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LDP 23ES1 Chap3

Le chapitre 3 du livre du professeur sur l'enseignement scientifique aborde la cellule comme une structure complexe, en explorant la théorie cellulaire, les avancées en microscopie et les échanges cellulaires. Il se divise en plusieurs activités qui permettent aux élèves de découvrir l'histoire de la théorie cellulaire, les observations microscopiques et les controverses scientifiques. Enfin, le chapitre met l'accent sur l'importance des techniques d'observation dans la compréhension des cellules et de leur environnement.

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LDP 23ES1 Chap3

Le chapitre 3 du livre du professeur sur l'enseignement scientifique aborde la cellule comme une structure complexe, en explorant la théorie cellulaire, les avancées en microscopie et les échanges cellulaires. Il se divise en plusieurs activités qui permettent aux élèves de découvrir l'histoire de la théorie cellulaire, les observations microscopiques et les controverses scientifiques. Enfin, le chapitre met l'accent sur l'importance des techniques d'observation dans la compréhension des cellules et de leur environnement.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1er

Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 2
PRÉSENTATION ...................................................................................................................................... 2
CE QUI A CHANGÉ PAR RAPPORT À L’ANCIEN PROGRAMME ........................................................................ 2
CE QUI EST ENSEIGNÉ AU COURS DES ANNÉES PRÉCÉDENTES .................................................................. 2
BIBLIOGRAPHIE ...................................................................................................................................... 2
SITOGRAPHIE......................................................................................................................................... 3
ACTIVITÉ 1 : DE L’INVENTION DU MICROSCOPE À LA THÉORIE CELLULAIRE (ACTIVITÉ DE
GROUPE)................................................................................................................................................ 4
1.1. GÉNÉRALITÉS ................................................................................................................................. 4
1.2. PRÉSENTATION DES DOCUMENTS ..................................................................................................... 4
1.3. LES INDICATEURS DE RÉUSSITE ....................................................................................................... 6
ACTIVITÉ 2 : DES PREMIÈRES OBSERVATIONS DE LIÈGE AUX MICROSCOPES MODERNES . 7
2.1. GÉNÉRALITÉS ................................................................................................................................. 7
ACTIVITÉ 3 : LES AVANCÉES DE L’EXPLORATION MICROSCOPIQUE DANS LA DESCRIPTION
DES CELLULES (DOCUMENTAIRE) .................................................................................................... 8
3.1. GÉNÉRALITÉS ................................................................................................................................. 8
3.2. PRÉSENTATION DES DOCUMENTS ..................................................................................................... 8
3.3. RÉPONSES ATTENDUES AUX QUESTIONS .......................................................................................... 8
ACTIVITÉ 4 : LA CELLULE DANS SON ENVIRONNEMENT ............................................................ 10
4.1. GÉNÉRALITÉS ............................................................................................................................... 10
4.2. PRÉSENTATION DES DOCUMENTS ................................................................................................... 10
4.3. RÉPONSES ATTENDUES AUX QUESTIONS ........................................................................................ 10
EXERCICES ......................................................................................................................................... 12
5.1. ZONE D’ÉCHAUFFEMENT ................................................................................................................ 12
5.2. L’ATELIER DES APPRENTIS ............................................................................................................. 12
5.3. LE REPAIRE DES INITIÉS ................................................................................................................. 13
5.4. LE COIN DES EXPERTS ................................................................................................................... 15
SUPPLÉMENTS NUMÉRIQUES ................................................................................................................ 16

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Introduction

Présentation
Le chapitre s’articule en trois parties :
● Découverte de la théorie cellulaire et ses 3 axiomes (histoire des sciences).
● Présentation de techniques de microscopies plus ou moins modernes et leur contribution dans
la compréhension de l’unité mais aussi de la diversité cellulaire, ainsi que dans la découverte
des virus.
● Emphase sur la cellule comme unité structurale fonctionnelle délimitant un milieu interne
réalisant des échanges avec l’environnement.

L’objectif principal de ce chapitre est de montrer comment s’est construite la théorie cellulaire petit à
petit avec les controverses associées, ainsi que l’importance du développement technique (ici la
microscopie) en sciences de la vie.
L’élève, déjà familier avec la notion de cellule, pourra découvrir comment la science se construit par
l’observation (la microscopie), l’expérimentation (l’expérience des becs de cygne de Pasteur) ou la
mesure (la chimie des échanges membranaires). La théorie cellulaire a connu de nombreuses critiques
que les élèves pourront étudier en se remettant dans le contexte du XVII et XVIIIème siècle.

Ce qui a changé par rapport à l’ancien programme


La structure biochimique des membranes n’est plus à connaître. En revanche, une partie a été
ajoutée sur les échanges entre les cellules et leur environnement, en envisageant à la fois les
molécules exogènes et endogènes.
Une réflexion sur la nature des virus (vivant ou non vivant) est aussi proposée dorénavant.

Ce qui est enseigné au cours des années précédentes


Classe de 2dne :
● La cellule spécialisée (ultrastructure et expression génétique)
Cycle 4 :
● La cellule eucaryote est constituée d’un noyau, d’un cytoplasme et d’une membrane.
L’information héréditaire est située dans le noyau.

