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Draft Final Module Discipline Positive 21-07-16

Le document présente un module de formation destiné aux enseignants sur la discipline positive et les alternatives aux punitions physiques et humiliantes, élaboré par le Ministère de l'Enseignement Primaire du Niger en collaboration avec Save the Children International. Il aborde des concepts clés tels que le développement psycho-cognitif de l'enfant, les droits de l'enfant, et l'impact des punitions, tout en proposant des méthodes d'éducation positives pour favoriser le bien-être des enfants. L'objectif est de former les enseignants à des approches non violentes pour améliorer l'environnement scolaire et le développement des élèves.

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Draft Final Module Discipline Positive 21-07-16

Le document présente un module de formation destiné aux enseignants sur la discipline positive et les alternatives aux punitions physiques et humiliantes, élaboré par le Ministère de l'Enseignement Primaire du Niger en collaboration avec Save the Children International. Il aborde des concepts clés tels que le développement psycho-cognitif de l'enfant, les droits de l'enfant, et l'impact des punitions, tout en proposant des méthodes d'éducation positives pour favoriser le bien-être des enfants. L'objectif est de former les enseignants à des approches non violentes pour améliorer l'environnement scolaire et le développement des élèves.

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REPUBLIQUE DU NIGER

FRATERNTE-TRAVAIL-PROGRES

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE


DE L’ALPHABETISATION, DE LA PROMOTION
DES LANGUES NATIONALES ET DE
L’EDUCATION CIVIQUE

MODULE DE FORMATION DES ENSEIGNANTS SUR


LA DISCIPLINE POSITIVE ET LES ALTERNATIVES
AUX PUNITIONS PHYSIQUES ET HUMILIANTES

Juillet 2016
Ont participé aux travaux de relecture du présent Module :

N° Nom et prénom Structure Fonction Contact

1 Mme Djibril Haoua DFIC Cadre 96753797

2 Mme Ibo Zara DFIC Cadre 96291100/90359378

3 Mme Illah Ramatou DFIC Cadre 97227655

4 M. Kimba Amadou DFIC Cadre 97919786

5 Mme Aboubacar DFIC Cadre 96972649


Aïchatou

6 Mme Djibrilla Fatima DFIC Cadre 96894507


Zara

7 M. Moumouni Kimba DFIC Cadre 97717498

8 M. Bila Abdoulaye DFIC Cadre 96988487

9 M. Idrissa Abdou Malam SCI National Education 92188567


Officer

10 M. Mossi Hamadou SCI Sponsorship Operations 92188585


Officer

11 Elh. Gambobo Ibrahim SCI National Education 92196009


Officer

12 Mlle Raynatou Idé SCI ASIST Assistant 90799166

13 M. Salissou Tari SCI Chargé des Programmes 96560074


Education NORAD
Zinder

14 Elizabeth Wardle SCI Conseillère Technique 92193404


Protection

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Table des matières
SIGLES ET ABREVIATIONS ........................................................................................................................ 4

INTRODUCTION ....................................................................................................................................... 5

PREMIERE PARTIE: NOTIONS INTRODUCTIVES ....................................................................................... 6

Session 1 : Rappel sur les concepts de développement psycho-cognitif de l’enfant, éducation,


enseignement et apprentissage .......................................................................................................... 7

Session 2 : Protection et droit de l’enfant........................................................................................... 9

Sous-session 1 : définition des concepts (enfant, protection et droit) ........................................... 9

Sous-Session 2 : Notion de droit de l’Enfant ................................................................................. 11

Sous-session 3 : Principaux instruments juridiques de protection des droits humains ................ 12

Sous-session 4 : Protection de l’Enfant ......................................................................................... 14

Sous-session 5 : Participation de l’enfant ..................................................................................... 20

DEUXIEME PARTIE: DISCIPLINE POSITIVE ET ALTERNATIVES AUX PUNITIONS PHYSIQUES ET


HUMILIANTES (APPH) ............................................................................................................................ 23

Session 1 : Impact des punitions physiques et Humiliantes sur les enfants ..................................... 23

Sous-session 1: échanges des expériences vécues sur la punition ............................................... 23

Sous-session 2 : Définition du concept punition .......................................................................... 24

Sous-session 3 : les comportements punissables......................................................................... 25

Sous-session 4 : impact des punitions .......................................................................................... 27

Sous-session 5 : cycle de violence ............................................................................................... 28

Sous-session 6 : Mythes relatifs à la punition ............................................................................... 30

Session 2 : Notion de Discipline Positive ........................................................................................... 33

Sous-session 1 : Profil d’un bon enseignant .................................................................................. 33

Sous-session 2 : Notion de discipline ............................................................................................ 34

Sous-session 3 : Notion de discipline positive .............................................................................. 35

Sous-session 4 : Différence entre discipline et punition ............................................................... 37

Sous-session 5 : Notion de conséquences positives/négatives .................................................... 39

Session 3 : Pratique de la discipline positive en classe ..................................................................... 40

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Sous-session 1 : Alternatives aux punitions physiques et humiliantes ......................................... 40

Sous-session 2 : Gestion des relations Maître-élèves ................................................................... 42

Sous-session 3 : Discipline positive et amélioration de la gestion de classe................................. 43

Sous-session 4 : comment gérer les cas difficiles ? ....................................................................... 44

Sous-session 5 : la discipline positive aide à créer un environnement chaleureux et structuré .. 46

Sous-session 6: L’importance de connaître les réalités des élèves ............................................... 48

Bibliographie...................................................................................................................................... 49

Webographie : ................................................................................................................................... 49

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SIGLES ET ABREVIATIONS

AME : Association des Mères Educatrices


APE : Association des parents d’élèves
APPH : Alternatives aux Punitions Physiques et Humiliantes
CADBE : Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant
CDE : Convention relative aux Droits de l’Enfant
CDH : Charte de Droits de l’Homme
Cf. : Confère
CGDES : Comité de Gestion Décentralisé des Etablissements Scolaires
DEPD : Direction de l’Education du Premier Degré
DFIC : Direction de la Formation Initiale et Continue
DUDH : Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
DP : Discipline Positive
ENI : Ecole Normale d’Instituteurs
MEAL : Monitoring, Evaluation, Accountability and Learning
MEN : Ministère de l’Education Nationale
MEP/A/PLN/EC : Ministère de l’Enseignement Primaire, de l’Alphabétisation, de la
Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique
NORAD : Norwegian Agency for Development Cooperation
ONG : Organisation Non Gouvernementale
ONU : Organisation des Nations Unies
OUA : Organisation de l’Unité Africaine

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INTRODUCTION
Save the Children International (SCI) est une ONG dont la vision est celle d’un monde
où chaque enfant bénéficie du droit à la survie, à la protection, à l’épanouissement et à la
participation. Son objectif est de promouvoir, de protéger et d’assurer les droits des enfants à
une protection contre la maltraitance, la négligence, l’exploitation et la violence, conformément à
la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’Enfant (CDE).
SCI a une stratégie globale en termes de protection de l’enfant, l’initiative Protection de
l’Enfant dont l’une des priorités est la prohibition de toutes formes de châtiments corporels
(physiques, psychologiques, émotionnelles) dans tous les lieux de vie de l’enfant, y compris la
famille, l’école et la communauté.
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses projets Education, Save the Children
International Niger en étroite collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Primaire, de
l’Alphabétisation, de la Promotion des Langues Nationales et de l’Education Civique
(MEP/A/PLN/EC) compte introduire l’approche discipline positive qui a pour perspective à
long terme de bannir la violence à l’égard des enfants sous toutes ses formes.
Etant donné que la discipline positive est une forme de discipline non violente où l’enfant est
respecté en tant qu’apprenant ; il s’agit d’une approche d’enseignement qui aide les enfants à
réussir, leur fournit de l’information et favorise leur croissance.
Ce document, une fois bien appliqué permettra de prendre en charge les risques liés à la
violence en milieu scolaire, l’épanouissement et le bien-être des enfants par des méthodes
d’éducation positives qui favorisent le développement de l’enfant, ses relations avec les adultes et
ses camarades à l’école.
D’où l’élaboration du présent module qui servira à la formation des encadreurs des Ecoles
Normales d’Instituteurs (ENI), afin qu’ils prennent en compte cette dimension dans la formation
initiale des enseignants.

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PREMIERE PARTIE: NOTIONS INTRODUCTIVES

Activité « brise-glace » :
Avec la personne assise à coté de vous, partagez sur post-it les informations suivantes:
- Nom;
- Fonction;
- Attente (s) pour l’atelier.

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Session 1 : Rappel sur les concepts de développement psycho-cognitif
de l’enfant, éducation, enseignement et apprentissage
Objectif : procéder à un rappel des notions autour des concepts suivants : Développement
psycho-cognitif de l’enfant, Education, Enseignement et Apprentissage.
Situation : Vous êtes élève-maître à l’Ecole Normale d’Instituteurs de Zinder. Un de vos amis du
lycée vous approche pour avoir la définition des concepts suivants : développement cognitif de
l’enfant, éducation, enseignement et apprentissage.
Consigne : Aidez votre ami le lycéen à trouver ces définitions.
Technique : Remue-méninge

Durée : 1H
Apports théoriques :
1.1. Développement cognitif de l’enfant
L’activité cognitive est l’une des trois activités caractéristiques de la vie psychique. L’étude de son
développement est essentielle pour le maître car elle lui permettra d’adapter son enseignement en
fonction du niveau de l’enfant.
Le développement psychologique de l’enfant est un processus progressif et qualitatif à travers les
âges ou périodes successives. Ce développement est régi par des lois et concerne tous les
domaines de la personnalité:
- Domaine psychomoteur;
- Domaine cognitif ou intellectuel;
- Domaine psycho-affectif
S’agissant du domaine cognitif ou intellectuel, Jean Piaget distingue quatre (4) stades du
développement cognitif de l’enfant :
 De la naissance jusqu'à 18 mois :
Stade sensori-moteur: l'enfant utilise ses organes de sens et sa motricité pour découvrir les
propriétés du monde qui l'entoure (succion d'objets, essais de préhension, empilage, etc.).
Les premières représentations mentales s'ébauchent.
 De 2 ans à 7 ans stade pré-opératoire :
Période qui se caractérise par différentes formes de pensée représentative (formation de
symboles), mais encore très proche de la perception de l'enfant. Celui-ci apprend
progressivement qu'autrui peut avoir un point de vue différent du sien.
 De 8 à 11 ans stade opératoire :
Les opérations mentales (classer, sérier, combiner, etc.) sont possibles, mais seulement en
présence des objets. La pensée demeure encore très liée aux objets concrets. Une acquisition
importante de cette période est celle de l'invariance de certaines qualités des objets en dépit
de transformations qu'on leur avait fait subir (à quantité de matière égale, une boule de pâte à
modeler garde un poids invariant même si on le fait changer de forme).
 Dès 12 ans stade formel :
Pensée proche de celle de l'adulte, elle est plus abstraite que celle des stades précédents.
L'adolescent est capable de faire des hypothèses et de les soumettre à l'expérience.

