Banque Définition Du Cours
Banque Définition Du Cours
La taille d'un établissement de crédit se mesure soit en fonction de son chiffre d'affaires (ou
produit net bancaire), soit en fonction de celle de son bilan comptable (total des actifs), soit
encore de ses parts de marché ou du nombre de ses employés. En 2014, la plus grande banque
au monde, par le total des actifs, est la banque chinoise Industrial & Commercial Bank of
China, devant la britannique HSBC.
produit des services bancaires : crédits, réception des dépôts du public, paiements ;
en fait le commerce ou la distribution, soit directement, soit par des relations avec des
intermédiaires bancaires ;
fait commerce d'autres services accessoires ou connexes, tels que des services
d'investissement, de l'assurance, ou tout autre prestation de service.
Elle est ainsi au cœur du commerce de l'argent et en responsabilité directe dans la gestion des
risques financiers présents dans un système économique.
Cette activité peut être exercée pour le compte de clients de différentes manières : recevoir et
garder des fonds, proposer divers placements (épargne), fournir des moyens de paiement
(chèques, cartes bancaires) et de change, prêter de l'argent (crédit), et plus généralement se
charger de tous services financiers. Une banque commerciale peut également intervenir pour
réaliser des opérations et des interventions sur les marchés financiers pour son compte ou
celui de sa clientèle.
Les activités de banque de dépôt (ou « banque commerciale ») peuvent se distinguer de celles
des banques d'investissement ou d'affaires, encore que beaucoup d'établissements bancaires se
livrent conjointement à ces deux types d'activité, ce qui donne régulièrement lieu à débat (voir
celui inauguré au début du XXe siècle par la doctrine Germain).
En raison de l'importance des activités bancaires dans l'économie d'un pays, les banques sont
soumises à une législation précise encadrant l'exercice et le contrôle de leurs actions.
Collecter des dépôts, gérer et distribuer des crédits, délivrer des outils ou des services de
paiements « bancaires » (chèques, cartes de paiement, virements, prélèvements,
principalement) sont donc des activités réservées à des établissements agréés et soumis à
autorisation préalable.
Les deux fonctions des banques commerciales, gérer les risques et vendre les produits
bancaires, doivent être clairement dissociées. En effet, des entreprises sans agrément, mais
immatriculées, peuvent distribuer des produits bancaires, dont les risques restent gérés par les
établissements bancaires[2].
Les banques commerciales assurent la bonne tenue d'un registre des comptes et la gestion des
transferts entre ces comptes. À ce titre elles facilitent les échanges économiques et contribuent
à la traçabilité des flux financiers. L'État leur confère souvent la responsabilité d'assurer
la traçabilité des opérations financières et ainsi de contribuer à la lutte contre les trafics
illicites, le blanchiment d'argent ou plus récemment contre la fraude fiscale (voir en particulier
la lutte contre les paradis fiscaux).
Dans le système bancaire, les établissements bénéficient d'un pouvoir important étant des
agents économiques de la création de la monnaie. Les banques ont en effet la faculté de créer
et de gérer des dettes. Toute dette ainsi créée équivaut à une création de monnaie, toute dette
éteinte par son remboursement équivaut à une destruction de monnaie. L'impact économique
de cette monnaie scripturale selon les mécanismes décrits par la théorie économique est fort :
d'une part la création de monnaie produit une injection de liquidité dans le circuit
économique qui se trouve être amplifié par l'effet multiplicateur du crédit ;
d'autre part quand le crédit offert sert à financer un investissement, celui-ci peut
provoquer une série d'investissements induits (effet accélérateur).
En sens contraire, les restrictions de liquidité ou de financement qui seraient pratiquées par les
établissements bancaires provoquent des restrictions immédiates sur l'économie.
La dynamique qui permet aux banques de fournir du crédit aux agents économiques est
techniquement permise :
par le système des fonds propres réglementaires : une banque est en mesure de prêter
davantage que le montant des capitaux propres qu'elle détient ;
par le principe de la transformation, selon lequel, toujours dans le respect des règles
prudentielles, elles peuvent — dans une certaine proportion — financer des crédits à
plus long terme avec une base de ressources disponibles à plus court terme.
Toutes ces décisions constituent une prise de risque qui doit être convenablement appréciée et
maîtrisée, même si en contrepartie, elles créent le soutien nécessaire aux activités
économiques jugées saines et opportunes.
