0.
INTRODUCTION1
01. PROBLEMATIQUE
La méningite est une maladie dévastatrice dont le taux de létalité
est élevé et qui peut entrainer de graves complications à long terme
(séquelles).
La méningite reste un problème majeur de santé publique à l’échelle
mondiale.
Des épidémies de méningite sévissent dans le monde entier et en
particulier en Afrique Subsaharienne.
La méningite peut-être due à de nombreux agents pathogènes, dont
des bactéries, des virus, des champignons et des parasites.
La méningite bactérienne est particulièrement préoccupante.
Environ une personne sur dix atteintes de ce type de méningite en
meurt et une sur cinq présente des complications graves.
Les vaccins sûrs et abordables sont le moyen le plus efficace d’offrir
une protection durable.
VUE D’ENSEMBLE
La méningite est une inflammation des tissus qui entourent le
cerveau et la moelle épinière. Elle résulte généralement d’une infection.
La méningite peut être mortelle et nécessite des soins médicaux
immédiats. Plusieurs espèces des bactéries, virus, champignons et
parasites peuvent provoquer une méningite. La plupart des infections sont
transmissibles d’une personne à l’autre. De rares cas sont imputables à
une blessure, un cancer ou un médicament.
La méningite bactérienne est la forme dangereuse la plus courante
de la maladie, peut entrainer la mort en 24 heures. La méningite touche
des personnes de tous âges. Il existe des traitements et des vaccins
efficaces contre certaines des bactéries responsables de la maladie,
cependant, la méningite reste une menace importante dans le monde. Il
existe quatre principales bactéries à l’ origine de méningites aiguës :
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WWW.Who.int. 17 Avril 2023
1. Neisseria meningitidis (Meningo coques) ;
2. Streptococcus influenzae ;
3. Haemopilus influenzae ;
4. Streptococcus argalactiae (streptocoque du groupe B). Ces bactéries
sont responsables de plus de la moitié des décès dus à la méningite
dans le monde et entrainent d’autres maladies graves, comme l’état
septique et la pneumonie. D’autres bactéries, comme mycobactérie
Tuberculosis, salmonelle, listeria, streptococcus et staphylococcus,
des virus ourlien, des champignons, en particulier Cryprococcus et
des parasites comme les amibes sont également des agents
étiologiques importants de la méningite.
Quelles sont les personnes à risque ?
Bien que la méningite touche des sujets de tous âges, les jeunes
enfants sont les plus exposés au risque de contracter la maladie, les
nouveau-nés sont les plus exposés aux streptocoques du groupe B.
Tandis que, les jeunes enfants sont d’avantage exposés aux
meningocoques, aux pneumocoques et à l’Haemophilus influenzae.
Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement exposés
au risque de méningococcie. Tandis que les personnes âgées sont
particulièrement exposées au risque de pneumocoques. Le risque de
méningite est présent partout dans le monde. C’est dans une région
d’Afrique subsaharienne appelée « Ceinture Africaine de la
méningite »´que la charge de m’orbite est la plus forte, on sait que
le risque d’épidémies de méningite à méningocoque, mais aussi a
Pneumocoque y est particulièrement élevée. Une élévation du risque
est observée dans des conditions de promiscuité, par exemple lors
de rassemblement de masse, dans les camps de réfugiés, dans les
logements surpeuplés ou dans les établissements d’enseignement,
dans les enceintes militaires et sur certains lieux de travail. Les
déficits immunitaires comme ceux provoqués par l’infection à VIH ou
déficit du complément, l’immunodépression et de Tabagisme actif
ou passif peuvent également faire augmenter le risque de différents
types de méningite.