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Il peut réfléchir sur des réalités virtuelles et développer un raisonnement qui s'en tient aux
formes logiques. Cela explique l'intérêt accru, à l'adolescence, pour les théories scientifiques et
sociales.
1.2. Education
Selon Hamadache, l’éducation est une : « Expérience d’apprentissage organisée en séquences,
ayant fait l’objet d’une préparation préalable et mises en œuvre sous la supervision d’un personnel
qualifié, et ce dans l’intérêt des élèves. (UNESCO 1993)
« L'éducation est l'action exercée par les générations adultes sur celles qui ne sont pas encore
mûres pour la vie sociale. Elle a pour objet de susciter et de développer chez l'enfant un certain
nombre d'états physiques, intellectuels et moraux que réclament de lui et la société politique dans
son ensemble et le milieu spécial auquel il est Particulièrement destiné ». (In Education et
Sociologie, Emile Durkheim, 1932)
1.3. Enseignement
Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-
faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d'une culture commune. Il est souvent facile
de confondre enseignement et éducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus général,
correspond à la formation globale d'un individu, à divers niveaux (au niveau religieux, moral,
social, technique, scientifique, médical, etc.).
Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner. Il est du devoir des
parents d'éduquer leurs enfants et de l'enseignant d'instruire.
1.4. Apprentissage
L’apprentissage est un ensemble de mécanismes menant à l'acquisition de savoir-faire, de savoirs
ou de connaissances. L'acteur de l'apprentissage est appelé apprenant. On peut opposer
l'apprentissage à l'enseignement dont le but est de dispenser des connaissances et savoirs, l'acteur
de l'enseignement étant l'enseignant. (Wikipédia).

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Session 2 : Protection et droit de l’enfant
Objectif : A la fin de la session, les participants seront capables de définir les notions de
protection et droit de l’enfant.

Sous-session 1 : définition des concepts (enfant, protection et droit)


Situation : Moussa est un enfant handicapé, qui mendie pour contribuer à la prise en charge de
sa famille. Ainsi, beaucoup de ses droits sont négligés. Moussa est négligé et exposé à tous les
risques.
Consigne : Partant de vos expériences, définissez et expliquez les notions ci-dessous :
 enfant ; enfant handicapé ;
 droit ; les principaux droits qui manquent à Moussa ;
 les porteurs d’obligations de ces droits;
 Si Moussa peut participer à son propre épanouissement ;
 Comment convaincre les parents de Moussa à l’inscrire dans un centre d’apprentissage/école
spécialisée.
Technique : travaux de groupe
Durée : 1H
Apports théoriques :
Un enfant se définit comme étant tout être humain âgé de moins de 18 ans (CDE).
Un enfant handicapé est une personne qui se trouve dans l’incapacité d’assurer par elle-même
tout ou une partie des nécessités d’une vie individuelle ou collective du fait d’une déficience
congénitale ou non de ses capacités physiques, sensorielles ou mentales. (Ordonnance 2010-028
du 28 mai 2010 modifiant et complétant l’ordonnance n°93-012 du 02 mars 1993 fixant les règles
minima relatives à la protection sociale des personnes handicapées).
Le droit est l’ensemble des règles imposées aux membres d’une société pour leurs rapports
sociaux, il échappe à l’arbitraire et à la violence. Les citoyens ont des droits et des devoirs.
Aussi, il s’avère utile de rappeler les droits essentiels de l’Enfant pour les retenir en règle d’or afin
d’identifier à tout moment les porteurs d’obligation de ces droits et constater les résultats du
bien-être des enfants à tous les niveaux. Les principaux droits universels des enfants sont :
1. Le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination en raison de sa race, de sa
religion, de son origine ou de son sexe ;
2. Le droit d’avoir un nom et une nationalité ;
3. Le droit à une alimentation saine et suffisante ;
4. Le droit de bénéficier de soins et de traitements adaptés à son âge ;
5. Le droit d’être nourri, logé et grandir dans de bonnes conditions ;
6. Le droit à l’éducation ;
7. Le droit de jouer, de rire et de rêver ;
8. Le droit à l’information, d’exprimer son avis et d’être entendu ;
9. Le droit d’être protégé de la violence et de l’exploitation ;
10. Le droit à la survie.

De ces droits légitimes, les droits suivants manquent à Moussa :


 Le droit d’être protégé contre toute forme de discrimination en raison de sa race, de
sa religion, de son origine ou de son sexe ;
 Le droit à une alimentation saine et suffisante ;
 Le droit de bénéficier de soins et de traitements adaptés à son âge ;
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 Le droit d’être nourri, logé et grandir dans de bonnes conditions ;
 Le droit à l’éducation ;
 Le droit de jouer, de rire et de rêver ;
 Le droit à l’information, d’exprimer son avis et d’être entendu ;
 Le droit d’être protégé de la violence et de l’exploitation.
Les porteurs d’obligation des droits de Moussa sont :
 Ses parents ;
 Sa communauté ;
 Les autorités coutumières (Sultan, Chef de canton, leaders religieux, Chef du village etc.);
 Les autorités administratives (Gouverneur, Préfet, Maire, Police, Gendarmerie, service social
de protection de l’enfant, justice pour mineurs) ;
 Les ONG et associations de développement, etc.

Selon SCI la protection de L’enfant est un ensemble de mesures et de structures pour prévenir
l’abus, la négligence, la violence et l’exploitation à l’égard des enfants et y répondre.
Quant à l’UNICEF, la protection de l’enfant consiste à prévenir les actes de violence, de
maltraitance, d’abandon, d’exploitation et de discrimination à l’endroit des enfants et à prendre en
charge les conséquences de ceux qui ont été commis.
Dans cet état Moussa ne peut pas participer à son propre épanouissement et celui de sa famille.

Pour convaincre ses parents à l’inscrire dans un centre d’apprentissage/école spécialisée, il suffit
de leur prouver que le handicap n’est pas une fatalité. Par conséquent Moussa peut développer
des habiletés qui lui permettront de se prendre en charge ainsi que sa famille.

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Sous-Session 2 : Notion de droit de l’Enfant
Objectif : A la fin de la sous-session, les participants doivent être capables de différencier les
concepts de besoin et de droit
Situation : Sani, un enfant de 6 ans revient du marché avec son papa. En cours de route, ils
rencontrent un enfant en train de jouer au ballon. Sani s’arrête et demande à son papa de lui
arracher le ballon qui ressemble au sien.
Consigne :
Partant de cette situation, faites ressortir les comportements qui relèvent du droit et du besoin.
Technique : Remue-méninge
Durée : 15mn
Apports théoriques :
Le besoin est une aspiration personnelle ou collective qui résulte d’une satisfaction morale ou
matérielle. Il n’est pas toujours satisfait. Quant au droit, c’est l’ensemble des règles imposées aux
membres d’une société pour leurs rapports sociaux, il échappe à l’arbitraire et à la violence. Il est
réalisable.
Tableau de correspondance entre besoins et droits :

Droits Droit à la Droit au développement Droit à la protection Droit à la


survie participation
besoins
-Se nourrir - Se reposer -S’abriter - au développement;
-Se soigner -Communiquer - Se vêtir
Les besoins matériels

-Se vêtir Se distraire - contre la violence ;


-S’abriter… -contre le travail des
enfants …
-Jouer -S’affilier -S’exprimer librement
-Aller à l’école -Avoir confiance -Communiquer
Les besoins non matériels

-Etablir des contacts -Etre accompagné -Etre respecté ou


-Etre aimé -Etre en sécurité… considéré
-Etre exposé aux -Etablir des contacts
stimulations… -jouer…

Le tableau ci-dessus, établit une correspondance entre les besoins et les droits de l’enfant et
montre que le droit naît des besoins. Cette correspondance entre les besoins et les droits n’est pas
figée.
En effet, d’un seul besoin peuvent émaner plusieurs droits. A ce titre, l’on peut citer, entre autres,
le besoin de communiquer qui participe à la fois à l’énoncé du droit au développement tout
comme du droit à la participation.
Les besoins n’étant pas toujours satisfaits, il s’est avéré nécessaire de les formaliser en les érigeant
en droit à travers les instruments juridiques.

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Sous-session 3 : Principaux instruments juridiques de protection des
droits humains
Objectif : Outiller les participants des quelques textes juridiques qui traitent des droits humains
Situation : Imaginez que vous êtes nés sur une île déserte et que vous devez inventer toutes les
lois et les règlements nécessaires pour que les habitants vivent dans l’égalité, la justice et la dignité.
(Chaque groupe donne un nom à son île).
Consigne :
Citer 4 droits fondamentaux que vous estimez être les plus importants pour une vie
harmonieuse.
Technique : travail de groupes
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Pensée de Mary Robinson, haut-commissaire des nations unies aux droits de l’homme : « les
droits de la personne humaine sont gravés dans le cœur des hommes ; ils s’y trouvaient bien avant
que le législateur ne les proclame pour la première fois ».
1. les instruments juridiques internationaux :
- Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH)
- Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE)
- Charte Africaine de Droit et du Bien Etre de l’Enfant (CADBE)
Après la 2ème guerre mondiale (1939-1945) et ses horreurs qui ont touché l’humanité toute entière,
les nations unies ont adopté un document de grande importance pour l’histoire de la protection
des droits de l’Homme, que l’on a appelé DUDH en 1948. Cette déclaration est devenue le point
de départ pour beaucoup de lois et de conventions internationales de protection des droits de
l’Homme.
1.1. Principaux documents constituant la loi internationale relative aux droits de
l’Homme :
 La déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
 Le pacte international des droits civils et politiques (1966)
 Le pacte international des droits économiques, sociaux et culturels (1966)
1.2. La Convention relative aux droits de l’Enfant (CDE)
 Historique
• Mars 1924 : La Déclaration est présentée et adoptée par la Société des Nations
(SDN) ;
• 20 novembre 1979 : l’Assemblée Générale des Nations Unies a décidé d’adopter
et de préparer une Convention relative aux droits de l’Enfant (CDE) ;
• 20 Novembre 1989 : adoption de la Convention des Droits de l’Enfant par les
Nations Unies. Dix ans de travail du groupe pour aboutir à cette Convention.
• A ce jour 192 pays sur 194 ont ratifié la CDE (la Somalie et les Etats Unis l’ont
signée mais ils ne l’ont pas ratifiée)
• Date de ratification de la CDE par le Niger le 30 septembre 1990.
 Contenu de la CDE :
La CDE comporte 54 articles
 Principes de la CDE :

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Il y a quatre (4) articles d’une importance particulière dans la Convention qui ont été érigés en
principes fondamentaux par le Comité des Droits de l’Enfant chargée du suivi de la CDE. µ
Ces principes doivent être maîtrisés et utilisés pour guider les programmes et projets de mise en
œuvre des droits de l’enfant.
1. la non-discrimination (art 2)
2. l’intérêt supérieur de l’Enfant (Art 3)
3. la protection pour la vie, la survie et le développement (Art 6)
4. la participation (Art 12)
1.3. La Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE)
Les enfants ont des droits spécifiques définis par les normes juridiques internationales. La CDE
est considérée comme un outil directeur dans la plupart des stratégies de lutte pour la protection
des enfants, à cause de son acceptation presque universelle et de son standard très élevé en
matière de protection des enfants. La Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant,
offre une perspective africaine par rapport au concept des droits de l'Enfant et est considérée
comme un complément important de la CDE.
 Bref historique :
1990 : Adoption de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant par la 26ème
Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA (aujourd’hui UA) à Addis-Abeba,
Ethiopie. Ce processus a été accéléré par l’adoption de la CDE en 1989 moins d’un an après
l’adoption de la Convention des Nations Unies relatives aux Droits de l’Enfant.
Novembre 1999 : Entrée en vigueur de la CADBE après 15 ratifications. La Charte Africaine des
Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE) conclue en juillet 1990 à Addis-Abeba, ratifiée par le
Niger 11 décembre 1996;
Actuellement, le nombre de ratification s'élève à 47 des 54 Etats membres de l'UA. Les sept (7)
autres pays qui n'ont pas encore ratifié la CADBE sont : République Centrafricaine, République
démocratique du Congo, République arabe sahraouie démocratique, République fédérale de
Somalie, la République démocratique de São Tomé e Príncipe, Soudan du Sud et la Tunisie. De
même, seulement 20 des 47 États parties ont respecté dûment leurs obligations de présenter des
rapports initiaux au comité prévu à l'article 43 de la CADBE, parmi lesquels deux seulement, le
Burkina Faso et le Kenya, ont soumis leurs rapports périodiques. (www.africa-eu-partnership.org)

2. Le cadre juridique national


Il comprend :
- La Constitution ou loi fondamentale du 25 Novembre 2010 ;
- Les lois nationales ;
- Le code pénal et les lois spéciales.

