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Banque Définition Du Cours

Le document présente une définition de la banque selon le droit français et européen, la qualifiant d'établissement de crédit soumis à une autorisation administrative. Il aborde également l'importance des banques dans l'économie, leur rôle dans la création de monnaie et la gestion des risques financiers, ainsi que les différentes catégories d'établissements bancaires. Enfin, il décrit l'évolution historique de l'activité bancaire et les tendances contemporaines, notamment la bancarisation, la concentration des établissements et la désintermédiation financière.

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Banque Définition Du Cours

Le document présente une définition de la banque selon le droit français et européen, la qualifiant d'établissement de crédit soumis à une autorisation administrative. Il aborde également l'importance des banques dans l'économie, leur rôle dans la création de monnaie et la gestion des risques financiers, ainsi que les différentes catégories d'établissements bancaires. Enfin, il décrit l'évolution historique de l'activité bancaire et les tendances contemporaines, notamment la bancarisation, la concentration des établissements et la désintermédiation financière.

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Définitions communes

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Schéma présentant l'interaction entre les notions de banque


et d'établissement de crédit au regard du droit de l'Union européenne

Un guichet bancaire en Italie en 1970, photographié


par Paolo Monti.

Le dictionnaire Larousse définit la banque comme un « établissement financier qui, recevant


des fonds du public, les emploie pour effectuer des opérations de crédit et des opérations
financières »[1]. Au sens du droit positif français, essentiellement d'origine européenne, une
banque est l'une des catégories légales d'établissement de crédit (article L. 511-1 du Code
monétaire et financier).

Ces Établissement de crédit exercent sous la condition de disposer d'une autorisation


administrative, telle que l'agrément, en France ; ils pratiquent l'octroi des opérations de
banque (article L.311-1 de ce même Code monétaire et financier). L'activité étant
subordonnée à cette autorisation conduit parfois à qualifier cette exclusivité de « monopole »,
terme juridiquement et économiquement inadéquat. De plus, ces établissements bancaires ne
disposent pas davantage du monopole de la distribution bancaire, qui représente la fonction de
commercialisation. Ils partagent cette fonction de distribution bancaire avec d'autres acteurs
bancaires, les intermédiaires qui ne sont pas des banques.

La taille d'un établissement de crédit se mesure soit en fonction de son chiffre d'affaires (ou
produit net bancaire), soit en fonction de celle de son bilan comptable (total des actifs), soit
encore de ses parts de marché ou du nombre de ses employés. En 2014, la plus grande banque
au monde, par le total des actifs, est la banque chinoise Industrial & Commercial Bank of
China, devant la britannique HSBC.

Une banque est donc, à la fois, une entreprise qui :

 produit des services bancaires : crédits, réception des dépôts du public, paiements ;

 en fait le commerce ou la distribution, soit directement, soit par des relations avec des
intermédiaires bancaires ;

 fait commerce d'autres services accessoires ou connexes, tels que des services
d'investissement, de l'assurance, ou tout autre prestation de service.

Elle est ainsi au cœur du commerce de l'argent et en responsabilité directe dans la gestion des
risques financiers présents dans un système économique.

Cette activité peut être exercée pour le compte de clients de différentes manières : recevoir et
garder des fonds, proposer divers placements (épargne), fournir des moyens de paiement
(chèques, cartes bancaires) et de change, prêter de l'argent (crédit), et plus généralement se
charger de tous services financiers. Une banque commerciale peut également intervenir pour
réaliser des opérations et des interventions sur les marchés financiers pour son compte ou
celui de sa clientèle.

Les activités de banque de dépôt (ou « banque commerciale ») peuvent se distinguer de celles
des banques d'investissement ou d'affaires, encore que beaucoup d'établissements bancaires se
livrent conjointement à ces deux types d'activité, ce qui donne régulièrement lieu à débat (voir
celui inauguré au début du XXe siècle par la doctrine Germain).

En raison de l'importance des activités bancaires dans l'économie d'un pays, les banques sont
soumises à une législation précise encadrant l'exercice et le contrôle de leurs actions.
Collecter des dépôts, gérer et distribuer des crédits, délivrer des outils ou des services de
paiements « bancaires » (chèques, cartes de paiement, virements, prélèvements,
principalement) sont donc des activités réservées à des établissements agréés et soumis à
autorisation préalable.

Les deux fonctions des banques commerciales, gérer les risques et vendre les produits
bancaires, doivent être clairement dissociées. En effet, des entreprises sans agrément, mais
immatriculées, peuvent distribuer des produits bancaires, dont les risques restent gérés par les
établissements bancaires[2].

Les banques commerciales assurent la bonne tenue d'un registre des comptes et la gestion des
transferts entre ces comptes. À ce titre elles facilitent les échanges économiques et contribuent
à la traçabilité des flux financiers. L'État leur confère souvent la responsabilité d'assurer
la traçabilité des opérations financières et ainsi de contribuer à la lutte contre les trafics
illicites, le blanchiment d'argent ou plus récemment contre la fraude fiscale (voir en particulier
la lutte contre les paradis fiscaux).

Dans le système bancaire, les établissements bénéficient d'un pouvoir important étant des
agents économiques de la création de la monnaie. Les banques ont en effet la faculté de créer
et de gérer des dettes. Toute dette ainsi créée équivaut à une création de monnaie, toute dette
éteinte par son remboursement équivaut à une destruction de monnaie. L'impact économique
de cette monnaie scripturale selon les mécanismes décrits par la théorie économique est fort :

 d'une part la création de monnaie produit une injection de liquidité dans le circuit
économique qui se trouve être amplifié par l'effet multiplicateur du crédit ;

 d'autre part quand le crédit offert sert à financer un investissement, celui-ci peut
provoquer une série d'investissements induits (effet accélérateur).

En sens contraire, les restrictions de liquidité ou de financement qui seraient pratiquées par les
établissements bancaires provoquent des restrictions immédiates sur l'économie.

La dynamique qui permet aux banques de fournir du crédit aux agents économiques est
techniquement permise :

 par le système des fonds propres réglementaires : une banque est en mesure de prêter
davantage que le montant des capitaux propres qu'elle détient ;

 par le principe de la transformation, selon lequel, toujours dans le respect des règles
prudentielles, elles peuvent — dans une certaine proportion — financer des crédits à
plus long terme avec une base de ressources disponibles à plus court terme.
Toutes ces décisions constituent une prise de risque qui doit être convenablement appréciée et
maîtrisée, même si en contrepartie, elles créent le soutien nécessaire aux activités
économiques jugées saines et opportunes.

En sus des billets de banque et des pièces de monnaie, la monnaie scripturale - qui matérialise
le résultat de ces décisions - figure dans les comptes des banques et représente maintenant des
montants considérables (plus de 90 % de la masse monétaire définie comme la quantité de
monnaie en circulation). Ceci explique qu'elle soit encadrée :

 du point de vue de leur existence par l'obtention d'une autorisation d'exercer la


profession bancaire ;

 sur le plan de leur activité par la réglementation (loi nationale mais aussi des
règlements internationaux) ;

 sur le plan des contrôles d'activité par la supervision dans chaque pays opérée par
une banque centrale, mais aussi par d'autres organismes ou agences professionnels.

Définitions juridiques

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Le cadre bancaire et financier, en France, est donné par le Code monétaire et financier.

Ce recueil normatif ne procure pas de définition juridique de la « banque ».

En revanche, il propose et connaît six natures juridiques d'établissements :

 un établissement de crédit[3]

 un prestataire de services d'investissement[4]

 un établissement financier ;

 un établissement de paiement ;

 un établissement monnaie électronique ;

 la société de financement, créée en 2013 ;


 ainsi que leurs différents intermédiaires, dont les intermédiaires en opérations de
banque et en services de paiement (IOBSP), ou encore, les Intermédiaire en
financement participatif, depuis le 1er octobre 2014.

