Sante Mentale
Sante Mentale
SANTE MENTALE
PR BATTAS
PR YAZAJI
PR AGOUB
PR BENJELLOUN
PROF BATTAS : PROF AGOUB :
Les démences
Addictions
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023
INTRODUCTION A LA PSYCHIATRIE
• Discipline médicale dont l’objet est l’étude et le • La psychiatrie n’est pas rattaché à un seul organe
traitement des maladies mentales • Elle s’intéresse au patient, pris dans un ensemble de
• Terme psychiatrie a été introduit par Johann relations avec le Monde:
Christian Reil en 1808 – Soi (psychisme et corps)
• Pendant une longue période les malades mentaux – Sa Famille
ont été victimes d’attitudes sociales ,morales , – La Société et sa Culture
religieuses (démonologie, sorcellerie……)
– La Réalité
• Stigmatisation et discrimination
5. DES SOURCES THEORIQUES MULTIPLES
2. PENSER LA MALADIE MENTALE
• Le modèle étiopathogénique en psychiatrie est
• Elle fait Peur: Fait résonner notre propre part de
multifactoriel:
déraison
– Biologique
• Contagieuse ?
– Psychologique
• Menace à l’ordre établi ?
– Social et environnemental
• Un mal Incompréhensible
• Approche intégrative de nombreuses grilles de
• Un mal Incurable...
lecture
• Mise à distance
– Neurobiologie (génétique, pharmacologie,
3. UNE DISCIPLINE MEDICALE biochimie, physiologie)
– Psychologie (psychanalyse, cognitivo-
• La psychiatrie est née de la médecine comportementalisme,……)
• Elle utilise une démarche médicale: – Sciences Humaines (philosophie, anthropologie,
– Recueillir des signes cliniques linguistique)
– Etablir un diagnostic
– Prescrire un ou des traitement(s) adapté(s) 6. HISTOIRE:
• Des connaissances médicales sont nécessaires: • La description des maladies mentales telle qu’on la
– Diagnostics différentiels somatiques connaît actuellement est la résultante d’une longue
– Thérapeutiques biologiques évolution théorique, philosophique et
• Mais la psychiatrie a aussi ses spécificités… thérapeutique
– essentiellement CLINIQUE (absence d’examens
paracliniques spécifiques, subjectivité…) • Troubles mentaux aigus fébriles : phrénitis
– Possibilité de SOINS SOUS CONTRAINTE • Troubles mentaux avec agitation sans fièvre : manie
– Spécialité « à l’écart » des autres disciplines • Troubles mentaux chroniques sans fièvre ni agitation
médicales : mélancolie
– Difficultés à définir ses limites: • Galien inspirées d’Hippocrate : doctrine des humeurs
* "Normal/pathologique" • Le christianisme :le soin est un devoir
* Relations avec la Psychologie et la Neurologie, • La médecine arabe et musulmane : « Maladies de la
* Evolution de la société vers le « tout tête » Bimaristane ARRAZI: « psychothérapie »
psychologique », médiatisation…) • La renaissance :les premières véritables description
* Aspects JURIDIQUES+++ de maladies mentales
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• Facteurs de maintien
– Facteurs de maintien
Peuvent
* Prolonger l’évolution du trouble
* Empêcher la rémission ou la stabilisation
Sont une cible importante de la prise en
charge
Effet du stress ++++
* Rôle clé
* Peut être
>Prédisposant
>Précipitant
>Maintien
CONCLUSION
EXAMEN PSYCHIATRIQUE
EXAMEN PSYCHIATRIQUE
DEGAGEMENT DE CERTAINES ORIENTATIONS : QUELS SONT LES PRINCIPAUX BUTS DU 1ER EXAMENS COMPLEMANTAIRES EN PSYCHIATRIE CONCLUSION
ENTRETIEN PSYCHIATRIQUE ?
Urgence ou non? 1) Examens non spécifiques à la psychiatrie Entretien psychiatrique :
Hospitalisation ou non? Établir un diagnostic primaire demandés en fonction du contexte de la Processus d’évaluation complexe qui prend racine
Première impression d’une éventuelle relation Formuler un plan de traitement en rassemblant les consultation: dans l’alliance thérapeutique
NFS, VS, SGOT, SGPT, Rx poumons, sérologie
psychothérapique informations: Aperçu de l’univers psychique du patient
syphilitique.
possibilités prescription de psychotropes 1- Plainte Il permet de rassurer le patient ,de l’informer sur
Examen oculaire : pression oculaire avant l’étude
(indications, CI) 2- Historique du problème son trouble, son traitement et son évolution
3- Facteurs précipitants la survenue de la maladie du LCR
Valeur thérapeutique et anti-thérapeutique de
4- Symptômes affectifs, cognitifs, physiques EEG : Détection d’une affection neurologique à
l’entourage Pierre angulaire de l’évaluation psychiatrique
5- Usage et abus de substances expression psychiatrique
Arrêt de travail ou non?
6- Changement de rôle dans le fonctionnement
Maladie organique évoluant sous le masque d’une social. 2) Autres examens:
symptomatologie psychiatrique? Tests projectifs(psychologues)
Simulations? Tests neuropsychologiques
Demande d’un certificat médical? Auto-questionnaires
Interviews psychiatriques standardisées
Imagerie cérébrale en psychiatrie
le trouble mental Classification
• Deux groupes : les psychoses et les névroses ;dichotomie abandonnée
• Remplacement du concept de « maladie mentale » par celui de Les troubles névrotiques sont :
« trouble mental (DSM ) :
• plus fréquents
Généralités sur les • manifestations psychologiques et/ou comportementales
• souffrance significative et/ou dysfonctionnement psychosocial • La clinique est dominée par l'anxiété, sans perturbation majeure
du cours de la pensée.
• Provoqué par des altérations de nature variée
Névrose Psychoses
• Le terme névrose a été créé par W. Cullen vers 1770 pour • Le terme psychose a été créé par Ernst von
caractériser la pathologie du comportement et du ressenti ▪ Les psychoses représentent une catégorie hétérogène de troubles
Feuchtersleben (1847) pour designer l’aspect aigu de la
• . Cette définition distinguait déjà les névroses des troubles (spectre)
“folie”
neurologiques organiques ▪ Les psychoses sont représentées essentiellement par la schizophrénie
• L’usage du terme a été élargi et il s’applique aux patients
• Depuis, l’usage du terme a été restreint : il désigne actuellement ▪ Touche environ 3% de la population (toutes causes confondues) présentant un délire et/ou une importante altération du sens
des troubles durables d’expression physique ou psychique,
n’ayant pas de cause organique lésionnelle, étant reconnus par le ▪ Début généralement à l’adolescence et l’âge adulte jeune (15-35 ans) de la réalité et de soi
sujet comme pathologiques et n’affectant pas sévèrement le sens
de soi et de la réalité.
▪ Évolution variable: rémissions complètes ou rechutes fréquentes le • On distingue schématiquement 2 types de psychoses: la
plus souvent schizophrénie et les délires chroniques (moins
déstructurants et compatibles avec adaptation sociale)
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• Tenir compte des croyances culturelles et religieuses répandues dans une • Donc: conviction erronée ,absolue ,irréductible - par la logique et l’
société évidence des faits -, inébranlable non reconnue par le groupe culturel
• Hamilton, en 1984 définit l'idée délirante comme une • Turkington et al., 1996 propose la définition • La mythomanie doit être distinguée du délire .
conviction inébranlable, inaccessible au raisonnement. suivante :Croyance (très probablement fausse) à
l'extrême d'un continuum, proche de l'idée • Le mythomane invente des histoires fantastiques et
• Cette notion a pour défaut de "dichotomiser" les choses fausses .L’individu ne croit pas à ces histoires
(ébranlable versus inébranlable, et inaccessible au surévaluée. Elle est endossée par la personne contrairement au délire .
raisonnement versus accessible), alors qu'en réalité les malgré les preuves contraires, mais peut être
pensées sont sur un continuum de degré qui va du amenée à "s'assouplir' sous traitement (biologique • La fabulation est généralement un mécanisme
complètement ébranlable à l'extrêmement inébranlable compensatoire à l’amnésie ,caractérisé par un
et avec entre les deux des milliers d'autres possibilités).
ou TCC, voire spontanément avec le temps).
remplissage inconscient des déficits de mémoire
par des histoires imaginaires sans substrat réel.
Thèmes 1-Persécution
⚫ La conviction délirante : elle peut être plus ou moins importante, avec
• Le thème du délire est le sujet du discours.
plus ou moins de possibilités de critiques ou de doutes
• Plusieurs thèmes:
• 1- Hypochondriaque
⚫ Le thème délirant : mystique, persécutif , jalousie, mégalomanie, etc • = Conviction absolue du sujet qu’on veut le nuire physiquement,
• 2- Persécution moralement , dans ses biens…
⚫ L'organisation : la logique interne du délire, son évolution dans le La croyance que l’on peut être agressé, harcelé,…par un individu,
• 3- Mégalomaniaque
temps et la place prise dans la pensée du malade. une organisation ou d’autres groupes
• 4- Influence « Mon ancien médecin traitant est agent secret envoyé par le
⚫ Les mécanismes délirants : le processus par lequel le délire se se • 5- Jalousie FBI, ils me surveillent depuis des années ».
construit .Il s’agit du mode d’organisation du délire • 6- Érotomanie
⚫ 4 mécanismes : interprétatif , hallucinatoire, intuitif , et imaginatif • 7- Idées de référence
• 8- Mystique
2- Hypochondriaque
3- Mégalomaniaque
• = Idées fausses concernant le corps ou son fonctionnement
• Plusieurs types:
Délire Somatique • = Impression d’être:
• Transformation-métamorphose.
« Toutes mes côtés sont cassées Et il me manque un bout
de l’os du crâne vous voyez ma cervelle qui sort ? Je suis • appelé à une destination grandiose,
• Nosophobie délirante: conviction d’être malade. la cache juste avec un bout de céramique ».
•Être de grand personnage,
• Idées de possession: zoopathie, démonopathie. •Posséder de grande fortune : délire de richesse
J’ai un cancer très rare, et une maladie gastrique qui guérit
• Idées de négation:
grâce aux antipsychotiques ». •Une personne croit à tort qu’elle a des capacités
• Négation d’organe. une richesse ou une renommée exceptionnelle…
• Négation de la personne.
• Syndrome de Cotard.
4- Influence
Je suis très fort, j’ai le sang des Vikings qui coule dans • Sentiment d’être commandé, téléguidé par une force extérieure à sa volonté;
mes veines ». exemple: on me fait prendre des poses
« Je cours hyper vite, 120km/heure, je fais Casa •5-Jalousie: Idée prévalente d’être trompé
« C’est moi qui est sauvé tous les naufragés du Titanic, et
Marrakech à pieds sans problème ». qui ait prit la fameuse photo de Leonardo Dicaprio et •6-Érotomanie: Conviction délirante d’être aimé (généralement par une personne
l’actrice sur le bout du bateau bras en l’air ». de rang social supérieur)
« Je suis plus fort que le Pharaon d’Egypte ».
•7- Idée de référence: Sentiment d’être l’objet d’intérêt d’autrui
« je suis tellement puissant que j’arrive à bouger les
planètes avec mes mais .» La croyance que certains gestes ,commentaires ou éléments de l’environnement
« J’ai crée 1007 satellites à la NASA en compagnie de
notre Roi, et j’ai même pas demandé à être payé ». sont destinés spécifiquement à la personne
J’ai participé au films de Cowboy, à Hollywood je suis ami
avec tous le acteurs ».
Délire mystique
Caractéristiques structurales
« Non je ne peux pas sortir. Je suis Omar Ibn Khattab, et l’autre patient
que vous voyez là est le prophète Mohammed, donc vous devez Délire bizarre? Ou désorganisation conceptuelle ?
déclarer sa sortie avant la mienne, je ne peux pas sortir et le laisser ici »
• Permettent de différencier les états délirants:
Délire Erotomaniaque à mécanisme intuitif « Jai enterré 16 millions de centimes avec l’ombre de mon
2-Degré d’extension
4- Adhésion/Réaction affective
•2a –En secteur 3- Contenu des thèmes
• Centré sur un domaine, encapsulé • Conditionnent la réaction comportementale du patient.
• Peut être tiré de:
• Dirigé vers un seul but: affectif, social,
Professionnel • Adhésion au délire
•La vie courante →thème de jalousie ↓
⚫Des expériences de type perceptif qui surviennent sans stimulus externe .Elles sont • Exemple : quelqu'un marche derrière moi (vrai), je suis en • C'est l'imagination d'une histoire, d'un récit plus ou moins riche qui
saisissantes et claires avec la force et l’impact des perceptions normales et elles ne
sont pas sous le contrôle de la volonté(DSM5) s'imaginant devient réalité
danger (interprétation fausse)
Les Hallucinations Hallucinations psychiques • Diagnostic différentiel:
• La perception est "à l'intérieur", elle ne passe pas par les sens, ce qui est perçu
• Les hallucinations non psychiatriques
• Hallucinations sensorielles: véhiculées par un des sens. n'est pas situé dans l'espace
• La présence d'hallucinations ne signe pas obligatoirement une
• hallucinations auditives, les plus fréquentes en psychiatrie sont des
hallucinations acoustico-verbales (entendre des voix qui parlent) • C'est une pensée ou une déformation de la pensée que le sujet ne reconnait pas
pathologie psychiatrique (enfants)
• Visuelles: , prédominantes, elles sont en faveur d'une pathologie organique non
psychiatrique comme la sienne : langage intérieur , transmission de pensée , télépathie , idées
• olfactives et gustatives, mauvais goût, odeur de gaz, etc. • Elles peuvent se rencontrer dans des maladies neurologiques et
imposées
• Tactile: piqûre, brulure, attouchement, démangeaisons, etc.
plus rarement dans certaines pathologies ophtalmologiques et
• Cénesthésiques, perception à l'intérieur du corps. • Il a l'impression d'une intrusion à l'intérieur de soi
• La perception est située dans l'espace (la voix vient de derrière, l'odeur ORL (déficit sensoriel)
• Absence de subjectivité : le sujet ne fait pas sien ce qu’il pense, ressent , éprouve
est par ici, etc.)
