrique, remis à FRANCK, alors
ministre Belge des colonies un rapport dont voici résumés les points
essentiels :
 Collaboration entre l’Etat et la mission,
 Nomination d’un directeur de l’enseignement ;
 Adaptation de l’enseignement au milieu ;

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 14
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 Langues d’enseignement : il suggéra que la première langue


de l’enseignement soit le dialecte de la tribu, la deuxième
langue, une langue intertribale, et la troisième langue le
Français ;
 Il insistait sur l’éducation de la masse ;
 Il recommandait la formation des instituteurs et des dirigeants
indigènes du pays ;
 Multiplication des écoles des missions.

2.2.2. RAPPORT DU BUREAU PERMANENT DU CONGRES


COLONIAL NATIONAL SUR LA QUESTION DE
L’ENSEIGNEMENT AU CONGO.
Le premier congrès colonial national fut tenu à
Bruxelles du 19 au 21/12/1920. Son objectif était de mieux faire
connaître la Belgique et son entreprise coloniale. Ce travail fut confié
à un comité permanent qui, en 1922, publia un rapport qui reprenait
en quelques lignes les points du PHELPS STOKES FUND. Néanmoins
le bureau permanent insista sur les points suivants :
 L’enseignement doit tendre à, perfectionner les Noirs pour eux-
mêmes (formation de l’élite) ;
 Imposition des miner vals (contribution des parents) ;
 Organisation scolaire à trois degrés, l’enseignement doit
s’adapter aux milieux, à la capacité des Noirs et à leurs
mentalités ;
 Pas d’éducation livres que, savante (une éducation
encyclopédique) ;
 Ne pas aller plus loin ;
 Il faut chercher à atteindre lamasse ;
 Relation entre l’Etat et les missions.
2.2.3. RAPPORT DE FRANCK LOUIS(1922)
Ce rapport fut élaboré par une commission constituée
le 10/07/1922 et présidé par FRANCK lui-même. Elle utilisa comme
document de base. Les deux rapports précédents, un exposé de la
situation de l’enseignement au Congo Belge par DEJONGHE et un projet de
réglementation libre au Congo élaboré pendant la première guerre
mondiale à Londres. Le rapport Franck reprend les deux premiers
rapports et ajoute particulièrement ceci :

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 15
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 4 langues inter tribales sont retenues pour jouer le rôle


des langues véhiculaires dans l’enseignement :
KIKONGO, TSHILUBA, LINGALA et SWAHILI.
 Une langue d’Europe sera enseignée aux seuls Noirs destinés à
vivre au contact étroit avec les Blancs dont ils seront les
auxiliaires.
 Opposition d’un système des subsides et d’avantages en
nature accordés aux missions.
Les sociétés des missions nationales qui remplissaient
ces conditions ont signé la convention avec l’Etat pour 20 ans, mais
il semble que c’étaient les missions catholiques qui avaient signé le
contrat et les autres missions avaient évolué selon leurs propres
moyens.
Alors les principes de la commission FRANCK ont été
mis en application, Dès lors on distinguait trois catégories d’écoles :
a. Les Ecoles Officielles : que l’Etat se réservait le droit et qu’il
confiait par convention à des congrégations enseignantes et
dont le frais de fonctionnement était à sa charge.
b. Les Ecoles subsidiées par l’Etat mais qui sont des missions
nationales
c. lesEcoleslibres :Nonsubsidiéesparl’Etatcarneremplissantpaslesc
onditionsdelaréglementationFranck.
Euégardàtoutcequiprécède,onpeutdirequel’enseigneme
ntétaitplacédanslesmainsdel’église(Missionnaires)etsurtoutdesBelge
s.
L’Eglisecatholique,mieuxfavorisée,tendaumonopoleenm
atièred’enseignement,elledevenaitdoncunepuissancedanslepays.
En1946,leministrelibéraleGODDINGaccordalesubsideaux
missionsnonnationales(protestantes)
2.2.4.L’ORGANISATIONDEL’ENSEIGNEMENTSUBSIDIEAUCONG
O-BELGE
[Link].DISPOSITIONSLEGISLATIVESAL’ENSEIGNEMENT
a) L’EnseignementPrimaire
1. Premierdegré(1èreet2èmeannées)

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 16
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Matièresobligatoires :Religion,Lecture,Ecriture,Hygiène,Chant,Gy
mnastique,Calcul,Systèmemétrique,Languematernelle,Causeriee
ttravailManuel.
2. Deuxièmedegré(3ème,4èmeet5èmeannées)
Onajouteauxmatièresobligatoires :Géographie,Agriculture,Calligr
aphie.
N.B. :lefrançaisestobligatoireaucentreurbain(danslesmissions)
b) L’Enseignementpost-Primaire.
1. L’Ecoledescandidatscommis :3à4ans
2. L’Ecoleprofessionnelle :
- Menuiserie :3à4ans
- Agriculture :3à4ans
- Apprentissagepédagogique :4ans
- Ecolesménagères :2ans.
N.B. :lesBelgesinsistaientsurlaformationducaractèreparlareligion,lam
oraleetparlesbranchesscientifiquesetlittéraires.
[Link].LEPROGRAMMEDE1929.
Ceprogrammenouslevoyonsàl’écoleprimaireàdeuxcycles
(EPdu1 degréetEPdu2èmedegré).
er

