Les Eaux de Refroidissement Et Leurs Impacts Sur L'environnement
Les Eaux de Refroidissement Et Leurs Impacts Sur L'environnement
Mémoire
Thème
Devant le jury:
À toutes Ma familles :
À mon encadreur DJEFAL KHALED
À tous mes professeurs
A mes chers amis
SAMIRA ,FATIMA ,AMEL ,SANA,CHAIMA mon binôme OUMNIA
A toutes la promotion de Génie des procédés avancée
2020/2021
Et en fin à :
Toute les personnes accepté ce travail
SABAH
Dédicace individuelle
Remerciement
Dédicace
Liste des tableaux
Liste des figures
Résumé
Introduction générale 1
Chapitre I :Refroidissement des eaux
Introduction 2
I.1. Définition des tours de refroidissement 2
I.2. Type de circuit 2
I.2.1. Circuit ouvert 2
I.2.2 Circuits semi-ouverts 3
I.2.3 Circuits fermés 4
I.3. Qualité des eaux de refroidissement 4
[Link]éristiques principales d’un circuit de refroidissement 5
[Link]énomène de corrosion, entartrage et prolifération biologique 7
[Link] 7
I.5.2. Entartrage 8
[Link]ération biologique 9
I.6. Critère de qualité des eaux de refroidissement 10
[Link] importants paramètres pour la qualité de l’eau de refroidissement 12
[Link] principaux procédés de traitement de l'eau au point d'utilisation 12
[Link] 12
I.8.2.Déminéralisation 13
[Link] Inverse 13
I.8.4.Désinfection par ultraviolets 14
I.8.5.Désinfection par produits chimiques 14
I.8.6.Dénitratation sur résine 15
I.8.7.Décarbonatation sur résine 15
I.8.8.Décarbonatation à la chaux 16
[Link] de l'eau par adjonction de produits chimiques 16
[Link] à sable 16
[Link] à cartouche 17
[Link] à charbon actif 17
[Link] 18
Références bibliographiques 19
Introduction 20
Introduction 43
III.1. Les différents types des eaux aux niveaux de la société 43
III.1.1. Les eaux brutes 43
III.1.2. Les eaux traitées 43
[Link] de traitement des eaux 44
III.3. Circuit de refroidissement 46
III.4. Qualité des eaux destinées à l’alimentation de circuit de refroidissement 47
III.5. Problèmes détectés au niveau du circuit de refroidissement 49
[Link]èmes de corrosion, entartrage et prolifération biologique 49
[Link] proposées 50
[Link] 50
Conclusion générale 51
LISTE DES TABLEAUX
C : taux de concentration
Fe : fer
H2O : eau
O2 : oxygène
Ca : calcium
Mg : magnésium
Na : sodium
UV : ultraviolets
TH : dureté totale
H+ : ion d’hydrogène
CaCO3 : calcaire
SiO44- : Silicate
L : réservoir
K9, k10 : pompe 50m3 / heure d'eau pour filtre à charbon actif
Les eaux de refroidissement sont largement utilisées dans la plupart de l’industrie des
notamment dans les centrales électriques thermiques ou nucléaires, dans la sidérurgie et dans
l’industrie chimique et pétrochimique. Le circuit de refroidissement dans la cimenterie d’AIN
TOUTA (SCIMAT) est de type fermé, sert à refroidir l’huile du moteur, ciment ainsi que les
machines de fabrication.
La qualité des eaux alimentant le circuit de refroidissement semble moins bon. Cette
qualité a provoquée des problèmes dans le circuit de refroidissement tels que le dépôt des
tartres, la corrosion des conduites et la prolifération des microorganismes. Pour minimiser ses
problèmes l’ajout d’autres inhibiteurs anticorrosion et antitartre s’avère nécessaire en plus de
ceux utilisés à SCIMAT tels que NALCO 3D TRASAR 3DT149 et l’acide sulfurique.
Mots clés : Circuit de refroidissement, Dépôt, Inhibiteur, Corrosion
Abstract
Cooling waters are widely used in most industry, particularly in thermal or nuclear
power plants, in the steel industry, and in the chemical and petrochemical industry. The
cooling circuit in the AIN TOUTA cement plant (SCIMAT) is of the closed type, used to cool
engine oil, cement and manufacturing machinery.
The quality of the water supplying the cooling circuit seems less good. This quality
has caused problems in the cooling system such as scale deposits, corrosion of the pipes and
the proliferation of microorganisms. To minimize its problems the addition of other corrosion
inhibitors and scale inhibitors is necessary in addition to those used at SCIMAT such as
NALCO 3D TRASAR 3DT149 and sulfuric acid.
Keywords: Cooling system, Deposit, Inhibitor, Corrosion
ملخص
وفي صناعة، السيما في محطات الطاقة الحرارية أو النووية،تستخدم مياه التبريد على نطاق واسع في معظم الصناعات
،من النوع المغلقSCIMAT دائرة التبريد في مصنع أسمنت عين توتا. وفي صناعة الكيماويات والبتروكيماويات،الصلب
.وتستخدم لتبريد زيت المحرك واألسمنت وآالت التصنيع
تسببت هذه الجودة في حدوث مشكالت في نظام التبريد مثل ترسبات.تبدو جودة المياه التي تزود دائرة التبريد اقل جودة
من الضروري إضافة مثبطات التآكل ومثبطات، لتقليل مشاكلها.القشور وتآكل األنابيب وانتشار الكائنات الحية الدقيقة
. وحمض الكبريتيكNALCO 3D TRASAR 3DT149 مثلSCIMAT التقشر األخرى باإلضافة إلى تلك المستخدمة في
التآكل، المثبط، الترسيب، نظام التبريد:الكلمات المفتاحية
INTRODUCTION GÉNÉRALE
Introduction générale
Introduction générale
L’utilisation à usage unique de l’eau est encore répandue même si depuis quelques
années des efforts ont été faits pour développer sa réutilisation pour de multiples raisons.
