Algebre Correction
Algebre Correction
Exercice 1
Développement :
= xyz+(x2 −1)(y 2 −1)z+ x2 y 2 + 2xy(x2 − 1)(y 2 − 1) + (x2 − 1)2 (y 2 − 1)2 − 1 (z 2 −1).
Calcul de x ∗ (y ∗ z) :
x ∗ (y ∗ z) = x ∗ yz + (y 2 − 1)(z 2 − 1)
Développement :
= xyz+x(y 2 −1)(z 2 −1)+(x2 −1) y 2 z 2 + 2yz(y 2 − 1)(z 2 − 1) + (y 2 − 1)2 (z 2 − 1)2 − 1 .
x ∗ x = x4 − x2 + 1 = 1 =⇒ x4 − x2 = 0 =⇒ x2 (x2 − 1) = 0
Solutions : x = 0 ou x = ±1.
2. Vecteurs de R3
(a) Combinaisons linéaires
3X 1 − 2X2 + X3 :
3(−1, 5, 2) − 2(2, −1, 2) + (1, 1, 3) = (−3 − 4 + 1, 15 + 2 + 1, 6 − 4 + 3) = (−6, 18, 5)
3(X 1 − X3 ) + X2 :
3((−1 − 1, 5 − 1, 2 − 3)) + (2, −1, 2) = (−6, 12, −3) + (2, −1, 2) = (−4, 11, −1)
Une solution non nulle est α = 1, β = 2, γ = −3. Le vecteur résultant est (0, 0, −3).
2
Exercice 2
Interprétation :
Aucun vecteur de la famille ne peut s'exprimer comme combinaison linéaire des autres.
2. Dénition du rang d'une famille nie
Le rang d'une famille nie de vecteurs (v , v , . . . , v ) est la dimension du sous-espace vectoriel
engendré par cette famille. Autrement dit :
1 2 p
Propriété clé :
Le rang est égal au nombre maximal de vecteurs linéairement indépendants dans la famille.
3. Famille contenant le vecteur nul
Proposition :
Une famille de vecteurs contenant le vecteur nul est toujours liée (non libre).
Preuve :
Soit une famille (0, v , . . . , v ). La combinaison linéaire :
2 p
1 · 0 + 0 · v2 + · · · + 0 · vp = 0
admet un coecient non nul (λ =1 ) même si les autres sont nuls. Par dénition, la famille
n'est pas libre.
1
αu + βu + γu = 0.1 2 3
En ajoutant 0 · u , on a :
4
αu1 + βu2 + γu3 + 0 · u4 = 0.
3
Comme la famille complète est libre, tous les coecients (α, β, γ, 0) doivent être nuls. Ainsi,
α=β=γ=0 , donc la sous-famille est libre.
Exercice 3
1. Famille génératrice de R2
Montrons que {(1, 2), (−1, 1)} est génératrice. Pour tout (a, b) ∈ R , on cherche α, β tels que :
2
F = {(0, 1, 1, 0), (1, 1, 1, 0), (2, 1, 1, 0)} : Ces vecteurs sont dans R mais leurs quatrièmes
4
composantes sont nulles. Ils ne peuvent pas engendrer un espace de dimension 3, donc ils
2
sont liés.
3. Bases
{(1, 2), (−1, 1)} est une base de R car libre et génératrice.
2
La famille est libre, et comme elle a 3 vecteurs en dimension 3, c'est une base de R . 3
4
Exercice 4
F = {(x, y, z) ∈ R3 | x + y + z = 0}.
x + y + z = 0 et x + y + z = 0.
1 1 1 2 2 2
Base de F :
5
3. Dimension de F
La base B contient 2 vecteurs, donc :
dim(F ) = 2.
Interprétation :
F est un plan passant par l'origine dans R . 3
Exercice 5
Preuve pour E2 :
1. Non-vide : (0, 0, 0) ∈ E2 car 0 − 0 = 0 + 0 = 0.
2. Stabilité par combinaisons linéaires : Soient u = (x1, y1, z1), v = (x2, y2, z2) ∈ E2, et
λ, µ ∈ R .