En sus des billets de banque et des pièces de monnaie, la monnaie scripturale - qui matérialise
le résultat de ces décisions - figure dans les comptes des banques et représente maintenant des
montants considérables (plus de 90 % de la masse monétaire définie comme la quantité de
monnaie en circulation). Ceci explique qu'elle soit encadrée :
sur le plan de leur activité par la réglementation (loi nationale mais aussi des
règlements internationaux) ;
sur le plan des contrôles d'activité par la supervision dans chaque pays opérée par
une banque centrale, mais aussi par d'autres organismes ou agences professionnels.
Définitions juridiques
Le cadre bancaire et financier, en France, est donné par le Code monétaire et financier.
un établissement de crédit[3]
un établissement financier ;
un établissement de paiement ;
En France, l'article L.311-1 du code monétaire et financier donne la définition suivante : « les
opérations de banque comprennent la réception de fonds du public, les opérations de crédit,
ainsi que les services bancaires de paiement »[5].
Dans chaque zone monétaire, l'activité bancaire se trouve être supervisée par une banque -
la banque centrale - disposant d'un statut particulier lui assurant une relative indépendance
pour assurer des missions spécifiques :
Le terme « banque » peut renvoyer, soit à un type d'établissement, soit à un secteur d'activité.
En ce cas, il convient de noter que « la banque » regroupe des entreprises qui peuvent avoir
différents statuts juridiques : « les banques » ne sont pas les seules à composer « la banque ».
Ensuite l'Angleterre joue un rôle moteur dans les deux domaines, lors de Révolution
financière britannique des années 1690. Puis le Bank Charter Act de 1833 incite les banques
anglaises à se faire coter en bourse pour pouvoir émettre des billets de banque, à une époque
où ceux-ci inspirent encore de la méfiance à une partie de la population en Europe et
aux États-Unis. Au cours de la seule année, 59 banques britanniques par actions entrent à
la Bourse de Londres[8].
En Suisse, les banques privées des XVIe et XVIIe siècles ne pouvaient pas profiter du grand
business avec l'endettement public comme les établissements financières dans les grandes
royaumes d'Europe, car les pouvoirs décentralisés dans le pays alpin manifestait à ce temps-là
déjà beaucoup de discipline fiscale. Elles focalisaient donc leurs activités dans le commerce et
les investissements à l'étranger. Après 1850, l'industrialisation et le développement du réseau
ferroviaire créaient en Suisse un grand besoin pour des moyens d'investissement à domicile.
Des banques modernes qui ont été créées à ce temps-là, après beaucoup de fusionnements, se
formaient jusqu'à la fin du XXe siècle, les deux grandes banques UBS et Crédit suisse. Le
troisième groupe important des banques en Suisse sont les caisses cantonales et communales
dont les premières ont été créées au XIVe siècle[11].
la très forte montée corrélative des risques bancaires potentiels, mal encadrés par une
législation qui peine à les suivre. Ce point s'illustre avec la faillite de Dexia, en 2011.
Révélée à partir du 4 octobre 2011, sous l'effet d'erreurs de gestion, notamment
financière, conduites dans l'établissement juste avant la crise financière de 2008, cette
faillite est l'un des « records » historiques des accidents du secteur bancaire : près de 3
milliards d'euros de pertes, en 2012 ; 2,6 milliards de recapitalisation directement
apportés par le budget français, accroissant de 0,1 point le déficit[13]. Les pertes
des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne, en 2009, conduisant à la création
de BPCE dessinent le même constat ;
Cette évolution de la distribution des produits et des services bancaires est notable, en France,
avec l'introduction d'un nouveau cadre réglementaire en 2013 (articles L. 519-1 à L. 519-6 et
R. 519-1 à R. 519-31 du code monétaire et financier).
L'impact de cette évolution de la vente bancaire est fort ; celui-ci touche tous les clients des
banques. Autrefois marquée par la spécialisation des banques (ventes réservées aux seuls
établissements de crédit et établissements spécialisés dans tel ou tel produits ou clientèles), la
commercialisation des opérations bancaires est devenue généraliste et mixte. Aux côtés des
réseaux « classiques » d'agences distributrices, se sont installés durablement de nouveaux
canaux de vente et de nouveaux types de vendeurs. Par exemple, les intermédiaire en
opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) comme le sont les courtiers en
crédit qui pratiquent le courtage en prêt immobilier. Des normes juridiques sont applicables à
ce volet très actuel des évolutions bancaires, visant à mieux assurer l'osmose entre les
consommateurs et les circuits bancaires. En particulier, ces nouveaux distributeurs bancaires
sont soumis à des règles d'accès à la profession.