• Situations particulières :privation sensorielle
• Hallucination :reconnue et identifiée comme anormale • Multiples phénomènes parasites et imposés :ses actes sont commandés ou
• Peut s'observer dans des situations non pathologiques
• Le patient se rend compte de la non réalité de l’objet halluciné commentés
• Par exemple: apercevoir la silhouette d'un homme la nuit alors qu'il s'agit de
• Le syndrome d'influence peut produire un délire complexe :«Ils ont construit un
• Oriente vers une étiologie non psychiatrique: certaines lésions l'ombre d'un arbre
ordinateur qui envoie des ondes pour contrôler mon cerveau.»
du tronc cérébral, crises d’épilepsie partielle
La synesthésie :un phénomène perceptuel comportant une interprétation
• Les hallucinations hypnagogiques surviennent à dans une modalité sensorielle d’un stimulus provenant d’une modalité
l'endormissement, elles sont le plus souvent sans signification pathologique sensorielle différente(entendre le son des couleurs)
•
Les troubles du jugement CONCLUSION
L’hospitalisation sous contrainte
• Entretien et ses conditions sont importants
• Le jugement permet de reconnaitre la véracité, l’authenticité et la
logique d’un fait, une pensée ,un acte • Parfois, on peut demander au médecin de traiter un patient sans son • S’oppose à l’Hospitalisation Libre (HL)
consentement: • Elle doit être discutée lorsque:
• L‘autocritique est une forme de jugement
• Sujet non conscient de ses troubles (ex: psychose)
• Déficit ou carence de jugement: transitoire dans la confusion mentale • Le patient a besoin de soins en milieu hospitalier
• Sujet dangereux (pour lui-même ou pour les autres)
permanente dans les processus neurodégénératif • Le consentement aux soins est impossible, en raison de sa pathologie
• Régi par un cadre légal(Dahir Avril 1959)
• Exemple la démence :maladie d’Ahlzeimer • L’Hospitalisation à la Demande d’un Tiers (HDT)
• Dans ce cas, le médecin est amené à considérer, et l’intérêt du patient,
• Distorsions du jugement: • Ex: bouffée délirante aigüe
et l’intérêt d’un Tiers (famille, société)
• états délirants aigus ou chroniques • L’Hospitalisation d’Office (HO)
• Le rationalisme morbide: la rationalisation systématique, froide et • En cas de dangerosité ou de trouble à l’ordre publique
pseudologique; le jugement est hermétique ,flou et essentiellement • Sur arrêté du Gouverneur
abstrait
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INTRODUCTION A. SYMPTÔMES PSYCHOTIQUES DIAGNOSTIC DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE TROUBLE PSYCHOTIQUE BREF (DSM 5 )
Urgence psychiatrique Délire: Vécu intense>> troubles de Entretien: Patient et entourage Spécifier si:
Brièveté de la durée: < 6mois comportement: fugues/voyage ATCDs DIAGNOSTIC ÉTIOLOGIQUE PHASE PROCESSUELLE DE Avec facteur(s) de stress marqué (s)
Évolution variable: pathologique, agressivité/bagarres, Traitement actuel? SCHIZOPHRÉNIE (psychose réactionnelle brève): si les
épisode unique actes médico-légaux Consommation de toxique Congruence à l’humeur Persistance des éléments symptômes surviennent peu de temps
Mode d’entrée dans la Hallucinations: auditives, visuelles, Sd confusionnel++ Dépression à délirants après – et apparement en réaction à -
cénesthésiques ou psychotiques caractéristiques délirantes Désorganisation des événements qui isolément ou
schizophrénie/trouble bipolaire Symptômes psychiatriques:
Dépersonnalisation: sentiment Manie délirante /discordance réunis, produiraient un stress marqué
Autres épisodes de même type * facteurs déclenchants
éprouvé de n'être plus soi même ATCDS personnels Symptômes chez la plupart des sujets dans des
Dénominations différentes/ * mode de début circonstances similaires et dans la
(intégrité somatique/psychique) d’épisodes dépressifs, déficitaires/négatifs
classifications: même culture
Bouffée délirantes aiguës Déréalisation: impression de maniques ou Évolution sur plusieurs
Examen somatique complet: Sans facteur (s) de stress marqué: si
changement dans le monde extérieur, hypomaniaques mois
CIM 10: troubles psychotiques aiguës rechercher une pathologie les symptômes psychotiques ne
perte de familiarité avec
et transitoires organique (trauma/ infect) surviennent pas peu de temps après –
l’environnement ÉVOLUTION ET PRONOSTIC
Trouble psychotique bref:
Automatisme mental: fonctionnement Éliminer un état de mal
ou ne sont pas apparement
25 à 40%: cas résolutifs
Idée délirantes épileptique réactionnels à – Des évènements qui,
automatique et dissident de la pensée 25% récidive
Hallucinations qui échappe au contrôle du sujet Origine toxique: amphétamines, isolément ou réunis, produiraient un
Reste, évolution vers: stress marqué chez la plupart des
Discours/comportement ecstasie, LSD
Schizophrénie sujets dans des circonstances
désorganisé B. SYMPTÔMES THYMIQUES
<1mois Extrêmement variables Examens paracliniques : dès que Trouble non schizophrénique similaires et dans la même culture
<6 mois: trouble l’état du patient le permet Trouble de l’humeur (trouble bipolaire). Avec début lors du post partum: si
Excitation psychomotrice: FACTEURS BON PRONOSTIC FACTEURS MAUVAIS
schizophréniforme
stupeur>>épisode de catatonie
Recherche de toxiques urinaires les symptômes surviennent dans les 4
PRONOSTIC semaines du post partum
Humeur labile: expansive, euphorique, Glycémie
CLINIQUE Ionogramme, calcémie.. Bon fonctionnement ATCDs:
triste TROUBLE SCHIZOPHRÉNIFORME
Début brutal Humeur labile Bilan infectieux
socioprofessionnel avant Familiaux de
Logorrhée l’épisode A. Idem trouble psychotique bref
Sujet jeune Hallucinations Imagerie cérébrale++
schizophrénie/trouble
Absence d’ATCDS : Familiaux bipolaire B. Au cours d’un épisode, la
Trouble de Délire C. AUTRES EEG
de psychose Trouble de personnalité pré perturbation persiste au moins 1
comportement Peu
Anxiété: intense++ Facteurs précipitants morbide
mois, mais moins de six mois, avec
Fugue organisé DIAGNOSTIC:
Vigilance et conscience: légèrement Début brutal et délire riche Début progressif
retour complété au niveau de
Agitation Vécu altérée Caractère brusque fonctionnement pré morbide
acte médico- Symptômes de Symptomatologie à
intensément
Contexte puerpéral: Sujet jeune C. Idem trouble psychotique bref
confusion/perplexité dominante de discordance
légal Thèmes Sans ATCDs psychiatrique
Thèmes délirants en rapport avec Symptômes thymiques Long délai avant traitement
Excitation Anxiété +++ l’accouchement (négation de particuliers
psychomotrice TTT rapide, bonne réponse Réponse partielle au
l’accouchement, idée de substitution) Absence de pathologie
au TTT traitement
Vigilance Risque d’infanticide organique
/conscience :
Légèrement
altérée
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TRAITEMENT
NEUROBIOLOGIE: PRINCIPALES VOIES NEUROBIOLOGIE: VOIE MÉSOLIMBIQUE NEUROBIOLOGIE: HYPOTHÈSE DOPAMINERGIQUE MÉSO
DOPAMINERGIQUES LIMBIQUE EXPLIQUANT LES SYMPTÔMES POSITIFS
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SCHIZOPHRÉNIE
SYNDROMES SCHIZOPHRÉNIQUES
A. DESORGANISATION
Dislocation des fonctions psychiques qui ne sont plus intégrées harmonieusement.
Rupture de l’unité psychique provoquant un relâchement des processus associatifs entrainant une dysharmonie des trois sphères :intellect , affect et
comportemental
S’observe dans le contact, la façon de s’habiller, de se mouvoir, de se comporter , de s’exprimer
Plan affectif: ambivalence affective Plan moteur:
expression simultanée de deux sentiments contradictoires à l’égard d’une même personne ou d’un Maniérisme: comportement exagérée,
même objet : haine et amour, attirance et répulsion surfait
Parakinésies : mouvements involontaires
absence de rapport entre l’émotion exprimée verbalement ou par la mimique et les idées
ÉPIDEMIOLOGIE parasitant l’activité motrice normale
contenues dans le discours (discordance idéo-affective) : Le patient peut parler d’un événement
1% de la population Stréréotypies
Âge de début : 15-35 ans triste (décès d’un parent) avec un sourire ou émettre des rires inadaptés
Risque suicidaire 5 à 6% Bizarrerie: comportement inadapté
Plus précoce chez l’homme Se mettre en colère en parlant d’un évènement heureux
/femme Sex ratio: ♀ =♂ Déconnexion entre le contenu de la pensée et le vécu affectif
Plan intellectuel: désorganisation de la pensée et du discours
MODES D’ENTREE DANS LA SCHIZOPHRENIE Altération du système logique: Troubles du langage: Troubles du cours de la pensée
trouble des associations: Coq à l’âne, Écholalie: Répétition en écho des dernières Barrages: brèves suspensions du discours,
Personnalité Début Début brutal: trouble
réponses à coté.. paroles non motivées , dont le sujet est conscient
prémorbide: progressif/insidieux: psychotique aigu
Raisonnement abstrait ambivalent, Schizophasie: langage incohérent , parfois mais auxquelles il il est indifférent
Schizoïde: peu Rupture progressive Activité délirante,
illogique pseudo-rationnel , hermétique hermétique (salade de mots ) Fading: extinction progressive du flux des
d’amis, vit en avec l’environnement parfois sous une
rationalisme morbide, tendance au Glossolalie: langage entièrement nouveau, paroles ou des idées ,suivie après un temps
retrait, peu actif, familial, sémiologie
symbolisme ,l’abstraction propre au malade(son propre dictionnaire) du discours.