λu + µv = (λx1 + µx2 , λy1 + µy2 , λz1 + µz2 ).
Vérication :
(λx1 + µx2 ) − (λy1 + µy2 ) = λ(x1 − y1 ) + µ(x2 − y2 ) = 0,
Conclusion :
E1 et E sont des sous-espaces vectoriels de R .
2
3
2. Bases et dimensions de E1 et E2
Base de E1 :
Comme dans l'Exercice 4 :
B1 = {(1, 0, −1), (0, 1, −1)}, dim(E1 ) = 2.
6
Base de E2 :
Résolvons le système x − y = 0 et x + z = 0 :
y = x,
z = −x.
Ainsi, tout vecteur de E s'écrit : 2
Base proposée :
3. Montrer que R3 = E1 ⊕ E2
Dénition de la somme directe :
R3 = E1 ⊕ E2 si :
1. E1 + E2 = R3 ,
2. E1 ∩ E2 = {0} .
Preuve :
1. Somme : Tout vecteur (x, y, z) ∈ R3 peut s'écrire comme :
2x − y − z −x + 2y − z −x − y + 2z x + y + z x + y + z −(x + y + z)
(x, y, z) = , , + , , .
3 3 3 3 3 3
Donc E + E = R .
1 2
3
u ∈ E =⇒ x + y + z = 0,
u ∈ E =⇒ x = y et z = −x.
1
Exercice 6
7
Dimension :
dim(R2 [X]) = 3.
P0 = X 2 − 2,
P2 = (X − 2)(X + 1) = X 2 − X − 2,
P3 = (X − 1)(X + 2) = X 2 + X − 2.
Résolution :
On cherche α, β tels que P 0 = αP2 + βP3 :
X 2 − 2 = α(X 2 − X − 2) + β(X 2 + X − 2).
Système d'équations :
α + β = 1,
−α + β = 0,
−2α − 2β = −2.
Résolution :
1. De la 2e équation : β = α.
2. Substituer dans la 1re : 2α = 1 =⇒ α = , donc β = .
1 1
(cohérent).
1 1
−2 −2 = −1 − 1 = −2
2 2
Conclusion :
1 1
P 0 = P 2 + P3 .
2 2
P1 = (X − 1)(X + 1) = X 2 − 1,
P2 = X 2 − X − 2,
P3 = X 2 + X − 2.
8
Test de liberté :
On résout αP 1 + βP2 + γP3 = 0 :
α(X 2 − 1) + β(X 2 − X − 2) + γ(X 2 + X − 2) = 0.
En développant et identiant les coecients :
(α + β + γ)X 2 + (−β + γ)X + (−α − 2β − 2γ) = 0.
Système d'équations :
α + β + γ = 0,
−β + γ = 0,
−α − 2β − 2γ = 0.
Résolution :
1. De la 2e équation : γ = β.
2. Substituer dans la 1re : α + 2β = 0 =⇒ α = −2β.
3. Substituer dans la 3e équation :
−(−2β) − 2β − 2β = 2β − 2β − 2β = −2β = 0 =⇒ β = 0.
Donc γ = 0 et α = 0.
Conclusion :
La seule solution est α = β = γ = 0, donc la famille (P , P , P ) est libre.
1 2 3
Base de R2 [X] :
Puisque (P , P , P ) est libre et contient 3 éléments dans un espace de dimension 3, c'est une
base de R [X].
1 2 3
2
Exercice 7
Preuve :
Sens direct ( =⇒ ) : Supposons F ∩ G = F + G.
Par dénition, F + G contient tous les vecteurs de la forme u + v avec u ∈ F , v ∈ G.
F ∩ G contient seulement les vecteurs communs à F et G.
Si F ∩ G = F + G, alors tout u + v ∈ F ∩ G, donc u + v ∈ F et u + v ∈ G.
Pour v = 0, u ∈ G (donc F ⊆ G).
Pour u = 0, v ∈ F (donc G ⊆ F ).
