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Les Eaux de Refroidissement Et Leurs Impacts Sur L'environnement

Ce mémoire présente l'étude des eaux de refroidissement et de leurs impacts environnementaux, en se concentrant sur le circuit de refroidissement de la cimenterie d'Ain TOUTA (SCIMAT). Il met en évidence les problèmes de qualité des eaux, tels que la corrosion et les dépôts de tartre, et propose l'ajout d'inhibiteurs pour améliorer la situation. L'étude vise à déterminer la qualité physico-chimique des eaux de refroidissement afin de résoudre les problèmes liés à leur utilisation industrielle.

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Les Eaux de Refroidissement Et Leurs Impacts Sur L'environnement

Ce mémoire présente l'étude des eaux de refroidissement et de leurs impacts environnementaux, en se concentrant sur le circuit de refroidissement de la cimenterie d'Ain TOUTA (SCIMAT). Il met en évidence les problèmes de qualité des eaux, tels que la corrosion et les dépôts de tartre, et propose l'ajout d'inhibiteurs pour améliorer la situation. L'étude vise à déterminer la qualité physico-chimique des eaux de refroidissement afin de résoudre les problèmes liés à leur utilisation industrielle.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE DE LARECHERCHES CIENTIFIQUE

UNIVERSITEABBESLAGHROUR ‫جامعـــة عباس لغرور خنشلـــة‬


KHENCHELA

FACULTEDESSCIENCES &DELA ‫كليــــة الـعـلوم و التـكنـولـوجيـا‬


TECHNOLOGIE
DEPARTEMENTDEGENIE ‫ الهندســــة الصناعيــة‬:‫قســــم‬
INDUSTRIEL

No. Réf. : ………/………/2021

Mémoire

Présenté par : AOUDA OUMNIA & MEDDOUR SABAH

Pour obtenir le diplôme de MASTER (LMD) OPTION:

Génie Des Procédés et L’environnement

Thème

Les eaux de refroidissement et leurs impacts sur


l’environnement

Devant le jury:

Mr. NEDJAR.Z President U.A.L.K


Mr. DJEFFAL. K Rapporteur U.A.L.K
Mr. MAKHLOUF.A Examinateur U.A.L.K

Année universitaire : 2020–2021


Remerciement

Nous commençons par remercier ‫ هلل‬qui nous a


donné la volonté, la santé, le courage et surtout la
patience pour pouvoir produire ce modeste travail
et faire face à toutes les contraintes qui se sont
posées au cours de son élaboration.

Nous remercions chaleureusement notre encadreur


Monsieur DJEFAL pour ses valeureux conseils,
pour son précieux temps qui a été consacré pour
nous, par son encouragement durant l’élaboration
de ce mémoire.

Nous remercions également tous les enseignants


d’université Khenchela qui ont participé au cursus
de notre formation

Nous adressons aussi un grand merci à tous les


personnels de département de sciences et techniques

Enfin nous remercions tous ceux qui en contribué de


près ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Dédicace individuelle

J'ai l'honneur de dédier ce modeste travail en particulièrement


A mon père Pour leur et leur soutenir.
A celle qui m’a transmis la vie, l’amour, le courage, à toi chère
Maman toutes mes joies, mon amour
et ma reconnaissance
À Mes chers frères : LAZHAR ,[Link] ,[Link]

À toutes Ma familles :
À mon encadreur DJEFAL KHALED
À tous mes professeurs
A mes chers amis
SAMIRA ,FATIMA ,AMEL ,SANA,CHAIMA mon binôme OUMNIA
A toutes la promotion de Génie des procédés avancée
2020/2021
Et en fin à :
Toute les personnes accepté ce travail

SABAH
Dédicace individuelle

dédie ce modeste travail


A mes chers parents surtout ma mère sur leur soutien,
leur patience, leur encouragement durant mon
parcours scolaire.

A mes sœurs MARWA, MALAK, HAMSSA, et j’oublié


pas ma chère sœur AMIRA, ainsi que a toute ma
famille AOUDA, HARRATH.

A tous mes amies,

A l’ensemble des étudiantes de la promotion master


LMD/ST de l’année 2020/2021.
SOMMAIRE

Remerciement
Dédicace
Liste des tableaux
Liste des figures
Résumé
Introduction générale 1
Chapitre I :Refroidissement des eaux

Introduction 2
I.1. Définition des tours de refroidissement 2
I.2. Type de circuit 2
I.2.1. Circuit ouvert 2
I.2.2 Circuits semi-ouverts 3
I.2.3 Circuits fermés 4
I.3. Qualité des eaux de refroidissement 4
[Link]éristiques principales d’un circuit de refroidissement 5
[Link]énomène de corrosion, entartrage et prolifération biologique 7
[Link] 7
I.5.2. Entartrage 8
[Link]ération biologique 9
I.6. Critère de qualité des eaux de refroidissement 10
[Link] importants paramètres pour la qualité de l’eau de refroidissement 12
[Link] principaux procédés de traitement de l'eau au point d'utilisation 12
[Link] 12
I.8.2.Déminéralisation 13
[Link] Inverse 13
I.8.4.Désinfection par ultraviolets 14
I.8.5.Désinfection par produits chimiques 14
I.8.6.Dénitratation sur résine 15
I.8.7.Décarbonatation sur résine 15
I.8.8.Décarbonatation à la chaux 16
[Link] de l'eau par adjonction de produits chimiques 16
[Link] à sable 16
[Link] à cartouche 17
[Link] à charbon actif 17
[Link] 18
Références bibliographiques 19

Chapitre II : système de refroidissement à SCIMAT

Introduction 20

II.1. Généralité sur la cimenterie de SCIMAT 20


[Link] de ciment 21
II.2.1. Définition d’un ciment 21
II.3. Classification en fonction de leur résistance à la compression 22
[Link] des ciments en fonction de leur composition 22
[Link] types de ciments 24
[Link] des catégories principales du ciment 24
II.7. Procédés de fabrication de ciment 25
[Link] par voie humide 26
[Link] par voie semi-humide 27
[Link] par voie sèche 27
[Link] par voie semi-sèche 27
[Link] des différentes voies de fabrication 28
II.9. Extraction et la préparation des matières premières 30
[Link] de ciment 33
[Link] de cru 34
[Link] 35
[Link] du ciment 37
II.10.4. Refroidissement du ciment 38
II.10.5. Expédition 38
II.11. Système de refroidissement 38
II.11.1. Circuit de refroidissement 39
[Link] palier four rotatif 39
II.12. Diagnostic de circuits de refroidissement à SCIMAT 40
[Link] 41
Références bibliographiques 42

Chapitre III :Etude de qualité des eaux de refroidissement

Introduction 43
III.1. Les différents types des eaux aux niveaux de la société 43
III.1.1. Les eaux brutes 43
III.1.2. Les eaux traitées 43
[Link] de traitement des eaux 44
III.3. Circuit de refroidissement 46
III.4. Qualité des eaux destinées à l’alimentation de circuit de refroidissement 47
III.5. Problèmes détectés au niveau du circuit de refroidissement 49
[Link]èmes de corrosion, entartrage et prolifération biologique 49
[Link] proposées 50
[Link] 50
Conclusion générale 51
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 : Solubilité de quelques sels peu solubles


Tableau I.2 : Procédés de protection des circuits fermés
Tableau I.3 : Valeurs limites pour les caractéristiques de l’eau de circulation de la
tour refroidissement conformément à la norme VDI 3803.
Tableau II.1 : Classe de ciments normalisés en fonction de leurs résistances à la
compression
Tableau II.2 : Désignation des différents types du ciment en fonction de leur
composition
Tableau II.3 : Les différentes voies de fabrication
Tableau II.4 : Caractéristiques d’un concasseur à marteau de type EV
Tableau III.1 : Les analyses physico-chimiques au niveau du laboratoire
LISTE DES FIGURES

FigureI.1 : Circuit ouvert


Figure II.1 : Situation géographique de la cimenterie
Figure II.2 : Les différentes voies de fabrication du ciment
Figure II.3 : Processus de fabrication de ciment
Figure II.4 : Situation géographique du gisement de AIN –TOUTA
Figure II.5: Schéma du concasseur à marteaux
Figure II.6 : Abatage, concassage et stockage
Figure II.7 : Broyeur à boulet
Figure II.8 : fours
Figure II.9: les ballonnets de refroidissement de clinker
Figure III.1 : Schéma de la station de traitement des eaux
Figure III.2 : Schéma de la station de traitement des eaux de l’usine.
Figure III.3: Schéma de circuit de refroidissement
LISTE DES ABRÉVIATIONS
ΔT (°X) : l’écart de température

Ts (°C) : température de l’eau sortie

Te (°C) : température de l’eau entre

V (m3) : volume de circuit

Q (m3/h) : débit de circulation

W (Kcal/h): puissance de réfrigèrent

E (m3/h) : débit d’évaporation

Ev (m3/h) : débit d’entrainement vésiculaire

P (m3/h) : débit de la purge

D (m3/h) : déconcentration totale

A (m3/h) : débit d’appoint

C : taux de concentration

Fe : fer

Fe2+ : fer ionisé

OH- : des ions hydroxydes

H2O : eau

O2 : oxygène

Ca : calcium

Mg : magnésium

Na : sodium

NaCl : chlorure de sodium

UV : ultraviolets

TH : dureté totale

H+ : ion d’hydrogène

Ca(OH)2 : hydroxyde de calcium

E.C.S : eaux chaudes sanitaires


CEM I: Ciment portland (CPA - dans la notation française)

CEM II: Ciment portland composé (CPJ)

CEM III: Ciment de haut fourneau(CHF)

CEM IV: Ciment pouzzolanique(CPZ)

CEM V: Ciment au laitier et aux cendres(CLC)

CRS : Ciment résistant aux sulfates

CaCO3 : calcaire

SiO44- : Silicate

CaO : oxyde de calcium

Na2O : oxyde de sodium

K2O : oxyde de potassium

TRASAR 3DT149 : inhibiteur

L : réservoir

K8 : destinées à alimenter le circuit incendie en eau brute

K9, k10 : pompe 50m3 / heure d'eau pour filtre à charbon actif

K20, K21 : deux ventilateurs

P1, P2 et P3 : les postes de pompage

L1et L2 : les eaux de forage

CO2 : dioxyde de carbone

TAC : Titre Alcalimétrique Complet


Résumé

Les eaux de refroidissement sont largement utilisées dans la plupart de l’industrie des
notamment dans les centrales électriques thermiques ou nucléaires, dans la sidérurgie et dans
l’industrie chimique et pétrochimique. Le circuit de refroidissement dans la cimenterie d’AIN
TOUTA (SCIMAT) est de type fermé, sert à refroidir l’huile du moteur, ciment ainsi que les
machines de fabrication.
La qualité des eaux alimentant le circuit de refroidissement semble moins bon. Cette
qualité a provoquée des problèmes dans le circuit de refroidissement tels que le dépôt des
tartres, la corrosion des conduites et la prolifération des microorganismes. Pour minimiser ses
problèmes l’ajout d’autres inhibiteurs anticorrosion et antitartre s’avère nécessaire en plus de
ceux utilisés à SCIMAT tels que NALCO 3D TRASAR 3DT149 et l’acide sulfurique.
Mots clés : Circuit de refroidissement, Dépôt, Inhibiteur, Corrosion
Abstract
Cooling waters are widely used in most industry, particularly in thermal or nuclear
power plants, in the steel industry, and in the chemical and petrochemical industry. The
cooling circuit in the AIN TOUTA cement plant (SCIMAT) is of the closed type, used to cool
engine oil, cement and manufacturing machinery.
The quality of the water supplying the cooling circuit seems less good. This quality
has caused problems in the cooling system such as scale deposits, corrosion of the pipes and
the proliferation of microorganisms. To minimize its problems the addition of other corrosion
inhibitors and scale inhibitors is necessary in addition to those used at SCIMAT such as
NALCO 3D TRASAR 3DT149 and sulfuric acid.
Keywords: Cooling system, Deposit, Inhibitor, Corrosion