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Sous-session 4 : Protection de l’Enfant
Objectif : A la fin de la sous-session, les participants seront amenés à adopter des
comportements qui protègent et respectent les enfants.
Situation :

Posons-nous 10 questions auxquelles nous allons essayer d’y répondre.


Consigne :
1. Qu’est-ce que la protection de l’enfant?
2. Pourquoi faut-il protéger les enfants en milieu scolaire?
3. Quelles sont les catégories d’enfants les plus vulnérables ?
4. Contre quoi faut-il protéger les enfants dans le milieu scolaire?
5. Pourquoi faut-il protéger les élèves contre les violences?
6. Qui sont les auteurs des violences contre les enfants à l’école?
7. Quel rôle peut jouer l’éducation dans la protection des enfants?
8. Qui sont les responsables pour assurer la protection des enfants à l’école ?
9. Comment prévenir la violence en milieu scolaire ?
10. Quelles stratégies de réponse aux cas de violence et d’abus ?
Technique : Brainstorming
Durée : 1H
Apports théoriques :
1. Qu’est-ce que la protection de l’enfant ?
Généralité : La protection des enfants, c’est toute action qui sert à prévenir ou éviter toute forme
de mal causé à un enfant.
1.1. Définition
Pour Save the Children : « La protection des enfants est l’ensemble des mesures et structures
pour prévenir et répondre aux abus, à la négligence, à l’exploitation et la violence à l’encontre des
enfants. »
C’est aussi et surtout, assurer la réalisation de tous les droits reconnus aux enfants.

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1.2. La protection des enfants à l’école et système national de protection des
enfants
Un système de prévention et la réponse à la violence, l’abus, la négligence et l’exploitation dans
l’école, doit intégrer:
• Des lois et politiques de protection (maintien des filles enceintes, intégration des
enfants avec handicap, promotion de l’équité, recours contre enseignants abusifs,
etc.)
• Des liaisons formelles entre le système scolaire et le système de protection et de la
santé, à tous niveaux : enseignants, inspecteurs, directions, Ministères
• La gestion de l’information sur la protection des enfants dans le système scolaire:
nombre de cas d’abus et de violence, types de violences, conséquences?
• L’habilitation des enseignants, des cadres, des enfants et des parents sur la
protection et les droits des enfants, et les bonnes pratiques (formation en
discipline positive, développement des enfants, politiques et loi du Niger….)
• Des normes et standards d’éducation: de gestion de classe, de comportement des
enseignants, de recours pour les infractions, (code de conduite) ;
• Des normes et standards de protection des enfants: services, normes de prise en
charge, règles de conduite des services spécialisées et services généraux (forces de
l’ordre)
• Des systèmes d’identification et de réponse aux problèmes de protection des
enfants à l’école (capacités des enseignants)
• Des systèmes de plaintes et de retour aux problèmes liés à l’enseignement et sa
qualité à l’école (capacités des enfants et des parents)
• Des services de réponse, pour enfants victimes à l’école, à la maison, dans la
communauté, qui sont spécialisés, et adéquats ;
• Des enseignants et cadres de gestion scolaire qui ont les compétences en matière
de de protection des enfants contre la violence, dans leurs pratiques
d’enseignement et pour l’identification et la réponse aux problèmes de protection
des enfants dans leurs classes
• Des financements adéquats
• La participation des enfants et des parents, basée sur la connaissance des droits
des enfants et leur protection
Pour SCI Niger, l’atteinte des résultats ci-dessous constitue un objectif cardinal.
1.3. Résultats attendus à long terme
 Des lois et politiques de protection (maintien des filles enceintes, intégration des
enfants avec handicap, promotion de l’équité, recours contre enseignants abusifs,
etc.)
 La gestion de l’information sur la protection des enfants dans le système scolaire:
nombre de cas d’abus et de violence, type de violence, conséquences.
 Des normes et standards d’éducation: de gestion de classe, de comportement des
enseignants, de recours pour les infractions, (code de conduite)
 Des financements adéquats.

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1.4. Résultats attendus à moyen terme
 Des liaisons formelles entre le système scolaire et le système de protection et de la
santé, à tous niveaux : enseignants, inspecteurs, directions, Ministères
 Des systèmes de plaintes et de retour aux problèmes liés à l’enseignement et sa
qualité à l’école (capacités des enfants et des parents)
 Des liaisons formelles entre le système scolaire et le système de protection et de la
santé, à tous niveaux : enseignants, inspecteurs, directions, Ministères
 L’habilitation des enseignants, des cadres, des enfants et des parents sur la
protection et les droits des enfants, et les bonnes pratiques (formation en
discipline positive, développement des enfants, politiques et loi du Niger….)
 Des systèmes d’identification et de réponse aux problèmes de protection des
enfants à l’école (capacités des enseignants)
 Des systèmes de plaintes et de retour aux problèmes liés à l’enseignement et sa
qualité à l’école (capacités des enfants et des parents)
 financements adéquats.
1.5. Résultats attendus par l’Etat du Niger
 Des normes et standards de protection des enfants: services, normes de prise en
charge, règles de conduite des services spécialisées et services généraux (ie, forces
de l’ordre)
 Des services de réponse, pour enfants victimes à l’école, à la maison, dans la
communauté, qui sont spécialisés, et adéquats.
2. Pourquoi faut-il protéger les enfants en milieu scolaire ?
• Parce que cela relève du droit (CDE, CADBE, etc.) qui fait obligation … à cause de leur
grande vulnérabilité
• Parce que les enfants veulent être protégés (principe de la participation)
• Pour permettre aux enfants de s’épanouir et de développer leurs dons et aptitudes
mentales et physiques dans la mesure de leurs potentialités
• Pour préparer les enfants à assumer les responsabilités de la vie adulte active dans une
société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les
hommes.
3. Les catégories d’enfants les plus vulnérables
Tous les enfants méritent d’être protégés, mais il y en a qui sont plus à risque, tels que:
• Les réfugiés, les orphelins ;
• Les enfants en conflit avec la loi ;
• Les enfants travailleurs ;
• Les enfants associés aux forces armées ;
• Les enfants de minorités ethniques ;
• Les filles ;
• Les enfants séparés de leurs familles ;
• Les enfants handicapés ;
• Les enfants malades ou affectés par des maladies (VIH-SIDA, etc.) ;
• Les enfants traumatisés ou en situation de stress ;
• Etc.
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4. Contre quoi faut-il protéger les enfants dans le milieu scolaire?
Les enfants à l’école méritent d’être protégés contre les violences et les situations à risque:
• Les punitions physiques dégradantes et humiliantes ;
• Les violences sexuelles (harcèlement, abus, exploitation) ;
• L’environnement physique dangereux L’environnement malsain (les odeurs, les maladies
liées à l’insalubrité, la vente d’aliments avariés ou non couverts) ;
• Les travaux et jeux dangereux ;
• Les enlèvements par des parents ou des tierces personnes (Travaux champêtres, mariage
précoce/forcés, mutilation génitale) ;
• Les armes, les engins explosifs ;
• L’enrôlement dans les groupes et forces armés ;
• Les maladies endémiques (VIH-SIDA, Paludisme) ;
• Les grossesses précoces ;
• La discrimination, l’abandon, la négligence ;
• Les situations à risque ou traumatisantes (traversée des engins et animaux, processions
funèbres…) ;
• La consommation de substances toxiques (cigarette, alcool, drogue) ;
• Et toutes les violations de leurs droits (ex, le droit à l’identité = extraits de naissance) ;
• Toutes les violences.
5. C’est quoi la violence ?
Selon la CDE (article 19) la violence contre les enfants comprend:« Toute forme d’atteinte ou de
brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou
d’exploitation, y compris la violence sexuelle »
Au regard du Rapport mondiale sur la violence et la santé (2002), la violence contre un enfant est
définie comme :
« La menace ou l’utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre un enfant
par un individu ou un groupe qui entraîne ou risque fortement de causer un préjudice à la santé, à
la survie, au développement ou à la dignité de l’enfant ».
Les effets des actes de violence sur les enfants peuvent varier selon leur nature et leur gravité,
mais les répercussions à court et long terme sont très souvent graves et préjudiciables. La
violence peut entraîner :
 une plus grande prédisposition à des troubles sociaux, émotionnels et cognitifs (colère,
nervosité, agressivité, complexe d’infériorité ou de supériorité, manque de confiance en
soi, dépression, tendance suicidaire, hallucinations, déficience dans l’exécution des tâches,
etc.)
 des comportements dangereux pour la santé, tels que le tabagisme et l’alcoolisme précoce,
l’activité sexuelle précoce, grossesses précoces et MST
 les abandons du cursus scolaires,
 les irrégularités aux cours, les mauvais résultats scolaires
 la perpétuation du cycle de la violence
 Etc.

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6. Qui sont les auteurs des violences contre les enfants ?
De façon générale, les cas de violence sur les enfants sont commis par des personnes qui leur
sont proches, des personnes à qui ils ont confiance ou par des personnes qui sont en charge de
leur encadrement et leur sécurité :
- Enseignants, Éducateurs
- Élèves eux-mêmes
- Parents, personnes aux alentours (gardiens, cantinier(ère), vendeurs, etc.)
- Personnes se trouvant sur le chemin de l’école.
7. Quel rôle peut jouer l’éducation dans la protection des enfants ?
Partout dans le monde, gouvernants, professionnels de l’éducation, parents et enfants
reconnaissent l’importance de l’éducation et les opportunités que celle-ci offre. Il est évident
qu’une éducation de qualité peut apporter des bénéfices remarquables à l’individu, à la famille, à
la communauté, à l’État, au monde entier.
L’éducation peut aussi jouer un rôle très important en ce qui concerne la protection de l’enfant :
 Protection physique (développement physique)
 Protection sanitaire (prévention des maladies)
 Protection psychosociale (insertion sociale, respect des valeurs morales et sociales)
 Protection cognitive (raisonnement logique)
 Protection sécuritaire (non enrôlement dans les groupes armés, réduction de la
délinquance juvénile)
 Etc.
8. Qui sont les responsables pour assurer la protection des enfants à l’école ?
Toute la communauté est certes responsable pour assurer la protection de ses enfants, mais en ce
qui concerne la protection au niveau de l’école, les autorités, les enseignants, les CGDES et les
élèves eux-mêmes peuvent jouer des rôles très importants:
• Les parents par le biais des CGDES
• Les élèves dans le cadre des Clubs et Coopératives d’enfants
• Les enseignants par un enseignement de qualité, par une conduite exemplaire à l’égard des
enfants, par la discipline positive
• Autorités éducatives par l’amélioration des politiques éducatives, par l’instauration et
l’application des normes, etc.
Assurer le droit de l’enfant à l’éducation donc, dépend non seulement de la présence d’écoles et
instituteurs mais aussi d’un environnement qui permet aux élèves d’apprendre en toute sécurité.
9. Comment prévenir la violence à l’école ?
- Dispenser un enseignement de qualité (enseignants formés, matériels didactiques
adéquats, etc.)
- Promouvoir l’apprentissage basé sur la discipline positive
- Créer un espace physique sain et protecteur
- Mettre en place des mécanismes de prévention et des normes (codes de conduite, lois,
décrets, arrêtés)
- Favoriser la participation des enfants et de leurs parents.
L’école doit être en un mot un espace ami des enfants.