Ainsi, F = G.
Sens inverse ( ⇐= ) : Si F = G, alors F ∩ G = F = F + F = F + G.
9
Conclusion :
L'égalité F ∩ G = F + G caractérise l'identité F = G.
2. Union de sous-espaces vectoriels
Énoncé :
Si E est de dimension nie et F , G sont des sous-espaces de E, montrer que :
F ∪ G est un sous-espace vectoriel ⇐⇒ F ⊆ G ou G ⊆ F.
10
Exercice 8
d'espaces vectoriels.
Démonstration de la linéarité
Soient f, g ∈ R[X] et λ, µ ∈ R. Montrons que D préserve les combinaisons linéaires :
D(λf + µg) = (λf + µg)′
= λf ′ + µg ′ (par linéarité de la dérivation classique)
= λD(f ) + µD(g)
De plus, pour tout polynôme f ∈ R[X], sa dérivée f reste dans R[X]. Ainsi :
′
Im(D) = {f ′ | f ∈ R[X]}
Théorème fondamental
Tout polynôme P ∈ R[X] admet une primitive dans R[X], c'est-à-dire :
∀P ∈ R[X], ∃Q ∈ R[X] tel que Q = P ′
Conclusion
Im(D) = R[X]
La dérivation est surjective.
3. Noyau de la dérivation
Calcul
ker(D) = {f ∈ R[X] | f ′ = 0}
Résolution
Les solutions sont les polynômes constants :
f ′ = 0 ⇐⇒ f = C avec C ∈ R
11
Conclusion
ker(D) = R0 [X] ≃ R
où R [X] désigne l'espace des polynômes constants.
0
4. Propriétés de D
Propriété Valeur Justication
Injectivité Non ker(D) = R ̸= {0}
Surjectivité Oui Im(D) = R[X]
Bijectivité Non Car non injective
5. Dimension de R[X]
Preuve par l'absurde
Supposons R[X] de dimension nie n.
D'après le théorème du rang :
dim R[X] = dim ker(D) + dim Im(D)
n=1+n
Ce qui est impossible.
Conclusion
Preuve de linéarité :
Soit f : R 2
→ R2 dénie par :
f (x, y) = (−x + 2y, −2x + 4y)
Pour montrer que f est linéaire, nous allons vérier qu'elle préserve les combinaisons linéaires.
Soient ⃗u = (x , y ), ⃗v = (x , y ) deux vecteurs de R et α, β ∈ R.2
12
Et d'autre part :
αf (⃗u) + βf (⃗v ) = α(−x1 + 2y1 , −2x1 + 4y1 ) + β(−x2 + 2y2 , −2x2 + 4y2 )
= − αx1 + 2αy1 − βx2 + 2βy2 , −2αx1 + 4αy1 − 2βx2 + 4βy2
Nous obtenons bien :
f (α⃗u + β⃗v ) = αf (⃗u) + βf (⃗v )
Conclusion : L'application f préserve les combinaisons linéaires, donc elle est linéaire.
2. Noyau et image de f
Noyau (ker f ) :
ker f = {(x, y) | f (x, y) = (0, 0)}
= {(x, y) | −x + 2y = 0 et − 2x + 4y = 0}.
Les équations sont proportionnelles, donc :
ker f = {(2y, y) | y ∈ R}.
Une base de ker f est {(2, 1)}, et dim(ker f ) = 1.
Image (ℑf ) : L'image est engendrée par les colonnes de la matrice de f :
ℑf = vect{(−1, −2), (2, 4)} = vect{(−1, −2)},
avec dim(ℑf ) = 1.
3. Calcul de f n pour n ∈ N∗
La matrice de f est :
−1 2
A= .
−2 4
On vérie que A 2
= 3A :
2 (−1)(−1) + 2(−2) (−1)(2) + 2(4) −3 6
A = = = 3A.
−2(−1) + 4(−2) −2(2) + 4(4) −6 12
Par récurrence, on montre que :
∀n ∈ N∗ , f n = 3n−1 f.