Bibliographie
● La cellule : Comprendre la composante de la vie, Jack Challoner, Courrier Du Livre, 2017.
● Histoire de la biologie et de la médecine, J.C. Baudet, De Boeck, 2018.
● Biochimie, Voet & Voet, De Boeck, 2015.
● Biologie Moléculaire de la Cellule, Alberts, Médecine Sciences Publications, 2011.
● Pourquoi refuser la théorie cellulaire ? Le projet d’une anatomie chimique chez Charles Robin
(1821-1885), Laurent Loison, Revue d'histoire des sciences, Tome 68, p. 23-45, 2015.
● De la théorie cellulaire à la théorie neuronale, Andrée Tixier-Vidal, Biologie Aujourd’hui, Société
de Biologie, 2011.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Sitographie
● Un documentaire en 3 parties (en anglais) réalisées par la BBC sur la découverte et la
construction de notion de cellule :
○ The Cell - 01 The Hidden Kingdom : [Link] ;
○ The Cell - 02 The Chemistry Of Life : [Link] ;
○ The Cell - 03 The Spark of Life : [Link]
● Le Human Cell Atlas : [Link] : une plateforme qui a pour projet de
recenser les différentes cellules (types cellulaires, nombre, localisation, interactions
intercellulaires, etc.).

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Activité 1 : De l’invention du microscope à la théorie


cellulaire (activité de groupe)

1.1. Généralités
L’objectif de l’activité est que les élèves se familiarisent avec la théorie cellulaire. Le travail s’effectue
par axiome, en groupe (un groupe, un axiome). Les élèves auront l’occasion d’étudier des documents
historiques sur les contributeurs à cette théorie ainsi que de leurs opposants, et d’appréhender la
méthodologie scientifique à travers l’observation et l’expérience.
L’étude de la cellule comme unité du vivant est également un fondement de la biologie en tant que
science, comme le soulève la citation de François Jacob proposée en ouverture de chapitre.

Objectifs notionnels :
● L’observation de structures semblables dans de très nombreux organismes a conduit à énoncer
le concept général de cellule et à construire la théorie cellulaire.

Objectifs méthodologiques :
● Analyser et interpréter des documents historiques relatifs à la théorie cellulaire.
● Communiquer à l’oral ou sous forme d’une affiche

Autres compétences mobilisables dans cette activité :


● Développer un esprit critique (à travers les controverses dans la construction de la théorie
cellulaire) ;
● Comprendre la méthode scientifique (à travers les expériences de Pasteur).

Durée : 20 minutes pour la découverte des documents en groupe ; 30 minutes pour une restitution en
classe complète.

1.2. Présentation des documents


Document d'appel
Les élèves sont déjà familiers avec le concept de cellules comme composant des êtres vivants et de
cellules spécialisées. Il est donc possible d’utiliser comme situation d’appel un ensemble de photos
d’êtres vivants (un champignon, un métazoaire pluricellulaire, un microorganisme, etc) et de demander
ce qui entre dans leur composition. Les réponses permettront au professeur de faire un diagnostic de
la représentation que les élèves ont des échelles du vivant entre l’atome et la cellule.

Ensemble documentaire Groupe 1


Présentation des documents : Les premières observations de cellules
● Document 1 : Présentation des premières observations de cellules par Hooke, réalisées à
l’aide de l’invention d’un microscope.
● Document 2 : Apports de Antoni van Leeuwenhoek (1632-1723) qui conçut un microscope
simple (cf ressources complémentaires) lui permettant de nombreuses observations de
cellules.

Suggestions de questions :
● Pourquoi l’observation des premières cellules n’a pas été possible sans une avancée des outils
d’observation ?
● Que suggèrent les structures mises en évidence par Leeuwenhoek ?
● Hooke et Leeuwenhoek étaient-ils des scientifiques ?

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Ressources complémentaires :
● Le microscope de Antoni Van Leeuwenhoek peut être présenté aux élèves :
[Link]
r%C3%A9plique
Il s’agit d’un simple système de loupes qui fonctionnait comme pour une visée ; l’objet à
observer était placé devant l’œil. Les élèves pourront appréhender la simplicité de cet outil mais
également la complexité imaginée par ce fabricant de lentilles.

Ensemble documentaire Groupe 2


Présentation des documents : L’unité microscopique des êtres vivants
● Document 3 : Témoignage de Schwann, zoologiste, à propos de sa rencontre avec Schleiden,
botaniste, et de leur intuition que toutes les structures vivantes observées sont composées de
cellules.
● Document 4 : Illustration du témoignage de Schwann du document 3. Toutes les structures
observées présentent des cellules nucléées.
● Document 5 : Présentation d’une vision évolutionniste de la composition cellulaire des êtres
vivants comme héritée d’un ancêtre commun : LUCA.

Suggestions de questions :
● Comment l’idée de la cellule comme composant élémentaire de tout être vivant est-elle née
chez Schwann ?
● Pourquoi la cellule comme caractère commun à tous les êtres vivants est un argument de
l’origine unique de tous les êtres vivants ?

Ressources complémentaires :
● [Link] : C’est pas sorcier Théorie de l’évolution : de
Darwin à la génétique, permettant de replacer les concepts d’ancêtre commun et ses
descendants, innovations évolutives et caractères hérités (ici la présence de cellule).

