0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues104 pages

Sante Mentale

Le document présente un cours sur la santé mentale, abordant divers sujets tels que l'introduction à la psychiatrie, les troubles mentaux, et les méthodes d'examen psychiatrique. Il détaille les types de troubles, leur classification, ainsi que les facteurs de risque associés. Le modèle biopsychosocial est mis en avant comme approche actuelle pour le traitement des troubles mentaux.

Transféré par

Rajae a
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
43 vues104 pages

Sante Mentale

Le document présente un cours sur la santé mentale, abordant divers sujets tels que l'introduction à la psychiatrie, les troubles mentaux, et les méthodes d'examen psychiatrique. Il détaille les types de troubles, leur classification, ainsi que les facteurs de risque associés. Le modèle biopsychosocial est mis en avant comme approche actuelle pour le traitement des troubles mentaux.

Transféré par

Rajae a
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

2022-2023

SANTE MENTALE

PR BATTAS
PR YAZAJI
PR AGOUB
PR BENJELLOUN
PROF BATTAS : PROF AGOUB :

Introduction à la psychiatrie Anxiété et troubles anxieux

Examen psychiatrique Psychopharmacologie

Généralités sur les psychoses

Trouble psychotique aigu PROF BENJELLOUN :


Schizophrenie Autisme

Dépression Le trouble déficit d'attention/ hyperactivité

Trouble bipolaire Troubles des apprentissages scolaires

Troubles de la personnalité Les troubles anxieux chez l'enfant et


l'adolescent
Troubles du sommeil
Troubles de l'humeur : dépression - accès
maniaque
PROF YAZAJI : La violence sexuelle chez l'enfant et
l'adolescent
Troubles psychiatriques généralités
JJJJJJ = NE FIGURENT PAS SUR CE DOCUMENT
La crise suicidaire : CAT

CAT devant une agitation

CAT devant une confusion

Troubles des conduites alimentaires

Les démences

Addictions
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

INTRODUCTION A LA PSYCHIATRIE

1. PSYCHIATRIE: 4. L'OBJET DE LA PSYCHIATRIE

• Discipline médicale dont l’objet est l’étude et le • La psychiatrie n’est pas rattaché à un seul organe
traitement des maladies mentales • Elle s’intéresse au patient, pris dans un ensemble de
• Terme psychiatrie a été introduit par Johann relations avec le Monde:
Christian Reil en 1808 – Soi (psychisme et corps)
• Pendant une longue période les malades mentaux – Sa Famille
ont été victimes d’attitudes sociales ,morales , – La Société et sa Culture
religieuses (démonologie, sorcellerie……)
– La Réalité
• Stigmatisation et discrimination
5. DES SOURCES THEORIQUES MULTIPLES
2. PENSER LA MALADIE MENTALE
• Le modèle étiopathogénique en psychiatrie est
• Elle fait Peur: Fait résonner notre propre part de
multifactoriel:
déraison
– Biologique
• Contagieuse ?
– Psychologique
• Menace à l’ordre établi ?
– Social et environnemental
• Un mal Incompréhensible
• Approche intégrative de nombreuses grilles de
• Un mal Incurable...
lecture
• Mise à distance
– Neurobiologie (génétique, pharmacologie,
3. UNE DISCIPLINE MEDICALE biochimie, physiologie)
– Psychologie (psychanalyse, cognitivo-
• La psychiatrie est née de la médecine comportementalisme,……)
• Elle utilise une démarche médicale: – Sciences Humaines (philosophie, anthropologie,
– Recueillir des signes cliniques linguistique)
– Etablir un diagnostic
– Prescrire un ou des traitement(s) adapté(s) 6. HISTOIRE:
• Des connaissances médicales sont nécessaires: • La description des maladies mentales telle qu’on la
– Diagnostics différentiels somatiques connaît actuellement est la résultante d’une longue
– Thérapeutiques biologiques évolution théorique, philosophique et
• Mais la psychiatrie a aussi ses spécificités… thérapeutique
– essentiellement CLINIQUE (absence d’examens
paracliniques spécifiques, subjectivité…) • Troubles mentaux aigus fébriles : phrénitis
– Possibilité de SOINS SOUS CONTRAINTE • Troubles mentaux avec agitation sans fièvre : manie
– Spécialité « à l’écart » des autres disciplines • Troubles mentaux chroniques sans fièvre ni agitation
médicales : mélancolie
– Difficultés à définir ses limites: • Galien inspirées d’Hippocrate : doctrine des humeurs
* "Normal/pathologique" • Le christianisme :le soin est un devoir
* Relations avec la Psychologie et la Neurologie, • La médecine arabe et musulmane : « Maladies de la
* Evolution de la société vers le « tout tête » Bimaristane ARRAZI: « psychothérapie »
psychologique », médiatisation…) • La renaissance :les premières véritables description
* Aspects JURIDIQUES+++ de maladies mentales
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

– 1952: découverte de l’effet antipsychotique de la


• Le Moyen-Âge:
chlorpromazine par Delay et Deniker:
– Troubles mentaux = possession.
Neuroleptiques
– Début de l’Assistance aux malades (institutions
– 1957: premiers antidépresseurs :Iproniazid
pour l’hospitalisation des « fous »).
et Imipramine.
• Les XVIIème et XVIIIème siècles: Création d’asiles, – 1960: première BZD (LIBRIUM). Hypothèse
loi sur les aliénés. monoaminergique de la dépression.
– Fin des années 80: ISRS (fluoxétine).
• Le XIXème siècle: naissance de la Psychiatrie:
– Fin des années 90: antipsychotiques de
– l ’Ecole française:
deuxième génération
* Pinel, Esquirol
* J.M Charcot (1825-1893) • Avenir: développement de la biologie moléculaire et
de la génétique des comportements (notion de
vulnérabilité génétique), imagerie fonctionnelle
• Au niveau nosographique: ICD-DSM

• Modèle psychiatrique actuel: LE MODELE BIO-


PSYCHO-SOCIAL: C’est le modèle qui prévaut
actuellement pour toute prise en charge
thérapeutique de trouble mental.
– BIOLOGIQUE: le plus souvent médicamenteuse,
lorsque cela est nécessaire (dépression,
schizophrénie).
– PSYCHOLOGIQUE: réalisation d’un suivi
psychothérapique (p. de soutien, TCC,
psychanalyse…)
– l ’Ecole allemande:
– SOCIAL: désocialisante dans certains cas
* Kraeplin, Bleuler: concept de démence précoce
(schizophrénie).
puis de schizophrénie
* S. Freud (1856-1939):
 1895: LA PSYCHANALYSE: les maladies 7. AUJOURD’HUI, LE TROUBLE MENTAL
mentales seraient dues à des conflits intra- • Remplacement du concept de « maladie mentale »
psychiques inconscients, survenus pour la par celui de « trouble mental (DSM ) :
plupart dans l’enfance – manifestations psychologiques et/ou
 Théorie de l’appareil psychique comportementales
 Opposition «Névrose/Psychose » – souffrance significative et/ou
dysfonctionnement psychosocial
• Le XXème siècle :
– Provoqué par des altérations de nature variée
– 2 courants vont s ’affronter:
• La pathologie est définie par l’association de signes
 Le courant psychodynamique : Freud, Jung,
cliniques et d’une désadaptation au milieu
Lacan…
• Aucune inférence sur les phénomènes étiologiques
 Le courant biologique: 1913: Paralysie
impliqués (approche athéorique)
générale: méningo-encéphalite syphilitique
– 1938: Cerletti et Bini :Electrochoc
l’électroconvulsivothérapie (ECT).
– 1949: Le lithium.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

8. DEFINITION SELON DSM5 • Avec une réponse inhabituelle dans le contexte


culturel
• Un trouble mental est un syndrome caractérisé par
une perturbation cliniquement significative de la • Chercher d’autres symptômes
cognition d’un individu ,de sa régulation • Est-ce que la personne présente tous ou la majorité
émotionnelle ou de son comportement ,et qui des symptômes que les experts s’accordent à
reflète l’existence d’un dysfonctionnement dans les identifier comme témoignant de la présence d’un
processus psychologiques , biologiques ou trouble
développementaux sous-tendant le fonctionnement
mental . les troubles mentaux sont le plus souvent CLASSIFICATION
associés à une détresse ou une altération importante
des activités sociales , professionnelles ou des autres 1. CLASSIFICATION:
domaines importants du fonctionnement .
• Au cœur de toutes les sciences
• les réponses attendues ou culturellement approuvées
• Sans classification chacun développerait son propre
à un facteur de stress commun ou à une perte
système qui ne serai applicable qu’a lui-même
,comme la mort d’un proche ,ne constituent pas des
troubles mentaux .Les comportements déviants sur • Suite à une accumulation de connaissances.
le plan social (sur les plans politique, religieux ou • Une telle accumulation n'est possible et n'a de sens
sexuel que si la façon de poser le diagnostic est commune,
• Ainsi que les conflits qui concernent avant tout le et donc une classification commune
rapport entre l’individu et la société ne constituent
2. CLASSIFICATION: HISTORIQUE
pas des troubles mentaux , à moins que ces déviances
ou des conflits résultent d’un dysfonctionnement • Causes biologiques des troubles : Emile Kraepelin,
individuel ,tel que décrit plus haut 1913
• Théories non fondées, manquant de fiabilité
INTRODUCTION A LA PATHOLOGIE PSYCHIATRIQUE – OMS, 1948: CIM
– DSM I, 1952
1. ANALYSE PSYCHOPATHOLOGIQUE
• DSM II, 1968
• Trois niveaux d’examen • DSM III, 1980: changements ++++
– Niveau étiologique (causes) – Approche non théorique (psy ou bio), mais
– Niveau pathogénique (processus) purement descriptive
– Niveau descriptif sémiologique (symptômes) • DSM IV, 1994
C’est la sémiologie • DSM 5 , 2013
C’est le niveau le plus accessible
C’est seulement la description des symptômes 3. DSM 5 : DIAGNOSTIC
comportements, pensées, émotions
• Doit permettre de déterminer
2. DSM III (1980): on considère que c’est un – Pronostic
symptôme quand: – Stratégies de traitement
• Trouble psychologique touchant le comportement • Le traitement, ce dernier dépend
et/ou émotion et/ou cognition – Sévérité des symptômes, gravité (ex: suicide),
• Associé à détresse, handicap, risque et bénéfice du
– Souffrance traitement, ……
– Atteinte du fonctionnement • Parfois traitement sans avoir les critères
– Risque de décès (suicide)
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

PATHOLOGIE PSYCHIATRIQUE 2. DEFINITION D’UN FACTEUR DE RISQUE

• Sa présence ne fait qu’augmenter la probabilité que


1. CHAPITRES
le trouble se manifeste (ce n’est pas automatique)
1) Schizophrénie et autres troubles psychotiques • Le trouble peut ne pas se manifester malgré la
2) Troubles bipolaires présence de ce facteur
3) Troubles dépressifs • Exemple: parler au téléphone en conduisant est un
4) Troubles anxieux facteur de risque d’accident
5) Troubles obsessionnels compulsifs
6) Troubles liés à des traumatismes ou stress 3. COMPLEXITE DES FACTEURS DE RISQUE EN
7) Troubles dissociatifs PSYCHIATRIE
8) Troubles à symptomatologie somatique • Manque d’association temporelle
9) Troubles neurocognitifs • Le facteur de risque est le plus souvent éloigné dans
10) Troubles addictifs le temps du trouble qu’il participe à induire
11) Troubles de personnalité • Cause et effet: Un trouble unique peut être du à
12) Troubles des conduites alimentaires plusieurs facteurs
13) Trouble de l’alternance veille sommeil • Un même facteur peut participer à plusieurs
14) Troubles de la sexualité troubles: mécanismes indirects
15) Troubles du control des impulsions et des >Les facteurs de risque exercent un effet
conduites pratiquement toujours de façon indirecte

2. LE DIAGNOSTIC nécessite de 4. CLASSIFICATION DES FACTEURS DE RISQUE


• Reconnaître la présence d’un trouble • Facteurs prédisposant ou de vulnérabilité
• Déterminer le type de trouble • Facteurs déclencheurs
• Formulation de cas (prendre en compte • Facteurs de maintien
l’individualité)
• Dans certains cas : besoin d’explorations; biologie et
• Facteurs prédisposant ou de vulnérabilité
imagerie (ex. sémiologie dépressive secondaire à
– Les gènes
une hypothyroidie)
– L’environnement « in utero »
– Eléments physiques, psychologiques et sociaux
FACTEURS DE RISQUE EN SANTE MENTALE du nourrisson et de la petite enfance
– Personnalité
1. OBJECTIFS
• Facteurs précipitant ou déclenchant
• Pouvoir expliquer au patient la notion de facteur de
risque – Survient peu de temps avant le trouble et «
semblent » l’induire
>Donner un sens aux éléments qu’ils nous a apporté
– Physiques : Exemple: tumeur du cerveau,
• Utiliser la notion de facteur de risque pour faire la
drogues…
formulation de cas
– Psychologiques et Sociaux : Différents stresseurs
• Il n’existe probablement pas de « causes uniques»
aux maladies psychiatriques, tout
• comme il n’existe pas de causes au phénomènes
complexes (Ex.: accident de voiture)
• Il n’y a que des facteurs de risque
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

• Facteurs de maintien
– Facteurs de maintien
 Peuvent
* Prolonger l’évolution du trouble
* Empêcher la rémission ou la stabilisation
 Sont une cible importante de la prise en
charge
 Effet du stress ++++
* Rôle clé
* Peut être
>Prédisposant
>Précipitant
>Maintien

CONCLUSION

• Discipline médicale séduisante mais dont le degré


de pénibilité est relativement élevé d’où le risque
du Burn-out chez les professionnels de santé
• Cadre légal :droits de l’homme et santé mentale
• Au Maroc :Dahir Avril 1959
• Projet d’un nouveau texte
• Interdisciplinarité et multidisciplinarité +++
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

EXAMEN PSYCHIATRIQUE

INTRODUCTION CIRCONSTANCES DE L’EXAMEN TYPES D’ENTRETIEN


 Spécificité de l’examen psychiatrique par
EN AMBULATOIRE EN HOSPITALISATION EN URGENCE ENTRETIEN STRUCTURE ENTRETIEN SEMI STRUCTURE
rapport aux autres disciplines
 Venu sur sa propre  (agitation ou (confusion  Modèle de l’entretien médical  Alternance de questions ouvertes et de questions
 Entretien psychiatrique +++++
initiative risque suicidaire) mentale,  Questions fermées fermées
 But : saisir l’ensemble des facteurs  Préciser les symptômes et leurs caractéristiques
 Venu sur la  Sur sa demande agressivité,
biologiques , psychologiques, sociaux et  Permet aussi de maintenir l’attention du patient sur
 Première partie:
demande d’un  Sur la demande menace de
culturels afin d’établir un diagnostic et la symptomatologie et les circonstances actuelles -Moins directive
tiers, mais d’un tiers suicide, -Questions ouvertes
proposer une conduite à tenir  Permet d’aborder, dans l’ordre, l’ensemble des
consentant dangereux). sections de l’évaluation psychiatrique -Permet au patient d’exprimer ses problèmes et sa
 Important : de lire tous les documents
 Venu contre son  Permet de générer des hypothèses diagnostiques perception de la situation
rapportés par le patient (compte rendu
plein gré plausibles et d’exclure les diagnostics moins
,bilan ,ordonnance ….)  Deuxième partie:
(Problématique du probables
 L’entretien doit être le moins stressant -Questions +/- fermées
consentement)  Contextes d’évaluation des urgences, diagnostique,
possible pour le patient ou d’expertise -Vise à préciser, à l’aide de questions plus ou moins
fermées, les symptômes soulevés par le patient
 L’entretien comprend en général deux
SITUATIONS DE L’ENTRETIEN
parties  Approche souple qui se prête bien à de multiples
- la première dite libre ou narratif URGENCES EXPERTISE AMBULATOIRE contextes, incluant l’évaluation diagnostique, à
PSYCHIATRIQUES  Répondre à  Situation aigue l’urgence, pendant l’hospitalisation…
* le patient expose son histoire et
 Urgence vitale une/des  Motif
pourquoi il consulte ; Eviter dans la
 Urgence questions  Suivi..? ENTRETIEN ASSOCIATIF
mesure du possible les questions
Dg/thérapeutiq  Forme d’entrevue non structurée
directes ou fermées d’ordre
 Place le patient en situation d’autoanalyse et le thérapeute, dans un rôle d’écoute active ou associative
ue juridique
* Un bon prélude pour une analyse  Le patient est invité à parler spontanément de ses idées par libre association, sans restriction ni censure
 Auto/
sémiologique : position ,façon de parler ,  Le clinicien intervient pour attirer l’attention du patient sur ces associations visant la prise de conscience de
hétéroagréssivi certains conflits intrapsychiques
lexique, tonalité de la voix ,débit verbal
té  Principalement utilisé en psychothérapie (d’orientation dynamique ou analytique).
,ses préoccupations …
HOSPITALISATION DIAGNOSTIC
- La deuxième partie : Questions ouvertes (qui incitent à une élaboration) Questions fermées (qui se répondent en un mot ou
* plus directe on pose des questions quelques mots)
MOTIF DE CONSULTATION
fermés
• 1er point à préciser: Qu’est-ce qui vous amène ici ? Qui vous amène ici ?
* Date de début , sommeil, activité,
humeur…… - Symptôme dominant
- Date d’apparition Vous parlez de tristesse, comment ressentez-vous cette Depuis quand vous sentez-vous triste ?
 Les deux parties sont liés ; de la première tristesse ?
- Mode d’évolution dans le temps.
découle la deuxième
• 3 types de malades rendent l’entretien psychiatrique Quelles sont les conséquences de vos symptômes sur votre Est-ce que la tristesse limite vos activités ?
 Les différents modèles de la relation
difficile : quotidien ?
médecin-patient :
- Délirants méfiants
- Le modèle paternaliste Parlez-moi de votre sommeil.  Avez-vous des difficultés à vous endormir?
- Incapables de parler d’eux mêmes  Avez-vous des réveils nocturnes/précoces?
- Le modèle informatif - Parlent de tous leurs symptômes (j’ai mal partout)
- Le modèle semi-directif : encourage le
dialogue entre patient et médecin tout OBJECTIFS DE L’ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE
en permettant au médecin de guider la [Link] une alliance thérapeutique
discussion ;modèle flexible, adapté au [Link] les données psychiatriques
niveau de compréhension du patient le [Link] un diagnostic
plus adapté et plus utilisé en psychiatrie [Link] un plan de traitement au le patient
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

EXAMEN PSYCHIATRIQUE

TYPE DE MALADE CONTENU DE L’EXAMEN


 Devant tout malade se présentant de lui même ou amené par un tiers, il faut analyser la manière avec laquelle il se présente.
 Globalement, il faut analyser 4 éléments qui sont :1- Tenue vestimentaire ,2- Mimique, 3-Comportement , 4- Contact entre médecin et Dimension historique:
malade  Cas semblables dans la famille (traitement préventif contre la récidive)
 Le passé personnel : enfance, adolescence, âge adulte, niveau socio-
TENUE MIMIQUE COMPORTEMENT CONTACT ENTRE MEDECIN ET MALADE
 Bonne adaptation (expression non verbale Calme, adapté économique, vécu sentimental du sujet, passé professionnel.
vestimentaire du visage):  Instable, déambule, n’arrive pas CONTACT VISUEL :
 Passé pathologique : affections somatiques, psychosomatiques,
 Inadaptation  Hypermimie: à se tenir en place.  Bon, soutenu ,pauvre, évitant, absent, vide,
éventuelles contre indications au traitement, affections psychiatriques.
vestimentaire: - Euphorie chez le fuyant, séducteur, menaçant , fixe , yeux
 En agitation : hyperactivité  Histoire d’un suicide ou idée suicidaire passées et/ou actuelles.
maniaque abaissée
- Couleurs multiples motrice, désordonnée,
- Yeux qui brillent  Histoire actuelle et passée de victime. Ex: violence domestique, abus à
et vifs, impulsive voire destructive avec
Peur, angoisse dans les CONTACT : l’enfance
flamboyante parfois des signes d’auto-  Syntonie :  Historique psychiatrique (traitement et la réponse aux traitements)
- Tenue négligée: délires de persécution
agressivité - le contact s’établit facilement, humeur adaptée à  ATCD psychiatriques familiaux
vêtements sales,  Hypomimie:  Un état de stupeur : la situation de l’entretien le patient est neutre:  ATCD médicaux
sale , souillés , - Dépressif suspension ou ralentissement normal
déchirés
- Mélancolique extrême des mouvements
 Hypersyntonie :
Hygiène corporelle - Schizophrénies volontaires tels que la mimique, Dimensions actuelles :
 Soignée ,parfumée , les gestes et le langage (mais il - caractéristique de l’excitation du maniaque,  Quel est le problème?
- Absence d’expression
négligée, est conscient, souvent post réactions excessives par rapport à l’ambiance,  Affectivité, comportement, idées;
dans le syndrome
malodorante sevrage alcoolique aigu): familiarité excessive avec le médecin.  Interactions avec l’entourage;
démentiel
patient immobile, figé, refus  État d’indifférence :
Odeur  Dysmimie : Arriver à comprendre comment le patient se sent d’une manière
d’alimentation.
 Fétide , - Le contact ne s’établit pas, très difficile. empathique permet au patient de se sentir compris et entamer une
Ambivalence du - stupeur confusionnelle
nauséabonde ,
schizophrène (Sourire - Le patient rentre dans un état de mutisme relation avec une alliance thérapeutique.
haleine éthylique , - mélancolie stuporeuse - Grande froideur, indifférence ex: schizophrénie
discordant)
odeur de cannabis - après crise d’angoisse intense  Réticence :
- après un choc violent… Examen physique :
…. le patient refuse volontairement de parler
librement de ce qui le préoccupe:  Signes d’appel
 Parasitismes mimiques:
SIGNES DISTINCTIFS  Problème organique à manifestation psychiatrique
: - Mouvements - Passive: attitude méfiante, négative (je ne sais
pas).  Problème psychiatrique conséquent au problème organique
 Tatouages ,perçages incompréhensibles, inutiles,
 Urgence vitale.
corporels , cicatrices, automatiques répétitifs sans - Active: répond que tout va bien ou de manière
pâleur , rougeurs, but concret: indirecte.
 Difformités - Ex: schizophrénie, syndrome - Ex: délire paranoïde, paranoïaque, accès
,marques démentiels… psychotique aigu.
d’automutilation , - A différencier des dyskinésies: - dépression mélancolique, idées suicidaires.
 Maquillage grossier , effets II aires des  Absence de contact :
théâtral … neuroleptiques
- N’est pas conscient de la situation de l’entretien
 Tics : ce qui le différencie du mutisme
- clignotement des yeux - ex: syndrome confusionnel, syndrome démentiel.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

DEGAGEMENT DE CERTAINES ORIENTATIONS : QUELS SONT LES PRINCIPAUX BUTS DU 1ER EXAMENS COMPLEMANTAIRES EN PSYCHIATRIE CONCLUSION
ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE ?
 Urgence ou non? 1) Examens non spécifiques à la psychiatrie Entretien psychiatrique :
 Hospitalisation ou non?  Établir un diagnostic primaire demandés en fonction du contexte de la  Processus d’évaluation complexe qui prend racine
 Première impression d’une éventuelle relation  Formuler un plan de traitement en rassemblant les consultation: dans l’alliance thérapeutique
 NFS, VS, SGOT, SGPT, Rx poumons, sérologie
psychothérapique informations:  Aperçu de l’univers psychique du patient
syphilitique.
 possibilités prescription de psychotropes 1- Plainte  Il permet de rassurer le patient ,de l’informer sur
 Examen oculaire : pression oculaire avant l’étude
(indications, CI) 2- Historique du problème son trouble, son traitement et son évolution
3- Facteurs précipitants la survenue de la maladie du LCR
 Valeur thérapeutique et anti-thérapeutique de
4- Symptômes affectifs, cognitifs, physiques  EEG : Détection d’une affection neurologique à
l’entourage  Pierre angulaire de l’évaluation psychiatrique
5- Usage et abus de substances expression psychiatrique
 Arrêt de travail ou non?
6- Changement de rôle dans le fonctionnement
 Maladie organique évoluant sous le masque d’une social. 2) Autres examens:
symptomatologie psychiatrique?  Tests projectifs(psychologues)
 Simulations?  Tests neuropsychologiques
 Demande d’un certificat médical?  Auto-questionnaires
 Interviews psychiatriques standardisées
 Imagerie cérébrale en psychiatrie

le trouble mental Classification
• Deux groupes : les psychoses et les névroses ;dichotomie abandonnée
• Remplacement du concept de « maladie mentale » par celui de Les troubles névrotiques sont :
« trouble mental (DSM ) :
• plus fréquents
Généralités sur les • manifestations psychologiques et/ou comportementales
• souffrance significative et/ou dysfonctionnement psychosocial • La clinique est dominée par l'anxiété, sans perturbation majeure
du cours de la pensée.
• Provoqué par des altérations de nature variée

psychoses • La pathologie est définie par l’association de signes cliniques et d’une


désadaptation au milieu
• Le plus souvent peu invalidants
• Les soins sont surtout ambulatoires et individuels (médecin,
psychiatre, psychothérapeute)
• Aucun aspect étiologique: privilégié
• Conscience de la morbidité de leur état

Névrose Psychoses
• Le terme névrose a été créé par W. Cullen vers 1770 pour • Le terme psychose a été créé par Ernst von
caractériser la pathologie du comportement et du ressenti ▪ Les psychoses représentent une catégorie hétérogène de troubles
Feuchtersleben (1847) pour designer l’aspect aigu de la
• . Cette définition distinguait déjà les névroses des troubles (spectre)
“folie”
neurologiques organiques ▪ Les psychoses sont représentées essentiellement par la schizophrénie
• L’usage du terme a été élargi et il s’applique aux patients
• Depuis, l’usage du terme a été restreint : il désigne actuellement ▪ Touche environ 3% de la population (toutes causes confondues) présentant un délire et/ou une importante altération du sens
des troubles durables d’expression physique ou psychique,
n’ayant pas de cause organique lésionnelle, étant reconnus par le ▪ Début généralement à l’adolescence et l’âge adulte jeune (15-35 ans) de la réalité et de soi
sujet comme pathologiques et n’affectant pas sévèrement le sens
de soi et de la réalité.
▪ Évolution variable: rémissions complètes ou rechutes fréquentes le • On distingue schématiquement 2 types de psychoses: la
plus souvent schizophrénie et les délires chroniques (moins
déstructurants et compatibles avec adaptation sociale)
4 6

Définitions • Les grandes pathologies psychotiques sont:


• Le terme psychose a reçu plusieurs définitions : Symptomatologie
• Présence d’idées délirantes et des hallucinations prononcées dont la personne ne • Un trouble aigu :
reconnaît pas le caractère pathologique ▪ Délires
• Perturbation du contact avec la réalité • Trouble psychotique bref
▪ Hallucinations
• « Altération qui interfère de façon marquée avec la capacité à répondre aux • trouble schizophréniforme
exigences ordinaires de la vie » (DSM II, CIM 9) ▪ Discordance
• Pertes des limites du Moi • Un trouble chronique:
▪ Comportements bizarres
• La schizophrénie
▪ Retrait autistique…
• Le trouble délirant
Le délire
• Cette dichotomie psychose-névrose, n'est plus admise • Caractérise les troubles psychotiques.
•Idée délirante:
• Croyance erronée fondée sur déduction incorrecte de la réalité
• Délirer, a une origine latine, delirare, « sortir du sillon »
• La psychose maniaco-dépressive est considérée comme un • Soutenue en dépit des preuves du contraire
• Délirer, c'est croire quelque chose mais cette croyance est fausse, irraisonnée • Non partagée par les membres du groupe culturel
trouble de l'humeur et non comme une pathologie et non réductible par la logique • Croyance figée qui ne change pas face à des évidences qui les
contredisent.( DSM5)
psychotique : trouble bipolaire • Se tromper, se croire à tord menacé ou malade, ce n'est pas obligatoirement
délirer
• Leur contenu peut comprendre divers thèmes
• Tout contenu de la pensée peut devenir l’objet d’un délire
• L’idée délirante est individuelle

• Tenir compte des croyances culturelles et religieuses répandues dans une • Donc: conviction erronée ,absolue ,irréductible - par la logique et l’
société évidence des faits -, inébranlable non reconnue par le groupe culturel

• Hamilton, en 1984 définit l'idée délirante comme une • Turkington et al., 1996 propose la définition • La mythomanie doit être distinguée du délire .
conviction inébranlable, inaccessible au raisonnement. suivante :Croyance (très probablement fausse) à
l'extrême d'un continuum, proche de l'idée • Le mythomane invente des histoires fantastiques et
• Cette notion a pour défaut de "dichotomiser" les choses fausses .L’individu ne croit pas à ces histoires
(ébranlable versus inébranlable, et inaccessible au surévaluée. Elle est endossée par la personne contrairement au délire .
raisonnement versus accessible), alors qu'en réalité les malgré les preuves contraires, mais peut être
pensées sont sur un continuum de degré qui va du amenée à "s'assouplir' sous traitement (biologique • La fabulation est généralement un mécanisme
complètement ébranlable à l'extrêmement inébranlable compensatoire à l’amnésie ,caractérisé par un
et avec entre les deux des milliers d'autres possibilités).
ou TCC, voire spontanément avec le temps).
remplissage inconscient des déficits de mémoire
par des histoires imaginaires sans substrat réel.

Thèmes 1-Persécution
⚫ La conviction délirante : elle peut être plus ou moins importante, avec
• Le thème du délire est le sujet du discours.
plus ou moins de possibilités de critiques ou de doutes
• Plusieurs thèmes:
• 1- Hypochondriaque
⚫ Le thème délirant : mystique, persécutif , jalousie, mégalomanie, etc • = Conviction absolue du sujet qu’on veut le nuire physiquement,
• 2- Persécution moralement , dans ses biens…
⚫ L'organisation : la logique interne du délire, son évolution dans le La croyance que l’on peut être agressé, harcelé,…par un individu,
• 3- Mégalomaniaque
temps et la place prise dans la pensée du malade. une organisation ou d’autres groupes
• 4- Influence « Mon ancien médecin traitant est agent secret envoyé par le
⚫ Les mécanismes délirants : le processus par lequel le délire se se • 5- Jalousie FBI, ils me surveillent depuis des années ».
construit .Il s’agit du mode d’organisation du délire • 6- Érotomanie
⚫ 4 mécanismes : interprétatif , hallucinatoire, intuitif , et imaginatif • 7- Idées de référence
• 8- Mystique
2- Hypochondriaque
3- Mégalomaniaque
• = Idées fausses concernant le corps ou son fonctionnement
• Plusieurs types:
Délire Somatique • = Impression d’être:
• Transformation-métamorphose.
« Toutes mes côtés sont cassées Et il me manque un bout
de l’os du crâne vous voyez ma cervelle qui sort ? Je suis • appelé à une destination grandiose,
• Nosophobie délirante: conviction d’être malade. la cache juste avec un bout de céramique ».
•Être de grand personnage,
• Idées de possession: zoopathie, démonopathie. •Posséder de grande fortune : délire de richesse
J’ai un cancer très rare, et une maladie gastrique qui guérit
• Idées de négation:
grâce aux antipsychotiques ». •Une personne croit à tort qu’elle a des capacités
• Négation d’organe. une richesse ou une renommée exceptionnelle…
• Négation de la personne.
• Syndrome de Cotard.

4- Influence
Je suis très fort, j’ai le sang des Vikings qui coule dans • Sentiment d’être commandé, téléguidé par une force extérieure à sa volonté;
mes veines ». exemple: on me fait prendre des poses

« Je cours hyper vite, 120km/heure, je fais Casa •5-Jalousie: Idée prévalente d’être trompé
« C’est moi qui est sauvé tous les naufragés du Titanic, et
Marrakech à pieds sans problème ». qui ait prit la fameuse photo de Leonardo Dicaprio et •6-Érotomanie: Conviction délirante d’être aimé (généralement par une personne
l’actrice sur le bout du bateau bras en l’air ». de rang social supérieur)
« Je suis plus fort que le Pharaon d’Egypte ».
•7- Idée de référence: Sentiment d’être l’objet d’intérêt d’autrui
« je suis tellement puissant que j’arrive à bouger les
planètes avec mes mais .» La croyance que certains gestes ,commentaires ou éléments de l’environnement
« J’ai crée 1007 satellites à la NASA en compagnie de
notre Roi, et j’ai même pas demandé à être payé ». sont destinés spécifiquement à la personne
J’ai participé au films de Cowboy, à Hollywood je suis ami
avec tous le acteurs ».

