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Chapitre14 Cours

Le document traite des amortissements comptables des immobilisations, expliquant leur finalité, les modalités de calcul et de comptabilisation. Il définit les immobilisations amortissables, la base amortissable et présente les différents modes d'amortissement, notamment linéaire et en unités d'œuvre. Enfin, il aborde l'enregistrement comptable des amortissements et leur impact sur le bilan de l'entreprise.

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Le document traite des amortissements comptables des immobilisations, expliquant leur finalité, les modalités de calcul et de comptabilisation. Il définit les immobilisations amortissables, la base amortissable et présente les différents modes d'amortissement, notamment linéaire et en unités d'œuvre. Enfin, il aborde l'enregistrement comptable des amortissements et leur impact sur le bilan de l'entreprise.

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DCG 1 – Comptabilité

THEME 4 TRAVAUX D’INVENTAIRE

CHAPITRE 14 LES AMORTISSEMENTS COMPTABLES DES IMMOBILISATIONS

Compétences attendues Savoirs associés


- Expliquer la finalité et les enjeux des opérations d’inventaire - Amortissements comptables des
- Etablir l’articulation entre les principes comptables et les immobilisations
opérations d’inventaire
- Evaluer et comptabiliser les différentes opérations d’inventaire

TABLE DES MATIERES


Table des matières .............................................................................................................................................. 1
1 Introduction ............................................................................................................................................... 2
2 La notion d’amortissement ........................................................................................................................ 2
2.1 Les amortissements ........................................................................................................................... 2
2.2 Les immobilisations amortissables .................................................................................................... 2
2.3 La base amortissable ......................................................................................................................... 3
2.4 Le plan d’amortissement ................................................................................................................... 4
3 Les modalités d’amortissement ................................................................................................................. 4
3.1 Le mode d’amortissement lineaire .................................................................................................... 4
3.2 Le mode d’amortissement en unites d’œuvre (UO) .......................................................................... 6
4 La comptabilisation des amortissements ................................................................................................... 7
4.1 L’enregistrement comptable ............................................................................................................. 7
4.2 La constatation des amortissements au bilan ................................................................................... 7
5 Les modifications du plan d’amortissement .............................................................................................. 8

1
DCG 1 – Comptabilité

1 INTRODUCTION
A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les immobilisations acquises / produites / reçues sont
inscrites au bilan respectivement à leur coût d’acquisition / coût de production / valeur vénale (valeur d’origine
ou valeur brute (VB)).

Néanmoins, certaines immobilisations vont perdre de leur valeur dans le temps (usure, obsolescence, etc.).
Elles ne peuvent donc pas rester inscrites au bilan à leur valeur d’origine. A l’inventaire, ces pertes de valeurs
doivent être constatées afin d’ajuster la valeur de ces actifs.

La constatation de la consommation de l’actif et de sa perte de valeur dans le temps se fait par la


comptabilisation d’amortissements à la date de clôture.

2 LA NOTION D’AMORTISSEMENT

2.1 LES AMORTISSEMENTS

AMORTISSEMENT : Selon l’article 214-13 du PCG, l’amortissement d’un actif est la répartition
systématique de son coût en fonction de son utilisation par l’entité. L’amortissement consiste ainsi à
répartir le coût de l’actif sur sa période d’utilisation.

L’amortissement d’un actif est la constatation de la consommation des avantages économiques procurés par
cet actif. Il traduit la perte de valeur de l’actif au cours du temps liée à son utilisation.

Le rythme de consommation des avantages économiques attendus de l’actif doit être établi dès la date
d’entrée de l’immobilisation au patrimoine et être synthétisé dans un plan d’amortissement. L’amortissement
présente donc un caractère prévisible et irréversible, sauf en cas de dépréciation ou de révision du plan (voir
partie 5).

L’amortissement est obligatoire. Les entreprises doivent procéder aux amortissements à la clôture de chaque
exercice même en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfice.

2.2 LES IMMOBILISATIONS AMORTISSABLES

IMMOBILISATION AMORTISSABLE : Selon l’article 214-1 du PCG, un actif immobilisé est amortissable si sa
durée d’utilisation est limitée dans le temps.

Lorsqu’il n’y pas de limite prévisible à la durée durant laquelle une immobilisation sera utilisée et procurera
des avantages économiques futurs à l’entreprise (durée indéterminable), l’immobilisation ne fait pas l’objet
d’un amortissement.