- **Base** : Pour n = 1, f 1
= f = 30 f . - **Hérédité** : Supposons f n
= 3n−1 f . Alors :
f n+1 = f ◦ f n = f ◦ (3n−1 f ) = 3n−1 f 2 = 3n−1 (3f ) = 3n f.
4. Calcul de hn où h = f + I
Dénissons h = f + I . Sa matrice est :
0 2
B =A+I = .
−2 5
Les valeurs propres de B sont solutions de :
−λ 2
det(B − λI) = = λ2 − 5λ + 4 = 0,
−2 5 − λ
donc λ = 1 ou λ = 4.
13
Pour λ = 1 : ker(B − I) = vect{(2, 1)}
Pour λ = 4 : ker(B − 4I) = vect{(1, 2)}
Ainsi, B = P DP avec :
−1
2 1 1 0
P = , D= .
1 2 0 4
L'inverse de P est : 1
2 −1
−1
P = .
3 −1 2
Finalement, la puissance n-ème de h est :
n n −1 1 2 1 1 0 2 −1
h = PD P = .
3 1 2 0 4n −1 2
Exercice 10
D'après l'équation f 3
= f2 + f , appliquée à y :
Vérication :
f (x − f 2 (x)) = f (x) − f 3 (x) = f (x) − (f 2 (x) + f (x)) = −f 2 (x) ∈ Imf
donc x − f (x) ∈ ker f si f (x) = 0.
2 2
En appliquant f :
αf (x) + βf 2 (x) = αf (x) − β(x + f (x)) = 0
14
Ce qui donne le système :
(
αx + βf (x) = 0
−βx + (α − β)f (x) = 0
D'où α = β = 0.
(b) Stabilité :
Pour tout y ∈ F , y = αx + βf (x), alors :
f (y) = αf (x) + βf 2 (x) = αf (x) − β(x + f (x)) ∈ F
Exercice 11
1. Linéarité de h
L'application h est dénie par :
f (⃗u)
h(⃗u) = ⃗u − 2 w
⃗
f (w)
⃗
Preuve de linéarité :
Additivité : f (⃗u + ⃗v )
h(⃗u + ⃗v ) = (⃗u + ⃗v ) − 2 w
⃗ = h(⃗u) + h(⃗v )
f (w)
⃗
Homogénéité :
f (λ⃗u)
h(λ⃗u) = λ⃗u − 2 w
⃗ = λh(⃗u)
f (w)
⃗
2. Dimension de H = ker f
Par le théorème du rang :
dim E = dim ker f + dim Imf =⇒ dim H = n − 1
3. Calcul de h(w)
⃗
f (w)
⃗
h(w) ⃗ −2
⃗ =w ⃗ = −w
w ⃗
f (w)
⃗
4. Action sur H
Pour ⃗u ∈ H : 0
h(⃗u) = ⃗u − 2 w
⃗ = ⃗u
f (w)
⃗
5. Intersection H ∩ D
Si ⃗v ∈ H ∩ D, alors :
⃗v = λw
⃗ et f (⃗v ) = λf (w)
⃗ = 0 =⇒ λ = 0
15
6. Décomposition
Pour tout ⃗u ∈ E : f (⃗u)
⃗u − ⃗ ∈H
w
f (w)
⃗
car son image par f est nulle.
7. Somme directe
Tout vecteur s'écrit :
f (⃗u)
f (⃗u)
⃗u = ⃗u − w
⃗ + w
⃗
f (w)
⃗ f (w)
⃗
avec H ∩ D = {0}, donc E = H ⊕ D.
8. Nature de h
h est une symétrie par rapport à H parallèlement à D.
Pour tout ⃗u ∈ H , on a :
h(⃗u) = ⃗u
(point xe).
Pour tout ⃗u ∈ D, c'est-à-dire ⃗u = λw⃗ , alors :
h(λw) ⃗ = −λw
⃗ = λh(w) ⃗ = −⃗u.
Ainsi, h est une symétrie orthogonale par rapport à H puisque D est la droite orthogonale à
H.