Les banques appartiennent donc à la catégorie juridique et économique des établissements de


crédit, lesquels réalisent des opérations de banque telles que définies par la loi dans le respect
des dispositions législatives et réglementaires correspondantes.

En France, l'article L.311-1 du code monétaire et financier donne la définition suivante : « les
opérations de banque comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit,
ainsi que les services bancaires de paiement »[5].

Dans chaque zone monétaire, l'activité bancaire se trouve être supervisée par une banque -
la banque centrale - disposant d'un statut particulier lui assurant une relative indépendance
pour assurer des missions spécifiques :

 l'émission des billets et définition de la politique monétaire ;

 la surveillance et le contrôle - éventuellement disciplinaire- de l'activité bancaire.

Il existe plusieurs types de « banques » en fonction :

 des activités qu'elles entreprennent (banque de dépôt, banque d'affaire, banques


spécialisée dans un type de prêt, banque généraliste, banque universelle, etc.) ;

 des relations qu'elles entretiennent avec leur clientèle : relations impersonnelles au


coup par coup : spot banking ou relations plus personnalisées ou entretenues à long
terme) ;

 de leurs modes ou canaux de distribution : banques en ligne, banques avec agences,


banques avec intermédiaires indépendants (intermédiaire en opérations de banque et
en services de paiement).

Le terme « banque » peut renvoyer, soit à un type d'établissement, soit à un secteur d'activité.
En ce cas, il convient de noter que « la banque » regroupe des entreprises qui peuvent avoir
différents statuts juridiques : « les banques » ne sont pas les seules à composer « la banque ».

Histoire de l'activité bancaire

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Article détaillé : Histoire de la banque.

Les premières techniques de banques sophistiquées de l'histoire bancaire


européenne apparaissent dans les villes italiennes de Florence et Gênes à la fin du Moyen
Âge[6]. Dans le quartier du Rialto à Venise, la première banque publique est créée en 1587[7].
Les premiers échanges de parts standardisées et diversifiées, relevant de l'histoire boursière,
se développent également à Venise.

Ensuite l'Angleterre joue un rôle moteur dans les deux domaines, lors de Révolution
financière britannique des années 1690. Puis le Bank Charter Act de 1833 incite les banques
anglaises à se faire coter en bourse pour pouvoir émettre des billets de banque, à une époque
où ceux-ci inspirent encore de la méfiance à une partie de la population en Europe et
aux États-Unis. Au cours de la seule année, 59 banques britanniques par actions entrent à
la Bourse de Londres[8].

En France, l'expansion du secteur bancaire démarre véritablement après la loi monétaire


prussienne du 4 décembre 1871, obligeant la France à emprunter 25 % de son PIB, pour
verser de l'or à l'Allemagne en guise d'indemnité de guerre[9]. Ce diktat allemand fait doubler
la dette publique française, mais crée une classe d'épargnants, avec 4 millions de français
porteurs d'obligations du Trésor français en 1880, contre 1,5 million en 1870[10]. Le besoin
d'un réseau bancaire se fait sentir, ce qui accélère la création de grandes banques de dépôt
(Création du Crédit lyonnais en 1863 à Lyon par François Barthélemy Arlès-Dufour et Henri
Germain ou la Société Générale à Paris en 1864) et contribue à l'expansion boursière sous
la IIIe République.

En Suisse, les banques privées des XVIe et XVIIe siècles ne pouvaient pas profiter du grand
business avec l'endettement public comme les établissements financières dans les grandes
royaumes d'Europe, car les pouvoirs décentralisés dans le pays alpin manifestait à ce temps-là
déjà beaucoup de discipline fiscale. Elles focalisaient donc leurs activités dans le commerce et
les investissements à l'étranger. Après 1850, l'industrialisation et le développement du réseau
ferroviaire créaient en Suisse un grand besoin pour des moyens d'investissement à domicile.
Des banques modernes qui ont été créées à ce temps-là, après beaucoup de fusionnements, se
formaient jusqu'à la fin du XXe siècle, les deux grandes banques UBS et Crédit suisse. Le
troisième groupe important des banques en Suisse sont les caisses cantonales et communales
dont les premières ont été créées au XIVe siècle[11].

Les tendances historiques contemporaines dans l'activité bancaire sont :

 le développement de la « bancarisation » du monde, hormis dans les régions et


populations pauvres[12] ;

 la concentration des établissements, entraînant le développement d'organismes


financiers gigantesques et polyvalents (banque de dépôt, assurance, gestion de
l'assurance vie, gestion de fortune, banques d'affaires, change, société de bourse). Ce
mouvement brouille les distinctions anciennes, d'autant plus que la banque fabrique
désormais des produits vendus hors bilan et gérés par des entreprises ad hoc (par
exemple les SPV, spécial purpose véhicule et les produits de la titrisation) soumis à la
législation bancaire ;

 la très forte montée corrélative des risques bancaires potentiels, mal encadrés par une
législation qui peine à les suivre. Ce point s'illustre avec la faillite de Dexia, en 2011.
Révélée à partir du 4 octobre 2011, sous l'effet d'erreurs de gestion, notamment
financière, conduites dans l'établissement juste avant la crise financière de 2008, cette
faillite est l'un des « records » historiques des accidents du secteur bancaire : près de 3
milliards d'euros de pertes, en 2012 ; 2,6 milliards de recapitalisation directement
apportés par le budget français, accroissant de 0,1 point le déficit[13]. Les pertes
des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne, en 2009, conduisant à la création
de BPCE dessinent le même constat ;

 la difficulté, y compris de la part de « grandes » banques, à contrôler et à maîtriser les


risques juridiques de l'activité, comme l'illustre la sanction pénale « record » infligée
à BNP Paribas par les Autorités américaines de surveillance bancaire, le 30 juin 2014 ;

 la mondialisation modifie considérablement le périmètre traditionnel des banques et la


répartition géographique de leurs activités, donc, l'accumulation des risques ;

 la désintermédiation financière se caractérise par la capacité de certains emprunteurs à


se procurer directement des financements, autrefois exclusivement assurées par le
secteur bancaire. Le terme d'intermédiation financière se distingue de l'intermédiation
bancaire, qui caractérise la distribution des produits et des services bancaires aux
différentes clientèles ;
 l'intermédiation bancaire, justement, qui se matérialise par la séparation effective de la
fonction de gestion des risques bancaires et financiers, de la fonction de vente (ou de
distribution) des produits bancaires, porteurs de ces risques. Cette tendance forte,
encadrée juridiquement, repose sur un droit de la distribution bancaire, spécifique, qui
précise les règles de vente et les obligations des professionnels (les intermédiaires
bancaires, tels que de courtiers en crédit, par exemple) commercialisant les produits.

Cette évolution de la distribution des produits et des services bancaires est notable, en France,
avec l'introduction d'un nouveau cadre réglementaire en 2013 (articles L. 519-1 à L. 519-6 et
R. 519-1 à R. 519-31 du code monétaire et financier).

L'impact de cette évolution de la vente bancaire est fort ; celui-ci touche tous les clients des
banques. Autrefois marquée par la spécialisation des banques (ventes réservées aux seuls
établissements de crédit et établissements spécialisés dans tel ou tel produits ou clientèles), la
commercialisation des opérations bancaires est devenue généraliste et mixte. Aux côtés des
réseaux « classiques » d'agences distributrices, se sont installés durablement de nouveaux
canaux de vente et de nouveaux types de vendeurs. Par exemple, les intermédiaire en
opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) comme le sont les courtiers en
crédit qui pratiquent le courtage en prêt immobilier. Des normes juridiques sont applicables à
ce volet très actuel des évolutions bancaires, visant à mieux assurer l'osmose entre les
consommateurs et les circuits bancaires. En particulier, ces nouveaux distributeurs bancaires
sont soumis à des règles d'accès à la profession.