Activités bancaires
Ces activités se concentrent autour des opérations de banque. Celles-ci sont donc au nombre
de trois : crédit, dépôts reçus du public et paiements.
Des prestations connexes, complémentaires, peuvent être proposées par les établissements
bancaires. Les investissements financiers et instruments de placement relèvent, quant à eux,
de l'activité financière.
Octroi de crédits
Aux entreprises
L'établissement bancaire[15] :
produit et distribue des crédits adaptés aux activités et aux projets des entreprises ;
elle gère les moyens de paiement et les flux financiers qui leur sont associés ;
Le premier service spécifique des banques aux entreprises est la gestion des traites (lettre de
change, billet à ordre). L'escompte des traites est une des activités historiques des banques.
Elle reste importante en France où la traite a la vie tenace, moins dans d'autres pays.
L'escompte des traites est un crédit relativement court.
Le crédit documentaire est également un crédit sur document qui porte généralement sur des
transactions commerciales avec l'étranger.
Le découvert bancaire est devenu progressivement le principal mode de prêt à court terme. Il
est généralement accordé en contrepartie de l'obtention de garanties et de cautions sur le
patrimoine de l'entreprise ou de ses dirigeants.
Avec la dé-spécialisation, les banques peuvent pratiquer généralement toutes les formes de
crédit à plus ou moins long terme, avec des règles prudentielles et des techniques différentes
selon les secteurs économiques. Leasing, financement du fonds de roulement, des stocks, des
achats d'équipements, des opérations immobilières, l'ensemble des compartiments de l'actif
d'une entreprise peut bénéficier du support des banques.
Les entreprises étant aujourd'hui capables de se financer directement sur différents marchés, le
secteur bancaire a réagi en diminuant son rôle de prêteur et en augmentant celui de prestataire
de service, sa rémunération dépendant désormais plus de commissions et moins de l'activité
de crédit proprement dite[réf. nécessaire].
Les banques cherchent à se placer à toutes les phases de vie d'une entreprise : naissance,
expansion, introduction en bourse, fusions, acquisitions, restructuration, sortie de cote,
cession.
Elles peuvent également agir sur le crédit à la clientèle des entreprises qu'elles servent. C'est
le cas des secteurs immobiliers (on prête simultanément aux promoteurs, aux entreprises et
aux acheteurs), de l'aviation (on finance la construction et les achats par les grands clients),
l'automobile (on finance les stocks et en même temps l'achat des flottes par les entreprises et
le crédit automobile des particuliers via des filiales spécialisées).
L'une des contestations les plus fréquentes de ces activités provient des PME-PMI qui
contrairement aux grands groupes ont en général beaucoup de mal à se faire financer
notamment en phase de récession ou de mauvais climat des affaires. Les autorisations de
découvert sont systématiquement retirées provoquant de graves difficultés de trésorerie
exogènes et indépendantes de la santé des entreprises en question. Le financement
participatif envisage une réponse à cette critique.
Aux particuliers
La banque fabrique des produits financiers plus ou moins complexes qu'elle propose
aux gestionnaires de fortune. Elles peuvent avoir leur propre département de gestion
de fortune.
L'introduction massive des CDO dans les OPCVM de trésorerie dits dynamiques a rappelé les
dangers de l'asymétrie dans la connaissance des risques entre gestionnaires et particuliers. La
banque recevait d'un côté des commissions extrêmement importantes et de l'autre introduisait
du risque non perçu par la clientèle.
De même l'introduction d'escroqueries comme les différents « fonds Madoff » dans les
comptes en mandat de gestion en contrepartie de très fortes commissions fait l'objet de
sévères critiques, notamment pour les clients de la banque suisse UBS. On s'attend
généralement à une certaine prudence et à des vérifications de la réalité des titres intégrés
dans les portefeuilles. L'expérience a montré que cette espérance pouvait ne pas être fondée,
l'attrait des commissions l'emportant sur l'intérêt des clients.
La banque peut également prendre des rémunérations pour placer des titres lors par exemple
d'une introduction en bourse et toucher des commissions de mandats sur les portefeuilles
qu'elle nourrit de ces titres non pas pour le meilleur soin du client mais pour le sien propre. Le
cas le plus caricatural est celui de l'action Wanadoo introduite à très haut cours par certaines
grandes banques françaises puis retirée à moitié prix quelque temps plus tard. Les
portefeuilles sous mandat ont été gorgés de ces titres et ont perdu 50 % de leur valeur sans que
les épargnants puissent réagir. La banque elle a gagné deux fois sur une opération perdante
pour ses clients.