Ensemble documentaire Groupe 3


Présentation des documents : La formation de nouvelles cellules
● Document 6 : La génération spontanée défendue par Aristote avec une vision créationniste.
● Document 7 : L’expérience de Pasteur qui réfute (avec celle de Rudi) la théorie de la
génération spontanée en démontrant que les microorganismes ne se forment qu’à partir
d’autres microorganismes (contamination) mais que l’apparition « spontanée » n’est pas
possible en milieu stérile.
● Document 8 : Témoignage d’un chercheur en biologie du développement qui illustre que dans
un organisme pluricellulaire, toutes les cellules sont issues de divisions successives d’une
seule cellule-œuf.
● Document 9 : Observation de l’émergence d’une nouvelle cellule à partir d’une cellule pré-
existante par division cellulaire chez la levure Saccharomyces pombe.

Suggestions de questions :
● Qu’est ce que la génération spontanée défendue par Aristote ?
● Pourquoi l’expérience de Pasteur réfute-t-elle la théorie de la génération spontanée ?
● D’après la théorie cellulaire, comment se forme une nouvelle cellule ?

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

1.3. Les indicateurs de réussite


Groupe 1 :
1. Les élèves devront mettre en avant la nécessité technique d’avoir un outillage sophistiqué permettant
d’observer les cellules, des structures microscopiques non observables à l’œil nu.
2. Hooke et Leeuwenhoek n’étaient pas « biologistes » ni même « scientifiques ». Ils étaient artisans et
ont chacun construit leur propre matériel d’observation alors qu’un biologiste moderne serait incapable
de construire un microscope ou le matériel utilisé en laboratoire. D’autre part, ils travaillaient sur un
nombre d’objets très variés, allant de la pointe d’une aiguille, du liège, de l’eau, du sperme, etc. Leur
apport à la théorie cellulaire est donc à la fois de l’ordre de l’outillage, de l’observation et du dessin.
3. François Jacob sous-entend que pour les biologistes, les scientifiques étudiant la vie, la plus petite
unité du matériel d’observation (les êtres vivants) est la cellule.

Groupe 2 :
1. Schwann a voulu démontrer que les êtres vivants, qu’ils soient animaux ou végétaux, sont formés
de cellules.
2. Les cellules étudiées possèdent toutes un noyau et une membrane plasmique.
3. D’après la vision évolutionniste défendue depuis Darwin, si tous les êtres vivants présentent un
caractère commun (ici la composition cellulaire), ce caractère provient d’un ancêtre commun (ici LUCA)
qui présentait ce caractère et tous ses descendants en ont ainsi hérité. L’unité cellulaire des êtres
vivants est donc un argument sur l’origine commune de tous les êtres vivants.
Il pourra être noté qu’un ancêtre commun n’est pas forcément l’organisme chez qui l’innovation
évolutive est apparue. Il s’agit d’une erreur de représentation fréquente en évolution. On voit sur le
document 5 que LUCA n’est pas l’organisme chez qui la première cellule s’est formée : la première
cellule peut être antérieure à LUCA, mais ces formes de vie n’ont plus de lignées représentées
actuellement. LUCA est donc « que » le dernier ancêtre commun constitué de cellules de qui dérivent
toutes les formes de vie actuelle.

Groupe 3 :
1. La théorie admise au XVIIIe siècle était la théorie de la génération spontanée : des organismes
peuvent apparaître de novo, sans préexistence d'un autre organisme.
2. Le document 7 prouve que toutes les cellules naissent d’une cellule préexistante, il permet de déduire
que de nouveaux micro-organismes peuvent coloniser le milieu après ébullition si et seulement si une
entrée de micro-organismes est possible. Ceci réfute la théorie de la génération spontanée. Le
mécanisme est explicité document 8 : existence de divisions cellulaires.
3. L’importance de cette découverte en recherche biologique : la compréhension du fait que toute cellule
naît d'une cellule préexistante (un des axiomes de la théorie cellulaire) permet d'appréhender les
mécanismes de développement d'un organisme pluricellulaire et ainsi d'en comprendre des anomalies.
On peut aussi utiliser ces connaissances pour contrôler artificiellement (en culture contrôlée) des
cellules, à des fins de recherche fondamentale ou appliquée (buts thérapeutiques).

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Activité 2 : Des premières observations de liège aux


microscopes modernes

2.1. Généralités
À travers cette activité, les élèves prendront conscience par la pratique des limites imposées par les
moyens techniques à la portée de Robert Hooke qui observa les premières cellules de liège.
En utilisant différentes méthodes de préparation et d’observation microscopiques, de plus en plus
modernes, les élèves appréhendent le lien étroit entre progrès techniques et avancées scientifiques.
Finalement, l’observation de clichés de microscopie électronique permettra aux élèves de se
représenter une résolution microscopique encore plus fine non étudiable en classe, mais à portée des
scientifiques en laboratoire de recherche.

Cette activité pratique permettra une articulation logique entre l’approche historique menée en activité
1, et l’étude plus détaillée du monde microscopique avec les microscopes modernes dans l’activité 3.