L’eau est un besoin vital ; elle est indispensable au développement des sociétés.
Cependant son utilisation anarchique conduit à des interférences nuisibles pour ses
utilisateurs. D’un point de vue purement technique ; traiter les eaux n’est autre que maîtriser
les coups qui y sont contenus ; de façon à rendre l’eau propre à l’usage que l’on a l’intention
d’en faire.
Economiquement, l’utilisation en passage direct de l’eau n’est pas toujours possible
non plus ; l’eau entrant dans les installations doit avoir des caractéristiques bien définies pour
être utilisée dans le procédé industriel et cela implique un traitement qui, s’il est coûteux, ne
peut être rendu économique que dans la mesure où l’eau est recyclée.
Les eaux de refroidissement doivent être de bonne qualité et adéquate avec l’usage
dont elles sont destinées car une mauvaise qualité peut influer négativement sur le
refroidissement des machines. Le traitement des eaux de refroidissement propose des
solutions concrètes couvrant l’ensemble des problèmes que pose la gestion de circuits de
refroidissement industriel et de leurs rejets.
Le but de notre étude consiste à la présentation du circuit de refroidissement de la
cimenterie Ain-Touta et à la détermination de la qualité physicochimique des eaux de
refroidissement pour pallier les problèmes qui peuvent exister dans le cas d’une qualité d’eau
médiocre.
Pour ce faire, la présente étude sera composée de trois chapitres. Le premier chapitre
englobe des généralités sur le refroidissement des eaux, les types de refroidisseurs ainsi que le
que les problèmes liés aux circuits de refroidissements. Le deuxième chapitre récapitule la
représentation de la cimenterie d’Ain-Touta ainsi que le procédé de fabrication du ciment et le
système de refroidissement industriel de l’usine.
Le dernier chapitre sera consacré à la détermination de la qualité des eaux de
refroidissement et les problèmes rencontrés dans le système de refroidissement industriel.
1
CHAPITRE I
Introduction
Les eaux de refroidissement sont largement utilisées dans la plupart de l’industrie des
pays développés notamment dans les centrales électriques thermiques ou nucléaires pour la
condensation de la vapeur ; dans la sidérurgie pour le refroidissement des installations servant
à la fabrication de la fonte et de l’acier, dans l’industrie chimique et pétrochimique pour la
condensation des distillats, refroidissement de compresseurs, pour le refroidissement des
produits donnant lieu à des réaction exothermiques.
Les tours de refroidissement sont utilisées pour refroidir un liquide ou un gaz à l'aide
d'un moyen de refroidissement. Il s'agit d'un cas particulier d'un échangeur de chaleur où le
transfert thermique s'effectue par contact direct ou indirect entre les flux. Le moyen de
refroidissement de telles installations est le plus souvent l'air ambiant. Les tours de
refroidissement sont des équipements courants, présents dans des installations
de climatisation, ou dans des procédés industriels et énergétiques. [1]
I.2. Type de circuits
Dans un circuit ouvert l’eau froide est prélevée d’une mer, une rivière, un forage ou
d’un réseau de distribution ; ne passe qu’une seule fois dans l’appareil à refroidir puis est
rejetée dans le milieu environnant.
Les vitesses de circulation sont généralement élevées et de ce fait l’accroissement de
température est faible. Il faut néanmoins lutter contre l’entartrage aux points chauds,
lorsqu’on utilise des eaux fortement minéralisées.
Pour les eaux de rivières et de forage, on injecte une faible quantité de réactif à base de
phosphate, et pour les eaux de mer fortement chargées en chlorures, on utilise uniquement du
chlore pour éviter la prolifération des algues, des moules dues à la chaleur et la lumière.
Ces avantages sont la simplicité d’exploitation, le faible cout d’investissement.
Ces inconvénients sont la consommation excessive des produits chimiques et le traitement des
rejets (température élevée).
2
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Eau d’appoint
Le circuit est caractérisé par le débit Q d’eau de refroidissement et par l’écart de température
de l’eau entre l’entrée et la sortie des équipements refroidis :
ΔT (°X) = Ts – Te [2]
Tels que :
ΔT (°X) : l’écart de température
Ts : température de l’eau sortie
Te : température de l’eau entre
L’eau est recyclée après refroidissement par passage dans une tour aéroréfrigérante (tour
de refroidissement) dans laquelle est refroidie à son tour par contact avec l’air. Ce type de
circuit est très utilisé dans l’industrie.
Il existe différents types de tour de refroidissement, classés généralement par le mode de
création du contact d’air appelée aussi tirage. Le tirage peut être :
- Naturel : dans ce type de tour dite aussi hyperbolique en raison de sa forme, la circulation
de l’air se fait à contre-courant par rapport à l’eau à refroidir. On retrouve ce type de tour
généralement de très grandes dimensions dans les centrales thermiques et nucléaires.
- Forcé : dans ce type de tour l’air, circule, dans la tour sous l’effet d’une ventilation
mécanique provoquée par un ventilateur latéral qui pousse l’air dans la tour.
- Induit : l’air est aspiré à travers la tour par un ventilateur situé au sommet de la tour. Ce
type de tour est très fréquent.
3
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Le transfert de chaleur de l’eau à l’air ambiant s’effectue par convection et par évaporation
d’une partie de cette eau jusqu’à saturation de l’air en humidité. Selon la température et
l’humidité de l’air à l’entrée du réfrigérant, 5 à 15% de la chaleur sont évacués par
convection. La consommation d’eau représente une fraction du débit recyclé et correspond :
• À l’évaporation ;
• À l’entraînement de gouttelettes (entraînement vésiculaire) ;
• Aux purges de déconcentration ;
• À des prélèvements directs et aux fuites.