La situation d'un groupe financier commercialisant, auprès de ses clients, des titres de sociétés
appartenant à ce même groupe, est également pointé comme une source de conflit d'intérêts.
Ces excès expliquent que des voix s'élèvent pour interdire les doubles rémunérations par les
gestionnaires de fortune. Même si la réalité de ces opérations est partiellement masquée par le
fait que ce sont des parties différents de la banque voire des filiales différentes qui assurent
ces doubles rémunérations.
Un autre aspect de cette problématique tient aux activités de gestion pour compte propre de la
banque qui peut spéculer et acquérir des titres dangereux qu'il est facile de refiler aux comptes
en gestion de fortune, voire aux clients en général. Il a été noté aux États-Unis qu'une bonne
part des produits titrisés à haut risque et hautes commissions ont d'abord été monté dans le
cadre de la gestion pour compte propre avant d'être vendu avec commission aux épargnants.
Des procès sont en cours en Suisse contre l'UBS pour des opérations du même genre (création
d'ABS puis cession aux petits épargnants).
À l'État
Depuis que la banque centrale ne peut plus directement financer le Trésor public par la
création de monnaie, une norme qui s'est progressivement généralisée et qui est appliquée
notamment par la Banque centrale européenne (BCE) en application l'article 123 du traité sur
le fonctionnement de l'Union Européenne (TFUE)[16] (ex article 104 du traité de
Maastricht[17]), ce sont les banques commerciales et le marché monétaire qui financent les
déficits publics. Des pays qui comme la France sont en situation de déficits constants
pratiquement depuis la crise de 1974 ont vu leur endettement s'envoler et représenter une part
croissante du produit net bancaire. En France, le crédit aux collectivités locales s'est
également considérablement accru en proportion de l'extension considérable de leurs budgets
depuis la décentralisation.
Ici encore, de nombreuses voix s'élèvent contre une activité de prêt pratiquement captive qui
voit la banque bénéficier pour son compte propre de la rente de création de monnaie au
détriment de l'État, alors que le seigneuriage sur un financement en billets serait acquis à
l'État. En effet, les prêts des banques à l'État peuvent, dans certains cas, augmenter le déficit
public. Ainsi, les impôts augmentent au profit des actionnaires des institutions bancaires.
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le cautionnement.
la tenue des comptes et collecte de fonds : la banque fournit aux détenteurs de comptes
une comptabilité des mouvements de fonds. Elle peut procéder pour certains clients
qui manient des volumes importants de fonds (commerçants et grands distributeurs) la
collecte des espèces, leur comptage et leur comptabilisation[18] ;
la sécurité : la banque est un lieu sécurisé où l'argent est en temps normal plus protégé
qu'au domicile des particuliers. Elle fournit des coffres pour conserver des valeurs. Il
faut néanmoins noter qu'un dépôt est en fait un prêt gratuit à la banque qui utilise
aussitôt la trésorerie reçue pour financer son activité. En cas de faillite de la banque les
dépôts sont perdus sous réserve des garanties fournies par l'État[19].
Outre les trois opérations de banque, les établissements bancaires commercialisent d'autres
services ou produits[21].
La bancassurance
Les contrats d'assurance sont distribués par des établissements bancaires, de même que les
entreprises d'assurance proposent des opérations de banque :
l'assurance-vie ;
Ces services d'investissement, ou services financiers, sont souvent proposées par les
établissements bancaires. Ils portent sur les instruments financiers, eux-mêmes composés de
titres financiers (titres de capital, titres de créances, parts d'OPCVM) et de contrats financiers,
qui sont des contrats à terme (en France, articles L. 321-1 et L. 211-1 du code monétaire et
financier).
Les opérations sur le passif, parfois désignée comme opérations « de haut de bilan », qui
étaient le privilège des banques d'affaires sont désormais mises en œuvre par toutes les
banques.
Il peut s'agir d'introduction en bourse, de LBO, d'émission d'obligation, de cession ou d'achat
d'autres entreprises, de prise de participation, de restructuration de l'endettement, de crédit
relais, de titrisation de la dette de la clientèle, à titre d'exemples.