Depuis le 19 décembre 2019, le 4 décembre devient la journée internationale des banques[14].

Activités bancaires

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Ces activités se concentrent autour des opérations de banque. Celles-ci sont donc au nombre
de trois : crédit, dépôts reçus du public et paiements.

Des prestations connexes, complémentaires, peuvent être proposées par les établissements
bancaires. Les investissements financiers et instruments de placement relèvent, quant à eux,
de l'activité financière.
Octroi de crédits

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La fourniture de crédit s'analyse en fonction de la nature du crédit consenti (professionnel,


immobilier, à la consommation, regroupement de crédits), ainsi que de la nature de
l'emprunteur (entreprise, consommateur, État ou entités publiques).

Aux entreprises

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L'établissement bancaire[15] :

 produit et distribue des crédits adaptés aux activités et aux projets des entreprises ;

 elle gère les moyens de paiement et les flux financiers qui leur sont associés ;

 elle produit ou distribue des placements.

Le premier service spécifique des banques aux entreprises est la gestion des traites (lettre de
change, billet à ordre). L'escompte des traites est une des activités historiques des banques.
Elle reste importante en France où la traite a la vie tenace, moins dans d'autres pays.
L'escompte des traites est un crédit relativement court.

Le crédit documentaire est également un crédit sur document qui porte généralement sur des
transactions commerciales avec l'étranger.

Le découvert bancaire est devenu progressivement le principal mode de prêt à court terme. Il
est généralement accordé en contrepartie de l'obtention de garanties et de cautions sur le
patrimoine de l'entreprise ou de ses dirigeants.

Avec la dé-spécialisation, les banques peuvent pratiquer généralement toutes les formes de
crédit à plus ou moins long terme, avec des règles prudentielles et des techniques différentes
selon les secteurs économiques. Leasing, financement du fonds de roulement, des stocks, des
achats d'équipements, des opérations immobilières, l'ensemble des compartiments de l'actif
d'une entreprise peut bénéficier du support des banques.

Les entreprises étant aujourd'hui capables de se financer directement sur différents marchés, le
secteur bancaire a réagi en diminuant son rôle de prêteur et en augmentant celui de prestataire
de service, sa rémunération dépendant désormais plus de commissions et moins de l'activité
de crédit proprement dite[réf. nécessaire].
Les banques cherchent à se placer à toutes les phases de vie d'une entreprise : naissance,
expansion, introduction en bourse, fusions, acquisitions, restructuration, sortie de cote,
cession.

Elles peuvent également agir sur le crédit à la clientèle des entreprises qu'elles servent. C'est
le cas des secteurs immobiliers (on prête simultanément aux promoteurs, aux entreprises et
aux acheteurs), de l'aviation (on finance la construction et les achats par les grands clients),
l'automobile (on finance les stocks et en même temps l'achat des flottes par les entreprises et
le crédit automobile des particuliers via des filiales spécialisées).

L'une des contestations les plus fréquentes de ces activités provient des PME-PMI qui
contrairement aux grands groupes ont en général beaucoup de mal à se faire financer
notamment en phase de récession ou de mauvais climat des affaires. Les autorisations de
découvert sont systématiquement retirées provoquant de graves difficultés de trésorerie
exogènes et indépendantes de la santé des entreprises en question. Le financement
participatif envisage une réponse à cette critique.

Aux particuliers

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 La banque produit, puis distribue, directement ou via des intermédiaires, des


placements à court ou à long terme, avec différents niveaux de risques financiers,
gérés directement par elle ou par d'autres entreprises financières. Les comptes ou plans
d'épargne, des sicav de trésorerie et autres instruments de placements quasi liquides,
sont des exemples de placements à court terme.

 Elle produit et distribue, directement ou indirectement, via des intermédiaires,


des crédits : crédit à la consommation, crédit immobilier, crédit bail, principalement.

 Elle produit et distribue, directement ou via des intermédiaires, des services de


paiement et les moyens de paiement associés.

 La banque fabrique des produits financiers plus ou moins complexes qu'elle propose
aux gestionnaires de fortune. Elles peuvent avoir leur propre département de gestion
de fortune.

La consanguinité entre gestion de fortune et production de fonds de placement a été souvent


dénoncé comme source de conflits d'intérêts, la banque pouvant utiliser les mandats de
gestion de la gestion de fortune pour faire vivre ses propres produits de placement dans
lesquels pouvaient être placé des produits plus ou moins toxiques.

L'introduction massive des CDO dans les OPCVM de trésorerie dits dynamiques a rappelé les
dangers de l'asymétrie dans la connaissance des risques entre gestionnaires et particuliers. La
banque recevait d'un côté des commissions extrêmement importantes et de l'autre introduisait
du risque non perçu par la clientèle.

De même l'introduction d'escroqueries comme les différents « fonds Madoff » dans les
comptes en mandat de gestion en contrepartie de très fortes commissions fait l'objet de
sévères critiques, notamment pour les clients de la banque suisse UBS. On s'attend
généralement à une certaine prudence et à des vérifications de la réalité des titres intégrés
dans les portefeuilles. L'expérience a montré que cette espérance pouvait ne pas être fondée,
l'attrait des commissions l'emportant sur l'intérêt des clients.

La banque peut également prendre des rémunérations pour placer des titres lors par exemple
d'une introduction en bourse et toucher des commissions de mandats sur les portefeuilles
qu'elle nourrit de ces titres non pas pour le meilleur soin du client mais pour le sien propre. Le
cas le plus caricatural est celui de l'action Wanadoo introduite à très haut cours par certaines
grandes banques françaises puis retirée à moitié prix quelque temps plus tard. Les
portefeuilles sous mandat ont été gorgés de ces titres et ont perdu 50 % de leur valeur sans que
les épargnants puissent réagir. La banque elle a gagné deux fois sur une opération perdante
pour ses clients.

La situation d'un groupe financier commercialisant, auprès de ses clients, des titres de sociétés
appartenant à ce même groupe, est également pointé comme une source de conflit d'intérêts.

Ces excès expliquent que des voix s'élèvent pour interdire les doubles rémunérations par les
gestionnaires de fortune. Même si la réalité de ces opérations est partiellement masquée par le
fait que ce sont des parties différents de la banque voire des filiales différentes qui assurent
ces doubles rémunérations.

Un autre aspect de cette problématique tient aux activités de gestion pour compte propre de la
banque qui peut spéculer et acquérir des titres dangereux qu'il est facile de refiler aux comptes
en gestion de fortune, voire aux clients en général. Il a été noté aux États-Unis qu'une bonne
part des produits titrisés à haut risque et hautes commissions ont d'abord été monté dans le
cadre de la gestion pour compte propre avant d'être vendu avec commission aux épargnants.
Des procès sont en cours en Suisse contre l'UBS pour des opérations du même genre (création
d'ABS puis cession aux petits épargnants).

En matière de crédits aux particuliers, à la consommation ou immobiliers, un cadre juridique


commun de distribution s'est mis en place, en 2008 et en 2016 (ordonnance 2016-351 du 25
mars 2016). Ce cadre impose des obligations partagées et communes à tous les distributeurs
de crédits aux particuliers. La France a décidé d'étaler sa mise en œuvre, entre le 1er juillet
2016 et le 21 mars 2019.

