AUTRE FISCALITÉ AMONT PÉTROLIER
PROGRAMME GRADUATE IDA
GROUPE ISM
MBA 2
MEMBRE :
HANNA ASHLEY MBAKA (FISCALITÉ)
NOM DE L’INTERVENANT :
M. DEYE
ANNÉE ACADÉMIQUE 2024-2025
Exercice 1
I. CONTRAT DE PARTAGE DE PRODUCTION– PetroSén
Données récapitulatives :
• Production 2024 : 10 millions de barils
• Prix/baril : 70 USD
• Revenus bruts : à calculer
• Cost oil : 60 % max des recettes nettes après redevance
• Part de l’État en nature : 10 %, hors cost oil
• Partage du profit oil : 60 % PetroSén / 40 % État
• IS : 30 %
• Coûts récupérables validés : 300 millions USD
• Bonus de production : 10 millions USD (conditionnel)
1. Valeur brute de la production 2024
Production x Prix de vente unitaire
Valeur brute de la production = 10 000 000 × 70 = 700 000 000 USD
2.Calcul de la redevance due:
Part en nature prévue dans le contrat: 10 % de la production brute
Quantité: 10 % × 10 000 000 = 1 000 000 barils
Valeur correspondante: 1 000 000 × 70 = 70 000 000 USD
3. Détermination du cost oil et du profit oil:
Calcul de la Production nette:
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Production brute – Redevance = Production nette = 10 000 000 – 1 000 000 = 9 000 000
barils
Valeur nette = 9 000 000 × 70 = 630 000 000 USD
COST STOP: 60 % × 630 000 000 = 378 000 000 USD
Cost oil retenue: 300 000 000 USD
Profit oil = 630 000 000 – 300 000 000 = 330 000 000 USD
4. Partage du profit oil Etat-PetroSen:
Part de PetroSén: 60 % × 330 000 000 = 198 000 000 USD
Part de l’État: 40 % × 330 000 000 = 132 000 000 USD
5.Impôt sur les sociétés dû par PetroSén:
IS = 30 % × 198 000 000 = 59 400 000 USD
Bénéfice net de PetroSén: 198 000 000 – 59 400 000 = 138 600 000 USD
6. Impact du bonus de production
Si le seuil de 100 million de barils est atteint en 2024, le bonus de Production viendrait
affecter le bénéfice net de PetroSén car en réalité Ce bonus est une charge non récupérable
par la compagnie. Il vient donc en déduction directe du bénéfice net et réduit donc la
rentabilité de la compagnie
Bénéfice net ajusté: 138 600 000 – 10 000 000 = 128 600 000 USD
NB: en 2024 PetroSen est en phase de Production et donc subit la Taxe superficiaire de
500USD Par km2 et par An seulement la superficie du terrain n’est pas indiquée. De plus Si
elle est récupérable (costOil) Elle sera intégrée dans les 300 M USD de coûts récupérables
validés. Donc elle n'a pas d'impact supplémentaire mais Si elle n'est pas récupérable, elle
sera une charge nette, donc diminue le bénéfice net, après partage du profit oil, et n'est pas
incluse dans le cost oil. Donc elle réduit les gains nets réels de la compagnie.
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EXERCICE 2
II. CONTRAT DE CONCESSION – SENEGAL OIL S.A.
1. Les obligations fiscales pendant la phase d’exploration
Paiement de la redevance superficiaire:
100 USD x 1 000 km2 = 100 000 USD/ an
Pas de redevance pétrolière ni d’IS a ce stade, car il n’y a pas encore de production ni de
benefice imposable.
2. Calcul des principaux impots dus lors de la premiere annee de production (2026)
Revenus bruts
10 000 000 barils X 75 USD = 750 000 000 USD
Redevance pétrolière
750 000 000 x 12 % = 90 000 000 USD à reverser à l’Etat
Revenu net imposable
Investissements:
Cout d’exploration = 120 000 000 USD
Cout de developpement = 480 000 000 USD Total investissements = 600 000 000 USD
Amortissement annuel autorisé
600 000 000 x 20 % = 120 000 000 USD
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Revenu net imposable: 750 000 000 – (90 000 000 +120 000 000) = 540 000 000 USD
Impôts sur les societes (IS)
540 000 000 x 30 % = 162 000 000 USD
3. Les differences majeures entre le regime de concession et le regime de CPP sur le plan
fiscal.
Le régime de concession et le contrat de partage de production (CPP) présentent des
différences notables en matière de fiscalité applicable dans le secteur pétrolier amont.
Premièrement, la distinction porte sur la nature de la propriété des hydrocarbures.
Dans un régime de concession, la compagnie pétrolière devient propriétaire des
volumes extraits après paiement d’une redevance. À l’inverse, dans un CPP, l’État
conserve la propriété des ressources naturelles, et la compagnie ne reçoit qu’une part
de la production selon les conditions fixées contractuellement.
Deuxièmement, les mécanismes de rémunération de l’État diffèrent. En concession,
l’État perçoit une redevance proportionnelle à la production brute ainsi qu’un impôt
sur les bénéfices réalisés. Dans un CPP, l’État est rémunéré par une part directe de la
production (souvent en nature), une part du profit oil après récupération des coûts
(cost oil), et l’impôt sur les sociétés.
Troisièmement, la gestion des coûts est encadrée différemment. Le CPP autorise la
récupération des dépenses pétrolières par la compagnie dans la limite d’un plafond
(cost-stop), ce qui nécessite un contrôle rigoureux par l’État pour prévenir les abus. Le
régime de concession, quant à lui, repose sur l’amortissement fiscal des
investissements, sans remboursement direct, ce qui limite le risque d’optimisation
excessive des coûts.
Quatrièmement, le CPP offre une plus grande flexibilité contractuelle, permettant
d’adapter le partage de la rente pétrolière à la rentabilité du projet. Le régime de
concession, souvent encadré par une législation générale, se caractérise par une
moindre souplesse.
Enfin, les deux régimes diffèrent en termes de prise de risque par l’État. Sous le
régime de concession, la rémunération de l’État est relativement prévisible et
indépendante des résultats économiques du projet. En revanche, dans un CPP, les
revenus de l’État dépendent de la performance réelle du projet et de la qualité du
contrôle exercé sur les coûts, ce qui l’expose à un risque budgétaire plus important.