‫ملخص‬

‫ وفي صناعة‬،‫ السيما في محطات الطاقة الحرارية أو النووية‬،‫تستخدم مياه التبريد على نطاق واسع في معظم الصناعات‬
،‫من النوع المغلق‬SCIMAT ‫ دائرة التبريد في مصنع أسمنت عين توتا‬.‫ وفي صناعة الكيماويات والبتروكيماويات‬،‫الصلب‬
.‫وتستخدم لتبريد زيت المحرك واألسمنت وآالت التصنيع‬
‫ تسببت هذه الجودة في حدوث مشكالت في نظام التبريد مثل ترسبات‬.‫تبدو جودة المياه التي تزود دائرة التبريد اقل جودة‬
‫ من الضروري إضافة مثبطات التآكل ومثبطات‬،‫ لتقليل مشاكلها‬.‫القشور وتآكل األنابيب وانتشار الكائنات الحية الدقيقة‬
.‫ وحمض الكبريتيك‬NALCO 3D TRASAR 3DT149 ‫ مثل‬SCIMAT ‫التقشر األخرى باإلضافة إلى تلك المستخدمة في‬
‫ التآكل‬،‫ المثبط‬، ‫ الترسيب‬، ‫ نظام التبريد‬:‫الكلمات المفتاحية‬
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Introduction générale

Introduction générale
L’utilisation à usage unique de l’eau est encore répandue même si depuis quelques
années des efforts ont été faits pour développer sa réutilisation pour de multiples raisons.
L’eau est un besoin vital ; elle est indispensable au développement des sociétés.
Cependant son utilisation anarchique conduit à des interférences nuisibles pour ses
utilisateurs. D’un point de vue purement technique ; traiter les eaux n’est autre que maîtriser
les coups qui y sont contenus ; de façon à rendre l’eau propre à l’usage que l’on a l’intention
d’en faire.
Economiquement, l’utilisation en passage direct de l’eau n’est pas toujours possible
non plus ; l’eau entrant dans les installations doit avoir des caractéristiques bien définies pour
être utilisée dans le procédé industriel et cela implique un traitement qui, s’il est coûteux, ne
peut être rendu économique que dans la mesure où l’eau est recyclée.
Les eaux de refroidissement doivent être de bonne qualité et adéquate avec l’usage
dont elles sont destinées car une mauvaise qualité peut influer négativement sur le
refroidissement des machines. Le traitement des eaux de refroidissement propose des
solutions concrètes couvrant l’ensemble des problèmes que pose la gestion de circuits de
refroidissement industriel et de leurs rejets.
Le but de notre étude consiste à la présentation du circuit de refroidissement de la
cimenterie Ain-Touta et à la détermination de la qualité physicochimique des eaux de
refroidissement pour pallier les problèmes qui peuvent exister dans le cas d’une qualité d’eau
médiocre.
Pour ce faire, la présente étude sera composée de trois chapitres. Le premier chapitre
englobe des généralités sur le refroidissement des eaux, les types de refroidisseurs ainsi que le
que les problèmes liés aux circuits de refroidissements. Le deuxième chapitre récapitule la
représentation de la cimenterie d’Ain-Touta ainsi que le procédé de fabrication du ciment et le
système de refroidissement industriel de l’usine.
Le dernier chapitre sera consacré à la détermination de la qualité des eaux de
refroidissement et les problèmes rencontrés dans le système de refroidissement industriel.

1
CHAPITRE I

CHAPITRE 01 : INTRODUCTION GENERALE

GÉNÉRALITÉS SUR LES EAUX DE


REFROIDISSEMENT
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Introduction

Les eaux de refroidissement sont largement utilisées dans la plupart de l’industrie des
pays développés notamment dans les centrales électriques thermiques ou nucléaires pour la
condensation de la vapeur ; dans la sidérurgie pour le refroidissement des installations servant
à la fabrication de la fonte et de l’acier, dans l’industrie chimique et pétrochimique pour la
condensation des distillats, refroidissement de compresseurs, pour le refroidissement des
produits donnant lieu à des réaction exothermiques.

I.1. Définition de Tours de refroidissement

Les tours de refroidissement sont utilisées pour refroidir un liquide ou un gaz à l'aide
d'un moyen de refroidissement. Il s'agit d'un cas particulier d'un échangeur de chaleur où le
transfert thermique s'effectue par contact direct ou indirect entre les flux. Le moyen de
refroidissement de telles installations est le plus souvent l'air ambiant. Les tours de
refroidissement sont des équipements courants, présents dans des installations
de climatisation, ou dans des procédés industriels et énergétiques. [1]
I.2. Type de circuits

Il existe trois types de circuits de refroidissement :

I.2.1 Circuits ouverts

Dans un circuit ouvert l’eau froide est prélevée d’une mer, une rivière, un forage ou
d’un réseau de distribution ; ne passe qu’une seule fois dans l’appareil à refroidir puis est
rejetée dans le milieu environnant.
Les vitesses de circulation sont généralement élevées et de ce fait l’accroissement de
température est faible. Il faut néanmoins lutter contre l’entartrage aux points chauds,
lorsqu’on utilise des eaux fortement minéralisées.
Pour les eaux de rivières et de forage, on injecte une faible quantité de réactif à base de
phosphate, et pour les eaux de mer fortement chargées en chlorures, on utilise uniquement du
chlore pour éviter la prolifération des algues, des moules dues à la chaleur et la lumière.
Ces avantages sont la simplicité d’exploitation, le faible cout d’investissement.
Ces inconvénients sont la consommation excessive des produits chimiques et le traitement des
rejets (température élevée).

2
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Eau d’appoint

Figure1.1 : Circuit ouvert

Le circuit est caractérisé par le débit Q d’eau de refroidissement et par l’écart de température
de l’eau entre l’entrée et la sortie des équipements refroidis :
ΔT (°X) = Ts – Te [2]
Tels que :
ΔT (°X) : l’écart de température
Ts : température de l’eau sortie
Te : température de l’eau entre

I.2.2 Circuits semi-ouverts

L’eau est recyclée après refroidissement par passage dans une tour aéroréfrigérante (tour
de refroidissement) dans laquelle est refroidie à son tour par contact avec l’air. Ce type de
circuit est très utilisé dans l’industrie.
Il existe différents types de tour de refroidissement, classés généralement par le mode de
création du contact d’air appelée aussi tirage. Le tirage peut être :
- Naturel : dans ce type de tour dite aussi hyperbolique en raison de sa forme, la circulation
de l’air se fait à contre-courant par rapport à l’eau à refroidir. On retrouve ce type de tour
généralement de très grandes dimensions dans les centrales thermiques et nucléaires.
- Forcé : dans ce type de tour l’air, circule, dans la tour sous l’effet d’une ventilation
mécanique provoquée par un ventilateur latéral qui pousse l’air dans la tour.
- Induit : l’air est aspiré à travers la tour par un ventilateur situé au sommet de la tour. Ce
type de tour est très fréquent.

3
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Le transfert de chaleur de l’eau à l’air ambiant s’effectue par convection et par évaporation
d’une partie de cette eau jusqu’à saturation de l’air en humidité. Selon la température et
l’humidité de l’air à l’entrée du réfrigérant, 5 à 15% de la chaleur sont évacués par
convection. La consommation d’eau représente une fraction du débit recyclé et correspond :
• À l’évaporation ;
• À l’entraînement de gouttelettes (entraînement vésiculaire) ;
• Aux purges de déconcentration ;
• À des prélèvements directs et aux fuites.
L’eau d’appoint doit généralement être traitée avant d’être admise dans le circuit. Les
avantages des circuits semi-ouverts sont la possibilité de gros débits, une faible consommation
d’eau d’appoint, une consommation réduite de réactifs, et une meilleure protection contre la
corrosion et l’entartrage que dans le cas des circuits ouverts
I.2.3 Circuits fermés

L’eau circule en boucle fermée, une source froide, généralement un aéro-réfrigérant


élimine la chaleur prise au procédé. Mise à part les fuites il n’y a pas de consommation autre
que le remplissage du circuit. Ceci nécessite un conditionnement chimique de l’eau fortement
dosé. Ces avantages sont l’impact très faible sur l’environnement, le coût de l’eau et des
réactifs négligeables et le peu de contrôle à effectuer. Ces inconvénients sont un coût de
construction très élevé, une consommation électrique très importante et un abaissement de
température dans l’aéro-réfrigérant limité. [3]
I.3. Qualité des eaux de refroidissement

Les circuits de refroidissement industriels, qu'ils soient ouverts, semi-ouverts ou fermés,


sont généralement alimentés en eau naturelle, de la qualité disponible sur place (Eau de
rivière, eau de forage, eau de mer …etc.). Les eaux d’appoint, toujours minéralisées, et
parfois polluées biologiquement (par nature ou par apport extérieur) conduisent souvent à
trois types de problèmes :
• L’entartrage ;
• La corrosion ;
• Les proliférations biologiques. [4]

4
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

[Link]éristiques principales d’un circuit de refroidissement

Tout circuit se caractérise par un certain nombre de paramètres qui est indispensable de
connaître avant de choisir le procédé de traitement ou de conditionnement qui doit être
appliqué à l’eau. [3]
Ces paramètres sont les suivantes :

• Volume de circuit : V (m3)


C’est la quantité d’eau totale contenue dans le circuit (bassins tuyauteries, échangeurs, etc.)

• Débit de circulation : Q (m3/h)

• Ecart de température
C’est la différence entre les températures de l’eau à l’entrée et à la sortie de la tour de
réfrigération, déterminée par la formule suivante :
Δ t = t 2 – t1 (1.1)

• Puissance du réfrigèrent : W (Kcal /h) Elle s’exprime par le produit :

W = 1000 × Q × Δ t (1.2)

• Température max : (°C)


C’est la température de film d’eau (température de peau) au contact de la paroi la plus
chaude du circuit.
• Débit d’évaporation : E (m3 / h)

C’est le débit d’eau évaporé à la tour pour refroidir l’eau du circuit ; ce débit est constitué
par l’eau pure qui n’entraîne aucun sel dissous.

Il est estimé par la formule approchée :


𝑸
`𝑬 = ∆𝒕 (1.3)
𝟓𝟔𝟎
• Débit d’entraînement vésiculaire : Ev (m3/ h)

C’est le débit d’eau entraînée dans l’atmosphère sous forme de Gouttelettes finement
divisées. Cette dernière, contrairement à l’eau évaporée, possède la même composition
chimique que l’eau du circuit et est de ce fait, prise en compte dans le calcul des purges. Ce
débit varié en fonction de la conception des tours de refroidissement. Les constructeurs
s’attachent à réduire de plus en plus les pertes d’eau par entraînement vésiculaire ; en
𝑸
moyenne on utilise la relation : Ev = (1.4)
𝟏𝟎𝟎𝟎

5
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Avec des valeurs pouvant atteindre 0.001% de Q


• Débit du purge : P ( m3/ h )

P = D - Ev (1.5)

L’évaporation entraîne une augmentation de la concentration des sels dissous dans l’eau en
circulation. Pour éviter que cette concentration devienne trop importante, risquant ainsi de
provoquer des dépôts divers, on doit extraire et rejeter à l’égout une partie de l’eau en
circulation.