À l'État

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Depuis que la banque centrale ne peut plus directement financer le Trésor public par la
création de monnaie, une norme qui s'est progressivement généralisée et qui est appliquée
notamment par la Banque centrale européenne (BCE) en application l'article 123 du traité sur
le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)[16] (ex article 104 du traité de
Maastricht[17]), ce sont les banques commerciales et le marché monétaire qui financent les
déficits publics. Des pays qui comme la France sont en situation de déficits constants
pratiquement depuis la crise de 1974 ont vu leur endettement s'envoler et représenter une part
croissante du produit net bancaire. En France, le crédit aux collectivités locales s'est
également considérablement accru en proportion de l'extension considérable de leurs budgets
depuis la décentralisation.

Ici encore, de nombreuses voix s'élèvent contre une activité de prêt pratiquement captive qui
voit la banque bénéficier pour son compte propre de la rente de création de monnaie au
détriment de l'État, alors que le seigneuriage sur un financement en billets serait acquis à
l'État. En effet, les prêts des banques à l'État peuvent, dans certains cas, augmenter le déficit
public. Ainsi, les impôts augmentent au profit des actionnaires des institutions bancaires.

La fourniture de sûretés : garanties et cautions

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Les sûretés constituent des actes de crédit.


Par exemple :

 les garanties de change ;

 le cautionnement.

Les dépôts reçus du public

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Les établissements bancaires fournissent aux déposants une série de services :

 la tenue des comptes et collecte de fonds : la banque fournit aux détenteurs de comptes
une comptabilité des mouvements de fonds. Elle peut procéder pour certains clients
qui manient des volumes importants de fonds (commerçants et grands distributeurs) la
collecte des espèces, leur comptage et leur comptabilisation[18] ;

 la sécurité : la banque est un lieu sécurisé où l'argent est en temps normal plus protégé
qu'au domicile des particuliers. Elle fournit des coffres pour conserver des valeurs. Il
faut néanmoins noter qu'un dépôt est en fait un prêt gratuit à la banque qui utilise
aussitôt la trésorerie reçue pour financer son activité. En cas de faillite de la banque les
dépôts sont perdus sous réserve des garanties fournies par l'État[19].

Les services de paiement

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L'établissement bancaire établit des chèques de banque pour certaines transactions


sécurisées[20] :

 les moyens de paiement : la banque permet de mobiliser son compte de dépôt de


plusieurs façons :

 fourniture des chèques et déclenchement de leur règlement via le système


de compensation,

 fourniture des cartes de paiement du type Monéo où sera conservée de


la monnaie électronique,

 gestion des virements vers d'autres comptes bancaires,

 fourniture sur simple demande des espèces, billets de la banque centrale et


pièces de monnaie ;
 les moyens de paiement pour les échanges internationaux :

 conversion en devises étrangères ou en chèque de voyage,

 gestion de transferts des fonds à l'étranger (dont investissement direct à


l'étranger), selon des modalités et conditions acceptées par les banques
correspondantes.

Les opérations connexes ou accessoires aux activités bancaires

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Outre les trois opérations de banque, les établissements bancaires commercialisent d'autres
services ou produits[21].

La bancassurance

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Article détaillé : Bancassurance.

Les contrats d'assurance sont distribués par des établissements bancaires, de même que les
entreprises d'assurance proposent des opérations de banque :

 l'assurance-vie ;

 l'assurance collective sur les soldes des dépôts.

Les services d'investissement

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Ces services d'investissement, ou services financiers, sont souvent proposées par les
établissements bancaires. Ils portent sur les instruments financiers, eux-mêmes composés de
titres financiers (titres de capital, titres de créances, parts d'OPCVM) et de contrats financiers,
qui sont des contrats à terme (en France, articles L. 321-1 et L. 211-1 du code monétaire et
financier).

Les opérations sur le passif, parfois désignée comme opérations « de haut de bilan », qui
étaient le privilège des banques d'affaires sont désormais mises en œuvre par toutes les
banques.
Il peut s'agir d'introduction en bourse, de LBO, d'émission d'obligation, de cession ou d'achat
d'autres entreprises, de prise de participation, de restructuration de l'endettement, de crédit
relais, de titrisation de la dette de la clientèle, à titre d'exemples.

Typologies bancaires

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La typologie des banques, forte lorsque la loi en imposait les contours, s'est beaucoup
relâchée à partir des années 1980, au profit d'une banque-assurance universelle prenant la
forme de géants de la finance, gérés comme des industries. Ce qu'on appelle aujourd'hui
« banque » est en général un conglomérat financier qui gère toutes les activités financières, et
non les seules activités bancaires au sens légal du terme. Le schéma représente le possible
découpage en différentes entités fonctionnelles des banques[22],[23].

Représentation synthétique
d'une typologie des différents types de banques

Il ne précise pas les statuts juridiques requis par ces activités, qui font l'objet d'une autre
typologie.

Les métiers bancaires

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Schéma synoptique des pans de
la finance.

L’ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale, forme le secteur


bancaire d’une zone monétaire. On distingue ainsi différents types de banques selon leur rôle.

Une banque centrale a pour rôle de réglementer et superviser les opérations des différentes
banques, de veiller à leur solvabilité à l'égard des déposants, de superviser la production
de monnaie par ces banques, et d’en réguler l’usage par le biais du taux directeur. La théorie
économique y voit un moyen de réguler la croissance, via l’incitation à l’épargne ou à
la consommation, et d’agir sur l’inflation.

Les banques de dépôt (en anglais : commercial banks) travaillent essentiellement avec leurs
clients, particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, accordent des prêts et
sont traditionnellement séparées entre la banque de détail (en anglais, retail banking) destinée
aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises, et la banque d'affaires (en
anglais, wholesale banking) destinées aux moyennes et grandes entreprises. La banque
d'investissement (en anglais, investment banking) se charge des opérations financières comme
les émissions d'emprunts obligataires, les souscriptions d'actions, les introductions en bourse,
les fusions-acquisitions, etc.

De plus en plus, les banques de détail et d’investissement sont de simples filiales de groupes
diversifiés qui intègrent parfois l'assurance, la gestion de fonds de placement ou d’autres
activités financières. Fréquemment, ceux-ci rattachent à la filiale banque d’investissement les
activités de banque d'affaires.

Aux États-Unis, le Banking Act de 1933, plus connu sous le nom de Glass-Steagall Act, a
imposé une stricte séparation entre les activités de banque de détail, qui reçoit les dépôts et
qui effectue des prêts, et de banque d'investissement, qui réalise des opérations sur titres et
valeurs mobilières. Adoptée à l’apogée de la crise de 1929, cette loi visait à interdire la
répétition de ce qui, à l’époque, était perçu dans l’opinion comme l’une des causes de la bulle
boursière et la spéculation sur les actions par les banques de détail. Battu en brèche depuis la
déréglementation des marchés financiers américains le 1er mai 1975, le Glass-Steagall Act est
tombé progressivement[réf. nécessaire] en désuétude et a fini par disparaître à l’automne 1999
(Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999) pour permettre la
constitution aux États-Unis de grandes banques universelles, comme Citigroup[24].

Il existe des banques spécialisées dans un segment d’activité spécifique, souvent issues d’une
ancienne réglementation ou, en France, de la distribution dans le passé de certains prêts
bonifiés :

 banques spécialistes du crédit à la consommation ;

 ou au contraire, banque spécialisées dans la gestion de fortune ou gestion de


patrimoine ;

 banques spécialisées dans le crédit immobilier ;

 banques spécialisées dans le crédit-bail aux entreprises ;

 banques spécialisées dans le financement d’une activité économique particulière


(agriculture, cafés-restaurants, commerce de l’art, pétrole, etc.).