Exercice 12
f : R3 → R3
f (x, y, z) = (x + y − z, −y + z, −x + z)
Matrice associée
1 1 −1
A = 0 −1 1
−1 0 1
16
a. Injectivité
Le noyau de f est :
ker(f ) = {(x, y, z) ∈ R3 | f (x, y, z) = (0, 0, 0)}
Résolution du système :
x + y − z = 0
z = y
−y + z = 0 =⇒ x = z = y
−x + z = 0 y=0
1 1
0 , −1
−1 0
−1 1 0 1 0 −1
det(A) = 1 −1 −1 = −1 − 1 + 1 = −1 ̸= 0
0 1 −1 1 −1 0
C = −1 0 −1
0 −1 −1
17
Matrice adjointe :
−1 −1 0
adj(A) = C ⊤ = −1 0 −1
−1 −1 −1
Inverse :
1 1 0
A−1 =
1
det(A)
adj (A) = 1 0 1
1 1 1
4. Composition g ◦ f et vérication
Dénition de g
x
−1
g(x, y, z) = A y = (x + y, x + z, x + y + z)
z
Calcul de g ◦ f
(g ◦ f )(x, y, z) = g(x + y − z, −y + z, −x + z)
= (x + y − z − y + z, x + y − z − x + z, x + y − z − y + z − x + z) = (x, y, z)
Conclusion : g ◦ f = Id , donc g = f .
R3
−1
Conseils pratiques
1. Calcul de M 3 − 2M 2 + 2M
1. Calcul de M : 2
−1 1 0
M 2 = 1 1 2
1 1 0
2. Calcul de M 3
= M · M2 :
0 0 2
M 3 = 2 2 2
0 2 0
18
3. Calcul de l'expression :
M 3 − 2M 2 + 2M = 2I3
2. Calcul de M −1
De la relation M 3
− 2M 2 + 2M = 2I , on obtient :
M 2 − 2M + 2I
M =I
2
Donc : 1 −1 2
1 1
M −1 = (M 2 − 2M + 2I) = 1 1 0
2 2
−1 1 0
C = −1 1 1
2 −1 −1
3. Matrice adjointe :
1 −1 2
adj (M ) = C ⊤ = 1 1 −1
−1 1 −1
4. Matrice inverse :
1 −1 2
1
M −1 = 1 1 −1
2
−1 1 −1
'Exercice 15
Données
Soit f un endomorphisme de R dont la matrice dans la base canonique est :
3
3 2 −2
A = −1 0 1
1 1 0
19
1 : Calcul de (A − I)2
2 2 −2
A − I = −1 −1 1
1 1 −1
2 2 −2 2 2 −2
(A − I)2 = −1 −1 1 −1 −1 1
1 1 −1 1 1 −1
2 · 2 + 2 · (−1) − 2 · 1 2 · 2 + 2 · (−1) − 2 · 1 2 · (−2) + 2 · 1 − 2 · (−1)
= −1 · 2 − 1 · (−1) + 1 · 1 −1 · 2 − 1 · (−1) + 1 · 1 −1 · (−2) − 1 · 1 + 1 · (−1)
1 · 2 + 1 · (−1) − 1 · 1 1 · 2 + 1 · (−1) − 1 · 1 1 · (−2) + 1 · 1 − 1 · (−1)
0 0 0
= 0 0 0
0 0 0
(A − I)2 = 0
A1 = 1 · A + (1 − 1)I = A (Vrai)
Hérédité
Supposons la propriété vraie au rang k ≥ 1 :
Ak = kA + (1 − k)I
Au rang k + 1 :
Ak+1 = A · Ak
= A · (kA + (1 − k)I)
= kA2 + (1 − k)A
D'après la partie 1, on a A2
= 2A − I (car (A − I)2
). Donc :
=0
Conclusion
Par récurrence, pour tout n ≥ 1 : An = nA + (1 − n)I
20
Exemple pour n = 2
5 4 −4
A2 = 2A − I = −2 −1 2
2 2 −1
Interprétation
La matrice A vérie (A − I) = 0, ce qui en fait une matrice quasi-nilpotente. La formule
2
Énoncé du problème
On considère :
1 −2 4
La matrice A = 1
1 1
1 −1 1
−x + y − z = 10 (1)
Le système d'équations :
x + y + z = −4 (2)
x − 2y + 4z = 6 (3)
1. Inversibilité de la matrice A