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10. Quelles stratégies de réponse aux cas de violence et d’abus ?
Le plus souvent, il est recommandé d’utiliser l’approche multisectorielle (réponse) pour une prise
en charge intégrale (PECI) de l’individu. Selon la situation vécue, la prise en charge peut
concerner l’aspect :
• médical
• psycho-affectif
• social
• communautaire
• juridique, etc.
La réponse aux violences subies par un enfant doit nécessairement obéir à certains principes et
approches :
• le respect des 4 principes des droits de l’enfant : Non-discrimination, Intérêt Supérieur,
Participation (écoute) et Vie, Survie et Développement ;
• la normalisation de la vie de l’enfant (famille, école, jeux clubs d’enfants) ;
• le principe de la confidentialité ;
• l’approche multisectorielle pour une prise en charge intégrale (PECI) de l’individu : dans
ce cas de figure, il est important et même nécessaire de référer les cas vers d’autres
intervenants. Il en est de même lorsqu’on n’a pas soit même la capacité et les moyens
adéquats de faire la prise en charge nécessaire ;
• le suivi.
A propos de l’écoute de l’enfant victime de violence, elle doit à la fois permettre d’identifier
clairement le problème, rassurer et évaluer les besoins physiques et psychosociaux pouvant aider
la victime.
Pour cela, voici quelques tendances et attitudes d’écoute pour aider :
• Adopter une attitude de soutien, d'aide
• Adopter une attitude de reformulation pour approfondir et faire le chemin avec lui
• Adopter une attitude de compréhension, d'écoute, mais éviter d’envahir l’enfant de nos
affects (émotions); lui laisser l’initiative, le choix et l’autonomie.
• Ne pas avoir une attitude de décision autoritaire
• Ne pas adopter une attitude d'enquête, d'exploration, d'évaluation, de jugement pouvant
culpabiliser
• Ne pas avoir une attitude d’interprétation, mais se centrer sur le problème.

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Sous-session 5 : Participation de l’enfant
Objectif : A la fin de la sous-session, les participants seront capables de créer un environnement
propice pour la participation de l’enfant dans toutes les activités qui le concerne.
Consigne :
1. Qu’est-ce que la participation de l’enfant?
2. Pourquoi la participation de l’enfant?
3. Citer les normes minimales en matière de participation de l’enfant.
4. Comment évaluer la participation de l’enfant ?
5. Décrire la participation des enfants à l’école
6. Quel est le rôle des adultes dans la participation des enfants ?
Technique : travail de groupes
Durée : 1 Heure
Apports théoriques :
1.1. La participation de l’enfant
Définition : « Engagement volontaire des enfants dans des activités de libre expression, prise de
décision ou action pratique destinées à leur permettre de revendiquer et de garantir leurs droits ».
Il s’agit notamment pour l’enfant de:
• exprimer ses pensées, opinions et idées sur sa vie, sa communauté (art 13 et 14) ;
• être écouté et avoir ses pensées, opinions et idées considérées selon son âge et sa maturité
(art 12) ;
• avoir accès à l’information (art 13 et 17) ;
• collecter et diffuser de l’information (art 13) ;
• créer leur propre organisation (art 15).
La participation des enfants peut se manifester de plusieurs manières:
• A travers l’expression : signaler les abus, porter plainte, attirer l’attention sur des
problèmes spécifiques ou plaider pour un changement de politique, ….
• A travers leur implication dans des prises de décision: faire des évaluations, développer
des projets ou programmes, gérer la vie scolaire, évaluer des services, gérer la vie familiale,
….
• A travers des actions pratiques: éducation par les pairs, établissement de clubs ou
organisations, recherches, implication dans les media, actions de sensibilisation et/ou
plaidoyer, …..
1.2. Pourquoi la participation de l’enfant ?
En résumé, il y a 5 raisons de croire que nous devons faire de la participation de l’enfant une
priorité:
1. Parce que c’est un droit
2. Parce qu’elle augmente l’efficacité des interventions destinées à améliorer la vie des
enfants
3. Parce qu’elle offre des avantages aux enfants eux-mêmes
4. Parce qu’elle donne aux enfants le pouvoir et la capacité d’agir comme des membres de la
société civile, comme des citoyens actifs
5. Parce que les enfants veulent eux-mêmes participer.

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1.3. Les normes minimales en matière de participation de l’enfant
Norme 1 : Une approche morale : transparence, honnêteté et responsabilité ;
Norme 2 : La participation des enfants est pertinente et utile : intérêt supérieur
Norme 3 : Un environnement propice et habilitant pour l’enfant ;
Norme 4 : L’égalité d’opportunités: non-discrimination ;
Norme 5 : Le personnel est efficace et sûr de lui ;
Norme 6 : La participation favorise la protection de l’enfant ;
Norme 7 : Suivi, évaluation, ………(MEAL).
1.4. Comment évaluer la participation de l’enfant ?
Les normes nous permettent lorsqu’on veut faire participer les enfants et lors des évaluations de
la participation de vérifier obligatoirement:
• Est-ce que cette décision concerne l’enfant?
• A-t-on offert des possibilités aux enfants concernés d’exprimer leurs opinions?
• A-t-on écouté les enfants qui sont concernés par la décision?
• Ont-ils pu le faire d’une manière qui leur convient?
• Ont-ils pu le faire dans un forum où ils se sentaient libres de dire ce qu’ils voulaient?
• Ont-ils pu le faire sans risque de conséquences négatives?
• Ou bien, y a-t-il un risque que les enfants aient été utilisés comme décoration sans
possibilités réelles d’influencer les décisions?
1.5. La participation des enfants à l’école
La participation des enfants à l’école se fait à travers plusieurs structures dont le CGDES, la
Coopérative, le Gouvernement scolaire et autres associations d’enfants.
• Avant toute chose, Il faut expliquer aux enfants ce que ces dénominations recouvrent ;
• Demander aux enfants de désigner leurs représentants dans ces structures en insistant sur
la non-discrimination ;
• Favoriser la participation des enfants, surtout dans les CGDES en demandant leurs
opinions et avis sur les différents points à l’ordre du jour, etc.
1.6. Le rôle des adultes
Selon l’article 5 de la CDE :
Les adultes sont des « facilitateurs » qui présentent aux enfants les options et les choix possibles
dans leur vie et non de leur imposer une certaine conception de la vie ou un point de vue.
Les enfants ont souvent besoin que les adultes les encouragent à pouvoir participer en:
• Créant un environnement dans lequel les enfants se sentent à l’aise d’exprimer leurs
opinions ;
• Apprenant aux enfants comment formuler des questions, comment faire des
interventions,...
• Partageant avec eux l’information pour qu’ils puissent s’exprimer en connaissance de
cause ;
• Leur enseignant comment écouter et être écouté ;
• Formant et encadrant les enfants sur la réalisation de leurs droits ;
• Sensibilisant et apprenant aux adultes à mieux écouter les enfants et à prendre en
considération leurs opinions.

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Membres des Gouvernements scolaires des écoles appuyées par le projet Early Child Marriage/Aguié, en atelier de formation (SCI 2015)

Exercice de réinvestissement:
• Quelles sont les différentes structures de gestion des activités scolaires que l’on trouve à
l’école?
• Tous les élèves connaissent-ils ces structures et leurs différents rôles dans la vie de
l’école?
• Quel est le mode de désignation des enfants membres de ces structures?
• Les membres de ces structures rendent-ils compte de leurs activités aux autres enfants?
• Si oui comment?
Technique : Remue-méninge
Durée : 30 mn

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DEUXIEME PARTIE: DISCIPLINE POSITIVE ET ALTERNATIVES AUX
PUNITIONS PHYSIQUES ET HUMILIANTES (APPH)

Objectif : Démontrer aux participants la nocivité et l’inefficacité des punitions physiques et


humiliantes sur les enfants afin qu’ils adoptent des comportements appropriés respectant les
droits et la dignité des enfants

Session 1 : Impact des punitions physiques et Humiliantes sur les


enfants
Objectif : A la fin de cette session, les participants doivent être capables de connaitre les impacts des
punitions physiques et humiliantes à l’école.

Sous-session 1: échanges des expériences vécues sur la punition


Objectif : échanger sur les expériences vécues suite à la punition.
Consigne : Avec la personne à coté de vous, échangez sur des punitions vécues au cours de
votre enfance.
Technique : travail en binôme
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Il apparaît clairement dans nos expériences que la punition constituait une de nos craintes quand
nous allions à l’école.
L’idéal serait que nous fassions tout pour que les enfants aient plutôt de bonnes expériences,
l’amour de venir à l’école.
Cette activité sert de point de réflexion sur comment créer des écoles qui ne sont pas seulement
plus jolies à voir mais des cadres plus propices à l’éducation où les enfants ont la joie d’être à
l’école, où ils sont à l’abri de toutes violences, abus et exploitations.

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Sous-session 2 : Définition du concept punition
Objectif : définir les concepts liés à la punition et inventorier les types de punitions
Consigne : définissez les concepts liés à la punition et inventoriez les types de punitions que
vous connaissez.
Technique : Remue-méninge
Durée : 15 mn
Apports théoriques :
La punition est une action (pénalité) imposée à une personne qui a enfreint une règle ou
démontré un comportement inapproprié. La punition vise à contrôler le comportement par des
moyens négatifs. (UNESCO).
Punition physique : Frapper un enfant avec la main ou un objet (chicotte, fouet, ceinture,
baston, chaussure etc.) donner des coups de pied, secouer ou jeter un enfant, pincer, tirer les
cheveux, forcer un enfant à rester dans une position non confortable ou indigne, soumettre
l’enfant à des exercices physiques excessifs, brûler ou cicatriser un enfant. Proférer la menace de
toutes ces actions.
Punitions humiliantes : Abuser verbalement, ridiculiser, frustrer, isoler ou ignorer un enfant.
violence : utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre soi- même, un
groupe ou une communauté qui a comme résultat probable la blessure, la mort…

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Sous-session 3 : les comportements punissables
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables d’identifier les comportements
punissables.
Consigne :
 identifiez les comportements des enfants qui sont susceptibles d’être punis ;
 énumérez les types de punitions qui sont appliquées aux enfants ;
 décrivez-les brièvement ;
 répertoriez ces comportements avec les types de punitions correspondantes dans un
tableau.
Technique : travail de groupe
Durée : 1H
Apports théoriques :
Montrer que les enfants sont punis injustement ou abusivement tout simplement parce qu’ils ont
des comportements d’enfants et que ces punitions sont disproportionnées et constituent des cas
graves de violation des droits de l’enfant et sont susceptibles de poursuites judiciaires. Monter
également que l’usage de la punition comme moyen de discipline est inefficace (l’enfant ne
comprend pas pourquoi il est puni.), nocif (traumatismes, troubles du comportement, notamment
la violence, l’agressivité, les dépressions, délinquance, abus d’alcool et de drogues, modification
du Quotient Intellectuel et les conduites sadomasochistes…) cf. document sur « les arguments
contre les punitions corporelles »
Montrer que les punitions sont une forme de violence. (Mettre en rapport les différentes formes
de punitions suscitées par les participants et la définition de la violence).