Les formes de sociétés bancaires

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Les établissements bancaires se distinguent également en fonction de la manière dont leur


forme juridique et leur capital, et conséquemment leur gouvernance, sont organisés :

 une banque coopérative (dite parfois mutualiste) est contrôlée par ses sociétaires qui
détiennent des parts et qui sont souvent ses clients. C’est un régime qui provient de
l’esprit coopératif initié notamment par le milieu agricole
(voir coopérative, mutualité). Les banques coopératives peuvent être partiellement
cotées en bourse (c'est le cas de certaines Caisses régionales de Crédit agricoles qui
ont ouvert une partie de leur capital sous forme de certificats coopératifs
d'investissement, titres de capital sans droit de vote). Une banque coopérative peut
aussi détenir des filiales cotées (holdings ou autres), par exemple le CIC dans le cas du
Crédit mutuel, Natixis pour les Banques populaires et les Caisses d'épargne (les deux
formant un seul groupe, BPCE) ou Crédit agricole SA pour le Crédit agricole ;

 les banques commerciales sont des sociétés dont le capital est détenu par
des actionnaires et sont généralement cotées en bourse ;

 une banque peut être propriété de l'État. En Allemagne, les Landesbanks (de) ont pour
actionnaire principal un Land.

Dans chaque pays, il existe un ou plusieurs organismes professionnels qui représentent les
banques, parfois selon leur type. Ce sont des syndicats professionnels de défense d'entreprises
bancaires.

La Fédération bancaire française est l’organisation professionnelle qui représente les banques
installées en France : commerciales, coopératives ou mutualistes, françaises ou étrangères.

L'Association professionnelle des intermédiaires en crédits (APIC), ou encore l'Association


professionnelle des intermédiaires bancaires (AFIB), avec l'Association professionnelle
financement participatif France (APFPF), forment d'autres associations professionnelles de
nature bancaire.

Les systèmes bancaires par pays

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La Danske Bank, banque danoise à Copenhague


(Danemark).

Au Canada

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Le secteur bancaire comprend 28 banques canadiennes, 24 filiales de banques étrangères et 24


succursales de banques étrangères offrant des services complets, ainsi que quatre succursales
de prêts de banques étrangères exerçant des activités au Canada[25]. De plus, on compte 6205
succursales bancaires actives au Canada. Le système bancaire canadien est considéré comme
très solide. Il comprend la banque centrale qui comprend un gouverneur général et plusieurs
sous-gouverneur. Il a su bien gérer les différentes crises survenues lors des dernières années.
Leurs sources de revenus diversifiés est en partie responsable de leur fiabilité. Les banques
canadiennes emploient 279 795 canadiens à temps plein afin de s'occuper de leurs
établissements[26] 81 % des Canadiens ont une bonne impression des banques au
Canada[26]. En somme, le secteur banquier canadien est l'un des meilleurs au monde et le
classement des banques mondial le prouve sans aucun doute, beaucoup de banques
canadiennes se trouvaient parmi le top 10 mondial.[réf. nécessaire]

Aux États-Unis

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Fin 2007, se trouvait dans le monde 7 282 banques commerciales, 1 251 caisses d'épargne et
8 101 coopératives de crédit[27].

En France

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Le système bancaire français présente des fournisseurs, établissements de crédit ou


établissements de paiement et des distributeurs, soit les précédents, directement, soit des
intermédiaires bancaires, notamment les courtiers en crédits.

Fin 2012, il y avait 634 établissements bancaires en France et 94 entreprises d’investissement.


Sur ces 634 établissements bancaires, 448 (71 %) étaient détenus par des capitaux français et
186 (29 %) par des capitaux étrangers[28].

Depuis le milieu des années 1960, Les établissements bancaires ont créé des réseaux denses
d'agences, pour diffuser les services auprès des particuliers, modifiant la physionomie des
villes[réf. nécessaire]. Ces réseaux sont en voie de forte réduction, depuis les années 2010.

Fin 2013, 25 000 intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement étaient en


activité, dont environ 5 200 courtiers en crédits, pour 58 000 intermédiaires au total[29].

68 % des internautes disent regarder régulièrement le site internet de leur banque


(source Ifop) ; 50 % font des virements en ligne et 19 % des clients utilisateurs de services
de banque en ligne ont déjà souscrit un produit bancaire sur Internet[30]. En complément, le
phénomène des néo-banques est en train de prendre de l'ampleur avec 3,5 millions de clients
en 2019[31].

En France, le livret A est l'un des placements financiers de précaution de masse, avec 56
millions de livrets A fin 2021[32].

Paramètres du modèle économique bancaire

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Prix des services bancaires

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Dans leur grande majorité, les opérations bancaires sont payantes.


La réglementation nationale peut imposer un cadre d'exercice particulier. Ainsi en France le
paiement des salaires par virement à des comptes bancaires, a rendu obligatoire l'utilisation
des services des banques. La tenue de compte ainsi que l'usage des chèques ont longtemps été
gratuits, comme une compensation implicite de la non-rémunération des dépôts à vue.

En France, depuis le 1er avril 2014, la clarté tarifaire est une obligation (article D. 312-1-1 du
Code monétaire et financier). En septembre 2018, après la révélation par la presse[33], de
pratiques tarifaires abusives[34], les établissements bancaires prennent un nouvel engagement
de limiter les frais d'incidents de paiement (ou "commissions d'intervention") pour les clients
en situation financière fragile[35].

Pour un particulier, lire une plaquette tarifaire de 20 à 50 pages, pour y trouver la ligne dont il
a besoin est fastidieux. C'est pour cette raison que les comparateurs ont vu le jour. Même s'il
est vrai que les banques ont été obligées (par le gouvernement) à faire des efforts et
notamment à faire un « extrait standard des tarifs » avec les onze tarifs les plus courants et
depuis 2019, elles sont obligées de publier un document d'information tarifaire.

La tendance est de faire exécuter la majorité des opérations non plus par des guichetiers mais
par l'usager lui-même, ce qui entraîne un mouvement de réduction des agences, depuis
2010[36]. Beaucoup de banques ne fournissent plus de billets à leurs guichets et imposent de
passer par des GAB ou des distributeurs de billets. Dans ce cas, la carte bancaire de retrait ne
peut être payante, évitant un double gain (frais de cartes et économie de personnel). Même la
fourniture des extraits de compte est désormais en libre service dans des banques. L'essor
d'Internet permet l'établissement de banques sans succursales mais aussi le renvoi vers
l'internaute, via des procédures sécurisées, de la plupart des opérations relatives au
fonctionnement du compte chèque : consultation de la position et des mouvements, virements,
demande de chéquiers, etc. Les services Internet étant ici aussi généralement payant la banque
gagne deux fois[réf. nécessaire] : économie de personnel et facturation de frais.

Certains auteurs, comme le prix Nobel français Maurice Allais, ont longtemps milité pour que
les prêts soient couverts à 100 % par des dépôts à terme plus long (100 % monnaie) et que les
banques facturent au prix du marché leurs services comme la fourniture de moyens de
paiements, y compris les chèques. La réduction constante de la part des dépôts dans la
ressource bancaire rend cette suggestion moins difficile à admettre par les banques.