Étape 1 : Calcul du déterminant
Pour vérier si A est inversible, on calcule son déterminant :
1 −2 4
det(A) = 1 1 1
1 −1 1
1 1 1 1 1 1
=1· − (−2) · +4·
−1 1 1 1 1 −1
= 1(1 · 1 − (−1) · 1) + 2(1 · 1 − 1 · 1) + 4(1 · (−1) − 1 · 1)
= 1(1 + 1) + 2(1 − 1) + 4(−1 − 1)
= 2 + 0 − 8 = −6 ̸= 0
21
2 0 −2
= −2 −3 −1
−6 3 3
2. Matrice adjointe : Transposée de la comatrice
2 −2 −6
adj (A) = 0 −3 3
−2 −1 3
3. Matrice inverse :
2 −2 −6 −1/3 1/3 1
A−1 =
1
det(A)
· adj 1
(A) = − 0 −3 3 = 0
6
1/2 −1/2
−2 −1 3 1/3 1/6 −1/2
x + y + z = −4 (2ème ligne)
Forme matricielle :
x 6
A y = −4
z −10
Conclusion
La solution unique du système est :
40 19
x=− , y = 3, z=
3 3
22
Exercice 17
a) Écriture du système
Données expérimentales
( m) k (λ) k (λ) k (λ) A(λ)
λ µ 1 2 3
6.5 1 -2 4 2.6
6.0 1 1 1 1.7
7.5 1 -1 1 1.58
Application de la loi de Beer-Lambert
Pour chaque longueur d'onde, on a :
A(λ) = k1 (λ)X + k2 (λ)Y + k3 (λ)Z
où X = c , Y = c , Z = c sont les concentrations inconnues.
1 2 3
Système d'équations
1 · X − 2 · Y + 4 · Z = 2.6 (pour λ = 6.5)
(pour λ = 6.0)
1 · X + 1 · Y + 1 · Z = 1.7
1 · X − 1 · Y + 1 · Z = 1.58 (pour λ = 7.5)
b) Résolution par la méthode de Cramer
Principe de la méthode
Pour un système AX = B :
X a11 a12 a13 b1
X = Y , A = a21 a22 a23 , B = b2
Z a31 a32 a33 b3
Les solutions sont données par :
det(AX ) det(AY ) det(AZ )
X= , Y = , Z=
det(A) det(A) det(A)
où A , A , A sont les matrices obtenues en remplaçant respectivement les 1ère, 2ème et 3ème
colonnes de A par B.
X Y Z
Application numérique
1. Calcul de det(A)
1 −2 4
A = 1 1 1
1 −1 1
1 1 1 1 1 1
det(A) = 1 · − (−2) · +4·
−1 1 1 1 1 −1
= 1(1 · 1 − (−1) · 1) + 2(1 · 1 − 1 · 1) + 4(1 · (−1) − 1 · 1)
= 1(2) + 2(0) + 4(−2) = −6
23
2. Calcul de X
2.6 −2 4
AX = 1.7 1 1
1.58 −1 1
1 1 1.7 1 1.7 1
det(AX ) = 2.6 − (−2) +4
−1 1 1.58 1 1.58 −1
= 2.6(2) + 2(1.7 − 1.58) + 4(−1.7 − 1.58)
= 5.2 + 0.24 − 13.12 = −7.68
−7.68
X= = 1.28
−6
3. Calcul de Y
1 2.6 4
AY = 1 1.7 1
1 1.58 1
1.7 1 1 1 1 1.7
det(AY ) = 1 − 2.6 +4
1.58 1 1 1 1 1.58
= 1(0.12) − 2.6(0) + 4(−0.12)
= 0.12 − 0 − 0.48 = −0.36
−0.36
Y = = 0.06
−6
4. Calcul de Z
1 −2 2.6
AZ = 1 1 1.7
1 −1 1.58
1 1.7 1 1.7 1 1
det(AZ ) = 1 − (−2) + 2.6
−1 1.58 1 1.58 1 −1
= 1(3.28) + 2(−0.12) + 2.6(−2)
= 3.28 − 0.24 − 5.2 = −2.16
−2.16
Z= = 0.36
−6
Conclusion
Les concentrations des solutés sont :
X = c1 = 1.28, Y = c2 = 0.06, Z = c3 = 0.36
Exercice 18
L'eau entrante est non polluée, donc seul le terme de sortie contribue.