froid, distant, socioprofessionnel d’emprunt:
Néologisme: termes inventés par le patient
détaché. Baisse du rendement État dépressif
Schizotypique: scolaire État d’excitation
méfiance, des idées Isolement Trouble de CATATONIE : Le tableau clinique est dominé par au moins trois des symptômes suivants :
de référence ou de Bizarrerie conduite: fugues, [Link]: absence d'activité psychomotrice; 5.Négativisme: opposition ou absence de [Link], non influencée par des stimulus
persécution, comportementale actes médico pas activement lié à l'environnement). réponses à des instructions ou à des externes
perturbations Propos incohérents légaux.. [Link]: maintien contre la gravité de stimulus extérieurs [Link] faciales grimaçantes
perceptives, Impression que le Trouble de postures imposées par l’examinateur [Link] de posture 11.Écholalies
bizarreries dans le visage se transforme comportement [Link]é cireuse: résistance légère et [Link]érisme 12.Échopraxie
comportement, les … alimentaire: constante à la mobilisation passive [Link]éréotypie: mouvements non dirigés vers
intérêts ou le mode anorexie/boulimie [Link] un but, répétitifs et anormalement
de pensée. fréquents
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IMPORTANCE DE CIBLER LA PÉRIODE QUI SUIT LE 1ER ACCÈS ET D’Y INTENSIFIER LES INTERVENTIONS THÉRAPEUTIQUES
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ÉTIOPATHOGÉNIE
GÉNÉTIQUE LES ANOMALIES CEREBRALES
la schizophrénie serait sous la dépendance d’un Plusieurs gènes impliqués: GENETIQUE MOLECULAIRE : GENES CANDIDATS HYPOTHESES STRUCTURELLES
grand nombre de gènes ayant chacun un poids COMT, NOS1AP, RELN, DISC1, ACTUELLES Réduction du volume cérébral total
mineur pris individuellement ,mais qui combinent NRG1, DTNBP1, KCNH2,AKT1 Gènes de développement ayant un rôle dans : Élargissement des ventricules latéraux
leurs effets pour générer le phénotype Impliquées chez une faible la prolifération neuronale (Weinberger; 1987) : trait héritable de la maladie
(schizophrénie)lequel ne devient cliniquement proportion de patients la migration, l’orientation et l’organisation des neurones
détectable que lorsque la somme totale des Pas toujours retrouvées lors des la croissance axonale et la formation des synapses la connexion et le
risques dépasse un seuil avec stress réplications renouvellement des synapses
environnemental le maintien des connexions synaptique à long terme
la mort cellulaire programmée (apoptose)
la myélinisation
MRI images of normal and schizophrenic
(Weickert & Weinberger, 1998)
patients
Note enlargement of cerebral ventricles and
thinning of cortical grey matter
AU TOTAL
HYPOTHÈSE SEROTONINERGIQUE L’hypofonctionnement des récepteurs NMDA des voies descendante du cortex vers le tronc
le lysergic acid diethylamide (LSD) ayant la cérébral = hyperactivité dopaminergique mésolimbique = symptômes positifs
capacité d’induire des hallucinations , L’hyperactivité dopaminergique dans le nucleus accumbens = diminution des projections
perturbe la transmission sérotoninergique GABAergiques sur le thalamus = échec du filtre thalamique
Le LSD agit sur les récepteurs L’hypofonctionnement des récepteurs NMDA dans les voies corticostriées réduit les
sérotoninergiques (agoniste partiel 5-HT2) afférences excitatrices sur les neurones GABAergiques = échec du filtre thalamique
Les nouveaux antipsychotiques En conséquence : passage excessive des informations sensorielles dans le cortex =
:antipsychotiques atypiques symptômes de la schizophrénie
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APPROCHE DIMENSIONNELLE
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DEPRESSION
INTRODUCTION SEMIOLOGIE:
OMS : > de 100 millions chaque année humeur dépressive symptômes psychiques Contenu de la pensée: Sémiologie: troubles somatiques
La prévalence sur la vie entière varie Humeur fixe, monotone et constante dans Anxiété: Vision négative Digestifs: nausées, vomissements, douleurs abdominales,
entre 20 et 30 % le temps indépendamment de Peut caractériser certains épisodes Sur soi: troubles du transit intestinal
Enquête nationale: 26.3% l’environnement, caractérisée par: dépressifs Perte d’estime et de Urinaires: pollakiurie , dysurie, brûlures
Problème majeur de santé publique
Tristesse: persistante, irraisonnable et État de tension psychologique où le confiance en soi Cardiovasculaires: TA, pouls
Fardeau important de souffrance et inconsolable sentiment d’un danger imminent Impuissance neuro musculaires: affaiblissement, contracture, crampes,
d’incapacité pour le patient et son
Anhédonie: perte de capacité de ressentir prédomine Culpabilité paresthésies, céphalées, vertiges
entourage du plaisir Symptômes physiques: sensation de Infériorité
La composante anxieuse participe grandement aux
Médecin généraliste : le premier sollicité
2 formes d’anhédonie :anhédonie boule/creux à l’estomac, gorge serrée, Pessimisme
plaintes somatiques
Prise en charge codifié expérientielle (moindre capacité à difficultés de déglutition, tension …
Prévention des complications : éprouver du plaisir lors de la réalisation de musculaire, sensation de chaleur/froid, Sur le monde:
Sémiologie: conduites suicidaires
Abus de substances psychoactives l’action) et anhédonie anticipatoire palpitations… Personne ne m’aime
Idées suicidaires:
Suicide +++ (anticipation du plaisir dans la réalisation Incapacité à détendre
Idées suicidaires: Passives: souhaits de mort
Morbidité somatique d’une action future) > déambuler, passage à l’acte auto ou
Vagues/passives Intentions suicidaires: idées de se faire du mal vagues
Anesthésie affective: désintérêt, hétéroagressif par raptus anxieux (plus
(souhaits de mort) sans plan précis
EPIDEMIOLOGIE indifférence émotionnelle généralisée aux rare)
passages à l’acte Plans suicidaires: le sujet a mis en place un plan de se
♀ >♂ 3/1 personnes et aux événements, vécue de
faire du mal, mécanisme (défenestration, ingestion
façon consciente et pénible symptômes psychomoteurs
Troubles des conduites médicamenteuse, pendaison…), lieu, heure..
Âge de début Sentiment douloureux de ne plus ressentir Ralentissement des processus
instinctuelles Actes suicidaires: passage à l’acte mûrement
25 à 35 Ans d’émotion surtout vis à vis des proches psychiques et moteurs, caractéristique
Sommeil: réfléchi/impulsif (raptus suicidaire)
Tendance au rajeunissement Douleur morale: sentiment centrale de la dépression:
Insomnie: Équivalents suicidaires: automutilations, refus de
Taux de récidive dans l’année suivante d’insatisfaction, culpabilité, dévalorisation, Ralentissement voire inertie motrice
D’endormissement, réveils s’alimente/de boire, prises de risque inconsidérés (voiture,
40% d’auto dépréciation, d’incapacité, jusqu’à la clinophilie: gestes rares,
nocturnes, réveils précoces jeu, toxiques, relations sexuelles non protégées..)
20% Suicide d’improductivité et d’impuissance ponctuation manuelle du discours
matinales, corrélé à un risque
80% des suicidés présentent un EDC au ,d’inutilité réduite
suicidaire Épisode dépressif caractérisé :DSM 5
moment du passage à l’acte Idéation suicidaires: apparaît comme le Bradykinésie , hypomimie ,posture
Hypersomnie: non
moyen de mettre fin à sa souffrance voutée
réparatrice
CONCLUSION Fatigue sans lien avec le niveau
Dans l’épisode dépressif caractérisé sans
La dépression est une maladie d’activité Alimentaire:
caractéristiques mélancoliques, on peut
fréquente Effort considérable pour effectuer des Anorexie: plus fréquente,
retrouver quelques un de ses éléments
Les complications sont lourdes avec perte de poids
mais pas l’ensemble du tableau; avec taches considérables
pour le patient, sa famille et la Hyperplasie
société parfois variation de l’humeur triste avec Ralentissement psychique:
amélioration vespérale. Troubles de l’attention et de la
Le pronostic dépend de la Sexuel:
mémoire: sensation de tête vide, Troubles de la libido:
précocité du diagnostic et de la
difficulté de concentration diminution de l’appétit sexuel
prise en charge
Bradypsychie: pauvreté et lenteur du
Le traitement dans la majorité des Impuissance, frigidité
cas relève du médecin généraliste discours
Négligence dans la
présentation(habillement , rasage…)
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FORMES CLINIQUES:
EDC avec détresse anxieuse EDC avec caractéristiques mélancoliques EDC avec caractéristiques psychotiques EDC avec début lors du
Présence d’au moins deux des symptômes suivants Idées délirantes/hallucinations post partum
L’un des éléments suivants a 3 ou Plus des éléments suivant:
pendant la plupart des jours: Congruentes à l’humeur: contenu des idées Début des symptômes
été présent au cours de la 1) Humeur dépressive: abattement
1) Sentiment d’énervement ou de tension. délirantes et des hallucinations concorde avec les thymiques pendant la
période la plus grave de profond, désespoir et/ou
2) Sentiment d’agitation inhabituel. thèmes dépressifs typiques d’inadéquation grossesse/4 semaines suivant la
l’épisode actuel: morosité>anesthésie affective
3) Difficultés de concentration dues à des soucis. personnelle, de culpabilité, de maladie, de mort, de grossesse
1) Perte du plaisir pour 2) Dépression plus marquée le
4) Peur que quelque chose d’horrible ne survienne. nihilisme ou de punition méritée. Avec/sans caractéristiques
toutes ou presque toutes matin
5) Sentiment d’une possible perte de contrôle de soi Non congruentes à l’humeur: contenu des idées psychotiques
Risque suicidaire plus élevé,
Troubles de conduite/comportement: fugues,
hétéroagréssivité..
les activités.
2) Absence de réactivité aux
stimuli habituellement
+ 3) Réveils précoces
4) Agitation/ralentissement
psychomoteur
délirantes ou des hallucinations n’implique pas les
thèmes dépressifs typiques, ou bien le contenu est
un mélange de thèmes incongruents et congruents à
Risque d’infanticide (surtout
avec caractéristiques
psychotiques++)
agréables (ne se sent pas 5) Anorexie/perte de pois
Durée de maladie plus longue l’humeur. Risque de récurrence pour
beaucoup mieux, même significative
chaque accouchement ultérieur
temporairement, 6) Culpabilité excessive
EDC avec caractéristiques mixtes EDC avec catatonie est de 30 à 50 %
lorsqu’un événement
Au moins 3 des symptômes suivants, en plus des Risque suicidaire++ >>Urgence caractéristiques catatoniques sont présentes À distinguer des états
agréable survient).
symptômes dépressifs: psychiatrique!! pendant la plus grande partie de l’épisode dépressif confusionnels lors du post
1) Humeur élevée/expansive Urgence psychiatrique partum++ (fluctuation du niveau
2) Augmentation de l’estime de soi/ idées de EDC avec caractéristiques atypiques Au moins 3 de ces symptômes: de vigilance ou de l’attention)
grandeur A. Réactivité de l’humeur (c.-à-d. que les événements positifs réels ou 1) Stupeur 7) Maniérisme
3) Grande communicabilité potentiels améliorent l’humeur). 2) Catalepsie 8) Stéréotypie EDC avec caractère
4) Fuites d’idées B. Deux (ou plus) des caractéristiques suivantes : 3) Flexibité cireuse 9) Agitation saisonnier
5) Augmentation de l’énergie/activité orientée vers 1) Prise de poids ou augmentation de l’appétit significative. 4) Mutisme 10) Expressions Relation temporelle régulière
un but 2) Hypersomnie. 5) Négativisme faciales entre la survenue des épisodes
6) Prise de risque 3) Membres « en plomb » (c.-à-d. sensation de lourdeur, « de plomb », 6) Prise de posture grimaçantes dépressifs caractérisés et une
7) Diminution du besoin de sommeil dans les bras et les jambes). 11) Écholalies période particulière de l’année
Éliminer une 4) La sensibilité au rejet dans les relations est un trait durable (c.-à-d. 12) Échopraxie (hiver++)
*pathologie organique qu’elle n’est pas limitée aux épisodes de trouble thymique) qui induit une Prévalence élevée: âge jeune,
*Mode d’entrée Dans la schizophrénie/trouble altération significative du fonctionnement social ou professionnel. latitudes élevées
bipolaire
scolaires ou autres
MALADIE DEPRESSOGENES MEDICAMENTS ÉVOLUTION Dépression traitée: Dépression chronique:
1. Affections neurologiques: DEPRESSOGENES Dépression non traitée Levée des symptômes dépressifs en 3 à 9 Symptômes présent au delà de deux ans sans période de
Troubles dégénératifs (la maladie de psychostimulants (usage Guérison, avec un risque suicidaire à semaines (70% des cas) rémission durable
parkinson, chorée de Huntington, sclérose prolongé ou sevrage) redouter Récidive 15 à 20% des dépressions
latérale amyotrophique, maladie de Wilson) L-dopa Durée: 50% après le premier épisode évoquant parfois une dysthymie
Tumeurs cérébrales : particularités selon la les corticoïdes de 4 à 12 mois, 75% après le second épisode facteurs intervenants :
localisation la cimétidine Risque de chronicité Plus de 90% après le troisième épisode résistance aux traitements
certains antihypertenseurs Critères de guérison : la comorbidité (psychiatriques ou autres)
2. Affections endocriniennes:
(alphaméthyldopa, disparition des symptômes dépressifs environnement psychosocial
Hypothyroïdie, hyperthyroïdie, maladie
bétabloquants, alpha retour à l’insertion
d’Addison, syndrome de Cushing, hyper et
stimulants) socioprofessionnelle et familiale Dépression et trouble de la personnalité
hypocorticisme androgéniques,
la digitaline prémorbide Difficile de faire la part entre ce qui revient aux structures
dysfonctionnements parathyroïdiens,
les neuroleptiques absence de symptômes résiduels pré dépressives, au potentiel dépressogène de certaines
carcinomes du pancréas)
amélioration des scores aux échelles troubles de personnalités ou aux remaniements de la
de dépression personnalité induit par la dépression
ETIOPATHOGENIE
génétique
Études de jumeaux: taux de concordance entre les jumeaux
monozygotes est plus élevé que chez les jumeaux hétérozygotes.
Les études de jumeaux retrouvent un taux de concordance inférieur à
100% chez les monozygotes témoigne de la participation de facteurs
non génétiques
neurotransmission
Sérotonine.
Noradrénaline.
Dopamine
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Théorie psychanalytique :
Dimension traumatique de la perte, du deuil
Blessure narcissique
TROUBLE BIPOLAIRE
PRISE EN CHARGE
HOSPITALISATION TRAITEMENT PHARMACOLOGIQUE ÉLECTROCONVULSIVOTHERAPIE
En urgence souvent sous contrainte Neuroleptiques classiques, antipsychotiques atypiques: Action antimaniaque, Cas résistant
Protection des biens… antipsychotique (antiproductive) Suicidalité élevée
Risque auto/hétéroagressif Thymorégulateur comme traitement en aigu et pour la prophylaxie : Réduire Si degré d’épuisement dangereux
la fréquence, la durée et l’intensité des épisodes thymiques et d’améliorer la Si médicaments disponibles sont CI
qualité des intervalles libres.