Typologies bancaires
La typologie des banques, forte lorsque la loi en imposait les contours, s'est beaucoup
relâchée à partir des années 1980, au profit d'une banque-assurance universelle prenant la
forme de géants de la finance, gérés comme des industries. Ce qu'on appelle aujourd'hui
« banque » est en général un conglomérat financier qui gère toutes les activités financières, et
non les seules activités bancaires au sens légal du terme. Le schéma représente le possible
découpage en différentes entités fonctionnelles des banques[22],[23].
Représentation synthétique
d'une typologie des différents types de banques
Il ne précise pas les statuts juridiques requis par ces activités, qui font l'objet d'une autre
typologie.
Une banque centrale a pour rôle de réglementer et superviser les opérations des différentes
banques, de veiller à leur solvabilité à l'égard des déposants, de superviser la production
de monnaie par ces banques, et d’en réguler l’usage par le biais du taux directeur. La théorie
économique y voit un moyen de réguler la croissance, via l’incitation à l’épargne ou à
la consommation, et d’agir sur l’inflation.
Les banques de dépôt (en anglais : commercial banks) travaillent essentiellement avec leurs
clients, particuliers, professionnels et entreprises, reçoivent des dépôts, accordent des prêts et
sont traditionnellement séparées entre la banque de détail (en anglais, retail banking) destinée
aux particuliers, aux petites et moyennes entreprises, et la banque d'affaires (en
anglais, wholesale banking) destinées aux moyennes et grandes entreprises. La banque
d'investissement (en anglais, investment banking) se charge des opérations financières comme
les émissions d'emprunts obligataires, les souscriptions d'actions, les introductions en bourse,
les fusions-acquisitions, etc.
De plus en plus, les banques de détail et d’investissement sont de simples filiales de groupes
diversifiés qui intègrent parfois l'assurance, la gestion de fonds de placement ou d’autres
activités financières. Fréquemment, ceux-ci rattachent à la filiale banque d’investissement les
activités de banque d'affaires.
Aux États-Unis, le Banking Act de 1933, plus connu sous le nom de Glass-Steagall Act, a
imposé une stricte séparation entre les activités de banque de détail, qui reçoit les dépôts et
qui effectue des prêts, et de banque d'investissement, qui réalise des opérations sur titres et
valeurs mobilières. Adoptée à l’apogée de la crise de 1929, cette loi visait à interdire la
répétition de ce qui, à l’époque, était perçu dans l’opinion comme l’une des causes de la bulle
boursière et la spéculation sur les actions par les banques de détail. Battu en brèche depuis la
déréglementation des marchés financiers américains le 1er mai 1975, le Glass-Steagall Act est
tombé progressivement[réf. nécessaire] en désuétude et a fini par disparaître à l’automne 1999
(Gramm-Leach-Bliley Act Financial Services Modernization Act de 1999) pour permettre la
constitution aux États-Unis de grandes banques universelles, comme Citigroup[24].
Il existe des banques spécialisées dans un segment d’activité spécifique, souvent issues d’une
ancienne réglementation ou, en France, de la distribution dans le passé de certains prêts
bonifiés :
une banque coopérative (dite parfois mutualiste) est contrôlée par ses sociétaires qui
détiennent des parts et qui sont souvent ses clients. C’est un régime qui provient de
l’esprit coopératif initié notamment par le milieu agricole
(voir coopérative, mutualité). Les banques coopératives peuvent être partiellement
cotées en bourse (c'est le cas de certaines Caisses régionales de Crédit agricoles qui
ont ouvert une partie de leur capital sous forme de certificats coopératifs
d'investissement, titres de capital sans droit de vote). Une banque coopérative peut
aussi détenir des filiales cotées (holdings ou autres), par exemple le CIC dans le cas du
Crédit mutuel, Natixis pour les Banques populaires et les Caisses d'épargne (les deux
formant un seul groupe, BPCE) ou Crédit agricole SA pour le Crédit agricole ;
les banques commerciales sont des sociétés dont le capital est détenu par
des actionnaires et sont généralement cotées en bourse ;
une banque peut être propriété de l'État. En Allemagne, les Landesbanks (de) ont pour
actionnaire principal un Land.
Dans chaque pays, il existe un ou plusieurs organismes professionnels qui représentent les
banques, parfois selon leur type. Ce sont des syndicats professionnels de défense d'entreprises
bancaires.
La Fédération bancaire française est l’organisation professionnelle qui représente les banques
installées en France : commerciales, coopératives ou mutualistes, françaises ou étrangères.