• Déconcentration totale : D (m3 / h)

C’est la somme des débits dus à l’entraînement vésiculaire Ev, à la purge P y compris
les différentes pertes en eau qui peuvent exister dans un circuit.
D = Ev + P (1.6)

• Debit d’appoint : A (m3 / h)

Il compense l’ensemble des pertes d’eau dans le circuit, à savoir l’évaporation plus
déconcentration totale :
A = E + P (1.7)

• Taux de concentration : C

C’est le rapport des teneurs en sels dissous entre l’eau du circuit et l’eau d’appoint :
𝑨
C= (1.8)
𝑫

Puisque A = E + D
𝑬
Donc D= (1.9)
𝑪−𝟏

6
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

[Link]énomène de corrosion, entartrage et prolifération biologique

Puisque les circuits de refroidissement ont pour mission de refroidir des produits ou des
unités de process par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur, l'on conçoit que le rendement
d'échange soit un point important au niveau du rendement global des unités, donc de la
production.
Ainsi, tout phénomène ou processus capable de diminuer ce rendement doit être
maitrisé : c'est le cas de l'entartrage et l’encrassement biologique. Ainsi également, toute
action de l'eau susceptible de dégrader les matériaux constitutifs des installations, dont le cout
économique pourrait être exorbitant particulièrement les échangeurs de chaleur, et la
tuyauterie doit être également maîtrisée : c'est le cas de la corrosion chimique ou bactérienne.
[1]
[Link]

La corrosion métallique consiste en la disparition partielle du métal par réaction


chimique avec le milieu environnant. Il existe diverses formes de corrosion, mais, dans le cas
des circuits de réfrigération, la corrosion la plus critique est celle de la corrosion
électrochimique du fer par l'eau. En effet le fer a tendance à s'ioniser à l'état de Fe2+ en
présence d'eau, cette ionisation libérant deux électrons par atome de fer ionisé :
Fe→ Fe2+ + 2e-
Les électrons ainsi libérés parcourent le métal et vont créer une charge négative à quelque
distance des ions ferreux. En présence d'oxygène et d'eau, ils donnent naissance à des ions
hydroxydes OH–.
D’après la réaction :
H2O +1/2 O2 + 2e- → 2OH–
La recombinaison des ions Fe2+ et de OH– donne des hydroxydes de fer Fe(OH)2 et Fe(OH)3
qui se déposent au niveau de la première apparition des ions ferreux.
• Protection contre les risques de corrosion
Il est indispensable de prévoir une protection anticorrosion. Trois traitements sont
fréquemment utilisés :
• Traitement alcalin et réducteur d’oxygène
• Traitement alcalin avec un mélange nitrites molybdate à forte concentration auquel on
associe un dispersant
• Traitement avec un inhibiteur de corrosion organique en milieu alcalin.

7
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

I.5.2. Entartrage

L’entartrage est un dépôt qui se forme sur les surfaces d’échanges. En fonction des ions
présents dans l’eau d’appoint (calcium, magnésium, sulfate, bicarbonate), de ceux pouvant
être ajoutés par les traitements (phosphate), apportés par le procédé (oxalate, fluorure,
baryum) ou bien issus de la corrosion (fer), nous observons des dépôts de carbonate de
calcium, sulfate de calcium, sulfate de magnésium, phosphate tricalcique, phosphate de fer,
hydroxyde ferrique, oxalate de calcium, fluorure de calcium ou sulfate de baryum
(tableau I.1). Les solubilités de ces sels sont très faibles et varient souvent en fonction du pH
et de la température en fonction de la loi d’action de masse et des équilibres des différentes
espèces. [5]

Tableau 1.1 : Solubilité de quelques sels peu solubles .

Pour lutter contre l’entartrage, deux types de procédé peuvent être envisagés :
• Procédé soustractifs : élimination d’un ou des ions formateurs de tartres par des résines
échangeuses ou par la décarbonatation a le chaud ;

8
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

• Procédés additifs : ajouter des substances qui vont reculer le produit de solubilité, ou altérer
le processus de croissance des cristaux, ou disperser les cristaux formés (solubilisation par
acidification, ou par agents chélatants). [2]
[Link]ération biologique

Les conditions qui règnent dans les systèmes de refroidissement sont le plus souvent
propices au développement de microorganismes, pH assez voisin de la neutralité, température
tropicale, abondance des sels minéraux et de composés organiques servant de nutriments et
lumière pouvant couvrir les besoins pour la photosynthèse dans les tours. Les
microorganismes rencontrés dans les circuits de refroidissement d’eau appartiennent à trois
grands groupes :
• Bactéries : dont les principales sont du type légionnelles, pseudonomona et aerobactor ;
• Les algues : dont les principaux sont les algues filamenteuses, les diatomées et les algues
bleu-vert ;
• Les champignons : dont les principaux sont les moisissures et les levures ;
• Biofilm.
Pour lutter contre ces microorganismes, les traitements à action bactéricide sont
nécessaires sur ces circuits de refroidissement, ils sont généralement associés à des
traitements antitartre et anticorrosion. Les traitements les plus efficaces et les plus
fréquemment utilisés, aussi bien en préventif qu’en curatif sont :
• Chloration et produits chlorés ;
• Bromation ;
• Biocides organiques. [2]

9
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Tableau 1.2 : Procédés de protection des circuits fermés

Désordre Protection
Salissures Filtration dérivée
Dispersants

Développement biologique Biocides (chocs)

Entartrage Adoucissement de l’appoint


Déminéralisation

Corrosion Conditionnement inhibiteur de Corrosion forte teneur :


-Chromâtes
-Nitrites
-Molybdates
-Organiques + sel tampon éventuel
Ou conditionnement réducteur d’oxygène
-Sulfite
-Hydrazine
-Organique
+ relèvement du pH :
-Amine
- Phosphate

I.6. Critère de qualité des eaux de refroidissement

L’eau utilisée comme fluide de refroidissement occasionne souvent des problèmes


considérables de corrosion dans les circuits de refroidissement. Les exigences en matière de
qualité requises pour l’eau de refroidissement sont souvent de type contradictoire et en
conséquence, différentes les unes des autres. Pour qu’une eau soit utilisée en circuit de
refroidissement, elle doit remplir les conditions représentées dans le tableau I.3.

10
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Tableau [Link] limites pour les caractéristiques de l’eau de circulation de la tour


refroidissement conformément à la norme VDI 3803.

• Si la dureté de l’eau d’appoint est trop élevée, cette eau est soit assouplie ou bien
conditionnée de manière adéquate en y ajoutant des produits chimiques afin d'éviter la
formation de dépôts. L'eau pure soutirée au circuit par l’évaporation entraîne obligatoirement
un épaississement de la concentration, lequel est encore plus augmenté par l'apport
supplémentaire de sels par l’eau d’appoint. Afin d'éviter des sédiments, des encrassements et
des problèmes de corrosion, la salinité doit être maintenue à une valeur figurant entre des
valeurs limites définies ; ceci est habituellement réalisé par le biais du dessalement de l’eau
concentrée de circulation et de l'alimentation en eau salubre. Les valeurs limites citées au
préalable doivent être respectées dans l’eau de circulation.
• Si l’eau d’appoint utilisée est partiellement / entièrement dessalée, il faut éventuellement
prévoir l’application d’un anticorrosif adapté. Indépendamment de la qualité de l’eau
d’appoint, l’épaississement ne doit pas dépasser l’indice d’épaississement 8-10.

11
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

[Link] importants paramètres pour la qualité de l’eau de refroidissement


•Chlorures
Les ions chlorure ont une influence considérable sur le comportement corrosif de
l’eau. Vu qu’ils ne peuvent pas être éliminés par de simples méthodes de précipitation, leur
concentration est maintenue à une valeur d’env. 250 mg/l par débourbage. Les ions chlorures
ont des effets fortement corrosifs sur de nombreux métaux, même sur l’acier inoxydable, et ils
favorisent la formation de piqûres de rouille. Plus la température est élevée et plus l'effet
corrosif augmente.
•Sulfates

Même si leur effet n'est pas aussi nocif que celui des ions chlorure, les sulfates
favorisent, à même titre que les ions chlorurent, la corrosion sur des matériaux métalliques ;
pour cette raison, il est recommandé de ne pas dépasser une valeur de 400 mg/l SO4.

• Dureté carbonatée

Les carbonates et bicarbonates de calcium et de magnésium constituent la dureté


temporaire, également appelée dureté carbonatée. La modification de l’équilibre
calcaire/acide carbonique (augmentation de la valeur pH, réchauffement avec en conséquence
une augmentation de la décharge de gaz carbonique) entraîne la formation de carbonates
difficilement solubles (tartre).
•Dureté totale

La dureté totale désigne tous les sels de calcium et de magnésium contenus dans l’eau,
donc non seulement les carbonates, mais également les sulfates et les ions chlorure etc.

•Salinité totale
La somme de toutes les substances dissoutes dans l'eau constitue la salinité totale. Elle
peut être déterminée par le biais d'une analyse complexe des composes présents dans l'eau.
[Link] principaux procédés de traitement de l'eau au point d'utilisation

[Link]

Procédé de traitement destiné à éliminer la dureté de l'eau par échange d'ions. L'eau dure
passe sur un lit de résine cationique, préalablement chargée de sodium (Na), qui échange les
ions calcium ( Ca +2 ) et magnésium ( Mg +2
), responsables de la dureté de l'eau, contre des
ions sodium ( Na+ ) : [6]

12
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

2 R-Na + Ca+2 R2- Ca + 2 Na+


Lorsque la résine est saturée d'ions calcium et magnésium (substitués aux ions sodium) la
régénération de celle-ci se déclenche et se déroule automatiquement selon un processus
d'échange ionique :

R2-Ca + 2 Na+ 2 R-Na + Ca +2

La régénération de la résine saturée s'effectue avec du chlorure de sodium (NaCl)


équivalent au sel de table mais présenté sous forme de pastilles de 15 sur 25 mm.
Les ions sodium se fixent à nouveau sur la résine tandis que les ions calcium et magnésium
sont évacués à l'égout sous forme de chlorure de calcium et de magnésium.
Le cycle se reproduit périodiquement en fonction d'intervalles de durées pré-établies ou du
volume d'eau que l'adoucisseur peut traiter. Un mitigeur permet d'ajuster la dureté de l'eau à la
valeur désirée au point d'utilisation.
I.8.2.Déminéralisation

Procédé de traitement destiné à éliminer tous les sels dissous. La déminéralisation de l'eau
peut être obtenue principalement par trois techniques :
➢ Par passage sur résines échangeuses d'ions (cationique et anionique),
Ce procédé est limité à des eaux relativement faible salinité, jusqu'à 2g par
litre environ, et présente l'inconvénient d'utiliser des produits chimiques
corrosifs: acide et soude, par contre il peut produire des eaux très pures.
➢ Par osmose inverse, procédé applicable sur de grandes variétés de
salinité (jusqu'à l'eau de mer), et dans une très large gamme de débit, de
quelques litres par heure à plusieurs centaines de m3 / h
➢ Par distillation, réservée soit à des applications de laboratoires, soit
industrielle à partir d'eau de mer dans des bouilleurs évaporateurs sous vide
en cascades.
[Link] Inverse

Procédé de séparation par membrane semi - perméable. Ces membranes ne sont


perméables qu’aux liquides et non aux corps dissous (sels minéraux, colloïdes) ou aux
matières en suspension (bactéries, virus, ect..). Une pression (de 3 à 100 bars selon la salinité
de l'eau à traiter) est appliquée à l'eau qui, au contact de la membrane semi- perméable, se
sépare en deux courants :

13
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

• Le perméat (eau épurée) qui passe à travers la membrane,


• Le concentrât, qui s'écoule à l'égout en entraînant l'ensemble des sels et matières
retenues.
I.8.4.Désinfection par ultraviolets