Objectifs notionnels :
● La découverte de l’unité cellulaire est liée à l’invention du microscope ;
● L’avancée des connaissances scientifiques est liée au progrès technique.

Objectifs méthodologiques :
● Réaliser des préparations de liège avec différents outils (lame de rasoir, microtome de
Ranvier) ;
● Manipuler différents outils d’observation (loupe binoculaire, microscope optique).

Durée : 30 minutes.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Activité 3 : Les avancées de l’exploration microscopique


dans la description des cellules (documentaire)

3.1. Généralités
À travers cette activité, les élèves apprécieront les apports de la microscopie électronique aux
connaissances du monde cellulaire. A travers 3 types de microscopie différentes, les élèves pourront
comparer les avantages et inconvénients des techniques ainsi que leur domaine d’utilisation. Dans un
second temps, la résolution qu’offre la microscopie permettra aux élèves de comparer l’ultrastructure
de cellules pour en dégager des points communs (unité cellulaire du vivant) et des différences
(spécialisation cellulaire). Finalement, des méthodes permettant l’exploration d’une échelle encore plus
petite permettra aux élèves de découvrir une entité plus petite que la cellule : les virus

Objectifs notionnels :
● La découverte de l’unité cellulaire est liée à l’invention du microscope ;
● Plus récemment, l’invention du microscope électronique a permis l’exploration de l’intérieur de
la cellule et la compréhension du lien entre échelle moléculaire et cellulaire.

Objectifs méthodologiques :
● Situer les ordres de grandeur : atome, molécule, organite, cellule, organisme.

Durée : 30 minutes.

3.2. Présentation des documents


Présentation des documents :
● Document 1 : Tableau regroupant quelques caractéristiques de la microscopie optique,
électronique à transmission et à balayage, ainsi que des exemples de clichés d’un globule
blanc.
● Document 2 : Comparaison de l’ultrastructure cellulaire d’un pneumocyte (une cellule animale
de poumon) et d’une cellule végétale de maïs. Les annotations communes permettent de
comparer les deux cellules.
● Document 3 : Description de l’expérience historique de Dimitri Ivanovski mettant en évidence
pour la première fois la présence d’une contamination par une entité plus petite que les
bactéries : les virus.
● Document 4 : Photographie en MET du SARS-CoV-2 avec une colorisation artificielle, mettant
en évidence la taille de ces particules.

3.3. Réponses attendues aux questions


1. La microscopie optique a l’avantage d’être une méthode rapide et facilement réalisable ; il s’agit des
microscopes que les élèves manipulent au collège et au lycée. Elle permet d’observer des échantillons
vivants et en couleur.
La microscopie électronique à transmission permet d’obtenir des résolutions très élevées, donc
d’observer des structures dans la cellule que la microscopie optique ne permet pas de visualiser (ex :
noyau ou mitochondrie).
La microscopie électronique à balayage permet d’observer des échantillons en trois dimensions.

Remarque : On peut aussi discuter avec les élèves des inconvénients liés aux difficultés de mise en
place des mesures de microscopie électronique. Ces mesures nécessitent que l’échantillon soit placé
sous un vide poussé, il est donc nécessaire qu’il soit préparé en conséquence (ex : encapsulation dans
une résine conductrice, vitrification). L’échantillon est mort mais des procédés existent afin qu’il ne soit

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

pas déshydraté. De plus, ces deux techniques utilisent des faisceaux d’électrons qui peuvent interagir
avec la matière organique et créer des zones d’échauffement déformant ainsi la structure. Dans le cas
du MET, l’échantillon doit être extrêmement fin ; sa préparation est une étape critique qui déterminera
directement la qualité de l’image obtenue.

2. Le filtre Chamberland produit un filtrat qui reste infectieux. Cela signifie que l’agent infectieux est
passé à travers le filtre, donc qu’il est plus petit qu’une bactérie. S’agissant d’une bactérie dont la taille
est de l’ordre du nanomètre, cela est cohérent avec les observations.
La découverte des virus a nécessité l’utilisation de techniques de microscopie dont la résolution permet
d’observer des particules de l’ordre du nanomètre. Il s’agit donc de microscopes électroniques inventés
au XXème siècle, qui n’étaient pas accessibles à Dimitri Ivanovski. Martinus Beijerinck, un
contemporain d’Ivanovski, n’envisageait pas que des particules si petites puissent exister et proposa
ainsi que l’infection n’était pas liée à une particule, mais à une entité “non particulaire”. Cet exemple
illustre donc que le progrès microscopique permet de réaliser des avancées dans la compréhension du
monde microscopique.
3. En utilisant l’échelle, on obtient une taille de l’ordre de la centaine de nanomètres. Par rapport à une
cellule (document 2), une particule virale est 1000 fois plus petite.
4. Synthèse L’observation d’une cellule végétale de maïs et d’un pneumocyte (une cellule animale)
permet de dégager :
● Des structures en commun : on observe des cellules constituées d’une membrane plasmique,
du cytoplasme, de mitochondries. Ces points communs mettent en avant l’unicité cellulaire.
● Des différences : on observe des vésicules uniquement chez le pneumocyte, et une paroi et
des vacuoles uniquement chez la cellule de maïs. Ces différences mettent en évidence que les
cellules ont des structures propres à leur type cellulaire ; c’est la spécialisation cellulaire qui
illustre la diversité des cellules.