 Ecoledu1erdegréditeécoleruraleouécolechapelle,dirigéeparlesca
téchistes.
 L’Ecoledu2èmedegréditeécolecentrale(urbaine) ;ayant3ème,4èmeet
5èmeprimairedirigéeparlesmissionnairesblancs.
 Ecolespécialedescandidatscommis,d’instituteurs,deschefsd’atel
iers,d’ouvriersqualifiésquiétaientdanslescentresurbains.
 ENSEIGNEMENTSECONDAIREETSUPERIEUR.
Ilyavaitlepetitetlegrandséminairepourdesfutursprêtreséduqués
enfrançaisparcequ’ilsdevraientvivreaveclesblancs.
 LASITUATIONDESECOLESNORMALESACETTEPERIODE.
Avantlaréglementationde1924,laformationdumaîtreétait
presquelamêmequecelledesfinalistesdesé[Link]
uelesblancsformaientlesagentsauxiliaires.
Laréglementationde1924visaitàdésigneràlaformationdu
maîtrelesobjectifsprésentésen3groupes :
o Parrapportauxélèvesquelemaîtredevraitenseigner,
o Parrapportàlaconditiondeviedumaître ;
o Parrapportàl’adaptationaumilieu.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 17
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Encequiconcernelesélèves,lemaîtredevraits’occuperdeb
eaucoupd’élèveseninsistantsurl’éducationmorale,religieuseetletravai
lmanuel.
Quantauxconditionsdevie,ildevraitêtreunmodèlepourles
élèvesetpourl’entourageàtousé[Link]’animateurruralenappr
enantauxautresàconstruirelesmaisons,àcultiverleslégumesetàplanter
lesarbresfruitiersetaussiàéleverlesanimauxdomestiques.
Unedeslanguesvernaculairesdevraitservirdelangued’ens
eignementàl’é[Link]écolesnormalesétaientégalementrepe
nduesdanslesprovinces :
1) ProvinceduKASAÏ :Comptant7écolesnormales
2) Provincedel’EQUATEUR :2écolesnormales
3) ProvinceORIENTALE :6écolesnormales
4) ProvinceduKATANGA :4écolesnormales
Lesmeilleursdecesécolesétaient :ECOLENORMALEDETU
MBAdirigéeparlesfrèresdesécoleschrétiennesetl’écolenormaledeLULU
ABOURG(MIKALAYI)dirigéeparlespèresdesSCHEUT
[Link]. LANOUVELLEREGLEMENTATIONde1939
Comptetenududéveloppementquantitatifdesécolesetdu
progrèsconstatésurterrain,laréglementationde1924aétérevue.
Lanouvellerèglementationdistinguelestypesd’écolesetl’o
rientationd’étudesquiaséparélesécolesdesfillesetcellesdesgarçonsen
1935.
Danslesécolesrurales,lestravauxmanuelsetagricolesétai
enttrè[Link]écolesprimairesdu2èmedegrégardaientledoubleo
bjectif :
- Pourlesélèvesquin’iraientpasloin ;laformationreçuecontribueàl’a
méliorationàleurvie.
- Cetteformationdoitêtreenmesured’orienterlesélèvesmieuxdoué
sverslesétudesspéciales.
D’oùcetteréglementationprévoyaitune6èmeprimaireco
mmeclassepréparatoireauxdifférentesécolesspéciales.
Pourlesfilles,laduréedesétudesprimairesselimitaità5ans.
Lesécolesdescandidatscommisétaientsuppriméesetremplacéesparles
écolesmoyennesdontlesbutsétaient :

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 18
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 Préparerlesélèvesàl’enseignementprofessionnelspécialisé,
 Prépareràlaprofessiond’employésdesbureaux :(secrétaires).

[Link]. EXPIRATIONDELACONVENTIONDE1926.
Cetteconventionsignéepour20ansdevraitprendrefinen19
46.Maisla2 guerremondialen’apaspermislebondéroulementdestrav
ème

auxetl’élaborationdelanouvelleconvention.
Acausedelanécessité,lesécolesmédicalesfurentouvertes
;cefûtaussilecasdesécolesdesauxiliairesdeservicemédicaldontlefraisé
taitsupportéparFOMULAC(FondationMédicaledel’UniversitédeLouvain
enAfriqueCentrale).
En1943,3associationsmissionnairesouvrirentlespremiers
collèges :PèresdeJESUITES,PèresSCHEUTSetPèresdesEcolesChrétienn
es.
Le06/10/1945,leministredescolonies,GODDINGinstaural’
enseignementofficiellaïcencréant3Athénéespourlesenfantsblancs,àLé
opoldville,ElisabethvilleetStanleyville.
LeministreWIGNYdéterminelesconditionsdesubventiond
esécolesdesmissionsnonnationalesdelamanièresuivante :
1) ObligationpourcesmissionnairesdeséjournerenBelgiquepourétu
dierlaPédagogie ;
2) NécessitépoureuxdeconnaitreleslanguesBelges ;
3) Uninstituteurdevraitêtreporteurd’undiplômedélivréparuneécole
normaleétablieauCongo.

[Link]. ENSEIGNEMENTPROFESSIONNELDE1941
Ils’agitde :
1. L’EnseignementAgricole,
2. L’Enseignementprofessionnelettechniquedesmétiers.
Ondistinguealors :
a) ENSEIGNEMENTSCOLAIRE

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 19
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

- EcolesmoyennesAgricoles :4anspourformerlesassistantsagricol
esetlesassistantsgardesvétérinaires.
- Ecolesprofessionnelles :pourformerlesmoniteursagricoles :4ans.
b) EnseignementPost-Scolaire
- Centred’enseignementpratiqueagricole(20à25séances)pourdon
neruneformationagricolerapide.
- Perfectionnementdesinstituteursetdesmoniteursagricoles(30à4
0jours
 Enseignementprofessionneltechniquedesmétiers.
Ondistingue :
- LesEcolesartisanalesquiorganisaientlessections :Bois,Bâtimente
tCordonnerie.
- Enseignementtechniqueaveclessections :Menuiserie,Charpente
rie,Electricité,MécaniqueetÉbénisterie.

[Link]. LANOUVELLECONVENTIONDE1948.
En1945,la2è[Link]
articipé[Link]élecontactaveclesautresAfri
cains,Asiatiques,Européens,Américainsetl’ouverturedel’[Link]’ét
aitrenducomptequ’ilétaitaussiintelligent,aussifortqueleBelgequilefou
ettait,mêmeplusrésistantqueluiauxintempériesetàlafaim.
Ilétaitévolué,l’hommeidéalqu’ilfallaitformerparleBelge.D
’où,lebesoind’adapterl’enseignementàcenouvelhommedevenaitimpé
rieux(c.à.[Link]écessité)etlanouvelleconventionindispensablepourfo
rmerl’éliteintellectuelle,qui,dansl’organisationdesBelges,devaitlesaid
eràexploiterlepayscariln’occupaitquelesfonctionsinférieuresetlesvrais
cadresétaienteux-mêmes.
[Link].1. NOUVELLESTRUCTURESCOLAIRE
Laréformede1948quimodifiaitlastructuredel’enseigneme
ntprimaireavaitdeuxobjectifs :
 Préparerl’indigènemoyenàréformersonmilieuenservantsesintér
êtsetceuxdesacommunauté.
 Sélectionnerlesélémentssusceptiblesdeconstituerl’éliteintellect
uelle.
a) STRUCTUREDEL’ENSEIGNEMENTPRIMAIRE

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 20
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Lesélèvesfaisaientuntronccommunde2ans,aprèslesquels
intervenaitlasélection :ceuxquiréussissaienten2èmedegrésélectionnéfa
isaient4ansaprèslesquelsilsentraient,encasderéussite,àl’enseigneme
ntsecondaire.
Lesmoinsaptesentraienten2èmedegré[Link]
3ansaprèslesquelsilsrestaientdansleursmilieuxcoutumierspouramélio
rerleursconditionsdevie.
Toutefois,cesélèvesdudegréordinairequiétaientadmisàl’
enseignementsecondaire,devraientfairedeuxans,la6 èmeetla7èmeanné
epréparatoire.