Au Canada
Aux États-Unis
Fin 2007, se trouvait dans le monde 7 282 banques commerciales, 1 251 caisses d'épargne et
8 101 coopératives de crédit[27].
En France
Depuis le milieu des années 1960, Les établissements bancaires ont créé des réseaux denses
d'agences, pour diffuser les services auprès des particuliers, modifiant la physionomie des
villes[réf. nécessaire]. Ces réseaux sont en voie de forte réduction, depuis les années 2010.
En France, le livret A est l'un des placements financiers de précaution de masse, avec 56
millions de livrets A fin 2021[32].
En France, depuis le 1er avril 2014, la clarté tarifaire est une obligation (article D. 312-1-1 du
Code monétaire et financier). En septembre 2018, après la révélation par la presse[33], de
pratiques tarifaires abusives[34], les établissements bancaires prennent un nouvel engagement
de limiter les frais d'incidents de paiement (ou "commissions d'intervention") pour les clients
en situation financière fragile[35].
Pour un particulier, lire une plaquette tarifaire de 20 à 50 pages, pour y trouver la ligne dont il
a besoin est fastidieux. C'est pour cette raison que les comparateurs ont vu le jour. Même s'il
est vrai que les banques ont été obligées (par le gouvernement) à faire des efforts et
notamment à faire un « extrait standard des tarifs » avec les onze tarifs les plus courants et
depuis 2019, elles sont obligées de publier un document d'information tarifaire.
La tendance est de faire exécuter la majorité des opérations non plus par des guichetiers mais
par l'usager lui-même, ce qui entraîne un mouvement de réduction des agences, depuis
2010[36]. Beaucoup de banques ne fournissent plus de billets à leurs guichets et imposent de
passer par des GAB ou des distributeurs de billets. Dans ce cas, la carte bancaire de retrait ne
peut être payante, évitant un double gain (frais de cartes et économie de personnel). Même la
fourniture des extraits de compte est désormais en libre service dans des banques. L'essor
d'Internet permet l'établissement de banques sans succursales mais aussi le renvoi vers
l'internaute, via des procédures sécurisées, de la plupart des opérations relatives au
fonctionnement du compte chèque : consultation de la position et des mouvements, virements,
demande de chéquiers, etc. Les services Internet étant ici aussi généralement payant la banque
gagne deux fois[réf. nécessaire] : économie de personnel et facturation de frais.
Certains auteurs, comme le prix Nobel français Maurice Allais, ont longtemps milité pour que
les prêts soient couverts à 100 % par des dépôts à terme plus long (100 % monnaie) et que les
banques facturent au prix du marché leurs services comme la fourniture de moyens de
paiements, y compris les chèques. La réduction constante de la part des dépôts dans la
ressource bancaire rend cette suggestion moins difficile à admettre par les banques.
Le produit net bancaire des banques est l'ajout des marges d’intermédiation Crédit / Prêt et des
différents commissions bancaires frais et services. Il provient :
des intérêts perçus en plaçant et prêtant l’argent déposé par leurs clients ;
La banque centrale est souvent chargée de la supervision des banques commerciales. Elle
vérifie qu'elles respectent certaines contraintes règlementaires comme des ratio prudentiel, et
les aide éventuellement à se mettre en conformation.
La régulation bancaire
La régulation établit des normes, selon leurs principes usuels d'élaboration : législatif ou
réglementaire.
En dehors des banques centrales déjà citées plus haut, les établissements financiers sont
soumis à l'autorité d'organismes de supervision, selon les pays et les réglementations =
Pour sa part, l'Autorité des marchés financiers (AMF) regroupe l'ancienne Commission des
opérations de bourse et le Conseil des marchés financiers. Cette autorité de supervision est
responsable du système financier et de la protection des investisseurs (hors assurance, qui est
du ressort de compétence de l'ACPR).
L'AMF et l'ACPR déploie un service commun tourné vers la protection des consommateurs :
ABE Infoservice (ABEIS).
Aux États-Unis, la Securities and Exchange Commission (SEC) est l'équivalent de l'AMF
française.
Les autorités de supervision bancaire exercent également pour mission la protection des
consommateurs, avec la préservation du système bancaire et financier.