Procédé de désinfection par rayonnement émis par des lampes à vapeur de mercure avec
une longueur d'onde de 256 nanomètres (UVc). La désinfection par ultraviolet n'a pas d'effet
rémanent, c'est-à-dire que son effet désinfectant ne persiste pas. L'eau ainsi purifiée n'a
aucune action purifiante sur son environnement et n'est pas protégée contre une pollution
ultérieure.
Cependant, le principal avantage de ce procédé est de n'apporter aucun additif à l'eau
traitée; il est donc particulièrement adapté à la désinfection des eaux ultra pures. [7]

I.8.5.Désinfection par produits chimiques

Procédé de traitement par dosage, dans l'eau, de produit désinfectant destiné à détruire
(effet biocide) ou à stopper la croissance (effet biostatique) des micro-organismes tels que les
bactéries, les algues, les virus, les levures et moisissures.
Le principal avantage du procédé est la rémanence du traitement, c'est-à-dire que l'eau
ainsi traitée garde dans le temps des propriétés désinfectantes et permet donc, dans une
certaine mesure, d'absorber une contamination ultérieure et de désinfecter les matériaux avec
lesquels elle est en contact.
Les produits utilisés sont classés en deux grandes familles :

A. Les produits oxydants


• Le chlore, disponible sous de multiples formes (pur en gaz liquéfié, en eau de Javel, en
poudre, en pastille, en galet ou encore produit in-situ par électrolyse d'eau salée).
• Le brome, également disponible sous plusieurs présentations.
• L'ozone, à l'état gazeux, toujours produit in-situ à partir de l'oxygène de l'air.
Il faut encore citer, pour certaines applications, le permanganate de potassium, l'iode et l'eau
oxygénée. Les produits oxydants sont principalement utilisés pour l'eau potable et l'eau des
piscines.
B. Les produits non oxydants
Ce sont la plupart produits de la chimie organique qui agissent en bloquant les
mécanismes de reproduction des micro-organismes ou en détruisant leurs membranes. Ils ont

14
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

pour avantage de conserver leur efficacité plus longtemps que les produits oxydants et d'être
moins corrosifs. Les produits non oxydants sont principalement utilisés dans des applications
industrielles.

I.8.6.Dénitratation sur résine

Procédé de traitement destiné à éliminer les nitrates (NO3-) contenus dans l'eau par
échange d'ions. L'eau à traiter passe sur un lit de résine anionique sélective des nitrates. Ces
derniers sont fixés en échange d'ions chlorure (Cl -) :


R-Cl + NO3- R-NO3 + Cl

La régénération de la résine saturée se fait, comme pour l'adoucissement, avec une


solution de chlorure de sodium (saumure), ce qui permet souvent d'associer les deux résines
dans une même enceinte et d'utiliser simultanément l'anion chlorure et le cation sodium de la
saumure. Des précautions doivent être prises pour bien dimensionner l'appareil en fonction de
l'analyse de l'eau car, la sélectivité de la résine n'étant pas absolue, elle retient également
l'anion sulfate. Il y a risque de précipitation du sulfate de calcium durant la régénération si un
certain nombre de précautions nécessaires n'a pas été respecté, en particulier la proportion des
deux types de résine en fonction de la qualité de l'eau à traiter (analyse du TH, des sulfates et
des nitrates) et le choix du moment de la régénération.

I.8.7.Décarbonatation sur résine

Procédé de traitement qui revient, en fait aussi, à un adoucissement partielle de l'eau


par fixation des ions calcium liés aux bicarbonates (dureté temporaire).
L'eau à traiter passe sur un lit de résine cationique faible (carboxylique) qui
échange les ions calcium (Ca +2 ) contre des ions d’hydrogène (H+ ) :

2 R-COOH + Ca +2 (R-COO)2Ca + 2 H+

Ces ions hydrogène réagissent avec les ions bicarbonates pour former de l'eau et du gaz
carbonique éliminé ensuite sur une tour de dégazage :

2 H+ + 2 HCO-3 2 H2 O + 2 CO2

Le TH chute donc à la valeur (TH -TAC) et le TAC chute à [Link] régénération de la

15
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

résine saturée s'effectue avec de l'acide chlorhydrique ou sulfurique. [8]


I.8.8.Décarbonatation à la chaux

La chaux ou hydroxyde de calcium Ca(OH)2 provoque la précipitation des bicarbonates


HCO3-, responsable du TAC de l’eau, en carbonate de calcium (CaCO3 ).

Ca (OH)2 + 2 HCO3- + Ca +2 2H2O + 2CaCO3

Le gaz carbonique équilibrant est également neutralisé, Ce qui entraîne la réduction du TH de


l’eau jusqu' à pratiquement la valeur du TH permanent (TH - TAC), le TAC chute à une
valeur proche de 0 (1 à 3°F en pratique) et le TA se stabilise entre 0.5 et 1.5°F si la chaux est
correctement dosée. Cette opération est réalisée dans une structure en forme d'entonnoir d'où
l'eau épurée déborde par sur verse et du fond de laquelle sont extraits les boues de carbonate
de calcium. La chaux est ajoutée, sous forme de lait de chaux, par pompe doseuse,
proportionnellement au débit et au TAC de l'eau à traiter.

[Link] de l'eau par adjonction de produits chimiques

Le but du conditionnement chimique est de lutter, par adjonction de produits


judicieusement choisis, contre la corrosion ou l'entartrage ou encore contre les
développements biologiques tels que les algues, bactéries, levures et moisissures, dans les
circuits d'eau industrielle ou d'eau destinée à la consommation humaine. Les produits utilisés
sont, dans la plupart des cas, des formulations liquides associant plusieurs composants qui
agissent en synergie ou apportent plusieurs fonctions à la formulation. Parmi ces composants,
on peut citer :
• Les silicates, les phosphates et poly phosphates, utilisés principalement dans les
formulations pour les eaux chaudes sanitaires (E.C.S).
• Les sels de zinc, aux propriétés anticorrosives, utilisés aussi dans les formulations
E.C.S. mais de plus en plus rarement.
• Les polyacrylates et les phosphonates qui sont de puissants anti-tartres et dispersants
utilisés pour le traitement des circuits d'eau industrielle (chaudière, circuit de
refroidissement).
[Link] à sable

Filtration des eaux sur un matériau (sable ou sable plus anthracite dans le cas des filtres
bicouches) de différentes granulométries. On distingue des filtres lents ou filtres ouverts et

16
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

des filtres rapides ou filtres fermés.

• Les filtres lents sont utilisés pour des eaux moyennement et fortement chargées en
matières solides en suspension, l'eau dans ce cas percole par gravité à travers le lit de
sable disposé dans des grands bassins ouverts à l'air libre.
• Les filtres rapides, dont la vitesse de filtration est comprise entre 30 et 70 m/h, sont
utilisés pour des eaux faiblement chargées de matières solides en suspension, l'eau
dans ce cas est envoyé sous pression à travers le lit de sable disposé dans des
réservoirs clos réalisés par chaudronnerie ou en résine armée de fibres de verre. Le
lavage de ces filtres est effectué par inversion du courant d'eau avec éventuellement
injection d'air comprimé et les impuretés sont rejetées à l'égout avec l'eau de lavage.
[Link] à cartouche

Ce type de filtre est constitué d'une enveloppe sous pression contenant une ou plusieurs
cartouches filtrantes destinées à retenir les impuretés. Les finesses de filtration sont variables,
le plus souvent de 5 à 80 microns, selon la texture du matériau qui constitue la cartouche
(papier plissé, feutre, fils bobinés). Les cartouches doivent être remplacées régulièrement, en
fonction de leur état d'encrassement qui fait augmenter la perte de charge.

[Link] à charbon actif

Le charbon actif a le pouvoir de retenir par adsorption (c'est-à-dire en concentrant à sa


surface les substances dissoutes) les molécules organiques qui donnent à l'eau des odeurs et
des saveurs désagréables. Utilisé également comme catalyseur, il permet d'éliminer le chlore
résiduel et les chloramines. Grâce à ces propriétés, les filtres à charbon sont utilisés pour
désodoriser l'eau et supprimer les traces et les goûts de chlore. Le charbon actif se présente
sous forme de poudre ou de grains :
• Sous forme de poudre, il est utilisé dans des cartouches (filtres à cartouches).
• Sous forme de grains, il est utilisé dans des filtres classiques lavables (type filtre à
sable).
Lorsque la limite de capacité d'adsorption est atteinte, la cartouche ou la masse de
charbon actif doit être remplacée, sauf dans le cas de très grosses installations industrielles où
une régénération à la vapeur peut être économiquement envisageable.

17
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

[Link]

Différents problèmes sont rencontrés en présence des eaux minéralisées ou polluées


biologiquement (par nature ou par apport extérieur) conduisant à l’entartrage, la corrosion ou
les proliférations organiques. Plusieurs traitements peuvent être solution de ses problèmes :
traitement chimique, physique ou biologique.

18
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement

Références bibliographiques

[1] Duvivier, L. (1983) Concentration et conditionnement des eaux de surface intérieures


dans les circuits de refroidissement atmosphériques des grandes centrales thermiques » 36émes
Journées internationales du CEBEDEAU, 205-234, Liège. Belgique.
[2] Duvivier. L, (2006). Traitement des eaux de refroidissement, Edition TEC & DOC, Paris.

[3] Berné, F. ; Cordonnier, J. (1991) Traitement des eaux. Epuration des eaux résiduaires de
raffinage, conditionnement des eaux de réfrigération , Edition thecnip. Paris. France

[4] Bekhadouma, A. ; Benali, A. (2014) Amélioration de la qualité d’eau de refroidissement


au sein de CP1/Z. Mémoire de master, Université des Sciences et de la Technologie
Mohamed Boudiaf, Oran. Algérie. .

[5] Daniel, B.L.(2019), Traitement des eaux de refroidissement, Techniques de l'ingénieur


.Editions T.I.

[6] [Link] des eaux de refroidissement.

[7] Germain, L. ; Colas, L. ; Rouquet , J.(1976). Le traitement des eaux. Paris. France

[8] La pratique de l’eau (1994).Traitements de l’eau aux points d’utilisation, comportement


de l’eau dans les installations, origine des désordres et solutions. Paris. France

19
CHAPITRE II

CHAPITRE 2 : ENERGIE HYDROELECTRIQUE

SYSTEM DE REFROIDISSMENT A
SCIMAT
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Introduction

La société des ciments d’AIN-TOUTA (SCIMAT) est une société spécialisée dans la
fabrication, le conditionnement et la commercialisation des ciments et des agrégats. Elle fait
partie de groupe industriel du ciment de l’Algérie. La réalisation de cette dernière a été
confiée au constructeur danois [Link] (Danemark). Elle a été mise en service : 7
septembre 1986.

II.1. Généralité sur la cimenterie de SCIMAT

La société des ciments de Ain -Touta se compose d’une direction générale à Batna et
d’une unité de production à la commune de Tilatou, Daira de Seggana, à 50 Km à l’ouest de
Batna. Elle couvre une superficie de 30 ha.

Figure II.1 : Situation géographique de la cimenterie.

20
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

• Fiche technique de l’unité


Nom de l’unité : Cimonterie de AIN TOUTA.

Nom de produit : ciment CPJ45.

Matières premières utilisées : Calcaire – Argile – Gypse - Minerai de fer – pouzzolane et


Calcaire pur.

Date de mise en service : 28/09/1986.

Nom du constructeur : [Link] Danemark.

Capacité : 1000000 tonnes ciment/an.

Procédé : voie sèche.

Concassage : concasseur à marteaux d’une capacité de 1000t/h.

Broyage : 2 broyeurs à boulets d’une capacité de 140t/h.

Préchauffage : préchauffeur à suspension de farine dans les gaz chauds (à 4 étages de


cyclones).

Cuisson : deux fours rotatifs longs d’une capacité unitaire de 1500t/h.