Le produit net bancaire

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Le produit net bancaire des banques est l'ajout des marges d’intermédiation Crédit / Prêt et des
différents commissions bancaires frais et services. Il provient :

 de la facturation des charges financières (les agios) sur les opérations ;

 des commissions sur les services financiers (cartes bancaires, etc.) ;

 des intérêts perçus en plaçant et prêtant l’argent déposé par leurs clients ;

 du seigneuriage associé à la création monétaire : les banques commerciales sont


autorisées à prêter l'argent que leurs clients déposent auprès d'elle moins les réserves
obligatoire pour les dépôts de moins de 2 ans (1 % en Union Européenne[37]). Or, cet
argent est créé puisque l'argent déposé dans les banques demeure de l'argent. Celui qui
l'a déposé peut toujours s'en servir à peu près comme de l'argent comptant pour ce qui
est des dépôts en compte-chèque ;

 des activités de banque d'investissement ;

 de la facturation des frais liés aux activités de gestion d'actifs.

Supervision, réglementation et contrôle de l'activité bancaire

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On parle souvent de réglementation bancaire, de contrôle bancaire, de supervision


bancaire et de régulation bancaire. Ces expressions sont proches mais ne doivent pas être
confondues. La première renvoie aux textes juridiques qui encadrent les activités bancaires, le
deuxième aux contrôles effectués au sein des banques (de la part d'une autorité extérieure ou
de la part de la direction de la banque) pour vérifier que la règlementation est respectée et que
les pratiques restent prudentes ou conformes à une norme. La troisième et la quatrième,
empruntée à l'anglais, renvoient à des définitions moins arrêtées, assez variables selon les
textes[38].

Les banques centrales

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Article détaillé : banque centrale.

La banque centrale est souvent chargée de la supervision des banques commerciales. Elle
vérifie qu'elles respectent certaines contraintes règlementaires comme des ratio prudentiel, et
les aide éventuellement à se mettre en conformation.

La régulation bancaire

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Siège mondial de la Banque des règlements


internationaux à Bâle.

La régulation désigne une forme particulière d'encadrement d'activité économique. La


régulation bancaire se donne pour principaux buts d'assurer la sécurité d'un système bancaire
et de protéger les consommateurs bancaires.

La régulation établit des normes, selon leurs principes usuels d'élaboration : législatif ou
réglementaire.

En dehors des banques centrales déjà citées plus haut, les établissements financiers sont
soumis à l'autorité d'organismes de supervision, selon les pays et les réglementations =

 à l'échelon international, l'Organisation internationale des commissions de


valeurs (OICV ou IOSCO, selon l'acronyme de son nom anglais, International
Organization of Securities Commissions) regroupe les autorités de marché (l'AMF
pour la France, la SEC pour les États-Unis…). La Banque des règlements
internationaux (BRI ou BIS, selon l'acronyme de son nom anglais Bank for
International Settlements) à Bâle (Suisse) est « la banque centrale des banques
centrales » et est à l'origine des accords dits de Bâle : Bâle I, Bâle II, Bâle III[39] ;

 l'Union européenne a mis en place trois agences de supervision bancaire et financière,


dont l'Autorité bancaire européenne (ABE) et l'Autorité européenne des marchés
financiers (AEMF)[40] ;

 en France, les agréments, la supervision prudentielle, la protection des épargnants et


des emprunteurs, le contrôle des établissements de crédit, celui de la
commercialisation, ainsi que celui des intermédiaires tels que les iobsp sont confiés à
l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (anciennement, la Commission
bancaire) dont le secrétariat est assurée par la Banque de France. Le CECEI et la
Commission bancaire ont été fusionnés, avec l'ACAM (Autorité de contrôle des
assurances et des mutuelles) et le CEA (Comité des entreprises d'assurance), dans
l'ACPR, cette Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, par
l'ordonnance no 2010-76 du 21 janvier 2010 portant fusion des autorités d'agrément et
de contrôle de la banque et de l'assurance.

Pour sa part, l'Autorité des marchés financiers (AMF) regroupe l'ancienne Commission des
opérations de bourse et le Conseil des marchés financiers. Cette autorité de supervision est
responsable du système financier et de la protection des investisseurs (hors assurance, qui est
du ressort de compétence de l'ACPR).

L'AMF et l'ACPR déploie un service commun tourné vers la protection des consommateurs :
ABE Infoservice (ABEIS).

Aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) est l'équivalent de l'AMF
française.

La protection des consommateurs

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Les autorités de supervision bancaire exercent également pour mission la protection des
consommateurs, avec la préservation du système bancaire et financier.
Des associations assurent la défense des consommateurs. Les associations de défense des
consommateurs aident les clients bancaires à faire valoir leurs droits, par exemple en cas de
découvert sans avertissement et de non-respect des procédures (comme la loi Scrivener en
France). Elles peuvent notamment préparer la défense des consommateurs devant les
tribunaux d'instance et assigner une banque devant ces mêmes tribunaux. Les associations de
défense des consommateurs spécialisées dans les litiges bancaires sont l'Association française
des usagers de la banque (AFUB) ou l'Association contre les abus des banques
européennes (ACABE) ou du CVDCB (Comité de défense des victimes de chèques de
Banque) ou de la FNACAB ou Fédération nationale d’action contre les abus bancaires qui a
pris la suite du CAAB (Comité d’action contre les abus bancaires) ou l'association nationale
des consommateurs et usagers CLCV qui a livré une étude sur les tarifs bancaires en France
en 2020 sont constantes.

Articulation des métiers bancaires

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La question de la séparation ou du regroupement par un même établissement bancaire, de


différentes activités bancaires et financières est l'une des plus essentielles, du point de vue de
la sécurité économique.

La séparation des activités spéculatives et économiques

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À la suite de la crise financière de 2007-2010 et la crise de la dette dans la zone euro, des
économistes ont préconisé la mise en place de législations bancaires plus strictes inspirées de
la doctrine Germain et du Glass-Steagall Act[41] qui permettraient d'opérer une distinction
nette entre deux métiers bancaires fondamentalement différents :

 la banque de dépôt - commercial banking, en anglais -, c'est-à-dire les activités de


prêts et de dépôts classiques. Ces activités sont prioritairement destinées au
financement de l'économie et de ses agents ;

 la banque d'investissement ou banque d'affaires -investment banking en anglais-, à


laquelle sont ajoutées les sociétés de bourses : les courtiers, c'est-à-dire les opérations
sur titres et valeurs mobilières. Ces activités sont principalement à visées purement
financières, voire, spéculatives.
Cette contrainte est distincte du 100 % monnaie, qui préconise de séparer les activités de
tenue de compte et celles de prêt. Elle laisse ouverte la question du lien entre création et
destruction monétaire et crédit bancaire.

En décembre 2009, les sénateurs John McCain (républicain/Arizona), Maria


Cantwell (démocrate/État de Washington), et l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale Paul
Volcker avancent l’idée d’un retour au Glass-Steagall Act par le biais d’une remise en vigueur
du texte de loi originel (Banking Act de 1933[42]). Le Dodd–Frank Wall Street Reform and
Consumer Protection Act de juillet 2010 est partiellement inspiré de cette proposition, mais ne
va pas jusqu'à rétablir la stricte séparation des métiers bancaires.

En Europe, un nombre grandissant d'experts appellent à l'adoption d'une réforme en


profondeur permettant de séparer une bonne fois pour toutes la banque de dépôt de la banque
d'affaires : cette approche régulationniste est préconisée notamment par la Commission
Vickers au Royaume-Uni et le Forum mondial des fonds de pension en Europe Continentale
afin d'éviter les conflits d'intérêtss potentiels et les risques de contagion systémique en cas de
crise[43],[44].

Ce point de vue s'est développé à la faveur de la « Crise du Libor » au cours de l'été 2012, les
éditorialistes du Financial Times au Royaume-Uni appelant désormais à l'adoption rapide d'un
« Glass Steagall II » Pan-Européen[45].