L’eau d’appoint doit généralement être traitée avant d’être admise dans le circuit. Les
avantages des circuits semi-ouverts sont la possibilité de gros débits, une faible consommation
d’eau d’appoint, une consommation réduite de réactifs, et une meilleure protection contre la
corrosion et l’entartrage que dans le cas des circuits ouverts
I.2.3 Circuits fermés
4
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Tout circuit se caractérise par un certain nombre de paramètres qui est indispensable de
connaître avant de choisir le procédé de traitement ou de conditionnement qui doit être
appliqué à l’eau. [3]
Ces paramètres sont les suivantes :
• Ecart de température
C’est la différence entre les températures de l’eau à l’entrée et à la sortie de la tour de
réfrigération, déterminée par la formule suivante :
Δ t = t 2 – t1 (1.1)
W = 1000 × Q × Δ t (1.2)
C’est le débit d’eau évaporé à la tour pour refroidir l’eau du circuit ; ce débit est constitué
par l’eau pure qui n’entraîne aucun sel dissous.
C’est le débit d’eau entraînée dans l’atmosphère sous forme de Gouttelettes finement
divisées. Cette dernière, contrairement à l’eau évaporée, possède la même composition
chimique que l’eau du circuit et est de ce fait, prise en compte dans le calcul des purges. Ce
débit varié en fonction de la conception des tours de refroidissement. Les constructeurs
s’attachent à réduire de plus en plus les pertes d’eau par entraînement vésiculaire ; en
𝑸
moyenne on utilise la relation : Ev = (1.4)
𝟏𝟎𝟎𝟎
5
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
P = D - Ev (1.5)
L’évaporation entraîne une augmentation de la concentration des sels dissous dans l’eau en
circulation. Pour éviter que cette concentration devienne trop importante, risquant ainsi de
provoquer des dépôts divers, on doit extraire et rejeter à l’égout une partie de l’eau en
circulation.
C’est la somme des débits dus à l’entraînement vésiculaire Ev, à la purge P y compris
les différentes pertes en eau qui peuvent exister dans un circuit.
D = Ev + P (1.6)
Il compense l’ensemble des pertes d’eau dans le circuit, à savoir l’évaporation plus
déconcentration totale :
A = E + P (1.7)
• Taux de concentration : C
C’est le rapport des teneurs en sels dissous entre l’eau du circuit et l’eau d’appoint :
𝑨
C= (1.8)
𝑫
Puisque A = E + D
𝑬
Donc D= (1.9)
𝑪−𝟏
6
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Puisque les circuits de refroidissement ont pour mission de refroidir des produits ou des
unités de process par l'intermédiaire d'échangeurs de chaleur, l'on conçoit que le rendement
d'échange soit un point important au niveau du rendement global des unités, donc de la
production.
Ainsi, tout phénomène ou processus capable de diminuer ce rendement doit être
maitrisé : c'est le cas de l'entartrage et l’encrassement biologique. Ainsi également, toute
action de l'eau susceptible de dégrader les matériaux constitutifs des installations, dont le cout
économique pourrait être exorbitant particulièrement les échangeurs de chaleur, et la
tuyauterie doit être également maîtrisée : c'est le cas de la corrosion chimique ou bactérienne.
[1]
[Link]
7
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
I.5.2. Entartrage
L’entartrage est un dépôt qui se forme sur les surfaces d’échanges. En fonction des ions
présents dans l’eau d’appoint (calcium, magnésium, sulfate, bicarbonate), de ceux pouvant
être ajoutés par les traitements (phosphate), apportés par le procédé (oxalate, fluorure,
baryum) ou bien issus de la corrosion (fer), nous observons des dépôts de carbonate de
calcium, sulfate de calcium, sulfate de magnésium, phosphate tricalcique, phosphate de fer,
hydroxyde ferrique, oxalate de calcium, fluorure de calcium ou sulfate de baryum
(tableau I.1). Les solubilités de ces sels sont très faibles et varient souvent en fonction du pH
et de la température en fonction de la loi d’action de masse et des équilibres des différentes
espèces. [5]
Pour lutter contre l’entartrage, deux types de procédé peuvent être envisagés :
• Procédé soustractifs : élimination d’un ou des ions formateurs de tartres par des résines
échangeuses ou par la décarbonatation a le chaud ;
8
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
• Procédés additifs : ajouter des substances qui vont reculer le produit de solubilité, ou altérer
le processus de croissance des cristaux, ou disperser les cristaux formés (solubilisation par
acidification, ou par agents chélatants). [2]
[Link]ération biologique
Les conditions qui règnent dans les systèmes de refroidissement sont le plus souvent
propices au développement de microorganismes, pH assez voisin de la neutralité, température
tropicale, abondance des sels minéraux et de composés organiques servant de nutriments et
lumière pouvant couvrir les besoins pour la photosynthèse dans les tours. Les
microorganismes rencontrés dans les circuits de refroidissement d’eau appartiennent à trois
grands groupes :
• Bactéries : dont les principales sont du type légionnelles, pseudonomona et aerobactor ;
• Les algues : dont les principaux sont les algues filamenteuses, les diatomées et les algues
bleu-vert ;
• Les champignons : dont les principaux sont les moisissures et les levures ;
• Biofilm.