Combustion : gaz-naturel.

Refroidissement : 9 refroidisseurs à ballonnets.

Broyage ciment : 2 broyeurs à boulets d’une capacité unitaire de 100t/h.

[Link] de ciment
II.2.1. Définition d’un ciment

Le ciment est un liant hydraulique. C’est un matériau anhydre finement broyé qui, par
simple mélange avec l’eau, développe des hydrates dont l’imbrication rigidifie le matériau
granulaire non cohésif de dépat en matériau cohésif présentant des propriétés mécaniques
élevées. D’un point de vue minéralogique, le ciment peut être définie comme un mélange
d’oxyde basique, CaO noté C, et d’oxydes acides ou amphotères comme SiO2, noté S, AL2O3,
noté A, ou Fe2O3, noté F, en notation cimentaire. [1]

21
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Les ciments peuvent être classés en fonction de leur composition et de leur résistance
normale.
II.3. Classification en fonction de leur résistance à la compression

Il existe trois classes principales et trois sous classes noté (R) associées au trois premières
pour désigner des ciments dont les résistances au jeune âge sont élevées. Ces classes sont
notées, classe 32.5, classe 42.5, classe 52.5. Elles doivent respecter les spécifications et
valeurs garanties désignés dans le tableau ci-après.
Tableau II. 1. Classe de ciments normalisés en fonction de leurs résistances à la
compression.
Résistance à la compression (en MPa) selon la norme
Classe des ciments
A 2 jours A 28 jours
Minimum Maximum
32.5 ≤16 ≤32.5 52.5
32.5 R ≤13.5 ≤32.5
42.5 ≤12.5 ≤42.5
62.5
42.5 R ≤20 ≤42.5
52.5 ≤20 ≤52.5
52.5 R ≤30 ≤52.5
[Link] des ciments en fonction de leur composition
Les ciments constitués de clinker et des constituants secondaires sont classés en
fonction de leur composition, en cinq types principaux par les normes NF P15-301 et ENV
197-1. Ils sont notés CEM et numérotés de 1 à 5 en chiffres romains dans leur notation
européenne (la notation française est indiquée entre parenthèse) :
• CEM I: Ciment portland (CPA - dans la notation française),
• CEM II: Ciment portland composé (CPJ),
• EM III: Ciment de haut fourneau (CHF),
• CEM IV: Ciment pouzzolanique (CPZ),
• CEM V: Ciment au laitier et aux cendres (CLC).
Les ciments produits et commercialisés en Algérie sont essentiellement constitués de CPJ
32,5 et 42,5 types les plus demandés et CRS (Ciment résistant aux sulfates) largement utilisé
dans les régions du sud.

22
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Tableau II.2. Désignation des différents types du ciment en fonction de leur composition.

Ciment Ciment Ciment de haut Ciment Ciment au


portland portland Fourneau pouzzolanique laitier et aux
composé s cendres

CPA CEM I CPJ CPJ CHF CHF CHF CPZ CPZC CLC CLC

CEM CEM CEM CEM CEM CEM EM CEM CEM


V/A V/A
II/A II/B III/A III/B III/C IV/A IV/B

Clinker ≥80% ≥65 % ≥35% ≥20 ≥5% ≥65% ≥45% ≥40% ≥20%
(k) ≥95% %

≤94% ≤79% ≤64% ≤19 ≤90% ≤64% ≤64% ≤39%

≤34 %

Laitier (S) 6%≤ 21%≤ ≥36% ≥66 ≥81 ≥18% ≥31%

* Total Total % % * *

≥20% ≤20% ≤65% ≤30% ≤50%

(fumé (fumé ≤80 ≤95

e e de % %

Pouzzolane * de Silice * * * 10%≤ 36%≤ 18%≤ 31%≤


s (Z) silice ≤10% Total Total

≤10% ) Total Total


Cendres
siliceuses * ) * * *

(V) ≤35% ≤55% ≤30% ≤50%

Fumée de * * * * fumée fumée * *


silice (D) ≤10% ≤10%

Cendres
calciques * * * * * * * *

(W)

Schiste * * * * * * * *
(T)

23
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

[Link] types de ciments

✓ Ciments résistants aux sulfates (C.R.S)


Dans ce type de ciment, la proportion des composant principales du ciment sont
telle que : la teneur en C3S ne dépasse pas 50%, celle du C3A, 5% et la somme de C3A et
C4AF doit être supérieur à 22%.
✓ Ciments blancs

Ces ciments sont obtenus à partir des matières premières contenant le moins
possible d’oxydes colorants (oxyde de fer, de manganèse, de chrome, de titane et autre trace).
Dans ce type ciment, plus fragile que le gris car il doit rester immaculé, un refroidisseur
rotatif est inséré entre le four rotatif et le refroidisseur a grilles. Il s'agit d'un cylindre
légèrement incliné qui tourne sur lui-même et à l'intérieur duquel de l'eau est pulvérisée à
l'aide de multiples buses.
✓ Ciments colorés

Ces ciments sont obtenus par addition au clinker blanc des colorants minéraux
résistants à la lumière et aux alcalis au cours du broyage. On peut citer le bleu outre de mer,
l’oxyde de chrome, le noir de fumée, etc.
✓ Ciments alumineux
Le ciment alumineux est un liant hydraulique prompt obtenu par la cuisson d’un
mélange de bauxite et chaux. Ces ciments sont fabriqués sans ajouts ou parfois en quantité
très limitées, 2% au maximum pour améliorer certaines de leurs propriétés. Ils sont utilisés
pour les travaux nécessitant l’obtention, dans un délai très court, des résistances mécaniques
élevés (poutre et linteaux pour bâtiment, sols industriels, etc.).
✓ Ciments à maçonner

Ce type de ciment contient en proportions moindres les mêmes éléments actifs que
le ciment portland artificiel (CPA). Ces propriétés et son comportement dans les milieux
courants sont analogues à ce dernier, mais ces résistance sont moins élevées que celle du CPA
normalisé.
[Link] des catégories principales du ciment
− Le ciment portland CEM I (CPA)

Il est utilisé pour tous travaux en béton armé ou précontraint, coulés sur place ou en
préfabriqués. Ils permettent un décoffrage et une mise en service rapide. Ce dernier représente
33% de la consommation totale du ciment.

24
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

-Le ciment portland composé CEM II (CPJ)


Son utilisation le plus fréquent est dans tous les travaux de maçonneries, le béton
d’ouvrages courant en élévation, le dallage. Il représente 53% de la consommation totale du
ciment.
-Le ciment des hauts-fourneaux CEM III (CHF)
Ils sont employés pour les ouvrages situé en milieux agressifs, travaux souterrains,
ouvrage pour eau usée ou industrielle, travaux de mer (port, barrage etc.).
-Le ciment pouzzolaniques CEM IV (CPZ)
Utilisations similaires à CEM III.
-Le ciment au laitier et aux cendres CEM V (CLC)
Utilisations similaires à CEM III.
II.7. Procédés de fabrication de ciment

Il existe quatre procédés de fabrication de ciment comme c'est illustré dans la figure
suivante :
1. Fabrication du ciment par voie humide (la plus ancienne).

2. Fabrication du ciment par voie semi humide (en partant de la voie humide).

3. Fabrication du ciment par voie sèche (la plus utilisée en Europe).


4. Fabrication du ciment par voie semi sèche (en partant de la voie sèche). Le
choix du procédé à utiliser dépend largement de l’état des matières premières : sèches
ou humides.

25
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Figure II.2 : Les différentes voies de fabrication du ciment

[Link] par voie humide

Ce procédé est le plus ancien et le plus simple, mais aussi le plus gourmand en énergie
nécessaire pour l’évaporation de l’excédent d’eau. Les matières premières (dont la teneur en
humidité est souvent élevée) sont délayées juste après le concassage et broyées finement avec
l’eau de façon à constituer une pâte assez liquide (30 à 40% d’eau) pouvant être pompée. La
pâte est ensuite stockée dans de grands bassins ou cuves, ou elle est continuellement malaxée
et homogénéisée, ce mélange est appelé Cru. Des analyses chimiques permettent de contrôler
et corriger la composition de cette pâte avant la cuisson. La pâte est introduite directement
dans le four tournant ou peut passer auparavant dans un sécheur.

26
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

[Link] par voie semi-humide

Dans ce procédé, la pâte fluide obtenue par la voie humide est débarrassée de son eau
par des filtres presses (teneur en eau 18 à 20%) et ensuite extrudée sous forme de bâtonnets de
2 cm de diamètre introduits dans un pré chauffeur à grilles avant de l’introduire au four
comme pour la voie semi sèche. La technologie du préchauffage à grille peut être plus connue
sous le nom de four LEPOL inventée en 1928. Ou dans d’autres cas, les bâtonnets sont séchés
et réduits en poudre (farine) et introduits dans la tour à cyclones [2].
[Link] par voie sèche

Dans le procédé par voie sèche, le mélange des matières premières est concassé dans
un concasseur-sécheur où la matière rencontre les chauds provenant d’un générateur de gaz
chauds à contre-courant cédant ainsi leur chaleur à la matière.
Cette matière est envoyée dans un broyeur chauffé par les gaz provenant du GGC,
puis passe dans un séparateur chauffé où il y a séparation des grosses particules des fines. Les
grosses particules reviennent dans le broyeur. Les fines constituant le produit fini qu’on
appelle farine avec un taux d’humidité ne dépassant pas 0,5% sont envoyées dans des silos
d’homogénéisation où elles seront homogénéisées avec de l’air. Cette matière homogène est
envoyée dans un four à préchauffeur à cyclones.
[Link] par voie semi-sèche

Dans ce procédé, la poudre (obtenue par voie sèche) est humidifiée et agglomérée
sous forme de granulés qui sont introduits dans une installation de cuisson comprenant, une
grille de décarbonatation et un four rotatif. La farine est granulée sur une assiette de
granulation un disque incliné à 30% tourne à une vitesse contrôlée. Le poids des granules
permet ceux-ci de ne pas être emportés par le flux d’air, ce qui se passerait si l’on se servait
de farine [2].

27
[Link] des différentes voies de fabrication

Tableau II.3. Les différentes voies de fabrication

Processus Avantages Inconvénients Sec


Sec : four à préchauffeur -utilisation des fumées pure le - exige des équipements de mélange
séchage du cru et d’homogénéisation plus
0,5 à 1% d’humidité -basse consommation calorifique - sophistiqués
consommation calorifique 3000 four cour
à 4000 Kj/Kg de kk selon le
type de préchauffeur
Semi-sec : Granules avec 10 à - four court - processus
15% d’eau Consommation - peu de poussière - additionnel granulation
calorifique 3500 Kj/Kg De kk - bonne granulométrie du - addition d’eau
clinker basse consommation - consommation clore. Elevée
calorifique
Humide : Pâte avec 30 à 40% - homogénéisation facile - four long.
- forte consommation d’énergie pour
d’eau
l’évaporation de l’eau
Consommation clore. 5000 à
- consommation d’eau
6000 Kj/Kg de kk
production de poussière de four

Semi humide - homogénéisation facile - matériau doit avoir bonne


- four court aptitude à la filtration
- consommation clore. Réduite - consommât. énergie plus forte
- peu de poussière bonne que voie sèche
granulation du clinker - processus additionnel
filtrage, séchage gâteaux de
pâte filtrée

28
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Figure II.3 : Processus de fabrication de ciment

La cimenterie possède une concession d’exploitation des carrières calcaire et argile. En ce


qui concerne les autres matières premières et ajouts, les sources d’approvisionnement sont les
suivantes

• Le sable : l’usine s’approvisionnait de la carrière de TEBESSA.