PSYCHOTHERAPIE
TTT PHARMACOLOGIQUE : 2 Phases
PSYCHOEDUCATION +++: La qualité de la relation
La reconnaissance des symptômes prodromiques de médecin-malade conditionne
Traitement curatif de Traitement thymorégulateurs : traitement de fond
la part du patient (signes annonciateurs de rechute une large part de l’évolution
l’accès maniaque
propres à chaque patient) ,l’observance ,l’alliance Décision d’une
Les neuroleptiques classique Objectifs : diminution de la fréquence , de la durée et de l’intensité des épisodes
psychothérapie
thérapeutique ,l’acceptation du diagnostic
et antipsychotiques atypiques
1. LITHIUM (Téralithe 250*, Téralithe LP 3. CARABAMZEPINE ,meilleure gestion de la vie sociale * La structure de la personnalité
* Haldol*, Largactil*,
400*) (tegretol* Zeptol* ….) Thérapie cognitive et comportementale ++ * L’environnement
Nozinan*,
Bilan préthérapeutique: Bilan prétherapeutique: * L’existence d’une comorbidité
Olanzapine ( zyprexa*, La thérapie interpersonnelle et aménagement
* Examen clinique (poids, taille, tension * Bilan biologique: NFS, bilan * La fréquence des épisodes
Medizapin *, Ranozyp*) des rythmes sociaux (TIPARS)
artérielle) hépatique, bêta HCG (femme * les séquelles après l’accès
Risperidone (Prisdal* Thérapie systémique et familiales (post-dépressifs)
risperdal* Ispérid* ) * Bilan biologique: ionogramme sanguin, en âge de procréer)
Sociothérapie
Quetiapine (Seroquel*, créatinine, TSH-us, ECG, EEG (en présence de * Posologie: 400 à 800mg/jour
Quetiaphi* Querzo*) symptômes neurologiques) * Interactions
Surveillance: médicamenteuses: inducteur SUIVI
Aripiprazole (Abilify*
Aripiphi*) * Lithiémie: Hebdomadaire jusqu’à fourchette enzymatique Importance d’une bonne alliance thérapeutique
* Dose à adapter en fonction thérapeutique entre 0,6 à 0,8 mEq/L (0,8 à Evaluer les bénéfices et la tolérance
4. LAMOTRIGINE (Lamictal*)
du patient : Intramusculaire 1,2mEq/L forme prolongée) Semestrielle informations sur la maladie et les traitements
* Ionogramme, TSH: semestrielle
Bilan préthérapeutique:
– voie orale. Prévenir les facteurs de rechute
* Examen clinique
Thymorégulateur +++ : Repérer les signes précurseurs de rechute
2. VALPROATE DE SODIUM: (Dépakine* * Bilan biologique: NFS, bilan
* Lithium (bilan prélithium :
Valpro*.) hépatique, bêta HCG Comprendre le retentissement fonctionnel de la maladie
cardiaque, rénal, thyroïdien,
Bilan préthérapeutique: * Posologie: 100-300mg/jr,
BHE-Natrémie)
* Examen clinique augmentation très EN CAS DE RESISTANCE
* Carbamazépine, (Tégrétol*
* Bilan biologique: NFS, bilan hépatique, bêta progressive par pallier de
Zeptol* ) - Divalproate de
HCG (femme en âge de procréer ++++ ) 25mg/1 à 2 sem
sodium (Dépakine* Valpro*)
* Posologie: 20mg/kg/jr en 2ou 3 prises par jour
* Lamotrigine :(lamictal* 5. ANTIPSYCHOTIQUE
Synnax* ). - Surveillance:
ATYPIQUE:
* Quetiapine: * Poids, bilan hématologique et hépatique: tous
Olanzapine , risperidone ,
(Séroquel*,Esperal* ….) les 3mois pdt la première année, puis tous les
quétiapine , Aripiprazole
6 mois
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ÉTIOPATHOGENIE
LES ETUDES GENETIQUES NEUROIMAGERIE CÉRÉBRALE FONCTIONNELLE
Risque morbide pour les troubles de l’humeur dans les études des jumeaux Mesures du métabolisme cérébrale du glucose par La
familles des patients bipolaires que dans la population * Homozygotes: un taux de tomographie par émission de positrons au 18fluoro-désoxy-
générale. concordance de 40% glucose du flux sanguin cérébral en utilisant de l’eau marquée à
Les parents du premier degré de sujets atteints de TB I ont: * Dizygotes: un taux de l’oxygène 15
* 8 à 18 fois plus de risque d’avoir un TB I concordance de 5 % IRM fonctionnelle
* 2 à 10 fois d’avoir un trouble dépressif * Recherche de gènes candidats: le Les modifications observées : au niveau du cortex antérieur et
si un parent a un TB I, chacun de ses enfants a 25% de plus étudié des composantes sous –corticales des circuits thalamo-corticaux
risque d’avoir un trouble de l’humeur * SLC6A4(allèle court) et des noyaux gris centraux mais ces changements sont liés à
* D’autres gènes: l’état clinique et la majorité disparaissent en période euthymique
si les deux parents ont un TB I, les enfants ont 25 à 75% de
risque d’avoir un trouble de l’humeur COMT,BDNF,DISC1 mais ce qui persiste c’est une augmentation du métabolisme de
l’amygdale
CONCLUSION : objectifs : Agir sur la phase aiguë et prévenir les rechutes +++
Agir au niveau biologique → Traitements médicamenteux (thymorégulateurs) Gérer sa vie en fonction de la maladie → Information et Education sur le trouble++++PSYCHOEDUCATION
Agir sur les éléments potentiellement aggravants (privation de sommeil, prise de toxiques, Gérer les séquelles, les problèmes individuels, familiaux → psychothérapies individuelle de couple ou
surmenage…) → Hygiène de vie systémique
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TROUBLE DE LA PERSONNALITE
PERSONNALITE PERSONNALITE SCHIZOÏDE PERSONNALITE PERSONNALITE BORDERLINE PERSONNALITE PERSONNALITE NARCISSIQUE PERSONNALITE DEPENDANTE
PARANOÏAQUE Rare ANTISOCIALE/PSYCHOPAT Instabilité HISTRIONIQUE Mode général de fantaisies ou de Besoin général et excessif d’être pris
Méfiance Clinique HIQUE Affective/émotionnelle Mode général de comportements grandioses en charge qui conduit à un
Tendance à La * Froideur Mode général mépris et * Fortes et incontrôlables, réponses Fantaisies de succès illimité, de comportement soumis et « collant »
défense et à l’attaque * Tendance à l’isolement, de transgression des droits fluctuation de l’humeur émotionnelles pouvoir, de splendeur, de beauté ou et à une peur de la séparation,
Caractère querelleur absence d’intérêt pour
d’autrui * Dépression, colère, excessives et de quête d’amour idéal. A besoin que d’autres assument les
et provocateur autrui et les relations Incapacité de se anxiété, sentiment de vide d’attention Pense être « spécial » et unique et responsabilités dans la plupart des
Orgueil/vantardise sociales conformer aux normes Le sujet est mal à l’aise ne pouvoir être admis ou compris domaines importants de sa vie.
sociales Interpersonnelle dans les situations où il que par des institutions ou des gens Peur de séparation
Mépris des autres * Réactivité émotionnelle
Tendance à tromper pour * Relations intenses et n’est pas au centre de spéciaux et de haut niveau. Besoin constant d’être rassuré ou
Désir de dominer peu marquée chaotiques
* Peu de plaisir à
un profit personnel ou par l’attention d’autruI Besoin excessif d’être admiré conseillé de manière excessive par
Colère * Idéalisation/rejet Comportements de
participer aux activités
plaisir Pense que tout lui est dû autrui.
Ne supportent pas la Impulsivité ou incapacité à * Peur intense d’abandon
sociales
séduction sexuelle Exploite l’autre dans les relations A du mal à exprimer un désaccord
rivalité inadaptée ou attitude
planifier à l’avance Perturbations cognitives interpersonnelles avec autrui de peur de perdre son
A du mal à se confier Irritabilité et agressivité provocante
Sd d’Asperger: * Identité et image de soi Manque d’empathie soutien ou son approbation.
>bagarres et agressivité Expression Sentiment d’impuissance face à la
* Méfiance/suspicion, Attitudes et comportements
Prévalence : 3 à 4% Perturbations
Mépris inconsidéré pour émotionnelle solitude
d’interactions sociales plus symptômes dissociatifs arrogants et hautains
superficielle et
Clinique sévères sa sécurité ou celle transitoires
rapidement changeante. Envie souvent les autres, et croit que
* Incidents
d’autrui * (dépersonnalisation/déréa les autres l’envient. PERSONNALITE OBSESSIONNELLE-
sociaux/juridiques Irresponsabilité Utilise régulièrement COMPULSIVE
PERSONNALITE lisation)
Absence de remords, son aspect physique
* Trouble de Comportementale Mode général de préoccupation par
SCHIZOTYPIQUE pour attirer l’attention PERSONNALITE EVITANTE
comportements indifférence l’ordre, le perfectionnisme et le
Mode général de Automutilations, conduites à sur soi Mode général d’inhibition sociale, de
* Attitude 2 à 3% risque, tentatives de suicide Manière de parler trop sentiments de ne pas être à la
contrôle mental et inter- personnel,
déficit social et
méprisante, regard aux dépens d’une souplesse, d’une
interpersonnel: Sexe ratio : ♂ >♀ 6/1 répétées subjective mais pauvre hauteur et d’hypersensibilité au ouverture et de l’efficacité,
hautain jugement négatif
* Gêne aiguë et Comorbidités Impulsivité en détails.
Préoccupation par les détails, les
Trouble délirant Dramatisation , Évitement des activités sociales
compétences réduites * ATCDs de troubles de règles au profit du but principal de
chronique,Schizophré dans les relations théâtralisme et professionnelles impliquant des
conduites dans 2à contacts avec autrui par crainte de l’activité
nie proches, l’enfance exagération de
Sexe ratio : ♀ > ♂ critique ou rejet. Perfectionnisme entravant
Relations avec les * Distorsions cognitives * Conduites addictives Comorbidités l’expression
et perceptives émotionnelle. Réticence à s’impliquer avec autrui à l’achèvement des tâches
autres troubles * Troubles dépressifs * Abus de substances moins d’être certain d’être aimé trop consciencieux, scrupuleux et
* Conduites Suggestibilité
* Spectre de la * Trouble de l’humeur et Considère que ses Réservé dans les relations intimes rigide sur des questions de morale,
excentriques. Évolution
schizophrénie anxieux par crainte d’être exposé à la honte d’éthique ou de valeurs
* Favorable avec l’âge: relations sont plus
* Troubles de * Troubles de conduites ou au ridicule. Rigide, têtu et avare
Idées de référence Diminution des intimes qu’elles ne le
l’humeur :
manifestations alimentaires sont en réalité. inhibition dans les situations Dévotion excessive pour le travail et
5% des patients Croyances Et langage Facteurs de risque interpersonnelles nouvelles à cause la productivité à l’exclusion des
antisociales
déprimés bizarres/pensée magique loisirs et des amitiés
* Risque de décès * Violence physique, 2 à 3% d’un sentiment de ne pas être à la
présentent une Anxiété excessive en psychique et sexuelle Comorbidités hauteur Incapacité de jeter des objets usés
personnalité prématuré par causes
situations sociales Se perçoit comme socialement
paranoïaque non naturelles (suicide, Risque de suicide élevé 8 * Trouble ou sans utilité même si ceux-ci n’ont
Absence d’amis proches accident, homicide) à 10% somatoformes incompétent, sans attrait ou pas de valeur sentimentale.
Idéations méfiantes et * Trouble dépressifs inférieur aux autres. Réticence à déléguer des tâches ou à
persécutoires
* Tentatives de suicide Réticence à prendre des risques travailler avec autrui à moins que les
personnels ou à s’engager dans de autres se soumettent exactement à
nouvelles activités par crainte sa manière de faire les choses.
d’éprouver de l’embarras.
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ASPECTS THERAPEUTIQUES
PSYCHOTHERAPIE:++++ PHARMACOLOGIE
Le seul moyen à ce jour Actuellement uniquement le traitement des comorbidités
Deux techniques avec un niveau de preuve meilleur: Troubles anxieux-Troubles de l’humeur
Troubles des conduites alimentaires-Addiction
La thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie des schémas
Deux points importants à évaluer : Les données scientifiques actuelles ne permettent pas de justifier une prescription pour des traits
1- La temporalité :en situation de crise ou phase inter-critique pathologiques
Sauf dans très peu de cas :
2- le patient :
L’impulsivité et la dysrégulation émotionnelle : Antipsychotique de nouvelle génération ou
* Niveau d’élaboration et d’introspection Régulateurs de l’humeur
* Capacité à s’engager dans une relation thérapeutique au long terme L’anxiété , la tendance à la tristesse : ISRS
* Motivation : exemple se présenter sous pression de l’entourage
3- La comorbidité: doit être traitée avant le trouble de la personnalité ; altère la perception des traits par
le clinicien et parasite la psychothérapie
TROUBLES DU SOMMEIL
Les troubles du sommeil affectent une proportion importante de la LIEN TROUBLES DU SOMMEIL – TROUBLES PSYCHIATRIQUES
population générale Les interactions entre troubles du sommeil et troubles
En France, près de 15 % de la population souffre d’insomnie chronique, psychiatriques sont nombreuses.