Pour lutter contre ces microorganismes, les traitements à action bactéricide sont
nécessaires sur ces circuits de refroidissement, ils sont généralement associés à des
traitements antitartre et anticorrosion. Les traitements les plus efficaces et les plus
fréquemment utilisés, aussi bien en préventif qu’en curatif sont :
• Chloration et produits chlorés ;
• Bromation ;
• Biocides organiques. [2]
9
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Désordre Protection
Salissures Filtration dérivée
Dispersants
10
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
• Si la dureté de l’eau d’appoint est trop élevée, cette eau est soit assouplie ou bien
conditionnée de manière adéquate en y ajoutant des produits chimiques afin d'éviter la
formation de dépôts. L'eau pure soutirée au circuit par l’évaporation entraîne obligatoirement
un épaississement de la concentration, lequel est encore plus augmenté par l'apport
supplémentaire de sels par l’eau d’appoint. Afin d'éviter des sédiments, des encrassements et
des problèmes de corrosion, la salinité doit être maintenue à une valeur figurant entre des
valeurs limites définies ; ceci est habituellement réalisé par le biais du dessalement de l’eau
concentrée de circulation et de l'alimentation en eau salubre. Les valeurs limites citées au
préalable doivent être respectées dans l’eau de circulation.
• Si l’eau d’appoint utilisée est partiellement / entièrement dessalée, il faut éventuellement
prévoir l’application d’un anticorrosif adapté. Indépendamment de la qualité de l’eau
d’appoint, l’épaississement ne doit pas dépasser l’indice d’épaississement 8-10.
11
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Même si leur effet n'est pas aussi nocif que celui des ions chlorure, les sulfates
favorisent, à même titre que les ions chlorurent, la corrosion sur des matériaux métalliques ;
pour cette raison, il est recommandé de ne pas dépasser une valeur de 400 mg/l SO4.
• Dureté carbonatée
La dureté totale désigne tous les sels de calcium et de magnésium contenus dans l’eau,
donc non seulement les carbonates, mais également les sulfates et les ions chlorure etc.
•Salinité totale
La somme de toutes les substances dissoutes dans l'eau constitue la salinité totale. Elle
peut être déterminée par le biais d'une analyse complexe des composes présents dans l'eau.
[Link] principaux procédés de traitement de l'eau au point d'utilisation
[Link]
Procédé de traitement destiné à éliminer la dureté de l'eau par échange d'ions. L'eau dure
passe sur un lit de résine cationique, préalablement chargée de sodium (Na), qui échange les
ions calcium ( Ca +2 ) et magnésium ( Mg +2
), responsables de la dureté de l'eau, contre des
ions sodium ( Na+ ) : [6]
12
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Procédé de traitement destiné à éliminer tous les sels dissous. La déminéralisation de l'eau
peut être obtenue principalement par trois techniques :
➢ Par passage sur résines échangeuses d'ions (cationique et anionique),
Ce procédé est limité à des eaux relativement faible salinité, jusqu'à 2g par
litre environ, et présente l'inconvénient d'utiliser des produits chimiques
corrosifs: acide et soude, par contre il peut produire des eaux très pures.
➢ Par osmose inverse, procédé applicable sur de grandes variétés de
salinité (jusqu'à l'eau de mer), et dans une très large gamme de débit, de
quelques litres par heure à plusieurs centaines de m3 / h
➢ Par distillation, réservée soit à des applications de laboratoires, soit
industrielle à partir d'eau de mer dans des bouilleurs évaporateurs sous vide
en cascades.
[Link] Inverse
13
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Procédé de désinfection par rayonnement émis par des lampes à vapeur de mercure avec
une longueur d'onde de 256 nanomètres (UVc). La désinfection par ultraviolet n'a pas d'effet
rémanent, c'est-à-dire que son effet désinfectant ne persiste pas. L'eau ainsi purifiée n'a
aucune action purifiante sur son environnement et n'est pas protégée contre une pollution
ultérieure.
Cependant, le principal avantage de ce procédé est de n'apporter aucun additif à l'eau
traitée; il est donc particulièrement adapté à la désinfection des eaux ultra pures. [7]
Procédé de traitement par dosage, dans l'eau, de produit désinfectant destiné à détruire
(effet biocide) ou à stopper la croissance (effet biostatique) des micro-organismes tels que les
bactéries, les algues, les virus, les levures et moisissures.
Le principal avantage du procédé est la rémanence du traitement, c'est-à-dire que l'eau
ainsi traitée garde dans le temps des propriétés désinfectantes et permet donc, dans une
certaine mesure, d'absorber une contamination ultérieure et de désinfecter les matériaux avec
lesquels elle est en contact.
Les produits utilisés sont classés en deux grandes familles :
14
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
pour avantage de conserver leur efficacité plus longtemps que les produits oxydants et d'être
moins corrosifs. Les produits non oxydants sont principalement utilisés dans des applications
industrielles.
Procédé de traitement destiné à éliminer les nitrates (NO3-) contenus dans l'eau par
échange d'ions. L'eau à traiter passe sur un lit de résine anionique sélective des nitrates. Ces
derniers sont fixés en échange d'ions chlorure (Cl -) :
–
R-Cl + NO3- R-NO3 + Cl
2 R-COOH + Ca +2 (R-COO)2Ca + 2 H+
Ces ions hydrogène réagissent avec les ions bicarbonates pour former de l'eau et du gaz
carbonique éliminé ensuite sur une tour de dégazage :
2 H+ + 2 HCO-3 2 H2 O + 2 CO2
15
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Filtration des eaux sur un matériau (sable ou sable plus anthracite dans le cas des filtres
bicouches) de différentes granulométries. On distingue des filtres lents ou filtres ouverts et
16
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
• Les filtres lents sont utilisés pour des eaux moyennement et fortement chargées en
matières solides en suspension, l'eau dans ce cas percole par gravité à travers le lit de
sable disposé dans des grands bassins ouverts à l'air libre.
• Les filtres rapides, dont la vitesse de filtration est comprise entre 30 et 70 m/h, sont
utilisés pour des eaux faiblement chargées de matières solides en suspension, l'eau
dans ce cas est envoyé sous pression à travers le lit de sable disposé dans des
réservoirs clos réalisés par chaudronnerie ou en résine armée de fibres de verre. Le
lavage de ces filtres est effectué par inversion du courant d'eau avec éventuellement
injection d'air comprimé et les impuretés sont rejetées à l'égout avec l'eau de lavage.