Tableau d’exemples des comportements punis et types de punitions :

Punitions physiques et humiliantes


Comportements punis
infligées

Bavardages récurrents Chicotte, mise à genoux, mise à la porte

Usage des langues locales en classe Chicotte, pompes

Mise à genoux, chicotte, leçon de morale,


Enfants indisciplinés, impolis, irrespectueux convocation des parents, exclusion temporaire
selon les normes.

pompes, mise à genoux, huée, changement de


Tricherie
place, leçon de morale

Retards répétés Retenue, privation de recréation, mise à

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genoux, convocation des parents

Vols Chicotte, huée

Mensonges chicotte, taloches, pincement

Mauvaises réponses aux questions posées par


Chicotte, corvées
le maître

Exercices mal faits Copies des exercices, chicotte, mise à genoux

Copies des leçons, mise à genoux, chicotte,


Leçons non apprises privation de recréation, rétention après les
heures de classe

Chicotte, mise à genoux, privation de


Bagarres
recréation pour les bagarreurs

Insultes entre les enfants Chicotte, pincement, mise à genoux

Turbulence Isolement, mise à genoux, chicotte

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Sous-session 4 : impact des punitions
Objectif : identifier les impacts liés aux punitions.
Consigne : Avec la personne à coté de vous, partagez une expérience de punition vécue au cours de
votre enfance
Qu’est-ce que vous avez ressenti à l’époque?
Quelles sont les pensées qui ont traversées votre esprit?
Technique : travail en binôme
Durée : 30 min
Apports théoriques :
Désir de vengeance, sensation d’injustice, rage/colère, agressivité, ruse, peur, timidité,
intimidation, manque de confiance en soi, blessures, traumatismes, mort.
Expliquer aux participants que ces sentiments sont exactement les mêmes que les enfants
ressentent lorsqu’ils sont punis. (Toutes les explications doivent apparaitre)
L’utilisation des punitions comme moyen pour corriger un mauvais comportement est une
manière de montrer à l’enfant que la violence est un moyen de règlement de conflit et de cette
façon, l’enseignant perpétue le cycle de la violence.
Témoignage de certains enfants :
« Quand je serai grand je veux être maître pour pouvoir chicoter les autres enfants »
Enfant, Côte d’Ivoire
« Quand on nous frappe et on nous injure on se sent abandonnés »
Enfant, Côte d’Ivoire
« Les enseignants refusent de m’accepter à l’école à cause de mon handicap. Ils pensent que les
autres enfants vont devenir comme moi si nous jouons ou apprenons ensemble! »
Enfant, Bangladesh

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Sous-session 5 : cycle de violence
Objectif : Montrer aux participants que la reproduction du cycle de violence se perpétue par
l’utilisation de la punition
Consigne 1 : discutez en groupes sur les textes réglementaires interdisant les châtiments
corporels dans nos écoles.
Technique : Travaux de groupes
Durée : 15 mn
Apports théoriques : CIRCULAIRE N°016/MEN/DEPD du 2 avril 1981
Consigne 2 : citez quelques conséquences immédiates ou lointaines de la punition sur le
développement physique, mental et social de l’enfant
Technique : Brainstorming
Durée : 15 mn
Apports théoriques :

CIRCULAIRE n°016/MEN/DEPD du 2 avril 1981, portant châtiment corporel

Le Ministre de l'Education Nationale

Madame l'Inspectrice de l'Enseignement de 1er Degré Niamey - Commune 2

Messieurs les Inspecteurs de l'Enseignement du 1er Degré

Je suis désagréablement surpris, d'apprendre que le châtiment corporel est encore d'usage dans
certaines écoles primaires. Des maîtres n'hésitent pas à faire subir à leurs élèves de véritables
sévices qui les humilient dans leur personnalité et mortifient leur corps.

Je n'ignore pas également, que certains enseignants trouvent en leurs élèves une main d'œuvre
facile et gratuite qu'ils utilisent volontiers à des fins personnelles : corvée d'eau, de bois, lavage de
vaisselle, etc.

Comment peut-on dans ces conditions parler de l'instauration d'un dialogue entre maîtres et
élèves ? Peut-il y en avoir entre un esclave et son maître ? La réponse est évidemment négative.

Ces pratiques sont formellement interdites. J'ai eu, par le passé, à la rappeler et je n'y reviendrai
plus. Les maîtres qui persisteront à appliquer ces procédés rétrogrades et anti-pédagogiques, le
feront à leurs dépens. Les fautes seront sanctionnées sévèrement afin de décourager les
récalcitrants qui s'entêtent à maintenir ces pratiques avilissantes.

Je vous demande d'assurer une large diffusion de la présente circulaire et de veiller au respect
strict des textes qui régissent l'école.

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Signé : Le capitaine de gendarmerie Youssoufou Maïga

Source : www.men.ne

Les punitions physiques et humiliantes :


 Violent le droit des enfants au respect, à l’intégrité physique, à la dignité humaine et à la
protection contre toute forme de violence, à la maltraitance, à la négligence, à l’abus et à
l’exploitation
 Ont un effet néfaste sur le développement social, émotionnel et physique des enfants
 Apprennent aux enfants que la violence n’est pas une méthode indiquée pour la
résolution de conflits.
 Constituent « l’option facile » et découragent certains enseignants et parents d’essayer
d’autres approches
 Sont souvent responsables des abandons et mauvais résultats scolaires, les difficultés de
communication, le traumatisme et le manque d’estime de soi chez les enfants.
L’article 19.1 de la CDE dit que l'enfant a le droit d’être:
« Protégé contre toute forme de violence, d'atteinte ou de brutalités physiques ou mentales,
d'abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d'exploitation, y compris la violence
sexuelle, pendant qu'il est sous la garde de ses parents ou de l'un d'eux, de son ou ses
représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. »

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Sous-session 6 : Mythes relatifs à la punition
Objectif : A la fin de la séance, les participants doivent être capables de reconnaitre la portée et la
véracité de certains mythes véhiculés
Consigne : Echanger avec les participants sur des mythes du terroir qui justifient la punition.
Technique : travail de groupe.
Durée : 30 min
Apports théoriques :
Il existe beaucoup d’arguments ou ‘mythes’ pour justifier les punitions faites aux enfants. En
voici quelques-uns:
Mythe N° 1 : moi aussi j’ai été puni en tant qu’enfant et cela ne m’a pas fait du mal
Fait N° 1 : ceux qui utilisent cet argument le font souvent pour réduire le sentiment de
culpabilité qu’ils éprouvent du fait de soumettre leurs propres enfants à des punitions physiques
et ils cherchent à justifier leurs actions violentes. En fait, leurs actions révèlent que contrairement
à ce qu’ils disent, la punition a effectivement eu un effet négatif sur eux puisqu’il a perpétué un
cycle de violence et que les enfants qu’ils punissent aujourd’hui demain iront punir d’autres
enfants etc. En plus, ce n’est pas seulement parce qu’on avait l’habitude de faire une certaine
chose avant qu’on doit toujours le faire. Par exemple, il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas
reçu des vaccinations ou appris à lire et à écrire pendant leur enfance et pourtant cela ne veut pas
dire qu’ils ne voudraient pas faire vacciner et éduquer leurs enfants aujourd’hui.
Mythe N° 2 : « C’est la seule chose qui marche avec ces enfants» ou « Ils le méritent »
Fait N° 2 : La discipline positive requiert le développement d’une relation de confiance et
respect mutuel entre enseignant et enfant alors que frapper un enfant ne constitue que l’option
facile. En frappant l’enfant c’est comme si nous n’avions pas été capables d’aider l’enfant à
apprendre et intérioriser les bons comportements. Si nous avons l’habitude d’employer des
méthodes de punitions physiques cela va prendre du temps pour que les nouvelles méthodes
prennent effet. C’est vrai que si on a toujours frappé les enfants, crié contre eux etc. il sera
difficile de créer des relations de confiance d’un jour à l’autre et peut être il y aura des moments
où on pourra penser que la violence « c’est la seule chose que marche » mais le vrai problème se
trouve dans notre approche à la discipline, pas dans le comportement de l’enfant. Justifiant la
violence contre un enfant en disant qu’il l’a mérité n’est pas un argument viable. Par exemple,
avez-vous l’habitude de frapper votre supérieur hiérarchique, vos collègues ou votre époux/se
quand rien d’autre semble marcher ? On espère que non…
Mythe N° 3 : « C’est la punition qui porte les meilleurs résultats. Les autres méthodes ne
sont pas si efficaces. »
Fait N° 3 : Obtenir le bon comportement des élèves grâce à la peur de la punition n’est pas la
même chose que la discipline. La punition physique ne semble que marcher que sur le court
terme et de façon superficielle. La punition physique apprend aux enfants qu’ils doivent faire ce
que vous dites, mais seulement quand vous étés là. En fait cela leur apprend aussi à être rusés et à

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mentir de façon à éviter les punitions physiques ou humiliantes. En favorisant un sentiment de
peur, de manque de confiance et d’insécurité chez l’enfant, la punition physique détruit les
relations positives entre enseignant et élèves. Les enfants se sentent en colère quant au lieu de les
enseigner et de les prendre en charge leur enseignant les menace, les insulte et les frappe.
Même si de façon temporaire la punition semble porter des fruits à la longe cela ne fait que
terroriser les enfants.

Mythe N° 4 : « La punition physique apprend l’obéissance aux enfants »