Délire mystique
Caractéristiques structurales
« Non je ne peux pas sortir. Je suis Omar Ibn Khattab, et l’autre patient
que vous voyez là est le prophète Mohammed, donc vous devez Délire bizarre? Ou désorganisation conceptuelle ?
déclarer sa sortie avant la mienne, je ne peux pas sortir et le laisser ici »
• Permettent de différencier les états délirants:
Délire Erotomaniaque à mécanisme intuitif « Jai enterré 16 millions de centimes avec l’ombre de mon

« Toutes les filles de mes anciens employeurs sont amoureuses de moi,


frère Ayoub (kheyalou machi houwa) qui en fait porte mon
visage.
• Degré de systématisation.
je n’y peux rien c’est comme ça. Je n’ai pas besoin de preuves de leur
amour, je le sens c’et tout. • Degré d’extension.
Sous un magasin que j’ai hérité du Roi qui s’appelle
J’ai pénétré dans la ville d’une d’elles parce que je l’ai sentie m’envoyer
un signal. Je ne comprends pas pourquoi elle a porté plainte contre « Allah Ala Raha », et qui est plein de chaises en bois. • Contenu des thèmes.
moi ». Vous devez me faire sortir pour que j’aille le récupérer ».
• Réaction affective
• Evolution dans le temps
1a- Délire systématisé: 1b-Délire polymorphe:
1- Degré de systématisation
• Cohérent , ordonné ,logique , compréhensible,voire • Chevauchement de thèmes et mécanismes.
crédible plausible, bien structuré.
•Systématisé
• Risque d’adhésion d’autrui. • Absence d’enchaînement logique.
• Souvent monothématique.
•Polymorphe • Délire flou, incohérent, incompréhensible.

2-Degré d’extension
4- Adhésion/Réaction affective
•2a –En secteur 3- Contenu des thèmes
• Centré sur un domaine, encapsulé • Conditionnent la réaction comportementale du patient.
• Peut être tiré de:
• Dirigé vers un seul but: affectif, social,
Professionnel • Adhésion au délire
•La vie courante →thème de jalousie ↓

•2b- En réseau : Investissement affectif



• Extension à plusieurs secteurs d’activité ,envahissant •Vie fantasmatique →fécondation sans coït. Réactivité délirante.

• Extension à plusieurs personnes Exemple: délire passionnel→hétéro-agressivité.


•Vie imaginaire →thème mégalomaniaque.

Les mécanismes du délire 2 L'interprétation 3 Intuition


⚫ 1 Les hallucinations L'intuition délirante est une connaissance délirante immédiate, sans
L'hallucination est une perception sans objet à percevoir
• C'est l'interprétation erronée d'un fait réel
recours au raisonnement, qui s'impose comme vraie au sujet
⚫C’est un trouble perceptuel :le patient perçoit un stimulus sensoriel qui n’est pas
réellement existant ou perceptible par son entourage • Un jugement faux porté sur une perception exacte 4 Imagination
⚫C'est voir alors qu'il n'y a rien à voir, entendre alors qu'il n'y a rien à entendre, etc.

⚫Des expériences de type perceptif qui surviennent sans stimulus externe .Elles sont • Exemple : quelqu'un marche derrière moi (vrai), je suis en • C'est l'imagination d'une histoire, d'un récit plus ou moins riche qui
saisissantes et claires avec la force et l’impact des perceptions normales et elles ne
sont pas sous le contrôle de la volonté(DSM5) s'imaginant devient réalité
danger (interprétation fausse)
Les Hallucinations Hallucinations psychiques • Diagnostic différentiel:
• La perception est "à l'intérieur", elle ne passe pas par les sens, ce qui est perçu
• Les hallucinations non psychiatriques
• Hallucinations sensorielles: véhiculées par un des sens. n'est pas situé dans l'espace
• La présence d'hallucinations ne signe pas obligatoirement une
• hallucinations auditives, les plus fréquentes en psychiatrie sont des
hallucinations acoustico-verbales (entendre des voix qui parlent) • C'est une pensée ou une déformation de la pensée que le sujet ne reconnait pas
pathologie psychiatrique (enfants)
• Visuelles: , prédominantes, elles sont en faveur d'une pathologie organique non
psychiatrique comme la sienne : langage intérieur , transmission de pensée , télépathie , idées

• olfactives et gustatives, mauvais goût, odeur de gaz, etc. • Elles peuvent se rencontrer dans des maladies neurologiques et
imposées
• Tactile: piqûre, brulure, attouchement, démangeaisons, etc.
plus rarement dans certaines pathologies ophtalmologiques et
• Cénesthésiques, perception à l'intérieur du corps. • Il a l'impression d'une intrusion à l'intérieur de soi

• La perception est située dans l'espace (la voix vient de derrière, l'odeur ORL (déficit sensoriel)
• Absence de subjectivité : le sujet ne fait pas sien ce qu’il pense, ressent , éprouve
est par ici, etc.)
• Situations particulières :privation sensorielle

• Diagnostic différentiel: • Diagnostic différentiel: •- Le syndrome d'influence


• C'est une prise de contôle des actes ou de la pensée: «On m'oblige à dire des
• L'hallucinose :
• L'illusion :C'est une perception déformée de la réalité vulgarités, on m'envoie des mauvaises pensées, ...»

• Hallucination :reconnue et identifiée comme anormale • Multiples phénomènes parasites et imposés :ses actes sont commandés ou
• Peut s'observer dans des situations non pathologiques
• Le patient se rend compte de la non réalité de l’objet halluciné commentés
• Par exemple: apercevoir la silhouette d'un homme la nuit alors qu'il s'agit de
• Le syndrome d'influence peut produire un délire complexe :«Ils ont construit un
• Oriente vers une étiologie non psychiatrique: certaines lésions l'ombre d'un arbre
ordinateur qui envoie des ondes pour contrôler mon cerveau.»
du tronc cérébral, crises d’épilepsie partielle
La synesthésie :un phénomène perceptuel comportant une interprétation
• Les hallucinations hypnagogiques surviennent à dans une modalité sensorielle d’un stimulus provenant d’une modalité

l'endormissement, elles sont le plus souvent sans signification pathologique sensorielle différente(entendre le son des couleurs)

•- L'automatisme mental Le petit automatisme: Le grand automatisme:


• Ce syndrome est décrit par De Clérambault(1872-1934)
• Désigne des hallucinations psychiques qui se manifestent par des pensées
• Se manifeste au début par un phénomène psychique passif: • « Triple automatisme de De Clérambault ».
commentant les actes et la pensée, une énonciation des gestes, un écho de la
mots explosifs, absurdité, arrêt et dévidage de la pensée.. • Comporte:
pensée (répétition), vol de la pensée, devinement de la pensée
•Automatisme psychique.
• Cela entraîne une perte de l'intimité psychique avec un sentiment de • Puis par des phénomènes verbaux élaborés : écho de la
désappropriation de son psychisme •Automatisme moteur: inhibition ou impulsions
pensée, lecture, écriture ou des intention, actes. motrices.
• = Automatisation d’une partie de la pensée
• Deux types : le petit et le grand automatisme.
•Automatisme sensitif : sensation de courant, de
torsion des viscères ou organes génitaux
Décrire un syndrome délirant Le syndrome catatonique
• Négativisme: opposition ou absence de réponse aux instructions
• Le syndrome catatonique ,décrit par Karl Kahlbaum en 1874 ou à des stimuli externes
• Syndrome psychomoteur qui a longtemps été associé au diagnostic de
schizophrénie • Prise de posture :maintien actif ,contre la gravité d’une posture
adoptée spontanément
• T: Type de délire: • Transnosographique : rencontré dans plusieurs pathologies
• Systématisé ou Non systématisé
• O: Organisation: • Organiques : Encéphalite , pathologies neuroinflammatoires, déficit en • Maniérisme :caricatures bizarres ou solennelles d’actions
• En réseau ou en secteur vitamine B12……. ordinaires
• M: Mécanisme: • Psychiatriques: Troubles de l’humeur et schizophrénie
• L’interprétation, l’intuition, l’imagination, l’hallucination • Stéréotypie : mouvements non dirigés vers un but ,répétitifs et
• A: Adhésion au délire: • Expression clinique : Catalepsie (perte de l’initiative motrice , la tendance à anormalement fréquents
• Totale ou partielle maintenir les attitudes spontanées et imposées)
• T: Thèmes:
• la flexibilité cireuse: résistance légère lors du positionnement induit par • Echolalie –Echopraxie –Mutisme -Grimaces-Agitation impulsive
• Persécution, mégalomanie, jalousie, identité, mysticisme, influence, etc…
l’examinateur
• E: Evolution: • Urgence +++++
• Délire aigu ou chronique La stupeur : suspension de toute activité motrice
Impulsion :besoin impérieux d’accomplir soudainement un acte à
caractère brutal ,dangereux , incongru ,exécution échappe à la volonté


Les troubles du jugement CONCLUSION
L’hospitalisation sous contrainte
• Entretien et ses conditions sont importants
• Le jugement permet de reconnaitre la véracité, l’authenticité et la
logique d’un fait, une pensée ,un acte • Parfois, on peut demander au médecin de traiter un patient sans son • S’oppose à l’Hospitalisation Libre (HL)
consentement: • Elle doit être discutée lorsque:
• L‘autocritique est une forme de jugement
• Sujet non conscient de ses troubles (ex: psychose)
• Déficit ou carence de jugement: transitoire dans la confusion mentale • Le patient a besoin de soins en milieu hospitalier
• Sujet dangereux (pour lui-même ou pour les autres)
permanente dans les processus neurodégénératif • Le consentement aux soins est impossible, en raison de sa pathologie
• Régi par un cadre légal(Dahir Avril 1959)
• Exemple la démence :maladie d’Ahlzeimer • L’Hospitalisation à la Demande d’un Tiers (HDT)
• Dans ce cas, le médecin est amené à considérer, et l’intérêt du patient,
• Distorsions du jugement: • Ex: bouffée délirante aigüe
et l’intérêt d’un Tiers (famille, société)
• états délirants aigus ou chroniques • L’Hospitalisation d’Office (HO)
• Le rationalisme morbide: la rationalisation systématique, froide et • En cas de dangerosité ou de trouble à l’ordre publique
pseudologique; le jugement est hermétique ,flou et essentiellement • Sur arrêté du Gouverneur
abstrait
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TROUBLE PSYCHOTIQUE AIGU

INTRODUCTION A. SYMPTÔMES PSYCHOTIQUES DIAGNOSTIC DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE TROUBLE PSYCHOTIQUE BREF (DSM 5 )
 Urgence psychiatrique  Délire: Vécu intense>> troubles de  Entretien: Patient et entourage Spécifier si:
 Brièveté de la durée: < 6mois comportement: fugues/voyage  ATCDs DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE PHASE PROCESSUELLE DE  Avec facteur(s) de stress marqué (s)
 Évolution variable: pathologique, agressivité/bagarres,  Traitement actuel? SCHIZOPHRÉNIE (psychose réactionnelle brève): si les
 épisode unique actes médico-légaux  Consommation de toxique Congruence à l’humeur  Persistance des éléments symptômes surviennent peu de temps

 Mode d’entrée dans la  Hallucinations: auditives, visuelles,  Sd confusionnel++  Dépression à délirants après – et apparement en réaction à -
cénesthésiques ou psychotiques caractéristiques délirantes  Désorganisation des événements qui isolément ou
schizophrénie/trouble bipolaire  Symptômes psychiatriques:
 Dépersonnalisation: sentiment  Manie délirante /discordance réunis, produiraient un stress marqué
 Autres épisodes de même type * facteurs déclenchants
éprouvé de n'être plus soi même  ATCDS personnels  Symptômes chez la plupart des sujets dans des
 Dénominations différentes/ * mode de début circonstances similaires et dans la
(intégrité somatique/psychique) d’épisodes dépressifs, déficitaires/négatifs
classifications: même culture
 Bouffée délirantes aiguës  Déréalisation: impression de maniques ou  Évolution sur plusieurs
 Examen somatique complet:  Sans facteur (s) de stress marqué: si
changement dans le monde extérieur, hypomaniaques mois
 CIM 10: troubles psychotiques aiguës  rechercher une pathologie les symptômes psychotiques ne
perte de familiarité avec
et transitoires organique (trauma/ infect) surviennent pas peu de temps après –
l’environnement ÉVOLUTION ET PRONOSTIC
 Trouble psychotique bref:
 Automatisme mental: fonctionnement  Éliminer un état de mal
ou ne sont pas apparement
 25 à 40%: cas résolutifs
 Idée délirantes épileptique réactionnels à – Des évènements qui,
automatique et dissident de la pensée  25% récidive
 Hallucinations qui échappe au contrôle du sujet  Origine toxique: amphétamines, isolément ou réunis, produiraient un
 Reste, évolution vers: stress marqué chez la plupart des
 Discours/comportement ecstasie, LSD
 Schizophrénie sujets dans des circonstances
désorganisé B. SYMPTÔMES THYMIQUES
 <1mois  Extrêmement variables  Examens paracliniques : dès que  Trouble non schizophrénique similaires et dans la même culture
 <6 mois: trouble l’état du patient le permet  Trouble de l’humeur (trouble bipolaire).  Avec début lors du post partum: si
 Excitation psychomotrice: FACTEURS BON PRONOSTIC FACTEURS MAUVAIS
schizophréniforme
stupeur>>épisode de catatonie
 Recherche de toxiques urinaires les symptômes surviennent dans les 4
PRONOSTIC semaines du post partum
 Humeur labile: expansive, euphorique,  Glycémie
CLINIQUE  Ionogramme, calcémie..  Bon fonctionnement  ATCDs:
triste TROUBLE SCHIZOPHRÉNIFORME
 Début brutal  Humeur labile  Bilan infectieux
socioprofessionnel avant  Familiaux de
 Logorrhée l’épisode A. Idem trouble psychotique bref
 Sujet jeune  Hallucinations  Imagerie cérébrale++
schizophrénie/trouble
 Absence d’ATCDS : Familiaux bipolaire B. Au cours d’un épisode, la
 Trouble de  Délire C. AUTRES  EEG
de psychose  Trouble de personnalité pré perturbation persiste au moins 1
comportement  Peu
 Anxiété: intense++  Facteurs précipitants morbide
mois, mais moins de six mois, avec
 Fugue organisé DIAGNOSTIC:
 Vigilance et conscience: légèrement  Début brutal et délire riche  Début progressif
retour complété au niveau de
 Agitation  Vécu altérée  Caractère brusque fonctionnement pré morbide
 acte médico-  Symptômes de  Symptomatologie à
intensément
 Contexte puerpéral:  Sujet jeune C. Idem trouble psychotique bref
confusion/perplexité dominante de discordance
légal  Thèmes  Sans ATCDs psychiatrique
 Thèmes délirants en rapport avec  Symptômes thymiques  Long délai avant traitement
 Excitation  Anxiété +++ l’accouchement (négation de particuliers
psychomotrice  TTT rapide, bonne réponse  Réponse partielle au
l’accouchement, idée de substitution)  Absence de pathologie
au TTT traitement
 Vigilance  Risque d’infanticide organique
/conscience :
Légèrement
altérée
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TRAITEMENT

 Hospitalisation  TTT PHARMACOLOGIQUE :  TTT NON PHARMACOLOGIQUE :


* Au besoin sans le * Électroconvulsivothérapie:
 Neuroleptiques classiques:  Antipsychotique atypiques
consentement du - Résistance au traitement
* Halopéridol: 3 à 15mg/jour * Risperdone (Risperdal*, Isperid*,Prisdal*): 2 à 8mg/jour
patient antipsychotique
* Chlopromazine: 100 à 600mg/jour n * Olanzapine (Zyprexa*, Medizapin*, Ranozyp* Xautis* ): 5 à 20mg/jour
* Afin de protéger le (classique/atypique)
* Levopromazine: 100 à 400mg/jour * Quétiapine (Xeroquel*, Seroquerl*, Quetiaphi* Esperal*): 100 à 800mg/jour
patient et l’entourage - Suicidalité extrême
* Amisulride (Solian*, Alperide*): 100 à 800mg/jour
des actes auto et/ou * Psychothérapie
hétéroagressifs * Ziprasidone (Zeldox*): 40 à 120mg/jour
- Psychothérapie de soutien
* Sédation de l’agitation  Voie d’administration:  Durée du traitement: - Psychothérapie éducative
et de l’angoisse en
* Voie intramusculaire: réservée aux urgences psychiatriques (agitation, refus de * 1 à 2 ans: Le traitement doit être maintenu au * Mesures sociothérapiques
rapport avec les
traitement par voie orale) moins une année après stabilisation de l’état - Préserver l’insertion sociale
éléments délirants
* Voie orale: psychiatrique du patient, afin d’éviter les - Implication de l’entourage
Assurer la sécurité de
l’équipe soignante - la plus utilisée rechutes
- Doses doivent être adaptées en fonction de la tolérance et la réponse thérapeutique

CONCLUSION NEUROBIOLOGIE: FIN NEUROBIOLOGIE: RÉCEPTEURS DOPAMINE


 Urgence psychiatrique D’ACTION DOPAMINE  Présynatique: autorecepteurs
 Risque pour le patient et l’entourage  Récupération de la dopamine et  DAT
 Prise en charge adaptée et en milieu réintroduction dans le neurone  VMAT2
de soins spécialisée pré synaptique (DAT)  Recepteurs post synaptiques: D1, D2++, D3, D4, D5
 Destruction en extra cellulaire via
le COMT/MAO-A/MAO-B

NEUROBIOLOGIE: PRINCIPALES VOIES NEUROBIOLOGIE: VOIE MÉSOLIMBIQUE NEUROBIOLOGIE: HYPOTHÈSE DOPAMINERGIQUE MÉSO
DOPAMINERGIQUES LIMBIQUE EXPLIQUANT LES SYMPTÔMES POSITIFS
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

SCHIZOPHRÉNIE

INTRODUCTION DESCRIPTION CLINIQUE


 Le diagnostic est clinique  La prise en charge repose sur les  "les gens prétendent que je suis fou . Je suis le fils d'Einstein"
 " J'ai regardé droit devant. Les cieux me tendaient les bras. J'ai éprouvé un sentiment de légèreté absolue.
 L’évolution est chronique antipsychotiques et la
Soudain, j'ai ressenti un poids à mon pied gauche. Quelque chose me tirait vers le sol, m'empêchait d'accomplir
 L’espérance de vie est réhabilitation psychosociale mon prodigieux destin. De laisser mon nom dans l'histoire. Et au lieu de moi, c'est mon rêve qui s'est envolé."
diminuée (comorbidités  L’OMS classe la Schizophrénie  "Voilà pourquoi je n'ai encore confié à personne que je savais marcher sur l'eau. Je crains les jalousies. Ici tout
surtout cardiovasculaire et parmi les dix maladies qui le monde n'est pas si bienveillant. Je me souviens quand, petit, j'ai appris à nager. Papa se tenait au bord du
lac. J'entends encore ses hourras quand j'ai fait mes premières brasses. Tu parles d'un exploit ! "
suicide) entrainent le plus d’invalidité

SYNDROMES SCHIZOPHRÉNIQUES
A. DESORGANISATION
 Dislocation des fonctions psychiques qui ne sont plus intégrées harmonieusement.
 Rupture de l’unité psychique provoquant un relâchement des processus associatifs entrainant une dysharmonie des trois sphères :intellect , affect et
comportemental
 S’observe dans le contact, la façon de s’habiller, de se mouvoir, de se comporter , de s’exprimer
Plan affectif: ambivalence affective Plan moteur:
 expression simultanée de deux sentiments contradictoires à l’égard d’une même personne ou d’un  Maniérisme: comportement exagérée,
même objet : haine et amour, attirance et répulsion surfait
 Parakinésies : mouvements involontaires
 absence de rapport entre l’émotion exprimée verbalement ou par la mimique et les idées
ÉPIDEMIOLOGIE parasitant l’activité motrice normale
contenues dans le discours (discordance idéo-affective) : Le patient peut parler d’un événement
 1% de la population  Stréréotypies
 Âge de début :  15-35 ans triste (décès d’un parent) avec un sourire ou émettre des rires inadaptés
 Risque suicidaire 5 à 6%  Bizarrerie: comportement inadapté
 Plus précoce chez l’homme  Se mettre en colère en parlant d’un évènement heureux
/femme  Sex ratio: ♀ =♂  Déconnexion entre le contenu de la pensée et le vécu affectif
Plan intellectuel: désorganisation de la pensée et du discours
MODES D’ENTREE DANS LA SCHIZOPHRENIE  Altération du système logique:  Troubles du langage:  Troubles du cours de la pensée
 trouble des associations: Coq à l’âne,  Écholalie: Répétition en écho des dernières  Barrages: brèves suspensions du discours,
Personnalité Début Début brutal: trouble
réponses à coté.. paroles non motivées , dont le sujet est conscient
prémorbide: progressif/insidieux: psychotique aigu
 Raisonnement abstrait ambivalent,  Schizophasie: langage incohérent , parfois mais auxquelles il il est indifférent
 Schizoïde: peu  Rupture progressive  Activité délirante,
illogique pseudo-rationnel , hermétique hermétique (salade de mots )  Fading: extinction progressive du flux des
d’amis, vit en avec l’environnement parfois sous une
rationalisme morbide, tendance au  Glossolalie: langage entièrement nouveau, paroles ou des idées ,suivie après un temps
retrait, peu actif, familial, sémiologie
symbolisme ,l’abstraction propre au malade(son propre dictionnaire) du discours.
froid, distant, socioprofessionnel d’emprunt:
 Néologisme: termes inventés par le patient
détaché.  Baisse du rendement  État dépressif
 Schizotypique: scolaire  État d’excitation
méfiance, des idées Isolement  Trouble de  CATATONIE : Le tableau clinique est dominé par au moins trois des symptômes suivants :
de référence ou de  Bizarrerie conduite: fugues, [Link]: absence d'activité psychomotrice; 5.Négativisme: opposition ou absence de [Link], non influencée par des stimulus
persécution, comportementale actes médico pas activement lié à l'environnement). réponses à des instructions ou à des externes
perturbations  Propos incohérents légaux.. [Link]: maintien contre la gravité de stimulus extérieurs [Link] faciales grimaçantes
perceptives,  Impression que le  Trouble de postures imposées par l’examinateur [Link] de posture 11.Écholalies
bizarreries dans le visage se transforme comportement [Link]é cireuse: résistance légère et [Link]érisme 12.Échopraxie
comportement, les  … alimentaire: constante à la mobilisation passive [Link]éréotypie: mouvements non dirigés vers
intérêts ou le mode anorexie/boulimie [Link] un but, répétitifs et anormalement
de pensée. fréquents
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

B. SYNDROME DELIRANT C. SYMPTOMES COGNITIFS : ALTERATIONS COGNITIVES D. AUTRES SYMPTOMES


dimension positive dimension négative
 MANIFESTATIONS D’ANXIETE : très fréquentes.
Le délire Paranoïde Perte ou une  DOMAINES COGNITIFS ALTERES  intense
• Polythématique ,non diminution des  profonde
Fonctions exécutives mémoire épisodique Verbale
systématisé , flou , peu fonctions et  de morcellement, de néantisation
structuré avec une froideur capacités Attention Traitement de l’information
et détachement dans la normales  HUMEUR :
FONCTIONS EXECUTIVES: MEMOIRE EPISODIQUE VERBALE ATTENTION ET  exaltation
plupart des cas  gérées par les lobes frontaux , (MEMOIRE AUTOBIOGRAPHIQUE): TRAITEMENT DE
 Plan affectif  dépression
• Thèmes : hypocondriaque, • Émoussement impliquées dans toute action  mémoire des expériences personnelles L’INFORMATION :
persécution, mystique , affectif orientée ,dirigée , autonome et dans leur contexte temporo-spatial et  Capacité à identifier un  FORMES A SEMIOLOGIE D’EMPRUNT:
 Phobies, obsessions, conversions, manifestations
mégalomaniaque , influence, • Froideur, adaptée vers un but. émotionnel stimulus pertinent dans
 Les processus de planification,  Ex: difficultés à évoquer et réutiliser des l’environnement , se
hypochondriaques (caractère atypique)
jalousie, érotomanie, de indifférence
 Troubles des conduites sociales : Vol, fugue,
référence …. ,retrait émotionnel auto-régulation, gestion des souvenirs concentrer et maintenir
conséquences avec rétrocontrôle  Altération de la mémoire de l’attention sur celui-ci violence…
• Anhédonie: perte
• Souvent: absence de  Conduites addictives: alcool, cannabis
de la capacité à  Ex: difficultés à prévoir les travail  Difficulté à se
structure et de séquences d’actions pour se  oublie d’accomplir les taches (automédication?)
ressentir du plaisir concentrer sur une
systématisation (par rendre au travail; difficultés à quotidiennes , difficulté à raconter ce
tache pendant plusieurs
opposition à celui du  Plan intellectuel organiser son travail et à gérer les qu’elle lit , à suivre une conversation
minutes comme lire un
paranoïaque), polymorphe: • Alogie: pauvreté priorités; difficultés à s’adapter à ou à se rappeler ce que disent les
autres texte en entier ou suivre
«enchevêtrement de du discours une nouvelle stratégie et à inhiber
l’ancienne  conserver et utiliser l’information sur un documentaire
thèmes multiples qui • Appauvrissement
 Difficulté à planifier , à une brève durée (retenir un numéro de ,difficulté à sélectionner
coexistent sans recherche de la pensée téléphone le temps de le composer )
conceptualiser les gestes l’information pertinente
d’enchaînement logique » • Avolition : perte nécessaire à la réalisation d’une  Mémoire contextuelle perturbée : lorsqu’il y’a plusieurs

• Parfois peut être


de la volonté tache , à organiser des séquences  Des évènements sont perçus isolément informations comme
d’actions pour atteindre un but , sans tenir compte de l’ensemble
systématisé : rare  Plan écouter les consignes DIAGNOSTIC POSITIF
à anticiper les conséquences . ce qui entraine une perte de cohérence
comportemental pour un travail alors que
• Mécanismes : hallucinatoire,  Manque de flexibilité cognitive de l’expérience de remémoration Intérêt de :
• Manque d’énergie :l’une des raisons de la difficulté à le téléviseur est en  Anamnèse: histoire personnelle et familiale
interprétatif, intuitif,
voire anergie l’adaptation à un contexte marche  Examen somatique, neurologique
imaginatif
• Absence d’hygiène  Examens complémentaires :
• Syndrome d’automatisme > clinophilie
 LA COGNITION SOCIALE ET LA METACOGNITION PEUVENT ETRE PERTURBEES CHEZ LE SCHIZOPHRENE  De routine
mental: comporte la • Absence de faculté  Fonction des signes d’appel
perception par le sujet de d’adaptation LA COGNITION SOCIALE LA METACOGNITION
l’énoncé ou du commentaire >retrait social -  désigne l’ensemble des opérations mentales qui sous tendent les  la capacité réflexive qu‘on peut BILAN
de ses actes, l’impression Asociabilité relations sociales: avoir de sa cognition et de son  NFS, CRP, Fonction hépatique et rénale,
que sa pensée est devinée, • Apragmatisme  La théorie de l’esprit : aptitude à attribuer des états mentaux à soi comportement et son aptitude à thyroïdienne, Electrolytes, Glycémie, ECG Imagerie
devancée, parasitée ou même ou à autrui ; comprendre ses intentions analyser sa pensée et par cérébrale, Test de grossesse
répétée en écho et le  Le traitement émotionnel : capacité à reconnaître et exprimer les conséquent chercher à corriger un  Guidé par les antécédents familiaux et personnels,
sentiment que sa pensée et émotions (faciales , posturales , vocales) éventuel déficit ainsi que l’examen clinique
ses actes sont soumis à une  La connaissance sociale :connaissance des règles ,rôles et buts
influence extérieure.  La capacité sociale: identifier les rôles et règles sociales dans un
Automatisation de la vie contexte donnée
psychique
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL PRONOSTIC


1) MALADIES DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL: 5) ABUS DE SUBSTANCE:  FACTEURS DE BON PRONOSTIC
 Traumatisme crânien, Tumeurs cérébrales  Cannabis  Sexe féminin
 Hydrocéphalie à début tardif, Epilepsie ,Maladie de Huntington  Amphetamine et dérivés  Antécédents familiaux de troubles de l’humeur
 Alcool  Bon fonctionnement social et académique en pré morbide
2) MALADIES AUTOIMMUNES :
 Cocaïne  Début tardif
 Chorée, Lupus érythémateux disséminé, Sclérose multiples
 Évolution faite d’accès puis de rémission
3) MALADIES INFECTIEUSES: 6) MEDICAMENTS:
 Peu de comorbidités
 Céphalosporines
 Neurosyphilis , HIV Abcès cérébraux, Encéphalite
 Atropine
4) ANOMALIES CHROMOSOMIQUES:  FACTEURS DE MAUVAIS PRONOSTIC
 Dopaminergiques
 neurométabolique  Début précoce
 Chloroquine
 Homocysteniurie par déficit en MTHFR  Antécédents familiaux de schizophrénie
 Agents antiviraux type acylclovir ou
 Maladie de Wilson Porphyrie ,Trouble de cycle de l’urée  Anomalies cérébrales structurales
interféron
 autres syndromes  Symptômes négatifs importants
 Syndrome velo-cardio-faciale  Symptômes cognitifs importants
 Syndrome de Prader-Willi
 Klinefelter COMPLICATIONS
 Certaines symptômes psychotiques
 Dépression
ÉVOLUTION NATURELLE DE LA SCHIZOPHRÉNIE  Addiction sexe masculin
 Risque de suicide sur la vie: 5%
% de
 Prise de substance
Patient
s  20 à 70%
 Tabac, cannabis
 Surtout homme jeune
 Non compliance, symptômes plus sévères +++++
 Suicide +
 Violence, délit

IMPORTANCE DE CIBLER LA PÉRIODE QUI SUIT LE 1ER ACCÈS ET D’Y INTENSIFIER LES INTERVENTIONS THÉRAPEUTIQUES
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

ÉTIOPATHOGÉNIE
 GÉNÉTIQUE  LES ANOMALIES CEREBRALES
 la schizophrénie serait sous la dépendance d’un  Plusieurs gènes impliqués: GENETIQUE MOLECULAIRE : GENES CANDIDATS HYPOTHESES STRUCTURELLES
grand nombre de gènes ayant chacun un poids COMT, NOS1AP, RELN, DISC1, ACTUELLES  Réduction du volume cérébral total
mineur pris individuellement ,mais qui combinent NRG1, DTNBP1, KCNH2,AKT1 Gènes de développement ayant un rôle dans :  Élargissement des ventricules latéraux
leurs effets pour générer le phénotype  Impliquées chez une faible  la prolifération neuronale (Weinberger; 1987) : trait héritable de la maladie
(schizophrénie)lequel ne devient cliniquement proportion de patients  la migration, l’orientation et l’organisation des neurones
détectable que lorsque la somme totale des  Pas toujours retrouvées lors des  la croissance axonale et la formation des synapses la connexion et le
risques dépasse un seuil avec stress réplications renouvellement des synapses
environnemental  le maintien des connexions synaptique à long terme
  la mort cellulaire programmée (apoptose)
 la myélinisation
 MRI images of normal and schizophrenic
(Weickert & Weinberger, 1998)
patients
 Note enlargement of cerebral ventricles and
thinning of cortical grey matter

 Diminution du volume des régions frontales :


symptômes négatifs et de désorganisation
 Diminution du volume des ganglions de la
base (striatum) : symptômes positifs
 Diminution du volume des régions temporales
: hallucinations AV
 Réduction de volume total des lobes
temporaux
 Réduction de volume du gyrus temporal
supérieur

 Anomalies de volume et de densité de la


substance blanche (SB) : ↓ de volume et↓ de
densité de SB
 Anomalies de volume et de densité de la
substance grise (SG) : ↓ de volume de la SG

2 grands ensembles de facteurs de risque (ou de vulnérabilité):  FACTEURS PÉRINATALS


 Génétique  Malnutrition
 Périnatal  Naissance en hiver
 Autres (immigration, urbanicité, minorité, âge du père…)  Infections
 grippe, rubéole, toxoplasmose, pyélonéphrite
 Complications obstétricales
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