[Link] à cartouche
Ce type de filtre est constitué d'une enveloppe sous pression contenant une ou plusieurs
cartouches filtrantes destinées à retenir les impuretés. Les finesses de filtration sont variables,
le plus souvent de 5 à 80 microns, selon la texture du matériau qui constitue la cartouche
(papier plissé, feutre, fils bobinés). Les cartouches doivent être remplacées régulièrement, en
fonction de leur état d'encrassement qui fait augmenter la perte de charge.
17
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
[Link]
18
Chapitre I Généralités sur les eaux de refroidissement
Références bibliographiques
[3] Berné, F. ; Cordonnier, J. (1991) Traitement des eaux. Epuration des eaux résiduaires de
raffinage, conditionnement des eaux de réfrigération , Edition thecnip. Paris. France
[7] Germain, L. ; Colas, L. ; Rouquet , J.(1976). Le traitement des eaux. Paris. France
19
CHAPITRE II
SYSTEM DE REFROIDISSMENT A
SCIMAT
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Introduction
La société des ciments d’AIN-TOUTA (SCIMAT) est une société spécialisée dans la
fabrication, le conditionnement et la commercialisation des ciments et des agrégats. Elle fait
partie de groupe industriel du ciment de l’Algérie. La réalisation de cette dernière a été
confiée au constructeur danois [Link] (Danemark). Elle a été mise en service : 7
septembre 1986.
La société des ciments de Ain -Touta se compose d’une direction générale à Batna et
d’une unité de production à la commune de Tilatou, Daira de Seggana, à 50 Km à l’ouest de
Batna. Elle couvre une superficie de 30 ha.
20
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Combustion : gaz-naturel.
[Link] de ciment
II.2.1. Définition d’un ciment
Le ciment est un liant hydraulique. C’est un matériau anhydre finement broyé qui, par
simple mélange avec l’eau, développe des hydrates dont l’imbrication rigidifie le matériau
granulaire non cohésif de dépat en matériau cohésif présentant des propriétés mécaniques
élevées. D’un point de vue minéralogique, le ciment peut être définie comme un mélange
d’oxyde basique, CaO noté C, et d’oxydes acides ou amphotères comme SiO2, noté S, AL2O3,
noté A, ou Fe2O3, noté F, en notation cimentaire. [1]
21
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Les ciments peuvent être classés en fonction de leur composition et de leur résistance
normale.
II.3. Classification en fonction de leur résistance à la compression
Il existe trois classes principales et trois sous classes noté (R) associées au trois premières
pour désigner des ciments dont les résistances au jeune âge sont élevées. Ces classes sont
notées, classe 32.5, classe 42.5, classe 52.5. Elles doivent respecter les spécifications et
valeurs garanties désignés dans le tableau ci-après.
Tableau II. 1. Classe de ciments normalisés en fonction de leurs résistances à la
compression.
Résistance à la compression (en MPa) selon la norme
Classe des ciments
A 2 jours A 28 jours
Minimum Maximum
32.5 ≤16 ≤32.5 52.5
32.5 R ≤13.5 ≤32.5
42.5 ≤12.5 ≤42.5
62.5
42.5 R ≤20 ≤42.5
52.5 ≤20 ≤52.5
52.5 R ≤30 ≤52.5
[Link] des ciments en fonction de leur composition
Les ciments constitués de clinker et des constituants secondaires sont classés en
fonction de leur composition, en cinq types principaux par les normes NF P15-301 et ENV
197-1. Ils sont notés CEM et numérotés de 1 à 5 en chiffres romains dans leur notation
européenne (la notation française est indiquée entre parenthèse) :
• CEM I: Ciment portland (CPA - dans la notation française),
• CEM II: Ciment portland composé (CPJ),
• EM III: Ciment de haut fourneau (CHF),
• CEM IV: Ciment pouzzolanique (CPZ),
• CEM V: Ciment au laitier et aux cendres (CLC).
Les ciments produits et commercialisés en Algérie sont essentiellement constitués de CPJ
32,5 et 42,5 types les plus demandés et CRS (Ciment résistant aux sulfates) largement utilisé
dans les régions du sud.
22
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Tableau II.2. Désignation des différents types du ciment en fonction de leur composition.
CPA CEM I CPJ CPJ CHF CHF CHF CPZ CPZC CLC CLC
Clinker ≥80% ≥65 % ≥35% ≥20 ≥5% ≥65% ≥45% ≥40% ≥20%
(k) ≥95% %
≤34 %
* Total Total % % * *
e e de % %
Cendres
calciques * * * * * * * *
(W)
Schiste * * * * * * * *
(T)
23
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Ces ciments sont obtenus à partir des matières premières contenant le moins
possible d’oxydes colorants (oxyde de fer, de manganèse, de chrome, de titane et autre trace).
Dans ce type ciment, plus fragile que le gris car il doit rester immaculé, un refroidisseur
rotatif est inséré entre le four rotatif et le refroidisseur a grilles. Il s'agit d'un cylindre
légèrement incliné qui tourne sur lui-même et à l'intérieur duquel de l'eau est pulvérisée à
l'aide de multiples buses.
✓ Ciments colorés
Ces ciments sont obtenus par addition au clinker blanc des colorants minéraux
résistants à la lumière et aux alcalis au cours du broyage. On peut citer le bleu outre de mer,
l’oxyde de chrome, le noir de fumée, etc.
✓ Ciments alumineux
Le ciment alumineux est un liant hydraulique prompt obtenu par la cuisson d’un
mélange de bauxite et chaux. Ces ciments sont fabriqués sans ajouts ou parfois en quantité
très limitées, 2% au maximum pour améliorer certaines de leurs propriétés. Ils sont utilisés
pour les travaux nécessitant l’obtention, dans un délai très court, des résistances mécaniques
élevés (poutre et linteaux pour bâtiment, sols industriels, etc.).
