LECON4
LECON4
DOC1 :
La th�se de l�administration directe se subdivisait en deux variantes :
l�assimilation et l�association. L�assimilation visait l�int�gration de l�Empire �
la m�tropole et supposait comme moyen la r�duction des �carts (�conomiques,
culturels et politiques) entre les entit�s. On admet donc une longue �tape
interm�diaire durant laquelle le colonis� doit s�efforcer de rattraper son retard
mill�naire, � condition d�ailleurs qu�il accepte se laisser guider par son maitre,
de surcroit seul juge de ses progr�s. L�assimilation implique ainsi le paternalisme
et pr�tend fonder en raison la colonisation dite civilisatrice. La th�se de
l�association s�oppose dans sa vis�e ultime et dans sa philosophie implicite �
celle de l�assimilation. Elle pose au d�part la reconnaissance de l�originalit� des
peuples et la possibilit� de coexistence d�entit�s raciales, ethniques et
culturelles diff�rentes. Cette affirmation sous-tend au plan th�orique, la th�se de
l�administration indirecte � indirect rule � pouvant aller jusqu�au d�veloppement
s�par� pratiqu� en Union Sud-africaine.
Histoire des institutions et des faits sociaux du Cameroun, tome 1
QUESTION :
1- Quelles sont les syst�mes d�administration europ�enne qui apparaissent dans
le document?
2- Donnez les caract�ristiques de chaque syst�me
3- Quels sont les pays europ�ens qui ont appliqu� ces syst�mes ?
4- Donnez un exemple de colonie o� chacun de ces syst�mes a �t� appliqu�.
RESUME :
Plusieurs syst�mes coloniaux furent appliqu�s en Afrique par les europ�ens. Nous
pouvons relever :
- L�Administration indirecte ou � Indirect Rule � par la Grande-Bretagne : ce
syst�me consistait � associer les indig�nes dans la gestion des colonies. Ce
syst�me fut appliqu� dans les colonies anglaises du Canada, Nouvelle-Z�lande,
Afrique du Sud, Australie.
- La France, le Portugal et l�Espagne appliqu�rent dans leurs colonies
du Gabon, d�Angola ou de Guin�e Equatoriale l�Administration Directe.
L�administration directe �tait divis�e en deux variantes : l�Assimilation et
l�Association.
- Le Paternalisme par la Belgique. Ce syst�me fut appliqu� au Congo-belge.
DOC 2 :
Bien que les m�tropoles donnent les moyens mat�riels et techniques de se d�velopper
et de s�industrialiser aux colonies, ces m�tropoles imposaient �galement leurs
valeurs et leurs produits. Les cultures d�exportation et l�exploitation des
mati�res premi�res mini�res sont d�velopp�es au d�triment des cultures vivri�res
dont vivent les paysans des pays colonis�s. Les colonies deviennent de gigantesques
r�servoirs de mati�res premi�res pour les m�tropoles. Dans le Congo belge qui
s��tend sur 2 millions et demi de km2 (89 fois la surface de la Belgique), des
capitaux importants sont investis dans les mines de cuivre, d��tain et les
plantations de caoutchouc. D�s 1911, la Gold Coast (actuel Ghana) est devenue le
premier producteur mondial de cacao. L�Indon�sie hollandaise fournit 35 % de la
production mondiale de caoutchouc et son p�trole a donn� naissance � la Royal Dutch
SheLL.
Texte in�dit
QUESTIONS :
1- D�Apr�s le document, quelles sont les principales formes d�exploitations
�conomiques des colonies ?
2- Relevez dans le document deux colonies africaines et les mati�res premi�res
produites par celles-ci
3- Le document parle de cultures vivri�res ; qu�est-ce qu�une culture vivri�re.
RESUME :
Les principales formes d�exploitation �conomiques des colonies sont : le
d�veloppement de l�agriculture de plantation (cultures de rente) au d�triment de
l�agriculture vivri�re et l�exploitation des mati�res premi�res. Les
infrastructures de transport qui sont construites le sont pour l�extraction et le
transport des mati�res premi�res. Les principales mati�res exploit�es �taient
notamment : le bl� pour l�Alg�rie, le cuivre et le caoutchouc pour le Congo belge,
le cacao et le caf� pour la C�te-d�Ivoire et le Ghana, les arachides pour le
S�n�gal, etc. De plus, les produits m�tropolitains sont admis sans droits de
douane dans les colonies qui doivent en revanche imposer des tarifs protecteurs aux
marchandises �trang�res. En plus de cette exploitation commerciale, il faut y
ajouter, dans le domaine des finances, les imp�ts pay�s par les indig�nes �
l�administration coloniale, sans parler des taxes d�entr�e et de sortie des
marchandises au niveau des ports. Enfin, on note l�instauration du pacte colonial
c�est-�-dire que les importations et les exportations se faisaient exclusivement
avec la m�tropole.