Les immobilisations non amortissables sont des immobilisations qui ne perdent pas de valeur dans le temps
du fait de leur utilisation par l’entreprise : terrains, marque, fonds de commerce, immobilisations financières
etc. La notion d’amortissement concernera seulement des immobilisations incorporelles et corporelles.

Si une immobilisation a une durée d’utilisation limitée, cela implique qu’elle va perdre de la valeur dans le
temps (ordinateurs, bâtiments, véhicules, machines, etc.). Elle doit alors être amortie sur sa durée d’utilisation.

2
DCG 1 – Comptabilité

Le caractère limité de la durée d’utilisation d’un actif est déterminé au regard de critères physiques,
techniques, juridiques ou économiques :

PHYSIQUE : l’actif subit une usure physique par l’usage qu’en fait l’entité ou par le
passage du temps
TECHNIQUE : l’évolution technique entraine l’obsolescence de l’actif, sa durée
CRITERES DE DUREE utilisation devenant inférieure à celle qui serait fondée que sur l’usure physique
D’UTILISATION JURIDIQUE : l’utilisation est limitée dans le temps pour des raisons légales ou
LIMITEE contractuelles
ECONOMIQUE : l’utilisation est limitée dans le temps en raison du cycle de vie des
produits générés par cet actif

Si plusieurs critères coexistent, en application de l’article 214-1 du PCG, il convient de retenir la durée la plus
courte.
EXEMPLE :
Un matériel informatique pourrait être utilisé par une entreprise durant 5 ans en se référant à l’usage qui en est
fait, mais il risque d’être obsolète au terme de 3 ans du fait de l’évolution technologique. La durée d’amortissement
sera donc de 3 ans.

2.3 LA BASE AMORTISSABLE

BASE AMORTISSABLE : D’après l’article 214-4 du PCG, le montant amortissable d’un actif, appelé base
amortissable, est sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle.

La base amortissable correspond au coût de l’actif à répartir dans le temps (à la perte de valeur de l’actif à
constater sur la durée d’utilisation).

Base amortissable = Valeur brute (VB) – Valeur résiduelle (VR)

La valeur brute (VB) d’un actif est sa valeur d’entrée dans le patrimoine. Pour les immobilisations acquises à
titre onéreux, il s’agit du coût d’acquisition. On retient le coût de production pour les immobilisations
produites, et la valeur vénale pour les immobilisations reçues (à titre gratuit ou par voie d’échange).

La valeur résiduelle (VR) est le montant net des coûts de sortie attendus, qu’une entité obtiendrait de la
cession de l’actif à la fin de son utilisation.

La valeur résiduelle d’un actif n’est prise en compte pour la détermination du montant amortissable que
lorsqu’elle est à la fois significative et mesurable de façon fiable dès l’origine (contrat ferme indiquant le prix
de revente, catalogue de prix d’occasion...).

Les coûts de sortie sont les coûts directement attachés à la sortie de l’actif du patrimoine : frais d’acte,
commissions, droits ou travaux nécessaires à la revente de l’immobilisation.
EXEMPLE :
Acquisition et mise en service d’un matériel de transport le 01/04/N pour un coût d’acquisition de 50 000 €. Durée
d’utilisation prévue du matériel de transport : 4 ans. La valeur de revente de ce matériel au bout des 4 ans peut
être valorisée le 01/04/N à 11 000 € (cote Argus). Les frais de cession peuvent être estimés à 1 000 €.
è Valeur brute = 50 000
è Valeur résiduelle = 11 000 – 1 000 = 10 000 €.
è Base amortissable = 50 000 – 10 000 = 40 000 €

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DCG 1 – Comptabilité

2.4 LE PLAN D’AMORTISSEMENT

Les données relatives à l’amortissement sont récapitulées dans un tableau appelé plan d’amortissement. Il
est la traduction du rythme de consommation des avantages économiques attendus par l’entreprise.

Il présente pour chaque exercice comptable, la base amortissable, les annuités d’amortissement (appelées
dotations aux amortissements), le cumul des amortissements et la valeur nette comptable (VNC) à la fin de
l’exercice. Un plan d’amortissement peut se présenter de la façon suivante :

Exercice Base Annuités Cumul des Valeur nette


amortissable amortissement amortissements comptable (VNC)
N
N+1
N+2

La valeur nette comptable (VNC) d’un actif correspond à sa valeur brute diminuée du cumul des
amortissements (et des dépréciations). Elle figure à l’actif du bilan dans la colonne « Montant net ».