Des associations assurent la défense des consommateurs. Les associations de défense des
consommateurs aident les clients bancaires à faire valoir leurs droits, par exemple en cas de
découvert sans avertissement et de non-respect des procédures (comme la loi Scrivener en
France). Elles peuvent notamment préparer la défense des consommateurs devant les
tribunaux d'instance et assigner une banque devant ces mêmes tribunaux. Les associations de
défense des consommateurs spécialisées dans les litiges bancaires sont l'Association française
des usagers de la banque (AFUB) ou l'Association contre les abus des banques
européennes (ACABE) ou du CVDCB (Comité de défense des victimes de chèques de
Banque) ou de la FNACAB ou Fédération nationale d’action contre les abus bancaires qui a
pris la suite du CAAB (Comité d’action contre les abus bancaires) ou l'association nationale
des consommateurs et usagers CLCV qui a livré une étude sur les tarifs bancaires en France
en 2020 sont constantes.
À la suite de la crise financière de 2007-2010 et la crise de la dette dans la zone euro, des
économistes ont préconisé la mise en place de législations bancaires plus strictes inspirées de
la doctrine Germain et du Glass-Steagall Act[41] qui permettraient d'opérer une distinction
nette entre deux métiers bancaires fondamentalement différents :
Ce point de vue s'est développé à la faveur de la « Crise du Libor » au cours de l'été 2012, les
éditorialistes du Financial Times au Royaume-Uni appelant désormais à l'adoption rapide d'un
« Glass Steagall II » Pan-Européen[45].
En juillet 2012, l'ex-patron de Citigroup, Sandy Weill, s'est également prononcé en faveur
d'une séparation entre les banques d'investissement et les banques de dépôts aux États-Unis.
Cette déclaration a été d'autant plus remarquée que Sandy Weill avait été, sous la présidence
de Bill Clinton, un des éléments les plus actifs prônant l'abrogation des dernières barrières du
Glass-Steagall Act[46].
Il n'est plus obligatoire d'acheter directement au guichet de la banque les produits vendus par
la banque. Ceci permet aux consommateurs de s'adresser aux professionnels en contact avec
l'ensemble des fournisseurs bancaires.
D'autant que la protection des consommateurs n'est juridiquement pas identique, selon que les
produits sont achetés directement auprès de la banque ou auprès d'intermédiaires. Les
obligations incombant à la banque en tant qu'agent de vente sont moins fortes que celles des
intermédiaires. Le développement, par la jurisprudence du devoir de mise en garde - dans le
domaine du crédit - en constitue une illustration.
Le système bancaire comprend à la fois les fournisseurs de produits, gestionnaires des risques
financiers, mais également l'ensemble des distributeurs, qui sont soit les réseaux directs des
fournisseurs (les banques), soit des entreprises indépendantes, telles que les intermédiaire en
opérations de banque et en services de paiement, depuis le 15 janvier 2013, ou encore,
les intermédiaire en financement participatif, au 1er octobre 2014.
La vente des produits bancaires est assurée, soit directement par les banques, via leurs réseaux
d'agences, soit par des professionnels indépendants, la banque restant décisionnaire du crédit.
Le cadre de la distribution bancaire des crédits immobiliers aux particuliers a fait l'objet d'une
harmonisation en 2016, avec la transposition de la directive 2014/17 UE du 4 février 2014.
Tous les vendeurs de crédits immobiliers aux particuliers sont soumis aux mêmes obligations,
progressivement mises en œuvre entre le 1er juillet 2016 et le 21 mars 2019. Elle fait suite à
celle touchant les crédits à la consommation, la directive 2008/48 CE du 23 avril 2008.
La séparation de la vente des crédits, de la gestion des risques de crédit, par nature, implique
une réglementation spécifique pour l'intermédiation bancaire.
La consécration de cette notion juridique constitue une nouveauté qui est à l'encontre de
l'ancienne conception de la profession bancaire. Elle répond, en outre, aux usages des clients
de produits financiers, qui se sont éloignés des établissements de crédit pour s'orienter vers
des professionnels, intermédiaires de l'activité bancaire[56].
Dans le système bancaire, l'activité de distribution des produits financiers, notamment des
crédits, a donc, depuis le 15 janvier 2013, un cadre réglementaire spécifique.
Courtier en crédits sont désormais les professionnels indépendants vendant les produits
bancaires à l'ensemble des fournisseurs.
Les risques financiers engendrés par les banques : Certains experts estiment que les
activités bancaires peuvent créer des risques financiers significatifs pour l'économie,
en transférant les pertes potentielles vers la société en cas de crise[60].
Le traitement réservé aux petits clients et aux PME-PMI : Les banques sont souvent
perçues comme offrant un service insuffisant aux petites entreprises et aux clients de
moindre envergure. Bien que le microcrédit ait été introduit pour pallier ce manque,
son impact reste incertain. Les PME-PMI dénoncent également un mauvais service[61],
[62]
.