2) Cuve C 2 :
Entrée − Sortie = Vr x
dx2
dt
= 1 −
r
V
x2
Le polluant entre depuis et sort vers C .
C1
3) Cuve C
3
3 :
dx3 r r
= x2 − x3
dt V V
Le polluant entre depuis C et sort vers l'égout.
2
Soit X ′
= AX , où :
− Vr
0 0
r
A= V
− Vr 0
r
0 V
− Vr
V
− Vr
0 0 x1 −r
r
V
− Vr 0 x2 =
V
r
r r V
0 V
−V x3 r
AX = B avec B= V
r
V
r
25
3. Calcul des solutions
Pour x1 :
− Vr
0 0
V V r r r
A1 = r
− Vr 0 , det(A1 ) = − × − × − =−
V r r V V V
r V
− Vr
− Vr V2
x1 = =
r 3 r2
− V
Pour x 2 :
− Vr − Vr
0
r V r V r V V r r
A2 = V r
0 , det(A2 ) = − × ×− −0× − − × ×− −0×0
V V r V r r V V
0 r
− Vr
2r
V 2V 2
x2 = 3 = −
− r r2
V
Pour x 3 :
− Vr − Vr
0
A3 = r
V
− Vr
r
V
r
V
, det(A3 ) = Calcul similaire = − 3rV
0 V r
− 3r
V 3V 2
x3 = 3 =
− Vr r2
Solutions nales
V2 2V 2 3V 2
x1 = , x2 = − , x3 =
r2 r2 r2
Interprétation physique
Les concentrations à l'état stationnaire sont proportionnelles à . Cela montre que : V2
Une augmentation du débit r diminue la concentration, car le polluant est évacué plus
rapidement.
Exercice 19
26
Étape 1 : Calcul du polynôme caractéristique
Le polynôme caractéristique est donné par :
7−λ 5
det(A − λI) = = (7 − λ)(−4 − λ) − (5)(−6)
−6 −4 − λ
= −28 − 7λ + 4λ + λ2 + 30 = λ2 − 3λ + 2
λ2 − 3λ + 2 = 0 =⇒ λ1 = 1, λ2 = 2
Pour λ = 2 :
(lignes proportionnelles) =⇒ Rang = 1
5 5
A − 2I =
−6 −6
Pour λ2 = 2
(
5x + 5y = 0 1
(A − 2I)⃗v = 0 =⇒ =⇒ ⃗v2 =
−6x − 6y = 0 −1
3. Diagonalisation de A
Base de R2
La famille {⃗v , ⃗v } forme une base de R car :
1 2
2
5 1
det = 5(−1) − 1(−6) = 1 ̸= 0
−6 −1
27
Vérication de la diagonalisation
−1 1 0
P AP =
0 2
4. Calcul de A−1 et Ak
Expression de A−1
En utilisant A
2
− 3A + 2I = 0 :
−1 3I − A 1 −4 −5
A = =
2 2 6 7
Expression de Ak
k 1k 0 −1 5 − 6 · 2k 5 − 5 · 2k
A =P P =
0 2k −6 + 6 · 2k −6 + 5 · 2k
Cette décomposition permet de calculer ecacement les puissances et l'inverse de A.