10% de somnolence diurne excessive, 5 % de syndrome d’apnées du Impact des troubles du sommeil sur l’apparition de troubles
sommeil, 5% de syndrome de jambes sans repos (SJSR), psychiatriques
La prévalence de la plupart de ces troubles est accrue chez les patients Le risque de développer un trouble dépressif majeur est 10 fois
souffrant de pathologies psychiatriques plus important en cas d’insomnie ou d’hypersomnie. I l est aussi
Les conséquences des pathologies du sommeil sont multiples et accru chez les patients souffrant de SJSR.
concernent à la fois l’accidentologie, le risque cardio et cérébro- L’insomnie majore le risque de troubles anxieux et de troubles
vasculaire, les troubles cognitifs, psychiques et de manière plus globale d’utilisation de l’alcool.
le fonctionnement professionnel, social, familial et la qualité de vie, Impact des troubles du sommeil sur l’évolution des troubles
psychiatriques
PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL ET LIEN AVEC LES TROUBLES L’alternance des états de vigilance repose sur deux grands principes :
L’insomnie contribue à la résistance au traitement et aux
PSYCHIATRIQUES L’homéostasie, qui témoigne d’une « pression » de sommeil et se
rechutes des épisodes dépressifs.
traduit par une plus grande probabilité de s’endormir à mesure que
PHYSIOLOGIE DU SOMMEIL Elle peut précipiter un épisode maniaque.
l’état de veille se prolonge
Trois états de vigilance sont décrits chez l’homme : La régulation circadienne, qui résulte de la mise en jeu de processus L’altération du sommeil est également un facteur pronostique
la veille péjoratif des troubles d’utilisation de l’alcool.
chronobiologiques.
le sommeil lent De nombreux neurotransmetteurs sont impliqués dans la régulation Dans de nombreux troubles psychiatriques (dépression, Stress
post-traumatique, Schizophrénie), l’insomnie est associée aux
le sommeil paradoxal des états de vigilance, en particulier les mono-amines (noradrénaline,
comportement suicidaires.
Etat de vigilance :une activité cérébrale spécifique et à un état dopamine, sérotonine), l’acétylcholine, le GABA et le glutamate, mais
également l’histamine et l’orexine. Inversement, le traitement des troubles du sommeil dans les
particulier de perception et de réactivité
le sommeil joue un rôle dans le métabolisme, la croissance, troubles anxieux et dans l’état de stress post-traumatique
l’immunité, la cognition et, plus spécifiquement pour le sommeil améliore le pronostic psychiatrique.
paradoxal, dans la régulation des émotions. les troubles du sommeil sont susceptibles d’aggraver certaines
comorbidités des troubles psychiatriques comme les troubles
TROUBLE DU SOMMEIL : CATEGORIES DIAGNOSTIQUES cognitifs
Dans la classification internationale des troubles du sommeil (ICD-3), Mécanismes physiologiques de l’interaction sommeil/psychiatrie
sept catégories diagnostiques sont identifiées Ces mécanismes sont complexes, impliquant des voies
neurobiologiques communes aux deux pathologies.
Exemple la dopamine :dépression et SJSR
la sérotonine : dépression et altération du sommeil paradoxal.
Une nuit de sommeil est organisée de manière polycyclique
Des substrats génétiques communs: les polymorphismes des
chaque cycle dure environ 80 à 90 minutes, et comporte d’abord du
gènes de l’horloge biologique, observés dans les troubles de
sommeil lent puis du sommeil paradoxal, les premiers cycles de la nuit
l’humeur.
sont riches en sommeil lent profond et ceux de fin de nuit comportent
d’avantage de sommeil paradoxal. Le sommeil est donc considéré comme une des dimensions de la
santé mentale
L’analyse de la succession des stades de sommeil au cours de la nuit
grâce à la polysomnographie permet de définir certains paramètres l’approche trans-diagnostique des troubles du sommeil
descriptifs du sommeil impliquant une détection et une prise en charge spécifiques de
ces troubles dans le contexte des pathologies psychiatriques est
aujourd’hui préconisée.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023
L’INSOMNIE CHRONIQUE Il repose sur le concept de facteurs prédisposant, traduisant une DIAGNOSTIC PRISE EN CHARGE
DEFINITION vulnérabilité individuelle (liée à une susceptibilité génétique, des traits de Diagnostic positif Prise en charge médicamenteuse
Les critères de l’insomnie chronique selon l’ICSD-3 et le personnalités, une fragilité psychologique…) L’évaluation clinique est au cœur de la La plupart des molécules disponibles sont
DSM-5 diffèrent un peu . la survenue d’un événement déclenchant (affection somatique ou démarche diagnostique indiquées dans l’insomnie transitoire,
On voit principalement que l’ICSD-3 ne fait plus la psychiatrique, événement de vie stressant, changement de rythme…) qui va Evaluer le contexte d’apparition de mais ne devraient pas être utilisées
distinction entre insomnie « primaire » ou précipiter l’insomnie une réponse adaptative au stress si elle reste l’insomnie, l’environnement, les longtemps dans l’insomnie chronique.
« secondaire » ou « comorbide », pour des raisons transitoire conséquences, etc,. Elles modifient en général la structure du
thérapeutiques pragmatiques, afin d’inciter à la chronicisation de l’insomnie résulte: limitation des activités diurnes du Des examens complémentaires peuvent sommeil et exposent au risque d’effets
considérer le trouble du sommeil indépendamment du fait de la fatigue, siestes prolongées, consommation de boissons être indiqués : indésirables sédatifs résiduels la journée,
contexte et d’éviter l’hypothèse que le traitement de stimulantes la journée et d’alcool le soir…) et des pensées inadaptées Agenda de sommeil : le patient y de tolérance et de dépendance, C’est le
l’affection jugée « causale ou comorbide » suffira à (attentes irréalistes vis à vis du sommeil, surestimation des conséquences consigne ses horaires de cas des benzodiazépines ou apparentées.
traiter l’insomnie. du manque de sommeil, attribution causale au sommeil de toutes coucher/lever, siestes, épisodes de D’autres classes pharmacologiques sont
difficultés diurnes…) dont résulte un conditionnement négatif. somnolence, consommation utilisées hors AMM pour leur effet sédatif,
EPIDEMIOLOGIE d’hypnotiques… Il permet une comme les antihistaminiques ou les
La prévalence de l’insomnie atteint 10 à 15 % de la CLINIQUE évaluation objective du rythme antidépresseurs tels que l’amitriptyline ,
population générale, Relever à la fois les symptômes nocturnes et diurnes veille/sommeil et, constitue un outil la Miansérine .
Plus élevée chez les femmes, chez les ravailleurs à Nécessité de s’assurer d’une hygiène de sommeil correcte pour porter le d’évaluation et de suivi La mélatonine à libération prolongée peut
horaires décalés ou les personnes en situation de diagnostic d’insomnie. Actimétrie : elle permet l’évaluation être prescrite pour une durée plus
précarité objective de l’activité motrice pendant prolongée dans l’insomnie, après 55 ans.
Augmente avec l’âge. COMPLICATIONS une période prolongée (2 semaines en De nouveaux traitements ciblant les
Troubles dépressifs et anxieux (qui peuvent précéder l’insomnie) général, incluant un week-end) et récepteurs à l’orexine (neurotransmetteur
PHYSIOPATHOLOGIE
Troubles cognitifs (en générale modérés lorsqu’évalués objectivement) reflète le rythme veille/sommeil. Elle jouant un rôle dans l’éveil) sont en cours
L’insomnie est un trouble de « l’hyper-éveil », dont
Accidentologie de développement.
peut renseigner indirectement sur le
témoigne une hyperactivité cérébrale au cours du
Altération de la qualité de vie : niveau de fragmentation du sommeil ;
sommeil, mais aussi au cours de la veille, telle Risque cardiovasculaire : il semble accru dans l’insomnie (hypertension Polysomnographie : elle n’est indiquée Prise en charge non médicamenteuse
qu’évaluée en imagerie fonctionnelle Un grand nombre artérielle, maladies coronariennes, insuffisance cardiaque et mortalité Les thérapies cognitives et
que pour le diagnostic différentiel
de patients, l’insomnie s’associe à un trouble de cardiovasculaire). comportementales de l’insomnie (TCC-I)
(suspicion d’apnées du sommeil par
perception du sommeil, expliquant la discordance associent :
Absentéisme et baisse de productivité. exemple) ou, en cas de résistance au
entre les plaintes et la durée du sommeil évaluée par
Psychoéducation : hygiène de sommeil,
traitement, pour objectiver un
les enregistrements polysomnographies. environnement, activité, alimentaire…;
phénotype de type « court temps de
Un sous-groupe de patients présente objectivement un
Mesures comportementales : relaxation,
sommeil »,
temps de sommeil anormalement réduit : ce phénotype restriction de sommeil pour augmenter la
d’insomnie « à court temps de sommeil » se pression de sommeil, contrôle du stimulus
Diagnostic différentiel
caractériserait par une hyperactivité de l’axe Phénotype « cout temps de sommeil » pour réassocier le lit et la chambre au
hypothalamo-hypophysaire et un risque (pas de plainte diurne) sommeil, intention paradoxale,
Restructuration cognitive : identification
cardiovasculaire, cognitif et psychiatrique accru Erreurs d’hygiène de sommeil
Les mécanismes d’installation d’une insomnie Trouble du rythme veille/sommeil (dans des croyances erronées, des pensées
chronique sont expliqués par le modèle le retard de phase par exemple, il existe dysfonctionnelles (sur-généralisation,
physiopathologique dynamique proposé par Spielman, une insomnie d’endormissement, mais, maximalisation du négatif, inférence
largement admis du fait des ses applications une fois obtenu, le sommeil est de arbitraire) et des préoccupations
thérapeutiques anxieuses excessives vis-à-vis du sommeil.
bonne qualité et de durée spontanée
normale) Les TTC-I (selon les programmes, 4 à 12
Trouble de l’installation ou séances, individuelles ou en groupe) sont
recommandées dans l’insomnie
fragmentation du sommeil liée à une
chronique, quelque soient l’âge et les
autre pathologie du sommeil (syndrome
comorbidités (psychiatriques et non
des jambes sans repos SJSR, trouble
respiratoire lié au sommeil psychiatriques) des patients.
[Link] SANTE MENTALE 2022-2023
CONCLUSION
Le sommeil est cyclique
Nécessite la contribution du cerveau et de l’environnement +++
Le sommeil n’est pas un état passif
Les troubles du sommeil impactent la sante mentale , entrainent voire aggravent certaines pathologies psychiatriques
La nécessité de leur prise en charge
Introduction Quelques chiffres
• Normal/pathologique • En 2019, une personne sur huit dans le monde – soit 970 millions de
Troubles psychiatriques • Névrose/psychose personnes – présentait un trouble mental
généralités • Trouble: symptôme/durée/ souffrance/retentissement • les troubles anxieux et les troubles dépressifs étant les plus
courants
• En 2020, le nombre de personnes atteintes de tels troubles a
augmenté considérablement du fait de la pandémie de COVID-19.8
• CIM-10 (classification internationale des maladies, 10ème édition) : • 50% de la population enquêtée, est repérée comme ayant connu au moins
un trouble mineur dans la vie.
classification de référence dans les hôpitaux
• Les troubles de l’humeur représentent la prévalence la plus élevée chez les
• DSM-5 (Diagnostic and Statistical Manual, 5ème révision) : plus de 15 ans (26.5%).
classification de référence en recherche • L’épisode dépressif majeur est plus fréquemment repéré chez les femmes
avec 34.3% contre 20.4% chez les hommes.
• L’association de certaines caractéristiques (dont les symptômes) • On note une prévalence de 11, 3% chez les femmes pour l’anxiété
permet de poser des diagnostics généralisée actuelle, par rapport à 7.7% chez les hommes.
• La prévalence de l’abus d’alcool est de 2.0%, la dépendance alcoolique est
de 1,4%. La prévalence de l’abus de substances actuel est de 3.0% alors que
la dépendance la vie entière, qui est quasi identique chez les deux sexes,
est de 5,6%.
INTRODUCTION Crise suicidaire: comment la définir? Modè le de la crise suicidaire LA COMMUNICATION : Savoir decrypter :
Selon le dernier rapport de l'Organisation mondiale de la Période où, pour un sujet donné, le Différentes formes de communication des idées
santé suicide devient une solution pour suicidaires
* plus de 800 000 décès sont attribuables au suicide mettre fin à sa souffrance actuelle Désir de mourir Soulagement de la
chaque année dans le monde Cette période, marquée par la Je désirerais être famille
* une personne met fin à ses jours toutes les 40 souffrance et la tension, dure souvent mort. Tout le monde irait
secondes. de 6 à 8 semaines Je ne demande qu’à mieux si le patient était
* le taux mondial se situe à 11,4 suicides pour 100 000 Une tentative de suicide peut survenir dormir. mort
personnes pendant cette période de crise Ce serait mieux pour tout
Le taux est légèrement plus élevé dans les pays riches (12,7) « crise psychique temporaire et Supériorité de la le monde si j ’étais mort.
que dans les pays à revenu faible et intermédiaire (11,2) réversible dont le risque majeur est le mort Je cause tant d ’ennuis à
L'Asie du sud-est est la région la plus durement touchée. suicide ». La crise suicidaire : les enjeux pour La seule solution pour ma famille en continuant
Les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes. une période de rupture de l'équilibre le soignant moi, c ’est de mourir. à vivre. `
Il concerne tout professionnel Je serais beaucoup Si j ’étais mort, je ne
Le suicide représente 50% des morts violentes chez les relationnel du sujet(avec l'état
hommes et 71% chez les femmes. psychique antérieur du sujet, avec son intervenant en santé mentale, psy- mieux mort. manquerais à personne.
chiatres (et pas seulement ceux
les méthodes de suicide les plus courantes sont la « homéostasie émotionnelle et
sociale » ) Cet état est marqué par travaillant aux urgences d’un hô pital Mettre ses affaires Incapable de continuer. `
pendaison, l’auto-empoisonnement par les pesticides et les
l'émergence Suicidaire(s) (idées) d' général), médecins généralistes et en ordre: Je ne peux plus continuer
armes à feu.
idées suicidaires qui s'imposent qui autres professionnels soignants. Je désire rédiger un comme ça.
peut déboucher sur un passage à nouveau testament. Il faut que ça s ’arrête.