Valeur nette comptable (VNC) = Valeur brute – Cumul des amortissements et dépréciations

A la fin de la durée d’utilisation prévue, la valeur nette comptable est nulle ou égale à la valeur résiduelle. Le
coût de l’actif est totalement amorti : le cumul des amortissements est égal à la base amortissable.

3 LES MODALITES D’AMORTISSEMENT


L’amortissement consiste à répartir le coût de l’actif sur sa durée d’utilisation compte tenu de la
consommation des avantages économiques qu’il procure à l’entreprise.

La répartition du coût de l’actif sur sa durée d’utilisation peut être :


• Constante : la consommation des avantages économiques est considérée comme régulière durant la
période d’utilisation (amortissement linéaire).
• Variable : la consommation des avantages économiques est déterminée proportionnellement à une
unité de mesure, appelée unité d’œuvre (nombre de pièces produites par une machine dans
l’exercice, kilométrage parcouru pour un véhicule, etc.).

L’amortissement d’un actif commence à la date de début de consommation des avantages économiques qui
lui sont attachés. Cette date correspond à la date mise en service de l’immobilisation (article 214-12 du PCG)
(date qui peut être différente de la date d’acquisition).

Date de départ de l’amortissement = Date de mise en service de l’immobilisation

3.1 LE MODE D’AMORTISSEMENT LINEAIRE

Le mode d’amortissement linéaire est le mode d’amortissement appliqué à défaut de mode mieux adapté
(modalité la plus courante).

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DCG 1 – Comptabilité

Ce mode d’amortissement considère une consommation des avantages économiques de l’actif régulière
dans le temps. Le coût de l’actif (la base amortissable) est alors réparti linéairement sur sa durée d’utilisation.
L’amortissement est ainsi constant dans le temps :

Annuité d’amortissement = Base amortissable x Taux linéaire


Avec Taux du linéaire = (1/Durée d’utilisation)

Soit Annuité d’amortissement = Base amortissable / Durée d’utilisation

Lorsque la mise en service du bien a lieu en cours d’année, la première annuité doit être calculée au prorata
temporis pour ne tenir compte que de la période allant de la date de mise en service à la date de clôture de
l’exercice.

Le décompte se fait en nombre de jours sur des années de 360 jours avec des mois de 30 jours :
Première annuité = Base amortissable x Taux linéaire x Nombre de jours / 360

Si on raisonne en nombre de mois :


Première annuité = Base amortissable x Taux linéaire x Nombre de mois / 12

Au terme de l’utilisation du bien, le dernier amortissement est réduit prorata temporis pour ne tenir compte
que de la période allant de la date de début d’exercice à la date finale d’utilisation.
Dernière annuité = Base amortissable x Taux linéaire x Nombre de mois / 12

EXEMPLE :

Reprise de l’exemple précédent : Acquisition et mise en service d’un matériel de transport le 01/04/N pour un coût
d’acquisition de 50 000 €. Durée d’utilisation prévue du matériel de transport : 4 ans. La valeur résiduelle de ce bien
est estimée à 10 000 €.
L’entreprise attend une consommation régulière des avantages économiques sur 4 ans.
Base amortissable = VB – Valeur résiduelle = 50 000 – 10 000 = 40 000 €

è Plan d’amortissement

Exercice Base Dotation aux amortissements Cumul des Valeur nette


amortissable amortissements comptable (VNC)
N 40 000
N+1 40 000
N+2 40 000
N+3 40 000
N+4 40 000

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DCG 1 – Comptabilité

3.2 LE MODE D’AMORTISSEMENT EN UNITES D’ŒUVRE (UO)

Pour traduire le rythme d’utilisation d’une immobilisation amortissable, il est parfois nécessaire de s’appuyer
sur la notion d’unités d’œuvre (modalité plus rare).

L’unité d’œuvre est une unité de mesure physique de la consommation des avantages économiques. Elle est
utilisée lorsque le mode linéaire ne permet pas de mesurer correctement l’utilisation de l’actif.

Parmi les unités d’œuvre physique les plus courante, on peut retenir notamment : le nombre d’unités
produites, le volume de matière transformée, le volume de marchandises transportées, le kilométrage
parcouru, le nombre de données traitées...

