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Problème: Qu'est: Chapitre 4: La Biodiversité À Différentes Échelles Et Sa Modification Au Cours Du Temps

Le chapitre aborde la biodiversité à différentes échelles, définissant la biodiversité des écosystèmes, des espèces et la diversité génétique au sein des espèces. Il souligne l'impact des activités humaines sur la biodiversité, qui est en constante évolution et a été marquée par des crises biologiques majeures. Les mécanismes de sélection naturelle et de dérive génétique sont également expliqués comme des facteurs influençant la fréquence des allèles dans les populations.

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Problème: Qu'est: Chapitre 4: La Biodiversité À Différentes Échelles Et Sa Modification Au Cours Du Temps

Le chapitre aborde la biodiversité à différentes échelles, définissant la biodiversité des écosystèmes, des espèces et la diversité génétique au sein des espèces. Il souligne l'impact des activités humaines sur la biodiversité, qui est en constante évolution et a été marquée par des crises biologiques majeures. Les mécanismes de sélection naturelle et de dérive génétique sont également expliqués comme des facteurs influençant la fréquence des allèles dans les populations.

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Chapitre 4 : La biodiversité à différentes échelles et sa modification au cours du temps

Au cours du siècle dernier, de nombreuses espèces animales et végétales voient leur milieu de vie
détruits ou menacés entraînant des disparitions d’espèces ou en passe de l’être. Si l’Homme a en
partie pris conscience du risque qu’il faisait porter sur la nature de par ses activités, il doit encore
réaliser de nombreux progrès pour protéger cette biodiversité qui nous entoure.

Problème : Qu’est-ce que la biodiversité ? Comment évolue-t-elle ?

1. La biodiversité à différentes échelles.

La biodiversité (terme récent datant de 1980) recouvre l’ensemble des formes de vie sur Terre et
les relations qui existent entre elles et avec leurs milieux. La biodiversité se considère à trois
niveaux qui sont emboités les uns dans les autres :

• La biodiversité des écosystèmes est caractérisée par des composantes physico-chimiques


(biotope) : luminosité, pluviométrie, salinité, vent… Les peuplements végétaux et animaux
(biocénose) se répartissent en fonction de ces paramètres environnementaux. Cette diversité des
écosystèmes peut se limiter à un espace très réduit (le dessous d’un pot de fleur par ex.),
s’étendre à toute une région voire à toute la Terre.

• Dans un écosystème, la biodiversité se traduit par un nombre plus ou moins grand d’espèces,
c’est la biodiversité des espèces.

• Au sein d’une espèce, il existe des différences entre les individus en ce qui concerne les
caractères qu’ils soient visibles ou pas. (le phénotype désigne l’ensemble des caractères d’un
individu) . La diversité des phénotypes s’explique par la variabilité de l’information génétique (Le
génotype désigne l’ensemble de l’information génétique porté par la molécule d’ADN), c’est la
biodiversité génétique.

La biodiversité des espèces (ou biodiversité spécifique) correspond donc au nombre et à la


variété des organismes vivants sur un lieu ainsi que leur évolution au cours du temps.
Cette biodiversité résulte d’une évolution façonnée pendant des milliards d’années, au gré de
processus naturels et en partie sous l’influence des êtres humains depuis leur apparition. En
constante évolution, la biodiversité constitue la toile de la vie dont nous faisons intégralement partie
et dont nous dépendons.

2. La diversité entre les individus d’une même espèce.

Rappel : Un gène est une portion d’ADN participant à la réalisation d’un caractère) ; il peut exister
sous plusieurs variantes appelées allèles, qui diffèrent les uns des autres par leur séquence
nucléotidique (= le nombre et l’ordre d’enchaînement des nucléotides). Les différents allèles
proviennent de mutations génétiques qui surviennent aléatoirement au cours des générations. Ce
sont ces mutations qui sont source de diversité génétique pour les individus d’une même espèce.
Cette diversité a donc pour origine une variabilité génétique avec l’existence d’allèle. La biodiversité
génétique décrit la diversité des allèles possédés par les individus d’une même espèce.

3. Les modifications de la biodiversité au cours des temps géologiques

Le nombre global de familles animales et végétales a globalement augmenté au cours des temps
géologiques. Cette augmentation n’a pas été régulière : la courbe ascendante montre des « coupures
» à cinq périodes : ce sont des crises biologiques au cours desquelles le nombre de familles vivantes
s’effondre.

La crise majeure qui a eu lieu entre l’ère secondaire et l’ère tertiaire a été la plus étudiée car elle est
la mieux renseignée (les fossiles nombreux ont été conservés dans les roches sédimentaires). On la
nomme également crise Crétacé-Paléocène. Elle peut être interprétée comme la conséquence d’un
changement sans doute brutal des conditions de milieu de vie à cette époque : refroidissement
général, baisse de l’intensité lumineuse. Les scientifiques s’accordent pour dire qu’il y aurait eu la
conjugaison de 2 évènements catastrophiques : un choc météoritique et un épisode volcanique
majeur qui auraient eu lieu il y a – 65,6 millions d’années. Ces événements auraient dispersé dans
l’atmosphère des poussières responsables des changements brutaux cités cidessus.