Médecin généraliste et crise Il y a longtemps que
l'acte C’est trop pour moi.
suicidaire
je voulais te donner Je souffre trop.
Comment désamorcer une crise la crise suicidaire n’apparaît pas de mes habits, je n ’en
suicidaire avant la phase aiguë ou le prime abord en tant que telle : aurai plus besoin. Sombres prédictions
* 90 % des suicidés voient un
passage à l’acte? Je ne verrai pas une
médecin généraliste avant leur Intention de autre fête
geste (44 % un mois avant) commettre un A votre retour, je ne
* 31 % un professionnel en santé suicide serai peut-être plus là.
mentale dans le mois précédent Je vais me tuer. `
[22] Je sais ce que je vais Parler des méthodes de
les idées suicidaires sont rarement le faire et personne ne
Les différences sont particulièrement frappantes en premier motif de consultation qui
suicide
fonction du sexe pourra m ’en Je me demande si se
peut ê tre une consultation empêcher. –
Pays le plus touché : le Guyana, avec un taux de 44,2 psychiatrique dans 50 % des cas, une
noyer est douloureux.
Pays le moins touché : l'Arabie Saoudite, avec un taux de Crise psychosociale et crise Dès mon retour à la Est-ce qu’avaler du verre
consultation pour symptô me
0,4 psychiatrique maison, je prendrai peut me tuer ?
somatique dans 23 % ou un rendez-
L’étude faite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS): mon fusil et je me J ’ai des pilules à la
vous de suivi dans 28 % ferai sauter la
* Au Maroc, 1014 personnes se sont donné la mort en 2016 maison.
Une crise suicidaire devrait ê tre
(soit 2,9 pour 100.000 habitants) 613 femmes et 400 cervelle. Si on se pend, on ne doit
suspectée et explorée chez tout Je connais la solution
hommes, révèle l’étude faite par l’Organisation mondiale patient présentant une pathologie rien sentir.
de la santé (OMS) psychiatrique
à tous mes problèmes Il y a toujours un moyen
et il n’y en a qu’une pour en finir
[Link] SANE MENTALE 2022-2023
EVALUER : Le risque, la gravité : STRATEGIES ET SEQUENCES Évaluation rapide et efficace FACTEURS DE RISQUE PSYCHIATRIQUES
EVALUATION ET CONDUITE A D’INTERVENTION du risque, de l’urgence et de
TENIR DEVANT UN PATIENT Établissement d’un lien de la dangerosité du scénario
SUICIDANT/SUICIDAIRE confiance entre suicidaire (R.U.D)
La crise suicidaire , des l’intervenant et la personne
particularités au niveau: suicidaire
Émotionnel : un sujet Évaluation rapide et ÉVALUATION DE LA DANGEROSITE DU
* coupé de ses émotions, efficace du risque, de SCENARIO SUICIDAIRE
* ou submergé par celles-ci l’urgence et de la Pendaison Electrocution
Cognitif : dangerosité du scénario Armes à feu Suffocation
* rigidité et surtout restriction suicidaire (R.U.D)
Saut ou Noyade
EVALUER AUSSI LES FACTEURS DE
cognitive précipitation Exsanguination
PROTECTION ET DE RÉSILIENCE
* faible capacité de résolution Établissement d’un lien
FACTEURS DE RISQUE ET DE Ressources internes Ressources Impacts
de problème de confiance entre
PROTECTION Bonne estime de soi environnementales véhiculaires
Comportemental : l’intervenant et la
Immolation
FACTEURS DE RISQUE SOCIAUX ET Capacité de coping Bonne cohésion
* repli, inhibition personne suicidaire
SOCIO-DÉMOGRAPHIQUES Mise en œuvre de familiale
* ou agitation, hostilité…
RELATION * Age mécanismes de Soutien amical Mais 6 sous-catégories aussi: Inventaire
* Sexe défense adaptés • Lien social des raisons de vivre
EVALUATION ET CONDUITE A THERAPEUTIQUE
ETABLIE * Statut matrimonial Humour préservé Bonne intégration Raisons positives de vivre
TENIR DEVANT UN PATIENT
* Emploi Capacité à dire non Activités Croyances en la survie et en ses capacités à
SUICIDANT
Evaluation basée sur le recueil * Habitat Capacité à prendre extérieures (sport, survivre
* Intégration du recul et à l’insight loisirs, Responsabilités envers la famille
de données cliniques
* Environnement familial et Optimisme de fond investissement Préoccupations en rapport avec les enfants
ATCD (personnels et familiaux,
médicaux et psychiatriques, en relationnel Demande et associatif...) Raisons négatives liées au suicide
ABORD DU PROBLÈME * Pertes, séparation, abandon recherche de Crainte du suicide
particulier suicidologiques)
Établir un lien de confiance. * Violences, maltraitance soutien Crainte de la désapprobation sociale
Etat de santé actuel (somatique
Cela passe par la capacité à * Difficulté s financiè r es, judiciaires Objections morales
et psychiatrique)
entendre l’expérience
Situation familiale,
suicidaire du patient. Phénomène suicidaire et lien INTERVENIR MAIS COMMENT
professionnelle, sociale…
Le clinicien se méfiera de sa La crise suicidaire est une
Mode de vie et histoire Pistes d ’intervention
fuite défensive éventuelle pathologie du lien
personnelle
devant la détresse sous la Aborder directement les intentions
Facteurs déclenchants évoqués forme de solutions trop vite * le suicidé meurt seul et suicidaires
Modifications récentes du souvent sans témoin ÉVALUATION DE L’URGENCE SUICIDAIRE
apportée * « Est-ce que vous souffrez au point de
comportement * suicidants et suicidés souvent Évaluer l’urgence ou l’imminence du passage vouloir vous suicider ? »
Alcoolisations, violences isolés (quantité et qualité de
Passage progressif d’une à l’acte : le scénario suicidaire, l’absence * « Est-ce que vous avez pensé à la maniè re
inhabituelles, agressivité, l’environnement relationnel) d’alternative autre que le suicide
relation à deux dont vous pourriez vous suicider ? »
fugues, absentéisme, isolement à une relation centrée sur le Passage à l’acte Faible : pense au suicide, pas de scénario Écouter et permettre l’expression des
relationnel, plaintes * quand les liens sociaux ont précis, simples flashs émotions : valider les émotions chez une
problème. disparu ou deviennent
somatiques, prises de risques… Le but est d’arriver à une Moyen: scénario envisagé, mais reporté personne
Description de la TS : moyens, problématiques Élevé: planification claire, passage à l’acte * « J’ai tout essayé et rien n’a marché. Il n’y
décentration progressive du * décès, rupture, séparation,
gravité, séquelles… patient : prévu pour les jours à venir a pas d’autre solution. »
Intentionnalité suicidaire licenciement (…)
[Link] SANE MENTALE 2022-2023
Evaluation basée sur le recueil de Arrê ter le processus autodestructeur Orientation CONCLUSION : DES MOTS-CLEFS
données cliniques Les moyens de suicide seront éloignés lorsque cela est possible, Organisation d’un suivi ambulatoire, Établir un lien de confiance.
Critè res d’urgence:détermination Les heures et jours qui suivent le début de l’intervention sont avec un RV fixé dans les jours suivant * Pathologie du lien
Questions simples et sans détours, mais délicats, la sortie des urgences: * Recréer le lien
attention aux réticences, aux minimisations et anticiper les difficultés éventuelles et proposer des points de * Psychiatre, psychologue, donner Validation des émotions
banalisations, aux présentations trop sécurité » (numéros de contact, rendez-vous programmé, services une liste des lieux ressources Évaluer le potentiel suicidaire
rassurantes, aux crises qui guérissent trop vite d’urgences) possibles * Aborder directement les IS
et aux dépressions souriantes * Informer sur la possibilité d’accéder * Réversibilité
* Préparatifs et précautions déjà prises Préparer l’aprè s-crise: 24h/24 au urgences * Pas de risque zéro ni d’assurance
* Pathologie dépressive franche Cela passe par la lutte contre les facteurs de risque tous risques
* Angoisse intense, peu ou non maîtrisable
* Délire et/ou hallucinations Briser l’isolement. Prévention
Contacter la famille, encourager le patient à informer son Prè s de la moitié des suicidants refont
Mais
entourage, famille, proches, voire collè gues, une ou plusieurs autres TS au cours
* Pas de risque zéro en suicidologie
Permet au patient de réaliser qu’il « compte » pour certains et de leur vie
* Tant qu’il y a de l’ambivalence, il y a de la contribue à mobiliser cet entourage pour créer un réseau de À 1 an, le taux de récidive varie entre
vie protection autour de la personne. 12 à 25%, dont 2% de décè s par
L’important est de créer une dynamique où la personne est invitée suicide; il est de 5% a 1 ̀ mois
Formuler la crise
à « se protéger elle-mê me ». Réduire le risque de récidive
Pouvoir nommer la crise suite à l’échange
Le réseau soignant existant doit également ê tre mobilisé suicidaire passe par le soutien de
avec le patient suicidaire peut « redonner l’engagement dans les soins
forme à la souffrance de la personne »
La formulation de la crise inclut des A l’issue de l’évaluation, 2 cas de figure
hypothè ses sur les enjeux de la crise.
Cette étape peut contribuer à modifier des
distorsions cognitives induites par la crise
suicidaire chez le sujet.
Entrevoir des solutions
LES DEMENCES
Phase de début
Troubles de mémoire
La maladie d'Alzheimer : Une
Changement des traits de caractères:
maladie génétique complexe
irritabilité Multifactorielle
A. DEMENCE VASCULAIRE
Troubles de comportement: opposition,
Intervention de facteurs de risque
La démence vasculaire (DV) est la Début brutal
* génétiques
seconde cause de démence après la Evolution fluctuante actes absurdes…
* environnementaux
maladie d’Alzheimer (MA) Aggravation par à coup Baisse de rendement intellectuel
Symptômes psychiques: dépression,
Facteurs de risque
Les AVC ne sont pas des causes de Dépression
Age++
démences aussi importantes que la Confusion nocturne idées délirantes discrètes
Sexe féminin: risque x 1,5 à 2
MA mais ils contribuent fortement Labilité émotionnelle Phase d’état
Faible niveau d’éducation: notion de
au déclin cognitif dégénératif Antécédent d’HTA Symptômes cognitifs
Symptômes psychiatriques
réserve cognitive
Les facteurs de risques vasculaires Antécédent d’accidents
Facteur de risque vasculaire
doivent être diagnostiqués vasculaires cérébraux Symptômes somatiques
Statut hormonal : effet
précocement chez un patient Signes neurologiques Symptômes cognitifs
Troubles mnésiques: amnésie
neurotrophique des ostrogènes
présentant un déclin cognitif, car ils focaux
Alcool
sont accessibles à une prévention. Prise en charge Troubles du langage: aphasie
Inactivité? Présénilines
Les facteurs de risques sont Pharmacologique: TroubleTroubles praxiques: apraxie idéomotrice,
Autres (controversés): Les présénilines 1 et 2 sont 2 protéines
nombreux : AVC, HTA, cardiopathie de comportement: constructive
* facteurs nutritionnels: antioxydants, neuronales transmembranaires.
ischémique, troubles du rythme, neuroleptiques, Troubles gnosiques : agnosie des visages
* Aluminium Elles pourraient intervenir dans le
diabète, hypercholestérolémie, anxiolytiques Atteintes des fonctions exécutives:
* expositions professionnelles: métabolisme du précurseur de la
tabagisme, alcoolisme chronique, Psychologique erreurs de jugement et du cours de la
pensée solvants organiques, champs protéine b-amyloïde
artérite des membres Inférieurs. Famille: soutien famillial
électromagnétiques
* Traumatisme craniens
* tabac et AINS: non protecteurs
[Link] SANE MENTALE 2022-2023
VIVRE AVEC UN PROCHE ATTEINT DE LA MALADIE D’ALZHEIMER Le cri et le « manque de mot » Que faire?
La parole: jusqu’où? et a-t-elle toujours du sens? Parlez-lui doucement
Comment maintenir le lien quand la parole devient fragile? Évitez de lui faire des reproches
Que doit-on trouver derrière un cri? Un appel, de la peine, de Assurez-vous qu’elle n’a pas mal quelque part
la joie, de la colère, de la solitude, de l’impatience…un écho Tentez de la distraire en lui donnant à
La parole s’éteint mais la pensée se poursuit et la douleur de manipuler un objet ou en lui faisant faire une
ne pas transmettre s’exprime. activité simple mais utile.