L’amortissement est alors variable et dépend du nombre d’unité d’œuvre de l’exercice :


Annuité d’amortissement = Base amortissable x Nombre d’UO de l’année / Nombre total d’UO

Les calculs sont effectués à l’aide des estimations faites à l’origine. Il ne s’agit pas de faire une mesure annuelle
réelle du nombre d’unités d’œuvre effectivement réalisées durant l’exercice comptable.

EXEMPLE :

Reprise de l’exemple précédent : Acquisition et mise en service d’un matériel de transport le 01/04/N pour un coût
d’acquisition de 50 000 €. Durée d’utilisation prévue du matériel de transport : 4 ans. La valeur résiduelle de ce bien
est estimée à 10 000 €.

L’amortissement sera pratiqué en fonction des kilomètres parcourus selon les prévisions suivantes (et non les
kilomètres réellement parcourus).

Année N N+1 N+2 N+3 N+4 Total


Km prévus 15 000 25 000 30 000 25 000 5 000 100 000

è Plan d’amortissement

Exercice Base Dotation aux amortissements Cumul des Valeur nette


amortissable amortissements comptable (VNC)
N 40 000
N+1 40 000
N+2 40 000
N+3 40 000
N+4 40 000

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DCG 1 – Comptabilité

4 LA COMPTABILISATION DES AMORTISSEMENTS

4.1 L’ENREGISTREMENT COMPTABLE

Les écritures d’amortissement sont des opérations d’inventaire et se comptabilisent à la date de clôture de
l’exercice. L’amortissement a un double objectif :
- Constater la consommation de l’actif dans les charges de l’exercice (débit du compte 6811. Dotations
aux amortissements des immobilisations incorporelles et corporelles)
- Et constater la perte de valeur de l’actif immobilisé (crédit d’un sous-compte d’actif du compte 28.
Amortissement des immobilisations).

Consommation des avantages Compte de dotation Débit du compte 6811


économiques (charges)
Perte de valeur de l’actif Compte d’amortissement Crédit du compte 28.
immobilisé (actif soustractif)

En contrepartie de la charge, les amortissements ne viennent pas directement en diminution du compte


d’immobilisations concerné, mais d’un compte d’amortissement décliné suivant les mêmes subdivisions que
le compte ayant enregistrée l’acquisition du bien (compte d’actif soustractif). Le signe de l’amortissement est
le chiffre 8, placé en deuxième position dans le numéro de compte.

Ainsi, les amortissements d’un matériel enregistré en compte 2154. Matériel industriel figureront dans le
compte 28154. Amortissements du matériel industriel. La lecture du compte d’amortissement indique le
montant cumulé des amortissements pratiqués depuis l’entrée du bien correspondant à l’actif.

ECRITURE TYPE : Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles


31/12/N
6811 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles et Dotations
incorporelles
28. Compte d’amortissement de l’actif concerné Dotations
(Dotation aux amortissements)

4.2 LA CONSTATATION DES AMORTISSEMENTS AU BILAN

Dans le but de faire apparaître la valeur nette comptable (VNC) des immobilisations au bilan, tout en offrant
la possibilité de constater le coût d’acquisition ou de production des biens (principe des coûts historiques),
l’actif du bilan comporte trois colonnes mentionnant :
- La valeur d’origine ou valeur brute (VB) des immobilisations (montant brut),
- Le cumul des amortissements et dépréciations pratiqués,
- Et la valeur nette comptable des immobilisations (montant net).

BILAN AU 31.12.N
ACTIF Montant brut Amortissements et Montant net PASSIF
dépréciations
Actif immobilisé
Immobilisations incorporelles Valeur brute Cumul des VNC = VB – Cumul
Immobilisations corporelles amortissements amort. Et
et dépréciations dépréciations

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DCG 1 – Comptabilité

5 LES MODIFICATIONS DU PLAN D’AMORTISSEMENT


Le plan d’amortissement, une fois établi, est intangible, sauf dans deux hypothèses :

• Hypothèse 1 : le bien a subi une dépréciation (voir chapitre suivant)


• Hypothèse 2 : le rythme ou la durée de consommation des avantages économiques est modifiée de
façon significative par rapport à ce qui a été prévu à l’origine.

La modification du plan est prospective : les amortissements déjà pratiqués ne sont pas modifiés, seuls les
amortissements futurs sont modifiés. On amortira la nouvelle base amortissable sur la durée restante.

Nouvelle base amortissable = VNC – valeur résiduelle

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