Ressources complémentaires :
● [Link]
[Link] : Découverte de virus géants aux formes étranges dans la forêt de Harvard

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Activité 4 : La cellule dans son environnement

4.1. Généralités
Cette activité permet de découvrir la nature semi-perméable de la membrane plasmique, permettant
des échanges entre cytoplasme et milieu extracellulaire. Cette interface délimite une cellule, et les
élèves mettront ici en évidence les échanges sélectifs et contrôlés à travers cette interface.

Objectifs notionnels :
● La cellule est un espace séparé du milieu extérieur par une membrane plasmique ;
● La cellule, unité fondamentale du vivant, est un milieu réactionnel aqueux séparé de l’extérieur
par la membrane plasmique ;
● Le fonctionnement cellulaire nécessite un apport en énergie, la cellule est donc en interaction
permanente avec son environnement avec lequel elle réalise de nombreux échanges.

Objectifs méthodologiques :
● Mettre en évidence des échanges au travers de la membrane plasmique.
● Discuter du statut des virus : vivants ou non vivants.
● Relier la présence de molécules exogènes avec le bon fonctionnement cellulaire, mais
également avec des dysfonctionnements.

Durée : 30 minutes

4.2. Présentation des documents


Présentation des documents :
● Document 1 : Tableau comparant les concentrations en divers solutés intracellulaire et
extracellulaire d’une hématie.
● Document 2 : Résultats d’une expérience de stimulation d’un muscle à différentes intensité, et
en présence d’insuline. La quantité de glucose cytoplasmique marqué, reflétant la quantité de
flux entrant de glucose, est mesurée.
● Document 3 : Photographies obtenues en suivant le protocole du TP proposé aux élèves dans
le lien numérique. Il s’agit d’observation d’épiderme d’oignons rouges dans une condition de
plasmolyse. Ce document permet d’apporter aux élèves des notions sur le phénomène
d’osmose, permettant d’interpréter les résultats obtenus lors du TP.
● Document 4 : Principe de l’expérience de Preston et Agre et résultats. Ces expériences, qui
ont été récompensées d’un Prix Nobel, ont mis en évidence l’existence de canaux à eau : les
aquaporines. Les illustrations (a) permettent aux élèves de se représenter le principe de
l’expérience, et correspondent aux résultats traduits dans le tableau (b).
● Document 5 : Présentation de l’aquaporine, un exemple de protéine membranaire impliquée
dans les échanges contrôlés entre l’extérieur et l’intérieur de la cellule (diffusion facilitée d’eau).

4.3. Réponses attendues aux questions


1. En comparant les concentrations intracellulaires et extracellulaires en différents solutés dans une
hématie, on observe que :
- Les ions Na+, K+, Mg2+ et Cl- ont des concentrations différentes dans le milieu intracellulaire et
extracellulaire. Ceci s’explique par la perméabilité différentielle de la membrane aux ions.
- L’hémoglobine est présente dans le cytoplasme des hématies et absente dans le plasma. Ceci
met en évidence que la membrane plasmique ne permet pas les échanges de cette protéine :
elle est imperméable à l’hémoglobine.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Cette comparaison permet de proposer que la membrane cellulaire est perméable, et que cette
perméabilité est dite sélective, c'est-à-dire qu'elle laisse traverser certaines substances mais pas
d'autres.
Suggestions de questions supplémentaires :
A quoi pourrions-nous nous attendre dans le cas d’une membrane plasmique autorisant tous les
échanges ?

2. Le glucose marqué se trouve initialement dans le milieu extracellulaire. Si on retrouve une telle
molécule dans le cytoplasme, cela signifie que cette molécule est entrée dans la cellule.
On observe que lorsque l’on stimule expérimentalement un effort musculaire avec des stimulations
croissantes, la quantité de glucose marqué mesuré dans le cytoplasme augmente. On en déduit qu’un
effort musculaire entraîne une augmentation du flux entrant de glucose dans la cellule.
Par ailleurs, le prélèvement de glucose par la cellule est également plus élevé en présence d’insuline.
On en déduit que l’insuline est une hormone permettant d’augmenter l’entrée de glucose dans une
cellule musculaire.
3. Lorsqu’une cellule est placée dans un milieu dont la concentration en solutés est plus élevée que
son milieu intracellulaire (i.e. un milieu hypertonique), on observe qu’elle se rétracte. Ce phénomène
est lié au volume cellulaire qui diminue, conséquence d’une sortie d’eau qui suit les gradients de
concentration. La cellule est alors dans un état de plasmolyse.
L’eau traverse la membrane plasmique dans le sens des gradients de concentration, c’est-à-dire que
le flux net sera dirigé vers le compartiment le plus concentré en solutés totaux dissous.
4. La salaison consiste à mettre des cellules dans un milieu très salé, dont la concentration en solutés
totaux dissous est supérieure à celle du cytoplasme des cellules. Le flux net d’eau aura donc lieu vers
le milieu extracellulaire. Une bactérie placée dans un tel milieu verra donc son eau cytoplasmique
migrer vers l'extérieur de la cellule. Une telle déshydratation n’est pas compatible avec la vie cellulaire.
Le milieu salé, en provoquant une plasmolyse bactérienne, prévient donc des contaminations
bactériennes et constitue un moyen efficace de conservation alimentaire.
5. D’après les questions précédentes, lorsqu’une cellule est placée dans un milieu extracellulaire dilué,
le flux d’eau sera dirigé vers l’intérieur de la cellule qui est plus concentré que le milieu extérieur.
On observe que c’est effectivement le cas sur des ovocytes non modifiés (lot 1) qui présentent des
augmentations du volume cellulaire. Cependant, les variations de volume ne dépassent pas 5% et
atteignent rapidement un plateau ; le flux d’eau entrant est donc faible.
En revanche, lorsque des molécules nommées aquaporines sont expérimentalement ajoutées dans la
membrane cellulaire des ovocytes, ce flux d’eau entrant est nettement plus important, conduisant à
l’explosion de la cellule.
Ces expériences mettent en évidence que la membrane plasmique est peu perméable à l’eau, et que
les mouvements d’eau sont permis par une canal protéique nommé aquaporine qui se trouve dans la
membrane.
Dans l’expérience du document 3, le flux a lieu dans le sens inverse : du cytoplasme vers le milieu
extracellulaire. On peut proposer que ce flux d’eau ait lieu à travers les aquaporines enchâssées dans
la membrane plasmique des cellules de l’épiderme d’oignon.