• Le fer : l’approvisionnement s’effectue à SOMIFER TEBESSA
• Le gypse provient de la carrière les LACS
• Le gaz naturel est acheminé par pipe à partir des stations de pré détente et détente de la
Sonelgaz
• La sacherie provient du marché national
• Le boulet provient de l’étranger et de ALFET Tiaret
• Les produits réfractaires (briques et bétons) sont importés de l’étranger

29
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

II.9. Extraction et la préparation des matières premières


C. Carrière
Le gisement de calcaire est situé dans la zone du DJEBEL TILATOU, le long de la route
RN 28 AIN-TOUTA – BARIKA à environs de 15Km l’ouest d’AIN-TOUTA et de 50Km de
BATNA. Le gisement d'argile est situé en plaine au Nord immédiat de la route à 2Km du
gisement de calcaire. (figure II.3)

Figure II.4 : Situation géographique du gisement de AIN -TOUTA


✓ Exploitation de carrière

La cimenterie dispose d’un gisement de calcaire et d’argile se trouvant à une distante


de 2 Km de l’usine L’exploitation se fait à ciel ouvert et par gradins de 14 à 15 m de hauteur.
L’extraction des matières premières (calcaire) s’effectue en trois étapes :
❖ Foration : cette opération se fait par un maillage de 2 X 2.
❖ Abattage : après foration, on procède à un bourrage des trous par l’explosif,
puis la mise à feu s’effectue par un micro retardataire
❖ L’extraction des argiles s’effectuera par ripage au bulldozer .

❖ Chargement : Aprés l’abattage le calcaire et ripage d’argile, la matière est


chargé et transporté vers le concasseur en utilisant les dumpers pour le transport du
calcaire et les camions à benne pour le transport de l’argile. La cimenterie d’Ain-Touta
dispose de deux concasseurs 120 et 160 o Concasseur à marteau 120 de capacité nominale
1000 t/h pour le mélange (calcaire et argile) et 500 t/h pour les ajouts ; Concasseur ajouts
(le minerai de fer, le gypse et la pouzzolane) à marteau 160 de capacité nominale 100 t/h ;

30
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

B. Concassage
Les matières première extraites des carrières peuvent atteindre des dimensions allant
jusqu’à 2 m, elles doivent être réduites jusqu’à 1m, elles doivent être réduites jusqu’à 25mm-
30 mm à l’aide d’un concasseur à marteau.
✓ Concasseur à marteaux type EV

Le concasseur à marteaux est le plus grand de la gamme des concasseurs F L s il est


livrée comme un concasseur a un « étage d’un débit de 1300 t/h, mais il est capable de débiter
encore plus s’il est utilisé comme concasseur primaire suivi d’un autre de concassage.
Le concasseur est équipé d’un cylindre absorbant les chocs, immédiatement après l’entrée, et
un épais tapis de lourdes chaînes qui empêchent les morceaux de pierre de rebondir de
l’entrée.
Tout comme les autres types, le concasseur EV est indiqué pour le concassage de matières
dures, non abrasives et non colmatâtes, surtout le calcaire, mais il n’est pas aussi sensible à
l’humidité et au colmatage de matières à l’alimentation.
Le concasseur EV travaille avec un seul ensemble de rotors. La grille d’entrée n’est pas
nécessaire comme dans tous les autres concasseurs. La grille de sortie de ce concasseur est
construite d’une seule pièce, amovible, constituée de barres de grille montées entre deux
longerons, la grille peut être serrée contre le rotor pour compenser l’usure. [3]

Figure II.5 : Schéma du concasseur à marteaux

31
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Tableau II.4 : Caractéristiques d’un concasseur à marteau de type EV.

Paramètres Les valeurs

Concasseur à marteau de type EV

PUISSANCE DU MOTEUR 1700 KW

Débit moyen 1000 et 1300 t/h avec 6% d’humidité

Granulométrie maximale 5% supérieur à 25 mm

Vitesse du moteur 996 tour/min

Vitesse du marteau 267 tour/min

L’ouverture nominale au fond diagonale 1.5m

L’ouverture maximale 3000*3300 mm

Notons qu’il y a un autre concassage pour les ajouts (minerai de fer, pouzzolane) par un
concasseur d’ajout. Les roches sont échantillonnées en continu pour déterminer la quantité
des différents ajouts nécessaires (oxyde de fer, alumine et silice). Le mélange est ensuite
réalisé dans un hall de préhomogénéisation.
C. Préhomogénéisation (Stocks de matière et homogénéisation)
Pour que la production de la cimenterie puisse continuer sans interruption malgré l’arrêt
d’un maillon de la chaîne, des stocks de secours de matières premières, des exigences sévères
sont imposées quant à l'homogénéité des matières premières dont les modules doivent rester
constants pour obtenir une qualité uniforme de clinker, le stockage est combiné avec un
processus d'homogénéisation qui permet de mélanger une matière hétérogène dans un stock
par l'alternance de la mise au stock et de la reprise.
L'homogénéité des matières est évaluée sur la base de son paramètre le plus important,
dans le cas du calcaire, sa teneur en CaCO3. A l'homogénéisation, les variations autour de la
moyenne entre la teneur de la matière avant homogénéisation et celle après homogénéisation
sont réduites. Cette réduction appelée efficacité d'homogénéisation, est exprimée statiquement
comme le rapport de diffusion entre la matière avant homogénéisation et après
homogénéisation.

32
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

On distingue les stocks hippodromes et les stocks polaires. Dans les premiers on
travaille avec deux tas alignés ou parallèles, la matière est déversée dans l’un et reprise de
l'autre.

Figure II.6 : Abatage, concassage et stockage.


[Link] de ciment

La fabrication du ciment comprend trois étapes :


• Broyage de cru.
• La cuisson.
• Broyage du ciment.
• Refroidissement du ciment

33
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

[Link] de cru

Figure II. 7 : Broyeur à boulet

La matière, après incorporation du sable et du minerai de fer est ensuite acheminée


vers l’atelier de broyage cru (02 broyeurs) d’une capacité de 140 t/h par broyeur
Dans l’atelier du broyage cru (04) trémies d’alimentation des broyeurs sont prévus cette
dernière sont alimentées par des transporteurs à partir des halls d’homogénéisation par
l’intermédiaire d’un pont gratteur pour le calcaire argile et un gratteur portique pour le
calcaire pur et les minerai de fer les trémies sont montées sur des paliers basculants et chaque
trémie est équipée de 2 lignes d’extraction et de pesage à tablier métallique et chaque ligne
alimente un broyeur à travers un transporteur à bandes .
Pour la séparation de la farine crue 2 séparateurs sont prévus pour deux chaines
productives.
• Le séparateur
Le séparateur comprend une chambre de séparation avec un plateau de diffusion
rotatif et une descente conique pour recueillir le gros (la matière recyclée). L'alimentation du
séparateur est guidée vers le bas sur le plateau de diffusion rotatif et dans un courant d'air
circulant à l'intérieur produit par le plateau. Les grosses fractions Retournent aux broyeurs et
les fines passent à travers des cyclones puis transportées par des aéroglisseurs et air-lifts vers
les silos d’homogénéisation.

34
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

• Homogénéisation de farine crue


Lors du remplissage du silo, la matière est déposée en couches de composition
variante. Il faut la mélanger durant l'extraction de manière à obtenir une matière homogène,
Beaucoup de systèmes ont été développés pour l'homogénéisation de farine crue, Le système
de silos pour la farine crue utilise 2 jeux de silos l'un au-dessus de l'autre, dont les supérieurs
sont des silos de mélange et les inférieurs des silos de stockage.
• L’air de d’épart du broyeur: est dépoussiéré dans les cyclones et nettoyé
définitivement dans le filtre de four.
La farine crue sortante est stockée dans deux silos homogénéisation d’une
capacité de 2 x 8000 tonnes. La composition pondérale de cru (humide) est
approximativement:

• CaCO3 : 80%
• Argile : 17%
• Sable : 2%
• Fer : 1%
L’ensemble des matières est repris par grattage pour être acheminée dans des trémies de stock
tampon, ces derniers sont menus de bandes doseuses.

[Link]

A la sortie du silo d’homogénéisation, la farine sera acheminée vers la tour de


préchauffage à 04 étages de cyclones (capacité 3000 t/ jour), la farine crue rencontre les gaz
chauds sortant du four. Ces mêmes gaz sont refoules dans une tour de conditionnement puis
aspirés par un ventilateur a travers un filtre électrostatique qui récupère les poussières.

La farine crue quitte le système à une température aux environs de 300 à 350°C.
Durant son déplacement dans le four à contre courant des gaz chauds, la matière première
subit des réactions chimiques. Le four est subdivisé en quatre zones comme suit :

• Zone de déshydratation 100°C-450°C


→ (440°C décarbonatation eau de constitution des argiles)
• Zone de décarbonatation du 500°C- 1200°C
→ 500°C décarbonatation du MgCO3 en Mg O + CO2
→ 900°C décarbonatation du CaCO3 en CaO+ CO2
→ 950-1200°C formations du C2

35
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

• Zone de clinkerisation 1000°C-1450°C


→ 1200-1250°C formations du C3A et C4 AF
→ Vers 1300°C du premier liquide
→ Vers 1450°C formation C3S avec disparition progressive de la chaux libre

Figure II.8 : fours


Le clincker produit à une température allant jusqu’à 1400°C est refroidit par des
refroidisseurs à ballonnets.

FigureII.9 : les ballonnets de refroidissement de clinker

36
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Les procédures de refroidissement après cuisson jouent un rôle important sur la forme
et la réactivité des constituants du clinker. Le refroidissement s’effectue en deux étapes :
quand la température de cuisson atteint 1450°C, le clinker est refroidi dans le four rotatif
jusqu'à 1200 à 1300°C ; La deuxième étape se produit dans le refroidisseur à une très basse
température afin de figer les différentes phases du produit obtenu et neutraliser leur
décomposition, ainsi empêcher entre autres la cristallisation du MgO en périclase. En cuisson
du ciment, on s’efforce par un refroidissement rapide de maintenir autant que possible l’état
du clinker à la température maximale pour garantir des teneurs élevées en C3S avec une
structure cristalline correspondante à une meilleure activité pendant l’hydratation. Le
processus de cristallisation et de solidification, au cours de la fabrication industrielle du
clinker, dépend essentiellement de la composition chimique du produit de cuisson et de la
vitesse de refroidissement. La possibilité de former des germes et la vitesse de
cristallisation diminuent pendant le refroidissement en parallèle avec l’augmentation de la
viscosité, l’état amorphe peut donc se maintenir. Les matières riches en silice se solidifient à

l’état vitreux, ce qui est du à l’assemblage des éléments (SiO44-) pendant le refroidissement,
en formant un réseau avec des ponts d’oxygènes. Par conséquent la viscosité augmente
fortement de sorte qu’un réseau cristallin ne peut plus s’ordonner. Par contre, les silicates
fondus riches en chaux ne présentent pas cette augmentation progressive de la viscosité lors
du refroidissement. Ils se cristallisent presque toujours parce que CaO, Na2O, K2O agissent
comme de véritables formateurs du réseau. C’est la raison pour laquelle les aluminates et les
aluminoferrites fondus, riche en chaux, cristallisent malgré un refroidissement rapide. [4]

II.9.3. Broyage du ciment


Le clinker doit être à son tour broyé très finement. Ce broyage s’effectue dans des
broyeurs à boulets. Les corps broyant sont constitués de boulets d’acier qui, par choc, font
éclater les grains de clinker et amènent progressivement le ciment à l’état de fine farine, A la
sortie du broyeur, un cyclone sépare les éléments suffisamment fins des autres qui sont
renvoyés à l’entrée du broyeur. C’est également lors du broyage que l’on ajoute au clinker le
gypse (3 à 5%) indispensable à la régulation de prise du ciment. On obtient alors le ciment
« Portland »Les ciments "à ajouts" sont obtenus par l’addition au clinker,
Le clinker est acheminé vers des trémies de stockage et les ajouts sont repris du stock
par un gratteur portique du hall est acheminés par l’intermédiaire de transporteur à bande vers