Si elle devient violente, laissez la seule
Comment mieux communiquer?
quelques instants, lui donner de l’espace.
Sibesoin rappeler qui l’on est Ne chercher pas à vous interposer, elle risque
Parler en se mettant en face de vous faire mal.
Capter le regard de l’autre
Sourire Aménager l’environnement
Adopter un ton de voix normal (apaisant) Fermer à clé, bloquer les fenêtres
Faire des phrases simples , utiliser des mots compréhensibles Bien éclairer les escaliers et les couloirs
Etre tolérant et positif sombres.
Prendre sa main si possible Cacher les ustensiles et les produits
Les 10 conseils fondamentaux pour faire face aux modifications du
dangereux (produits d'entretien,
comportement
Les conduites d’opposition: que faire? médicaments, alcool, allumettes, etc.)
Essayer de rester calme
Apprendre à s'adapter à la personne malade (elle ne peut pas Mettre près du téléphone les numéros
Abandonner toute idée d’argumentation logique
s’améliorer, c'est à l'aidant d'essayer de s'adapter) urgents (médecins police, pompiers,
N’intervenez pas systématiquement dans sa manière de vivre
Si la personne refuse de manger assise : prévoir des aliments ambulances...)
Tout trouble du comportement a une signification: ne pas l’oublier
qu'elle pourra manger debout
Essayez de ne pas lui en vouloir
Si elle refuse de coopérer (se laver, s'habiller, manger etc): Ne pas faire
Ne vous culpabilisez pas
ne pas s'énerver, essayer à un autre moment... et en L’assister, le materner
Parlez-en autour de vous pour avoir des conseils
attendant, pourquoi pas mettre de la musique douce, Le raisonner ou s’opposer à lui
Essayez de vous mettre à sa place
chanter, danser, jouer (jeux de cartes, etc.), Le provoquer par des remarques
Essayez d’anticiper ou de prévoir à l’avance ce qu’il faut faire dans une situation
Montrer votre peur
critique
Agitation. Agressivité. Colère
Tenter de le retenir de force, de l’immobiliser
Prenez soin de vous
Pour prévenir cette situation : Paniquer et vous débattre s’il parvient à vous
Évitez les excitants (café, thé, chocolat...) bloquer
Les questions incessantes
Favorisez un environnement calme et apaisant Le punir
Le fait d’oublier entraîne
des questions répétitives
N’intervenez pas inutilement, et n’exagérez pas l’importance
Agaçantes pour le proche
de certains détails
Frustrantes pour la personne qui attend en permanence une réponse et qui n’est
Cherchez l’événement déclenchant pour pouvoir l’éviter
jamais satisfaite
autant que possible dans l’avenir
Ne prenez pas de ton supérieur ou autoritaire
Que faire?
ne pas répondre par l’agressivité ou la colère
Sivous ne répondez pas à la question: soyez plus attentif aux émotions du proche
Restez calme et rassurant
Notez la réponse par écrit et affichez la.
Rassurez la personne en lui répondant
ou
coupez court à la situation en faisant diversion
[Link] SANE MENTALE 2022-2023
ADDICTIONS
TABAC Impact sur la santé du tabagisme et Impact du sur Nature de la fumée de Formes de tabac et produits de nicotine
PRISE EN CHARGE Justification du Approche générale Les Substituts nicotiniques Patchs de nicotine
traitement du traitement médicaments Avec l’abstinence de fumer, Les patients qui Les patients qui fument> 10
Guidelines 2008 pharmacologique pharmacologique de 1ère ligne la baisse d'occupation des fument moins de 10 cigarettes /j:
Conclusions et Traitement de fond: Les substituts
Traitement récepteurs nicotiniques, cigarettes/j: 21 mg par jour pendant
recommandations pharmacologique stabiliser les anomalies nicotiniques crée des envies irrésistibles 14 mg par jour 4‐6 semaines
Le traitement de la patch dermique Les Substituts nicotiniques
peut aider dans le des récepteurs pendant 6 semaines 14 mg par jour pendant 2
dépendance au tabac est très maintien de nicotiniques centraux: (longue action) peuvent contrôler ces 7 mg par jour semaines
rentable. Patch de Nicotine
l'abstinence par: Gomme (courte envies irrésistibles: pendant 2 semaines 7 mg par jour pendant 2
Les thérapies individuelles et Soulagement Bupropion Réduisent les symptômes
action) Arrêt semaines
de groupe (Compensation) Varenicline Inhalateur Oral de manque et permettent Arrêt
Les thérapies associées aux des symptômes de Rappelons la discussion (courte action)* au sujet de
médicaments sont manque sur le succès: les Spray Nasal (courte fonctionner normalement
plus efficaces que chaque Contrôle des envies cliniciens sont habitués à action)* pendant l'abstinence ‐ le
méthode utilisée seule. irrésistibles/fortes près de 100% de réussite pastilles (courte contrôle perçu
La Combinaisons de envies Pour la dépendance action) Réduisent le
médicaments tabagique environ 20% Bupropion renforcement des effets
de tabagique quittent à (Welbutrin, Zyban) de la nicotine délivrée par
Traitement de la 1 an. Antidépresseur le tabac
dépendance au tabac
Soyez prêt ‐ la rechute Varenicline (champix) Peuvent fournir quelques
Psychothérapies se produit rapidement agoniste partiel des effets pour lesquels le
comportementale et dans les premières patient a
recepteurs α4ß2
cognitive semaines (4 à 8 précédemment compté
Entretiens motivationnelle Psychothérapies:
semaines) de la thérapie sur les cigarettes (des
(individuel /groupe). TCC
situations par exemple
Intervention brève. Entretien motivationnel
stressantes ou ennuyeuse
Addiction with biological, sociological and Organisation des facteurs de risque Le circuit de la récompense
psychological components
PRISE EN CHARGE
Les bases théoriques Le stade de la pré-contemplation Le stade de maintenance
L’approche motivationnelle s’articule avec le sujet n’a pas l’intention de changer de le sujet essaie de maintenir son changement de
un certain nombre de concepts déjà comportement dans un futur proche, comportement. Il évite de rechuter.
existants: habituellement mesuré à six mois. Le sujet est moins tenté par le comportement
Le modèle de la Balance décisionnelle de antérieur et il se sent de plus en plus capable de
JANIS et MANN (1977 ) Le stade de la contemplation continuer son action.
Le modèle de Stades de changement de le sujet à l’intention de changer de Cette étape dure entre six mois et cinq ans.
PROCHASKA et DI-CLEMENTE (1983) comportement dans les six mois à venir. En cas de rechute au stade de l’action ou de
Il est informé des avantages que constituerait maintenance, les individus retournent à un
Schéma des soins ce changement mais il est également très au stade précédent.
Pré sevrage (motiver à l’arrêt) fait de tous les inconvénients que cela Selon Prochaska, seulement 15% d’entre eux
Sevrage : obtenir l’abstinence et combattre la représente. retournent au stade initial de pré-
dépendance physique (8 jours en milieu Cette opposition entre les bénéfices et le coût contemplation, la majorité vont au stade de la
hospitalier ou en ambulatoire) peut le maintenir longtemps à ce stade. contemplation ou au stade de la préparation
Suivi : maintenir l’abstinence ou la sobriété et EM++
agir sur la dépendance psychique et Le stade d’accomplissement
comportementale Le stade de la préparation le sujet n’a plus aucune tentation pour le
Le sujet prend la décision de passer à l’action comportement antérieur au changement et où il
dans un futur très proche, habituellement est sûr à 100% de pouvoir résister à toute
L’entretien motivationnel mesuré au mois suivant. nouvelle tentation.
L'entretien motivationnel est une méthode Les étapes de changement
L’individu a normalement déjà réalisé une ou Même s’il est déprimé, angoissé, stressé, énervé
En cas de changement de comportement,
directive centrée sur le client qui facilite le plusieurs tentatives de changement de ou seul, il est sûr de ne pas avoir recours aux
changement en aidant les personnes à l’individu passe par les six stades suivants : comportement au cours des douze derniers anciens comportements pour s’en sortir.
explorer et à travailler leur ambivalence la pré-contemplation mois. Selon Snow et al., moins de 20% des anciens
la contemplation, Les personnes qui sont à ce stade ont un plan fumeurs ou des anciens alcooliques sont à ce
Définition la préparation à l’action, pour agir : acheter un livre, consulter un stade (1994)
L’entretien motivationnel est une conversation l’action, médecin, suivre un programme de sevrage
autour du changement, dont le but est de la maintenance, etc. Le stade de la rechute
renforcer la motivation et l’engagement au la rechute. Ce sont théoriquement les personnes idéales à Les rechutes sont fréquentes
changement du patient. recruter pour des programmes de sevrage. Prévention de la rechute dans la prise en charge
TCC++ ou EM+ des addictions
n
utilisation de de la chlorpromazine en en anesthésie
Constatation d’un ralentissement + indifférence comportementale
n Delay et Deniker (1952): principes de la cure
neuroleptique et indications de la chlorpromazine
n Carlsson 1963: Découverte des propriétés
«spécifiques » aux neuroleptiques (blocage des
récepteurs dopaminergiques D2)àPrix Nobel
Mécanisme d’action
Caractéristiques psychophysiologiques hypothèse Dopaminergique de la schizophrénie
des neuroleptiques (Delay et Deniker) Classification des neuroleptiques Schizophrénie est associée à une altération de la
neurotransmission dopaminergique dans le cerveau
Voie Mesocorticale VoieMesolimbique
n Création d’un état d’indifférence psychomotrice n Deux grandes familles: - Apprentissage et mémoire - Emotions
Hypoactivité: Hyperactivité:
Symptomes Négatifs Symptomes Positifs
n Efficacité vis-à-vis des états d’excitation et d’agitation
n Neuroleptiques classiques ou conventionnels
n Réduction progressive des troubles psychotiques aigus
et chroniques n Neuroleptiques atypiques ou antipsychotiques
n Réduction du risque d’abus et de surdosage rarement en monothérapie (faire face à une période
d'exacerbation symptomatique)
Présentation
Présentation des antipsychotiques
DCI Nom commercial présentation
PRODUITS DCI PRESENTATION
Thymorégulateurs n Lithium
n Anticonvulsivants
n Carbamazépine Lithium
n Valproate de sodium
n lamotrigine
n Antipsychotiques atypiques
n faire un ECG si âge> 50 ans ou ATCD n Strictement individuelle et adaptée à la lithiémie n Prélèvement se fait à 12 h d’intervalle après la prise
n un EEG si ATCD neurologique n Signes de toxicité apparaissent au delà de 1,2 mmol /L n Il n’est pas nécessaire d’être à jeun
Lamotrigine Antipsychotiques
Syndrome
• Evaluation et diagnostic de
RETT
• Bilan organique
La grille PREAUT:
Patterns d’émergence des symptômes 1ère partie du questionnaire
QUESTION
VALEUR
REPONSE à 4 mois et 9 mois
Entre 12 et 24 mois, le tableau se constitue peu 1 Le bébé cherche-t-il à vous regarder
a) Spontanément Oui / Non 4/0
à peu et envahit l’interaction : b) Quand vous lui parlez (proto-conversation) Oui / Non 1 /0
2) Le bébé cherche-t-il à se faire regarder par sa mère (ou son substitut)
– absence d’orientation au nom a) En absence de toute sollicitation de celle-ci, en vocalisant, les bébés sont dits “positifs” s’ils ne
en gigotant tout en la regardant intensément ? Oui / Non 8/0 cherchent pas spontanément:
– absence durRegard vers le visage d’autrui b) Quand elle lui parle (proto-conversation) Oui / Non 2/0
TOTAL SCORE
– absence/ retard de langage et de 2ème partie du questionnaire (seulement si le score est inférieur ou égal à 3)
- À regarder l’examinateur,
précurseurs du langage 3) En dehors de toute stimulation par sa mère (ou son substitut)
a) Regarde-t-il sa mère (ou son substitut) Oui /Non 1 /0 - Ni à être regardés de leur mère (ou d’un
– absence d’attention conjointe (pointage b) Sourit-il à sa mère (ou son substitut) Oui /Non 2 /0
c) Le bébé cherche-t-il à susciter l’échange jubilatoire avec sa mère (ou son substitut),
autre significatif),
proto-déclaratif) par exemple en s’offrant ou en tendant les doigts de son pied ou de sa main ? Oui / Non
- Ni à provoquer la jubilation de leur mère.
4/0
– absence d’imitation 4) A la suite de la stimulation par sa mère (ou son substitut)
a) Regarde-t-il sa mère (ou son substitut) Oui / Non 1/0
b) Sourit-il à sa mère (ou son substitut) Oui / Non 2/0
c) Le bébé cherche-t-il à susciter l’échange jubilatoire avec sa mère (ou son substitut),
par exemple en s’offrant ou en tendant les doigts de son pied ou de sa main ? Oui / Non
4/0
Il n’y a pas de traitement Education et réeducation
médicamenteux ABA, TEACH, PECS…
• Aucun traitement, autre qu’éducatif, n’existe pour
limiter toutes les conséquences de l’autisme, sous ses • Principes de base communs:
différentes formes. o la nécessité d’une intervention aussi précoce et
Thérapeutique aussi intensive que possible
o l’importance de l’implication des parents
• Des traitements existent pour limiter certains effets,
certaines pathologies associées o la nécessité d’adapter la prise en charge selon
l'évaluation précise et régulière de ses résultats.