6. Synthèse : La membrane plasmique cellule délimite un milieu intracellulaire (le cytoplasme) d’un
milieu extracellulaire. Cette membrane permet l’échange d’eau, de certains ions et molécules. Ces
échanges peuvent s’établir à travers la membrane, ou via des canaux protéiques comme les
aquaporines permettant le passage d’eau. Le cytoplasme présente des concentrations différentes du
milieu extracellulaire car ces échanges sont sélectifs. Par ailleurs, des molécules exogènes comme
l’insuline agissent sur ces échanges.
Ressources complémentaires :
- Une vidéo sur l’observation de la plasmolyse chez l’épiderme d’oignon :
[Link]
- 2 sites avec des photographies de résultats d’observations microscopique de la plasmolyse
de l’épiderme d’oignon :
- [Link]
- [Link]

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Exercices

5.1. Zone d’échauffement


1. a
2. b
3. c
4. b
5. b
6. c
7. c
8. c
9. b

5.2. L’atelier des apprentis

Exercice 1 : La controverse entre Pouchet et Pasteur


Compétence principalement travaillée : Analyser et interpréter des documents historiques relatifs à
la théorie cellulaire ; exercer son esprit critique

Correction :
1. On observe sur le document 2 qu’à 100°C le temps nécessaire pour tuer une spore est d’environ
6h30. Or, il s’agit de la température à laquelle est portée l’eau de foin dans l’expérience de Pouchet.
Cependant il n’est pas préciser la durée de son expérience mais la présence de bacilles dans la solution
semble indiquer que le temps de chauffage n’a pas été suffisant. Ces bacilles sont résistantes à
l'ébullition et l’observation au microscope (document 1) met en évidence la présence d’enveloppes de
protection très épaisses dans les spores de bacilles. Il n’est donc pas possible de conclure que les
bacilles de foin se sont formées spontanément avec cette expérience.
2. Pouchet aurait pu réaliser une expérience supplémentaire : un flacon également fermé
hermétiquement, mais avec de l’eau. Cette eau est portée à ébullition. Il s’agit d’un témoin négatif
(comme c’est le cas dans l’expérience des becs de cygne de Pasteur doc 7 p.46) qui devient une règle
d’or en sciences expérimentales avec la méthodologie proposée par Pasteur. Pouchet défendait une
idéologie, celle de la génération spontanée, qui était soutenue et admise par la communauté
scientifique de l’époque. Il ne s’est donc pas donné les moyens de vérifier son hypothèse avec une
méthodologie scientifique rigoureuse.

Sources :
● Muramic lactam in peptidoglycan of Bacillus subtilis spores is required for spore outgrowth but
not for spore dehydration or heat resistance, Popham DL, Helin J, Costello CE, Setlow P., Proc
Natl Acad Sci U S A, 1996 : [Link]
● La controverse Pouchet - Pasteur, à propos de la génération spontanée, consacre
l'importance du témoin négatif dans l'expérimentation : [Link]
[Link]/ancien_site/outils/experimentation/[Link]
● Pasteur et Pouchet : hétérogenèse de l'histoire des sciences, Latour B. : [Link]
[Link]/sites/default/files/[Link]

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Exercice 2 : Ordres de grandeur d’observation d’un organisme


Compétence principalement travaillée : Situer des ordres de grandeur de taille.