En juillet 2012, l'ex-patron de Citigroup, Sandy Weill, s'est également prononcé en faveur
d'une séparation entre les banques d'investissement et les banques de dépôts aux États-Unis.
Cette déclaration a été d'autant plus remarquée que Sandy Weill avait été, sous la présidence
de Bill Clinton, un des éléments les plus actifs prônant l'abrogation des dernières barrières du
Glass-Steagall Act[46].

En février 2013, le gouvernement allemand adopte un projet de loi définissant la séparation


des activités bancaires, la Grande-Bretagne opte pour une séparation franche.
Le gouvernement François Hollande préparant, selon le quotidien Le Monde, un « projet de
réforme bancaire très édulcoré »[47]. Le projet français de réforme bancaire est adopté par
l'Assemblée nationale le 19 février[48]. Il ne prévoit pas de séparation stricte des activités de
détail et de marché, mais le cantonnement, dans une filiale séparée, des activités menées par
les banques sur les marchés pour leur propre compte et leur propre profit[49].
Au début de 2015, la séparation structurelle des activités de dépôts et des activités
spéculatives n'est pas opérée[50].

L'activité de gestion des risques et de distribution des services bancaires

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L'intermédiation bancaire désigne la fonction de distribution des services bancaires, hors du


réseau direct d'un établissement de crédit ou d'un établissement de paiement.

Du point de vue de la protection des consommateurs, le libre choix du vendeur de services


bancaires, de crédit, par exemple, est apparu ces dernières années comme une sécurité
supplémentaire. Elle répond, en outre, aux comportements manifestés par les consommateurs
de produits financiers.

Il n'est plus obligatoire d'acheter directement au guichet de la banque les produits vendus par
la banque. Ceci permet aux consommateurs de s'adresser aux professionnels en contact avec
l'ensemble des fournisseurs bancaires.

D'autant que la protection des consommateurs n'est juridiquement pas identique, selon que les
produits sont achetés directement auprès de la banque ou auprès d'intermédiaires. Les
obligations incombant à la banque en tant qu'agent de vente sont moins fortes que celles des
intermédiaires. Le développement, par la jurisprudence du devoir de mise en garde - dans le
domaine du crédit - en constitue une illustration.

En 2013, la réglementation bancaire[51] a commencé à répondre à cette évolution, en dotant


les courtiers[52] notamment en crédits, d'un cadre juridique spécifique.

Finalement, ces dispositions juridiques dessinent la consécration d'un droit de la distribution


bancaire orienté vers la protection accrue des consommateurs[53].

Les banques ne sont plus les seules distributeurs de produits bancaires.

Le système bancaire comprend à la fois les fournisseurs de produits, gestionnaires des risques
financiers, mais également l'ensemble des distributeurs, qui sont soit les réseaux directs des
fournisseurs (les banques), soit des entreprises indépendantes, telles que les intermédiaire en
opérations de banque et en services de paiement, depuis le 15 janvier 2013, ou encore,
les intermédiaire en financement participatif, au 1er octobre 2014.

La vente des produits bancaires est assurée, soit directement par les banques, via leurs réseaux
d'agences, soit par des professionnels indépendants, la banque restant décisionnaire du crédit.

Ainsi, pour 58 000 intermédiaires de l'assurance, de la banque ou de la finance, le registre


unique tenu par l'ORIAS recense près de 27 000 IOBSP, dont environ 6 300 courtier en
crédits, à fin 2017[54]. Outre leur nombre, en forte croissance depuis le recensement de 2014,
leur marché s'organise, avec de nouvelles enseignes et surtout, la constitution de groupes de
distribution bancaire de grandes tailles[55].

Le régime juridique de l'intermédiation bancaire, notamment du point de vue de la protection


des consommateurs, cumule quatre niveaux :

 celui du droit général des contrats, posés par le code civil ;

 celui de la responsabilité du banquier dispensateur de crédit, fondée sur le devoir de


mise en garde, en évolution vers le devoir de conseil en crédits ;

 celui de la responsabilité du courtier en crédits, au titre de son devoir de conseil en


crédits. Ces obligations, de nature bancaire, sont posées par le code monétaire et
financier ;

 celui propre à chaque nature de crédit : crédit immobilier, crédit à la consommation,


regroupement de crédits, principalement. Ces dispositions sont codifiées par le code de
la consommation.

La responsabilité de l'intermédiaire bancaire, à l'égard du client, est distincte de la


responsabilité de l'établissement de crédit.

En particulier, l'accès à la profession d'intermédiaire bancaire, puis son exercice, suppose le


respect de conditions spécifiques.

Le cadre de la distribution bancaire des crédits immobiliers aux particuliers a fait l'objet d'une
harmonisation en 2016, avec la transposition de la directive 2014/17 UE du 4 février 2014.
Tous les vendeurs de crédits immobiliers aux particuliers sont soumis aux mêmes obligations,
progressivement mises en œuvre entre le 1er juillet 2016 et le 21 mars 2019. Elle fait suite à
celle touchant les crédits à la consommation, la directive 2008/48 CE du 23 avril 2008.
La séparation de la vente des crédits, de la gestion des risques de crédit, par nature, implique
une réglementation spécifique pour l'intermédiation bancaire.

La consécration de cette notion juridique constitue une nouveauté qui est à l'encontre de
l'ancienne conception de la profession bancaire. Elle répond, en outre, aux usages des clients
de produits financiers, qui se sont éloignés des établissements de crédit pour s'orienter vers
des professionnels, intermédiaires de l'activité bancaire[56].

Dans le système bancaire, l'activité de distribution des produits financiers, notamment des
crédits, a donc, depuis le 15 janvier 2013, un cadre réglementaire spécifique.

Courtier en crédits sont désormais les professionnels indépendants vendant les produits
bancaires à l'ensemble des fournisseurs.

Les conséquences de la séparation structurelle et de l'activité de distribution bancaire sont


multiples. Une des conséquences pour les consommateurs est que la vente des produits
bancaires se fait, non plus seulement au guichet des banques, mais de manière indépendante.
Ainsi, les crédits, qu'ils soient des crédits immobiliers ou des crédits à la consommation, sont
vendus par des courtiers en crédits, qui ont une obligation de conseil à l'égard des clients.

Évaluation et critique de l'activité bancaire

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Critiques concernant l'environnement

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Les principales banques françaises financent activement le secteur du charbon, du gaz ou du


pétrole. Dans une étude publiée en novembre 2019, les ONG Oxfam et Les Amis de la
Terre soulignent « la colossale empreinte carbone des banques françaises » et appellent les
pouvoirs publics à prendre des mesures contraignantes. « En 2018, les émissions de gaz à
effet de serre issues des activités de financement des quatre principales banques françaises –
BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale et BPCE – dans le secteur des énergies fossiles
ont atteint plus de 2 milliards de tonnes équivalent CO2, soit 4,5 fois les émissions de la
France », relève l'étude[57]. En juin 2021, une nouvelle étude à l'initiative de l’Institut
Rousseau associé aux ONG Reclaim Finance et Les Amis de la terre détermine que les
banques européennes ont jusqu'à 95% de leurs fonds propres investis en actifs fossiles, ce qui
pourrait conduire à une crise financière en cas de dévalorisation rapide de ces actifs due
aux politiques climatiques[58],[59].

Critiques concernant le service aux clients

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Parmi les critiques, se trouvent notamment celles avançant :

 Les risques financiers engendrés par les banques : Certains experts estiment que les
activités bancaires peuvent créer des risques financiers significatifs pour l'économie,
en transférant les pertes potentielles vers la société en cas de crise[60].

 Le traitement réservé aux petits clients et aux PME-PMI : Les banques sont souvent
perçues comme offrant un service insuffisant aux petites entreprises et aux clients de
moindre envergure. Bien que le microcrédit ait été introduit pour pallier ce manque,
son impact reste incertain. Les PME-PMI dénoncent également un mauvais service[61],
[62]
.