37
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

les trimés de stockage et d’alimentation des broyeurs, le ciment est transporté par un élévateur
et des aéroglisseurs vers les séparateurs dynamiques. La température du ciment à la sortie
doit être entre 115 et 125° C.
Les grosses particules reviennent au broyeur et les fines passent vers les cyclones, puis
envoyées de stockage à l’aide d’une pompe à flux.
II.9.4. Refroidissement du ciment

Le refroidisseur de ciment est un réservoir d'acier vertical à l'intérieur duquel tourne


une hélice à proximité immédiate de sa paroi intérieure. Le ciment chaud venant du broyeur,
est dirigé sur le fond du refroidisseur et s'élève le long de la paroi par la rotation de la vis du
réservoir pendant que l'eau froide ruisselle à l'extérieur de la paroi. Ainsi, lorsque le ciment
quitte le refroidisseur par le haut, il est refroidi à 60-70°C, La température du ciment après le
refroidisseur dépend de la quantité d'eau de refroidissement

• Le stockage dans cinq silos de capacité (5fois 8000t) dans chacun deux voies ferrées et trois
routes.
• La récupération des fines particules en suspension dans l’air est réalisée grâce à un filtre à
manche, ces derniers étant dé colmatées à intervalles réguliers par des jets d’air comprimé.
II.9.5. Expédition

• Dans l’atelier d’expédition route, il existe deux lignes pour le vrac et quatre lignes
pour le sac équipés de 4 machines d’ensachage à 4 becs chacune.
• Le ciment est expédié soit en vrac soit en sacs. Le ciment en vrac est transporté sur des
camions – citernes spéciaux, bennes de chemin de fer.

• Les camions citernes ou les bennes de chemin de fer roulent directement sous le silo et
le ciment est rempli par le fond du silo.
• Toutes les machines de l’atelier d’ensachage peuvent être conçues pour la commande
à distance à partir d’un tableau de commande et de contrôle. Les installations de
dépoussiérage des silos se trouvent à leur sommet.
II.10. Système de refroidissement

Au niveau des broyeurs un système de refroidissement échangeur de chaleur est prévu


pour le refroidissement de l’huile moteur et un deuxième échangeur de chaleur au niveau du
symetro pour refroidir aussi l’huile. Un autre système de refroidissement par injection pour

38
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

refroidir les paliers du four et le même système de refroidissement par injection pour refroidir
le ciment à l’intérieur du broyeur.

II.10.1. Circuit de refroidissement

A la cimenterie Ain-Touta le type de circuit rencontré est celui fermé, l’eau de


refroidissement tourne en circuit intégralement fermé qui assure le refroidissement des
équipements tel que le four, le broyeur crue broyeur ciment, compresseurs. Une fois ayant
refroidi ces derniers, l’eau est récupérée dans les postes de pompage ainsi retourne vers la tour
ou elle subit un refroidissement.

[Link] palier four rotatif

Les fours à système de refroidissement fermé ont un dispositif de refroidissement des


rouleaux porteurs.

• Le refroidissement du palier
Se fait en continu, à l’eau. Il est nécessaire pour éviter le réchauffement de l’huile qui
perdrait son pouvoir lubrifiant à hautes température .L ‘eau de refroidissement est amenée aux
paliers des galets porteurs par une conduit commune d’où partent des tuyaux piqués longeant
chaque massif.

Le tuyau piqué est raccordé par des branchements à chaque palier de galet porteur
dont les chambres à eau sont traversées par le fluide. Asa sortie du palier, l’eau est acheminée
par un tuyau d’écoulement ouvert (15) jusqu’ a l’auge (16) dans la semelle de palier et de là,
elle passe en un flot continu à une trémie d’épuisement commune à tous les supports. le
niveau d’eau dans l’auge(16) peut être réglé à l’aide du tuyau (17) normalement, il doit être si
bas que le galet porteur ne vienne pas en contact avec le fluide.

• Le volume d’eau de refroidissement


A chaque palies, se règle à l’aide du robinet de régulation. Le robinet de passage est
à 3 lumières en T, tournant et ouverture de désaérage. Lorsque ce robinet est fermé, les
chambres à eau des paliers se trouvent en liaison avec l’atmosphère par ce robinet .le tuyau
d’épuisement, dont l’embouchure se trouve à un niveau plus bas que le fond ces chambres,
fait fonction de siphon et les vide de leur eau. Elles doivent être vidées a risque de gel, pour
que le tuyau d’écoulement joue le rôle de siphon, il faut que sa section transversale soit

39
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

remplie d’eau, c’est-à-dire qu’avant de couper le vidage, il faut que l’admission d’eau de
refroidissement soit entièrement ouverte.

• Température de sortie de l’eau de refroidissement


Ne doit pas dépasser celle d’entrée de plus de 10°C , dans le tuyau d’épuisement. On
évite ainsi que la température d’huile, qui est difficilement mesurable, ne s’élève trop.

La température du ciment à sa sortie de broyeur doit être au niveau de 120° C env. Le


ciment est refroidi à l’intérieur du broyeur par injection d’eau. Souvent le refroidissement à
l’eau n’est pas nécessaire, mais il s’impose pour les gros broyeurs alimentés en clinker à plus
de 90° C, où la température du ciment peut être si élevée qu’un refroidissement à l’eau dans
l’entrée s’impose. L’injection d’eau se fait simplement par atomisation, l’eau étant mélangée
à l’air avant l’injection. La tube d’injection peut étre introduit directement dans l’entrée mais
la sortie des broyeurs à attaque centrale, l’eau de refroidissement doit entrer par presse-
étoupe.

La quantité d’eau injectée est régulée automatiquement de telle sorte que les
températures à la cloison et à la sortie restent constantes à un niveau référence règle d’avance.

Le broyeur n’exige pas d’air, ni pour le refroidissement, ni pour le séchage, mais il


faut qu’il y ait peu de tirage d’air à travers pour évacuer les vapeurs d’eau. Cet air saturé de
vapeur est aspiré par le ventilateur de filtre dans l’éléctrofiltre, dans lequel la poussière est
captée.

II.11. Diagnostic de circuits de refroidissement à SCIMAT


Comme tous les circuits de refroidissement, celui de SCIMAT est affecté par les
phénomènes de la corrosion et de l’entartrage ainsi que les proliférations biologiques. Ces
phénomènes sont généralement résolus par l’addition des produits anticorrosion, antitartrage
qui sont TRASAR 3DT149 , l’acide sulfurique. Le TRASAR 3DT149 empêche la formation
de dépôts de carbonate de calcium et/ou de sulfate.
Excellent dispersant pour le phosphate de calcium et les oxydes de fer. Résistant à la
dégradation à haute température, aux longs temps de séjour et à la présence de biocides
oxydants dans le système.
Aide à maintenir un transfert de chaleur et une efficacité du système optimaux.
Surveillance des performances en temps réel et gestion des urgences avec la technologie 3D
TRASAR. Faisceau de tubes et durée de vie de l'équipement plus longs en raison de la

40
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

corrosion réduite des surfaces. On a détecté des fuites au niveau des conduites de la station
On a également détecté l’absence des bassins de secours et l’absence de nettoyage des bassins
existants.
[Link]

Au cours de ce chapitre, nous avons présenté la cimenterie Ain-Touta et donnez


brièvement le processus de fabrication du ciment, ainsi que le circuit de refroidissement de
cette entreprise. Il apparaît que le système de refroidissement souffre de quelques problèmes à
savoir la corrosion et l’entartrage qui se manifestent en raison de la qualité des eaux
d’alimentation.

41
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT

Références bibliographiques

[1] Composition spécifications et critères de conformité de ciment courants, Cimentpartie1,


NF EN 197-1 (P15-101-1).

[2] Rompaey, (2006) Etude de la réactivité des ciments riches en laitier, à basse température
et à temps court, sans ajout chloré, 372 pp, ULB, Bruxelles.

[3] A. Govin,(2004) Aspects physico -chimique de l'interaction bois-ciment modification de


l'hydratation du ciment par le bois , Thèse de doctorat ,Université de Limoges .France

[4] Phoummavong V, (2006) Matériaux de construction, cours en ligne du campus numérique


francophone de Vientiane.
[5] Charef , F. ; Laib , K ,(2019) . Etude et évaluation des impacts environnementaux liés à la
fabrication du ciment cas de la cimenterie Ain –Touta-Batna, Mémoire de master, Université
Batna. Algérie

42
CHAPITRE III

CHAPITRE 2 : ENERGIE HYDROELECTRIQUE

ETUDE DE QUALITY DES EAUX DE


REFROIDISSEMENT
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

Introduction

En plus du fait qu’elle refroidit l’unité en fonctionnement, l’eau en circulation peut


aussi générer des actions : produire du tarte, corroder les échangeurs de chaleur, les
revêtements intérieurs, les pompes, les vannes, etc, attaquer les matériaux de construction de
la tour de refroidissement. Elle peut fournir un milieu favorable à la croissance de micro-
organismes, générer des aérosols contenant des bactéries de type légionnelles et contribuer
aux problèmes de pollution. Pour minimiser ses phénomènes, il est impératif de traiter les
eaux destinées d’alimenter le circuit de refroidissement.
II.1. Les différents types des eaux aux niveaux de la société
III.1.1. Les eaux brutes
C'est l'eau de l'environnement qui n'a pas été traitée et qui n'a éliminé aucun de ses
minéraux, ions, particules, bactéries ou parasites. L'eau brute comprend l'eau de pluie, les
eaux souterraines, l'eau des puits d'infiltration et l'eau des corps tels que les lacs et les rivières.
L'eau brute est généralement considérée comme impropre à la consommation humaine
en raison de la présence de polluants. Un problème de santé majeur dans certains pays en
développement est l'utilisation de l'eau brute pour boire et cuisiner.
Les industries de la construction peuvent utiliser de l'eau brute pour fabriquer du
ciment ou desserrer les routes non goudronnées pour empêcher la poussière de monter. L'eau
brute peut également être utilisée pour la chasse d'eau des toilettes et le lavage des voitures,
ainsi que pour tout autre usage qui ne nécessite pas de consommation humaine. L'eau sous
cette forme est considérée comme brute, par opposition à l'eau qui a été traitée avant la
consommation, comme l'eau potable ou l'eau qui a été utilisée dans un processus industriel,
comme les eaux usées.
III.1.2. Les eaux traitées
Traitement de l'eau, un terme pour décrire les processus qui ont lieu pour rendre
l'eau, après avoir été traitée, adaptée à un usage spécifique. Cela comprend son utilisation
comme eau potable, ainsi que dans des utilisations industrielles, médicinales et autres.
En général, le but principal du traitement de l'eau est d'éliminer ou de réduire tout
plancton ou polluants afin que l'eau soit adaptée à son objectif.
L'installation à pour le but de relever les eaux brutes en provenance d'eau de forage
pour alimenter une osmose inverse créant l'eau d'appoint et le réservoir d'eau procédé. L'eau
de procédé est distribuée sur les points de consommation. L'eau d'appoint est transférée vers
les deux circuits de refroidissement. Un circuit sur le broyage cru et ligne cuisson et l'autre sur

43
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

le broyage ciment. Chaque circuit est équipé d'une tour de refroidissement, d'une filtration
partielle et d'un conditionnement des eaux.