✓ Ciments à maçonner
Ce type de ciment contient en proportions moindres les mêmes éléments actifs que
le ciment portland artificiel (CPA). Ces propriétés et son comportement dans les milieux
courants sont analogues à ce dernier, mais ces résistance sont moins élevées que celle du CPA
normalisé.
[Link] des catégories principales du ciment
− Le ciment portland CEM I (CPA)
Il est utilisé pour tous travaux en béton armé ou précontraint, coulés sur place ou en
préfabriqués. Ils permettent un décoffrage et une mise en service rapide. Ce dernier représente
33% de la consommation totale du ciment.
24
Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Il existe quatre procédés de fabrication de ciment comme c'est illustré dans la figure
suivante :
1. Fabrication du ciment par voie humide (la plus ancienne).
2. Fabrication du ciment par voie semi humide (en partant de la voie humide).
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Ce procédé est le plus ancien et le plus simple, mais aussi le plus gourmand en énergie
nécessaire pour l’évaporation de l’excédent d’eau. Les matières premières (dont la teneur en
humidité est souvent élevée) sont délayées juste après le concassage et broyées finement avec
l’eau de façon à constituer une pâte assez liquide (30 à 40% d’eau) pouvant être pompée. La
pâte est ensuite stockée dans de grands bassins ou cuves, ou elle est continuellement malaxée
et homogénéisée, ce mélange est appelé Cru. Des analyses chimiques permettent de contrôler
et corriger la composition de cette pâte avant la cuisson. La pâte est introduite directement
dans le four tournant ou peut passer auparavant dans un sécheur.
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Dans ce procédé, la pâte fluide obtenue par la voie humide est débarrassée de son eau
par des filtres presses (teneur en eau 18 à 20%) et ensuite extrudée sous forme de bâtonnets de
2 cm de diamètre introduits dans un pré chauffeur à grilles avant de l’introduire au four
comme pour la voie semi sèche. La technologie du préchauffage à grille peut être plus connue
sous le nom de four LEPOL inventée en 1928. Ou dans d’autres cas, les bâtonnets sont séchés
et réduits en poudre (farine) et introduits dans la tour à cyclones [2].
[Link] par voie sèche
Dans le procédé par voie sèche, le mélange des matières premières est concassé dans
un concasseur-sécheur où la matière rencontre les chauds provenant d’un générateur de gaz
chauds à contre-courant cédant ainsi leur chaleur à la matière.
Cette matière est envoyée dans un broyeur chauffé par les gaz provenant du GGC,
puis passe dans un séparateur chauffé où il y a séparation des grosses particules des fines. Les
grosses particules reviennent dans le broyeur. Les fines constituant le produit fini qu’on
appelle farine avec un taux d’humidité ne dépassant pas 0,5% sont envoyées dans des silos
d’homogénéisation où elles seront homogénéisées avec de l’air. Cette matière homogène est
envoyée dans un four à préchauffeur à cyclones.
[Link] par voie semi-sèche
Dans ce procédé, la poudre (obtenue par voie sèche) est humidifiée et agglomérée
sous forme de granulés qui sont introduits dans une installation de cuisson comprenant, une
grille de décarbonatation et un four rotatif. La farine est granulée sur une assiette de
granulation un disque incliné à 30% tourne à une vitesse contrôlée. Le poids des granules
permet ceux-ci de ne pas être emportés par le flux d’air, ce qui se passerait si l’on se servait
de farine [2].
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[Link] des différentes voies de fabrication
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
B. Concassage
Les matières première extraites des carrières peuvent atteindre des dimensions allant
jusqu’à 2 m, elles doivent être réduites jusqu’à 1m, elles doivent être réduites jusqu’à 25mm-
30 mm à l’aide d’un concasseur à marteau.
✓ Concasseur à marteaux type EV
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Notons qu’il y a un autre concassage pour les ajouts (minerai de fer, pouzzolane) par un
concasseur d’ajout. Les roches sont échantillonnées en continu pour déterminer la quantité
des différents ajouts nécessaires (oxyde de fer, alumine et silice). Le mélange est ensuite
réalisé dans un hall de préhomogénéisation.
C. Préhomogénéisation (Stocks de matière et homogénéisation)
Pour que la production de la cimenterie puisse continuer sans interruption malgré l’arrêt
d’un maillon de la chaîne, des stocks de secours de matières premières, des exigences sévères
sont imposées quant à l'homogénéité des matières premières dont les modules doivent rester
constants pour obtenir une qualité uniforme de clinker, le stockage est combiné avec un
processus d'homogénéisation qui permet de mélanger une matière hétérogène dans un stock
par l'alternance de la mise au stock et de la reprise.
L'homogénéité des matières est évaluée sur la base de son paramètre le plus important,
dans le cas du calcaire, sa teneur en CaCO3. A l'homogénéisation, les variations autour de la
moyenne entre la teneur de la matière avant homogénéisation et celle après homogénéisation
sont réduites. Cette réduction appelée efficacité d'homogénéisation, est exprimée statiquement
comme le rapport de diffusion entre la matière avant homogénéisation et après
homogénéisation.
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
On distingue les stocks hippodromes et les stocks polaires. Dans les premiers on
travaille avec deux tas alignés ou parallèles, la matière est déversée dans l’un et reprise de
l'autre.
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
[Link] de cru
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
• CaCO3 : 80%
• Argile : 17%
• Sable : 2%
• Fer : 1%
L’ensemble des matières est repris par grattage pour être acheminée dans des trémies de stock
tampon, ces derniers sont menus de bandes doseuses.
