TSI2 A rendre pour le 13 novembre Année 2024/2025
DM 5 : Déterminants de Vandermonde Q4a)
1 1
= b−a .
a b
La partie I est obligatoire. 1 1
Q4b) Donc est inversible si et seulement si b − a 6= 0 si et seulement si
a b
La partie II est facultative.
b 6= a .
1 1 1
Partie I- Des calculs de déterminants de Vandermonde en Q4. Soit a, b, c ∈ C. On considère la matrice M (a, b, c) = a b c .
dimension 2, 3 et 4 a2 b2 c2
Q5a) On développe par rapport à la troisième ligne :
Q1. On :
1 1 1 1 1
=2−1=1
1 2 a b c = a2 (c − b) − b2 (c − a) + c2 (b − a)
a2 b2 c2
1 1 1
1 2 3 = (2 × 9 − 3 × 4) − (1 × 9 − 4 × 1) + (1 × 3 − 2 × 1) = 6 − 5 + 1 = 2 = a2 c − a2 b − b2 c + b2 a + c2 b − c2 a
1 4 9
D’autre part,
1 1 1 1
−1 1 2 (b − a)(c − b)(c − a) = (b − a)(c2 − ca − cb + ab)
−1 0 1 2
=− 1 1 4 = ... = 12
1 0 1 4 = bc2 − acb − cb2 + ab2 − ac2 + ca2 + acb − a2 b
−1 1 8
−1 0 1 8
= a2 c − a2 b − b2 c + b2 a + c2 b − c2 a
1 1
Q2. On considère A = . D’où l’égalité demandée.
1 2
Q3a) Soit x ∈ C. Q5b) Donc M (a, b, c) est inversible si et seulement si (b − a)(c − b)(c − a) 6= 0 donc
ssi b − a 6= 0 et c − b 6= 0 et c − a 6= donc ssi a, b, c sont deux à deux distincts .
x−1 −1
det(xI2 − A) = Q5. Une application : on considère le nombre complexe j = exp( 2iπ
−1 x−2 3 ) et la matrice
= (x − 1)(x − 2) − 1 = x2 − x − 2x + 2 − 1 = x2 − 3x + 1
1 1 1
M = 1 j j2
Q3b) Le discriminant de x2 − 3x + 1 est ∆ = 9 − 4 = 5 donc ses racines sont 1 j2 j
√
3± 5
, qui sont alors les valeurs de x annulant det(xI2 − A) et donc les valeurs √
2 −1 3
pour lesquelles xI2 − A n’est pas inversible. Q6a) j = cos(2π/3) + i sin(2π/3) = +i .
2 2
Q3. Soit a, b ∈ C. Q6b) j 3 = e2iπ/3×3 = e2iπ = 1 . On a ensuite j 4 = j 3 × j = j .
Vacossin Lucas DM5 Lycée Robert Doisneau (Corbeil-Essonnes)
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Q6c) On remarque de M = M (1, j, j 2 ) puisque j = j 4 . Or, 1, j et j 2 sont 2 à 2 où Di est un déterminant calculé sans l’indéterminée X. Ainsi,
distincts donc M est inversible par Q4. P est un polynôme de degré au plus n − 1 et le coefficient dominant devant X n−1 est en fait V
Q6d) On sait que j 3 − 1 = 0. Or, j 3 − 1 = (j − 1)(j 2 + j + 1). comme j − 1 6= 0, on Q8b) Si l’on remplace X par αi pour 1 ≤ i ≤ (n − 1), on peut observer que la
matrice possède deux fois la même colonne donc P (αi ) = 0. Ayant supposé les αi
peut simplifier et l’on a 1 + j + j 2 = 0 .
deux à deux distincts, on a trouvé n − 1 racines sur une polynôme de degré n − 1
Q6e) En utilisant la question 4a), on a donc, sans oublier de rajouter le coefficient dominant, on a
det(M ) = (j − 1)(j 2 − j)(j 2 − 1)
P (X) = V (α1 , . . . , αn−1 )(X − α1 ) . . . (X − αn−1 )
= (j − 1)(j − 1)j(j − 1)(j + 1)
= (j − 1)3 (j 2 + j) = (j − 1)3 (−1) = (1 − j)3 Q8c) On prouve l’hérédité (le reste de la rédaction est laissée au lecteur) : si la
formule est vraie pour n − 1, pour passer au rang n, on distingue deux cas :
• Deux αi sont égaux : dans ce cas, les deux valeurs sont nulle donc il y a égalité.