L’étude des foraminifères planctoniques marins permet d’illustrer la notion de crise biologique. À la
fin de l’ère secondaire (fin du Crétacé - Maastrichtien) les Globotruncanidés (dont Globotruncana) et
les Hétérohélicidés sont présents dans les sédiments. Dans les sédiments du début de l’ère tertiaire
(Paléocène – Danien) on retrouve des Hétérohélicidés mais les Globtruncanidés ont disparu. En
revanche, apparaissent de nouveaux genres parmi lesquels les Globigérinidés (dont les Globigérines).
Les espèces actuelles ne représentent qu’une infime proportion de l’ensemble des espèces qui a
existé depuis l’apparition de la vie : la plupart de ces espèces a aujourd’hui disparu. La biodiversité
actuelle est seulement une étape de l’histoire du monde vivant.

Bilan :

La biodiversité est un concept dynamique : la diversité du vivant évolue au cours des temps. Ainsi, la
biodiversité actuelle n’est qu’une petite fraction de la biodiversité passée.

Les crises biologiques sont des étapes de l’histoire de la vie. Leurs causes sont variées. Elle se
manifestent par des extinctions massives suivies de diversification.

L’Homme, par ses activités peut contrarier cette évolution naturelle et contribuer actuellement à une
réduction de la biodiversité. Cette action s’explique par la destruction de milieux de vie et des
habitats, la surexploitation (pêche, espèces invasives, pollutions , changement climatique).

La vitesse et l’ampleur de la diminution actuelle de la biodiversité mondiale suggèrent que nous


sommes dans une sixième crise biologique majeure.

Les mécanismes évolutifs de la biodiversité


On a vu que la diversité au sein d’une espèce était due à une variabilité génétique sous forme
d’allèles.
Pour qu’il apparaisse des modifications génétiques dans une population, il faut que cette innovation,
apparue chez quelques individus, puisse se répandre dans celle-ci et donc il faut que la fréquence des
allèles nouveaux augmente.

Problème : Quels sont les mécanismes qui permettent une modification de la fréquence des
allèles ?

Sélection naturelle et dérive génétique


1. La sélection naturelle
Dans une population, il existe des différences génétiques entre les individus. Le milieu de vie,
incluant les interactions entre les organismes, exerce une pression sur les organismes.
Cette pression favorise certains individus de la population (meilleure survie, meilleur reproduction)
et les allèles qu’ils portent. Ils pourront alors avoir une descendance plus nombreuse que les autres
individus. Leurs allèles seront donc plus fréquents à la génération suivante.
Dans le cas de drosophile, le milieu proposé a favorisé les individus porteurs de l’allèle Vg+ qui
permet l’accès à la nourriture. Le milieu a bien exercé une pression sur la population de drosophile.
Les mouches porteuses de l’allèle Vg+ ont été favorisés, elles se sont reproduites et donc la
fréquence de l’allèle Vg+ a augmenté.

Les facteurs environnementaux exercent en permanence un « tri » sur les individus d’une
population : c’est la SÉLECTION NATURELLE. Elle conduit au fait que certains individus, les mieux
adaptés, parviendront à la maturité sexuelle et auront une descendance plus nombreuse que
d’autres dans certaines conditions. Par conséquent, ces individus transmettront par la reproduction
leurs allèles à leur descendance ce qui a pour effet de modifier le phénotype de la population.

2. L’influence du hasard : la dérive génétique


Des mutations génétiques peuvent se répandre dans la population sans conférer d’avantage ni
désavantage sélectif particulier aux individus qui les portent : ces mutations sont dites neutres.
Ces allèles vont donc se répandre dans la population de manière aléatoire. Ceci constitue la dérive
génétique.
En effet, chaque individu se reproduisant ne transmet que la moitié de son patrimoine génétique à sa
descendance. De plus certains individus n'auront pas de descendants. Ainsi, au fil des générations, la
fréquence d'un allèle peut augmenter ou diminuer au hasard. Certains allèles disparaissent

Exemple : la population de lions du cratère Ngorongoro, en Tanzanie

Dans cet exemple ou l’effectif de la population est faible (100 individus), la dérive génétique est
forte c'est-à-dire que l’on observe une forte variation de la fréquence allélique pouvant aller très
vite jusqu’à la disparition de certains allèles ou à leur fixation ce qui conduit à un appauvrissement
génétique.

En revanche dans une population beaucoup plus grande, la fréquence des allèles varie certes mais
avec une moindre amplitude ET tous les allèles se sont maintenus dans la population.

De nombreux gènes (ou allèles) ne sont pas soumis à la sélection naturelle car ils ne confèrent ni
d’avantages ni d’inconvénients particuliers aux individus qui les portent (ce sont des allèles
neutres). Ces allèles vont donc se répandre de manière aléatoire (= sous l’effet du HASARD) dans la
population : c’est la DÉRIVE GÉNÉTIQUE.
Ce phénomène s’observe d’autant mieux que l’effectif de la population est faible. C’est le cas par
exemple lorsque qu’une population voit ses effectifs diminuer ou lorsqu’un groupe d’individus s’isole
du reste de la population.

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