[Link]
La farine crue quitte le système à une température aux environs de 300 à 350°C.
Durant son déplacement dans le four à contre courant des gaz chauds, la matière première
subit des réactions chimiques. Le four est subdivisé en quatre zones comme suit :
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Les procédures de refroidissement après cuisson jouent un rôle important sur la forme
et la réactivité des constituants du clinker. Le refroidissement s’effectue en deux étapes :
quand la température de cuisson atteint 1450°C, le clinker est refroidi dans le four rotatif
jusqu'à 1200 à 1300°C ; La deuxième étape se produit dans le refroidisseur à une très basse
température afin de figer les différentes phases du produit obtenu et neutraliser leur
décomposition, ainsi empêcher entre autres la cristallisation du MgO en périclase. En cuisson
du ciment, on s’efforce par un refroidissement rapide de maintenir autant que possible l’état
du clinker à la température maximale pour garantir des teneurs élevées en C3S avec une
structure cristalline correspondante à une meilleure activité pendant l’hydratation. Le
processus de cristallisation et de solidification, au cours de la fabrication industrielle du
clinker, dépend essentiellement de la composition chimique du produit de cuisson et de la
vitesse de refroidissement. La possibilité de former des germes et la vitesse de
cristallisation diminuent pendant le refroidissement en parallèle avec l’augmentation de la
viscosité, l’état amorphe peut donc se maintenir. Les matières riches en silice se solidifient à
l’état vitreux, ce qui est du à l’assemblage des éléments (SiO44-) pendant le refroidissement,
en formant un réseau avec des ponts d’oxygènes. Par conséquent la viscosité augmente
fortement de sorte qu’un réseau cristallin ne peut plus s’ordonner. Par contre, les silicates
fondus riches en chaux ne présentent pas cette augmentation progressive de la viscosité lors
du refroidissement. Ils se cristallisent presque toujours parce que CaO, Na2O, K2O agissent
comme de véritables formateurs du réseau. C’est la raison pour laquelle les aluminates et les
aluminoferrites fondus, riche en chaux, cristallisent malgré un refroidissement rapide. [4]
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
les trimés de stockage et d’alimentation des broyeurs, le ciment est transporté par un élévateur
et des aéroglisseurs vers les séparateurs dynamiques. La température du ciment à la sortie
doit être entre 115 et 125° C.
Les grosses particules reviennent au broyeur et les fines passent vers les cyclones, puis
envoyées de stockage à l’aide d’une pompe à flux.
II.9.4. Refroidissement du ciment
• Le stockage dans cinq silos de capacité (5fois 8000t) dans chacun deux voies ferrées et trois
routes.
• La récupération des fines particules en suspension dans l’air est réalisée grâce à un filtre à
manche, ces derniers étant dé colmatées à intervalles réguliers par des jets d’air comprimé.
II.9.5. Expédition
• Dans l’atelier d’expédition route, il existe deux lignes pour le vrac et quatre lignes
pour le sac équipés de 4 machines d’ensachage à 4 becs chacune.
• Le ciment est expédié soit en vrac soit en sacs. Le ciment en vrac est transporté sur des
camions – citernes spéciaux, bennes de chemin de fer.
• Les camions citernes ou les bennes de chemin de fer roulent directement sous le silo et
le ciment est rempli par le fond du silo.
• Toutes les machines de l’atelier d’ensachage peuvent être conçues pour la commande
à distance à partir d’un tableau de commande et de contrôle. Les installations de
dépoussiérage des silos se trouvent à leur sommet.
II.10. Système de refroidissement
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
refroidir les paliers du four et le même système de refroidissement par injection pour refroidir
le ciment à l’intérieur du broyeur.
• Le refroidissement du palier
Se fait en continu, à l’eau. Il est nécessaire pour éviter le réchauffement de l’huile qui
perdrait son pouvoir lubrifiant à hautes température .L ‘eau de refroidissement est amenée aux
paliers des galets porteurs par une conduit commune d’où partent des tuyaux piqués longeant
chaque massif.
Le tuyau piqué est raccordé par des branchements à chaque palier de galet porteur
dont les chambres à eau sont traversées par le fluide. Asa sortie du palier, l’eau est acheminée
par un tuyau d’écoulement ouvert (15) jusqu’ a l’auge (16) dans la semelle de palier et de là,
elle passe en un flot continu à une trémie d’épuisement commune à tous les supports. le
niveau d’eau dans l’auge(16) peut être réglé à l’aide du tuyau (17) normalement, il doit être si
bas que le galet porteur ne vienne pas en contact avec le fluide.
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
remplie d’eau, c’est-à-dire qu’avant de couper le vidage, il faut que l’admission d’eau de
refroidissement soit entièrement ouverte.
La quantité d’eau injectée est régulée automatiquement de telle sorte que les
températures à la cloison et à la sortie restent constantes à un niveau référence règle d’avance.
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
corrosion réduite des surfaces. On a détecté des fuites au niveau des conduites de la station
On a également détecté l’absence des bassins de secours et l’absence de nettoyage des bassins
existants.
[Link]
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Chapitre II Système de refroidissement à SCIMAT
Références bibliographiques
[2] Rompaey, (2006) Etude de la réactivité des ciments riches en laitier, à basse température
et à temps court, sans ajout chloré, 372 pp, ULB, Bruxelles.
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CHAPITRE III
Introduction
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
le broyage ciment. Chaque circuit est équipé d'une tour de refroidissement, d'une filtration
partielle et d'un conditionnement des eaux.
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
• La valeur de pH des eaux de forage et des eaux de refroidissement, est conforme à la norme.
Le pH des eaux est faiblement alcalin.
• Les valeurs de conductivité des eaux de forage et des eaux de refroidissement sont
supérieures à la norme tolérante.
• Les teneurs en chlorures sont à la norme pour les eaux de forage et de refroidissement.