 Des frais bancaires jugés excessifs : Avec l'automatisation croissante, les clients sont
amenés à réaliser eux-mêmes de nombreuses opérations, tandis que les frais bancaires
continuent d'augmenter, ce qui suscite des critiques[63].

 Les taux d'intérêt élevés des crédits renouvelables : Les crédits renouvelables sont
souvent critiqués pour leurs taux d'intérêt élevés, que certains détracteurs qualifient de
"punitifs", en raison de leur coût élevé pour les consommateurs les plus vulnérables[64],
[65]
.

 Insuffisance de la protection des consommateurs : Il existe des inquiétudes quant aux


possibles conflits d'intérêts entre les banques et leurs clients, les banques étant
rémunérées pour vendre des produits financiers. Cette situation peut parfois conduire à
des pratiques qui ne sont pas toujours dans l'intérêt du client (cf. la Responsabilité du
banquier dispensateur de crédit)[66].

 Disparités réglementaires : Les banques, dans leurs activités de distribution de


produits financiers, sont soumises à des obligations de conseil et d'information qui
sont moins strictes que celles imposées aux intermédiaires bancaires indépendants,
créant ainsi un déséquilibre en termes de protection du consommateur[67].

 Le risque de perte des dépôts en cas de faillite bancaire : Bien que les dépôts soient
garantis jusqu'à 100 000 euros en France par l'État et le Fonds de garantie des dépôts,
les clients risquent de perdre les montants excédant cette limite en cas de défaillance
bancaire.

Critiques concernant le rôle des entreprises bancaires dans l'économie

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Parmi les critiques, figurent :

 le grégarisme qui conduit par esprit moutonnier à financer sans limite le même secteur
en provoquant des bulles dommageables ;

 la sur-financiarisation qui conduit à une part excessive du produit net bancaire dans
le PIB d'un pays. La montée de l'endettement à 300 et 400 % du PIB implique qu'une
part massive de la croissance soit captée par les banques. Ceci a été marqué aux États-
Unis et au Royaume-Uni, ainsi qu'en Suisse, Islande ou Autriche ;

 les abus de position dominante et les ententes surtout en France où la tradition de


gestion centralisée du secteur bancaire depuis Pétain, renforcée par les nationalisations
périodiques et le pantouflage, ont créé des habitudes et une consanguinité importante
entre banque, administration et politique. Voir la nomination contestée de M. Pérol
conseiller du président de la République à la tête d'un nouveau conglomérat bancaire
formé des banques populaires et des caisses d'épargne ;

 les conflits d'intérêts, nombreux et massifs, de la banque universelle et de la banque


d'assurance ;

 l'impossibilité pour les entrepreneurs de réussir sans les banques, et la dépendance


quasi absolue de leur durée au bon vouloir des banques ;

 les sur-rémunérations des dirigeants et des hauts cadres sous l'effet de prises de risque
excessives ou d'exploitation sans danger de rente de situation (rente de taille, rente
d'émission de la monnaie de crédit, rente des prêts à l'État et aux collectivités locales).
La réglementation des bonus vus désormais comme scandaleux est à l'agenda du
G.20 ;

 les excès de la gestion pour compte propre aboutissant à des pertes abyssales (affaire
Leeson et faillite de Barings ; affaire Kerviel pour la société générale) ;

 aucune forme de banque, y compris coopérative, n'est épargnée par ces critiques ni par
ces dérives[68],[69] ;

 l'absence de contrôle des produits complexes à fort effet de levier (leverage) par des
directions dépassées par la complexité des produits ;

 non indépendance des analystes et des agences de notation financière ;

 la course à la taille. Le Crédit Lyonnais (« crazy Lyonnais »), Natixis, Dexia, UBS,
RBS, Lehman brothers, Citigroup offrent des exemples d'équipes de direction
préoccupées par des gains en taille rapide et récoltant une grosse part de mauvais
risques ;

 l'effet déstabilisateur de la création monétaire par le crédit : en période de crise les en-
cours de crédit chutent et par conséquent la masse monétaire manque ;

 l'appropriation du seigneuriage, et en conséquence de l'ensemble des fruits de


la croissance économique, par les banques ;

 la confusion des genres entre les différents « métiers bancaires », qui conduit à la
constitution d'entités dites too big to fail, too big to bail, c'est-à-dire trop grosses pour
qu'on les laisse faire faillite (à cause des conséquences sur l'économie réelle) mais trop
grosses pour que même un état puisse les renflouer sans se mettre lui-même dans une
situation catastrophique. Des solutions ont existé (Glass-Steagal Act) ou sont
proposées par des économistes (100 % monnaie) ;

 le secret bancaire, et un manque d'éthique, qui associés à l'opacité de la finance


offshore et des paradis fiscaux, facilitent l'évasion fiscale, la fraude fiscale et
le blanchiment d'argent ou le financement du terrorisme et la « finance de l'ombre »,
avec la complicité de grands cabinets d'avocats d'affaires, au détriment des États, du
financement des services publics, et des classes moyennes et pauvres, comme l'ont
montré diverses fuites dont les Panama Papers et les Pandora Papers.
Le débat sur la place des activités financières, principalement réalisées par les banques, dans
l'économie ressort à chaque crise financière. En France, le débat agite ainsi le monde
intellectuel, après la première vague de libéralisation des marchés. Le Monde Affaires du 28
février 1987 titre ainsi, L'industrie malade de la finance. L'idée sera repris dans les
polémiques qui concernent le krach boursier d'octobre 1987. Parmi ses critiques figurent
l'économiste libéral Bertrand Jacquillat[70] et le banquier Gérard Worms[71].

La crise des subprimes (2007-2008) a de nouveau mis en cause le poids du secteur bancaire et
financier au sein de l'économie mondialisée. Des études suggèrent que des déséquilibres trop
importants en faveur de la sphère financière annoncent des crises graves :

 concernant les rémunérations, l'économiste Thomas Philippon (université de New


York et École d'économie de Paris) a calculé vers 2008 que les salaires de la finance
sont 40 % au-dessus de « ce à quoi on pourrait s'attendre », l'écart le plus important
depuis le krach de 1929[72] ;

 concernant l'emploi des diplômés, selon l'économiste Esther Duflo (MIT, École
d'économie de Paris), 15 % des diplômés d'Harvard de 1990 travaillent dans la finance
contre 5 % en 1975[73]. Elle estime que « ce que la crise révèle de manière brutale (et
coûteuse) est que toute cette intelligence n'est pas employée de manière
particulièrement productive »[74] ;

 concernant le poids dans l'économie, l'économiste Thomas Philippon a calculé que le


secteur financier représente 8 % du PIB en 2006, probablement au moins 2 points, soit
33 %, au-dessus de la taille qu'il devrait avoir pour exercer sa tâche normale de
financement de l'économie[75].

La crise bancaire qui s'approfondit depuis l'été 2007 et qui a conduit à partir de la faillite de
Lehman Brothers en septembre 2008 à la quasi-faillite d'un grand nombre d'établissements,
dont beaucoup ont dû être nationalisées en tout ou en partie, notamment en Grande-Bretagne,
a provoqué une grande accélération de la contestation des banques et de leurs pratiques qui
débouchera sans doute sur des réformes importantes et en tout cas sur la fin de la dérégulation
mise en place à partir des années 1980. Les banques ont bénéficié de plans de relance
garantissant une part majeure des prêts accordés aux PME, à travers des organismes tels que
la Banque publique d'investissement en France et la mise en place d'un médiateur du crédit.

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