[Link] de traitement des eaux


La station de traitement des eaux est conçue pour le traitement basé sur une filtration,
chloration et d’une réduction des nitrates pour l’eau destinée à la consommation (Eau potable)
et une filtration, adoucissement d’eau brute pour l’eau industrielle, l’eau chaude est récupérée
pour un refroidissement dans une tour de refroidissement par évaporation.
L'eau industrielle est obtenue à partir des prélèvements de la fosse au niveau des eaux
souterraines près de la cimenterie, et est préalablement stockée dans le réservoir L qui fournit
une capacité de 2000 m3 et un débit de 50 m3 / h.
A la sortie du réservoir se trouvent trois (3) pompes K8, K9, K10 dont K8 destinées à
alimenter le circuit incendie en eau brute. K9, k10 pompe 50m3 / heure d'eau pour filtre à
charbon actif.
Il existe également un réservoir d'eau sous pression avec un réservoir de stockage d'air qui
sert à extraire l'eau du réservoir. La pression démarre et arrête les pompes à eau industrielles.
L'eau recyclée est refroidie par une tour de refroidissement de 150m3 / h située au-dessus du
réservoir d'eau industrielle, équipée de deux ventilateurs (K20, K21) qui réduit la température
de l'eau recyclée. Cette dernière est partagée en nid d'abeille pour faciliter le refroidissement,
et la température d'entrée est de 55 ° C et 35 ° C en sortie.

44
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

Figure III.1 : Schéma de la station de traitement des eaux.

45
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

Figure III.2 : Schéma de la station de traitement des eaux de l’usine.


III.3. Circuit de refroidissement
A la cimenterie Ain-Touta le type de circuit rencontré est celui fermé, l’eau de
refroidissement tourne en circuit intégralement fermé qui assure le refroidissement des
équipements tel que le four, le broyeur crue broyeur ciment, compresseurs. Une fois ayant
refroidi ces derniers, l’eau est récupérée dans les postes de pompage P1, P2et P3 ainsi
retourne vers la tour ou elle subit un refroidissement.

46
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

Figure III.3 : Schéma de circuit de refroidissement


III.4. Qualité des eaux destinées à l’alimentation de circuit de refroidissement
Les eaux qui alimentent les circuits de SCIMAT, sont les eaux de forage L1 et L2
existant à l’extérieur de l’entreprise à 3 Km. Les analyses physico-chimiques ont été
effectuées au niveau du laboratoire. Ces analyses ont été réalisées afin de démontrer la qualité
physico-chimique de ces eaux et en déduire leur impact sur le circuit de refroidissement.
Caractéristiques puit1 puit2 Station de pompage eaux de refroidissement
Chlore résiduel / / / /
pH 6.9 6.77 7.22 7.37
température 16.3 17.0 15.7 17.4
conductivité 770 844 839 829
TDS 340 373 371 366
Salinité 0.3 0.3 0.3 0.3
turbidité 9.390 1.160 0.750 0.968
Oxygène dissous 4.1 5.0 3.3 3.7
Ammonium 0.070 0.000 0.000 0.000
Nitrites 0.000 0.000 0.000 0.000
Nitrates 1.77 4.25 6.25 6.51
Orthophosphates 0.000 0.000 0.000 0.000
Fe2+ 0.000 0.000 0.001 0.000
Mat .organique 1.67 1.67 1.00 15.67
Co 2 libre / / / /
Calcium 88.18 96.19 100.20 72.14

47
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

Magnésium 97.96 100.95 79.95 98.46


Dureté 48.00 50.00 42.00 46.60
Chlorure 163.30 184.60 163.30 156.20
TA 0.000 0.000 0.000 0.000
TAC 26.00 26.90 26.20 20.50
Bicarbonates 317.20 328.18 319.64 250.10
Sulfate 90.84 192.76 202.44 209.84
Sodium 44.35 46.58 52.62 47.92
Potassium 8.500 3.150 3.260 2.900
L’eau utilisée comme fluide de refroidissement occasionne souvent des problèmes
considérables de corrosion dans les circuits de refroidissement. Les exigences en matière de
qualité requises pour l’eau de refroidissement sont souvent de type contradictoire et en
conséquence, différentes les unes des autres.
Aspect : si possible, incolore, clair et sans dépôt
Valeur pH : 7 à 8,5
Conductivité : < 3000 μS/cm = 300 mS/m
Dureté totale : < 60 ° dH après adoucissement : < 20° dH
Dureté carbonatée : < 4 ° dH (<0,7 mol/m3)
Salinité totale : < 1800 mg/l
Gaz carboniques agressifs : 0 mg/l
Calcium : > 20 mg/l
Fer : < 0,1 mg/l
Chlorure : < 250 mg/l
Sulfate : < 600 mg/l
Nombre des germes : <10.000 UFC/ml
Légionnelles : <100 UFC/100 ml

• La valeur de pH des eaux de forage et des eaux de refroidissement, est conforme à la norme.
Le pH des eaux est faiblement alcalin.

• Les valeurs de conductivité des eaux de forage et des eaux de refroidissement sont
supérieures à la norme tolérante.
• Les teneurs en chlorures sont à la norme pour les eaux de forage et de refroidissement.
• Concernant les teneurs en sulfates, elles sont conformes à la norme pour les eaux de forage
et de refroidissement.
• Les teneurs en calcium pour les eaux de forage, sont supérieures à la norme ;
• La valeur la dureté des eaux de refroidissement dépasse les normes ;

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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

D’après les résultats d’analyses obtenues, nous pouvons conclure que les eaux de
forage et celles de refroidissement sont de qualité moins bonne en raison des valeurs de la
dureté et l’alcalinité et les teneurs en élément en calcium, sulfate et chlorure. Cette qualité
peut provoquer les dépôts sous forme de sulfate de calcium, sulfate de magnésium, chlorure
de calcium ou chlorure de magnésium.
III.5. Problèmes détectés au niveau du circuit de refroidissement
Le diagnostic du circuit de refroidissement de l’unité a permis de détecter les
problèmes suivants :
[Link]èmes de corrosion, entartrage et prolifération biologique
Les conditions qui règnent dans les systèmes de refroidissement sont favorables au
développement de microorganismes, pH assez voisin de la neutralité, température tropicale,
abondance des sels minéraux et de composés organiques servant de nutriments et lumière
pouvant couvrir les besoins pour la photosynthèse dans les tours. La même chose pour
l’entartrage, quand les conditions de dépôts existent, les tartres se forment facilement.
Les sels produisant les tartres le plus souvent dans les eaux de refroidissement sont la
silice, le sulfate de calcium, le phosphate de calcium et le carbonate de calcium. Les dépôts
incrustants de calcaire et la corrosion dans les réseaux d'eau ont de tous temps été la cause de
dysfonctionnements graves et parfois de pertes d'exploitation importantes. Les dégâts sont
tout aussi importants mais plus coûteux encore dans l'industrie puisque ces dépôts se
retrouvent dans les échangeurs de chaleur, les réservoirs d'eau chaude, les circuits de
refroidissement et parfois même au cours des procédés de fabrication, entrainant
dysfonctionnements, pannes et dans certains cas, des pertes d'exploitation qui peuvent s'avérer
considérables.
Lorsqu'ils ne sont pas à l'origine de pannes ou de dysfonctionnements détectables,
ces dépôts calcaires provoquent une réduction des échanges thermiques entre l'eau de
chauffage ou l'eau industrielle et la source de chaleur causant de substantielles hausses de
consommation d'énergie avec une nette diminution des rendements de l'installation.
La corrosion, due à l'attaque par l'oxygène et d'autres substances corrosives des
parois et les équipements, constitue une autre menace à ne pas négliger puisqu'elle peut aller
jusqu'à des ruptures de circuits.

49
Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement

[Link] proposées
Pour faire face à ces problèmes, les eaux destinées au refroidissement doivent être
de bonne qualité et conformes aux normes de refroidissement.
• La déminéralisation des eaux peut être effectuée selon diverses techniques dont les
principales sont : l’osmose inverse, la nano filtration et l’électrodialyse.
• L’adoucissement de l'eau à l'aide de résines chimiques régénérées avec du sel est la
plus connues.
• Pour éviter la corrosion, la solution de la protection est l’utilisation des inhibiteurs
chimiques tels que NALCO qui est ajouté dans le circuit de refroidissement afin de
réduire ces dégâts. Toutefois, les eaux d’appoint doivent être déminéralisées pour être
conformes et répondre aux normes des eaux de refroidissement.
Avantage du produit

• Avantages du produit NALCO 3DT149

- Empêche la formation de dépôts de carbonate de calcium et/ou de sulfate.


- Excellent dispersant pour le phosphate de calcium et les oxydes de fer.
- Résistant à la dégradation à haute température, aux longs temps de séjour et à la
présence de biocides oxydants dans le système.
- Aide à maintenir un transfert de chaleur et une efficacité du système optimaux.
[Link]
La qualité des eaux de forage destinées à l’alimentation de circuit de
refroidissement est médiocre qui influe négativement sur le circuit et provoque les dépôts
des tartres, la corrosion des conduites et la prolifération algale et bactérienne. Des inhibiteurs
chimiques tels que le 3D TRASAR 3DT149 et l’acide sulfurique sont ajoutés dans le circuit
de refroidissement à SCIMAT, peuvent réduire les dégâts. Toutefois, les eaux d’appoint
doivent être déminéralisées et conformes aux normes de refroidissement.

50
CONCLUSION GÉNÉRALE
Conclusion générale

Conclusion générale
L’eau est au cœur de la plupart des activités industrielles, qui produisent des eaux
usées qu’il s’agit de traiter dans le respect de l’environnement. Eau potable, eau de chaudière,
eau de process , eau de refroidissement, eau de lavage, eaux usées, eaux réutilisées, eaux
recyclées… autant d’usages qui font de la gestion du cycle de l’eau dans l’industrie, un enjeu
économique et environnemental complexe et spécifique à chaque activité.
La gestion durable des ressources représente un double enjeu de responsabilité
environnementale et de performance économique pour sécuriser l’approvisionnement en eau
et pour assurer la pérennité des activités industrielles. Par leurs spécificités, les industries
requièrent de l’eau différente en termes de qualité et de quantité, tout au long du cycle de
production. Nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des installations, l’eau doit par
ailleurs être traitée après utilisation pour limiter les rejets polluants dans l’environnement.
L’objectif de notre étude consiste à une présentation du système de refroidissement
et la détermination de la qualité des eaux alimentant le circuit de refroidissement.
Les résultats obtenus montrent qu’au niveau de SCIMAT, le circuit de refroidissement
est fermé et la qualité des eaux destinées aux eaux de refroidissement semble médiocre ce qui
influe négativement sur les composants du circuit et par conséquent sur le rendement du
procédé. Cet effet provoque les dépôts de tartre, la corrosion des conduites et la prolifération
biologique .
Des inhibiteurs chimiques tels que le NALCO 3D TRASAR 3DT149 et l’acide
sulfurique sont ajoutés dans le circuit de refroidissement afin de réduire ces dégâts. Toutefois,
les eaux d’appoint doivent être déminéralisées pour être conformes et répondre aux normes
des eaux de refroidissement. Les solutions proposées pour faire face à ces problèmes, sont :
• La déminéralisation des eaux afin de minimiser la salinité et la dureté par résines
échangeuses, osmose inverse ou nanofiltration ;
• L’ajout d’autre anti tartrants plus puissant.
• L’emploi des inhibiteurs de corrosion tels que NALCO 3D TRASAR 3DT149
L’impact des eaux de refroidissement sur l’environnement est la consommation abusive
de l’eau ce qui provoque l’épuisement de la nappe phréatique.

Nous proposant cependant de voir avec d’autres inhibiteurs de corrosion et tester


par exemple des inhibiteurs verts de corrosion devenus de nos jours des agents attrayants.
Si leur efficacité est prouvée, ces inhibiteurs pourraient être des substituts par excellence
aux inhibiteurs de corrosion de nature chimique.

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