 LES ANOMALIES CEREBRALES FONCTIONNELLES


Hypo-frontalité :
 Lien entre hypo-frontalité et Symptomatologie négative : Hypoactivité préfrontale chez les  Moindre augmentation du débit sanguin régional et  Le cortex préfrontal: l’anticipation , la prise en
patients déficitaires par rapport aux patients non déficitaires une diminution du métabolisme du glucose (IRM considération du contexte , l’adaptation à
 Hypoactivité frontale correspondant à un hypo-métabolisme fonctionnel) l’environnement ,la flexibilité mentale

 HYPOTHESE DOPAMINERGIQUE  HYPOTHESE GLUTAMATERGIQUE


 Le dysfonctionnement dopaminergique est  Observations de psychoses secondaires à  PCP découverte en1950 : capacité d’induire  PCP et la Kétamine (dérivé de la PCP induisant des symptômes
plus complexe pour être décrit en terme la prise de Phencyclidine (phényl-1- des tableaux schizophréniformes prolongés schizophréniformes) : antagonistes non compétitifs des récepteurs
d’hypo ou d’hyperactivité d’où la théorie de cyclohexyl-1-pipéridine) ou PCP (2 à 4 semaines) glutamatergiques de type N-méthyl-D-aspartate (NMDA)
dysrégulation dopaminergique et on suppose
que CINQ CIRCUITS GLUTAMATERGIQUES
 L’hyperactivité de la voie méso-limbique :  Tous en rapport avec les neurones pyramidaux du cortex  Voiecortico striée
symptômes positifs préfrontal  Projection descendante du cortex préfrontal vers le striatum
 L’hypoactivité de la voie méso-corticale :  Circuit descendant du cortex vers le tronc cérébral  Premier segment des boucles cortico-striato-thalamo-corticales (CSTC )
symptômes négatifs , affectifs et cognitifs  Effet freinateur sur les voies dopaminergiques mésolimbiques  Se termine sur les neurones GABAergiques dans le striatum et se projettent vers le
 Préservation relative des voies nigro-striée et : par l’intermédiaire du GABA dans l’aire tegmentaire thalamus
thalamo-infundibulaire (Effets secondaires) ventrale(ATV) et donc inhibition tonique de la libération de la  Neurones GABAergiques créent un filtre sensoriel au niveau du thalamus qui va empêcher
dopamine une grande partie des informations sensorielles d’accéder au cortex
 L hypothèse dopaminergique mésolimbique des symptômes  Rôle du DA en inhibant les neurones GABAergique et en diminuant l’efficacité du filtre
positifs de la schizophrénie pourrait être la conséquence d’un thalamique
hypofonctionnement des récepteurs NMDA qui vont plus  Feed-back des neurones glutamatergique thalamocortico
exercer l’inhibition tonique d’où une hyperactivité
dopaminergique
 Effet accélérateur sur les voies dopaminergiques
mésocorticales : une excitation tonique
 En cas d’hypofonctionnement des récepteurs NMDA l’excitation
ne survient plus , la voie dopaminergique devient hypoactive ce
qui explique les symptômes cognitifs et négatifs de la
schizophrénie

AU TOTAL
 HYPOTHÈSE SEROTONINERGIQUE  L’hypofonctionnement des récepteurs NMDA des voies descendante du cortex vers le tronc
 le lysergic acid diethylamide (LSD) ayant la cérébral = hyperactivité dopaminergique mésolimbique = symptômes positifs
capacité d’induire des hallucinations ,  L’hyperactivité dopaminergique dans le nucleus accumbens = diminution des projections
perturbe la transmission sérotoninergique GABAergiques sur le thalamus = échec du filtre thalamique
 Le LSD agit sur les récepteurs  L’hypofonctionnement des récepteurs NMDA dans les voies corticostriées réduit les
sérotoninergiques (agoniste partiel 5-HT2) afférences excitatrices sur les neurones GABAergiques = échec du filtre thalamique
Les nouveaux antipsychotiques  En conséquence : passage excessive des informations sensorielles dans le cortex =
:antipsychotiques atypiques symptômes de la schizophrénie
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

 THÉORIE NEURODEVELOPEMENTALE  HYPOTHÈSE NEURODEGENERATIVE


Hypothèse neurodéveloppementale :  On suggère qu’un processus neurodégéneratif de la fonction des neurones pourrait être à
 Plusieurs gènes de vulnérabilité de la schizophrénie l’oeuvre durant l’évolution de la maladie
sont impliqués dans la perturbation des processus  C’est une perte progressif de la fonction des neurones : soit due à une perte des dendrites ,
suivants : destruction des synapses ou mort neuronales
* La neurogenése précoce  Les causes possibles sont :
* La migration neuronale * Programmation génétique prédéterminée de la destruction des neurones ( apoptose
* L’organisation dendritique anormale )
* La genèse des cellules gliales * Exposition prénatale à : l’anoxie , toxines , infections , malnutrition
* La myélinisation * Processus de perte neuronale = excitotoxicité : excitation du neurone par le glutamate qui
 L’apparition des formes précoces de schizophrénie dès  La conséquence commune est la disconnectivité entre causerait d’abord les signes positifs puis qui entrainerait avec la mort du neurone des
l’enfance les neurones et le fonctionnement anormal des circuits symptômes négatifs résiduels (le délire est « toxique »)
 Présence dès l’enfance de signes neurologiques
neuronaux
 Les éléments en faveur sont :
mineurs ( trouble de l’intégration motrice et Hypothèse neurodéveloppementale et adolescence :
* La mise en évidence à l’imagerie cérébrale d’anomalies fonctionnelles et anatomiques
 L adolescence constitue une période clef du
sensorielle et de la coordination motrice , présence de * L’existence d’altérations cérébrales progressives au cours de l’évolution de la maladie
mouvements anormaux , anomalies de la neurodéveloppement : phase d’élagage des
* La taille des ventricules n’est pas statique mais évolue avec la durée de la maladie et se
latéralisation) connexions synaptiques au cours de laquelle sont
stabilise ensuite
 Absence de gliose associée aux anomalies
éliminées les connexions excédentaires générées de
* La diminution du volume des lobes frontaux , temporaux , du cervelet et du cortex cingulaire
structurelles cérébrales , en faveur d’un processus manière aléatoire au cours du neurodéveloppement
antérieur associée à la diminution de la substance blanche au niveau de la région
 Les lésions du cerveau sont présentes au début de la
lésionnel précoce non évolutif postérieure de la capsule interne
 Présence à l’imagerie des anomalies neuro-
vie mais ne se manifeste qu’à la fin de l’adolescence ou
* Ces modifications observées dès le 1er épisode psychotique et avec une progression
anatomiques dès le début du trouble qui sont peu ou à l'âge adulte
postéro-antérieure au cours de l’évolution
 Selon le modèle du double coups il y a 2 moments
pas évolutives
critiques du développement du cerveau : période intra  L’évolution progressive : phase asymptomatique avant l’adolescence , phase prodromique de
Facteurs environnementaux :
utérine et adolescence : les lésions précoces du bizarrerie , phase active avec signes positifs et phase finale déficitaire
Précoces ( complications obstétricales ) :
développement pourraient entrainer un  Modification de la réponse aux antipsychotiques et apparition de la résistance : excitotoxicité
 L’hypoxie , la malnutrition , le stress….pourraient
dysfonctionnement spécifique des réseaux neuronaux  L’apparition d’une résistance au traitement à chaque épisode suggère que la psychose est
causer une réduction des facteurs de croissance
expliquant les symptômes prémorbides , A délétère pour le cerveau . Un traitement continu et prolongé pourrait protéger d’une
nerveuse et la stimulation de certains processus
l’adolescence une élimination excessive des synapses progression de la maladie ou de l’installation d’une résistance
toxiques tuant les neurones
 Certaines théories neuro développementales
et la perte de plasticité contribueraient à l’émergence
suggèrent qu’une excitotoxicité ( génétiquement des symptômes
programmée ou provoqué par l environnement )
survenant dans l’hippocampe ventral avant
l’achèvement des connexions dans le cerveau en
développement pourrait altérer le développement du
cortex préfrontal et entrainer une disconnectivité à
son niveau pourraient être à la base des symptômes
de la schizophrénie
Tardifs : L’abus de substances , les stresseurs
psychosociaux en interaction avec des facteurs
génétiques contrôlant la maturation cérébrale à
l’adolescence et à l'âge adulte .
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

PRISE EN CHARGE: APPROCHE BIO-PSYCHO-SOCIALE


 HOSPITALISATION  SOCIOTHÉRAPIE ET MESURES SOCIALES  JEUNE ADULTE
 À la demande du patient  Loisirs accompagnés  La durée de psychose non traitée (DUP: SUIVI INDIVIDUEL MILIEU DE VIE
 Si risque auto ou hétéroagressif  Emplois protégés, duration of untreated psychosis) représente  ALLIANCE  Favoriser
 Si désorganisation manifeste difficile à gérer en ambulatoire Reclassement un facteur péjoratif d’évolution de la maladie THERAPEUTIQUE l’autonomie.
 Episode aigu avec troubles du comportement professionnel  L’intervention précoce: améliorer le pronostic  Reconnaissance de la  Suivi dans le milieu
(stress) du trouble maladie et de ses  Partenariat avec les
 TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE  Mesure financière  Prévenir les rechutes ,les comorbidités , le implications, processus ressources
1) Neuroleptiques 2) Antipsychotiques  Mesure de risque de suicide de deuil restaurer impliquées.
classiques,  type classique(première génération) : protection des biens  Prévenir les conséquences psychosociales l’espoir.
antipsychotiques Largactil, Haldol, Nozinan  Engagement dans la TRAVAIL / ETUDES
atypiques :  atypique (deuxième génération) : réadaptation  Identifier les
 Bilan préthérapeutique Risperidone, Olanzapine, amisulpride,  Intégration d’habiletés intérêts et
minimal Quetiapine, aripiprazole, clozapine psychosociales et de aptitudes
* Clinique : poids, changements  Favoriser un retour
 monothérapie dans la mesure du possible
taille>IMC d’habitudes de vie progressif
 dose minimale éfficace
* NFS, PQ  Éviter les pressions
 le plus tôt possible au cours de l’évolution
* ECG ( à la recherche SUIVI DE GROUPE de performance
 En cas d’effets secondaires : des correcteurs
allongement de  Identification des  Éviter les contacts
l’espace QT) (Artane*) peuvent être prescrits:
capacités et des humains intenses.
 Risque d’addictogène ,impact les fonctions
* Bilan rénal et déficits.
hépatique cognitives
 Programme d’activités FAMILLE
 Traitement des comorbidités thymiques
* Glycémie manuelles  Entrevues familiales
* Ionogramme sanguin
:Antidéprésseurs-Régulateurs de l’humeur
(concentration,  Groupes pour les
 Les anxiolytiques peuvent être utilisés
organisation) familles
 Surveillance: :traitement d’appoint
 Entrainement  Révision des
* Effets secondaires
 à la communication attentes
* Réponse
 aux habiletés sociales  Modification des
thérapeutique
 à la résolution de attitudes.
 PSYCHOTHÉRAPIE problèmes.  Programme
 Organisation du profamille
1) Individuelle : 2) Familiale
 Thérapie comportementale et cognitive  Programme de quotidien
 Préparation au travail /
(Entraînement aux habiletés sociales, gestion Psychoéducation
des émotions, gestion du traitement) études
 Remédiation cognitive
 Réadaptation psychosociale CONCLUSION
 Psychose chronique ayant un retentissement très
 Le changement d’antipsychotique peut se justifier en cas de Manque important sur le patient ,sa famille et la collectivité.
d’éfficacité persistant (6 à 12 semaines)  Prise en charge globale :patient et famille(

 L’utilisation d’antipsychotiques à action prolongée : programme profamille +++)


 Traitement pharmacologique +Réhabilitation
 Non observance du traitement
sociale +++
 La préférence du patient ( préfère ne pas prendre le traitement tous les
jours)
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

APPROCHE DIMENSIONNELLE
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

DEPRESSION

INTRODUCTION SEMIOLOGIE:
 OMS : > de 100 millions chaque année  humeur dépressive  symptômes psychiques  Contenu de la pensée:  Sémiologie: troubles somatiques
 La prévalence sur la vie entière varie Humeur fixe, monotone et constante dans Anxiété: Vision négative  Digestifs: nausées, vomissements, douleurs abdominales,
entre 20 et 30 % le temps indépendamment de  Peut caractériser certains épisodes  Sur soi: troubles du transit intestinal
 Enquête nationale: 26.3% l’environnement, caractérisée par: dépressifs  Perte d’estime et de  Urinaires: pollakiurie , dysurie, brûlures
 Problème majeur de santé publique 
Tristesse: persistante, irraisonnable et  État de tension psychologique où le confiance en soi  Cardiovasculaires: TA, pouls
 Fardeau important de souffrance et inconsolable sentiment d’un danger imminent  Impuissance  neuro musculaires: affaiblissement, contracture, crampes,
d’incapacité pour le patient et son 
Anhédonie: perte de capacité de ressentir prédomine  Culpabilité paresthésies, céphalées, vertiges
entourage du plaisir  Symptômes physiques: sensation de  Infériorité
 La composante anxieuse participe grandement aux
 Médecin généraliste : le premier sollicité
2 formes d’anhédonie :anhédonie boule/creux à l’estomac, gorge serrée,  Pessimisme
plaintes somatiques
 Prise en charge codifié expérientielle (moindre capacité à difficultés de déglutition, tension  …
 Prévention des complications : éprouver du plaisir lors de la réalisation de musculaire, sensation de chaleur/froid,  Sur le monde:
 Sémiologie: conduites suicidaires
 Abus de substances psychoactives l’action) et anhédonie anticipatoire palpitations…  Personne ne m’aime
 Idées suicidaires:
 Suicide +++ (anticipation du plaisir dans la réalisation  Incapacité à détendre
 Idées suicidaires:  Passives: souhaits de mort
 Morbidité somatique d’une action future) > déambuler, passage à l’acte auto ou
Vagues/passives  Intentions suicidaires: idées de se faire du mal vagues
 Anesthésie affective: désintérêt, hétéroagressif par raptus anxieux (plus
(souhaits de mort) sans plan précis
EPIDEMIOLOGIE indifférence émotionnelle généralisée aux rare)
 passages à l’acte  Plans suicidaires: le sujet a mis en place un plan de se
 ♀ >♂  3/1 personnes et aux événements, vécue de
faire du mal, mécanisme (défenestration, ingestion
façon consciente et pénible  symptômes psychomoteurs
 Troubles des conduites médicamenteuse, pendaison…), lieu, heure..
 Âge de début Sentiment douloureux de ne plus ressentir Ralentissement des processus
instinctuelles  Actes suicidaires: passage à l’acte mûrement
25 à 35 Ans d’émotion surtout vis à vis des proches psychiques et moteurs, caractéristique
Sommeil: réfléchi/impulsif (raptus suicidaire)
Tendance au rajeunissement  Douleur morale: sentiment centrale de la dépression:
 Insomnie:  Équivalents suicidaires: automutilations, refus de
 Taux de récidive dans l’année suivante d’insatisfaction, culpabilité, dévalorisation, Ralentissement voire inertie motrice
D’endormissement, réveils s’alimente/de boire, prises de risque inconsidérés (voiture,
40% d’auto dépréciation, d’incapacité, jusqu’à la clinophilie: gestes rares,
nocturnes, réveils précoces jeu, toxiques, relations sexuelles non protégées..)
 20% Suicide d’improductivité et d’impuissance ponctuation manuelle du discours
matinales, corrélé à un risque
 80% des suicidés présentent un EDC au ,d’inutilité réduite
suicidaire  Épisode dépressif caractérisé :DSM 5
moment du passage à l’acte  Idéation suicidaires: apparaît comme le  Bradykinésie , hypomimie ,posture
 Hypersomnie: non
moyen de mettre fin à sa souffrance voutée
réparatrice
CONCLUSION  Fatigue sans lien avec le niveau
 Dans l’épisode dépressif caractérisé sans
 La dépression est une maladie d’activité Alimentaire:
caractéristiques mélancoliques, on peut
fréquente  Effort considérable pour effectuer des Anorexie: plus fréquente,
retrouver quelques un de ses éléments
 Les complications sont lourdes avec perte de poids
mais pas l’ensemble du tableau; avec taches considérables
pour le patient, sa famille et la  Hyperplasie
société parfois variation de l’humeur triste avec  Ralentissement psychique:
amélioration vespérale.  Troubles de l’attention et de la
 Le pronostic dépend de la Sexuel:
mémoire: sensation de tête vide,  Troubles de la libido:
précocité du diagnostic et de la
difficulté de concentration diminution de l’appétit sexuel
prise en charge
 Bradypsychie: pauvreté et lenteur du
 Le traitement dans la majorité des  Impuissance, frigidité
cas relève du médecin généraliste discours
 Négligence dans la
présentation(habillement , rasage…)
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

FORMES CLINIQUES:
 EDC avec détresse anxieuse  EDC avec caractéristiques mélancoliques  EDC avec caractéristiques psychotiques  EDC avec début lors du
Présence d’au moins deux des symptômes suivants Idées délirantes/hallucinations post partum
L’un des éléments suivants a 3 ou Plus des éléments suivant:
pendant la plupart des jours:  Congruentes à l’humeur: contenu des idées Début des symptômes
été présent au cours de la 1) Humeur dépressive: abattement
1) Sentiment d’énervement ou de tension. délirantes et des hallucinations concorde avec les thymiques pendant la
période la plus grave de profond, désespoir et/ou
2) Sentiment d’agitation inhabituel. thèmes dépressifs typiques d’inadéquation grossesse/4 semaines suivant la
l’épisode actuel: morosité>anesthésie affective
3) Difficultés de concentration dues à des soucis. personnelle, de culpabilité, de maladie, de mort, de grossesse
1) Perte du plaisir pour 2) Dépression plus marquée le
4) Peur que quelque chose d’horrible ne survienne. nihilisme ou de punition méritée. Avec/sans caractéristiques
toutes ou presque toutes matin
5) Sentiment d’une possible perte de contrôle de soi  Non congruentes à l’humeur: contenu des idées psychotiques
 Risque suicidaire plus élevé,
 Troubles de conduite/comportement: fugues,
hétéroagréssivité..
les activités.
2) Absence de réactivité aux
stimuli habituellement
+ 3) Réveils précoces
4) Agitation/ralentissement
psychomoteur
délirantes ou des hallucinations n’implique pas les 
thèmes dépressifs typiques, ou bien le contenu est
un mélange de thèmes incongruents et congruents à
Risque d’infanticide (surtout
avec caractéristiques
psychotiques++)
agréables (ne se sent pas 5) Anorexie/perte de pois
 Durée de maladie plus longue l’humeur. Risque de récurrence pour
beaucoup mieux, même significative
chaque accouchement ultérieur
temporairement, 6) Culpabilité excessive
 EDC avec caractéristiques mixtes  EDC avec catatonie est de 30 à 50 %
lorsqu’un événement
Au moins 3 des symptômes suivants, en plus des  Risque suicidaire++ >>Urgence  caractéristiques catatoniques sont présentes  À distinguer des états
agréable survient).
symptômes dépressifs: psychiatrique!! pendant la plus grande partie de l’épisode dépressif confusionnels lors du post
1) Humeur élevée/expansive  Urgence psychiatrique partum++ (fluctuation du niveau
2) Augmentation de l’estime de soi/ idées de  EDC avec caractéristiques atypiques  Au moins 3 de ces symptômes: de vigilance ou de l’attention)
grandeur A. Réactivité de l’humeur (c.-à-d. que les événements positifs réels ou 1) Stupeur 7) Maniérisme
3) Grande communicabilité potentiels améliorent l’humeur). 2) Catalepsie 8) Stéréotypie  EDC avec caractère
4) Fuites d’idées B. Deux (ou plus) des caractéristiques suivantes : 3) Flexibité cireuse 9) Agitation saisonnier
5) Augmentation de l’énergie/activité orientée vers 1) Prise de poids ou augmentation de l’appétit significative. 4) Mutisme 10) Expressions  Relation temporelle régulière
un but 2) Hypersomnie. 5) Négativisme faciales entre la survenue des épisodes
6) Prise de risque 3) Membres « en plomb » (c.-à-d. sensation de lourdeur, « de plomb », 6) Prise de posture grimaçantes dépressifs caractérisés et une
7) Diminution du besoin de sommeil dans les bras et les jambes). 11) Écholalies période particulière de l’année
 Éliminer une 4) La sensibilité au rejet dans les relations est un trait durable (c.-à-d. 12) Échopraxie (hiver++)
*pathologie organique qu’elle n’est pas limitée aux épisodes de trouble thymique) qui induit une  Prévalence élevée: âge jeune,
*Mode d’entrée Dans la schizophrénie/trouble altération significative du fonctionnement social ou professionnel. latitudes élevées
bipolaire

FORMES CLINIQUES EN FONCTION DU TERRAIN


 Âge:  Dépression vasculaire:  Trouble dépressif dû à une
 Trouble dysphorique prémenstruel:-
 Trouble neuro cognitif majeur/léger pathologie organique:
 Adulte jeune :  Sujet âgé:  Touche environ 3 à 5 % des femmes
dû à une maladie vasculaire  Sémiologie atypique
 Troubles de conduites  Pathologie fréquente  Au cours de la plupart des cycles menstruels de l’année
 Pathologie corticale (ATCDs d’AVC)  Note confusionnelle
(Adolescence)  Rapport étroit avec la pathologie écoulée
 Hyper intensité de la substance
 Caractéristiques atypiques: Mode organique (Comorbidités/causes)  Les symptômes surviennent au cours de la phase lutéale, et  Perplexité anxieuse

d’entrée à un trouble psychotique  Taux élevée suicide


blanche à l’IRM diminuent rapidement après le début des règles et absents  Ralentissement idéatif au premier plan
 Complication fréquente: 1/3 des avec douleur morale discrète
(schizophrenie++)  Agitation anxieuse au cours de la semaine suivant les règles
patients post AVC  Peuvent s’accompagner de pensées suicidaires
 Comorbidité: addiction++  Préoccupations hypochondriaques
 Morbi-mortalité élevée
 Perturbent notablement les activités professionnelles,
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

scolaires ou autres
MALADIE DEPRESSOGENES MEDICAMENTS ÉVOLUTION  Dépression traitée:  Dépression chronique:
1. Affections neurologiques: DEPRESSOGENES  Dépression non traitée  Levée des symptômes dépressifs en 3 à 9 Symptômes présent au delà de deux ans sans période de
 Troubles dégénératifs (la maladie de  psychostimulants (usage  Guérison, avec un risque suicidaire à semaines (70% des cas) rémission durable
parkinson, chorée de Huntington, sclérose prolongé ou sevrage) redouter  Récidive  15 à 20% des dépressions
latérale amyotrophique, maladie de Wilson)  L-dopa  Durée:  50% après le premier épisode  évoquant parfois une dysthymie
 Tumeurs cérébrales : particularités selon la  les corticoïdes  de 4 à 12 mois,  75% après le second épisode  facteurs intervenants :
localisation  la cimétidine  Risque de chronicité  Plus de 90% après le troisième épisode  résistance aux traitements
 certains antihypertenseurs  Critères de guérison :  la comorbidité (psychiatriques ou autres)
2. Affections endocriniennes:
(alphaméthyldopa,  disparition des symptômes dépressifs  environnement psychosocial
 Hypothyroïdie, hyperthyroïdie, maladie
bétabloquants, alpha  retour à l’insertion
d’Addison, syndrome de Cushing, hyper et
stimulants) socioprofessionnelle et familiale  Dépression et trouble de la personnalité
hypocorticisme androgéniques,
 la digitaline prémorbide  Difficile de faire la part entre ce qui revient aux structures
dysfonctionnements parathyroïdiens,
 les neuroleptiques  absence de symptômes résiduels pré dépressives, au potentiel dépressogène de certaines
carcinomes du pancréas)
 amélioration des scores aux échelles troubles de personnalités ou aux remaniements de la
de dépression personnalité induit par la dépression

ETIOPATHOGENIE
 génétique
 Études de jumeaux: taux de concordance entre les jumeaux
monozygotes est plus élevé que chez les jumeaux hétérozygotes.
 Les études de jumeaux retrouvent un taux de concordance inférieur à
100% chez les monozygotes témoigne de la participation de facteurs
non génétiques

 neurotransmission
 Sérotonine.
 Noradrénaline.
 Dopamine
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

 neuroplasticité  systèmes endocriniens Théorie intégrative


 Le cerveau est tout le temps en remodelage  Axe Hypothalamo-Hypopyso-Surrénalien  Vulnérabilité biologique génétiquement déterminée: Réaction
 Synaptogénèse dans certaines structure (hippocampe)  Axe Hypothalamo-Hypophyso-Thyroidien neurobiologique excessive à des événements stressants (plus forte
 Phénomènes sous la dépendance de certains gènes chez les femmes)
 L’expression de ces gènes est sous la dépendance de  Vulnérabilité psychologique : Rôle du vécu des situations pénibles
facteurs environnementaux (stress) qui se manifeste par des sentiments d’inaptitudes à faire face (
personne sent qu’elle n’a pas « le contrôle ». Ce développe dans
l’enfance)
 Rôle des événements stressants dans le déclenchements de ces 2
vulnérabilités:
 Rôle du soutien social comme facteur protecteur

Théorie psychanalytique :
 Dimension traumatique de la perte, du deuil
 Blessure narcissique

 Ces pertes neuronales peuvent être réversibles  Neuro-imagerie


 Spontanément : Neurogénése
 Antidepresseurs :rétablissent la transmission du signal
monoaminergique > augmentation du BDNF

 facteurs de vulnérabilité psychologiques


 Événements de vie négatifs
 Style cognitif négatif
 A propos de soi, du monde, et du futur
 stratégies de coping
 Pensées automatiques négatifs

 facteurs de vulnérabilité sociales


 Femmes++
 Faible soutien social
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

Difficultés d’insertion sociales: chômage..


PRISE EN CHARGE
 Modalités:  ISRNS: Prise en charge: traitement aigu  Objectifs du traitement  Points particuliers
 Hospitalisation : Molécule Nom Posolo  Objectifs:  La rémission complète:  Associations avec des anxiolytiques ou des
 Risque suicidaire commercial gie  Établir le diagnostic précis  Disparition des symptômes antipsychotiques sédatifs: au début du
 Mélancolie usuelle  Objectifs thérapeutiques à  Retour à un fonctionnement sociale habituel traitement et pour une durée très brève
 Catatonie… (mg/jr) court/long terme (d’avant le trouble)  En cas de grossesse : il est préférable de
 Ambulatoire  Durée:  La persistance de symptômes résiduelles est recourir aux substances pour lesquelles il
Duloxéti Cymbalta* 60-120
 Formes sévères (urgences psychiatriques)>>  6 à 12 semaines associées: existe des données relativement
ne Dulophi*
spécialiste  Rémission symptomatique aussi  Risque élevé de rechute rassurantes, c'est-à-dire l’Imipramine et
complète que possible  Mauvais fonctionnement social (travail, l’Amitriptyline, et certains ISRS (sertraline
 Moyens:
Milnacip Ixel* 75-100 famille…) ). Le traitement doit alors être conduit à la
 Pharmacothérapie ran (non posologie habituelle sous une surveillance
 Psychothérapie commerc PEC: traitement d’entretien
 Prescription des antidépresseurs particulièrement attentive
 Électroconvulsivothérapie ialisé au  Objectifs: Prévenir la rechute
 Délai d'action : 4 à 6 semaines
Maroc)  Durée:
 traitement médicamenteux  Deuxième épisode dépressif, il est préférable  Prise en charge:
 Maintien du traitement pendant au
 Tricycliques: Venlafaxi Effexor* 75-225 d'éviter un médicament ayant été éléctroconvulsivotehrapie
moins 4 à 9 mois à la dose de la
 Inhibition de la recapture présynaptique des ne Velaxor* précédemment inefficace ou mal toléré, et de En première intention : lorsque le
Vendep* phase aiguë
monoamines, particulièrement la prescrire à nouveau un antidépresseur ayant pronostic vital est engagé (risque
 Dépend de différents facteurs
noradrénaline et la sérotonine, touchent aussi été efficace et bien toléré suicidaire, altération grave de l'état
d’autres récepteur (acétylcholine, histamine…)  Posologie efficace des ISRS est généralement général)
 Effets secondaires++ d’un comprimé ou gélule par jour  En deuxième intention :
 IMAO (non commercialisé au Maroc)
 Toxicité cardiaque  Les effets secondaires apparaissent  Echec de la thérapeutique
 inhibition de l’activité enzymatique des
 Effets adrénolytiques monoamines-oxydases précocement (en quelques jours) et sont pharmacologique :Résistance
 Effets anticholinergiques  >>augmentation concentration transitoires  Intolérance du traitement
 Efficacité++ (formes sévères)  Sujet âgé, la posologie doit être réduite, pharmacologique
synaptique de monoamines
 Ex.: habituellement de moitié 
Classe Nom Posologi  Important de ne pas arrêter le traitement  Prise en charge: stimulation
 Clomipramine (Anafranil*) Amitriptyline commercial e usuelle
(laroxyl*) précocement magnétique transcrânienne
(mg/jr)
 Maprotiline (ludiomil*)  Et pour cela, il faut:  Permet une stimulation cérébrale non
Imipramine(Tofranil*) a. Classiques Marsilid* 50-  Psychoéducation concernant le trouble et la invasive par application d’une impulsion
PEC: traitement à long terme
iproniazide 150 prise en charge++++ magnétique brève produite par une
 ISRS et ISRNS:  Objectifs: Éviter les récidives
 Implication des personnes importantes pour bobine métallique placée sur la tête
 Meilleure tolérance facilitant leur prescriptions b. Inhibiteurs Moclamine* 450-  Durée: En fonction de différents
le patient  Technique en cours d’évaluation
réversible 600 facteurs
 Efficacité comparable aux tricycliques  Un suivi rapproché (surtout le premier mois) Pas de protocole codifié
de la MAO-
 ISRS: le traitement de première intention A  La période du traitement dépend du nombre
Molécule Nom Posologi Moclobémi d’épisodes dépressifs (au moins 9 mois après  Psychothérapie
commercial e usuelle de amélioration  Psychothérapie de soutien
(mg/jr)  L’arrêt se fait progressivement  Thérapies cognitives et
comportementales
Escitalopram Seroplex* 10-30
Si pas d’amélioration au bout de 4 à 6  Thérapies interpersonnelles
semaines  Thérapie familiale
Fluoxétine Prozac* 20-80
 Clinique:  Thérapie d’inspiration analytique
Fluvoxamine Floxyfral* 100-200  revoir le diagnostic
 S’assurer qu’il n’y a pas de comorbidités à Thérapies cognitives et
Paroxétine Deroxat* 20-50 traiter comportementales:
 Revoir la compliance au traitement  Comportements: prescription d’activités
Sertraline Zoloft* 50-200  Traitement: plaisantes
Vortioxetine Brintellix* 5-10mg  Augmenter la dose  Emotions: relaxation
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

 Changer d’antidépresseurs  Pensées négatifs: restructuration


[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TROUBLE BIPOLAIRE

HISTORIQUE ÉPIDEMIOLOGIE SEMIOLOGIE


 Sexe  Début plus tardif  1% de la SEMIOLOGIE: SYMPTOMATOLOGIE SEMIOLOGIE: TROUBLE DE SEMIOLOGIE:
ratio :  Plus d’épisode dépressifs population THYMIQUE COMPORTEMENT ET DE CONDUITE SYMPTOMES
♀ =♂  Plus de cycles rapides générale SOCIALE PSYCHOTIQUES
 Humeur euphorique et/ou irritable:
Humeur joyeuse, sentiment de bien être,  Hyper sociabilité, déshinibition: familiarité  Délire:
VARIATIONS DE L’HUMEUR d’euphorie, ou irritable excessive, contact parfois hautain et  Congruents ou
 Inadaptée au contexte, arrogant non à l’humeur.
 Persistante  Hyper sexualité: comportement séducteur.  Thèmes plus
 1854, Jules Falret : folie circulaire (des états  Rupture avec l’état antérieur Risque de grossesse, d’infections fréquents:
sexuellement transmissible… mégalomanie,
de dépression et de manie)  Hypersyntonie: exagération de la résonance aux
 Impulsivité mystique,
 Jules Baillarger, même époque: folie à différents éléments du contexte
 Préoccupations altruiste inadaptées persécution
double forme  Hyper réactivité émotionnelle: augmentation
de l’amplitude des émotions avec ressentiment  Conduites à risque: conduite automobile,
(peut être
 En 1882, Karl Kahlbaum : Terme de congruente à
exagéré des affects consommation excessive d’alcool/d’autres
cyclothymie l’humeur quand
drogues, dépenses dans des
 En 1899, Emile Kraepelin: psychose  Labilité thymique elle est en
investissements hasardeux
maniacodépressive relation avec la
 Actes médicolégaux: vols, chèques sans
 K. Kleist et K. Leonhard: psychoses SEMIOLOGIE: SYMPTOMATOLOGIE mégalomanie)
provision, disputes…
intermittentes subdivisées en formes PSYCHOMOTRICE  Hallucinations:
unipolaires, maniaques ou dépressives et
 Hyperactivité motrice: désorganisé, SEMIOLOGIE: SYMPTOMES SOMATIQUES auditives,
formes bipolaires. visuelles,
improductive sans fatigue; besoin impérieux de
 Réduction du besoin de sommeil olfactives,
bouger
DEFINITION  Troubles alimentaires: soit excès cénesthésiques..
 Hyperactivité psychique:
Le trouble bipolaire se caractérise par une
 Tachypsychie et fuite d’idées: se traduit au
alimentaire, potomanie; soit diminution  Désorganisation
alternance d'épisodes dépressifs et des apports de la pensée
niveau du discours par une logorrhée,
d'excitations maniaques et se subdivise en  Tachycardie
donnant à l’extrême un discours incohérent
plusieurs sous-groupes :
voire une désorganisation du discours  Hypersécrétion sudorale et salivaire
 Trouble bipolaire type I  Aménorrhée
 Jeu de mots
 Trouble bipolaire type II  Déshydratation, amaigrissement
 Parfois un mutisme, voire un syndrome
 cyclothymie catatonique
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