Des frais bancaires jugés excessifs : Avec l'automatisation croissante, les clients sont
amenés à réaliser eux-mêmes de nombreuses opérations, tandis que les frais bancaires
continuent d'augmenter, ce qui suscite des critiques[63].
Les taux d'intérêt élevés des crédits renouvelables : Les crédits renouvelables sont
souvent critiqués pour leurs taux d'intérêt élevés, que certains détracteurs qualifient de
"punitifs", en raison de leur coût élevé pour les consommateurs les plus vulnérables[64],
[65]
.
Le risque de perte des dépôts en cas de faillite bancaire : Bien que les dépôts soient
garantis jusqu'à 100 000 euros en France par l'État et le Fonds de garantie des dépôts,
les clients risquent de perdre les montants excédant cette limite en cas de défaillance
bancaire.
le grégarisme qui conduit par esprit moutonnier à financer sans limite le même secteur
en provoquant des bulles dommageables ;
la sur-financiarisation qui conduit à une part excessive du produit net bancaire dans
le PIB d'un pays. La montée de l'endettement à 300 et 400 % du PIB implique qu'une
part massive de la croissance soit captée par les banques. Ceci a été marqué aux États-
Unis et au Royaume-Uni, ainsi qu'en Suisse, Islande ou Autriche ;
les sur-rémunérations des dirigeants et des hauts cadres sous l'effet de prises de risque
excessives ou d'exploitation sans danger de rente de situation (rente de taille, rente
d'émission de la monnaie de crédit, rente des prêts à l'État et aux collectivités locales).
La réglementation des bonus vus désormais comme scandaleux est à l'agenda du
G.20 ;
les excès de la gestion pour compte propre aboutissant à des pertes abyssales (affaire
Leeson et faillite de Barings ; affaire Kerviel pour la société générale) ;
aucune forme de banque, y compris coopérative, n'est épargnée par ces critiques ni par
ces dérives[68],[69] ;
l'absence de contrôle des produits complexes à fort effet de levier (leverage) par des
directions dépassées par la complexité des produits ;
la course à la taille. Le Crédit Lyonnais (« crazy Lyonnais »), Natixis, Dexia, UBS,
RBS, Lehman brothers, Citigroup offrent des exemples d'équipes de direction
préoccupées par des gains en taille rapide et récoltant une grosse part de mauvais
risques ;
l'effet déstabilisateur de la création monétaire par le crédit : en période de crise les en-
cours de crédit chutent et par conséquent la masse monétaire manque ;
la confusion des genres entre les différents « métiers bancaires », qui conduit à la
constitution d'entités dites too big to fail, too big to bail, c'est-à-dire trop grosses pour
qu'on les laisse faire faillite (à cause des conséquences sur l'économie réelle) mais trop
grosses pour que même un état puisse les renflouer sans se mettre lui-même dans une
situation catastrophique. Des solutions ont existé (Glass-Steagal Act) ou sont
proposées par des économistes (100 % monnaie) ;
La crise des subprimes (2007-2008) a de nouveau mis en cause le poids du secteur bancaire et
financier au sein de l'économie mondialisée. Des études suggèrent que des déséquilibres trop
importants en faveur de la sphère financière annoncent des crises graves :
concernant l'emploi des diplômés, selon l'économiste Esther Duflo (MIT, École
d'économie de Paris), 15 % des diplômés d'Harvard de 1990 travaillent dans la finance
contre 5 % en 1975[73]. Elle estime que « ce que la crise révèle de manière brutale (et
coûteuse) est que toute cette intelligence n'est pas employée de manière
particulièrement productive »[74] ;
La crise bancaire qui s'approfondit depuis l'été 2007 et qui a conduit à partir de la faillite de
Lehman Brothers en septembre 2008 à la quasi-faillite d'un grand nombre d'établissements,
dont beaucoup ont dû être nationalisées en tout ou en partie, notamment en Grande-Bretagne,
a provoqué une grande accélération de la contestation des banques et de leurs pratiques qui
débouchera sans doute sur des réformes importantes et en tout cas sur la fin de la dérégulation
mise en place à partir des années 1980. Les banques ont bénéficié de plans de relance
garantissant une part majeure des prêts accordés aux PME, à travers des organismes tels que
la Banque publique d'investissement en France et la mise en place d'un médiateur du crédit.