• ...Pluridisciplinaire
Le TDAH TDAH
CLINIQUE DU TDA/H • Le trouble déficitaire de
• triade symptomatique
• déficit d’attention
l’attention/hyperactivité (TDAH) est un trouble
neurobiologique caractérisé par un degré • impulsivité
d’inattention (manque de concentration et • hyperactivité motrice
distractibilité), d’hyperactivité et d’impulsivité • symptômes associés
inapproprié pour le stade de développement • refus des consignes
• Le dysfonctionnement touche plusieurs • intolérance aux frustrations
domaines, entre autres : • conséquences
– les rapports avec les adultes
– le fonctionnement scolaire • rejet familial, social, scolaire
– les relations avec les frères et sœurs et avec les camarades • baisse de l’estime de soi
Augmentation Diminution
• Impact du changement de classification:
– Reconnaissance du TDAH comme trouble neurodéveloppemental avec Effort/attention soutenue Supervision / évaluation
amorce dans l’enfance, ayant des impacts durant toute la vie.
• Impacts des nouveaux exemples: Situation monotone Ecrans (console, ordinateur..)
– Pourrait changer la cotation des symptômes. -Symptômes à rapporter à l’âge de
– Pourrait changer les échelles utilisées (items). développement
– Les qualités psychométriques des échelles pourraient devoir être revues. Situation non structurée Renforcement immédiat
– Hausse probable de la prévalence du TDAH, surtout chez les ados et
adultes. -Début avant 7 ans Groupe Situation duelle
• Impact de l’âge du début des symptômes:
▶ Hausse probable de la prévalence, spécialement chez les adultes.
-Symptômes dans au moins deux contextes Fatigue Tâches fractionnées
▶ Estimée à 0,1% selon Polanczyk et al., 2010. -Retentissement fonctionnel
• Baisse du seuil diagnostique pour >17 ans et de TSA et TDAH non Avec maman Avec papa
mutuellement exclusifs:
– Hausse légère probable de la prévalence. + variations liées à l’âge, la comorbidité, les événements de
vie…
Expérimentatio Nigro-striée
↓HVA dans le LCR
n Après traitement MPD
Contrôle moteur
TDAH animale
Diagnostics
Atténuer les symptômes-cibles différentiels Evaluation Symptômes Anamnèse
Prévenir les conséquences négatives (retentissement) TDAH (RM,
TED..) Evaluation clinique
Prévenir les complications
TDAH TDAH sub
Dépister/ traiter la comorbidité syndromique clinique Evaluation standardisée
Evaluation scolaire
Formes cliniques
Stratégies Evaluation cognitive, attentionnelle, affectivité
Expressivité Retentissement thérapeutiques Bilans des troubles des apprentissages
Cognition Ressources
Comorbidité
Individuel/ groupe
Interventions Pistes pour la prévention I Pistes pour la prévention II
psycho- Associations, aides à
éducatives l’intégration scolaire…
Prévention du TDAH Prévention du retentissement
Psychostimulants Suivi des grossesses « à risque » Dépistage précoce
Traitement
Autres (atomoxétine, Exposition prénatale tabac/alcool, autres toxiques Traitement avant les complications
médicamenteux
clonidine, ADT…)
Exposition prénatale BZD, anticonvulsivants Attention aux complications iatrogènes :
Comorbidité, estime de Hypoxies néonatales mauvaises indications, sur/sous prescription,
Psychothérapies soi, retentissement Exposition au Plomb interprétations hâtives, placements abusifs ou
familial précipités, redoublements ou déscolarisations
inutiles, maltraitance institutionnelle…
Troubles des
Rééducations, aides apprentissages,
pédagogiques remédiation cognitive
Methylphenidate I Methylphenidate : efficacité court terme Methylphenidate : formes à libération prolongée
Titration
MPH LI Ritaline LP
10-10 20 mg
15-15 30 mg
20-20 40 mg
Introduction Éléments dʼentretien
Les parents:
Dr BENJELLOUN GHIZLANE
Etiologies variées
* antécédents personnels et familiaux
Professeur assistante en pédopsychiatrie * développement psychomoteur
Responsable du service de pédopsychiatrie
Champ dʼaction multidisciplinaire : pédiatres
* conflits parents-enfant ou fréres-enfant
pédopsychiatres, psychologues, orthophonistes et
Hôpital [Link], CHU Ibn Rochd, Casablanca * sociabilité, humeur, comportement
psychomotriciens
Diagnostic étiologique
Causes médicales(1) Causes médicales(2)
et conduite à tenir
Causes médicales Pathologies chroniques La fatigue:
• amblyopie, myopie et astigmatisme L’absentéisme : maladies répétées, parents négligents Dʼorigine génétiques:
Perturbation durable et significative de la structuration du langage Le langage: capacité spécifique à l’espèce humaine de
parlé chez un enfant : communiquer au moyen d’un système de signes vocaux
* normalement intelligent
Nécessité de confirmer le diagnostic par des
* envie de communiquer La langue : système de code propre à une communauté, langage
examens spécifiques (WISC entre 5 et 15 ans) * sans pathologie neurologique commun à un groupe social
Orientation pédagogique adaptée: Affirmer le décalage par rapport aux normes établies pour lʼage de La parole : l’aspect individuel du langage: « acte individuel de
lʼenfant volonté et d’intelligence »
* classe de transition
* classe de perfectionnement Perturbations psychomotrices souvent associées
* établissement spécialisé
Conséquences sur les capacités de communication et les possibilités
dʼapprentissage de lʼenfant
Conditions du développement du
Quelques définitions… langage
Le développement du langage
§ L’exploration du langage écrit comporte l’analyse de :
• la lecture et de ses mécanismes,
• des différents aspects de la transcription (orthographique, lexical, grammatical),
• du graphisme.
oral
ØEntre 18 et 24 mois
• L’enfant parlera ØVers 6 mois
§ L’enfant comprend des ordres simples en contexte (« tiens ton
- si son entourage communique avec lui, § L’enfant réagit à son prénom, au « non » biberon »)
§ Il commence à babiller (ba ba ba)
- s’il voit les gestes, § Utilisation de mots phrases, apprentissage de plusieurs mots par jour,
- s’il entend les mots de celui qui lui parle, ébauche de phrases combinant geste et mot
ØEntre 9 et 12 mois
- s’il peut faire les mouvements qui produisent la parole. § L’enfant comprend les mots dans, puis hors contexte, regarde un objet qu’on
lui montre ØEntre 2 et 3 ans
§ L’enfant salue, refuse, pointe du doigt § Il comprend des ordres simples hors contexte
§ Le babillage se diversifie, devient proche des mots § Il utilise « moi » pour parler de lui-même, il fait des petites phrases de 2
ou 3 mots et les associe aux gestes
ØEntre 12 et 18 mois
§ L’enfant comprend des courtes phrases en contexte ØVers 6 ans
§ L’enfant développe des gestes symboliques (ex: main à l’oreille pour le § Il comprend un récit
téléphone), dit ses premiers mots en contexte
§ Il a acquis les règles du langage, il est prêt à apprendre à lire et à écrire
Intérêt Intérêt
§ La maîtrise du langage est un élément fondamental du développement
de l’enfant § Les troubles du langage représentent un problème de santé publique
• Développement de la personnalité • 4% à 5% des enfants d’une tranche d’âge sont concernés, soit un enfant
par classe
• Réussite scolaire
• Insertion sociale • Un quart ont des troubles sévères
• Le développement du langage fait partie intégrante du développement
• Plus tard, insertion professionnelle
global de l’enfant, dont le médecin assure le suivi médical
• Les troubles spécifiques de la parole et du langage : altération des • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
composantes :
modalités normales d’acquisition du langage dès les premiers
Troubles du développement du
Les troubles du langage oral langage oral Les troubles du langage oral
Les troubles de l’articulation
• Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
composantes : • Existence isolée de déformations phonétiques portant plus souvent sur les composantes :
consonnes
1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et 1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
systématique • Confusion entre les phonèmes (ex : [f/v] [ch/j] systématique
Ø Troubles de l’articulation • Articulation approximative (ex. : schlintement, zozotement) Ø Troubles de l’articulation
• « le zozotement »: l’extrémité de la langue reste trop prés des incisives ou entre
les dents
2- La parole : capacité à ordonner les sons • « le schlintement »:écoulement d’air uni ou bilatéral, il peut s’associer à une 2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Bégaiement malformation de la voûte palatine Ø Bégaiement
Ø Retard de parole Ø Retard de parole
• Absence de certains phonèmes (ex. : radio = adio, chapeau = apeau)
3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à • Remplacement d’un phonème par un autre (ex. : chat = ta, joue = zoue) 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens produire du sens
Ø Retard simple de langage • Les troubles articulatoires sont fréquents et banals jusqu’à 5 ans Ø Retard simple de langage
Ø Dysphasie Ø Dysphasie
Troubles du développement du langage oral Troubles du développement du langage oral
Le bégaiement Le bégaiement Les troubles du langage oral
• Trouble de la fluidité de la parole caractérisée par des répétitions • Le bégaiement débute généralement avant 8 ans et • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
ou des prolongations involontaires de syllabes, se manifestant de surtout entre 3 et 5 ans composantes :
façon très fréquente
1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
• Le bégaiement touche en majorité les garçons • Un bégaiement transitoire peut s'observer chez les systématique
Ø Troubles de l’articulation
enfants très jeunes particulièrement chez le garçon de
• Il peut être moins de trois ans 2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Bégaiement
- Tonique : blocage qui vient interrompre pour une durée variable Ø Retard de parole
le débit normal de la phrase ou qui empêche sa production dès le • Le bégaiement se manifeste de façon variable selon le
début 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
contexte émotionnel et les interlocuteurs, il est accru produire du sens
- Clonique : répétition saccadée d'une syllabe au début d'un mot
par l'anxiété, l'attention portée au discours Ø Retard simple de langage
ou d'une phrase Ø Dysphasie
• Urgence +++
§ La forme du mot ne peut être correctement reproduite • Ils s'inscrivent souvent dans une relation avec l'entourage familial 2- La parole : capacité à ordonner les sons
favorisant l'entretien de ces conduites régressives Ø Bégaiement
Ø Retard de parole
§ Cela se traduit par des omissions (vabo), des inversions (valabo), des
confusions (bababo), des ajouts (lavalbo) 3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens
Ø Retard simple de langage
Ø Dysphasie
§ Le vocabulaire est très pauvre, la syntaxe est rudimentaire • Les troubles du langage oral peuvent toucher chacune de ses trois
§ Perturbation de la construction de la phrase, son organisation composantes :
syntaxique
§ Juxtaposition de mots sans liaison (style télégraphique) , verbes 1- L’articulation : capacité à articuler les sons de façon permanente et
§ L'ensemble des étapes du développement du langage est retardé : non conjugués systématique
Ø Troubles de l’articulation
§ les premiers mots > 2 ans,
§ les premières phrases > 3 ans § Des troubles phonétiques sont associés
2- La parole : capacité à ordonner les sons
Ø Retard de parole
§ Les troubles prédominent sur l'expression
3- Le langage : capacité à choisir et ordonner les mots de façon à
produire du sens
§ L'importance de l'atteinte de la compréhension est un indice Ø Retard simple de langage
pronostique Ø Dysphasie
Troubles du développement du langage oral Troubles du développement du langage oral
La dysphasie (2) Troubles du développement du langage oral
La dysphasie (1)
La dysphasie (3)
• Trouble significatif, durable et sévère de l’évolution du langage • Trouble dans la capacité de répétition § Signes d’appel
oral, supposé d’origine développementale, sans substrat
organique décelable
• Perturbations phonologiques : erreurs, simplifications, omissions, •Evolution du langage, du babil (absence ou arrêt du babil,
• Forme la plus sévère des troubles du développement du substitutions, duplications… absence de langage, arrêt du développement langagier, parole
langage inintelligible)
• Réduction du stock du vocabulaire
• Se définit comme un trouble de la structure du langage •Comportement ou modification du comportement
(colères, instabilité, inattention, etc.)
• Perturbations sévères du langage associant des troubles de • Retard morphosyntaxique global
l’expression et de la compréhension •Comportement verbal (ne répond pas quand on le sollicite,
ne suit pas les consignes)
• Troubles qui persistent au-delà de 6 ans
•Anamnèse du dossier médical
* PEC en psychothérapie
• Ils interviennent dans lʼintensité et la qualité de lʼexpression du • Positivez, soyez encourageant • Psycho stimulants (Ritaline, concerta..)
trouble et dans son retentissement • Diminuez les punitions • Anti-dépresseurs
• Ils ne créent pas le trouble mais leur rôle est fondamental dans • Contrôlez vos émotions • Psychothérapies
lʼexpression du trouble • Soyez rassurants, sécurisants • Rééducations
• Soyez cohérents entre vous • Orthophonique
• Soyez sûrs de votre intention • Psychomotrice
• Réduisez les distracteurs • Faire confiance aux professionnels
• Reportez les situations à problème
Conclusion