DIAGNOSTIC - DSM5 CLASSIFICATION FORMES CLINIQUES


ÉPISODE MANIAQUE TROUBLE BIPOLAIRE TYPE I AVEC DETRESSE ANXIEUSE AVEC CYCLES RAPIDES
A. Humeur élevée, expansive ou irritable de façon Présence d’au moins deux des symptômes suivants  Peut s’appliquer sur le trouble bipolaire I ou II
anormale et persistante, avec une augmentation pendant la plupart des jours:  Au cours des 12 derniers mois au moins
anormale et persistante de l’activité orientée vers un [Link] d’énervement ou de tension. quatre épisodes thymiques répondaient aux
but ou de l’énergie (la plupart du temps, presque [Link] d’agitation inhabituel. critères d’épisode dépressif caractérisé,
tous les jours, pendant au moins une semaine/ou [Link]és de concentration dues à des soucis. maniaque ou hypomaniaque.
toute autre durée si une hospitalisation est [Link] que quelque chose d’horrible ne survienne.
nécessaire). [Link] d’une possible perte de contrôle de soi EPISODE MANIQUES/EDC AVEC
B. Au moins 3 des symptômes suivants (4 si l’humeur  Risque suicidaire plus élevé CARACTERISTIQUES PSYCHOTIQUES
est seulement irritable):  Troubles de conduite/comportement: fugues, Idées délirantes/hallucinations
[Link] de l’estime de soi ou idées de hétéroagréssivité..  Congruentes à l’humeur:
grandeur.
 Durée de maladie plus longue  contenu des idées délirantes et des
2.Réduction du besoin de sommeil (p. ex. le sujet se
hallucinations concorde avec les thèmes
sent reposé après seulement3 heures de sommeil). TROUBLE BIPOLAIRE TYPE II
AVEC CARACTERISTIQUES MIXTES  OU  dépressifs/maniaque typiques d’inadéquation
[Link] grande communicabilité que d’habitude ou
 Épisode maniaque/  EDC personnelle, de culpabilité, de maladie, de
désir constant de parler.
hypomaniaque Au moins 3 des symptômes mort, de nihilisme ou de punition méritée.
[Link] des idées ou sensations subjectives que les
pensées défilent. Au moins 3 des suivants, en plus des
 Non congruentes à l’humeur:
[Link]é rapportée ou observée. symptômes suivants, en symptômes dépressifs:
 contenu des idées délirantes ou des
[Link] de l’activité orientée vers un plus des symptômes [Link] élevée/expansive
hallucinations n’implique pas les thèmes
but/agitation psychomotrice dépressifs: 2. Augmentation de l’estime
dépressifs/maniaque typiques, ou bien le
[Link] excessif dans des activités à potentiel 1. Dysphorie ou humeur de soi/ idées de grandeur
contenu est un mélange de thèmes
élevé de conséquences dommageables dépressive au premier . 3. Grande communicabilité
incongruents et congruents à l’humeur.
 Altération marquée du fonctionnement [Link] de l’intérêt 4. Fuites d’idées
ou du plaisir pour 5. Augmentation de
AVEC DEBUT LORS DU POST PARTUM
toutes/presque toutes l’énergie/activité orientée
ÉPISODE HYPOMANIAQUE : Idem
les activités. vers un but  Début des symptômes thymiques pendant la
 Durée: au moins 4jours consécutifs CYCLOTHYMIE [Link] 6. Prise de risque grossesse/4 semaines suivant la grossesse
 Modifications du fonctionnement manifeste [Link] pendant au moins 2 ans de psychomoteur. 7. Diminution du besoin de  Avec/sans caractéristiques psychotiques
nombreuses périodes pendant lesquelles des [Link] ou perte sommeil  Risque d’infanticide (surtout avec
ÉPISODE DEPRESSIF CARACTERISE symptômes hypomaniaques sont présents sans d’énergie. caractéristiques psychotiques++)
Éliminer
que soient réunis les critères d’un épisode [Link] de
 une pathologie  Risque de récurrence pour chaque
hypomaniaque et de nombreuses périodes dévalorisation ou de accouchement ultérieur est de 30 à 50 %
organique
pendant lesquelles des symptômes dépressifs culpabilité  À distinguer des états confusionnels lors du
 Mode d’entrée Dans
sont présents sans que soient réunis les critères [Link]éations suicidaire la schizophrénie post partum++ (fluctuation du niveau de
d’un épisode dépressif caractérisé. récurrentes vigilance ou de l’attention)
B. Durant la période de 2 ans décrite ci-dessus, les
périodes hypomaniaques et dépressives ont été
INDICES DE BIPOLARITE LORS D’UN EDC
présentes pendant au moins la moitié du temps
et la personne n’a pas connu de période de  Ralentissement psychomoteur intense  Anxiété intense  Idées suicidaires
plus de 2 mois consécutifs sans les symptômes.  Hyperphagie  Symptômes psychotiques Antécédents familiaux de
 Hypersomnie troubles bipolaires
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

PRISE EN CHARGE
HOSPITALISATION TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE ÉLECTROCONVULSIVOTHERAPIE
 En urgence souvent sous contrainte  Neuroleptiques classiques, antipsychotiques atypiques: Action antimaniaque,  Cas résistant
 Protection des biens… antipsychotique (antiproductive)  Suicidalité élevée
 Risque auto/hétéroagressif  Thymorégulateur comme traitement en aigu et pour la prophylaxie : Réduire  Si degré d’épuisement dangereux
la fréquence, la durée et l’intensité des épisodes thymiques et d’améliorer la  Si médicaments disponibles sont CI
qualité des intervalles libres.
PSYCHOTHERAPIE
TTT PHARMACOLOGIQUE : 2 Phases
 PSYCHOEDUCATION +++: La qualité de la relation
La reconnaissance des symptômes prodromiques de médecin-malade conditionne
 Traitement curatif de  Traitement thymorégulateurs : traitement de fond
la part du patient (signes annonciateurs de rechute une large part de l’évolution
l’accès maniaque
propres à chaque patient) ,l’observance ,l’alliance  Décision d’une
 Les neuroleptiques classique Objectifs : diminution de la fréquence , de la durée et de l’intensité des épisodes
psychothérapie
thérapeutique ,l’acceptation du diagnostic
et antipsychotiques atypiques
1. LITHIUM (Téralithe 250*, Téralithe LP 3. CARABAMZEPINE ,meilleure gestion de la vie sociale * La structure de la personnalité
* Haldol*, Largactil*,
400*) (tegretol* Zeptol* ….)  Thérapie cognitive et comportementale ++ * L’environnement
Nozinan*,
 Bilan préthérapeutique:  Bilan prétherapeutique: * L’existence d’une comorbidité
Olanzapine ( zyprexa*,  La thérapie interpersonnelle et aménagement
* Examen clinique (poids, taille, tension * Bilan biologique: NFS, bilan * La fréquence des épisodes
Medizapin *, Ranozyp*) des rythmes sociaux (TIPARS)
artérielle) hépatique, bêta HCG (femme * les séquelles après l’accès
Risperidone (Prisdal*  Thérapie systémique et familiales (post-dépressifs)
risperdal* Ispérid* ) * Bilan biologique: ionogramme sanguin, en âge de procréer)
 Sociothérapie
Quetiapine (Seroquel*, créatinine, TSH-us, ECG, EEG (en présence de * Posologie: 400 à 800mg/jour
Quetiaphi* Querzo*) symptômes neurologiques) * Interactions
 Surveillance: médicamenteuses: inducteur SUIVI
Aripiprazole (Abilify*
Aripiphi*) * Lithiémie: Hebdomadaire jusqu’à fourchette enzymatique  Importance d’une bonne alliance thérapeutique
* Dose à adapter en fonction thérapeutique entre 0,6 à 0,8 mEq/L (0,8 à  Evaluer les bénéfices et la tolérance
4. LAMOTRIGINE (Lamictal*)
du patient : Intramusculaire 1,2mEq/L forme prolongée)  Semestrielle  informations sur la maladie et les traitements
* Ionogramme, TSH: semestrielle
 Bilan préthérapeutique:
– voie orale.  Prévenir les facteurs de rechute
* Examen clinique
 Thymorégulateur +++ :  Repérer les signes précurseurs de rechute
2. VALPROATE DE SODIUM: (Dépakine* * Bilan biologique: NFS, bilan
* Lithium (bilan prélithium :
Valpro*.) hépatique, bêta HCG  Comprendre le retentissement fonctionnel de la maladie
cardiaque, rénal, thyroïdien,
 Bilan préthérapeutique: * Posologie: 100-300mg/jr,
BHE-Natrémie)
* Examen clinique augmentation très EN CAS DE RESISTANCE
* Carbamazépine, (Tégrétol*
* Bilan biologique: NFS, bilan hépatique, bêta progressive par pallier de
Zeptol* ) - Divalproate de
HCG (femme en âge de procréer ++++ ) 25mg/1 à 2 sem
sodium (Dépakine* Valpro*)
* Posologie: 20mg/kg/jr en 2ou 3 prises par jour
* Lamotrigine :(lamictal* 5. ANTIPSYCHOTIQUE
Synnax* ). -  Surveillance:
ATYPIQUE:
* Quetiapine: * Poids, bilan hématologique et hépatique: tous
 Olanzapine , risperidone ,
(Séroquel*,Esperal* ….) les 3mois pdt la première année, puis tous les
quétiapine , Aripiprazole
6 mois
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

ÉTIOPATHOGENIE
LES ETUDES GENETIQUES NEUROIMAGERIE CÉRÉBRALE FONCTIONNELLE
 Risque morbide pour les troubles de l’humeur dans les  études des jumeaux  Mesures du métabolisme cérébrale du glucose par La
familles des patients bipolaires que dans la population * Homozygotes: un taux de tomographie par émission de positrons au 18fluoro-désoxy-
générale. concordance de 40% glucose du flux sanguin cérébral en utilisant de l’eau marquée à
 Les parents du premier degré de sujets atteints de TB I ont: * Dizygotes: un taux de l’oxygène 15
* 8 à 18 fois plus de risque d’avoir un TB I concordance de 5 %  IRM fonctionnelle
* 2 à 10 fois d’avoir un trouble dépressif * Recherche de gènes candidats: le  Les modifications observées : au niveau du cortex antérieur et
 si un parent a un TB I, chacun de ses enfants a 25% de plus étudié des composantes sous –corticales des circuits thalamo-corticaux
risque d’avoir un trouble de l’humeur * SLC6A4(allèle court) et des noyaux gris centraux mais ces changements sont liés à
* D’autres gènes: l’état clinique et la majorité disparaissent en période euthymique
 si les deux parents ont un TB I, les enfants ont 25 à 75% de
risque d’avoir un trouble de l’humeur COMT,BDNF,DISC1 mais ce qui persiste c’est une augmentation du métabolisme de
l’amygdale

CONCLUSION : objectifs : Agir sur la phase aiguë et prévenir les rechutes +++
 Agir au niveau biologique → Traitements médicamenteux (thymorégulateurs)  Gérer sa vie en fonction de la maladie → Information et Education sur le trouble++++PSYCHOEDUCATION
 Agir sur les éléments potentiellement aggravants (privation de sommeil, prise de toxiques,  Gérer les séquelles, les problèmes individuels, familiaux → psychothérapies individuelle de couple ou
surmenage…) → Hygiène de vie systémique
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TROUBLE DE LA PERSONNALITE

PERSONNALITE: DEFINITIONS TROUBLES DE PERSONNALITE TROUBLES DE PERSONNALITE: FORMES


 Le terme de personnalité désigne généralement ce qu'il y a  Modes caractéristiques et habituels de perception CLINIQUES
de relativement permanent et stable dans le fonctionnement interne et de conduites de l'individu déviant Cluster A: Cluster B: Cluster C:
psychologique. notablement, dans leur ensemble, des attitudes  Caractérisé  Caractérisé  Caractérisé
 Delay et Deniker: « intégration dynamique des aspects culturellement attendues et acceptées (ou« normes par la par la par des
cognitifs, pulsionnels, volitionnels et affectifs » du sujet »); bizarrerie et théâtralité, comportemen
 Lagache: manière habituelle d'être d’un individu, de réagir et  Contrairement aux autres troubles psychiatriques l'excentricité l'émotivité et ts réservés,
de se comporter dans ses rapports avec le monde extérieur qui font rupture avec un fonctionnement antérieur du des craintifs et par
et avec lui-même. ,l’expression du Trouble est intégrée dans la façon comportemen comportemen de l'anxiété
 Deux caractéristiques de l'unité fonctionnelle intégrative la d’être et difficilement identifiable par le sujet . t ts 1. Évitante
personnalité:  Expression à travers des modalités relationnelles à 1. Paranoïaqu flamboyants 2. Dépendante
e et erratiques 3. Obsessionne
* Stable (la personnalité contribue à la permanence de l’autre , des styles cognitifs et comportementaux
2. Schizoïde 1. Borderline lle-
l'individu)
3. schizotypiq 2. Antisocial compulsive
* Unique (elle rend le sujet reconnaissable, distinct de tous
ue 3. Histrionique
les autres)
4. Narcissique
Personnalité: caractère/tempérament
Caractère: Tempérament: TROUBLE DE PERSONNALITE: DIAGNOSTIC
 Attributs caractérisant l’individu,  Unité observable (DSM5)
appris par des expériences acquises d’un individu à A. Modalité durable de l’expérience vécue et
lors du développement travers ses des conduites qui dévie notablement de ce
(environnement familiale, scolaire , caractéristiques, qui est attendu dans la culture de l’individu.
 OMS dans la Classification Internationale des Cette déviation est manifeste dans au moins
social , culturel....) habitudes, manière
Maladies (CIM10) : deux des domaines suivants :
 Ensemble de traits observables d’être
« Modalités de comportement profondément 1. Cognition
traduisant l’émanation de la  Hypothèses enracinées et durables consistant en des réactions 2. Affectivité
personnalité dans la vie relationnelle génétiques et inflexibles à des situations personnelles et sociales 3. Fonctionnement interpersonnel
 Hypothèses explicatives neurobiologiques de nature très variée. Ils représentent des déviations 4. Contrôle des impulsions
comportementales extrêmes ou significatives des perceptions, des B. Modalités durables, rigides, envahissant les
pensées, des sensations et particulièrement des situations personnelles et sociales diverses
relations avec autrui par rapport à celles d’un C. Souffrance cliniquement
individu moyen d’une culture donnée ». significative/altération du fonctionnement
social, professionnel ou d’autres domaines
ÉPIDEMIOLOGIE importants
 10%  D. Premières manifestations sont décelables au
 Âge de début :  Fin adolescence - Début âge plus tard à l’adolescence ou au début de l’âge
adule adulte
 Diagnostic après 18 ans E. Tableau pas mieux expliqué par un autre
 Plusieurs formes trouble mental
F. N’est pas imputable aux effets physiologiques
 Léger à sévère
d’une substance
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

PERSONNALITE PERSONNALITE SCHIZOÏDE PERSONNALITE PERSONNALITE BORDERLINE PERSONNALITE PERSONNALITE NARCISSIQUE PERSONNALITE DEPENDANTE
PARANOÏAQUE  Rare ANTISOCIALE/PSYCHOPAT Instabilité HISTRIONIQUE Mode général de fantaisies ou de Besoin général et excessif d’être pris
 Méfiance  Clinique HIQUE  Affective/émotionnelle Mode général de comportements grandioses en charge qui conduit à un
 Tendance à La * Froideur Mode général mépris et * Fortes et incontrôlables, réponses  Fantaisies de succès illimité, de comportement soumis et « collant »
défense et à l’attaque * Tendance à l’isolement, de transgression des droits fluctuation de l’humeur émotionnelles pouvoir, de splendeur, de beauté ou et à une peur de la séparation,
 Caractère querelleur absence d’intérêt pour
d’autrui * Dépression, colère, excessives et de quête d’amour idéal.  A besoin que d’autres assument les
et provocateur autrui et les relations  Incapacité de se anxiété, sentiment de vide d’attention  Pense être « spécial » et unique et responsabilités dans la plupart des
 Orgueil/vantardise sociales conformer aux normes  Le sujet est mal à l’aise ne pouvoir être admis ou compris domaines importants de sa vie.
sociales  Interpersonnelle dans les situations où il que par des institutions ou des gens  Peur de séparation
 Mépris des autres * Réactivité émotionnelle
 Tendance à tromper pour * Relations intenses et n’est pas au centre de spéciaux et de haut niveau.  Besoin constant d’être rassuré ou
 Désir de dominer peu marquée chaotiques
* Peu de plaisir à
un profit personnel ou par l’attention d’autruI  Besoin excessif d’être admiré conseillé de manière excessive par
 Colère * Idéalisation/rejet  Comportements de
participer aux activités
plaisir  Pense que tout lui est dû autrui.
 Ne supportent pas la  Impulsivité ou incapacité à * Peur intense d’abandon
sociales
séduction sexuelle  Exploite l’autre dans les relations  A du mal à exprimer un désaccord
rivalité inadaptée ou attitude
planifier à l’avance  Perturbations cognitives interpersonnelles avec autrui de peur de perdre son
 A du mal à se confier  Irritabilité et agressivité provocante
 Sd d’Asperger: * Identité et image de soi  Manque d’empathie soutien ou son approbation.
>bagarres et agressivité  Expression  Sentiment d’impuissance face à la
* Méfiance/suspicion,  Attitudes et comportements
 Prévalence : 3 à 4% Perturbations
 Mépris inconsidéré pour émotionnelle solitude
d’interactions sociales plus symptômes dissociatifs arrogants et hautains
superficielle et
 Clinique sévères sa sécurité ou celle transitoires  
rapidement changeante. Envie souvent les autres, et croit que
* Incidents 
d’autrui * (dépersonnalisation/déréa les autres l’envient. PERSONNALITE OBSESSIONNELLE-
sociaux/juridiques  Irresponsabilité  Utilise régulièrement COMPULSIVE
PERSONNALITE lisation)
 Absence de remords, son aspect physique
* Trouble de  Comportementale Mode général de préoccupation par
SCHIZOTYPIQUE pour attirer l’attention PERSONNALITE EVITANTE
comportements indifférence l’ordre, le perfectionnisme et le
 Mode général de  Automutilations, conduites à sur soi Mode général d’inhibition sociale, de
* Attitude  2 à 3% risque, tentatives de suicide  Manière de parler trop sentiments de ne pas être à la
contrôle mental et inter- personnel,
déficit social et
méprisante, regard aux dépens d’une souplesse, d’une
interpersonnel:  Sexe ratio : ♂ >♀  6/1 répétées subjective mais pauvre hauteur et d’hypersensibilité au ouverture et de l’efficacité,
hautain jugement négatif
* Gêne aiguë et  Comorbidités  Impulsivité en détails.
 Préoccupation par les détails, les
 Trouble délirant  Dramatisation ,  Évitement des activités sociales
compétences réduites * ATCDs de troubles de règles au profit du but principal de
chronique,Schizophré dans les relations théâtralisme et professionnelles impliquant des
conduites dans  2à contacts avec autrui par crainte de l’activité
nie proches, l’enfance exagération de
 Sexe ratio : ♀ > ♂ critique ou rejet.  Perfectionnisme entravant
 Relations avec les * Distorsions cognitives * Conduites addictives  Comorbidités l’expression
et perceptives émotionnelle.  Réticence à s’impliquer avec autrui à l’achèvement des tâches
autres troubles * Troubles dépressifs * Abus de substances moins d’être certain d’être aimé  trop consciencieux, scrupuleux et
* Conduites  Suggestibilité
* Spectre de la * Trouble de l’humeur et  Considère que ses  Réservé dans les relations intimes rigide sur des questions de morale,
excentriques.  Évolution
schizophrénie anxieux par crainte d’être exposé à la honte d’éthique ou de valeurs
* Favorable avec l’âge: relations sont plus
* Troubles de * Troubles de conduites ou au ridicule.  Rigide, têtu et avare
 Idées de référence Diminution des intimes qu’elles ne le
l’humeur :
manifestations alimentaires sont en réalité.  inhibition dans les situations  Dévotion excessive pour le travail et
5% des patients  Croyances Et langage  Facteurs de risque interpersonnelles nouvelles à cause la productivité à l’exclusion des
antisociales
déprimés bizarres/pensée magique  loisirs et des amitiés
* Risque de décès * Violence physique, 2 à 3% d’un sentiment de ne pas être à la
présentent une  Anxiété excessive en psychique et sexuelle  Comorbidités hauteur  Incapacité de jeter des objets usés
personnalité prématuré par causes
situations sociales  Se perçoit comme socialement
paranoïaque non naturelles (suicide,   Risque de suicide élevé 8 * Trouble ou sans utilité même si ceux-ci n’ont
 Absence d’amis proches accident, homicide) à 10% somatoformes incompétent, sans attrait ou pas de valeur sentimentale.
 Idéations méfiantes et * Trouble dépressifs inférieur aux autres.  Réticence à déléguer des tâches ou à
persécutoires 
* Tentatives de suicide Réticence à prendre des risques travailler avec autrui à moins que les
personnels ou à s’engager dans de autres se soumettent exactement à
nouvelles activités par crainte sa manière de faire les choses.
d’éprouver de l’embarras.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

ASPECTS THERAPEUTIQUES
PSYCHOTHERAPIE:++++ PHARMACOLOGIE
 Le seul moyen à ce jour  Actuellement uniquement le traitement des comorbidités
 Deux techniques avec un niveau de preuve meilleur:  Troubles anxieux-Troubles de l’humeur
 Troubles des conduites alimentaires-Addiction
La thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie des schémas
 Deux points importants à évaluer :  Les données scientifiques actuelles ne permettent pas de justifier une prescription pour des traits
1- La temporalité :en situation de crise ou phase inter-critique pathologiques
 Sauf dans très peu de cas :
2- le patient :
 L’impulsivité et la dysrégulation émotionnelle : Antipsychotique de nouvelle génération ou
* Niveau d’élaboration et d’introspection Régulateurs de l’humeur
* Capacité à s’engager dans une relation thérapeutique au long terme  L’anxiété , la tendance à la tristesse : ISRS
* Motivation : exemple se présenter sous pression de l’entourage
3- La comorbidité: doit être traitée avant le trouble de la personnalité ; altère la perception des traits par
le clinicien et parasite la psychothérapie

 trouble de la personnalité limite : la thérapie dialectique de la personnalité borderline


[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TROUBLES DU SOMMEIL
Les troubles du sommeil affectent une proportion importante de la LIEN TROUBLES DU SOMMEIL – TROUBLES PSYCHIATRIQUES
population générale Les interactions entre troubles du sommeil et troubles
En France, près de 15 % de la population souffre d’insomnie chronique, psychiatriques sont nombreuses.
10% de somnolence diurne excessive, 5 % de syndrome d’apnées du  Impact des troubles du sommeil sur l’apparition de troubles
sommeil, 5% de syndrome de jambes sans repos (SJSR), psychiatriques
La prévalence de la plupart de ces troubles est accrue chez les patients  Le risque de développer un trouble dépressif majeur est 10 fois
souffrant de pathologies psychiatriques plus important en cas d’insomnie ou d’hypersomnie. I l est aussi
Les conséquences des pathologies du sommeil sont multiples et accru chez les patients souffrant de SJSR.
concernent à la fois l’accidentologie, le risque cardio et cérébro-  L’insomnie majore le risque de troubles anxieux et de troubles
vasculaire, les troubles cognitifs, psychiques et de manière plus globale d’utilisation de l’alcool.
le fonctionnement professionnel, social, familial et la qualité de vie,  Impact des troubles du sommeil sur l’évolution des troubles
psychiatriques
PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL ET LIEN AVEC LES TROUBLES L’alternance des états de vigilance repose sur deux grands principes :
 L’insomnie contribue à la résistance au traitement et aux
PSYCHIATRIQUES  L’homéostasie, qui témoigne d’une « pression » de sommeil et se
rechutes des épisodes dépressifs.
traduit par une plus grande probabilité de s’endormir à mesure que
PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL  Elle peut précipiter un épisode maniaque.
l’état de veille se prolonge
Trois états de vigilance sont décrits chez l’homme :  La régulation circadienne, qui résulte de la mise en jeu de processus  L’altération du sommeil est également un facteur pronostique
 la veille péjoratif des troubles d’utilisation de l’alcool.
chronobiologiques.
 le sommeil lent De nombreux neurotransmetteurs sont impliqués dans la régulation  Dans de nombreux troubles psychiatriques (dépression, Stress
post-traumatique, Schizophrénie), l’insomnie est associée aux
 le sommeil paradoxal des états de vigilance, en particulier les mono-amines (noradrénaline,
comportement suicidaires.
 Etat de vigilance :une activité cérébrale spécifique et à un état dopamine, sérotonine), l’acétylcholine, le GABA et le glutamate, mais
également l’histamine et l’orexine.  Inversement, le traitement des troubles du sommeil dans les
particulier de perception et de réactivité
 le sommeil joue un rôle dans le métabolisme, la croissance, troubles anxieux et dans l’état de stress post-traumatique
l’immunité, la cognition et, plus spécifiquement pour le sommeil améliore le pronostic psychiatrique.
paradoxal, dans la régulation des émotions.  les troubles du sommeil sont susceptibles d’aggraver certaines
comorbidités des troubles psychiatriques comme les troubles
TROUBLE DU SOMMEIL : CATEGORIES DIAGNOSTIQUES cognitifs
Dans la classification internationale des troubles du sommeil (ICD-3),  Mécanismes physiologiques de l’interaction sommeil/psychiatrie
sept catégories diagnostiques sont identifiées  Ces mécanismes sont complexes, impliquant des voies
neurobiologiques communes aux deux pathologies.
 Exemple la dopamine :dépression et SJSR
 la sérotonine : dépression et altération du sommeil paradoxal.
Une nuit de sommeil est organisée de manière polycyclique
 Des substrats génétiques communs: les polymorphismes des
 chaque cycle dure environ 80 à 90 minutes, et comporte d’abord du
gènes de l’horloge biologique, observés dans les troubles de
sommeil lent puis du sommeil paradoxal, les premiers cycles de la nuit
l’humeur.
sont riches en sommeil lent profond et ceux de fin de nuit comportent
d’avantage de sommeil paradoxal.  Le sommeil est donc considéré comme une des dimensions de la
santé mentale
 L’analyse de la succession des stades de sommeil au cours de la nuit
grâce à la polysomnographie permet de définir certains paramètres  l’approche trans-diagnostique des troubles du sommeil
descriptifs du sommeil impliquant une détection et une prise en charge spécifiques de
ces troubles dans le contexte des pathologies psychiatriques est
aujourd’hui préconisée.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

L’INSOMNIE CHRONIQUE  Il repose sur le concept de facteurs prédisposant, traduisant une DIAGNOSTIC PRISE EN CHARGE
DEFINITION vulnérabilité individuelle (liée à une susceptibilité génétique, des traits de Diagnostic positif Prise en charge médicamenteuse
 Les critères de l’insomnie chronique selon l’ICSD-3 et le personnalités, une fragilité psychologique…)  L’évaluation clinique est au cœur de la  La plupart des molécules disponibles sont
DSM-5 diffèrent un peu .  la survenue d’un événement déclenchant (affection somatique ou démarche diagnostique indiquées dans l’insomnie transitoire,
 On voit principalement que l’ICSD-3 ne fait plus la psychiatrique, événement de vie stressant, changement de rythme…) qui va Evaluer le contexte d’apparition de mais ne devraient pas être utilisées
distinction entre insomnie « primaire » ou précipiter l’insomnie  une réponse adaptative au stress si elle reste l’insomnie, l’environnement, les longtemps dans l’insomnie chronique.
« secondaire » ou « comorbide », pour des raisons transitoire conséquences, etc,.  Elles modifient en général la structure du
thérapeutiques pragmatiques, afin d’inciter à  la chronicisation de l’insomnie résulte: limitation des activités diurnes du  Des examens complémentaires peuvent sommeil et exposent au risque d’effets
considérer le trouble du sommeil indépendamment du fait de la fatigue, siestes prolongées, consommation de boissons être indiqués : indésirables sédatifs résiduels la journée,
contexte et d’éviter l’hypothèse que le traitement de stimulantes la journée et d’alcool le soir…) et des pensées inadaptées  Agenda de sommeil : le patient y de tolérance et de dépendance, C’est le
l’affection jugée « causale ou comorbide » suffira à (attentes irréalistes vis à vis du sommeil, surestimation des conséquences consigne ses horaires de cas des benzodiazépines ou apparentées.
traiter l’insomnie. du manque de sommeil, attribution causale au sommeil de toutes coucher/lever, siestes, épisodes de  D’autres classes pharmacologiques sont
difficultés diurnes…) dont résulte un conditionnement négatif. somnolence, consommation utilisées hors AMM pour leur effet sédatif,
EPIDEMIOLOGIE d’hypnotiques… Il permet une comme les antihistaminiques ou les
 La prévalence de l’insomnie atteint 10 à 15 % de la CLINIQUE évaluation objective du rythme antidépresseurs tels que l’amitriptyline ,
population générale,  Relever à la fois les symptômes nocturnes et diurnes veille/sommeil et, constitue un outil la Miansérine .
 Plus élevée chez les femmes, chez les ravailleurs à  Nécessité de s’assurer d’une hygiène de sommeil correcte pour porter le d’évaluation et de suivi  La mélatonine à libération prolongée peut
horaires décalés ou les personnes en situation de diagnostic d’insomnie.  Actimétrie : elle permet l’évaluation être prescrite pour une durée plus
précarité objective de l’activité motrice pendant prolongée dans l’insomnie, après 55 ans.
 Augmente avec l’âge. COMPLICATIONS une période prolongée (2 semaines en  De nouveaux traitements ciblant les