Partie II- Cas général
• Les αi sont 2 à 2 distincts : on a V (α1 , . . . , αn−1 , X) = P (X) =
Soit α1 , . . . , αn ∈ K. On note M (α1 , . . . , αn ) la matrice, dite de Vandermonde, V (α1 , . . . , αn−1 )(X − α1 ) . . . (X − αn−1 ) donc avec X = αn , V (α1 , . . . , αn ) =
suivante : V (α1 , . . . , αn−1 )(αn − α1 ) . . . (αn − αn−1 ). En appliquant l’hypothèse au rang
1 1 ... 1
α1 n − 1, on a
α 2 ... αn
2 2 n−1 i
αn2
α1 α 2 ... YY
.. .. ..
.. V (α1 , . . . , αn−1 ) = (αi − αj )
. . . . i=1 j=1
α1n−1 α2n−1 . . . αnn−1
Le terme (αn − α1 ) . . . (αn − αn−1 ) est alors le terme en i = n dans le produit
On note enfin V (α1 , . . . , αn ) = det(M (α1 , . . . , αn )). On souhaite montrer par ré- précédent qui permet d’obtenir la formule au rang n.
currence sur n que
n i−1
Q8. Application : Soin n ∈ N∗ . On note ω = exp 2iπ
n , qui est une racine n-ième
Y Y
V (α1 , . . . , αn ) = (αi − αj ) (1) de l’unité. On introduit la matrice suivante
i=1 j=1
1 1 1 ... 1
Q6. Le déterminant de Vandermonde V (α1 , . . . , αn ) est exactement le produit de 1 ω ω2 ... ω n−1
tous les termes de la forme αj − αi pour i < j. Pour que ce terme soit non nul, Ωn = ω (i−1)(j−1) = .. ∈ Mn (C)
.. .. .. ..
1≤i,j≤n . . . . .
il faut et il suffit que tous ces facteurs soient non nuls et donc M (α1 , . . . , αn ) est
n−1 2(n−1) (n−1)(n−1)
inversible ssi les α sont 2 à 2 distincts . 1 ω ω ... ω
i
Q7. Soit X un indéterminée. On note P (X) = V (α1 , . . . , αn−1 , X). C’est la matrice de la transformée de Fourier discrète.
Q8a) En développant le calcul de V (α1 , . . . , αn−1 , X) par rapport à Q9a) On remarque que Ωn = M (1, ωn , ωn2 , . . . , ωnn−1 ). Les racines n-ième de l’unité
Pn−1 n+i−1 i
la dernière colonne, on peut voir que P (X) = i=0 (−1) X Di étant deux à deux distinctes, Ωn est inversible .
Vacossin Lucas DM5 Lycée Robert Doisneau (Corbeil-Essonnes)
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Q9b) On calcule le coefficient i, j de la matrice
n
T X T
(Ωn Ωn )ij = (Ωn )ik (Ωn )kj
k=1
Xn
= ω (i−1)(k−1) ω (k−1)(j−1)
k=1
Xn
= ω (i−1)(k−1) ω −(k−1)(j−1)
k=1
Xn
= ω (i−j)(k−1)
k=1
n−1
X k−1
= ω (i−j)
k=0
(
n si i = j
= 1−ω n(i−j)
1−ω i−j = 0 si i 6= j
Pour la dernière égalité, on applique la formule d’une somme géométrique et l’on
vérifie que ω i−j = 1 ⇐⇒ 2iπ n (i − j) = 0[2iπ] ⇐⇒ n divise i − j ⇐⇒ i = j
T
(puisque n − 1 ≤ i − j ≤ n − 1) On Ωn Ωn = nIn .
T 1 T
Q9c) On a Ωn × n1 Ωn = In donc Ω−1
n = Ωn .
n
Vacossin Lucas DM5 Lycée Robert Doisneau (Corbeil-Essonnes)