Fait N° 4 : Dans le passé peut être on avait l’habitude d’apprendre aux enfants à ne pas
questionner l’autorité, mais les temps ont évolué. Beaucoup d’enseignants adoptent maintenant
des méthodologies centrés sur les enfants qui encouragent les enfants à explorer, à réfléchir eux-
mêmes, à questionner, et à apprendre avec joie à trouver eux-mêmes les réponses à travers le
processus d’apprentissage. La punition physique ne favorise pas de tout ce processus de
questionnement, de pensée analytique, de critique et de réalisation d’objectifs personnels et
pourtant ce sont des qualités dont tant adultes comme enfants ont besoin pour avancer dans un
monde dynamique, compétitif et novateur. Imposer l’obéissance grâce à la menace de la punition
physique étouffe la créativité et l’initiative chez les enfants (et chez les adultes aussi d’ailleurs).
Mythe N° 5 : « Je l’utilise seulement comme dernier recours. Je n’ai pas le choix. »
Fait N° 5 : cette excuse cherche à rationaliser notre comportement, et apprend à nos élèves que
l’utilisation de la violence comme dernier recours est acceptable et justifiable. Cet argument n’est
pas acceptable ; par exemple, est ce qu’un mari est justifié quand il frappe sa femme ? Frapper les
élèves ne devrait pas être justifiable non plus. En plus il est souvent courant que les enseignants
font recours à la violence comme premier recours, pas dernier et souvent pour des xxx
négligeables.
Mythe N° 6 : « C’est la seule chose qui me permet de contrôler les enfants en classe. Ils
sont trop nombreux. »
Fait N° 6 : Cette excuse est très souvent utilisée par les enseignants qui ont des classes
surchargées, parfois allant jusqu'à 100 enfants. Le problème arrive quand il n’y pas une vrai
gestion de la classe, il n’y a pas un ensemble de règles ou routines ; les enfants ne savent pas ce
qu’on attend de leur part et les conséquences de leur mauvais comportement. Leur enseignant n’a
pas pris le temps de bâtir des bonnes relations avec eux et de leur encourager à adopter de bons
comportements. Ceci est peut-être dû à son style de gestion de class, par exemple un style
autoritaire qui dit que « c’est moi l’enseignant, c’est moi qui commande et on va faire les choses à
ma manière ».
En essayant de trop contrôler, l’enseignant peut utiliser la punition physique non seulement pour
empêcher les mauvais comportements chez un enfant, mais aussi afin de provoquer la peur chez
les autres. Et pourtant, une approche qui cherche à obtenir l’obéissance des enfants à travers la
violence encourage les enfants à avoir peur de l’enseignant et pas à vouloir apprendre, à réfléchir.
Par conséquence ils n’apprennent pas bien ce qui finit par donner une mauvaise impression de
nos capacités en tant qu’enseignant.
Mythe N° 7 : « La punition physique fait partie de notre culture. »
Fait N° 7 : La punition physique est parfois justifiée par l’argument qu’elle est une partie
intégrante de l’évolution de l’enfant dans la société et que l’idée de promouvoir des alternatives
aux punitions physiques est une imposition « Occidentale « qui ne prend pas en compte les
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valeurs Africaines. Les sociétés Africaines sont constituées des hiérarchies déterminées par l’âge
et l’idée que les jeunes doivent respecter, servir et obéir les personnes plus âgées, y compris les
enseignants.
Il n’y a pas forcément un lien direct entre les systèmes de croyances traditionnelles et la violence
faite aux enfants à travers les punitions physiques. Au contraire, la pratique de la violence menace
les bonnes relations entre enfants et adultes, et met à risque la confiance et le vrai respect (pas la
peur) que les enfants devraient avoir pour leurs aînés.
La violence finit par dégrader l’amour propre et la confiance de l’enfant et entraîne le manque de
maîtrise de soi comme instrument pour dominer/maitriser les autres.
Au lieu d’utiliser la violence pour susciter le respect on pourrait plutôt encourager les personnes
respectées de modeler par son bon comportement les attitudes à adopter par les enfants.
Finalement, des croyances individuelles et culturelles qui favorisent l’utilisation de la violence et la
punition physique peuvent être changées. La preuve étant dans le nombre de pays qui ont déjà
aboli ce type de comportements.
Les adultes seront mieux capables d’abandonner les punitions physiques et humiliantes si on leur
propose des alternatives plus efficaces.
En effet, l’abandon des punitions physiques et humiliantes ne correspond pas à l’abandon au
renoncement de la discipline. Les enfants ont besoin de limites et guidance pour leur apprendre
la différence entre le bon et le mauvais comportement. L’abandon Le rejet des méthodes
violentes est plus susceptible de produire des enfants disciplinés. Les parents et les enseignants
doivent comprendre clairement qu’il existe des alternatives en dehors des punitions physiques et
humiliantes.

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Session 2 : Notion de Discipline Positive
Objectif : renforcer les acquis des participants sur la définition de la discipline positive

Sous-session 1 : Profil d’un bon enseignant


Objectif : A la fin de la séance, les participants doivent être capables de décrire les caractéristiques
types d’un bon enseignant.

Consigne : Donnez le nom de l’enseignant que vous avez le plus aimé pendant votre scolarité et
dites les raisons.
Technique : remue-méninge
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Un bon enseignant, c’est celui qui, entre autres :
 Connait ses élèves, comprend leur condition de vie familiale et la conséquence de cette
dernière sur leur comportement/performance scolaire;
 Reconnait les aptitudes des différents élèves et les encourage à développer leurs
potentiels et à combler leurs lacunes.
 Engage les élèves et encourage leur participation;
 Etablit des objectifs à long terme pour ses élèves.

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Sous-session 2 : Notion de discipline
Objectif : A la fin de la séance, les participants doivent être capables de définir ce qu’est la
discipline.

Consigne : Donnez la définition de la discipline.


Technique : remue-méninge
Durée : 10 min
Apports théoriques :
« La discipline est la pratique d’enseigner ou de former une personne à suivre des règles ou
adopter un comportement dans l’immédiat et dans le long terme » (in UNESCO p.21)
D’après le Dictionnaire Français :
« Ensemble des règles de conduite qui régissent une collectivité, un groupe en vue d'assurer son
bon fonctionnement. »
Synonyme : règle
« Règles de conduite que s'impose une personne ».
Synonyme : règle

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Sous-session 3 : Notion de discipline positive
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables de définir la notion de discipline
positive.
Situation : Youssoufa est un enseignant nouvellement affecté dans une école où on pratique la
discipline positive, chose qu’il ignore.
Consigne : Aidez-le à comprendre cette notion.
Technique : travail de groupe
Durée : 1h
Apports théoriques :
« La discipline positive est une méthode pour réduire le mauvais comportement en
récompensant le comportement positif. La discipline positive est basée sur le principe que le
comportement qui est récompensé est le comportement qui sera répété. La discipline positive
aide les élèves à apprendre des comportements qui sont conformes aux attentes des adultes,
efficaces dans la promotion des relations sociales positives et aident le développement d’une
maîtrise de soi qui favorise son amour propre. » (UNESCO p81)
La discipline positive est une combination de discipline et des qualités positives que les adultes
(enseignants/parents) modelènt/demontrent aux enfants. (Raising Voices p.33)
La discipline positive est une approche qui aide les enfants à réussir en leur donnant les
informations dont ils ont besoin pour apprendre et en appuyant leur développement. La
discipline positive respecte le droit des enfants à un développement sain, à la protection de toute
forme de violence et a une participation active dans le processus d’apprentissage.
La discipline positive est focalisée sur des solutions à long terme qui développent l’auto discipline
des élèves et suscite l’amour de l’apprentissage pendant toute la vie.
La discipline positive comporte une communication claire et consistante, un renforcement
systématique des attentes, règles et limites. La discipline positive apprend la non-violence,
l’empathie, le respect de soi-même et des autres ainsi que les droits humains. (Save the Children
p.1).
Si la punition constitue un seul acte, la discipline positive est un processus à quatre (4) étapes clés
et régie par sept (7) principes. Les quatre (4) étapes clés sont :
1. Le comportement approprié est décrit: « silence en classe s’il vous plait »
2. Des raisons claires sont données: « nous allons commencer la leçon de math et tout le
monde doit écouter attentivement »
3. La compréhension est assurée: « est-ce que vous comprenez pourquoi il est important de
garder le silence pendant la leçon ? »
4. Le comportement correct est renforcé : une récompense, une reconnaissance, un
encouragement…
La clé c’est d’encourager l’enfant à se sentir membre d’une équipe gagnante et de
reconnaître/récompenser les différents élèves en tant que membres de cette équipe.
Les sept (7) principes de la discipline positive sont:
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1. Respect des droits et de la dignité de l’enfant ;
2. Développement de la maîtrise de soi, de la personnalité et du comportement
acceptable en société ;
3. Promotion de la participation de l’enfant ;
4. Respect des besoins de l’enfant conforme à son stade de développement ;
5. Respect de la motivation et des opinions de l’enfant ;
6. Une approche équitable et juste ;
7. Promotion de la solidarité.
Activité de réinvestissement : Etude de cas
Scénario 1 :
Mme Ouattara entre dans la salle de classe du CM1 prête à commencer la leçon de
Mathématique.
Elle commence à parler mais les élèves continuent de bavarder entre eux et c’est clair qu’ils ne lui
prêtent pas attention. Elle dit avec force « arrêtez tous de bavarder. La leçon a commencé. »
Tout le monde arrête de parler sauf Issaka. Issaka continue de parler avec ses amis du match de
foot qu’il a vu à la télé pendant le week-end.
Mme Ouattara crie : « Issaka, tais-toi immédiatement ! Allez, à genoux dans le coin. Espèce
d’idiot ! Vraiment tu as des Problèmes maintenant. Après la leçon tu vas voir ! Si ça continue je
vais te chicoter ! »
En passant devant la porte de la salle de classe, le directeur qui a tout entendu dit à Mme
Ouattara : « voulez-vous que je lui montre qui commande ici ? »
En pleurs le petit Issaka va se mettre à genoux dans le coin en tremblant. Il se dit qu’il n’aurait
pas dû venir ce matin. Peut-être demain il ne viendra pas.
Scénario 2 :
Mme Ouattara entre dans la salle de classe du CM1 prête à commencer la leçon de
Mathématique.
En rentrant dans la salle elle dit : « on se calme s’il vous plait. On va commencer la leçon
mathématique et tout le monde doit écouter attentivement. »
Tout le monde arrête de parler sauf Issaka. Mme Ouattara dit : « qui parle encore ? »
En passant devant la classe le directeur entend ce qui se passe et demande à savoir s’il y a un
problème et si on a besoin qu’il intervienne.
Mme Ouattara remercie le directeur et dit qu’elle s’en chargera. Après le départ du directeur elle
se tourne vers Issaka et dit : « le directeur ne semblait pas du tout content. » Peux-tu me dire
pourquoi ? »
« Oui » dit Issaka. « C’est parce que je parlais toujours même après que vous nous ayiez
demandé qu’on écoute pour qu’on puisse comprendre la leçon »
« Et quand est-ce que tout le monde peut parler sans gêner les autres et sans interrompre le
déroulement de la leçon ? » demande Mme Ouattara.
« Après la classe » répond Issaka.
« C’est ça » peux-tu me dire le résultat de 2 fois 50 ? » Demande la maîtresse. « C’est 100 »
répond Issaka. Mme Ouattara sourit et dit : « oui, très bien »
Issaka a prêté beaucoup d’attention pendant la classe et n’a plus parlé de foot avec ses amis qu’au
moment de la recréation.
Question : Que vous inspirent ces deux (2) scénarios ?

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Sous-session 4 : Différence entre discipline et punition
Objectif : A la fin de la session, les participants seront capables de distinguer la discipline de la
punition.
Consigne : reconstituez le puzzle contenant les caractéristiques de la discipline positive et de la
punition le plus rapidement possible.
Technique : travail de groupe
Durée : 30 min
Apports théoriques :

Discipline Punition
Cherche à atteindre des objectifs à long-terme Cherche à atteindre des solutions immédiates à
susceptibles de développer l’autodiscipline des élèves courte terme/durée

Donne des alternatives positives aux élèves Ne donne pas d’alternatives positives (se focalise
sur ce qu’ils ne doivent PAS faire)

Reconnait et récompense le bon comportement Punit le mauvais comportement

Comporte des règles clairement établies, et Des règles pas clairement établies et
communiquées et systématiquement appliquées communiquées; appliquées de façon non-
systématique

Renforce le positif Renforce le négatif

Respecte l’enfant et ses droits Ne respecte pas l’enfant et ses droits

Physiquement et verbalement non violent Physiquement et verbalement violent

Conséquences logiques en rapport avec le Conséquences illogiques, pas en rapport avec


comportement le comportement

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Prend en compte le stade de développement ainsi Ne prend pas en compte le stade de
que les intérêts et aptitudes de l’enfant développement ni les intérêts et aptitudes de
l’enfant

Apprend aux enfants à se discipliner eux-mêmes Apprend aux enfants à se comporter


uniquement s’ils risquent d’être découverts

Utilise l’écoute et le modelage Fait des réprimandes constantes au lieu


d’écouter/modeler

Utilise les erreurs comme opportunité Punit les erreurs à la moindre infraction sans
d’apprentissage créer des opportunités pour apprendre

Encourage les enfants à faire amende/réparer le Punit les enfants au lieu de leur montrer
tort comment réparer le tort