Troubles dépressifs et anxieux (qui peuvent précéder l’insomnie) général, incluant un week-end) et récepteurs à l’orexine (neurotransmetteur
PHYSIOPATHOLOGIE 
Troubles cognitifs (en générale modérés lorsqu’évalués objectivement) reflète le rythme veille/sommeil. Elle jouant un rôle dans l’éveil) sont en cours
 L’insomnie est un trouble de « l’hyper-éveil », dont 
Accidentologie de développement.
peut renseigner indirectement sur le
témoigne une hyperactivité cérébrale au cours du 
Altération de la qualité de vie : niveau de fragmentation du sommeil ;
sommeil, mais aussi au cours de la veille, telle  Risque cardiovasculaire : il semble accru dans l’insomnie (hypertension  Polysomnographie : elle n’est indiquée Prise en charge non médicamenteuse
qu’évaluée en imagerie fonctionnelle Un grand nombre artérielle, maladies coronariennes, insuffisance cardiaque et mortalité Les thérapies cognitives et
que pour le diagnostic différentiel
de patients, l’insomnie s’associe à un trouble de cardiovasculaire). comportementales de l’insomnie (TCC-I)
(suspicion d’apnées du sommeil par
perception du sommeil, expliquant la discordance associent :
 Absentéisme et baisse de productivité. exemple) ou, en cas de résistance au
entre les plaintes et la durée du sommeil évaluée par 
Psychoéducation : hygiène de sommeil,
traitement, pour objectiver un
les enregistrements polysomnographies. environnement, activité, alimentaire…;
phénotype de type « court temps de
 Un sous-groupe de patients présente objectivement un 
Mesures comportementales : relaxation,
sommeil »,
temps de sommeil anormalement réduit : ce phénotype restriction de sommeil pour augmenter la
d’insomnie « à court temps de sommeil » se pression de sommeil, contrôle du stimulus
Diagnostic différentiel
caractériserait par une hyperactivité de l’axe  Phénotype « cout temps de sommeil » pour réassocier le lit et la chambre au
hypothalamo-hypophysaire et un risque (pas de plainte diurne) sommeil, intention paradoxale,
 Restructuration cognitive : identification
cardiovasculaire, cognitif et psychiatrique accru  Erreurs d’hygiène de sommeil
 Les mécanismes d’installation d’une insomnie  Trouble du rythme veille/sommeil (dans des croyances erronées, des pensées
chronique sont expliqués par le modèle le retard de phase par exemple, il existe dysfonctionnelles (sur-généralisation,
physiopathologique dynamique proposé par Spielman, une insomnie d’endormissement, mais, maximalisation du négatif, inférence
largement admis du fait des ses applications une fois obtenu, le sommeil est de arbitraire) et des préoccupations
thérapeutiques anxieuses excessives vis-à-vis du sommeil.
bonne qualité et de durée spontanée
normale) Les TTC-I (selon les programmes, 4 à 12
 Trouble de l’installation ou séances, individuelles ou en groupe) sont
recommandées dans l’insomnie
fragmentation du sommeil liée à une
chronique, quelque soient l’âge et les
autre pathologie du sommeil (syndrome
comorbidités (psychiatriques et non
des jambes sans repos SJSR, trouble
respiratoire lié au sommeil psychiatriques) des patients.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

TROUBLES DU SOMMEIL A EXPRESSION PSYCHIATRIQUE


Quand le trouble psychiatrique est associé à une maladie du sommeil Quand le trouble s’exprime par des symptômes psychiatriques et pose le problème
du diagnostic différentiel
SYNDROME D’APNEES-HYPOPNEES OBSTRUCTIVES DU SOMMEIL NARCOLEPSIE
 Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil  La narcolepsie de type1 (NT1) est une affection neurologique LE SYNDROME DE KLEINE-LEVIN
(SAHOS) est défini par la présence de plus de cinq apnées chronique rare, caractérisée par une somnolence diurne  Le syndrome de Kleine Levin (KLS) est une hypersomnie récurrente de cause inconnue,
(réduction du débit ventilatoire de plus de 90% pendant 10 anormale et des accès de perte de tonus musculaire brefs, affectant principalement les adolescents.
secondes au moins) ou hypopnées (réduction du débit ventilatoire appelés cataplexie, déclenchés par les émotions.  La prévalence est estimée à 2,3 cas/million d’habitants.
de 30 à 90% pendant 10 secondes au moins) obstructives (liées à  La NT1 résulte de la perte (d’origine auto-immune) des  Le KLS se manifeste par la répétition d’épisodes de début brutal, d’une durée de 2
une obstruction pharyngée) par heure de sommeil, associée à des neurones à hypocrétine ou orexine, neurotransmetteur jours à plusieurs semaines, avec une normalité de l’examen entre les crises. La
symptômes nocturnes et/ou diurnes. Le diagnostic du SAHOS stimulant de la veille, produit par l’hypothalamus latéral. présentation clinique associe une hypersomnie, des troubles de la perception avec un
nécessite au minimum un enregistrement nocturne des  Cette atteinte fait intervenir un terrain génétique sentiment de déréalisation, des troubles cognitifs, des troubles du comportement
paramètres respiratoires. prédisposant lié au HLA et des facteurs environnementaux. (troubles des conduites alimentaires (anorexie ou hyperphagie), désinhibition avec
 La prévalence du SAHOS est de 4 % chez les hommes et 2 % chez  Il existe d’autres hypersomnies neurologiques (la narcolepsie parfois hypersexualité.
les femmes de 30 à 60 ans. de type 2 et l’hypersomnie idiopathique) entraînant une  Les troubles de l’humeur sont fréquents avec idées noires pouvant aller jusqu’à la
 Au plan clinique on note des symptômes : hypersomnolence diurne, mais dont la nosographie est moins tentative de suicide.
 Nocturnes : ronflement, pauses respiratoires constatées par claire, et dont la prévalence et l’évolution sont moins  Des hallucinations peuvent être rapportées, visuelles le plus souvent, habituellement
l’entourage, nycturie, insomnie, sudation nocturne excessive connues. brèves et disparaissant spontanément.
 Diurnes : somnolence, fatigue céphalées matinales, irritabilité,  Une comorbidité psychiatrique a souvent été rapportée dans  La distinction avec un trouble psychotique bref n’est pas toujours simple lors du
ces populations, en particulier les symptômes dépressifs, qui premier épisode et certains cas de KLS avec une présentation pseudo-psychotique ont
troubles de la libido, troubles cognitifs.
peuvent parfois poser le problème du diagnostic différentiel. été décrits.
 la somnolence est un symptômes commun au SAHOS et à la
dépression Plus spécifiquement, dans La NT1, on retrouve une prévalence
d’environ 20% de symptômes dépressifs. Il existe aussi une NARCOLEPSIE
 Prévalences élevées de dépression et d’anxiété sont retrouvés
augmentation des symptômes anxieux, des troubles des  La narcolepsie s’associe à une dérégulation du sommeil paradoxal dont peuvent
dans le SAHOS (respectivement de 7 à 63 % et de 11 à 70 %).
conduites alimentaires et des troubles déficitaires de résulter des symptômes de présentation pseudo-psychiatrique, expliqués par la
 La dépression constitue un facteur de mauvaise adhésion au
l’attention avec hyperactivité. présence d’état de vigilance dissociés.
traitement par ventilation en pression positive nocturne du SAHOS.
 les patients peuvent présenter des hallucinations à l’endormissement
 le SAHOS est un facteur de risque de dépression et il est sur-
TROUBLES DU RYTHME VEILLE/SOMMEIL (hypnagogiques) ou au réveil (hypnopompiques) état de rêve éveillé lors des
representé dans la population de patients souffrant de troubles
transitions veille-sommeil), des paralysies du sommeil (atonie en sommeil paradoxal),
psychiatriques par rapport à la population générale, en particulier  Les troubles du sommeil d’origine circadienne résultent du
décalage entre la période de sommeil dictée par l’horloge ou des conduites automatiques la journée (état intermédiaire entre veille et
dans les troubles dépressifs.
biologique et le cycle de ville/sommeil souhaité. sommeil).
SYNDROME DE JAMBES SANS REPOS  Le syndrome d’avance ou de retarde de phase, de rythme
veille/sommeil irrégulier ou le syndrome libre cours (la MANIFESTATIONS VIOLENTES AU COURS DU SOMMEIL
 Le SJSR est défini par une impatience, se manifestant par une
période de sommeil n’est plus fixe et se décale de jour en  Les parasomnies se manifestent par des expériences physiques ou sensorielles
sensation désagréable, en général au niveau des membres
jour) sont des troubles intrinsèques en rapport avec une indésirables survenant durant le sommeil, au décours de l’endormissement ou du
inférieurs, qui débute ou s’aggrave au repos et est partiellement ou
complètement soulagée par le mouvement. perturbation de l’horloge endogène. réveil.
 Cette symptomatologie survient exclusivement ou principalement  Dans la schizophrénie, la prévalence des troubles du rythme  Certains épisodes peuvent s’avérer violents, en particulier dans le somnambulisme ou
en soirée ou la nuit. circadien est élevée. Ceux-ci sont souvent associés à d’autres les troubles du comportement en sommeil paradoxal.
 La prévalence du SJSR est comprise entre 5 et 15 %. troubles du sommeil (dont l’insomnie d’endormissement). Les
troubles du sommeil dans ce contexte sont associés à un  Le diagnostic différentiel comporte principalement les crises d’épilepsie nocturnes
 Cette affection est associée à un risque plus élevé d’épisodes
dépressifs et de troubles anxieux, en particulier le trouble panique, pronostic défavorable (augmentation du nombre de rechutes, et l’agitation nocturne en lien avec des crises non épileptiques psychogènes (CNEP)
indépendamment de l’insomnie comorbide fréquente. moins bonne insertion socio-professionnelle, risque augmenté  Les CNEP font partie des troubles somatoformes .
de suicide).  les CNEP surviennent rarement la nuit, et encore plus rarement au cours du
 Le SJSR ne doit pas être confondu avec l’akathisie, en général moins
localisée aux membres inférieurs et sans horaire vespéral. sommeil, ont été rapportées des CNEP faisant suite à un « pseudo-sommeil » pré-
ictal, état ressemblant au sommeil sur le plan comportemental, mais associé à un
EEG de veille.
 Le diagnostic pourra être évoqué grâce à une vidéo-polysomnographie en cas
d’épisode évocateur, le plus souvent au cours d’un éveil nocturne.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023

Effets des traitements sur le sommeil : psychotropes

ANTIDEPRESSEURS BENZODIAZEPINES ET APPARENTES ANTIPSYCHOTIQUES


 Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), et de la  Les benzodiazépines et apparentés (Zolpidem, Zopiclone) possèdent un  Les antipsychotiques ont un effet antagoniste des récepteurs
noradrénaline (IRSNA), les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) effet inhibiteur sur le système nerveux central via leu action dopaminergiques, or la dopamine est un neurotransmetteur promoteur
et les antidépresseurs tricycliques stimulants induisent une modulatrice du récepteur GABA. de la veille.
augmentation de neurotransmetteurs stimulants de la vielle  Les effets principaux des benzodiazépines sont sédatifs, hypnotiques,  De nombreux antipsychotiques de première et seconde générations
(sérotonine, noradrénaline et dopamine)Ils peuvent être à l’origine anxiolytiques, amnésiques, anti-convulsivants et myorelaxants. exercent également une action sur l’histamine et les récepteurs
d’une altération de la qualité du sommeil et d’insomnies.(après  Ces différents effets cliniques sont propres à chaque benzodiazépine cholinergiques muscariniques.
prescription le sommeil) en fonction de l’affinité pour le récepteur GABA A.  La plainte principale concernant le sommeil, en lien direct avec le mode
 Certains traitements antidépresseurs, tels que les antidépresseurs  Lors d’une prise à court terme les effets principaux observés sont la d’action, est habituellement une sédation et une somnolence diurne.
tricycliques sédatifs (amitriptyline) ou la mirtazapine et la miansérine présence de rythmes rapides sur l’électreoencéphalogramme, une  La quétiapine a un effet sédatif marqué, en raison d’un puissant effet
présentent, en plus de leur effet sérotoninergique et noradrénergique, diminution du temps d’éveil intra-sommeil, une augmentation de antagoniste sur les récepteurs histaminergiques H1 et d’une affinité
une action anti-histaminergique (anti-H1). l’efficacité du sommeil et du temps total de sommeil. modérée sur les récepteurs sérotoninergiques 5HT2A.
 L'histamine étant un neurotransmetteur promoteur de l’éveil, ces  En cas de prise chronique, il semble exister une altération modérée de  Les neuroleptiques aggravent le SJSR, cet effet semblant moins marqué
classes médicamenteuses ont un effet sédatif et peuvent favoriser la l’architecture du sommeil avec en particulier une diminution du pour l’aripiprazole.
somnolence diurne. sommeil lent profond, une augmentation du sommeil lent léger et  La prise de poids associée à certains anti-psychotiques peut favoriser le
une perturbation de la micro architecture du sommeil SAHOS.
 Le quasi-totalité des antidépresseurs (hormis le bupropion qui a un
effet dopaminergique) peuvent avoir comme effet secondaire le SJSR.
 Dans l’épisode dépressif caractérisé, on retrouve typiquement une
perturbation de la continuité du sommeil, un allongement de la
latence d’endormissement et un réveil matinal précoce.

 Une diminution du sommeil lent profond et des perturbations du


sommeil paradoxal, avec une réduction de sa latence d’apparition, une
prolongation du premier épisode de sommeil paradoxal et une
augmentation des mouvements oculaires rapides.
 Les différents antidépresseurs ont des effets variés sur l’architecture du
sommeil, mais la plus part d’entre eux retardent et réduisent le
sommeil paradoxal

CONCLUSION
 Le sommeil est cyclique
 Nécessite la contribution du cerveau et de l’environnement +++
 Le sommeil n’est pas un état passif
 Les troubles du sommeil impactent la sante mentale , entrainent voire aggravent certaines pathologies psychiatriques
 La nécessité de leur prise en charge
Introduction Quelques chiffres
• Normal/pathologique • En 2019, une personne sur huit dans le monde – soit 970 millions de
Troubles psychiatriques • Névrose/psychose personnes – présentait un trouble mental

généralités • Trouble: symptôme/durée/ souffrance/retentissement • les troubles anxieux et les troubles dépressifs étant les plus
courants
• En 2020, le nombre de personnes atteintes de tels troubles a
augmenté considérablement du fait de la pandémie de COVID-19.8

Prevalence des troubles mentaux dans la population générale marocaine


Classification des troubles psychiatriques En France (enquête nationale, 2005)

• CIM-10 (classification internationale des maladies, 10ème édition) : • 50% de la population enquêtée, est repérée comme ayant connu au moins
un trouble mineur dans la vie.
classification de référence dans les hôpitaux
• Les troubles de l’humeur représentent la prévalence la plus élevée chez les
• DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual, 5ème révision) : plus de 15 ans (26.5%).
classification de référence en recherche • L’épisode dépressif majeur est plus fréquemment repéré chez les femmes
avec 34.3% contre 20.4% chez les hommes.
• L’association de certaines caractéristiques (dont les symptômes) • On note une prévalence de 11, 3% chez les femmes pour l’anxiété
permet de poser des diagnostics généralisée actuelle, par rapport à 7.7% chez les hommes.
• La prévalence de l’abus d’alcool est de 2.0%, la dépendance alcoolique est
de 1,4%. La prévalence de l’abus de substances actuel est de 3.0% alors que
la dépendance la vie entière, qui est quasi identique chez les deux sexes,
est de 5,6%.

Facteurs de risque et prévention Relation médecin-malade


• Facteurs de risque • Techniques d’entretien : valider les ressentis, dépister la résistance,
• Sociaux et environnementaux : toxiques, traumatismes, discrimination, rappeler la liberté de choix, favoriser la dynamique de changement,
exclusion, pauvreté faire preuve d’empathie
• Psychologiques : personnalité, fonctionnement cognitif
• Biologiques : facteurs génétiques, maladies non psychiatriques • Tenir compte des différentes représentations de la maladie et
• Prévention informer
• Primaire : amélioration des conditions de vie et de travail, lutte contre • Favoriser une relation participative (vs paternaliste) : patient acteur
l’isolement, la précarité les addictions, l’échec scolaire… de son rétablissement
• Secondaire : règles hygiéno-diététiques, dépistage des troubles psychiatriques
débutants
• Tertiaire : optimisation thérapeutique, amélioration de la conscience du
trouble (éducation thérapeutique), promotion des droits et des soins
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

CRISE SUICIDAIRE CONDUITE A TENIR

INTRODUCTION Crise suicidaire: comment la définir? Modè le de la crise suicidaire LA COMMUNICATION : Savoir decrypter :
 Selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la  Période où, pour un sujet donné, le Différentes formes de communication des idées
santé suicide devient une solution pour suicidaires
* plus de 800 000 décès sont attribuables au suicide mettre fin à sa souffrance actuelle Désir de mourir Soulagement de la
chaque année dans le monde  Cette période, marquée par la  Je désirerais être famille
* une personne met fin à ses jours toutes les 40 souffrance et la tension, dure souvent mort.  Tout le monde irait
secondes. de 6 à 8 semaines  Je ne demande qu’à mieux si le patient était
* le taux mondial se situe à 11,4 suicides pour 100 000  Une tentative de suicide peut survenir dormir. mort
personnes pendant cette période de crise  Ce serait mieux pour tout
 Le taux est légèrement plus élevé dans les pays riches (12,7) « crise psychique temporaire et Supériorité de la le monde si j ’étais mort.
que dans les pays à revenu faible et intermédiaire (11,2) réversible dont le risque majeur est le mort  Je cause tant d ’ennuis à
 L'Asie du sud-est est la région la plus durement touchée. suicide ». La crise suicidaire : les enjeux pour  La seule solution pour ma famille en continuant
 Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes.  une période de rupture de l'équilibre le soignant moi, c ’est de mourir. à vivre. `
 Il concerne tout professionnel  Je serais beaucoup  Si j ’étais mort, je ne
 Le suicide représente 50% des morts violentes chez les relationnel du sujet(avec l'état
hommes et 71% chez les femmes. psychique antérieur du sujet, avec son intervenant en santé mentale, psy- mieux mort. manquerais à personne.
chiatres (et pas seulement ceux
 les méthodes de suicide les plus courantes sont la « homéostasie émotionnelle et
sociale » ) Cet état est marqué par travaillant aux urgences d’un hô pital Mettre ses affaires Incapable de continuer. `
pendaison, l’auto-empoisonnement par les pesticides et les
l'émergence Suicidaire(s) (idées) d' général), médecins généralistes et en ordre:  Je ne peux plus continuer
armes à feu.
idées suicidaires qui s'imposent qui autres professionnels soignants.  Je désire rédiger un comme ça.
peut déboucher sur un passage à nouveau testament.  Il faut que ça s ’arrête.
Médecin généraliste et crise  Il y a longtemps que
l'acte  C’est trop pour moi.
suicidaire
je voulais te donner  Je souffre trop.
Comment désamorcer une crise  la crise suicidaire n’apparaît pas de mes habits, je n ’en
suicidaire avant la phase aiguë ou le prime abord en tant que telle : aurai plus besoin. Sombres prédictions
* 90 % des suicidés voient un
passage à l’acte?  Je ne verrai pas une
médecin généraliste avant leur Intention de autre fête
geste (44 % un mois avant) commettre un  A votre retour, je ne
* 31 % un professionnel en santé suicide serai peut-être plus là.
mentale dans le mois précédent  Je vais me tuer. `
[22]  Je sais ce que je vais Parler des méthodes de
 les idées suicidaires sont rarement le faire et personne ne
 Les différences sont particulièrement frappantes en premier motif de consultation qui
suicide
fonction du sexe pourra m ’en  Je me demande si se
peut ê tre une consultation empêcher. –
 Pays le plus touché : le Guyana, avec un taux de 44,2 psychiatrique dans 50 % des cas, une
noyer est douloureux.
 Pays le moins touché : l'Arabie Saoudite, avec un taux de Crise psychosociale et crise  Dès mon retour à la  Est-ce qu’avaler du verre
consultation pour symptô me
0,4 psychiatrique maison, je prendrai peut me tuer ?
somatique dans 23 % ou un rendez-
 L’étude faite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS): mon fusil et je me  J ’ai des pilules à la
vous de suivi dans 28 % ferai sauter la
* Au Maroc, 1014 personnes se sont donné la mort en 2016 maison.
 Une crise suicidaire devrait ê tre
(soit 2,9 pour 100.000 habitants) 613 femmes et 400 cervelle.  Si on se pend, on ne doit
suspectée et explorée chez tout  Je connais la solution
hommes, révèle l’étude faite par l’Organisation mondiale patient présentant une pathologie rien sentir.
de la santé (OMS) psychiatrique
à tous mes problèmes  Il y a toujours un moyen
et il n’y en a qu’une pour en finir
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

EVALUER : Le risque, la gravité :  STRATEGIES ET SEQUENCES  Évaluation rapide et efficace  FACTEURS DE RISQUE PSYCHIATRIQUES
EVALUATION ET CONDUITE A D’INTERVENTION du risque, de l’urgence et de
TENIR DEVANT UN PATIENT  Établissement d’un lien de la dangerosité du scénario
SUICIDANT/SUICIDAIRE confiance entre suicidaire (R.U.D)
 La crise suicidaire , des l’intervenant et la personne
particularités au niveau: suicidaire
 Émotionnel : un sujet  Évaluation rapide et  ÉVALUATION DE LA DANGEROSITE DU
* coupé de ses émotions, efficace du risque, de SCENARIO SUICIDAIRE
* ou submergé par celles-ci l’urgence et de la  Pendaison  Electrocution
 Cognitif : dangerosité du scénario  Armes à feu  Suffocation
* rigidité et surtout restriction suicidaire (R.U.D)
 Saut ou  Noyade
 EVALUER AUSSI LES FACTEURS DE
cognitive précipitation Exsanguination
PROTECTION ET DE RÉSILIENCE
* faible capacité de résolution  Établissement d’un lien
 FACTEURS DE RISQUE ET DE  Ressources internes Ressources  Impacts
de problème de confiance entre
PROTECTION  Bonne estime de soi environnementales véhiculaires
 Comportemental : l’intervenant et la
 Immolation
 FACTEURS DE RISQUE SOCIAUX ET  Capacité de coping  Bonne cohésion
* repli, inhibition personne suicidaire
SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES  Mise en œuvre de familiale
* ou agitation, hostilité…
 RELATION * Age mécanismes de  Soutien amical  Mais 6 sous-catégories aussi: Inventaire
* Sexe défense adaptés •  Lien social des raisons de vivre
 EVALUATION ET CONDUITE A THERAPEUTIQUE
ETABLIE * Statut matrimonial Humour préservé  Bonne intégration Raisons positives de vivre
TENIR DEVANT UN PATIENT
* Emploi  Capacité à dire non  Activités  Croyances en la survie et en ses capacités à
SUICIDANT
Evaluation basée sur le recueil * Habitat  Capacité à prendre extérieures (sport, survivre
* Intégration du recul et à l’insight loisirs,  Responsabilités envers la famille
de données cliniques
* Environnement familial et  Optimisme de fond investissement  Préoccupations en rapport avec les enfants
 ATCD (personnels et familiaux,
médicaux et psychiatriques, en relationnel  Demande et associatif...) Raisons négatives liées au suicide
 ABORD DU PROBLÈME * Pertes, séparation, abandon recherche de  Crainte du suicide
particulier suicidologiques)
Établir un lien de confiance. * Violences, maltraitance soutien  Crainte de la désapprobation sociale
 Etat de santé actuel (somatique
 Cela passe par la capacité à * Difficulté s financiè r es, judiciaires  Objections morales
et psychiatrique)
entendre l’expérience
 Situation familiale,
suicidaire du patient. Phénomène suicidaire et lien  INTERVENIR MAIS COMMENT
professionnelle, sociale…
 Le clinicien se méfiera de sa  La crise suicidaire est une
 Mode de vie et histoire  Pistes d ’intervention
fuite défensive éventuelle pathologie du lien
personnelle
devant la détresse sous la  Aborder directement les intentions
 Facteurs déclenchants évoqués forme de solutions trop vite * le suicidé meurt seul et suicidaires
 Modifications récentes du souvent sans témoin  ÉVALUATION DE L’URGENCE SUICIDAIRE
apportée * « Est-ce que vous souffrez au point de
comportement * suicidants et suicidés souvent Évaluer l’urgence ou l’imminence du passage vouloir vous suicider ? »
 Alcoolisations, violences isolés (quantité et qualité de
Passage progressif d’une à l’acte : le scénario suicidaire, l’absence * « Est-ce que vous avez pensé à la maniè re
inhabituelles, agressivité, l’environnement relationnel) d’alternative autre que le suicide
relation à deux dont vous pourriez vous suicider ? »
fugues, absentéisme, isolement  à une relation centrée sur le  Passage à l’acte  Faible : pense au suicide, pas de scénario  Écouter et permettre l’expression des
relationnel, plaintes * quand les liens sociaux ont précis, simples flashs émotions : valider les émotions chez une
problème. disparu ou deviennent
somatiques, prises de risques…  Le but est d’arriver à une  Moyen: scénario envisagé, mais reporté personne
 Description de la TS : moyens, problématiques  Élevé: planification claire, passage à l’acte * « J’ai tout essayé et rien n’a marché. Il n’y
décentration progressive du * décès, rupture, séparation,
gravité, séquelles… patient : prévu pour les jours à venir a pas d’autre solution. »
 Intentionnalité suicidaire licenciement (…)
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

 Evaluation basée sur le recueil de  Arrê ter le processus autodestructeur  Orientation CONCLUSION : DES MOTS-CLEFS
données cliniques  Les moyens de suicide seront éloignés lorsque cela est possible,  Organisation d’un suivi ambulatoire,  Établir un lien de confiance.
 Critè res d’urgence:détermination  Les heures et jours qui suivent le début de l’intervention sont avec un RV fixé dans les jours suivant * Pathologie du lien
 Questions simples et sans détours, mais délicats, la sortie des urgences: * Recréer le lien
attention aux réticences, aux minimisations et  anticiper les difficultés éventuelles et proposer des points de * Psychiatre, psychologue, donner  Validation des émotions
banalisations, aux présentations trop sécurité » (numéros de contact, rendez-vous programmé, services une liste des lieux ressources  Évaluer le potentiel suicidaire
rassurantes, aux crises qui guérissent trop vite d’urgences) possibles * Aborder directement les IS
et aux dépressions souriantes * Informer sur la possibilité d’accéder * Réversibilité
* Préparatifs et précautions déjà prises  Préparer l’aprè s-crise: 24h/24 au urgences * Pas de risque zéro ni d’assurance
* Pathologie dépressive franche  Cela passe par la lutte contre les facteurs de risque  tous risques
* Angoisse intense, peu ou non maîtrisable 
* Délire et/ou hallucinations  Briser l’isolement.  Prévention
 Contacter la famille, encourager le patient à informer son  Prè s de la moitié des suicidants refont
 Mais
entourage, famille, proches, voire collè gues, une ou plusieurs autres TS au cours
* Pas de risque zéro en suicidologie
 Permet au patient de réaliser qu’il « compte » pour certains et de leur vie
* Tant qu’il y a de l’ambivalence, il y a de la contribue à mobiliser cet entourage pour créer un réseau de  À 1 an, le taux de récidive varie entre
vie protection autour de la personne. 12 à 25%, dont 2% de décè s par
 L’important est de créer une dynamique où la personne est invitée suicide; il est de 5% a 1 ̀ mois
 Formuler la crise
à « se protéger elle-mê me ».  Réduire le risque de récidive
 Pouvoir nommer la crise suite à l’échange
 Le réseau soignant existant doit également ê tre mobilisé suicidaire passe par le soutien de
avec le patient suicidaire peut « redonner l’engagement dans les soins
forme à la souffrance de la personne »
 La formulation de la crise inclut des  A l’issue de l’évaluation, 2 cas de figure
hypothè ses sur les enjeux de la crise.
 Cette étape peut contribuer à modifier des
distorsions cognitives induites par la crise
suicidaire chez le sujet.
 Entrevoir des solutions

 Nombreux sont les patients qui vont réaliser


qu’ils nuancent différemment l’expérience
d’impasse vécue dans la crise suicidaire et
entrevoir des solutions
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE AGITATION

PLAN DU COURS DIAGNOSTIC PRISE EN CHARGE A RETENIR


Définition 3 questions: 
Agitation est une
Diagnostic  Existe-t-il une origine organique? 1) VOLET RELATIONNEL perturbation du
Evaluation initiale  Est-ce une réaction à un événement actuel?  rester calme et garder son sang comportement moteur,
Etiologies psychiatriques  Est-ce un accès témoin d’une maladie mentale? froid psychique et relationnel
Etiologies non psychiatriques  éloigner l’entourage 
L’agitation est un symptôme
Prise en charge EVALUATION INITIALE accompagnateur 
Rechercher une cause
 Volet relationnel SI POSSIBLE (AGITATION SI IMPOSSIBLE (AGITATION  respecter l’espace corporel du organique
 Volet médicamenteux CONTROLABLE) INCONTROLABLE) patient 
Urgence psychiatrique la
 Hospitalisation Anamnèse SEDATION +/- CONTENTION  obtenir une alliance thérapeutique plus fréquente
Conclusion
* Antécédents (épisodes antérieurs, * Le recueil de données ne
(se présenter, expliquer, être Il faut toujours chercher
comitialité..) peut se faire qu’après empathique..) l’étiologie
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES  rassurer en imposant des limites  Risque de passer à côté
* Prise de MDOCS /substances sédation
Etre capable de faire une évaluation initiale devant un * Exposition éventuelle à un toxique Examen clinique approfondi  l’agité est celui qui a le plus peur!
d’une organicité
état d’agitation  Dangerosité du malade pour
Examen clinique détaillé Bilan biologique et imagerie
Trouver l’étiologie de l’état d’agitation En fonction de l’orientation clinique orientés 2) MOYENS MEDICAMENTEUX lui même ou pour les autres
Prendre en charge un patient en état d’agitation  Obtenir une sédation rapide  Assurer la sécurité du
* Bilan à demander: Biologie, Recherche de toxiques
imagerie…  Neuroleptiques: Largactil, Nozinan patient, de l’équipe
DEFINITION (Voie IM) soignante
 Anxiolytiques (voie orale plus  Privilégier toujours
Agitation se définit comme une perturbation du
ETIOLOGIES rapide) l’approche relationnelle
comportement moteur, psychique et relationnel
Urgence psychiatrique la plus fréquente Mais ce n’est ÉTIOLOGIES NON
ETIOLOGIES PSYCHIATRIQUES 3) MOYENS PHYSIQUES (en
qu’un symptôme PSYCHIATRIQUES
dernier recours)
Hyperactivité psychomotrice désordonnée Manie Confusion mentale
 Isolement
Risque de passer à côté d’une organicité Attaque de panique Démence
 Contention
Dangerosité du malade pour lui même ou pour les Délire: APA, schizophrénie  Iatrogénie
autres Psychopathie/personnalité * Corticoïdes
4) HOSPITALISATION
Augmentation de l’activité motrice antisociale * Opiacés
 En médecine
Inadaptée dans sa forme et dans sa force Alcool : Ivresses pathologiques, DT * Digitaliques
 confusion mentale
Perte du contrôle des actes Toxicomanies: Intoxication aiguë, * Antiparkisoniens
 retentissement somatique marqué
Souvent une tendance à l'agressivité ou à la violence syndrome de sevrage anticholinergiques
Traduction d’une excitation psychique * Antituberculeux (isoniazide)  En psychiatrie
Tous les degrés: de l'agitation modérée jusqu'à la  Si dangerosité
fureur
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE CONFUSION

PLAN DU COURS CLINIQUE CONDUITE A TENIR PRISE EN CHARGE


 Introduction  3 éléments  Hospitalisation en médecine  Traitement étiologique
 Diagnostic A- Syndrome confusionnel  Évaluer et corriger le retentissement  Traitement symptomatique
A- Syndrome B- Onirisme = Délire onirique somatique  Isolement du patient, chambre éclairée,
confusionnel C- Signes somatiques  REHYDRATATION même personnes, assurer la sécurité du
B- Délire onirique  Recherche étiologique patient
C- Signes A. SYNDROME B. DELIRE C. SIGNES  Réhydratation +++
somatiques CONFUSIONNEL ONIRIQUE SOMATIQUES RECHERCHE ETIOLOGIQUE  Eviter la contention (accentue l’angoisse)
 Conduite à tenir Trouble de la conscience  Etat de rêve  Altération de l’état  Examen clinique minutieux+++  Sédation de l'agitation en cas de nécessité par
et de la vigilance pathologique vécu et général  Examens complémentaires les anxiolytiques en IM, ou des
INTRODUCTION Présentation : hébété, agi  Déshydratation  TDM cérébrale neuroleptiques si échec
maladroit, négligé  Hallucinations  Hyperthermie  Bilan sanguin
 Urgence
Désorientation temporo- visuelles +++ ,  Insomnie et  EEG
psychiatrique et
médicale spatiale auditives, tactiles somnolence diurne CONCLUSION
Perplexité anxieuse  Vécu émotionnel ETIOLOGIES
 Trouble aigu  Confusion : état aigu, réversible si correctement
Déficits mnésiques pénible
transitoire et  Causes infectieuses: méningite, typhoïde… pris en charge
réversible de la (fausses reconnaissances) Adhésion totale  Causes toxiques:  Savoir faire le diagnostic
Discours incohérents
conscience  Exogènes: alcool, cannabis, CO,  Traitement symptomatique (fonctions
Comportements
traduisant une médicaments.. virales+++)
souffrance cérébrale inappropriés  Endogènes: IR, encéphalopathies  Mesures curatives : traitement de (s) causes

hépatiques, troubles endocriniens
 Causes neurologiques: tumeurs, HTIC, TC…
 Causes psychiatriques: psychoses, A RETENIR
réactionnelles à un état de stress  Urgence psychiatrique et médicale
 Trouble aigu transitoire et réversible de la
conscience traduisant une souffrance cérébrale
 Origine est organique jusqu’à preuve du
contraire
 Pronostic dépend de l’affection causale
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