E.S.
7ème Préparatoire 6ème
6ème
5ème

4ème 2èmedegré
5 ème

DeMétiers sélectionné
4ème 3ème

3ème

Ordinaire Sélection

2ème

1ème

1948
Commeonlevoit,cettestructuredel’enseignementavaitun
caractèreanti-
pédagogiquequifaisaitquecettesélections’opèreàlafindela2 èmeannéepr
imaire.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 21
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Pourtantcen’estpasàcetâgequel’onpeutdécouvrirlesaptit
udesfondamentalesservantdebaseàl’orientationd’unenfant,c’estplutô
tvers14ans.
Danscettesélectionontenaitcomptedescapacitésintellect
uelles,delaconduitemorale,del’âgeetmêmedelaconduitemoraledespar
ents.
L’enseignementsecondaireétaitappelévocation.
b) LASTRUCTUREDEL’ENSEIGNEMENTPOST-
PRIMAIREETSECONDAIRE
1. EnseignementPost-
PrimaireàcaractèreProfessionnel(quidurait2ans)etquico
mprenait :
- Atelierd’apprentissagedesmétiers
- Ecoled’apprentissagepédagogique(EAP)
2. L’enseignementsecondaireàcaractèreutilitaire(4ans) :
Cesontlesécolesmoyennesoùl’onformaitlesemployésdeb
ureau(agentsdebureau).
Ils’agissaitdesécolesmoyennesagricoles,desécolesdemo
niteurs,desécolesprofessionnellesetdesécolesménagèresàMERODE,à
LUBUMBASHIetàMBANZANGUNGU.
3. L’enseignementsecondaireproprementdit,ayantdeuxobjec
tifsquevoici :
 assurerauxélèvesunebonneformation,leurpermettred’occuperle
semploisintéressants ;
 Préparerlesélèvescapablesd’entreprendrelesétudessupérieures.
 LESDIVISIONSDECETENSEIGNEMENT
- ECOLESLATINES :Humanitésmodernescrééesen1952
- ECOLESECONDAIREMODERNE :Humanitésmodernescrééesen19
52etayantlesdivisionssuivantes :
o Administrativeetcommerciale
o Normale(Pédagogie)
o Géomètre(Arpenteur :servicedecadastre)
Pourlesfilles,ilyavaitlesécolesmoyennesménagèresquipr
éparaientlesfemmesdignesd’êtremarié[Link]écolesdusoirpour
permettreauxintellectuelsd’entretenirleursconnaissancesetdecombat
trel’analphabétisme.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 22
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

En1948,quelquesenfantsAsiatiquesetmétisfurentadmisd
anslesécolesréservéesauxBlancs.
En1950,quelquesenfantsCongolaisfurentaussiadmisdan
slesécolesdesBlancsaprèsunjurycentral.
En1954,MonsieurAugusteBUISSERET,ministreBelgedesc
olonies,instaural’enseignementofficielpourlesenfantsCongolaisàLéop
oldville,àElisabethvilleetàLuluabourgquicomprenaituneécoledemonit
euretuneécoleprimaire.
Alorslesmissionnairesformèrentlebloccontrelesécolesoffi
ciellesetlesdiscréditèrent.
4. L’enseignementsupérieur
En1925ileutcréationdeFOMULACcommeenseignementsupérieur,onyf
ormaitlesinfirmiersindigènesetlesassistantsmédicauxjusqu’en1936pe
ndant4ans.
En1932,lacréationdeCADULAC(CentreAgronomiquedel’UniversitédeL
ouvainenAfriqueCentrale)onyformaitdesassistantsagricolesindigènes.
En1947,créationd’uneécoleMétéorologique.
En1957,l’UniversitéLouvaniumfutcréée.
En1956,Créationdel’UniversitéofficielledeLubumbashi.
En1956,Créationdel’InstitutSupérieurdel’EnseignementSocial(ISES).
En1959,Créationd’uneécolenormalemoyenneàLubumbashi.
En1958,Créationd’uneécoledescadrespourformerlesanimateurssocia
ux.
[Link]. AMANDEMENTALAREGLEMENTATIONde1948
Etantdonnélerapportd’enseignementétabliparlacommiss
ionfrançaisedemodernisationdesterritoiresd’outre–
Meren1948selonlequelleprogrammed’étudesde1948pratiquéauCong
ojusque-
là,nepouvaitfavoriserledéveloppementdecepaysetqu’ildevraitêtrecon
sidérécommeminimum,ilfutaccordéauxmissionnairesundélaide5ansp
oursemettreenordreconcernantlesqualificationsdesindicateursduprog
rammeàexécuterdanslesnouvellesécolescréées.
AlorslesCongolaisréclamèrentàcoretàcrilesécolesàprogr
ammeBelge.
C’estainsiqu’en1955,ileutouverture :

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 23
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

- D’unGroupeScolaireàMBANDAKA
- TroisAthénéesinterraciauxàElisabethville,LuluabourgetStanleyvi
lle.
En1956,AugusteBUISSERETimposaauxécolesofficiellesle
[Link]écolescatholiquess’imposèrentaussiceprogram
[Link]êmedate,leministredécidalacréationdel’U.O.C.
(UniversitéofficielleduCongo)dontl’annéepréparatoireétaitàBUJUMBU
RA.
Onanotéaussilacréationdestroisécolesd’administrationd
ontl’uneà[Link]éaussilacréationdesbureauxd’enseign
ementpourtraiteravecl’Etat.
- BEC :Bureaud’Enseignement(Ecoles)Catholiques.
- BEP :Bureaud’Enseignement(Ecoles)Protestants
- BEK :Bureaud’Enseignement(Ecoles)Kimbanguistes.
AinsiquelesBureauxdel’enseignementlibre.
En1958,onadoptesimplementetsûrementleprogrammem
étropolitainquipermetauxétudiantsCongolaisd’entreràl’Universitésan
sannéepréparatoire,malheureusementàlaportedel’indépendance.

IIèmePARTIE :L’ACTIFDENOTREENSEIGNEMENT.

CHAPITREI :L’ORGANISATIONDEL’ENSEIGNEMENT
APRESL’INDEPENDANCE.

Le30Juin1960,notrepaysaccédaàl’indépendancemalgrés
apauvretéencadresuniversitaires.
Eneffet,le30Juillet1960,136élèvesdeshumanitésétaientd
iplômésainsique17del’enseignementsupérieurdont12àl’étrangeret5a
upays.200étudiantsétaientinscritsàl’Universitéàcettepériode.
1.1. REFORMEDEL’ENSEIGNEMENTEN1961

1.1.1. NECESSITED’UNEREFORMEDEL’ENSEIGNEMENT
Ilfallaitdonnerlamêmechanceàtouslesétudiantsparrappo
rtà[Link]àladispositiondesenfantsunp
rogrammeadaptéàleurmilieudevieplutôtqueleprogrammemétropolitai
nadaptéaumilieuoccidental.
[Link]. OBJECTIFSDELAREFORME

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 24
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 Unifierlesstructuresetlesnombred’annéesd’étudespourtouslese
nfantsafinquel’enseignementsoitidentique ;
 Elaborerleprogrammequ’ilfautadapterauniveaudesenfantsetàle
urmilieu.