Cherche à critiquer/corriger le comportement et Critique l’enfant au lieu de son comportement


pas l’enfant

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Sous-session 5 : Notion de conséquences positives/négatives
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables d’utiliser les techniques de
remédiation appropriées dans leur pratique de classe.
Situation : Mahamadou est un père soucieux de la sécurité de ses enfants, il a intimé ceux-ci
d’éviter des sorties intempestives. Constatant l’absence de Karima une de ses filles, il l’attend
dans le salon pour s’entretenir avec elle sur son comportement qui récidive. Au cours de leur
entretien, Karima lui expliqua qu’elle a été envoyée par sa maman dans le quartier voisin.
Mahamadou décida de surseoir à sa punition.
Consigne :
 Que pensez-vous de la réaction du père de Karima ?
 Quels conseils pouvez-vous donner à Mahamadou pour gérer les sorties de sa fille ?
Technique : travail de groupes
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Si les conséquences de nos actions sont bonnes, nous sommes plus susceptibles de répéter ces
actions. Si les conséquences sont mauvaises, nous sommes moins susceptibles de le faire.
Les adultes doivent aider les enfants à comprendre qu’il y’a des conséquences logiques pour
différents types de comportements.
Dans tous les cas, les conséquences doivent respecter la règle des trois (3) « R », c’est-à-dire
qu’elles doivent être :
 en Relation avec le comportement en question ;
 Respectueuses de la dignité de l’enfant ;
 Raisonnables.
Les conséquences doivent :
 se concentrer sur le comportement et non sur l’enfant ;
 être en relation directe avec le « mauvais » comportement ;
 souligner pour l’enfant la raison pour laquelle la conséquence est en train d’être
appliquée ;
 être appliquées de façon égalitaire et constante ;
 prendre en considération l’enfant en tant qu’individu et ses circonstances personnelles ;
 s’appliquer à des règles connues de tous.

Activité de réinvestissement : la leçon d’Aminata


Tous les jours Aminata va à l’école, et en général elle aime toutes ses leçons, sauf le français. Les
jours qu’elle craint le plus sont les jours où l’on fait des tests d’orthographe. Pour chaque mot
incorrect, l’enseignante oblige les enfants à monter la colline derrière l’école pour récupérer des

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briques. Les briques sont destinées à construire une clôture autour de l’école. Aminata ne
comprend pas comment sa contribution à la construction de la clôture va l’aider à améliorer son
français, mais elle n’a pas le choix. Parfois, quand elle finit, ses habits sont sales et couverts de
poussière et arrivée à la maison sa mère lui fait des réprimandes.
Que pensez-vous de cette situation? Qu’est- ce qu’elle ressent?

Session 3 : Pratique de la discipline positive en classe


Objectif : Amener les participants à adopter la discipline positive en tant que méthode
d’enseignement

Sous-session 1 : Alternatives aux punitions physiques et humiliantes


Objectif : A la fin de la séance, les participants doivent être capables de faire recours à des
alternatives positives face aux comportements des élèves.

Consigne : identifiez des mesures alternatives qui ne sont ni humiliantes ni violentes en vous
référant à la liste des comportements des enfants susceptibles d’être punis (cités dans la session
antérieure). Infraction ---- sanction (s’assurer que les conséquences respectent les critères des
trois (3) « R »
Technique : travail de groupe
Durée : 1 H
Apports théoriques :

Tableau d’exemples d’alternatives aux punitions physiques et humiliantes par la discipline


positive :

Punitions physiques et Alternatives aux punitions physiques


Comportements punis
humiliantes infligées et humiliantes

Le maître doit réclamer le silence en


faisant une dynamique, en observant un
Bavardages récurrents Chicotte moment de silence, en baissant la voix ou
en parlant rapidement pour attirer
l’attention des élèves…

Usage des langues locales Le maître fait traduire en français à


Chicotte, pompes
en classe l’enfant ce qu’il a dit en langue locale.

Ecouter l’enfant, discuter avec lui, poser


Enfants indisciplinés, le problème en conseil de maîtres,
Mise à genoux, chicotte
impolis, irrespectueux convoquer les parents en cas d’échec
pour en discuter…

Tricherie pompes, mise à genoux, huée Ecarter la source de tricherie en retirant

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les cahiers, déplacer l’enfant qui triche,
leçon de morale sur la tricherie

Retards répétés Retenue, privation de recréation, Discuter avec l’enfant pour comprendre
mise à genoux les raisons de son retard

Chicotte, huée Relater un fait de cas de vol avec les


Vols
conséquences, leçon de morale sur le vol

chicotte, taloches, pincement Faire une leçon de morale sur le


Mensonges
mensonge

Mauvaises réponses aux Récompenser les bons élèves par des


questions posées par le cadeaux/encouragements, faire répéter la
Chicotte, corvées
maître bonne réponse par celui qui a mal
répondu

Copies, chicotte, mise à genoux Récompenser les bons élèves par des
Exercices mal faits cadeaux/encouragements, envoyer l’élève
au tableau pour la correction

Copies, mise à genoux, chicotte, Désigner l’enfant qui n’a pas appris sa
Leçons non apprises privation de recréation leçon pour rappeler la prochaine leçon,
récompenser les bons élèves

Chicotte, mise à genoux, privation Faire une leçon de morale, régler le litige
de recréation pour les bagarreurs et demander au fautif de présenter ses
Bagarres
excuses à son camarade et à toute la
classe

Chicotte, pincement, mise à Faire une leçon de morale, régler le litige


genoux et demander au fautif de présenter ses
insultes entre les enfants
excuses à son camarade et à toute la
classe

Isolement, mise à genoux, Responsabiliser l’enfant pour maintenir


turbulence chicotte l’ordre, la mise en rang de ses camarades,
faire une leçon de morale occasionnelle.

En plus des techniques et astuces, la pratique de la discipline positive nécessite des attitudes
débouchant sur des notions de conséquences logiques que nous appelons règle des trois (3) « R ».
Aussi, les enfants doivent-ils savoir que pour tout comportement positif il y a des conséquences
positives.

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Sous-session 2 : Gestion des relations Maître-élèves
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables de pratiquer les méthodes de la
discipline positive afin de créer un climat de confiance entre eux et leurs élèves.

Situation : Karim est un enseignant qui ne favorise pas l’interaction entre lui et les élèves. Il fait
son cours sans poser de questions et les élèves restent des simples spectateurs.
Consigne :
 Donnez des conseils à votre collègue pour qu’il adopte une attitude incluant la bonne
pratique de la discipline positive ;
 En vous inspirant de la pratique de classe de Karim, identifiez des facteurs qui influent sur la
capacité des élèves à réaliser les conditions de leur appartenance au groupe classe.

Technique : travail de groupe


Durée : 30 mn
Apports théoriques:
Les élèves ont besoin de satisfaire les conditions ci-dessous pour se sentir intégrés et donc de
satisfaire à leur désir d’appartenance au groupe qui est fondamental à tout être humain. Il s’agit
de :
 se sentir capable de compléter des tâches d’une manière compétente ;
 d’être capable de communiquer avec les enseignants et camarades ;
 d’être capable d’apporter une contribution au groupe de façon importante.
Les trois facteurs qui affectent la capacité des élèves à réaliser les conditions ci-dessous sont :
1. La gestion de la salle de classe
2. La qualité des relations maître-élèves qui doivent être basées sur la confiance, le
respect et la compréhension.
3. L’atmosphère de la classe qui doit être inclusive, valorisante et favoriser la
coopération entre les élèves.

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Sous-session 3 : Discipline positive et amélioration de la gestion de
classe
Objectif : A la fin de cette séance, les participants seront capables d’utiliser leurs compétences
sur la psychologie de l’enfant pour améliorer la gestion de leurs classes.
Situation : Daouda est un enfant régulier et travailleur. Mais depuis un certain moment son
maître constate qu’il ne participe plus au cours et reste timide jusqu’à la fin de l’heure. Pendant la
récréation, il s’isole et ne prend part à aucun jeu.
Consigne :
 en votre qualité d’enseignant, comment aideriez-vous Daouda à retrouver son engouement
d’antan.
 faites ressortir selon vos expériences les bonnes attitudes que l’enseignant doit observer pour
promouvoir la discipline positive dans son établissement.
Technique : Brainstorming
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
1. Adopter une approche commune à travers l’école ;
2. Etablir des règles de base avec la participation active des élèves ;
3. Prendre le temps de connaître ses élèves et développer de bonnes relations avec eux et leurs
familles ;
4. Planifier et anticiper (être toujours préparé à des activités supplémentaires ou alternatives pour
les élèves qui ont des besoins différents) ;
5. Être inclusif et chercher à combattre la discrimination et à favoriser la tolérance et l’acceptation
de la différence ;
6. Donner des responsabilités aux élèves (cela aide l’enseignant dans la gestion de sa classe) ;
7. Accorder de l’attention de façon constructive à ceux qui le demandent ;
8. Être un modèle à travers ses actions et ses mots (être respectueux dans son discours et son
comportement) ;
9. Rechercher toujours des solutions aux problèmes posés ;
10. Expliquer clairement ses attentes ;
11. Accorder des choix aux élèves ;
12. Se faire appuyer ou conseiller par ses collègues.

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Sous-session 4 : comment gérer les cas difficiles ?
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables de reconnaitre les situations
individuelles des élèves afin de mieux gérer les cas qui se présentent.

Consigne : lisez l’étude de cas du petit Salif dans ses différentes versions. Cherchez à identifier :
1. Pourquoi l’enfant se comporte mal ?
2. Ce que l’enseignante a mal fait (technique)
3. Ce que l’enseignante a bien fait (technique)
4. L’effet des différentes approches sur Salif.
L’histoire de Salif, scénario 1:
“Je ne vais pas dans la classe de ce monsieur! Je ne suis pas obligé de faire ce que vous dites !
Je ne dois meme pas être ici! Ma mère m’a dit que je devrais être dans une école spécialisée !
Salif part en courant dans le couloir tout en cognant les autres élèves et enseignants qui se
trouvent sur son chemin. Quand il arrive en classe le matin il commence à insulter les autres
élèves en les traitant d’ânes et de membres de la classe pour attardés mentaux. Quand il en a
envie il commence à crier, à injurier et à sauter à gauche et à droite.
Voilà mon élève Salif. Son comportement m’énerve énormément. Parfois je sens que je le déteste
et je me sens tellement frustrée car je ne sais plus quoi faire avec lui…
1. Qu’est ce qui ce passe dans ce scénario ?
2. Quelles pourraient être les raisons pour le mauvais comportement de Salif?
3. A votre avis, quelle attitude et quel type de techniques doit employer sa maîtresse pour le
ramener à l’ordre ?