TRANSMISSION
La voie de transmission varie selon l’agent pathogène. La plupart
des bactéries à l’origine de la méningite, comme les méningocoques, les
pneumocoques et Haemophilus influenzae se trouvent dans le nez et dans
la gorge. Elles se transmettent par des gouttes des sécrétions
respiratoires ou pharyngées. Les streptocoques du groupe B sont souvent
présents dans l’intestin ou le vagin et peuvent se transmettre de la mère à
l’enfant au moment de l’accouchement. Ces bactéries sont généralement
sans danger et aident à renforcer l’immunité contre l’infection, mais s’il
arrive parfois qu’elles envahissent l’organisme, provoquant une méningite
et un état septique.
MANIFESTATIONS CLINIQUES
Le tableau clinique des patients atteints de méningite varie en
fonction de l’étiologie, de l’évolution de la maladie (Aiguë, subaiguë ou
chronique) de l’atteinte cérébrale (meningo-encephalite) et des
complications systémiques (par exemple : état septique) éventuelles. Les
symptômes courants de la méningite sont les suivants :
Raideur de la nuque ;
Fièvre ;
Confusion ou altération de l’état mental ;
Céphalée ;
Nausées et
Vomissements.
Plus rarement les patients peuvent présenter des crises convulsives,
un état comateux ou des déficits neurologiques (par exemple : Perte
auditive ou visuelle, troubles cognitifs, faiblesses des membres). Les
méningites virales et bactériennes peuvent être plus prononcées dans
certains types de méningite que dans d’autres, nécessitant un traitement
différent. Lorsque les bactéries responsables d’une méningite infectent le
sang (septicémie) risquant de conduire rapidement à un état septique
d’autres symptômes peuvent être observés notamment :
Mains et pieds froids ;
Douleurs articulaires et musculaires ;
Respiration plus rapide qu’à l’ordinaire ;
Diarrhée ;
Eruption cutanée violacée au rouge.
Les nourrissons présentent parfois des symptômes différents de ceux des
adultes :
Activité réduite, difficulté à se réveiller ;
Irritabilité ou inconsolabilité ;
Difficultés à s’alimenter ;
Corps raide ou flasque ;
Bombement de la fontanelle (zone molle sur le crâne du nourrisson).
COMPLICATIONS ET SEQUELLES
Une personne sur cinq survivants à un épisode de méningite
bactérienne peut avoir des séquelles durables, notamment :
Perte auditive ;
Crises convulsives ;
Faiblesse des membres ;
Troubles de la vision, de la parole, du langage, de la mémoire et de
la communication ainsi que cicatrices et amputations de membres
après un état septique.
PREVENTION
La vaccination est le meilleur moyen de se protéger des méningites
bactériennes les plus courantes. Les vaccins permettent de prévenir les
méningites causées par :
Les méningocoques ;
Les pneumocoques ;
Haemophilus influenzae type B (HIB)
Les méningites d’origine bactérienne ou virale peuvent se
transmettre d’une personne à l’autre. Si vous vivez avec une personne
atteinte d’une méningite de ce type, il est important de :
Demander à votre médecin ou infirmier s’il convient que vous
preniez des antibiotiques (en cas de méningite bactérienne).
Vous lavez les mains fréquemment en particulier avant de manger.
Eviter tout contact étroit avec le malade et toute utilisation
commune : des verres, ustensiles ou brosses à dents.
1) Vaccination :
Des vaccins homologués contre la méningite à méningocoque, à
pneumocoque et à Haemophilus influenzae sont disponibles depuis de
nombreuses années. Il existe plusieurs souches (stéréotypes ou
serogroupes) de ces bactéries et les vaccins sont conçus pour protéger
contre les souches les plus dangereuses. Il n’existe pas de vaccin
universel.
Dans la ceinture Africaine de la méningite, les méningocoques du
serogroupe A étaient responsables de 80 % à 85 % des épidémies de
méningite avant l’introduction d’un vaccin conjugué contre les
méningocoques du groupe A. Dans le cadre de campagnes préventives
de masse (depuis 2010) et dans les programmes de vaccination
systématique (depuis 2016) pour éviter une résurgence des épidémies,
il est essentiel de continuer à introduire ces vaccins dans les
programmes de vaccination systématique et de maintenir une
couverture élevée.