1.1.2. REFORMEDEL’ENSEIGNEMENTPRIMAIRE
Cetteréformeconsistaità :
1) Introduireuncontenuafricaindansleprogramme,
2) Fixerl’âged’entreretdesortieàl’écoleprimaireà6,7ans ;
3) Limiterleredoublementàuneseulefois ;
4) FaireduFrançaisl’uniquelangued’enseignement.
Le29Juin1964,leprésidentdelarépubliquesignal’ordonnan
ceportantl’organisationdel’inspectiondel’enseignementprimaireetlafa
çond’yaccéder.
1.1.3. REFORMEDEL’ENSEIGNMENTSECONDAIRE
ApartirdeJanvier1961,unecommissiond’étudefutinstituéeetacommen
célestravauxselonlesquels :
1) L’EnseignementsecondaireCongolaisdevraitêtreduniveauintern
ational,
2) Lesdiplômesdeshumanitésdevraientdonneraccèsauxinstitutsd’e
nseignementsupérieurden’importequelpays ;
3) Leprogrammedoitêtreconçuenfonctiondesréalitésetdescontinge
ncesCongolaisesetdoncs’inspirerdanssastructuredesbesoinséco
nomiques,sociauxetculturelsdelasociété.
Lespromoteursdecetteréformesontarrivésàdesréalitéssu
ivantes :
a) Structurepromotionnellesquioffritàchaqueélèvelapossibilitédem
onterleplushautpossibleàl’échelledel’enseignementpost–
primaireetsecondaireenécartant :
- Lasélectionprématuréede1948,
- Lessectionssansissuesquiarrêtentlapromotion.
b) Lepland’étudequifacilitelaconcentrationendébutdelascolaritésur
uncontactdeformationgénérale :languesetsciences.
c) Unemodernisationduprogrammeadaptéàlaculturecongolaise.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 25
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

1.1.4. STRUCTUREDEL’ENSEIGNEMENTSECONDAIRE
Toutenseignementdu2èmedegrédébuteparuntronccommunappelécycl
ed’orientationsuivipar :
- Deuxansdeformationprofessionnellerepartisentrel’écoleetl’orga
nismed’intégrationprofessionnelle.
- Soitquatreansdeshumanitéslittéraires,scientifiquesetpédagogiq
uesoutechniques.
En1967,aeulieupourlatoutepremièrefoisl’examend’Etat.
Dèslors,lenombred’annéesetdesstructuresd’écolesrestèrentstablesju
squ’à1971,datedelanationalisationdel’enseignementetdelacréationde
l’UNAZA.
En1974,ilyeutlanationalisationdel’écoleprimaireetsecon
dairequineduraque3anspourpenseràlarétrocessiondesécolesenFévrie
[Link]èsquel’Etateutconstatésonincapacitédegérerlesécolesensig
nantlaconventionscolaireavecleséglisescatholiques,protestantes,isla
miques,[Link]’huiquedepuisl’an2000,
l’EglisederéveilduCongoestdevenuegestionnairedesécoles.
Cetteconventiondétermineleschargesdel’Etatetcellesdel
’Egliseenmatièredegestiondesé[Link],onconstatequedepartetd’a
utres,lessignatairesnerespectentpluslaconventionentoussesarticles.
Exemple :-
lasuppressiondesécolesparSECOPEn’asuivinileprocessusétabliparl’art
icle20deladiteconventionniladémographied’autrepart,lelicenciement
desenseignantsparleschefsdeséglisesetleurscoordonnateursnesuitpa
snonplusl’[Link],lesécolesontpoussé
commedeschampignonsaveclacomplicitédeschefsecclésiastiquesetEt
atiques :secrétairesetdirecteursgénérauxetreprésentantslé[Link]
vulesécolesagrééesfonctionnantsurpapier,d’autresendessousdesman
guiers,d’autresdanslesvieuxbars,lesmaisonsd’habitationjustepouravo
irl’argent.
Lesécolesétaientmécaniséesmaisl’argentenvoyéailleurs(
dansd’autresprovinces).Cettesituationmalheureuseaperduréjusqu’au
21Janvier1986,datedelacréationdeSECOPE(ServiceNationaldeContrôl
edelaPayedesEnseignants).Ceservicearéellementmaîtriséleseffectifsfi
ctifsconsciemmentdéclaréspourdétournerlesfondsauprofitdesdirigea
ntsendéfavorisantlespauvresenseignantsquidemeurentplusieursanné
esimpayéscarlesliquiditésétaientenvoyéesailleurs.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 26
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

CHAPITREII :L’ORGANISATIONACTUELLEDENOTRE
ENSEIGNEMENT.
Ilestquestionicidel’enseignementpré-primaire,primaire ;
secondaireetsupérieur.
Lasignaturedelaconventionquioctroyaitauxassociationsp
rofessionnellesetreligieusesledroitdegérerlesécolesaeucommeconséq
uenceslesclassespléthoriquesavectoutautrephénomènecomme :
- Corruptionàl’inscription,
- Incapacitédecontrôledelapartdesenseignants ;
- Bavardage,etc.
D’aprèslaconvention,ilyalesécolesconventionnéescatholi
ques,protestantes,Kimbanguistesetlesécolesnonconventionnéesdirig
éesparl’Etatlui-mêmesouslasupervisionduPROVEDetSOUSPROVED.
2.1. L’ENSEIGNEMENTPRE-PRIMAIRE
Bienavant1977,lesécolesmaternellesontétéorganiséesàt
raverslarépubliquesansrespecterlesprincipesproprementditsdeceséc
oles.
Le07Février1994,leCommissaired’EtatMBULAMOKOasig
néunecirculaireayantpourobjet :ouverturedesécolesgardiennespourré
glementeretenlimiterl’ouverture.
Le10Janvier1977,ledirecteurgénéralMUILAMBUa,luiaussi
,signéunecirculairetransmettantauxorganisateursdecesécolesleguide
dupersonneletlepland’activitésdesécolesmaternelles.
Le01Juin1982,lesecrétaired’Etatàl’EPSPadiffusélacirculai
ren°DEP/EPS/
840/0006/3482pourimposerl’applicationobligatoireduprogrammenati
onaldel’enseignementmaternel.
2.1.2.L’ENSEIGNEMENTPRIMAIREET
SECONDAIRE

Lastructuredel’enseignementprimaireestrestéelamême
:6annéesd’études,maisl’entréedansleCycled’Orientationcrééeen1963
estconditionnéeàuntestdesélection.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 27
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