Exercice 20
1, Modélisation du système
Pour le graphe spécié :
Page 1 → Page 3
Page 2 → Pages 1, 3, 4
Page 3 → Pages 1, 2
Page 4 → Aucun lien
Paramètres :
C(1) = 1 (1 lien sortant)
C(2) = 3 (3 liens sortants)
C(3) = 2 (2 liens sortants)
C(4) = 0 (aucun lien sortant)
Système PageRank général :
Y Z
X = (1 − d) + d +
3 2
Z
Y = (1 − d) + d
2
X Y
Z = (1 − d) + d +
1 3
Y
T = (1 − d) + d
3
28
2. Résolution pour d = 12
Le système devient : Y Z 1
X− − = (1)
6 4 2
Y − Z = 1 (2)
4 2
Y 1
−X − + Z = (3)
6 2
T = 1 + Y (4)
les 3 premiere equation sont independents de T on peut donc utilise uniquement ce equation
2 6
Pour X : 1
− 61 − 14
2
1 35
det(AX ) = 2
1 − 14 =
1 48
− 61 1
Pour Y :
2
1
1 − 14
2
1 5
det(AY ) = 0 2
− 14 =
1 8
−1 1
Pour Z :
2
1 − 16 1
2
1 7
det(AZ ) = 0 1 2
=
8
−1 − 16 1
2
Solutions
35
det(AX ) 48 35
X= = 2 = ≈ 1.09375
det(A) 3
32
5
det(AY ) 15
Y = = 82 = = 0.9375
det(A) 3
16
7
det(AZ ) 21
Z= = 82
= = 1.3125
det(A) 16
3
1 Y
T = + ≈ 0.65625
2 6
29
Résultats naux
Page Score exact Score décimal
1 (X) 35
1.09375
2 (Y) 32
15
0.9375
3 (Z) 16
21
1.3125
4 (T) 16
21
32
0.65625
Classement :
1. Page 3 (Z)
2. Page 1 (X)
3. Page 2 (Y)
4. Page 4 (T)
3 : Analyse du web réel
Pour N = 1.3 × 10 pages :
14
A = 0 0 1
−2 1 2
−λ 1 0
det(A − λI) = 0 −λ 1
−2 1 2 − λ
−λ 1 0 1
= −λ −1
1 2−λ −2 2 − λ
= −λ(λ2 − 2λ − 1) − (0 − (−2))
= −λ3 + 2λ2 + λ − 2
30
Étape 2 : Recherche des valeurs propres
Résolution de −λ + 2λ + λ − 2 = 0 :
3 2
λ = 2 (par factorisation)
2
λ = −1 (équation résiduelle)
3
Pour λ2 = 2
−2x1 + x2 = 0
(A − 2I)⃗v = 0 ⇒ −2x2 + x3 = 0
−2x1 + x2 = 0
1
Solution : ⃗v2 = 2
4
Pour λ3 = −1
x 1 + x 2 = 0
(A + I)⃗v = 0 ⇒ x2 + x3 = 0
−2x1 + x2 + 3x3 = 0
1
Solution : ⃗v3 = −1
1
31
Partie 3 : Base de R3
La famille B = {⃗v , ⃗v , ⃗v } forme une base car :
1 2 3
1 1 1
det(⃗v1 |⃗v2 |⃗v3 ) = 1 2 −1 = 6 ̸= 0
1 4 1
Partie 4 : Diagonalisation
Matrice de passage P
1 1 1
P = 1 2 −1
1 4 1
Calcul de P −1
6 3 −3
1
P −1 = −2 0 2
6
2 −3 1
Vérication
1 0 0
P −1 AP = 0 2 0 = D
0 0 −1
(A2 − 2A − I)
=⇒ A(A2 − 2A − I) = −2I =⇒ A · =I
−2
Or I = AȦ comparant
−1
1
A−1 = (A2 − 2A − I)
2
Partie 6 : Calcul de Ak
Par diagonalisation :
1 0 0
Ak = P Dk P −1 = P 0 2k 0 P −1
0 0 (−1)k
32