ANTIOBIOTIQUES AVISEES PREVENTIVES (CHIMIOPROPHYLAXIE)
L’administration rapide d’antibiotiques aux contacts proches des
personnes à Heiretes de méningocoque atténué le risque de
transmission. En dehors de la ceinture Africaine de méningite, la chimio
prophylaxie est recommandée pour les contacts proches vivant sous le
même toit que le patient ainsi que pour les contacts proches en dehors
des situations d’épidémie. La ciprofloxacine est l’antibiotique de choix
et la ceftriaxone est une alternative.
Dans de nombreux pays, il est recommandé d’identifier les mères
dont les nourrissons risquent de contracter une méningite à
streptocoque du groupe B. L’administration de pénicilline par voie
intraveineuse est proposée à ces mères pendant le travail
d’accouchement pour éviter que leurs enfants ne soient infectés par
des streptocoques du groupe B.
DIAGNOSTIC
Le diagnostic initial de la méningite peut être posé à l’issue d’un
examen clinique suivi d’une ponction lombaire qui se fait rare chez nous.
La bactérie est parfois retrouvée à l’examen microscopique du LCR s’il y a
ponction lombaire.
TRAITEMENT
La méningite est une urgence médicale. Elle peut être mortelle en
l’espace de 24 heures et nécessite des soins médicaux d’urgence. La
méningite ne peut généralement pas être soignée de manière sûre à
domicile.
Les méningites virales et bactériennes peuvent se manifester par
des symptômes similaires. La gravité de la maladie et les traitements ainsi
que les soins appropriés peuvent varier les fonctions de l’étiologie. La
méningite d’origine bactérienne nécessite un traitement d’antibiotique
immédiat. Toute personne présentant des signes ou des symptômes de
méningite doit immédiatement se rendre dans un hôpital ou un centre de
santé où le personnel médical pourra vérifier la présence ou non d’une
méningite, confirmer l’agent étiologique et déterminer le traitement et les
soins adaptés. Les séquelles de la méningite peuvent avoir un impact
financier et affectif immense sur les patients, les familles et les
communautés. Parfois, les soignants et les aidants ne repèrent pas
certaines complications telles que la surdité, les troubles de
l’apprentissage ou les troubles du comportement qui ne sont donc pas
traités. Les personnes guéries d’une méningite ont souvent besoins de
traitements médicaux au long cours. Les effets psycho-sociaux durables
des handicapes dus à la méningite peuvent avoir des conséquences sur le
plan médical, éducatif, social et en termes de droits humaines. Malgré la
lourde charge que représentant les séquelles de la méningite pour les
personnes atteintes leurs familles et leurs communautés, l’accès aux
services de prise en charge et de soutien dans les pays à revenir faible ou
intermédiaire. Les personnes handicapées à la suite d’une méningite et
leurs familles devraient être encouragées à demander des services et des
conseils auprès des organisations locales et nationales des personnes
handicapées et d’autres organisations s’occupant des handicaps qui
pourront leur donner des conseils essentiels sur les droits, les possibilités
économiques et les activités sociales dont peuvent bénéficier les
personnes handicapées par la méningite afin qu’elles puissent s’épanouir
et avoir une vie enrichissante.
SURVEILLANCE
La surveillance (détection des cas enquêtés et confirmation en
laboratoire) est essentielle à lutte contre la méningite. Ses principaux
objectifs sont les suivants :
Détecter et confirmer les flambées épidémiques ;
Surveiller les tendances de l’incidence, y compris la répartition et
l’évolution des serogroupes et des stéréotypes ;
Estimer la charge de morbité ;
Surveiller la circulation, la répartition et l’évolution de souches
particulières ;
Estimer l’impact des stratégies de lutte contre la méningite en
particulier des programmes de vaccination préventive.