L’enseignementsecondaireaeu,àpartles2anné[Link]
cyclecourtprofessionnel,pédagogique ;etlecyclelongtechniqueetaussi
dessectionsgénérales.
En1981,ladécisiond’Etatn°8/CC/
81du09/06/1981asuppriméleCycled’Orientationendécidantlacréation
debeaucoupd’autresstructuresquin’ontjamaisétéappliquéesjusqu’au2
2/09/1986,datedelapromulgationdelaLoi-cadredenotreenseignement.
L’organisationlaplusrécentedenotreenseignementestcell
edéterminéeparlaloicadre.
T.P. :Découvrirlecontenudelanouvelleloicadre :combiend’articlesauto
tal ;combiendetitres,[Link]
scontenusd’unarticleauchoixetfaitelescommentaires
Eneffet,danslesdictionnairesdufrançais,unenseignantesttoutepersonnedont
lemétierestdefairecomprendre,detransmettreetdefaireassimilerdesconnais
sancesàdesélè[Link]éfinition,toutàfaitvalable,neressorttoutdemêmepa
sassezlaspécificitéhumaineetprofessionnelledel’enseignant,laspécificitédes
onmé[Link],envérité,peuts’appliqueràn’importeq
uellepersonnequis’évertueraitàfairecomprendre,transmettreoufaireassimil
erdesconnaissancesàd’autresconnaissancesàd’autrespersonnes.C’estcequi
sepassenotammentlorsqu’entreautresnoussommesdanslesateliers,lescollo
ques,lesjournéesscientifiquesoud’autresactivité[Link]
cesforumsnesontpaspourautantdesenseignants,maisilstransmettentaussid
esconnaissances ;ilsfontcomprendredesidé[Link],ladéfinition
desdictionnairesestgénéraleetpeuàmêmedecernerlaspécificitédel’en
D’abord,etsanscompliquerleschoses,selonsonexpression,l’éducationest« le
auxinnombrablesaspectsparlequellesadultesd’unesociétédonnéetententd’i
ntégrerlesjeunes,lesnouveauxvenus,àcettesociétéenleurproposantetenleur
imposantlesmodalitéscomportementalespropresàcelle-
ci,cequisefaitàlafoisdélibérémentetinconsciemme

[Link] :L’ADMINISTRATIONDUSYSTEMEEDUCATIF
CONGOLAIS.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 28
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

3.1. Etatdelaquestion

L’éducationnationaleenRDCestsoustutelled’undesministères
duconseildénommé :Ministèredel’é[Link]étence
setsesattributionssontbiendé[Link]’ailleursàsona
ppellation.
Sil’organisationestunefaçondontunensembleestorganisé,stru
cturéenvuedesonfonctionnementetd’unrendementescompté,l’admini
strationestperçuedesapart,commeunensembledesservicesetagentsc
hargésdegéreroubiendontlafonctionconsisteàassurerl’applicationdesl
oisetlabonnemarchedemsservicespublicsouprivés.
L’administrationcommeonlesait,esttoujoursliéeàl’organisatio
[Link]éedusoucidel’hommedestr
ucturer,demettredel’ordreauseind’unsystèmepoursasurvieetsondével
oppement.
L’éducationnationalecongolaiseestconstituéedel’enseignem
entmaternel,secondaireetprofessionnelainsiquel’enseignementsupéri
euretuniversitaireauxquelsserattachelarecherchescientifiqueettechn
ologique([Link] :LicenceMaitriseDoctorat…)Cesentitéssontchargées
delatransmissionauxjeunesgénérationsdessavoirs,savoir-
faireetsavoir-êtreacquis ;d’accroîtreceux-
cidanstoutemesuredupossible ;dedonnerauxapprenantslamaîtrised’e
ux-
mêmesetdelesdisposeràs’inséreraussiharmonieusementquepossibled
anslasociété.
Lorsquel’ondéballeceministèredel’éducation,ilsedégagedess
[Link]êtresaisiàtraverstroiscaté
goriesdeservicesdifférentsselonqu’ilssontopérationnels,générauxetsp
écialisésoulesorganesdeliaison.
Danslepremiergroupe,onpeutrangersousl’appellationdusecré
tariatopérationnellestroissecrétairesgénéraux :celuidel’enseignemen
tprimaire,secondaireetprofessionnel,celuidel’enseignementsupérieur
[Link]
ecrétairesconstituentdesdirectionsgénéraleschargéesd’exécuter,dec
ollaborerauxmissionsassignéesaucabinetpolitique.
Danslesecondgroupe,onpeutfairefigurersouslenomdesservic
esgénéraux,touteslesdirectionsquineparticipentpasdirectementàlaré

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 29
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

alisationdestâchesduministredel’éducationnationalemaispermettenta
uxsecrétariatsopérationnelsetauxservicesspécialisésquinesontchargé
sd’atteindrelesobjectifsenmettantàleursdispositionsdesmoyensdontil
[Link]’appuioulogistiques.
Enraisondeleurnature,cesservicesnesontpasspécifiquesauseulministè
redel’éducationnationale,ilssontgénérauxpuisqu’ilsnesontpasauseuls
erviceduditministère.
Enfin,letroisièmegroupecomprendlesservicesspécialisésquid
onnentauministèresaraisond’ê[Link]
tiedesattributionsallouésauministèredel’éducationnationalemaisleurt
otalité.
Enoutre,ontrouvecertainsorganesdeliaisonquidonnentaumini
stèredel’éducationnationalenonseulementsacohésioninternemaisaus
siétablissentsesrelationsextérieuresetlemettentàmêmedepoursuivres
onaction.
Voyonsendétailcetteorganisationdel’administrationscolairecongolaise
.
3.2. Organisationdel’éducationnationaleauniveaucentral

L’administrationscolairecongolaise,enrespectantleprincipede
l’unitédecommandementetdedirectionsesitueàdeuxniveaux.
3.2.1. Auniveaudecommande
ment

Ilestconstituédesfonctionspolitiquesetpolitico-
[Link]ègeestàKinshasa,lacapitaledupays.
Lepremierorganecentraldel’éducationnationaleestleconseild
eministresprésidéparlePrésidentdelaRépubliquedanslerégimeactuel.
C’estceconseilquidécidedelapolitiquedel’éducationdéfinieparl’Etatetq
ueleministredel’éducationnationaleetsoncabinetdoiventfaireexécuter
.C’estdonclecabinetpolitiqueduministredel’éducationnationalequiass
umelesfonctionspolitiquesdel’éducationnationale.
Lecabinetpolitiqueduministèredel’éducationnationalecompre
ndactuellement,outreleministre,deuxvice-
ministres,l’unchargédel’enseignementprimaire,secondaireetprofessio
nneletl’autredel’enseignementsupérieuretuniversitaireainsiqued’uns
erviceadministratifplacésousladirectiondudirecteurdecabinet.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 30
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Lessecrétairesgénérauxqui,enprincipefontpartieducabinetpo
litiqueduministre,sontchargésdesfonctionspolitico-
administratives,politiquespuisqu’ilssontmembresducabinetpolitiqued
uministre,ilssontadministratifspuisqu’ilssontleschefsdel’administratio
ndeceministè[Link]équipentenmoyensadministratifslesdiff
érentesdirectionsduministèrequ’ilssoientduniveaucentralouprovincial
.Ilsfontexécuterlesdécisionsministérielles.
Lessecrétairesgénérauxdoiventtravaillerenpleineharmonieav
eclecabinetpolitique,carlesintérêtspolitiquesprimentsurlesintérêtsad
ministratifs.
[Link]’exécution
LespointsderelaisdeceniveausetrouventsoitàKinshasa,soitda
[Link]ères,celuidel’éducationnatio
naledisposedesdirectionsadministrativesdépendanthiérarchiquement
dessecrétairesgéné[Link]
ntadministratifs,leurcompé[Link]
ectionsfonctionnent,auxniveauxcentraletprovincial,desdirectionsetde
sbureaux.
[Link]’enseignementprimaire,secondaireetprofession
nel