L’histoire de Salif, scénario 2:


Après réflexion au cours du week-end je suis arrivée à la conclusion que, peu importe le
comportement de Salif je n’allais pas lui prêter du tout d’attention. J’allais tout simplement
l’ignorer.
Salif est arrivé en classe avec 10 minutes de retard. J’ai fait semblant de ne pas avoir remarqué. J’ai
donné une feuille à mon assistante et je lui ai demandé de noter tout ce que Salif faisait mais de
ne surtout pas interférer avec son comportement.
Salif a fait tout sauf se déshabiller. Il a couru à gauche et à droite dans la salle, il a tiré les cheveux
de ses camarades, il a porté les lunettes de mon assistante, il a fait semblant de s’approcher de la
porte comme s’il allait quitter la salle, il a même grimpé sur la chaise de l’assistante.
On n’a rien dit.
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Les autres élèves m’ont regardé comme si j’étais folle, mais je leur ai dit que ce que nous avions à
faire était trop important pour être interrompu par ceux qui n’ont pas envie d’apprendre et qu’on
allait donc continuer comme si rien de n’était.
Heureusement que, à part certains qui n’ont pas pu contenir quelques bouffées de rire, tout le
monde a complètement ignoré les activités de Salif.
Le comportement de Salif s’est ensuite intensifié. Il m’a demandé la permission d’aller aux
toilettes, d’aller au bureau du Directeur, de visiter le gardien. Je continuais à l’ignorer.
Et, subitement, une chose incroyable. Au lieu de sortir de la salle de classe, Salif s’est assis.
Vers la fin de la séance, j’appelais les enfants à tour de rôle pour leur permettre de sortir quand
j’ai entendu une petite voix : « Madame, moi aussi je peux sortir ? » Salif a attendu que je finisse
d’appeler tous les autres élèves et il n’est pas sorti avant que je lui donne la permission.
Je me demandai ce qu’il allait faire le lendemain. Imaginez donc ma surprise: Salif est arrivé, à
l’heure avec papier, crayon et livre. Il s’est assis tranquillement et n’a pas parlé sans permission.
C’est vrai qu’il se tordait un peu, mais je sais qu’il a dû fournir beaucoup d’effort rien que pour
rester assis. Il n’a pas fait ses devoirs, mais je pense que le seul fait d’avoir pu contrôler son
comportement a constitué du travail pour lui.
Technique : Remue-méninge
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Noter toutes les réponses sur flip chart, présenter et commenter ce qui suit : comment gérer les
cas d’élèves qui cherchent de l’attention ?

 Les reconnaître ou les récompenser quand ils ne sont pas en train de chercher votre
attention ;
 Ignorez leur comportement si possible mais donnez-leur votre attention quand ils se
comportent bien ;
 Apprenez-leur à DEMANDER votre attention. Par exemple faites des cartes « regardez-
moi » ou « j’ai une question » qu’ils peuvent soulever lorsqu’ils veulent faire une intervention ;
 Mettez-vous à côté d’eux (pas besoin de comportement extrêmes pour attirer votre attention
si vous êtes déjà à côté) ;
 « Ciblez, Arrêtez, Faites » c’est-à-dire, cibler l’élève par son nom, identifier le comportement à
arrêter et dites clairement à l’enfant ce qu’il doit plutôt faire ;
 Faites quelque chose d’inattendue, par exemple, parlez avec le mur, changez votre tonalité de
voix…
 Cherchez à distraire l’élève en lui posant une question directe ou en changeant d’activité.
En plus de l’environnement physique et des méthodologies de l’enseignement, il est important
pour un enseignant de connaître et établir des relations positives avec ses élèves.
Chaque enfant est un individu ayant sa propre histoire, ses propres opinions et ses propres
réponses au monde dans lequel il vit. Pour pouvoir orienter le comportement d’un enfant de
façon positive, il faut avoir une idée de l’environnement dans lequel l’enfant évolue et les facteurs
qui peuvent l’influencer. Qu’est-ce qu’un enseignant pourrait faire pour chercher à mieux
connaître ses élèves ?

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Sous-session 5 : la discipline positive aide à créer un environnement
chaleureux et structuré
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables de reconnaitre l’importance de la
chaleur et de la structure pour réussir un enseignement basé sur la discipline positive.

Situation : Course de la discipline positive.


Le facilitateur demande une dizaine de volontaires pour participer dans une ‘course de la
discipline positive’.
A une extrémité de la salle on affiche un papier marqué ‘enfant’ et à l’autre extrémité un autre
papier marqué ‘adulte réussi’. Le facilitateur explique qu’un des volontaires jouera le rôle d’enfant
qui, dans les prochaines 3 minutes, doit faire avec succès le parcours d’enfant à adulte réussi. Les
autres volontaires auront un rôle à jouer dans la course selon les mots/actions désignées sur les
bouts de papier que le facilitateur leur distribuera. Le volontaire « enfant » doit effectuer la course
avec des handicaps, c’est à dire, il ou elle doit faire la course en sautant sur un pied, les mains sur
les oreilles et un cahier sur la tête. Chaque fois que le cahier tombe, ou que les mains quittent les
oreilles il ou elle doit retourner à la case de départ. La course s’effectuera 2 fois. La première fois,
pendant la course, les autres volontaires diront/feront des phrases et actions négatives. La
deuxième fois ils ne diront/feront que des phrases/actions positives.
Consigne :
1. Comment est-ce que vous analysez les performances du volontaire lors des deux courses?
2. Qu’est ce qui a rendu difficile la course la première fois?
3. Qu’est-ce que le volontaire a ressenti?
4. Est-ce que les menaces et brimades ont aidé ou non sa performance?
5. Comment est-ce qu’il a réagi à leurs commentaires? Envie de continuer? Envie
d’abandonner?
6. Est-ce que les mots d’encouragement ont amené un changement ?
7. Comment est-ce que les membres du groupe se sont sentis (ceux qui ont encouragé et ceux
qui ont fait le contraire)?
8. Qu’est-ce que nous tirons de cet exercice comme apprentissage?
9. Quelles ont été les choses positives que le deuxième groupe a faites? Exemples :
• Accorder du soutien ;
• Des mots d’encouragement ;
• Des choix et des options ;
• Une relation positive avec le volontaire.
Technique : Jeu de rôle
Durée : 45 mn

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Apports théoriques :
L’activité est supposée démontrer que l’encouragement, la motivation, la perspective à long terme
et l’opportunité d’apprendre avec ses erreurs forment la base de l’approche discipline positive et
aident à créer un environnement d’apprentissage chaleureux et structuré qui est propice à
l’évolution réussi de l’apprenant.
Il est aussi supposé démontrer que certains enseignants utilisent des critiques négatives et des
punitions alors que d’autres utilisent la positivité et la motivation. Nous voulons alors bâtir sur
tout ce qui existe de positif et réfléchir à l’atteinte des objectifs à long terme de sorte à appuyer le
développement du potentiel des enfants.
En appliquant cette approche les enseignants cherchent donc à aider les enfants à atteindre des
objectifs à long terme et à établir un environnement d’apprentissage avec de la chaleur et de la
structure.
Qu’est-ce qu’on veut dire par ‘chaleur’ et ‘structure’ ?
Chaleur : Respect pour le stade de développement de l’enfant, Sensibilité aux besoins
académiques et sociaux de l’enfant, Empathie avec l’enfant, Sécurité émotionnelle, Bienveillance
et amitié.
Structure : Orientations claires tant pour les tâches académiques comme pour le comportement,
des attentes raisonnables et clairement précises, des règles justes et clairement exposées, des
opportunités pour corriger les erreurs, encouragement de la pensée autonome, négociation et
résolution de conflit.

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Sous-session 6: L’importance de connaître les réalités des élèves
Objectif : A la fin de la séance, les participants seront capables de reconnaitre les réalités des élèves
pour un meilleur encadrement.

Situation:

Kadija a plus ou moins 14 ans. On ne sait pas exactement parce qu’elle n’a pas d’extrait de
naissance. Elle vit dans un petit village loin de la capitale. Son père est décédé et sa mère est
analphabète. Pour gagner de l’argent la mère de Kadija vend des fruits au marché. Parfois, quand
c’est difficile elle est obligée de partir en ville chercher du travail comme bonne laissant Kadija
avec sa grand-mère.
Kadija a souvent été absente de l’école cette année parce qu’elle devait rester à la maison pour
aider sa grand-mère à s’occuper des plus petits. Elle a du mal à voir correctement mais on ne lui a
jamais fait un test aux yeux. Parfois elle s’endort en classe et ses devoirs sont souvent en retard.
Ses oncles pensent qu’il serait mieux de la marier.
Le maître constate qu’elle ne joue pas beaucoup avec les autres enfants et a l’air préoccupée.
Consigne:

1. Dites ce que l’histoire de Kadija vous montre ;


2. Citer les facteurs qui peuvent influencer le comportement et le rendement scolaire d’un
enfant? Faire la différence pour filles/garçons ;
3. Dites pourquoi il est important pour un enseignant de prendre ces facteurs en compte ;
4. Enumérer les mesures que l’école pourrait prendre pour pallier ces problèmes et promouvoir
l’inclusion et l’intégration des enfants.
Technique : travail de groupe
Durée : 30 mn
Apports théoriques :
Chaque élève est un individu. Chacun/e apporte une histoire personnelle différente, une façon
différente de comprendre et d’apprendre, et un rêve différent pour son avenir. En prenant le
temps de connaitre les élèves en tant qu’individus, ainsi que leurs familles, non seulement vous les
comprendrez mieux, mais aussi vous leur montrerez qu’ils ont de l’importance pour vous.
Un enseignant doit connaitre les aptitudes, intérêts, forces, faiblesses et rêves de ses élèves. Quel
type d’activités pourrait aider à obtenir cette information?
Activité de réinvestissement :

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Pour finaliser et renforcer l’importance des messages positifs sur la motivation et l’estime de soi,
le facilitateur colle sur le dos de chaque participant une feuille de papier. L’objectif c’est que, en
circulant dans la salle, chaque participant, à l’aide d’un bic, écrira sur le dos de tous les autres
participants au moins une chose positive sur la personne en question. A la fin de l’activité
chacun/e aura une feuille remplie de commentaires et observations positives à son égard. En
général, cela fait remonter l’auto estime des participants et fait sourire tout le monde.

Bibliographie
- ORDONNANCE 2010-028 du 28 mai 2010 modification et complétant l’ordonnance n°93-
012 du 02 mars 1993 fixant les règles minima relatives à la protection social des personnes
handicapées ;
- Guide Pédagogique relu et corrigé le 02 Septembre 2011 RCI, les droits de l’enfant et les
alternatives aux punitions physiques et humiliantes dans le programme de psychopédagogie
des CAFOP ;
- Pensée de Mary Robinson, haut-commissaire des nations unies aux droits de l’homme ;
- CDE art 19, Adoptée et ouverte à la signature, ratification et adhésion par l'Assemblée
générale dans sa résolution 44/25 du 20 novembre 1989. Entrée en vigueur le 2 septembre
1990, conformément à l'article 49.ratifiée par Haïti en 1994, page : 4 ;
- CADBE art 3-4-11-14-15-26-27-29, Adoptée par la vingt-sixième conférence des chefs d’Etat
et de gouvernement de l’OUA, Addis Abeba (Ethiopie) Juillet 1990 ;
- SCI cité dans, Modules de formation des Enseignants ; Proposition de modules de formation
sur les droits, la protection, la participation de l’enfant, la discipline positive et les alternatives
aux punitions physiques et humiliantes, RCI, P : 16;
- Modules de formation des Enseignants ; Proposition de modules de formation sur les droits,
la protection, la participation de l’enfant, la discipline positive et les alternatives aux punitions
physiques et humiliantes, RCI, P : 17 ;
- CIRCULAIRE n°016/MEN/DEPD du 2 avril 1981, portant châtiment corporel au Niger ;
- in UNESCO p.21 concernant le châtiment corporel ;
- tableaux du développement de l’enfant d’après Florin, A 2003 ;
- travaux de Jean PIAGET (1896- 1980) mettant en évidence le développement psychologique
en rapport avec les besoins cognitifs de l’enfant ;
- SCI dans son document « Raising Voices p.129 »

Webographie :
- www.africa-eu-partnership.org
- www.men.ne
- www.cafepedagogique.net

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