TROUBLES DES CONDUITES ALIMENTAIRES

INTRODUCTION BASES PSYCHOLOGIQUES SEMIOLOGIE CONDUITES ALIMENTAIRES ABERRANTES :


Nourriture : Aspects comportementaux Les troubles des conduites alimentaires peuvent se faire : Pica syndrome:
 Acte vital, d’ordre biologique:  Apprentissage alimentaire dans la petite  dans certains syndromes organiques  Envie compulsive de manger, de mâcher ou
apporte de l’énergie et des enfance  dans le contexte d'une pathologie psychiatrique de lécher des substances non nutritives
nutriments Notre comportement alimentaire est très *TCA spécifiques: anorexie mentale et boulimie  survenir dans un contexte de trouble
 grande valeur émotive influencé par notre état émotionnel *TCA symptomatiques psychique avéré
 Symbole culturel puissant Lien entre troubles alimentaires spécifiques et  Cas particuliers : restriction pour des motifs d'ordre social ou * Trouble autistique ;
 Sécurité, bien être, voire la certains traits de personnalité: politique. (jeune, grève de faim) * Trouble schizophrénique, retards
richesse  Ex. de facteurs prédictifs à l’anorexie: mentaux : surtout la coprophagie.
Perfectionnisme RESTRICTIONS ALIMENTAIRES * Personnalité antisociale : dans le cadre de
Place de l’alimentation dans Anorexie: perte ou diminution de l’appétit
l’auto agressivité (lames de rasoir,
les sociétés modernes: DETERMINANTS SOCIAUX Diagnostic spécifique: anorexie mentale
aiguilles..)
 Importance de l’image du Perception de l’idéal corporel d’une société à Anorexie symptomatique:
corps Bizarreries alimentaires :
une autre  Dépression
 Influence des images  sélections alimentaires selon une croyance
la vie en société impose les heures et le nombre  Schizophrénie
diffusées dans les media de repas, on « apprend » à avoir faim à l’heure  Troubles délirants
délirante ou une symbolique personnelle (ex.
valorisant la maigreur refus des aliments rouges…)
24% des femmes et 8% des hommes font  Troubles anxieux: phobie ou TOC (par ex. peur de fausse route,
 Importance des produits  Essentiellement dans les troubles
régulièrement des régimes en occident. saleté..)
alimentaires: produis bio Les filles font leur 1er régime vers 12-13 ans en
psychotiques
moyenne EXCES ALIMENTAIRES
Plusieurs facteurs sont Trouble de l'alimentation nocturne:
Boulimie: crise incontrôlable impérieuse de consommation  anorexie matinale, prise alimentaire
impliqués: L’INFLUENCE DE LA SOCIETE ET DES MEDIAS… rapide de grandes quantités d’aliments en un temps limité principalement nocturne (Réveils nocturnes à
 Biologiques
Hyperphagie: consommation exagérée de nourriture sans crise but de prise alimentaire)
 Psychologiques
Trouble spécifique: boulimie  Probablement liée au stress et troubles
 Culturels
Excès symptomatiques: émotionnels
 Sociologiques
 Accès maniaque ;
 Religieux
 Schizophrénie ;
 Syndrome démentiel ;
 Arriération mentale ;
 Certaines personnalités borderline…
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

TROUBLES DES ANOREXIE MENTALE CRISE DE BOULIMIE PRISE EN CHARGE


CONDUITES Triade symptomatique (les 3 A): Absorption d’une grande quantité A. STRATEGIES THERAPEUTIQUES
ALIMENTAIRES  Amaigrissement souvent spectaculaire et rapide, toujours d’aliments en une période de temps 1) Identifier le TCA
SPECIFIQUES secondaire à l’altération des conduites alimentaires limitée 2) Evaluer son retentissement
 Anorexie mentale (refus volontaire de toute alimentation) Sentiment d’une perte de contrôle sur le  Somatique
comportement alimentaire pendant la  Psychologique
EPIDEMIOLOGIE  Aménorrhée (suit le plus souvent la restriction alimentaire)
crise  Socioculturel (familial, scolaire)
Les troubles des Autres signes (=conflit psychique de l’anorexique)
 Trouble de l’image du corps Accompagnée, souvent d’une sensation 3) Evaluer l’urgence thérapeutique
conduites de plaisir ou de soulagement, au début…
 Attitude de déni 4) Traitement
alimentaires …suivie de honte et de culpabilité.
touchent 1% de  Hyperactivité (qui contraste avec l’amaigrissement)
 Surinvestissement des taches intellectuelles B. MOYENS THERAPEUTIQUES
la population A. CIRCONSTANCES DE LA CRISE
des pays  Affectivité bloquée (sexualité inexistante, contacts sociaux réduits)
Toujours solitaire 1) ABORD SOMATIQUE 3) ABORD
occidentaux  Absence de troubles mentaux majeurs (pas de troubles
Plutôt au domicile Evaluer l’urgence PSYCHOLOGIQUE
Prévalence: 2 à psychotiques ni de phobie alimentaire).
Avec les mêmes aliments, le plus souvent  Hospitalisation si urgence La psychothérapie
5 %, en Accompagnée d’agitation, de sueurs, de somatique ou/et  Modification des
A. SIGNES DE GRAVITE
augmentation douleurs abdominales psychologique: dénutrition cognitions
Amaigrissement rapide > 30 % du poids
(anorexie) Parfois plus « lente » et étalée sur et troubles ioniques, état dysfonctionnelles au sujet
Bradycardie < 40 / min
Les sujets à plusieurs heures de mal boulimique du poids et des aliments
Hypothermie
risques sont: Traiter les comorbidités  Développement des
Hypokaliémie, troubles bio graves
 Les femmes B. LES COMPORTEMENTS Assurer un suivi somatique: compétences
Hypotension < 9 /5
(10 à 15 fois COMPENSATOIRES surveillance clinique +/- relationnelles et gestion
Epuisement aux activités physiques et scolaires
plus que les Les vomissements biologique régulière des conflits
Ralentissement psychique, troubles de la conscience
hommes) Les laxatifs (et les lavements) interpersonnels
2) ABORD
 Les jeunes Les diurétiques  Amélioration de l’image de
B. FORMES CLINIQUES NUTRITIONNEL
(entre 12 et 25 L’hyperactivité physique soi
Anorexie / boulimie Evaluer les ingesta (enquête
ans) Les restrictions  Gestion des émotions
Anorexie mentale du garçon ou carnet alimentaire)
 Les sportifs,
Anorexie pré-pubère C. CRITERES DIAGNOSTIQUES DSM IV Restaurer un 4) ABORD CORPOREL:
les
Anorexie tardive Fréquence des crises égale ou supérieure comportement alimentaire psychomotricité,
mannequins,
Anorexie mineure à 2 fois par semaine depuis au moins 3 correct rééducation musculaire,
les danseuses,
mois  Place des TCC massages,...
etc C. CRITERES DE L’ANOREXIE DSM-IV
Présence de comportements  La réponse thérapeutique 5) PHARMACOLOGIQUE:
2 pics de Refus de maintenir un poids normal
compensatoires est individuelle, Aucun traitement
survenue: Perte de poids > 25 %
Importance excessive de la silhouette et personnalisée étiologique
 13-14 ans Peur intense de prendre du poids
du poids dans l’estime de soi  Négociation avec le
 18-20 ans Altération de la perception du corps 6) HOSPITALISATION
En dehors d’un épisode d’anorexie patient et/ou son
Classes sociales Aménorrhée
mentale environnement (famille,
élevées et  Age de début < 25 ans
conjoint, enfant..)
moyennes  Existence de troubles importants du comportement alimentaire D. FORMES CLINIQUES  Faire un contrat de poids (
5 à 10 % de  Absence de toute pathologie organique ou psychiatrique autre Type avec conduites de purge en cas d’anorexie grave)
décès  2 sous-types: (vomissements, laxatifs,…)
* Restrictif Type sans conduites de purge (régimes,
* Avec crises et vomissements et/ou laxatifs hyperactivité physique)
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

LES DEMENCES

SYNDROMES DEMENTIELS A. LA MALADIE D’ALZHEIMER


Une maladie du cerveau  Progression de la maladie  Génétique de la maladie
syndromes organiques cérébraux déficitaires avec
* Dégénérative et évolutive d'Alzheimer
affaiblissement acquis et global de toute l’activité psychique
* L’âge est le premier facteur de risque Agrégation familiale de la MA
avec altération des fonctions intellectuelles, affectives et
* Sa fréquence augmente avec le Risque chez les sujets ayant un
sociales.
Causes multiples, une cause curable est à rechercher en premier
vieillissement de la population apparenté
* Les traitements actuels freinent  atteint du premier degré est de 38%
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
l’évolution, réduisent les conséquences vers 85 ans.
comportementales, aident les familles La composante génétique de la MA est
Une maladie de la personne estimé à 40%
Une maladie de la famille Cette composante est très hétérogène
 Prévalence de la maladie  Atteinte de l’hippocampe  2 types de lésions anormales
d’Alzheimer

 Phase de début
Troubles de mémoire
 La maladie d'Alzheimer : Une
Changement des traits de caractères:
maladie génétique complexe
irritabilité Multifactorielle
A. DEMENCE VASCULAIRE
Troubles de comportement: opposition,
Intervention de facteurs de risque
La démence vasculaire (DV) est la Début brutal
* génétiques
seconde cause de démence après la Evolution fluctuante actes absurdes…
* environnementaux
maladie d’Alzheimer (MA) Aggravation par à coup Baisse de rendement intellectuel
Symptômes psychiques: dépression,
Facteurs de risque
Les AVC ne sont pas des causes de Dépression
Age++
démences aussi importantes que la Confusion nocturne idées délirantes discrètes
Sexe féminin: risque x 1,5 à 2
MA mais ils contribuent fortement Labilité émotionnelle  Phase d’état
Faible niveau d’éducation: notion de
au déclin cognitif dégénératif Antécédent d’HTA Symptômes cognitifs
Symptômes psychiatriques
réserve cognitive
Les facteurs de risques vasculaires Antécédent d’accidents
Facteur de risque vasculaire
doivent être diagnostiqués vasculaires cérébraux Symptômes somatiques
Statut hormonal : effet
précocement chez un patient Signes neurologiques Symptômes cognitifs
Troubles mnésiques: amnésie
neurotrophique des ostrogènes
présentant un déclin cognitif, car ils focaux
Alcool
sont accessibles à une prévention.  Prise en charge Troubles du langage: aphasie
Inactivité? Présénilines
Les facteurs de risques sont Pharmacologique: TroubleTroubles praxiques: apraxie idéomotrice,
Autres (controversés): Les présénilines 1 et 2 sont 2 protéines
nombreux : AVC, HTA, cardiopathie de comportement: constructive
* facteurs nutritionnels: antioxydants, neuronales transmembranaires.
ischémique, troubles du rythme, neuroleptiques, Troubles gnosiques : agnosie des visages
* Aluminium Elles pourraient intervenir dans le
diabète, hypercholestérolémie, anxiolytiques Atteintes des fonctions exécutives:
* expositions professionnelles: métabolisme du précurseur de la
tabagisme, alcoolisme chronique, Psychologique erreurs de jugement et du cours de la
pensée solvants organiques, champs protéine b-amyloïde
artérite des membres Inférieurs. Famille: soutien famillial

électromagnétiques
* Traumatisme craniens
* tabac et AINS: non protecteurs
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

VIVRE AVEC UN PROCHE ATTEINT DE LA MALADIE D’ALZHEIMER  Le cri et le « manque de mot » Que faire?
La parole: jusqu’où? et a-t-elle toujours du sens? Parlez-lui doucement
Comment maintenir le lien quand la parole devient fragile? Évitez de lui faire des reproches
Que doit-on trouver derrière un cri? Un appel, de la peine, de Assurez-vous qu’elle n’a pas mal quelque part
la joie, de la colère, de la solitude, de l’impatience…un écho Tentez de la distraire en lui donnant à
La parole s’éteint mais la pensée se poursuit et la douleur de manipuler un objet ou en lui faisant faire une
ne pas transmettre s’exprime. activité simple mais utile.
Si elle devient violente, laissez la seule
Comment mieux communiquer?
 quelques instants, lui donner de l’espace.
Sibesoin rappeler qui l’on est Ne chercher pas à vous interposer, elle risque
Parler en se mettant en face de vous faire mal.
Capter le regard de l’autre
Sourire  Aménager l’environnement
Adopter un ton de voix normal (apaisant) Fermer à clé, bloquer les fenêtres
Faire des phrases simples , utiliser des mots compréhensibles Bien éclairer les escaliers et les couloirs
Etre tolérant et positif sombres.
Prendre sa main si possible Cacher les ustensiles et les produits
Les 10 conseils fondamentaux pour faire face aux modifications du

dangereux (produits d'entretien,
comportement
Les conduites d’opposition: que faire? médicaments, alcool, allumettes, etc.)
Essayer de rester calme
Apprendre à s'adapter à la personne malade (elle ne peut pas Mettre près du téléphone les numéros
Abandonner toute idée d’argumentation logique
s’améliorer, c'est à l'aidant d'essayer de s'adapter) urgents (médecins police, pompiers,
N’intervenez pas systématiquement dans sa manière de vivre
Si la personne refuse de manger assise : prévoir des aliments ambulances...)
Tout trouble du comportement a une signification: ne pas l’oublier
qu'elle pourra manger debout
Essayez de ne pas lui en vouloir
Si elle refuse de coopérer (se laver, s'habiller, manger etc):  Ne pas faire
Ne vous culpabilisez pas
ne pas s'énerver, essayer à un autre moment... et en L’assister, le materner
Parlez-en autour de vous pour avoir des conseils
attendant, pourquoi pas mettre de la musique douce, Le raisonner ou s’opposer à lui
Essayez de vous mettre à sa place
chanter, danser, jouer (jeux de cartes, etc.), Le provoquer par des remarques
Essayez d’anticiper ou de prévoir à l’avance ce qu’il faut faire dans une situation
Montrer votre peur
critique
Agitation. Agressivité. Colère
 Tenter de le retenir de force, de l’immobiliser
Prenez soin de vous
Pour prévenir cette situation : Paniquer et vous débattre s’il parvient à vous
Évitez les excitants (café, thé, chocolat...) bloquer
Les questions incessantes

Favorisez un environnement calme et apaisant Le punir
Le fait d’oublier entraîne
des questions répétitives
N’intervenez pas inutilement, et n’exagérez pas l’importance
Agaçantes pour le proche
de certains détails
Frustrantes pour la personne qui attend en permanence une réponse et qui n’est
Cherchez l’événement déclenchant pour pouvoir l’éviter
jamais satisfaite
autant que possible dans l’avenir
Ne prenez pas de ton supérieur ou autoritaire
Que faire?
ne pas répondre par l’agressivité ou la colère
Sivous ne répondez pas à la question: soyez plus attentif aux émotions du proche
Restez calme et rassurant
Notez la réponse par écrit et affichez la.
Rassurez la personne en lui répondant
ou
coupez court à la situation en faisant diversion
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

ADDICTIONS

INTRODUCTION LES DIFFERENTES CONDUITES DE  DEPENDANCE RAPPORT MONDIAL DES


 Une société avec des drogues CONSOMMATION DE SUBSTANCES  Perte de contrôle de la substance DROGUES 2016
 Toute addiction a une trajectoire PSYCHOACTIVES  Centration sur la substance  247 millions de personnes ont pris
 Dire la loi et les dangers ne suffit pas  Etat affectif négatif associé au manque
 L'usage individuellement et socialement des drogues au cours de l'année
 Des stratégies de prévention à inventer réglé Dépendance psychique  Dépendance physique écoulée
 L'usage nocif (ou abus)  Besoin de maintenir ou Besoin de consommer le  29 millions de personnes
QU'EST CE QU'UNE DROGUE ?  La dépendance de retrouver les produit pour éviter le souffrent de troubles liées à
 Substance affectant le psychisme humain sensations de plaisir syndrome de manque l'usage de drogues mais parmis
USAGE A RISQUE bien-être stimulation  Syndrome de sevrage = elles 1/6 seuleument suit un
 Modifie : 
 Risque en prise aiguë qu'apporte la apparition de signes traitement
 les perceptions
 les émotions (tristesse, gaieté)  alcool et conduite automobile ou substance physiques caractéristiques
 la pensée (concentration,mémoire) violence  Eviter la sensation de quand le produit quitte
 0,5 g/l = accident mortel X 3 malaise psychique l'organisme
 le fonctionnement psychomoteur
 Cocaïne et infarctus quand manque le  Tolérance : diminution
produit des effets du produit
DEFINITION DE L’ADDICTION
 Risque lié à certaines situations Au maximum craving  Pas obligatoire
 Comportement  Femme enceinte ou recherche  Dépend du produit et du
 Produire du plaisir compulsive  12 millions de personnes
sujet
 Ecarter ou atténuer une sensation de malaise interne  Risque statistique sur le long terme s'injectent des drogues
 Caractérisé par:  Alcool et risque de cirrhose  1,6 millions d'usagers de drogues
 Impossibilité répétée de contrôler ce comportement  Tabac et risque de cancer par injection vivent avec le VIH
 Poursuite malgré connaissance des conséquences négatives  Risque de passer à l'usage nocif voire la  6 millions vivent avec l'hépatite C
 Comportement pathologique Addictions dépendance
de consommation de comportementales
substances psychoactives  Jeu pathologique Achats  USAGE NOCIF (CIM 10) / ABUS (DSM-
 alcool et tabac compulsifs IV)
 Cannabis, cocaïne, héroïne  Sexe compulsif  La consommation répétée entraîne des
 Médicaments détournés de  Troubles des conduites dommages ou une souffrance
leur usage (benzodiazépines alimentaires  Soit pour le sujet CLASSIFICATION
opiacés…) * Anorexie - boulimie  Soit pour son environnement, les autres,
 Les stimulants
* Anorexie restrictive la société
 Les sédatifs
 Santé physique ou mentale
 Les perturbateurs
EN FAVEUR DE CE CONCEPT GLOBAL  Bien être général
LES SEDATIFS LES STIMULANTS LES
 Qualité des relations de couple
 Lorsque il y a dépendance le comportement est identique  Alcool  La nicotine PERTURBATE
 Qualité des relations familiales
quelque soit la substance
 Qualité des relations sociales  L'héroïne  La caféine URS
 Polyconsommation et comportement  Le cannabis
 Situations professionnelles ou financières  La morphine  Les
 fréquence +++  La codeine amphétamines  Les solvants
 Relation à la loi, l'ordre, la société
 concomitante ou séquentielle  Les  La cocaïne volatiles
 alcool tabac la plus fréquente benzodiazépines  L'ecstacy
 Sans atteindre les critères de
 Voies de neurotransmissions communes 
dépendance
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

TABAC  Impact sur la santé du tabagisme et  Impact du sur  Nature de la fumée de  Formes de tabac et produits de nicotine

 PREVALENCE expostion au tabac la santé du tabac  Cigarettes:  Produits de la nicotine:


 Tabac: seconde cause majeure  Tagbagiques actifs = risque de cancer tabagisme  Plus de 7000 produits  Produits de tabac ‐Non  E‐cigarette
de mortalité dans le monde bronchique x 10 comparés aux non passif chimiques avec chaque cigarette :  Comprimés solubles
 Première cause de mortalité fumeurs  La fumée en bouffée avec plus de 69  Le tabac sans fumée contenant de la nicotine
évitable  Fumeurs = Risque de cancer laryngé X 7 vs supension cancérigènes connus  cigares  L'eau en bouteille contenant
 Selon les estimations de l’OMS: non fumeurs augmente le risque  Composants de la fumée  pipe de la nicotine
 Cinq Millions de décès par an;  Fumeurs = Risque x 3,5 à 7 de cancers de comprennent:  Chicha (Argilla)
 Dix Millions de décès par an à oropharyngés vs non fumeurs  AVC de 20 à 30%  Nicotine
partir de 2025  Fumeurs = Risque de cancer oesophagien  Cardiopathie de 25  Les gaz volatils (par Waterpipe (Nargilla, chicha)
 70% de décès surviennent multiplié par 4‐7 vs non fumeurs exemple le monoxyde de
à 30%  Inventée en Inde  Pourquoi la chicha se propage
dans les pays en  Non fumeurs exposés à un tabagisme  Les enfants vivant carbone, ammoniaque)
au cours du 16ème autant?
passif = Risque augmenté de 20% de  Les composés organiques
développement avec des fumeurs siècle par un  Accessibilité:
cancer bronchique volatils (par exemple le
ont un risque élevé médecin indien  Disponibilité
 Une épidémie qui continue  Risque de maladie coronarienne x 2‐4 chez d’infections benzène,
 Fumée « Devrait  Accessibilité économique
de croître les fumeurs vs non fumeurs respiratoires basses  aldéhydes) passer à travers un  Influence des médias
 Risque de décès par maladie bonchopathie tel que bronchite,  Nitrosamines spécifiques au récipient d'eau de
 Il y a 1,3 milliard de fumeurs  L'absence d'un cadre politique
obstructive x 12‐13 vs non fumeurs pneumonie et tabac sorte qu'il
dans le monde  Les perceptions erronées:
 bronchiolite  Les hydrocarbures
 84% des fumeurs vivent dans les deviendrait >Moins addictif et moins nocif que les
aromatiques polycycliques inoffensif"
pays en développement cigarettes
(par exemple  Aujourd'hui, cafés
 1 à 5 adolescents (âgés de 13 à >Les utilisateurs peuvent quitter à
 naphtalène, anthracène) de chicha ont
15) fume tout moment
 Métaux lourds: cadmium, le gagné une
 Entre 80.000 à 100.000 enfants  Les principaux motifs pour fumer la
plomb, le polonium popularité partout
dans le monde entier chicha sont
radioactif 210 (demivie = dans le monde:
commencent à fumer tous les >les sorties avec des amis, la
138 jours) Moyen‐Orient, la
jours compagnie, l'ennui et de perte du
 Les amines aromatiques Grande‐Bretagne,
 Environ 40% des enfants sont temps
(par exemple le 2‐toluidine) la France, la Russie
régulièrement exposés à la >Plus socialement acceptable que les
 Additifs et les États‐Unis
fumée secondaire à la maison Faites attention !!! cigarettes
 Peu importe la forme  >Peut soulager le stress et la Tension
D'où viennent les produits
Tobacco use : an escalating  Peu importe le type Peu importe la matière
chimiques?
epidemic  Peu importe la saveur  Plante tabac Cigarettes vs. chicha (Topographie d’une bouffée)
 Tous les produits de tabac sont mortels et addictifS  Les feuilles de tabac
 Produits chimiques agricoles
 Traitement et durcissement
 Arômes et additifs
 Filtres en cellulose et du
 papier à cigarette
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

 CIGARETTES ELECTRONIQUES : EFFETS SUR LA  Effets de renforcement  Test de Fagerström


SANTE  Initiation élevée par imitation à l’adolescence
(modeling, rôles des pairs) 1. Le matin, combien de temps
 Aucune donnée sur les effets de l'inhalation des après vous être réveillé fumez-
arômes n’a été identifiée.  Sensation de plaisir, de bien être
vous votre première cigarette ?
 Les données sur les effets sur la santé à court terme  Stimulation des fonction cognitives ( de la  Dans les 5 minutes 3
sont limitées et il n'ya pas de données suffisantes mémoire à court terme, de la concentration, de la
vigilance, diminution du temps de réaction,  6-30 minutes 2
sur les effets à long terme
 Amélioration de (l‘éveil, de l’apprentissage, de la  31-60 minutes 1
résolution de problème, de la planification)  Plus de 60 minutes 0
 CLINIQUE DU TABAC
 Régulation positive de l’humeur et diminution de [Link]-vous qu'il est difficile
 Effets de la stimulation l’anxiété de vous abstainers de fumer dans
 Sensation de plaisir, de bien être  Effet anorexigène et anti nociceptif les endroits où c'est interdit?
 Stimulation des fonction cognitives ( de la mémoire  Renforcement positif de situations: repas arrosés, ([Link]. cinémas, bibliothèques)
à court terme, de la concentration, de la vigilance, café, soirées, etc.  Oui 1  La dépendance tabagique
diminution du temps de réaction,  Non 0  Présente toutes les caractéristiques d’un trouble
 Amélioration de l‘éveil, de l’apprentissage, de la  Critères diagnostiques de la dépendance 3. A quelle cigarette renonceriez- chronique
résolution de problème, de la planification) aux substances psycho-actives DSMIV TR vous le plus difficilement ?  Nécessite des interventions médicales et
 Régulation positive de l’humeur et diminution de  Utilisation d’une substance , altération du  A la première de la 1 psychologiques sur le long terme
l’anxiété fonctionnement et souffrance clinique, 3 critères journée  La reconnaissance de la nature chronique de la
 Effet anorexigène et anti nociceptif sur 7 :  A une autre 0 dépendance tabagique permet de mieux
1- tolérance [Link] de cigarettes fumez- appréhender les rechutes et le suivi sur le long terme
 Evaluation 2- syndrome de sevrage vous par jour, en moyenne ? des patients fumeurs
 Evaluation clinique 3- quantité ou durée plus importante que prévue  10 ou moins 0  Arrêter de fumer est difficile, les rechutes sont
 Le test du monoxyde de carbone expiré (CO Test) est 4- désir ou effort pour diminuer ou contrôler  11-20 1 Fréquentes, liées à la nature de l’addiction et non pas
une mesure permettant de contrôler la 5- beaucoup de temps passé à l’échec de l’individu.
 21-30 2
consommation de tabac récente rapportée par les 6- abandon des activités professionnelles
 31 ou plus 3
fumeurs. 7- critères de l’abus
5. Fumez-vous à intervalles plus
 Le Journal de Bord est un guide d’auto-  Avec ou sans dépendance physique, rémission,
rapprochés durant les premières
enregistrement précoce ou prolongée, traitement de la
heures de la matinée que durant
 Instruments de mesure standards substitution.
le reste de la journée?
Test de Fengoström : auto-questionnaire
 Oui 1
mesure le niveau de dépendance tabagique
 Non 0
6. Fumez-vous lorsque vous êtes
 Clinique du tabac
malade au point de devoir rester
 La nicotine induit dépendance
au lit presque toute la journée ?
 dépendance psycho-comportementale
 Oui 1
 dépendance physique
 Non 0
 Parmi les diverses drogues, la nicotine est une de
celles qui entraîne une dépendance parmi les plus
fortes Interprétation
 produit de multiples effets de renforcement  0-3: non dépendant
 entraîne une envie impérieuse (craving) et des  4-6: dépendant
symptômes de manque lorsque son taux diminue  7-10: très dépendant
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

 PRISE EN CHARGE  Justification du  Approche générale  Les Substituts nicotiniques  Patchs de nicotine
traitement du traitement médicaments  Avec l’abstinence de fumer, Les patients qui Les patients qui fument> 10
 Guidelines 2008 pharmacologique pharmacologique de 1ère ligne la baisse d'occupation des fument moins de 10 cigarettes /j:
Conclusions et  Traitement de fond:  Les substituts
Traitement récepteurs nicotiniques, cigarettes/j:  21 mg par jour pendant
recommandations pharmacologique stabiliser les anomalies nicotiniques crée des envies irrésistibles  14 mg par jour 4‐6 semaines
 Le traitement de la  patch dermique  Les Substituts nicotiniques
peut aider dans le des récepteurs pendant 6 semaines  14 mg par jour pendant 2
dépendance au tabac est très maintien de nicotiniques centraux: (longue action) peuvent contrôler ces  7 mg par jour semaines
rentable.  Patch de Nicotine
l'abstinence par:  Gomme (courte envies irrésistibles: pendant 2 semaines  7 mg par jour pendant 2
 Les thérapies individuelles et  Soulagement  Bupropion  Réduisent les symptômes
action)  Arrêt semaines
de groupe (Compensation)  Varenicline  Inhalateur Oral de manque et permettent  Arrêt
 Les thérapies associées aux des symptômes de  Rappelons la discussion (courte action)* au sujet de
médicaments sont manque sur le succès: les  Spray Nasal (courte  fonctionner normalement
 plus efficaces que chaque  Contrôle des envies cliniciens sont habitués à action)* pendant l'abstinence ‐ le
méthode utilisée seule. irrésistibles/fortes près de 100% de réussite  pastilles (courte contrôle perçu
 La Combinaisons de envies  Pour la dépendance action)  Réduisent le
médicaments tabagique environ 20%  Bupropion renforcement des effets
de tabagique quittent à (Welbutrin, Zyban) de la nicotine délivrée par
 Traitement de la 1 an.  Antidépresseur le tabac
dépendance au tabac
 Soyez prêt ‐ la rechute  Varenicline (champix)  Peuvent fournir quelques
 Psychothérapies se produit rapidement  agoniste partiel des effets pour lesquels le
comportementale et dans les premières patient a
recepteurs α4ß2
cognitive semaines (4 à 8  précédemment compté
 Entretiens motivationnelle  Psychothérapies:
semaines) de la thérapie sur les cigarettes (des
(individuel /groupe).  TCC
situations par exemple
 Intervention brève.  Entretien motivationnel
stressantes ou ennuyeuse

L’ALCOOL  Alcool: Questionnaires CAGE (DETA) à 4  Symptômes de sevrage:

 Epidémiologie questions  incidence chez personnes en sevrage ~50%


 Syndrome adrénergique: tremblement,tachycardie…
 Population générale: 4-7% 1- Avez-vous déjà ressenti le besoin de diminuer
 Troubles neurovégétatifs: sueurs, nausées,
 Au Maroc: 2007 votre consommation de boissons alcoolisées ?
vomissements…
 Population générale 2- Votre entourage vous a-t-il déjà fait des
remarques au sujet de votre consommation ?  Troubles neuropsychiatriques: anxiété, insomnie…,crise
 Abus: 2%
3- Avez-vous déjà eu l’impression que vous buviez d’épilepsie, delirium tremens…
 Dépendance : 1,4%
 Effet biphasique (psychostimulant puis sédatif) trop ?
 Intoxication: trouble de la parole et de l’équilibre, risque d’overdose (état 4- Avez-vous déjà eu besoin d’alcool dès le matin
comateux, arrêt des fonctions respiratoires), réflexes vitaux diminués voire pour vous sentir en forme ?
coupés (danger d’asyphyxie en cas de vomissement), crise d’épilepsie.
Score supérieur ou égal à 2 → alcoolodépendance
 Binge Drinking (ivresse rapide)
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

LE CANNABIS TETRAHYDROCANNABINOL (THC) OPIACEES LA COCAÏNE:


 Groupe des opiacés: morphine, codeine, héroïne  Extrait des feuilles RISQUE: trouble du
 Epidémiologie:  Effets physiques  Substance semi-synthétique, dérivée du pavot. Poudre blanche, crème, de plants de coca rythme, infarctus, arrêt
 en Suisse environ 20% de la  Hyperactivité. grise ou brune.  Poudre blanche ou cardiaque, épilepsie,
population a consommé une fois,  Sécheresse de la bouche,  S’injecte, se fume (feuille d’alu) ou est sniffée jaunâtre complications pulmonaires
en France ~50% des jeunes de 18 dilatation des pupilles,  Calmant, antidouleur, sensation de bien-être, éventuellement  Habituellement (mode fumé), AVC, épisode
ans ont consommé une fois, ~5 % conjonctives rougies. euphorisant sniffée, mais psychotique (paranoïa)…
des consommateurs sont  Augmentation de la  Symptômes de manque: sueurs, frissons, crampe musculaire, nez et également fumée  EFFETS EN 3 PHASES: toute
dépendants fréquence cardiaque et yeux qui coulent, baîllement, vomissements, diarrhées, insomnie (crack avec puissance –persécution –
 Aucun décès dû au cannabis n’a été de la TA. bicarbonate ou dépression (phases 2 et 3
signalé  Détente musculaire. L’HEROÏNE ammoniaque /free surtout pour inj.)
 Trouble des base) ou injectée  L'OVERDOSE de cocaïne
 Le cannabis mouvements, vertiges.  Intoxication aigue:  L’overdose:  Stimulant, peut provoquer un arrêt
 Une plante : le chanvre.  Somnolence  Le flash:  Coma calme accélération du cardiaque. On peut
 Principe actif : le -9- * sensation de plaisir intense  Myosis rythme cardiaque, observer comme premiers
tétrahydrocannabinol (T.H.C.).  Effets psycho- * Euphorie  Dépression respiratoire euphorie, signes : hallucinations
 Présentation : herbe (marijuana), comportementaux * Tendance à la somnolence et à  Le syndrome de sevrage sentiment de toute auditives et visuelles,
résine (haschich, shit), huile.  Modification de la l’apathie  Apparaît dans les 8 à 10 puissance, rythme cardiaque très
 Modes de consommation : conscience, perception * Altération de l’attention et de la heures après la dernière mydriase… irrégulier, convulsions
cigarette (le joint), pipe, infusion, exacerbée de la lumière. mémoire prise, maximum
 Intensité des effets : dépendant du  Euphorie, besoin de * Bradycardie d’intensité après 48 H AUTRES SUBSTANCES STIMULANTES
taux de T.H.C. et des « additifs parler, disparition des * Hypotension
inhibitions. * Myosis  Ecstasy: stimulant,
 Effets psychiques:
 Baisse de la mémoire à * Nausées, vommissementss  Effet secondaire: accélération cardiaque,
 Détend, calme, stimule l’appétit, tremblement, constriction des mâchoires,
court terme et * Après le flash: persistance de
euphorise (effet biphasique: calme hyperthermie
allongement du temps l’euphorie pendant 3à 6 H
à petite dose, confusion voire
de réaction.
hallucination dose élevée)  Syndrome de sevrage MEDICAMENTS
 Indifférence,
 Usage occasionnel: diminution de  Tableau pseudogrippal ( Douleurs abdominales
détachement vis-à-vis de  Ritaline: (métylphénidate), utilisée dans le THADA.
l’attention, mémoire, psychose
l’environnement. larmoiement, rhinorrhée,  Nausées, vomissements,
(rare). hypersudation, frissons…) diarrhée  Benzodiazépines
 Parfois, désorientation,  Substances à base de codéïne
 Usage chronique: système  Mydriase  Agitation anxieuse
confusion, angoisse,
immunitaire, respiratoire  Bâillement, tremblement  Syndrome confusionnel  Les antalgiques opioïdes:
panique
(bronchite), reproduction… * addiction sèvère
* semblable à l’addiction à l’héroïne
Symptômes de sevrage aux opiacé
* Syndrome de sevrage: douleurs, nausées,
Le syndrome de sevrage n’engage pas le pronostic vital (il doit être vomissements, agitation anxieuse, diarrhées
traité comme un sevrage hyperalgique insupportable). * parfois nécessite la mise sous traitement de
substitution
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

LES ADDICTIONS COMPORTEMENTALES  Critères diagnostics DSMV


LES ADDICTIONS AUX JEUX VIDEOS:  UTILISATION PERSISTANTE ET RÉPÉTÉE d’internet pour pratiquer des jeux, souvent avec d’autres joueurs,
conduisant à une altération du fonctionnement ou une détresse cliniquement significative comme en témoignent
 Reconnue depuis mai 2019 comme maladie par l'Organisation Mondiale de la au moins cinq des manifestations suivantes sur une période de 12 mois
Santé (OMS)
 Addiction aux jeux vidéos ou le « Gaming disorder » toucherait une minorité [Link]éoccupation par les jeux sur internet (la personne 5. Perte d’intérêt pour les loisirs et divertissements
de joueurs, soit entre 0.5% à 4%, sur la base 2,5 milliards de joueurs se remémore des expériences de jeu passées ou elle antérieurs du fait, et à l’exception, des jeux sur
mondialement (27 oct. 2020) prévoit de jouer ; les jeux sur internet deviennent internet
l’activité dominante de la vie quotidienne N.B. : Ce [Link] pratique excessive des jeux sur internet est
 Le typeLe
d’usage
typedes jeux vidéo
d’usage des jeux vidéo trouble est distinct du jeu d’argent sur internet, qui poursuivie bien que la personne ait connaissance de
fait partie du jeu d’argent pathologique ses problè mes psychosociaux
abusif/ problématique/ [Link]̂ mes de sevrage quand l’accè s aux jeux sur [Link] à sa famille, à ses thérapeutes ou à d’autres sur
occasionnel régulier
excessif addictif internet est supprimé (ces symptô mes se l’ampleur de jeu sur internet
caractérisent typiquement par de l’irritabilité, de [Link] sur internet pour échapper à ou pour soulager
l’anxiété ou de la tristesse mais sans signe physique une humeur négative (p. ex. des sentiments
Non quotidien Souvent quotidien/ Excès de Perte de contrôle
Loisir non préféré plusieurs heures le consommation/ Dépendance de sevrage pharmacologique) d’impuissance, de culpabilité, d’anxiété).
Guidé par le plaisir WE surconsommation Conséquences [Link]́rance – besoin de consacrer des périodes de [Link] en danger ou perd une relation affective
Loisir préféré Jours et nuits pour négatives
Contrôle de l’activité terminer le jeu
temps croissantes aux jeux sur internet importante, un emploi ou des possibilités d’étude
Conséquences [Link] infructueuses de contrô ler la participation ou de carriè re à cause de la participation à des jeux
négatives
pas de perte de
aux jeux sur internet sur internet
contrôle pas de
dépendance

Addiction with biological, sociological and  Organisation des facteurs de risque  Le circuit de la récompense
psychological components

 Dopamine et substance addictive


 Adolescence et recherche de sensations.
 Lapremièreconsommationd’unproduitprovoquesouventd
es«sensationsagréables»:
 Effet euphorisant(alcool)
 Effet stimulant(tabac)
 Effet planant(haschich)…
 Les effets négatifs n’apparaissent que beaucoup plus
tard
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

PRISE EN CHARGE
 Les bases théoriques Le stade de la pré-contemplation Le stade de maintenance
 L’approche motivationnelle s’articule avec  le sujet n’a pas l’intention de changer de  le sujet essaie de maintenir son changement de
un certain nombre de concepts déjà comportement dans un futur proche, comportement. Il évite de rechuter.
existants: habituellement mesuré à six mois.  Le sujet est moins tenté par le comportement
 Le modèle de la Balance décisionnelle de antérieur et il se sent de plus en plus capable de
JANIS et MANN (1977 ) Le stade de la contemplation continuer son action.
 Le modèle de Stades de changement de  le sujet à l’intention de changer de  Cette étape dure entre six mois et cinq ans.
PROCHASKA et DI-CLEMENTE (1983) comportement dans les six mois à venir.  En cas de rechute au stade de l’action ou de
 Il est informé des avantages que constituerait maintenance, les individus retournent à un
Schéma des soins ce changement mais il est également très au stade précédent.
 Pré sevrage (motiver à l’arrêt) fait de tous les inconvénients que cela  Selon Prochaska, seulement 15% d’entre eux
 Sevrage : obtenir l’abstinence et combattre la représente. retournent au stade initial de pré-
dépendance physique (8 jours en milieu  Cette opposition entre les bénéfices et le coût contemplation, la majorité vont au stade de la
hospitalier ou en ambulatoire) peut le maintenir longtemps à ce stade. contemplation ou au stade de la préparation
 Suivi : maintenir l’abstinence ou la sobriété et  EM++
agir sur la dépendance psychique et Le stade d’accomplissement
comportementale Le stade de la préparation  le sujet n’a plus aucune tentation pour le
 Le sujet prend la décision de passer à l’action comportement antérieur au changement et où il
dans un futur très proche, habituellement est sûr à 100% de pouvoir résister à toute
 L’entretien motivationnel mesuré au mois suivant. nouvelle tentation.
 L'entretien motivationnel est une méthode Les étapes de changement
  L’individu a normalement déjà réalisé une ou  Même s’il est déprimé, angoissé, stressé, énervé
 En cas de changement de comportement,
directive centrée sur le client qui facilite le plusieurs tentatives de changement de ou seul, il est sûr de ne pas avoir recours aux
changement en aidant les personnes à l’individu passe par les six stades suivants : comportement au cours des douze derniers anciens comportements pour s’en sortir.
explorer et à travailler leur ambivalence  la pré-contemplation mois.  Selon Snow et al., moins de 20% des anciens
 la contemplation,  Les personnes qui sont à ce stade ont un plan fumeurs ou des anciens alcooliques sont à ce
Définition  la préparation à l’action, pour agir : acheter un livre, consulter un stade (1994)
 L’entretien motivationnel est une conversation  l’action, médecin, suivre un programme de sevrage
autour du changement, dont le but est de  la maintenance, etc. Le stade de la rechute
renforcer la motivation et l’engagement au  la rechute.  Ce sont théoriquement les personnes idéales à  Les rechutes sont fréquentes
changement du patient. recruter pour des programmes de sevrage.  Prévention de la rechute dans la prise en charge
 TCC++ ou EM+ des addictions

 Le changement Le stade de l’action


 C’est difficile ‐ Casser les habitudes – ça  Le sujet a modifié de façon évidente l’un de
demande beaucoup d'énergie. ses modes de vie dans les six mois précédents.
 La persévération, l’énergie, et l’orientation du  L’action est très importante.
comportement vers un but  Elle ne reflète pas tous les changements de
 Le choix du but comportements effectués par l’individu mais
 La capacité, l’énergie, les stratégies c’est le critère reconnu par les professionnels
 Récompense après l'effort comme suffisant pour réduire un risque de
maladie
[Link] SANE MENTALE 2022-2023

 Entretien Motivationnel  Selon l’OMS.  Les compétences spécifiques CONCLUSION


 L’usager est ambivalent  Les compétences psychosociales sont la  Connaître les produits psycho actifs et les  Les addictions sont fréquentes
 Le conseil de changement provoque quasi capacité d'une personne à répondre avec risques médico-psycho-sociaux  Les conséquences négatives
automatiquement une résistance de la part de efficacité aux exigences et aux épreuves de la  Savoir dire non Importance de la prévention
l’usager vie quotidienne.  Repérer les personnes ressources dans son
 Faciliter un discours de changement venant du C'est l'aptitude d'une personne à maintenir un entourage
sujet lui-même favorisera le changement de état de bien-être mental, en adaptant un
comportement comportement approprié et positif, à  Accompagner les premières
 Pas d’effet lié à la longueur: un traitement plus l'occasion des relations entretenues avec les expérimentations
intensif n’est pas nécessairement plus efficace autres, sa propre culture et son  En se souvenant de la définition d’une
 4 séances environnement
addiction
 Sans dramatiser, ni banaliser
 Vers des stratégies de prévention  Les compétences psychosociales
 Pour favoriser l’auto-contrôle et l’auto-
Prévenir et retarder les premiers usages  Résoudre des problèmes changement
 Accompagner les premières expérimentations  Prendre des décisions  Éviter l’aggravation
 Augmenter les compétences de l’entourage  Avoir une pensée critique
des adolescents  Développer une pensée créative
 Communiquer efficacement
Prévenir et retarder les premiers usages, les  Être habile dans les relations interpersonnelles
leviers d’actions  Avoir conscience de soi
 Développer :  Faire face au stress
* des compétences psychosociales  Gérer ses émotions
* des savoirs plus spécifiques aux addictions
Historique

Neuroleptiques n Laborit (1950-1952) :


n

n
utilisation de de la chlorpromazine en en anesthésie
Constatation d’un ralentissement + indifférence comportementale
n Delay et Deniker (1952): principes de la cure
neuroleptique et indications de la chlorpromazine
n Carlsson 1963: Découverte des propriétés
«spécifiques » aux neuroleptiques (blocage des
récepteurs dopaminergiques D2)àPrix Nobel

Mécanisme d’action
Caractéristiques psychophysiologiques hypothèse Dopaminergique de la schizophrénie

des neuroleptiques (Delay et Deniker) Classification des neuroleptiques Schizophrénie est associée à une altération de la
neurotransmission dopaminergique dans le cerveau
Voie Mesocorticale VoieMesolimbique
n Création d’un état d’indifférence psychomotrice n Deux grandes familles: - Apprentissage et mémoire - Emotions
Hypoactivité: Hyperactivité:
Symptomes Négatifs Symptomes Positifs
n Efficacité vis-à-vis des états d’excitation et d’agitation
n Neuroleptiques classiques ou conventionnels
n Réduction progressive des troubles psychotiques aigus
et chroniques n Neuroleptiques atypiques ou antipsychotiques

n Production de symptômes extrapyramidaux et


végétatifs VoieTuberoinfundibulaire Voie Nigrostriatale
- RegulationProlactine - Régulation des
mouvements
n Effets sous-corticaux prédominants
Stahl SM. Essential Psychopharmacology of antipsychotics and mood stabilizers.
1st ed. Cambridge: Cambridge University Press; 2002

Neuroleptiques classiques: Antipsychotiques:


mode d’action mode d’action
Mécanismes d’action: résumé
• Blocage du récepteur postsynaptique D2 de la
n Les neuroleptiques conventionnels: § Antagonistes sérotonine-dopamine (ASD) Neuroleptiques voie mésolimbique
n Blocage des récepteurs D2 de la dopamine au n Au niveau pharmacologique, l’atypicité se définit par : classiques • Blocage D2 au niveau des autres voies: Effets
niveau des 4 voies dopaminergiques du cerveau • un ratio antagoniste D2/5HT2A faible secondaires
Haute affinité et antagonisme complet. • Blocage du récepteur postsynaptique D2 de la
n
Et/ou voie mésolimbique réduit les symptômes positifs;
n 1 seule voie serait utile pour réduire les • une spécificité anatomique régionale de l’action anti D2 : • Libération accrue de la dopamine et blocage du
symptômes + récepteur 5-HT2A de la voie mésocorticale réduit
n fronto-limbique +++ Antipsychotiques
n Le blocage des 3 autres voies entraîne des effets les symptômes négatifs
indésirables: n striatum + atypiques • Autres propriétés de liaison aux récepteurs
n Syndrôme extra-pyramidal n index thérapeutique plus élevé / AP conventionnels : peuvent contribuer à l'efficacité dans le
traitement des symptômes cognitifs, des
n Augmentation des symptômes négatifs les doses antipsychotiques sont significativement plus symptômes agressifs et la dépression dans la
n Augmentation des taux de prolactine basses que celles entraînant des SEP schizophrénie
Effets cliniques des neuroleptiques Effets cliniques des antipsychotiques Pharmacocinétique
§ Action sédative § Résorbés principalement dans l’intestin grêle
ü Création d’un état d’indifférence psychomotrice
§ Action antiproductive
§ Pic plasmatique et la demi-vie d’élimination sont variable
ü C’est un puissant effet anxiolytique
§ Action psychostimulante (antidéficitaire) § La fixation sur les protéines plasmatiques essentiellement
ü Effet recherché en cas d’agitation
l’albumine est élevée
§ Action antiproductive § Action sédative
ü Réduit progressivement les idées délirante et les § Diffusion rapide dans tous les tissus, y compris le lait
hallucinations § Action thymorégulatrice maternel
§ Action déshinibitrice ou psychostimulante § Métabolisme pour la plupart hépatique
ü Capacité à faciliter la reprise de contact avec autrui
§ La fixation sur le tissu adipeux est d’une grande stabilité
ü nécessite plusieurs semaines de traitement

Indications des neuroleptiques Contre indications Effets secondaires neurologiques


§ Psychoses idiopathiques § Parkinsonisme (akinésie, hypertonie, tremblement)
n Pas de contre-indication absolue des neuroleptiques
§ Accès psychotiques aigus, schizophrénies, troubles § Dystonie aiguë (Contractions musculaires lentes ou spasmes
délirants, épisodes maniaques, troubles dépressifs
majeurs avec caractéristiques psychotiques
n Les contre-indications relatives sont : involontaires; plafonnement du regard; Protraction de la langue)
§ Psychoses secondaires n La maladie de Parkinson § Akathisie aiguë (Impossibilité de rester assis avec des
§ Tumeurs cérébrales, syndromes démentiels (MA), abus de
impatiences des membres inférieurs)
substances… n Le phéochromocytome
§ Agitations sévères et comportement violent § Dyskinésie tardive
n Les antécédents récents d’accident vasculaire cérébral
§ Troubles des mouvements § Syndrome malin des neuroleptiques
§ Syndrome de Gilles de la Tourette, Les troubles § Effets épileptogènes
psychotiques et les troubles moteurs de la chorée de
Huntington § Sédation

Effets secondaires endocriniens et


Effets secondaires psychiques métaboliques
Effets secondaires Neurovégétatifs

§ Syndrome de passivité et d’indifférence § Action adrenolytique


§ Prise de poids
§ États dépressifs § Aménorrhée ü Hypotension orthostatique

§ Réactivation délirantes et anxieuses § Gynécomastie § Action anticholinergique


§ Galactorrhée ü sécheresse de la bouche
§ États confusionnels
§ Dépression de l’activité sexuelle:
ü constipation ….
n Plusieurs formes (Impuissance, frigidité)
n Jusqu'à 50% des hommes
Neuroleptiques d’action prolongée Neuroleptiques d’action prolongé Neuroleptiques d’action prolongé
n Avantages des NAP : n Inconvénients des NAP sont : La meilleure indication des NAP:
Une meilleure observance n Ne permettent pas un ajustement des posologies plus près de
n
— Patients non compliants (rechutes répétées suite
n Le produit est totalement absorbé et n’est pas désactivé au l'évolution clinique
à l’arrêt de traitement)
premier passage hépatique n Lenteur de la vitesse d’élimination est un handicap (pas d'arrêt
rapide surtout si effet secondaire sévère, ex: Sd malin) — Potentiels hétéro-agressif
n Une bonne corrélation entre dose administré et taux
plasmatiques n L’expérience montre que les patients sous NAP restent

n Réduction du risque d’abus et de surdosage rarement en monothérapie (faire face à une période
d'exacerbation symptomatique)

Présentation
Présentation des antipsychotiques
DCI Nom commercial présentation
PRODUITS DCI PRESENTATION

LARGAGTIL CHLORPROMAZINE Cps 25mg ou 100mg Olanzapine Zyprexa Cp 5 et 10


Medizapin Cp 2.5: 5. 7.5; 10
NEULEPTIL PROPERICIAZINE Sol buv Xautis Cp 5; 10; 15
NOZINAN LEVOMEPROMAZINE Cps 25mg ou 100mg Ranozyp Cp 5 et 10
Sol buv Polyzapin Cp 5 et 10
MODECATE FULPHENAZINE DECANOATE IM 25 mg/ml: Bte 3 Oline Cp 5 et 10
Risperidone Respirdal Sol; cp 1; 2; 4 mg
MODITEN Retard FULPHENAZINE OENANTHATE IM 1 ml: Bte 3 Prisdal Cp 0.5; 1; 2; 3; 4
Isperid Cp 1; 2; 3; 4
PIPORTIL L4 PIPOTIAZINE PALMITATE IM 25mg/ml Bte 3 ou
IM 100mg/4ml Bte 1
Rispéridone GT Cp 1, 2, 3
HALOPERIDOL Sol buv
Ziprazidone Zeldox Gelule 40 et 60 mg
HALDOL 0.2%
DOGMATIL SULPIRIDE Gel 50mg ou Cps 200mg Quetiapine Seroquel Cp 25; 100; 200 et 300
IM 100mg/2ml Bte 6
Aripiprazole Abilify Cp 10 et 15
SOLIAN AMISULPIRIDE Sol; Cp50mg,; 100; 200; 400 mg Aripiphi
ALPERIDE Cp 200 mg
Clozapine Leponex Cp 25 et 100
Classification des thymorégulateurs

Thymorégulateurs n Lithium
n Anticonvulsivants
n Carbamazépine Lithium
n Valproate de sodium
n lamotrigine
n Antipsychotiques atypiques

Lithium: mécanismes d’action Métabolisme Indications psychiatriques


§ Modifie la transmission monoaminergique en n Passe dans le lait maternel
n Troubles bipolaires: traitement curatif
n Elimination:
favorisant les systèmes sérotoninergiques : n essentiellement urinaire n Prophylaxie des troubles bipolaires
augmente le taux de sérotonine (action n autres : salives, sueurs, selles, lait
n au niveau du rein: l’élimination d’une prise unique se fait en n Trouble schizo-affectif
antidépressive et antiagressive) quelques jours
n réabsorption en compétition avec l’ion Na +: risque d’intoxication
n Action antiagressive : chez les patients
n Action antimaniaque demeure inexpliquée en cas d’hypo natrémie (régime hyposodé, diurétiques) schizophrènes ; les prisonniers ; retard mental
n Effets thyroïdiens, cardiaques, rénaux et
hématologiques

Indications non psychiatriques Contre indications


n Hyperthyroïdie n Insuffisance rénale n Grossesse

n agranulocytoses chimio induites n Insuffisance n allaitement Instauration du traitement


n algies vasomotrices de la face hépatique n régime sans sel

n sécrétion inappropriée d’ADH n Insuffisance n interactions


cardiaque médicamenteuses
n Déshydratation (diurétiques, AINS, IEC)
Ajustement de la posologie en fonction de
Examens paracliniques la lithiémie Surveillance du traitement

n faire un ECG si âge> 50 ans ou ATCD n Strictement individuelle et adaptée à la lithiémie n Prélèvement se fait à 12 h d’intervalle après la prise

cardiovasculaire n Fourchette lithiémie habituelle entre 0,5 et 0,8 mmol/L du soir

n un EEG si ATCD neurologique n Signes de toxicité apparaissent au delà de 1,2 mmol /L n Il n’est pas nécessaire d’être à jeun

n examens biologiques habituels : NFS, n 1 x/semaine / 1 mois

créatininemie, ionogramme sanguin, TSH, n Puis 1 x / mois / semestre


ECBU, protéinurie et test de grossesse n puis intervalle varie de 2 à 6 mois

Effets indésirables Effets indésirables


§ Tremblements :
ü troubles cardiaques : nécessité de surveillance
cardiologique
ü Troubles digestifs : n troubles de repolarisation
Syndrome polyuropolydepsique n troubles de rythme Carbamazépine
ü Troubles thyroïdiens ü troubles psychiques :
§ goitre , hypothyroïdie ,thyroïdite ( TSH /an )
n sphère cognitive (tr concentration, tr attention, tr
§ ne justifie pas l’arrêt de la lithiothérapie
mémorisation, tr compréhension)
ü Prise de poids n sphère affective et émotionnelle (hypo réactivité,
indifférence, hypoactivité) d’interprétation difficile

Mécanismes d’actions Pharmacocinétique Indications:


Structure identique aux tricycliques ü Meilleure absorption si prise au milieu des repas
§
n En alternative à la lithiothérapie
Pourrait être reliée à son pouvoir anticonvulsivant Au début ½ vie = 3 jours ; puis diminue à l’équilibre
§ ü
n si (effets secondaires, CI, échecs) dans :
(propriétés GABAérgique) (15à25h chez l’adulte et 10 à 20 h chez l’enfant) en ü états d’excitations maniaques
§ Blocage de la recapture de la noradrénaline ü Tr schizoaffectifs
raison de l’induction enzymatique ü Cycles rapides
§ Aucune action dopaminergique ou sérotoninergique
ü Métabolisé par le foie ü Adjonctions aux sels du lithium si états maniaques
résistants
ü Excrété par le rein
Autres indications Contre indications Instauration du traitement
ü Troubles paroxystiques du comportement (agressivité
ü Adénome de prostate ü Examen clinique:
et impulsivité) ü Glaucome à angle fermé ü Recherche d’ATCD d’affections hématologiques
ü Etats d’excitations psychotiques ü Traitement par les IMAO de moins de 15 jours hépatiques et cardiaques à l’anamnèse
ü Grossesse ü Examens paracliniques
ü Syndrome de sevrage alcoolique et des BAV
ü
ü Bilan hépatique (transaminases, bilirubinémie, gamma
benzodiazépines ü Désordres hépatiques et hématologiques GT, P alc)
ü Ionogramme (hyponatrémie)
ü Etats limites
ü Fonction rénale
ü NFS + Pq
ü ECG

Conduite du traitement Surveillance du traitement Effets indésirables


les plus graves (rares)
ü Par paliers de 3 à 4 jours ü Périodiquement (transaminases, gamma GT, rénal) ü Agranulocytose
Nfs+pq/semaine le 1er mois puis 1 x /mois ü anémie aplasique
ü 1Cp/j pdt 3j puis augmentation de ½ Cp / 3 à 4 j ü
ü insuffisance hépatique
pour réduire les risque de sédation, tr de l’équilibre et ü Résultats incitant arrêt du traitement : GB<3000, ü dermatite exfoliative
de la vigilance PNN<1500 ; hb<11 ; pq<100000 ü Sd de Lyell
ü pancréatites
ü prise au milieu du repas

Effets indésirables Valproate


ü somnolence, nausées, fatigue, vertige, troubles n mécanismes d’actions :
n mal connu (effets sur le GABA)
visuels
Pharmacocinétique:
ü leucopénies, thrombocytopénie Valproate n
ü Demi-vie : 15 à 20 h
ü les repas retardent l’absorption mais non la quantité
ü hyponatrémie absorbée
ü métabolisé par le foie
ü élévation des enzymes hépatiques (si anomalies
§ Présentations:
légères ; baisse des posologies, si graves ; arrêt du § Dépakine Cp 200 ,500 et 500 Chrono
traitement) § Micropakine LP 500, 750 et 1000 mg sachets
§ Valpro 500 LP cp
ü éruptions cutanées disparaissent en quelques jours
Effets thérapeutiques et indications Effets thérapeutiques et indications Contre-indications
n Activité antimaniaque surtout en association aux n Dans les manies dysphoriques § Grossesse : pour toute femme en phase
neuroleptiques n manies secondaires ou associées à des troubles de procréation ++++ (consentement si
Potentialise l’effet des antidépresseurs prescription)
n neurologiques ou des sd organiques cérébraux
Symptômes maniaques résiduels
§ Allaitement
n n manies et addiction
§ Insuffisance hépatique
n Etats hyper thymiques, cyclothymiques ou cycles n Association au lithium chez les bipolaires lithiorésistants
rapides n Avant d’instaurer un traitement : Bilan hépatique +++

Conduite du traitement Surveillance du traitement Effets indésirables


n nausées, vomissements, diarrhée
n Habituellement doses de 500 à 1000 mg /j n Bilan hépatique/mois pdt plusieurs mois
n puis / 6 mois à 1 an n douleurs abdominales
n Si manies avec agitation début à 1500 mg
n si transaminases > 2 à 3 fois la normale arrêt du n tremblements, somnolence, dysarthrie
n les dosages plasmatiques / 2 à 4 jours (50 à 120 mg/L) traitement et réintroduction progressive après
normalisation n thrombocytopénie
n posologie ajustée fct de la réponse clinique et des effets
n perte de cheveux
indésirables
n asthénie
n après stabilisation la posologie est administrée en une prise
n prise de poids +++
vespérale pour améliorer la tolérance et l’observance
n vertige

Lamotrigine Antipsychotiques

n Lamictal 25 et 100 mg n Neuroleptiques


n Synnax 25, 50 et 100 mg n Effet antimaniaque mais pas de preuve pour l’effet
prophylactique
n Dépressions bipolaires (1ere indication)
LAMOTRIGINE n Tolérance n Antipsychotiques
n Olanzapine
n Effets secondaires: cutanés; hépatiques,
n Rispéridone
digestifs
n Aripiprazole
n Dose: 100 et 200 mg/j n Quétiapine
n Ziprazidone
Antipsychotiques Pour tout complément d’information
n Diminution progressive de la dose seulement après
rémission symptomatique
n Peuvent être prescrit pour la prophylaxie en
Email: agoub.m@[Link]
monothérapie ou en association
n Les antipsychotiques peuvent être maintenus si
ü Stress important persistant
ü Persistance de symptômes subsyndromiques maniaques
ü Episodes avec symptômes psychotiques
L’autisme en clinique…
Autisme : Problématique de l’autisme
Altération quantitative et qualitative des interactions
Particularités cliniques et
sociales • Changements nosographiques: De la
recommandations psychose au spectre
pour une PEC précoce et
adaptée Retard au niveau du développement socio-
• Variabilité des tableaux cliniques
communicatif précoce

Imitation • Difficultés diagnostiques+++


[Link]
Professeur agrégée en Pédopsychiatrie Attention conjointe/Gestes de pointage
Responsable du service de pédopsychiatrie • Diagnostics tardifs: pronostic péjoratif
Hôpital A. El Harouchi Initiative dans les interactions
CH Ibn Rochd, Casablanca

Conséquences dans tous les domaines du


développement
PLAN AVANTTED Nos

• TSA: nouvelle entité diagnostique Troubles du spectre Trouble Syndrom


Désintégr e
autistique atif
De
AUTISME
INFANTIL
ASPERG
ER
• Les signes cliniques typiques l’Enfance
TSA E

Syndrome
• Evaluation et diagnostic de
RETT

• Dépistage précoce et Intervention précoce


(DENVER) +++
Troubles envahissant du développement

DSM-V DSM-IV Actuellement


Trouble du spectre de Troubles envahissants du
développement
l’autisme -Trouble autistique Difficultés persistantes Comportements
-Syndrome d’Asperger sur le plan de la stéréotypés et intérêts Les signes cliniques
-Trouble envahissant du communication et des restreints
développement non-spécifié interactions sociales typiques
-Syndrome de Rett
-Trouble désintégratif de
l’enfance TSA
-Communication et interactions -Communication sociale
sociales -Interactions sociales réciproques Symptômes présents depuis la Symptômes limitent ou
-Comportements stéréotypés et -Comportements stéréotypés et petite enfance ou se manifestent altèrent le fonctionnement
intérêts restreints intérêts restreints pleinement seulement au moment quotidien.
où les demandes sociales Perturbations pas mieux
dépassent les capacités expliquées par une DI ou un
individuelles. RGD.
CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)
CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)
2.Déficit dans la communication non-verbale:
A. Difficultés persistantes sur le plan de la
• coordination des moyens de communication
communication et des interactions
verbaux et non verbaux,
sociales (présentes ou à l’histoire) (3 de 3
• intégration des moyens verbaux et non verbaux au
symptômes)
contexte,
• utilisation et compréhension du contact visuel, des
1.Réciprocité socio-émotionnelle: gestuelles, de la posture, des expressions faciales
• initiative et réponse sociale,
• conversation,
• partage d’intérêt et d’émotions
Il paraît indifférent aux
Il ne joue pas avec les autres enfants
autres

CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5) CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)


CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)
[Link]é
à développer, maintenir et
B. Comportements stéréotypés et intérêts
comprendre des relations sociales appropriées restreints (présent ou à l’histoire) (2 de 4 2. Insistance sur la similitude,
pour l’âge; symptômes) aux routines et rituels
• difficulté à adapter son comportement à différents verbaux ou non verbaux:
contextes sociaux, [Link] de mouvements répétitifs/stéréotypés,
utilisation particulière du langage: • détresse importante face aux
• difficulté à partager le jeu symbolique et imaginaire moindres changements,
• écholalie différée,
avec autrui, • difficulté avec les transitions,
• phrases idiosyncrasiques,
• absence manifeste d’intérêt pour autrui • propos stéréotypés pensées rigides,
• rituels de salutation figés,
et des objets (ex: alignement d’objets, rotation • nécessité des mêmes itinéraires,
d’objets) manger la même nourriture..

CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)


CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)
CRITÈRES DIAGNOSTIQUES (DSM 5)
3. Intérêts restreints, limités ou atypiques C. Les symptômes doivent être présents depuis la
quant à l’intensité et au type d’intérêt : petite enfance mais il est possible qu’ils se
• attachement excessif à un objet inhabituel, 4. Hyper ou hypo réactivité à des stimuli manifestent pleinement seulement au moment où
• intérêts trop limités à certains sujets ou prenant sensoriels ou intérêt inhabituel envers des les demandes sociales dépassent les capacités
une place très importante éléments sensoriels de l’environnement : individuelles.
• indifférence à la douleur/température,
• réponse négative à certains sons ou textures, D. Les symptômes limitent ou altèrent le
fonctionnement quotidien.
• fascination pour les lumières ou objets qui
tournent…
E. Perturbations pas mieux expliquées par une DI ou
un RGD.
Diagnostic positif Evaluation complète

Le diagnostic de TSA sera posé par un • Bilan psychomoteur


pédopsychiatre au terme d’une
évaluation complète par des instruments • Bilan orthophonique
Evaluation et diagnostic
diagnostiques codifiés (ADI, ADOS, • Bilan des compétences déficientes et de celles
CARS, PEP..) et d’un bilan en émergence (PEP/R)
multidisciplinaire et organique
• Bilan éducatif personnalisé

• Bilan organique

Patterns d’émergence des symptômes


Bilan organique Signes précoces (0-12 mois)
– Bébe « trop sage »
Un examen neurologique /EEG – Evitement du regard
CS ORL/ PEA – Intérêts sensoriels particuliers
Cs Ophtalmo – Troubles de l’alimentation, du sommeil (insomnie
calme)
Un examen cutané Le dépistage précoce – Absence de sourire volontaire à 3 mois
Un caryotype/CGH Array – Absence d’ajustement tonico-postural, de gestes
d’anticipation
L’imagerie cérébrale : TDM/IRM cérébrale
– Absence de mimiques, indifférence aux
Chromatographie des AA sanguines et séparations
urinaires – Apparitions d’activités stéréotypées
– Absence de réponse à l’appel du prénom
– Absence fréquente de babillages et vocalises

La grille PREAUT:
Patterns d’émergence des symptômes 1ère partie du questionnaire
QUESTION
VALEUR
REPONSE à 4 mois et 9 mois
Entre 12 et 24 mois, le tableau se constitue peu 1 Le bébé cherche-t-il à vous regarder
a) Spontanément Oui / Non 4/0
à peu et envahit l’interaction : b) Quand vous lui parlez (proto-conversation) Oui / Non 1 /0
2) Le bébé cherche-t-il à se faire regarder par sa mère (ou son substitut)
– absence d’orientation au nom a) En absence de toute sollicitation de celle-ci, en vocalisant, les bébés sont dits “positifs” s’ils ne
en gigotant tout en la regardant intensément ? Oui / Non 8/0 cherchent pas spontanément:
– absence durRegard vers le visage d’autrui b) Quand elle lui parle (proto-conversation) Oui / Non 2/0
TOTAL SCORE
– absence/ retard de langage et de 2ème partie du questionnaire (seulement si le score est inférieur ou égal à 3)
- À regarder l’examinateur,
précurseurs du langage 3) En dehors de toute stimulation par sa mère (ou son substitut)
a) Regarde-t-il sa mère (ou son substitut) Oui /Non 1 /0 - Ni à être regardés de leur mère (ou d’un
– absence d’attention conjointe (pointage b) Sourit-il à sa mère (ou son substitut) Oui /Non 2 /0
c) Le bébé cherche-t-il à susciter l’échange jubilatoire avec sa mère (ou son substitut),
autre significatif),
proto-déclaratif) par exemple en s’offrant ou en tendant les doigts de son pied ou de sa main ? Oui / Non
- Ni à provoquer la jubilation de leur mère.
4/0
– absence d’imitation 4) A la suite de la stimulation par sa mère (ou son substitut)
a) Regarde-t-il sa mère (ou son substitut) Oui / Non 1/0
b) Sourit-il à sa mère (ou son substitut) Oui / Non 2/0
c) Le bébé cherche-t-il à susciter l’échange jubilatoire avec sa mère (ou son substitut),
par exemple en s’offrant ou en tendant les doigts de son pied ou de sa main ? Oui / Non
4/0
Il n’y a pas de traitement Education et réeducation
médicamenteux ABA, TEACH, PECS…
• Aucun traitement, autre qu’éducatif, n’existe pour
limiter toutes les conséquences de l’autisme, sous ses • Principes de base communs:
différentes formes. o la nécessité d’une intervention aussi précoce et
Thérapeutique aussi intensive que possible
o l’importance de l’implication des parents
• Des traitements existent pour limiter certains effets,
certaines pathologies associées o la nécessité d’adapter la prise en charge selon
l'évaluation précise et régulière de ses résultats.

PEC Multidisciplinaire L’Early Start Denver MODEL


(ESDM)
• Selon les pathologies ou anomalies associés, certains
traitements vont faciliter les apprentissages de L’intervention précoce en • …Précoce: dès 9 à 12 mois
communication et de langage:
Autisme • ...Développementale: basée sur les connaissances
o Orthophonie
o Psychomotricité les plus récentes dans le domaine du
The Early Start Denver Model
o Sensorimotricité développement normal et pathologique de l’enfant
o Equithérapie
• ...Exhaustive: Prévue pour agir sur tous les
o Thérapie…
domaines du développement de l’enfant

• ...Pluridisciplinaire

• ...Basée sur le jeu

Garder l’espoir…. Conclusion


« La première étude à démontrer que l'intervention
comportementale précoce est associée à une • Autisme: Trouble de la communication
activité cérébrale normalisée, qui est associée à des
sociale

améliorations dans le comportement social chez les


• Diagnostic précoce: réactiver le cerveau
jeunes enfant atteints de troubles du spectre de social++++
l’autisme ».
• Prise en charge précoce: Denver
Instabilité psychomotrice: Instabilité psychomotrice
les causes
symptômes présents symptômes
Le trouble déficit • Neurobiologiques (Trouble Déficit d’Attention/ partout, intermittents,
Hyperactivité (TDAH))
d’attention/hyperactivité depuis toujours d’apparition récente

• Psychologiques (dépression, anxiété…) • trouble constitutionnel = • trouble secondaire =


[Link] TDAH
Professeur agregee en Pédopsychiatrie trouble affectif
Responsable du service de pédopsychiatrie • ou trouble lié à
Hôpital A. El Harouchi • Environnementales et instrumentales (troubles des l’environnement
CH Ibn Rochd, Casablanca apprentissages)

Le TDAH TDAH
CLINIQUE DU TDA/H • Le trouble déficitaire de
• triade symptomatique
• déficit d’attention
l’attention/hyperactivité (TDAH) est un trouble
neurobiologique caractérisé par un degré • impulsivité
d’inattention (manque de concentration et • hyperactivité motrice
distractibilité), d’hyperactivité et d’impulsivité • symptômes associés
inapproprié pour le stade de développement • refus des consignes
• Le dysfonctionnement touche plusieurs • intolérance aux frustrations
domaines, entre autres : • conséquences
– les rapports avec les adultes
– le fonctionnement scolaire • rejet familial, social, scolaire
– les relations avec les frères et sœurs et avec les camarades • baisse de l’estime de soi

EPIDEMIOLOGIE Clinique TDAH = spectre de dysfonctionnements


• TDAH mixtes
cognitifs et comportementaux
• 3 garçons pour une fille
– Instabilité motrice, impulsivité
• 3-5% des enfants – Hyperréactivité émotionnelle
• 3 formes: – Incapacité à différer Hyperactivité
– Inattention/désorganisation Inattention Impulsivité
– Forme inattention pure (filles++) motrice
• TDAH inattention prédominante
– Forme hyperactivité pure (garçons++)
– Révélés par échec scolaire inexpliqué
– Forme mixte – Rêveurs, dans leur monde TDAH mixte
– Difficultés d’organisation, de planification
• TDAH impulsif/hyperactif TDAH inattentif
TDAH impulsif/hyperactif
Symptômes d’inattention du TDAH Symptômes d’hyperactivité impulsivité du TDA-H DSM V
TDAH
• Les symptômes suivants doivent se manifester fréquemment* • Changements visant principalement à permettre de
• Les symptômes suivants doivent se manifester fréquemment*
mieux diagnostiquer les adolescents et les adultes
Inattention
Hyperactivité Impulsivité
(ajout d’exemples plus appropriés aux adultes).
Est imprudent N’écoute pas
Se tortille, remue sans arrêt Répond trop vite aux questions
• Réduction du nombre de critères nécessaires au
A du mal à demeurer concentré pendant ses A de la difficulté à mener les choses à terme diagnostic: Pour 17 ans et plus, seulement 5
Ne peut demeurer assis Ne peut attendre son tour symptômes sont exigés.
activités
Évite ou a en aversion les tâches qui A de la difficulté à s’organiser
Court/grimpe excessivement Impose sa présence / interrompt les autres • Changement de l’âge du début des symptômes: passé
demandent en effort mental soutenu de avant 7 ans à avant 12 ans.
Ne peut jouer ou travailler tranquille
Perd des objets importants Se laisse facilement distraire • Ajout des niveaux de sévérité.
Est « toujours en mouvement »/ « comme
Oublie fréquemment des choses dans ses s’il était monté sur ressorts » • Aucun changement au niveau des types de
activités quotidiennes présentation.
Parle trop • Peut etre posé avec un TSA si la personne remplit les
* Le sujet doit présenter au moins 6 des symptômes d’inattention depuis au moins 6 mois, et leur gravité
doit se traduire par une inadaptation qui ne concorde pas avec le stade de développement * Le sujet doit présenter au moins 6 des symptômes d’inattention depuis au moins 6 mois, et leur gravité critères des deux troubles
doit se traduire par une inadaptation qui ne concorde pas avec le stade de développement
American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fourth Edition, Text Revision (DSM-IV-TR®).
American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fourth Edition, Text Revision (DSM-IV-TR®). Washington DC;2000.
Washington DC; 2000.

Impact Autres caractéristiques cliniques Variation des symptômes TDAH

Augmentation Diminution
• Impact du changement de classification:
– Reconnaissance du TDAH comme trouble neurodéveloppemental avec Effort/attention soutenue Supervision / évaluation
amorce dans l’enfance, ayant des impacts durant toute la vie.
• Impacts des nouveaux exemples: Situation monotone Ecrans (console, ordinateur..)
– Pourrait changer la cotation des symptômes. -Symptômes à rapporter à l’âge de
– Pourrait changer les échelles utilisées (items). développement
– Les qualités psychométriques des échelles pourraient devoir être revues. Situation non structurée Renforcement immédiat
– Hausse probable de la prévalence du TDAH, surtout chez les ados et
adultes. -Début avant 7 ans Groupe Situation duelle
• Impact de l’âge du début des symptômes:
▶ Hausse probable de la prévalence, spécialement chez les adultes.
-Symptômes dans au moins deux contextes Fatigue Tâches fractionnées
▶ Estimée à 0,1% selon Polanczyk et al., 2010. -Retentissement fonctionnel
• Baisse du seuil diagnostique pour >17 ans et de TSA et TDAH non Avec maman Avec papa
mutuellement exclusifs:
– Hausse légère probable de la prévalence. + variations liées à l’âge, la comorbidité, les événements de
vie…

Enfant Hyperactivité motrice


Rémission TDAH : hétérogénéité clinique et
Agressivité
1/3 étiologique
Intolérance aux frustrations
Impulsivité

TDAH Symptômes + Distractibilité


évolution 1/3 retentissement Facteurs Inattention
fonctionnel GxE Environnement
génétiques Difficultés organisation/planification

4-5% prévalence chez Sentiment d’ennui/ recherche de


l’adulte sensation
1/3 Gènes du système
Exposition périnatale
Symptômes sévères tabac/alcool, Impatience/ tension interne
dopaminergique Complications périnatales,
+/- complications Prématurité, Faible PN (RR>2) Adulte
Exposition au plomb
Manuzza 1998, Biederman 2000 Weiss 2003
Comorbidité Indicateurs de gravité Retentissement du TDAH

• TDAH + TC Échec scolaire


▪ Troubles des apprentissages
Langage oral, écriture, orthographe et/ou mathématiques • Impulsivité, agressivité précoces Inattention Moindre
qualification
10-92% vs 2-5% • Dyscontrôle émotionnel, irritabilité professionnelle
▪ Trouble des conduites, opposition • ATCD familiaux abus de substances, TC Familial
40-70%, risque augmente avec adversité, ATCD Accidents
familiaux, sévérité TDAH
• Sévérité du TDAH
Hyperactivité / Comportements
▪ Troubles de l’humeur • Persistance de symptômes antisociaux
15-75%, élevée en population clinique • Variables cognitives (niveau verbal) impulsivité
Conduites à risque
▪ Troubles anxieux, tics et SGT
25-40%, TAG, ADS
Manuzza 93

Le TDAH est l’un des troubles Hypothèses biologiques


neuro-psychiatriques les plus héritables Voies Dopaminergiques
Imagerie Argument
pharmacologique
cérébrale Methylphenidate
Méso-limbique
Motivation
Mémoire

Hypoactivité des systèmes dopaminergique Méso-corticale


et noradrenergique Planification
Organisation

Expérimentatio Nigro-striée
↓HVA dans le LCR
n Après traitement MPD
Contrôle moteur
TDAH animale

Retentissement familial Retentissement scolaire : tr cognitifs


TDAH : troubles comportementaux
sous-tendus par déficits cognitifs -Epuisement, impuissance -Troubles attentionnels/ défaut d’inhibition : attention
soutenue, sur/sous focalisation, faible durée d’attention,
-Culpabilité
distractibilité
-Escalades coercitives, « lâcher prise éducatif »
Dysfonction-ne -Dysfonction exécutives : organisation, planification
Déficit Intolérance au -Altérations du climat familial
délai de ments exécutifs -Mémoire de travail : oubli de la consigne, lenteur
d’inhibition -Isolement familial
récompense -Intolérance au délai de récompense : manque d’anticipation
-Disqualification par des tiers des conséquences à long terme, manque de sensibilité aux
renforçateurs différés
Anomalies structurelles et
fonctionnelles des circuits Situations « problème » Situations « problème »
fronto-striato-cérebelleux Situations de groupe, interactions sociales, respect des règles, Ecoute passive, stratégies de travail, organisation, présence de
routines quotidiennes, devoirs… distracteurs, soin/graphisme…
Retentissement scolaire : tr comportement Retentissement émotionnel Retentissement lié aux complications et à la
comorbidité
-Instabilité motrice Altération de l’estime de soi
-Impulsivité, comportement perturbateur, agressivité Vécu d’échec, sentiment d’impuissance, dévalorisation,
-Dyscontrôle émotionnel sentiment d’isolement Troubles des apprentissages
Trouble des conduites
-Biais interprétation des interactions sociales
risque augmente avec adversité, ATCD familiaux, sévérité
TDAH
Troubles de l’humeur
Situations « problème » en population clinique
Interactions avec les pairs (bagarres, rejet…), Interactions avec Troubles anxieux
Anxiété, Opposition, Traits
les enseignants… Tics et SGT
Dépressivité Hostilité narcissiques

Implications thérapeutiques Ecole Enfant


Parents
Autres Méthodes d’évaluation

Diagnostics
Atténuer les symptômes-cibles différentiels Evaluation Symptômes Anamnèse
Prévenir les conséquences négatives (retentissement) TDAH (RM,
TED..) Evaluation clinique
Prévenir les complications
TDAH TDAH sub
Dépister/ traiter la comorbidité syndromique clinique Evaluation standardisée
Evaluation scolaire
Formes cliniques
Stratégies Evaluation cognitive, attentionnelle, affectivité
Expressivité Retentissement thérapeutiques Bilans des troubles des apprentissages
Cognition Ressources
Comorbidité

Individuel/ groupe
Interventions Pistes pour la prévention I Pistes pour la prévention II
psycho- Associations, aides à
éducatives l’intégration scolaire…
Prévention du TDAH Prévention du retentissement
Psychostimulants Suivi des grossesses « à risque » Dépistage précoce
Traitement
Autres (atomoxétine, Exposition prénatale tabac/alcool, autres toxiques Traitement avant les complications
médicamenteux
clonidine, ADT…)
Exposition prénatale BZD, anticonvulsivants Attention aux complications iatrogènes :
Comorbidité, estime de Hypoxies néonatales mauvaises indications, sur/sous prescription,
Psychothérapies soi, retentissement Exposition au Plomb interprétations hâtives, placements abusifs ou
familial précipités, redoublements ou déscolarisations
inutiles, maltraitance institutionnelle…
Troubles des
Rééducations, aides apprentissages,
pédagogiques remédiation cognitive
Methylphenidate I Methylphenidate : efficacité court terme Methylphenidate : formes à libération prolongée

•155 études (RCT) avec taux de réponse 70%-80% Concerta


Mécanisme d’action
Inhibition DAT •Taux de réponse au placebo : 3 à 30% Libération croissante
Augmentation intra-synaptique de la concentration de •N = 5700 Gélule à avaler en entier, pendant ou en dehors repas
dopamine •Situations variées : école, domicile, relations sociales
Paliers de 18 mg
Diminue l’excès de densité striatale du DAT •Comportement : agitation, impulsivité, comportement
perturbateur, bruyant et opposant, agressivité Délai d’activité 1-2 heures, durée 12 heures
Pharmacocinétique MPH LI •Fonctionnement cognitif : amélioration de l’attention, de la
vigilance, du temps de réaction, de la mémoire à court terme, des Titration
Absorption rapide
Pic plasmatique: 2 heures performances scolaires quotidiennes MPH LI Concerta
Demi-vie d’élimination 2 heures •Domaine relationnel : amélioration des interactions familiales, 5-5-5 18
Apparition de l’effet: 30 minutes des relations avec les pairs
•Amélioration de l’image de soi et du jugement social 10-10-10 36
Disparition de l’effet: 4 heures
15-15-15 54

Methylphenidate : formes à libération prolongée


Ritaline LP 20, 30, 40 mg
Cinétique à deux pics (le second à 4 heures de la prise)
Initier le traitement avec forme MPH LI (adaptation posologique)
La gélule peut être avalée entière ou ouverte (aliments froids)
Délai 30 minutes, Activité 8-10 heures

Titration
MPH LI Ritaline LP
10-10 20 mg
15-15 30 mg
20-20 40 mg
Introduction Éléments dʼentretien

Les parents:

Troubles des apprentissages Motif fréquent de consultation * interrelations familiales


* niveau socioculturel

scolaires Retentissement sur lʼéquilibre psycho affectif de


* conflits conjugaux
* difficultés familiales
lʼenfant
Lʼenfant:

Dr BENJELLOUN GHIZLANE
Etiologies variées
* antécédents personnels et familiaux
Professeur assistante en pédopsychiatrie * développement psychomoteur
Responsable du service de pédopsychiatrie
Champ dʼaction multidisciplinaire : pédiatres
* conflits parents-enfant ou fréres-enfant
pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes et
Hôpital [Link], CHU Ibn Rochd, Casablanca * sociabilité, humeur, comportement
psychomotriciens

Diagnostic étiologique
Causes médicales(1) Causes médicales(2)
et conduite à tenir
Causes médicales Pathologies chroniques La fatigue:

Déficits sensoriels • Cardiopathie congénitale ou rhumatismale •Une convalescence écourtée (virose)


• Encéphalopathie néonatale •Infections ORL à répétition
Causes pédagogiques •Alimentation déséquilibrée et fautes diététiques
• Incapacités motrices dʼorigine cérébrale •Mauvaise hygiène du sommeil
Déficits intellectuels
• Diabète sévère •Surdosage des loisirs (sport)
Troubles spécifiques du langage oral ou écrit • Tuberculose évolutive •Surmenage pédagogique et familial
•Trajets et moyens de transports fatigants et
Causes psychoaffectives • Epilepsie mal contrôlée contraignants

Déficits sensoriels Causes pédagogiques Déficits intellectuels (1)

Irrégularité : changements fréquents dʼécole, de


Handicap visuel: camarades, de maîtres et de programme Crainte secrète des parents

• amblyopie, myopie et astigmatisme L’absentéisme : maladies répétées, parents négligents Dʼorigine génétiques:

• correction ophtalmologique ou trop complaisants - anomalies chromosomiques


- maladies métaboliques
Handicap auditif: D’origine anténatales, périnatales et postnatales

• Signes dʼorientation : retard de langage, troubles du


comportement et une tonalite de voix particulière
• déficit est de 65 à 70 % : scolarité spéciale
• Surdité partielle et hypoacousie: 4% à 6 ans
-passent souvent inaperçues
-appareillage et rééducation spécialisée
Déficits intellectuels (2) Troubles du langage oral (1) Quelques définitions…

Perturbation durable et significative de la structuration du langage — Le langage: capacité spécifique à l’espèce humaine de
parlé chez un enfant : communiquer au moyen d’un système de signes vocaux
* normalement intelligent
Nécessité de confirmer le diagnostic par des
* envie de communiquer — La langue : système de code propre à une communauté, langage
examens spécifiques (WISC entre 5 et 15 ans) * sans pathologie neurologique commun à un groupe social

Orientation pédagogique adaptée: Affirmer le décalage par rapport aux normes établies pour lʼage de — La parole : l’aspect individuel du langage: « acte individuel de
lʼenfant volonté et d’intelligence »
* classe de transition
* classe de perfectionnement Perturbations psychomotrices souvent associées

* établissement spécialisé
Conséquences sur les capacités de communication et les possibilités
dʼapprentissage de lʼenfant

Conditions du développement du
Quelques définitions… langage

§ Les linguistes distinguent 4 domaines dans le langage


• la phonologie : sons ou phonèmes,
• le lexique : vocabulaire (les mots et leur sens), 1 - La maturation neurologique
• la syntaxe : grammaire, règles d’association des éléments du langage entre eux,
• la pragmatique : utilisation du langage en situation, sens général du discours. 2 - Entendre et parler (bain de langage+++)
3 - Avoir envie de communiquer
§ L’exploration du langage comporte deux versants 4 - Etre capable d'effectuer des traitements cognitifs
• le versant réceptif (compréhension),
• le versant expressif (production).

Le développement du langage
§ L’exploration du langage écrit comporte l’analyse de :
• la lecture et de ses mécanismes,
• des différents aspects de la transcription (orthographique, lexical, grammatical),
• du graphisme.
oral

Le développement du langage oral: Le développement du langage oral:


Vers le langage quelques repères chronologiques quelques repères chronologiques

ØEntre 18 et 24 mois
• L’enfant parlera ØVers 6 mois
§ L’enfant comprend des ordres simples en contexte (« tiens ton
- si son entourage communique avec lui, § L’enfant réagit à son prénom, au « non » biberon »)
§ Il commence à babiller (ba ba ba)
- s’il voit les gestes, § Utilisation de mots phrases, apprentissage de plusieurs mots par jour,
- s’il entend les mots de celui qui lui parle, ébauche de phrases combinant geste et mot
ØEntre 9 et 12 mois
- s’il peut faire les mouvements qui produisent la parole. § L’enfant comprend les mots dans, puis hors contexte, regarde un objet qu’on
lui montre ØEntre 2 et 3 ans
§ L’enfant salue, refuse, pointe du doigt § Il comprend des ordres simples hors contexte
§ Le babillage se diversifie, devient proche des mots § Il utilise « moi » pour parler de lui-même, il fait des petites phrases de 2
ou 3 mots et les associe aux gestes
ØEntre 12 et 18 mois
§ L’enfant comprend des courtes phrases en contexte ØVers 6 ans
§ L’enfant développe des gestes symboliques (ex: main à l’oreille pour le § Il comprend un récit
téléphone), dit ses premiers mots en contexte
§ Il a acquis les règles du langage, il est prêt à apprendre à lire et à écrire
Intérêt Intérêt
§ La maîtrise du langage est un élément fondamental du développement
de l’enfant § Les troubles du langage représentent un problème de santé publique

• Développement de la personnalité • 4% à 5% des enfants d’une tranche d’âge sont concernés, soit un enfant
par classe
• Réussite scolaire
• Insertion sociale • Un quart ont des troubles sévères
• Le développement du langage fait partie intégrante du développement
• Plus tard, insertion professionnelle
global de l’enfant, dont le médecin assure le suivi médical

§ Le langage est le vecteur de la communication et le support de la


pensée § Nécessité d’un dépistage et d’une PEC précoces
Pourquoi s’intéresser
aux troubles du langage oral chez
l’enfant ?

Deux types de troubles Les troubles du langage oral

• Les troubles spécifiques de la parole et du langage : altération des • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
composantes :
modalités normales d’acquisition du langage dès les premiers

Troubles du langage oral stades du développement


1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
systématique
• Les troubles non spécifiques, attribuables à: Ø Troubles de l’articulation
• des anomalies neurologiques (Syndrome de Landau-Kleffner) 2- La parole : capacité à ordonner les sons
• des anomalies anatomiques de l’appareil phonatoire Ø Bégaiement
• des altérations sensorielles (surdi-mutité) Ø Retard de parole
• un retard mental
3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
• des facteurs de l’environnement produire du sens
• Des troubles psychologiques et psychiatriques Ø Retard simple de langage
Ø Dysphasie

Troubles du développement du
Les troubles du langage oral langage oral Les troubles du langage oral
Les troubles de l’articulation

• Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
composantes : • Existence isolée de déformations phonétiques portant plus souvent sur les composantes :
consonnes
1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et 1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
systématique • Confusion entre les phonèmes (ex : [f/v] [ch/j] systématique
Ø Troubles de l’articulation • Articulation approximative (ex. : schlintement, zozotement) Ø Troubles de l’articulation
• « le zozotement »: l’extrémité de la langue reste trop prés des incisives ou entre
les dents
2- La parole : capacité à ordonner les sons • « le schlintement »:écoulement d’air uni ou bilatéral, il peut s’associer à une 2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Bégaiement malformation de la voûte palatine Ø Bégaiement
Ø Retard de parole Ø Retard de parole
• Absence de certains phonèmes (ex. : radio = adio, chapeau = apeau)
3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à • Remplacement d’un phonème par un autre (ex. : chat = ta, joue = zoue) 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens produire du sens
Ø Retard simple de langage • Les troubles articulatoires sont fréquents et banals jusqu’à 5 ans Ø Retard simple de langage
Ø Dysphasie Ø Dysphasie
Troubles du développement du langage oral Troubles du développement du langage oral
Le bégaiement Le bégaiement Les troubles du langage oral

• Trouble de la fluidité de la parole caractérisée par des répétitions • Le bégaiement débute généralement avant 8 ans et • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
ou des prolongations involontaires de syllabes, se manifestant de surtout entre 3 et 5 ans composantes :
façon très fréquente
1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
• Le bégaiement touche en majorité les garçons • Un bégaiement transitoire peut s'observer chez les systématique
Ø Troubles de l’articulation
enfants très jeunes particulièrement chez le garçon de
• Il peut être moins de trois ans 2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Bégaiement
- Tonique : blocage qui vient interrompre pour une durée variable Ø Retard de parole
le débit normal de la phrase ou qui empêche sa production dès le • Le bégaiement se manifeste de façon variable selon le
début 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
contexte émotionnel et les interlocuteurs, il est accru produire du sens
- Clonique : répétition saccadée d'une syllabe au début d'un mot
par l'anxiété, l'attention portée au discours Ø Retard simple de langage
ou d'une phrase Ø Dysphasie

• Urgence +++

Troubles du développement du langage


oral Troubles du développement du langage oral Les troubles du langage oral
Le retard de parole(1) Le retard de parole (2)

• Distorsions diverses (persistance du "parler bébé")


• Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
§ Il correspond à la persistance au-delà de l'âge 4 ans des altérations composantes :
phonétiques et phonologiques observées normalement vers 3 ans
• Ces troubles s'associent souvent à des signes d'immaturité affective :
succion du pouce ou de la langue, prédilection pour une alimentation 1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
§ Ce trouble porte sur l’ensemble de l’organisation phonétique du langage lactée et semi-liquide systématique
Ø Troubles de l’articulation

§ La forme du mot ne peut être correctement reproduite • Ils s'inscrivent souvent dans une relation avec l'entourage familial 2- La parole : capacité à ordonner les sons
favorisant l'entretien de ces conduites régressives Ø Bégaiement
Ø Retard de parole
§ Cela se traduit par des omissions (vabo), des inversions (valabo), des
confusions (bababo), des ajouts (lavalbo) 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens
Ø Retard simple de langage
Ø Dysphasie

Troubles du développement du langage oral Troubles du développement du langage oral


Le retard simple de langage (1) Le retard simple de langage (2) Les troubles du langage oral

§ Le vocabulaire est très pauvre, la syntaxe est rudimentaire • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
§ Perturbation de la construction de la phrase, son organisation composantes :
syntaxique
§ Juxtaposition de mots sans liaison (style télégraphique) , verbes 1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
§ L'ensemble des étapes du développement du langage est retardé : non conjugués systématique
Ø Troubles de l’articulation
§ les premiers mots > 2 ans,
§ les premières phrases > 3 ans § Des troubles phonétiques sont associés
2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Retard de parole
§ Les troubles prédominent sur l'expression
3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens
§ L'importance de l'atteinte de la compréhension est un indice Ø Retard simple de langage
pronostique Ø Dysphasie
Troubles du développement du langage oral Troubles du développement du langage oral
La dysphasie (2) Troubles du développement du langage oral
La dysphasie (1)
La dysphasie (3)
• Trouble significatif, durable et sévère de l’évolution du langage • Trouble dans la capacité de répétition § Signes d’appel
oral, supposé d’origine développementale, sans substrat
organique décelable
• Perturbations phonologiques : erreurs, simplifications, omissions, •Evolution du langage, du babil (absence ou arrêt du babil,
• Forme la plus sévère des troubles du développement du substitutions, duplications… absence de langage, arrêt du développement langagier, parole
langage inintelligible)
• Réduction du stock du vocabulaire
• Se définit comme un trouble de la structure du langage •Comportement ou modification du comportement
(colères, instabilité, inattention, etc.)
• Perturbations sévères du langage associant des troubles de • Retard morphosyntaxique global
l’expression et de la compréhension •Comportement verbal (ne répond pas quand on le sollicite,
ne suit pas les consignes)
• Troubles qui persistent au-delà de 6 ans
•Anamnèse du dossier médical

Troubles du langage écrit La dyslexie-dysorthographie Trouble de la voie phonologique

d-d dysphonétique ( la + fréquente)


Trouble développemental →désorganisation du processus
Dyslexie-dysorthographie dʼacquisition du langage écrit
* méconnaissance des règles de conversion
Dyspraxie Décalage significatif de 18 mois au moins entre lʼâge
réel / épreuves de lecture et dʼécriture * erreurs dʼordonnement, inversions et des ajouts
(syllabes; lettres)

• Intérêt du repérage précoce dés le CP et la rééducation en


orthophonie et en psychomotricité * substitutions de graphèmes visuellement proches (bd)
(un)

• Atteinte de la voie phonologique ou lexicale


* confusions entre phonèmes sourds et sonores (pb) (td)

* bon stock lexical visuel

Atteinte de la voie lexicale Dyspraxies (1) Dyspraxies (2)

• Atteinte des fonctions cognitives impliqués dans la gestion de la


motricité volontaire et fine Diagnostic positif (6 et 7ans) avec un test psychométrique
d-d dyseidétique
(WISC)
* accès au sens est perturbé
• Eliminer une cause neurologique, orthopédique et musculaire → les performances gestuelles ≠ les performances verbales,
raisonnementales et conceptuelles
* incapacité à lire les mots irréguliers • Entretien avec les parents:
* désintérêt pour les jeux de constructions
* maladresse pour toutes les activités manuelles
Troubles neuro-visuels et des troubles de la structuration
* rythme de lecture très lent * pendant la consultation: cubes, graphisme, gestes quotidiens spatiale

* faible lexique visuel • Plaintes scolaires Rééducation orthoptique, psychomotricité et


* grande pauvreté des dessins spontanés aménagements pédagogiques
Atteinte équivalente des deux voies: d-d mixte * non réalisation de certaines figures
* grande difficulté à lʼécriture ( dysgraphie dyspraxique)
Causes affectives (1) Causes affectives
Atteinte narcissique
enfant (1)
Anxiété
Lʼinstabilité psychomotrice: Lʼécole est au cœur des valorisations des enfants: source de
* baisse durable ou paroxystique du rendement scolaire * dans le cadre de son côté affectif reconnaissance importante
* traduit une anxiété, une insécurité latente et une quête affective
* hyperémotivité, situation conflictuelle, traumatisme affectif * extension des activités physiques et travail en petits groupes avec
ou pathologie durable des horaires courts Vécu précoce de lʼéchec (dés la maternelle) →gravite du
retentissement sur le développement ultérieur des capacités de
* phobies scolaires: Lʼopposition: l'enfant
- enfant unique svt
* active ou passive
- changement de scolarité
* autorité parentale excessive ou absente
- structure familiale particulière Des enfants déjà fragiles

* PEC en psychothérapie

ROLE DES PARENTS CONSEILS AUX PARENTS CA SE SOIGNE?

• Ils interviennent dans lʼintensité et la qualité de lʼexpression du • Positivez, soyez encourageant • Psycho stimulants (Ritaline, concerta..)
trouble et dans son retentissement • Diminuez les punitions • Anti-dépresseurs
• Ils ne créent pas le trouble mais leur rôle est fondamental dans • Contrôlez vos émotions • Psychothérapies
lʼexpression du trouble • Soyez rassurants, sécurisants • Rééducations
• Soyez cohérents entre vous • Orthophonique
• Soyez sûrs de votre intention • Psychomotrice
• Réduisez les distracteurs • Faire confiance aux professionnels
• Reportez les situations à problème

Conclusion

Motif fréquent de consultation

Intérêt dʼun diagnostic étiologique précis et précoce

Prise en charge spécifique à chaque étiologie

Prévention des conséquences psychoaffectives, sociales et scolaires

Vous aimerez peut-être aussi