Correction (réponses aux questions 1. et 2. par photographie) :


Photographie 1 : MET - molécule - 2 nm (diamètre).
Photographie 2 : appareil photo standard - organisme - 15 cm.
Photographie 3 : MET - cellule - 10 µm.
Photographie 4 : MET - virus - entre 50 et 80 nm. Il est difficile de proposer une catégorie claire pour
les virus (un assemblage de molécules ? Un organisme microscopique ?). Cela permet aux élèves de
comprendre la difficulté qu’apportent les virus et plus généralement le fait de réaliser des catégories
avec le monde vivant où les frontières sont parfois floues.
Photographie 5 : MEB - tissu (pour l’artériole) / cellules (cellules sanguines) - 110 µm / 10 µm.
Photographie 6 : MEB - molécule - 1 µm ou 10 µm (cela dépend des chromosomes.

5.3. Le repaire des initiés

Exercice 3 : Les virus sont-ils vivants ?


Compétence principalement travaillée : Confronter des informations nouvelles à ses
connaissances. Discuter du statut des virus : vivants ou non vivants.

Correction :
1. Une cellule est délimitée par une membrane plasmique. Elle délimite la cellule et sépare le milieu
intérieur (le cytoplasme) du milieu extérieur.
2. On observe que la SARS-CoV-2 ne présente pas de membrane plasmique mais une enveloppe
protéique. Il ne s’agit donc pas d’une cellule. Par ailleurs, sa taille est de l’ordre du nanomètre (80 nm)
alors que celle d’une cellule est de l’ordre du micromètre (une dizaine de μm pour une cellule animale
et une centaine de μm pour une cellule végétale).
3. La théorie cellulaire stipule que (1) tous les êtres vivants sont constitués d’une ou plusieurs cellules,
(2) qu’une cellule provient d’une division d’une autre cellule, et que (3) la cellule est l’unité structurale
du vivant.
Le SARS-Cov-2 n’étant pas constitué de cellule, il ne respecte pas le principe (1).
4. Les virus ne sont pas autonomes dans leur capacité de reproduction : ils détournent la machinerie
cellulaire en y insérant leur matériel génétique, ce qui entraîne la fabrication de virus par la cellule. Il
s’agit donc bien de “parasites cellulaires” (ils dépendent de cellules) “obligatoires” (ils n’ont pas la
capacité de se reproduire sans cellule et n’ont pas de métabolisme propre).
5. Les virus n’étant pas constitués de cellules, ils ne peuvent donc pas être considérés comme vivants
d’après le premier principe de la théorie cellulaire. De plus, les documents 3 et 4 indiquent que les virus
se reproduisent en parasitant les cellules ; ils ne sont donc pas autonomes et sont semblables à des
particules inertes à l’extérieur des cellules.

Exercice 4 : Hémolyse et plasmolyse des hématies


Compétence principalement travaillée : Mettre en évidence des échanges au travers de la
membrane plasmique.

Correction :
1. Les hématies prennent des aspects plus ou moins gonflés, qui s’expliquent par des variations de
volume cellulaire, lui-même lié à une entrée ou une sortie d’eau à travers la membrane cellulaire.
Dans le tube 1, le volume cellulaire des hématies diminue. Cela traduit une sortie d’eau, les cellules
sont en plasmolyse.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Dans le tube 2, les hématies ont un aspect qui est semblable à celui observé dans des conditions
physiologiques (document 1). Il s’agit donc de l’aspect normal des hématies.
Dans le tube 3 et 4, le volume cellulaire des hématies augmente. Cela traduit une entrée d’eau, les
cellules sont en turgescence. Dans le tube 4, l’augmentation du volume cellulaire augmente tant que la
membrane plasmique est rompue et les hématies éclatent ; on dit qu’il y a hémolyse.
2. Les flux d’eau à travers la membrane plasmique sont représentés par des flèches bleues dont
l’épaisseur est proportionnelle à l’intensité du flux.

3. Les hématies prennent un aspect en disque biconcave dans le tube 2, semblable à l’aspect observé
dans les conditions physiologiques (document 1). On en déduit que dans les conditions de ce tube, le
flux net d’eau est nul, c'est-à-dire que les entrées et les sorties d’eau sont égales. Le concentration
contraction en soluté intracellulaire est donc égale à la concentration en soluté extracellulaire du tube
2, à savoir 9 g/L.

4. Une augmentation du NaCl dans le plasma aurait pour conséquence que le milieu extracellulaire de
l’hématie serait plus concentré que son milieu intracellulaire. Le flux net d’eau serait donc dirigé vers
l’extérieur de la cellule, entraînant une perte d’eau par la cellule. Les hématies prendront donc un aspect
rétracté, donc une situation similaire au tube 1.

Remarque : Il existe dans le corps un système de régulation de la concentration en soluté du sang


empêchant un tel phénomène ; on parle d’homéostasie lorsqu’un paramètre physiologique du milieu
intérieur est stable et finement régulé.

Exercice 5 : Mise en évidence des échanges ioniques d’un neurone


Compétence principalement travaillée : Relier la présence de molécules exogènes au bon
fonctionnement cellulaire.

Correction :
Dans un premier temps, les cellules sont placées dans un milieu contenant du K+ marqué. On observe
que la concentration intracellulaire en K+ marqué augmente. L’origine du K+ marqué retrouvé dans le
cytoplasme est nécessairement le milieu extracellulaire. Donc du K + est entré dans la cellule, mettant
en évidence un flux de K+ du milieu extracellulaire vers le milieu intracellulaire.
Dans un seconde temps vers t = 4h30, les mêmes cellules sont placées dans un milieu dépourvu de
K+ marqué. On observe alors que la concentration intracellulaire en K+ marqué diminue. Cela met ainsi
en évidence une sortie de K+, donc un flux dans le sens inverse.
On peut donc conclure que la membrane plasmique de la cellule permet des échanges d’ions K + avec
le milieu extracellulaire et que le flux a lieu dans les deux sens.