[Link]. Auniveaucentral

Lesstructuresorganiséesdedifférentsservicescentrauxdel’EPS
Pquigravitentautourdusecrétariatgénéralseconstituent :
- desservicescentraux ;
- desservicesspécialisés ;
- desservicesgénérauxettechniques.
- D'établissementsetdesenseignants.
Ilparticipeàlaconceptionetàlamiseàjourdesmoyensd’enseignem
ent,etdesdirectivespé[Link]égalementuneévaluat
ioncontinuedel’enseignement,lecontrôledeproductionintellectue
lledesélèvesetconçoitlescritèresdepassationdesclassesparlesélè
[Link]çoitetorganiselesexamensd’E
tatetdéterminelescritèresd’équivalencedestitresscolaires,etc.
[Link]. Auniveauprovincial

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 31
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Danslesprovincesadministrativessetrouventdesdivisionsprov
[Link]êmesservicesqu’auniveaunationaletsonré
partiscommesuit :
- Desdivisionsprovincialesdel’EPSP
- Desétablissementsdel’enseignementsupérieuretuniversitaire
- Desinstitutsderecherchescientifiquesettechnologie.

A. Organisationdeladivisionprovincialedel’EPSP

L’Administrationdeladivisionprovincialeparticipeàlagestionpr
ovincialedel’[Link]
tprofessionnelle.
Fonctionnairedelafonctionpubliqueparlaforcedeschosesbure
aucratisées,lesadministratifsdel’EPSPauniveauprovincialsontchargés
d’exécuteroudefaireexécuterlesdirectivesémanantengénéraldeséchel
onsplusélevésqueceluidontilsdépendenthiérarchiquement.
Aceniveau,nousavonsunchefdedivisionprovincial(PROVED)qu
iestl’autoritéréelledel’[Link]
[Link]’initiativeestfortlimité.Lestatu
tqu’ilpossèdeauniveaudelaprovinceapparaîtcommeuneextensiondela
directionauniveaunational.
Ladivisionprovincialealesattributionssuivantes :
-
Coordonneretsuperviserl’ensembledesservicesquirelèventdel’EPSPda
nslaprovince
-
Instruirelesservicesdépendantdesonsecteurconcernantletravailaexéc
utéconformémentàlapolitiqueduministèredetutelleetdelaprovince.
-
Fairerapportàl’autoritédetutelleetlocalesurlefonctionnementdel’EPSP.
B. Organisationdelasous-divisionprovincialedel’EPSP

Danslecadredeladécentralisationdeservicesprovinciauxdel
’EPSP,laRDCacréélesbureauxdesous-
divisionsauseindesentitésadministrativesdelaprovince.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 32
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

Entantquebureauservantderelaisentreladivisionprovinciale
etlesétablissementsscolaires,sonpouvoiresttrèsfortlimité,pourtantcel
ui-cidevraitêtreremarquable.
C. Organisationdel’administrationscolaireprovincialedel’EPSP

Elleseprésentedelamanièresuivante :
 Deladivisionprovincialedel’EPSP.
1. Chefdedivisionprovincialedel’EPSP.
2. Bureaux
- 1erbureau :bureaudupersonnel
- 2ebureau :bureaudegestionfinancière
- 3ebureau :bureaudel’enseignementpréscolaireetprimaire
- 4ebureau :bureaudel’enseignementgénéraletnormal
- 5ebureau :bureaudel’enseignementsecondairetechniqueetprofes
sionnel
- 6ebureau :bureaudeperfectionnementdesmaîtres
- 7ebureau :bureaudel’orientationscolaireetprofessionnelle
- 8ebureau :bureaudel’antennedeplanetstatistiquesscolaires
- 9ebureau :bureaudemaintenance
- 10ebureau :bureaudel’éducationetlafamille
- 11ebureau :bureaudesservicesdecontrôleetpaiedesenseignants
- 12ebureau :bureaudedocumentationetmédias
- 13ebureau :bureaudel’enseignementprivé
- 14ebureau :bureauduSecrétaireduProved

3. BureaudusousProved
D. Organisationd’unétablissementscolairedel’EPSP

Unétablissementscolaireestconsidérécommeunbureaupourl’
enseignementprimaireetcommeunedivisionpourl’enseignementsecon
[Link] :
- Lebureauduchefd’établissement
- Leserviced’enseignementoud’études
- Leservicedediscipline

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 33
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

- Leserviced’orientation.

[Link]’enseignementsupérieuretuniversitaire

Lesecrétariatgénéraldel’enseignementsupérieuretuniversitai
resuperviselesservicesspécialisés,lesservicescentrauxetlesétablisse
mentsd’enseignements.
Lesservicesspécialiséssont :
- L’intendanceGénérale(IGE)
- LaPresseUniversitaireduCongo(PUC)
- LeCIDEP :CentreInterdisciplinairepourleDéveloppementetl’Educati
onPermanente
- LeBureaud’EtudesPost-UniversitaireduCongo(BEPUCO)

Lesservicescentrauxsont :
- Ladirectiondesservicesgénéraux
- Ladirectiondesservicesacadémiques
- Ladirectiondel’informatique
- Lesconseilsd’administrationdel’InstitutSupérieurPédagogique(ISP)
,
- InstitutsSupérieursTechniques(IST)etuniversités.