• Concernant les teneurs en sulfates, elles sont conformes à la norme pour les eaux de forage
et de refroidissement.
• Les teneurs en calcium pour les eaux de forage, sont supérieures à la norme ;
• La valeur la dureté des eaux de refroidissement dépasse les normes ;
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
D’après les résultats d’analyses obtenues, nous pouvons conclure que les eaux de
forage et celles de refroidissement sont de qualité moins bonne en raison des valeurs de la
dureté et l’alcalinité et les teneurs en élément en calcium, sulfate et chlorure. Cette qualité
peut provoquer les dépôts sous forme de sulfate de calcium, sulfate de magnésium, chlorure
de calcium ou chlorure de magnésium.
III.5. Problèmes détectés au niveau du circuit de refroidissement
Le diagnostic du circuit de refroidissement de l’unité a permis de détecter les
problèmes suivants :
[Link]èmes de corrosion, entartrage et prolifération biologique
Les conditions qui règnent dans les systèmes de refroidissement sont favorables au
développement de microorganismes, pH assez voisin de la neutralité, température tropicale,
abondance des sels minéraux et de composés organiques servant de nutriments et lumière
pouvant couvrir les besoins pour la photosynthèse dans les tours. La même chose pour
l’entartrage, quand les conditions de dépôts existent, les tartres se forment facilement.
Les sels produisant les tartres le plus souvent dans les eaux de refroidissement sont la
silice, le sulfate de calcium, le phosphate de calcium et le carbonate de calcium. Les dépôts
incrustants de calcaire et la corrosion dans les réseaux d'eau ont de tous temps été la cause de
dysfonctionnements graves et parfois de pertes d'exploitation importantes. Les dégâts sont
tout aussi importants mais plus coûteux encore dans l'industrie puisque ces dépôts se
retrouvent dans les échangeurs de chaleur, les réservoirs d'eau chaude, les circuits de
refroidissement et parfois même au cours des procédés de fabrication, entrainant
dysfonctionnements, pannes et dans certains cas, des pertes d'exploitation qui peuvent s'avérer
considérables.
Lorsqu'ils ne sont pas à l'origine de pannes ou de dysfonctionnements détectables,
ces dépôts calcaires provoquent une réduction des échanges thermiques entre l'eau de
chauffage ou l'eau industrielle et la source de chaleur causant de substantielles hausses de
consommation d'énergie avec une nette diminution des rendements de l'installation.
La corrosion, due à l'attaque par l'oxygène et d'autres substances corrosives des
parois et les équipements, constitue une autre menace à ne pas négliger puisqu'elle peut aller
jusqu'à des ruptures de circuits.
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Chapitre III Etude de qualité des eaux de refroidissement
[Link] proposées
Pour faire face à ces problèmes, les eaux destinées au refroidissement doivent être
de bonne qualité et conformes aux normes de refroidissement.
• La déminéralisation des eaux peut être effectuée selon diverses techniques dont les
principales sont : l’osmose inverse, la nano filtration et l’électrodialyse.
• L’adoucissement de l'eau à l'aide de résines chimiques régénérées avec du sel est la
plus connues.
• Pour éviter la corrosion, la solution de la protection est l’utilisation des inhibiteurs
chimiques tels que NALCO qui est ajouté dans le circuit de refroidissement afin de
réduire ces dégâts. Toutefois, les eaux d’appoint doivent être déminéralisées pour être
conformes et répondre aux normes des eaux de refroidissement.
Avantage du produit
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CONCLUSION GÉNÉRALE
Conclusion générale
Conclusion générale
L’eau est au cœur de la plupart des activités industrielles, qui produisent des eaux
usées qu’il s’agit de traiter dans le respect de l’environnement. Eau potable, eau de chaudière,
eau de process , eau de refroidissement, eau de lavage, eaux usées, eaux réutilisées, eaux
recyclées… autant d’usages qui font de la gestion du cycle de l’eau dans l’industrie, un enjeu
économique et environnemental complexe et spécifique à chaque activité.
La gestion durable des ressources représente un double enjeu de responsabilité
environnementale et de performance économique pour sécuriser l’approvisionnement en eau
et pour assurer la pérennité des activités industrielles. Par leurs spécificités, les industries
requièrent de l’eau différente en termes de qualité et de quantité, tout au long du cycle de
production. Nécessaire pour assurer le bon fonctionnement des installations, l’eau doit par
ailleurs être traitée après utilisation pour limiter les rejets polluants dans l’environnement.
L’objectif de notre étude consiste à une présentation du système de refroidissement
et la détermination de la qualité des eaux alimentant le circuit de refroidissement.
Les résultats obtenus montrent qu’au niveau de SCIMAT, le circuit de refroidissement
est fermé et la qualité des eaux destinées aux eaux de refroidissement semble médiocre ce qui
influe négativement sur les composants du circuit et par conséquent sur le rendement du
procédé. Cet effet provoque les dépôts de tartre, la corrosion des conduites et la prolifération
biologique .
Des inhibiteurs chimiques tels que le NALCO 3D TRASAR 3DT149 et l’acide
sulfurique sont ajoutés dans le circuit de refroidissement afin de réduire ces dégâts. Toutefois,
les eaux d’appoint doivent être déminéralisées pour être conformes et répondre aux normes
des eaux de refroidissement. Les solutions proposées pour faire face à ces problèmes, sont :
• La déminéralisation des eaux afin de minimiser la salinité et la dureté par résines
échangeuses, osmose inverse ou nanofiltration ;
• L’ajout d’autre anti tartrants plus puissant.
• L’emploi des inhibiteurs de corrosion tels que NALCO 3D TRASAR 3DT149
L’impact des eaux de refroidissement sur l’environnement est la consommation abusive
de l’eau ce qui provoque l’épuisement de la nappe phréatique.
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