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5.4. Le coin des experts

Exercice 6 : Prise d’alcool et veisalgie


Compétence principalement travaillée : Relier la présence de molécules exogènes avec le bon
fonctionnement cellulaire (mais également avec des dysfonctionnements).

Correction :
1. Suite à une forte prise d’alcool, la concentration en éthanol augmente dans le sang. On observe sur
le document 2 que l’augmentation de l’éthanol dans le sang entraîne une baisse de la concentration en
vasopressine. Or d’après le document 1, cette hormone permet la mise en place d’aquaporines sur le
côté apical des tubes collecteurs du rein, entraînant des mouvements d’eau de l’urine vers les tubes
collecteurs. En absence de vasopressine, l’eau utilisée pour la fabrication de l’urine n’est pas récupérée
et est évacuée dans les urines, entraînant une déshydratation du sujet. C’est ce phénomène
physiologique qui est responsable des urines abondantes de sujets ayant consommé de l’alcool, ainsi
que des maux de tête liés à la déshydratation nommés veisalgie.
2. Une bière contient de l’alcool, qui bloque un phénomène physiologique de récupération de l’eau par
les reins lors de la fabrication de l’urine. Le sentiment désaltérant de ce breuvage n’est donc qu’une
illusion provoquée par l’aspect frais et pétillant : la bière, comme toutes les boissons alcoolisées, a un
effet déshydratant.
3. Une cellule peut échanger avec le milieu extracellulaire des ions et molécules plus ou moins
complexes. Dans cet exemple, les échanges d’eau à travers la membrane plasmique des cellules des
tubes collecteurs du rein dépendant de la présence d’aquaporines enchâssées dans la membrane. La
perméabilité de la membrane est donc modulable, et est régulée par une hormone, la vasopressine.
L’éthanol, une molécule exogène, influence la présence d’aquaporines dans la membrane de ces
cellules, donc le flux d’eau.
Les échanges de matière (ici l’eau) entre une cellule (ici une cellule du tube collecteur) et son
environnement (ici le milieu extracellulaire : l’urine) peut donc être soumis à l’action de molécules
exogènes (ici l’éthanol).

Exercice 7 : L’origine endosymbiotique des mitochondries


Compétence principalement travaillée : Mettre en relation des données et des connaissances.

Correction :
Les mitochondries, présentes dans les cellules eucaryotes, présentent des caractéristiques très
proches des bactéries :
● ADN mitochondrial proche de l’ADN bactérien
● Taille semblable de l’ordre de grandeur du micromètre (1,3 μm pour la mitochondrie / 2,2 μm
pour la bactérie)
Ces deux arguments suggèrent que la mitochondrie aurait une origine bactérienne.
● Composition biochimique de la membrane interne des mitochondries est proche de celle des
bactéries, alors que celle de la membrane externe est proche d’une membrane plasmique de
cellule eucaryote.

Cet argument suggère que la mitochondrie proviendrait d’une bactérie qui aurait été endocytée. La
membrane interne de la mitochondrie tiendrait son origine de la membrane bactérienne endocytée,
alors que la membrane externe tiendrait son origine de la membrane plasmique cellulaire qui aurait
formé une vésicule autour de la bactérie lors du processus d’endocytose.

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Livre du professeur - Enseignement scientifique 1re - Chapitre 3 : Une structure complexe : la cellule

Références complémentaires :
● Symbiose et évolution : à l’origine de la cellule eucaryote, Marc-André Sélosse :
[Link]
eucaryote/
● Le site de Jussieu (sur le chloroplaste, mais il s’agit du même principe pour la mitochondrie) :
[Link]

Suppléments numériques

Exercice 3 (version initiés) : Les virus sont-ils vivants ?


Compétence principalement travaillée : Confronter des informations nouvelles à ses
connaissances. Discuter du statut des virus : vivants ou non vivants.

Question :
À partir des informations fournies par les documents et de vos connaissances, indiquez si les virus
sont vivants ou non, en argumentant votre réponse.

Correction :
La théorie cellulaire stipule :
(1) que tous les êtres vivants sont constitués d’une ou plusieurs cellules,
(2) qu’une cellule provient d’une division d’une autre cellule,
(3) que la cellule est l’unité structurale du vivant.
Or,
Le virus ne satisfait pas le critère (1) : Il ne présente pas de membrane plasmique et a une taille de
l’ordre du nanomètre, il n’est donc pas constitué de cellules (délimitées par une membrane plasmique
et de l’ordre du micromètre).
Le virus ne satisfait pas le critère (2) : les virus se reproduisent en parasitant les cellules ; ils ne sont
donc pas autonomes et sont semblables à des particules inertes à l’extérieur des cellules.
Avec deux des trois axiomes non respectés, le virus ne peut être considéré comme vivant.

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