[Link]

LeSecrétariatGénéraldelarecherchescientifiqueettechnologiq
uecompte :
- Leconseild’administrationdesInstitutsdeRechercheScientifiquee
ttechnologique
- Ladirectiondesservicesgénéraux

[Link]œuvredel’administrationdel’enseignementenRDCongo
[Link]écifiques :
Lechefd’établissementdoitêtrecapablede(d’) :
 Citerlesdocumentsadministratifsqu’ildoitavoiroutenirpourmieux
administrersonécole,
 Acheter,créeret/ouactualiserdifférentsdocuments ;

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 34
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 Mettrechaquechose(dossier,document)àlaplacequiconvient ;
 Traiterconvenablementetefficacementdesdossiers ;
 Exploiterjudicieusementlesdocuments ;
 Exécuterchaquetâcheàsontemps ;
 Etablirlerapportderentréescolaire ;
 Etablirlerapportdefindel’annéescolaire ;
 Etablirlepalmarès ;
 Etablirlesrapportscirconstanciés.
3.2.2.Définitiondestermesclés
[Link].Document :Engénéral,undocumentesttoutcequi,ayantunefor
mematérielle,[Link],ilseréduitàunécrits
ervantdepreuve,derenseignementouencoredetémoignage.
[Link].Dossier :Unefardechemiseouuneenveloppedanslaquelleest(ou
sont)classé(s)ouplacé(s)un(oudes)document(s)relatif(s)àunagent,unp
roblème,unesituationoudomainebiendéterminé.C’estencorel’ensembl
edespiècesrelativesàuneaffaireetplacéesdansunefardechemise.
[Link].Gérerundossier :C’estsavoirleconstituer,lesuivre,lerégulariser,
l’actualiser,leconsulteretleproté[Link]àyaccé
derousavoirentirerlesbénéficespotentiels ;c’est-à-diresavoirexploiter
:
 Connaitresonexistence,
 Savoiroupouvoiryaccéder ;
 Savoirs’enservir.
REMARQUE :lestermes« tenu »et« gestion »seconfondentetonal’hab
itudedeprendrel’unenlieuetplacedel’autre.

LeChefd’établissementdoitnéanmoinsbienconnaitreladiffére
nceentretenueetgestiondesdocuments.
Latenuedesdocumentsestleurmiseàjour,tandisquelagestiond
esdocumentscomprendoutreleurtenue,leclassement,l’ordre,l’exploita
tionetl’arrangement.
[Link].Rapport :Estuncompterendu,untémoignaged’uneactivitémen
éeouvécue.
[Link].Etablirunrapport :C’estrendrecompte(outémoigner)del’exécut
iond’uneactivité,lamanièredontelleaétémenéeouexécutée.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 35
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

[Link].Palmarès :Estundocumentdanslequellesélèvessontclasséssuiv
antleurmérite,aprèscorrectiondesexamens(semestriels,annuels).

[Link]’établissement
Pourmieuxgéreradministrativementsonécole,lechefd’établiss
ementestappeléàtenir,acheterourecevoir,àinitieret/
ouàactualiseruncertainnombrededocuments.
UnChefd’établissementgèreadministrativement,lapédagogie
,lesfinances,lepatrimoine,[Link],lesdisposerafi
ndepouvoiryaccéderfacilement,s’enservir,yretirercedontilabesoin,etc
.Ainsi,sansunbonclassement,sansunbonordre ;sontravailserarendupé
niblesurtoutpourdesbesoinsdeconsultationoulorsdescontrôles,etc.
Voilàpourquoi,leChefd’établissementdoitavoircettecompéten
ce,carilvadel’efficacitédesontravailetparsurcroit,desacotation.
[Link]’unChefd’établissement
1. Danslagestiondupatrimoine :
 Fichedecontrôle,
 Fichesdesinventaires.
2. Danslagestiondelapédagogie
 Programmes,
 Prévisionsdesmatières ;
 Instructionsofficielles ;
 Dossiersdesprocès-
verbauxdesréunionspédagogiques,Conseildesprofesseursetcell
uledebase,leçonsdedémonstration ;
 Attributionsdesclasses ;
 Horaires ;
 Listesdesmanuelsetdematérieldidactiqueutilisés ;
 Dossiersdesdevoirs,interrogationsetexamens ;
 Dossiersdesactivitésparascolaires ;
 Dossiersd’inspectionsscolaires(C3,F2,F3,…) ;
 Dossiersdecontrôledel’enseignement :dossiersdevisitedesclass
es,cahiersderapports,deremarques(contrôledesdocumentspéda
gogiques),etc.
 Dossiersdeformationetencadrementdupersonnel ;
 Dossierd’évaluation ;[Link]élibération,orientationdesélèves et
c.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 36
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

3. Danslagestiondel’Administration :
 Loi–cadren°14/004du11Fév.2014,
 Instructionsofficielles ;
 Calendrierscolaire ;
 Règlementintérieur ;
 Actesjuridiques(arrêtésd’agrément,ordonnances) ;
 Dossiersderemiseetreprise ;
 Dossiersdecommunication(Notesdeservice,courrier,affichage,ca
hierdetransmission,etc.) ;
 Dossiersdesrapports(derentrée,defind’année,circonstanciés) ;
 Dossiersdepalmarès(yannexerlemanuscritetlesminutesdesP.V.d
edélibération) ;
 Dossierd’assurancescolaire(SONAS) ;
 Dossiermédical ;
 Dossierd’inscriptionadministrative (C2,C1,F1);
 Dossierdupersonnel :miseenplace,dossierindividueldel’agent,at
tributiondupersonnel,présenceetabsencedupersonnel,… ;
 Dossiersdesstagiaires ;
 Dossiersdesélèves :registred’inscription,registrematricule,dossi
erindividueldel’élève,fichesdesélèves,listeparclasse,registred’a
ppel ;
 Dossierdediscipline :[Link],desregistresdesa
nction,RèglementIntérieur ;
 Dossierd’évaluation :[Link]élibération(yannexerlesmanuscrits
);
 Dossiersdespiècesscolaires :copiesdesbulletins,émissiondestitr
es(registres),retraitdespièces(registres) ;
 Plandutravailetagendaduchefd’établissement ;
 Dossierdepartenariat :[Link]éesdesparentsetautres ;
 Livred’ordel’école,etc.
4. Danslagestionfinancière :
 Dossiersdesprévisionsbudgétaires,
 Cahierdeperceptiondescontributions ;
 Dossierscomptables :reçus,décharges,listings,fichesdepaiemen
t,rapportscomptables,livresdecaisse,etc. ;
 Dossiersautresrecettes :cahierd’enregistrement(argent,dons,le
gs,etc.) ;
[Link]

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 37
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