ACTION DE L’OMS
L’OMS a établi la famille de route mondiale « vaincre la méningite à
l’horizon 2030 » avec le soutien de nombreux partenaires. Cette stratégie
a été approuvée par l’Assemblée mondiale de la santé en 2020 dans sa
toute première résolution sur la méningite, adapté par les Etats membres
de l’OMS à l’unanimité. La feuille de route, dont le but est d’aller « vers un
monde sans méningite », fixe trois objectifs pour y parvenir :
1. Eliminer les épidémies de méningite bactérienne ;
2. Réduire le nombre de cas imputables à la méningite bactérienne a
prévention vaccinale de 50 % et le nombre de décès de 70 % ;
3. Réduire l’handicap et améliorer la qualité de vie à la suite d’une
méningite.
Toutes causes confondues.
L’OMS s’emploie à élaborer un plan d’action mondial intersectoriel
sur l’épilepsie et les autres troubles neurologiques en consultation avec
les Etats membres, afin de surmonter de nombreuses difficultés et de
combler de nombreuses lacunes liées à la prestation de soins et des
services pour les personnes atteintes d’épilepsie et d’autres troubles
neurologiques partout dans le monde.
ACTUALITES
L’OMS et la France organisent une réunion de haut niveau pour
vaincre la méningite (26 avril 2024). Le 12 avril 2024, première mondiale :
Le Nigeria introduit un nouveau vaccin pentavalent contre la méningite.
0.2. OBJECTIFS
0.2.1. OBJECTIF GENERAL
Notre démarche en élaborant ce travail (mémoire), vise à mettre à la
disposition du praticien pédiatrie et des futures chercheurs un outil de
travail pouvant les servir à l’orientation d’un diagnostic et prise en charge
des méningites.
0.2.2. OBJECTIF SPECIFIQUE
Déterminer la place des méningites dans la survenue de décès et
séquelles infantiles
Identifier la tranche d’âge cible pour la mortalité infantile due aux
méningites
Connaitre la prise en charge des méningites chez les enfants cibles
Avoir des connaissances sur les syndromes méninges
0.3. HYPOTHESES
Au cours de notre travail, nous allons vérifier les hypothèses
suivantes :
Les méningites sont des maladies dévastatrice dont le taux de
létalité est élevé ;
Les méningites peuvent entrainer de graves complications à long
terme (séquelle) ;
Les méningites restent des problèmes majeurs de santé publique a
l’échelle mondiale ;
Comment les méningites se répartissent chez les enfants selon
l’âge, sexe et saison…
0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Les enfants sont des êtres vulnérables à qui il faut assurer une
surveillance harmonieuse pour une bonne croissance. Ces derniers sont
beaucoup plus sensibles au micro-organisme parce qu’ils ont une
immaturité immunitaire, d’où les décès de nos nouveau-nés (NNés),
nourrissons et nos enfants liés à la mortalité due de nombreux revues
médicales ne pourront pas passer inaperçu. C’est sur base des
informations fournies par ces revues qu’a été fait le choix de ce sujet afin
de vérifier si les données trouvés dans nos milieux sont semblables à
celles trouvées dans d’autres contrées de la planète. L’intérêt de ce sujet
réside au fait qu’il servira une embouche aux futures chercheurs qui se
lanceront dans un autre angle de ce thème. Il interpelle aussi le
professionnel de la sante sur la prise des décisions à temps devant toutes
maladies méningées qui présentent un danger. Enfin, il éclaire à tout
intéressé d’une manière succincte, les facteurs qui sont à la base des
difficultés chez les enfants qui souffrent des méningites et qui peuvent
engendrer la tragédie épouvantable qui est le décès infantiles.
0.5. SUBDIVISION DU TRAVAIL
Hormis l’introduction, ce travail compte quatre chapitres à savoir :
Premier Chapitre : Considération générale sur les méningites
infantiles
Deuxième Chapitre : Matériel et Méthode
Troisième Chapitre : Présentation de résultat
Quatrième Chapitre : Discussion et interprétation des résultats.
La conclusion et la recommandation mettront fin à ce travail
(mémoire).