LeChefd’établissementmènebeaucoupd’activitésprescritesp
arl’Etatdansuneinstitutionappelée« Ecole ».Ildoitrendrecomptedeses
activitésauprèsdeReprésentantsdel’Etatpourtémoignerqu’iltravaillee
ffectivementetce,danslesnormesédictées.C’estàtraversdiversrapport
squ’ilrendcetémoignage.
[Link]
Dansl’exercicedecesfonctions,leChefd’établissementdre
sselestypesdesrapportsci-après :
[Link].Rapportadministratif, ayanttraitàlagestioncourantedel’école.
Exemple :Rapportdelarentréescolaire,rapportdefind’annéescolaireyc
omprislepalmarès,sonannexe ;
[Link].Rapportpédagogique,ayanttraitauxenseignementsàl’école.
Exemple :Rapportsurl’utilisationdumatérieldidactique,surl’étudedupr
ogramme ;lerespectduprogramme.
[Link].Rapportfinancier,relatifàlagestiondesfondsdel’école.
Exemple :Rapportcomptable ;
[Link].Rapportcirconstancié,relevantdescirconstancesetdesfaitsparti
culiersouspécifiquesrelatifsàl’école.
Exemple :Rapportsurledéroulementd’uneenquête,surunaccidentsurv
enuàl’école,etc.
[Link]
1) Rapportderentréescolaire
CerapportpermetauChefd’établissementdefairel’étatdes
lieuxdesonécoleàlarentréescolaire,encequiconcerne :
 Laparcelle,lesbâtimentsetl’environnement,
 Les mobiliers,matérielsdetravail,ateliers ;
 Lesprogrammes,moyensd’enseignementetdeformation ;
 Leseffectifsparclasseconformémentauxstructuresexistanteseta
uxinstructionsenvigueur ;
 Lepersonnel(enseignant,techniqueetouvrier),enyindiquantaussil
espostesàpourvoir.
 Lesfinancesdel’écoleaumomentdelarentrée,enétablissantlespré
visionspourl’annéequicommence ;

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 38
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

 L’administrationetlapédagogieenmentionnantlenombrederéuni
onstenuesetàtenir(périodiquement),lesactionsdeformationetd’e
ncadrementsouhaitéescomptetenudescarencespédagogiquesco
nstatéesl’annéeprécédente,etc.
2) Rapportdefind’annéescolaire
Ilreprendlesenseignementsessentielsci-après :
 Lapopulationscolaire ;
 Lafréquentationscolaire(lesmoyennes) ;
 Lesélèvesadmisdanslaclassesupérieure ;
 Lesinventairesdel’école :
- Locaux,
- Mobiliers ;
- Manuelsscolairesetautresauxiliairespédagogiques ;
- Fournituresdesbureaux etautres;
 Lepersonneldel’école ;lesfinancesdel’école ;
 Lesinspections ;
 Lesvisitesdesclasses ;
 Lesdifficultésrencontrées ;
 Lessolutionsapportées ;
 Lesprojetsd’avenir.
3) Palmarès(annexéaurapportdefind’année)
Cedocumentquiclasselesélèvesd’aprèslespointsobtenusauxexamensc
omportelesrubriquesci-après :
 Lesrenseignementsadministratifs :
- Timbredel’école ;
- Classe ;
- Annéescolaire ;
- Nomduprofesseurresponsabledelaclasse.
 Lesrubriquesdupalmarès :
- Lesélèvesquipassentdanslaclassesupérieure,avecdescolonn
esci-après :numérosd’ordre,nomsetpost-
nomsdesélèves,pointsobtenus(en%) ;
- Lesélèvesquidoublentlaclasse(aveclesmêmescolonnes) ;
- Lesélèvesquiontéchoué(aveclesmêmescolonnes) ;
- Lesélèvesnonclassés(aveclesmêmescolonnes :numérosd’ord
re,nomsetpost-noms,motifs).
[Link]é

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 39
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

C’estunrapportétabliàl’occasiondelaréalisationd’uneacti
vitéquelconquerelevantdesesattributionsouluiconféréeparlahiérarchi
[Link]’établissementpeutaussiestimernécessaired’informersahiér
archiedesconditionsdanslesquellesl’activitéaétéréalisée,lesaspectsné
gatifsetpositifsdel’activité.Ildresseainsiunrapportditcirconstancié.
QuelquesmotssurlaLoi-cadrede1986
L’organisationlaplusanciennedenotreenseignementestcelledéterminé
eparlaloi-cadredu22/9/1986.Cetteloia5titresdont :
 Le1erconcernelesdispositionsgénéralesquitraitentdel’objet,delafi
nalitéfondamentale,desdevoirsdel’Etat,desparents,depersonnel
enseignant,desélèvesetdesétudiants.
 Le2èmetraitedesstructuresetdesfinalitésspécifiquesdel’enseigne
mentnational ;
 Le3èmetraitedel’organisationdufonctionnementdel’enseignement
:seloncestitres,l’enseignementnationalestorganiséenenseignem
entmaternel,primaire,secondaire,supérieuretuniversitaire :
- L’enseignementmaternelauncycledetroisansfacultatif ;
- L’enseignementalecyclede6ans,subdiviséen3troisdegrés :éléme
ntaire,moyenetterminal ;
- L’enseignementsecondairequicomprend :lesécolesd’artetmétier
dontladuréeetdetroisans ;desécolesnormalesdontladuréeestde6
ansetaussipourleshumanitésgénérales ;
- L’enseignementsupérieurcomprendlesétudessupérieures,techni
quesetpédagogiques.C’estl’enseignementàdeuxcycles :graduat
etlicence ;
- L’enseignementuniversitairequiatroiscycles :graduat,licenceetd
octorat.
N.B :l’annéescolairedel’enseignementmaterneletprimairecompt
eaumaximum220jours,totalisantunmaximumde900heuresd’étu
des.

Quelquesmotssurlaloi-cadrede2014
a) Exposédemotif

LaLoi-cadren°86-
005du22/9/1986del’[Link]’épre
uvedutemps,elles’avèreinadaptéeàl’évolutionconstitutionnellee

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE


P a g e 40
Cours d’Organisation, Administration et Législation Scolaire.

tsocialedelaRDCetainsiqu’ausystèmeéducatif,auxréalitésculture
llesetauxbesoinsfondamentauxdudéveloppementnational.C’est
ainsiqu’ilyaeureformedelaloi-
cadrede2014,celleconsidéréelaplusrécentedenotredel’organisat
iondenotreenseignement.
b) Innovation
Cetteprésenteloiaintroduit21innovationsparrapportàcelledu1
986abrogée(voirelaloi-cadre2014page3).
Ellecomporte6titresquisont :
Titre1 :Delacréationetdel’agrémentdesétablissementsd’enseignemen
tnational ;
Titre2 :Delacréationetdel’agrémentdesétablissementsd’enseignemen
tnational ;
Titre3 :Del’organisationetfonctionnementdel’enseignementsupérieur
etuniversitaire ;
Titre4 :Delarecherchedanslesétablissementsdel’enseignementsupéri
euretuniversitaire ;
Titre5 :Durégimedisciplinaire ;
Titre6 :Desdispositionsspéciales,transitoires,abrogatoiresetfinales.
N.B :Jusqu’ànosjoursc’estlaLoi-cadrede2014quirested’application.

Conclusion
Cecoursestunexposésurl’organisationdel’enseignementdepuislapério
deprécolonialejusqu’à[Link]étudiantsfuturscadresdel’e
nseignementlesnotionsdel’organisation,del’administrationetillesmont
reenmêmetempslesloisquirégissentnotresystèmeéducatifetleursorigi
nes.

COURS D’O.A.L.S par Assistant Emmanuel KAPEMBE AYENDE

Vous aimerez peut-être aussi