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Gym Fondamenteaux

Le document traite des fondamentaux en gymnastique, soulignant leur importance pour faciliter l'apprentissage des savoirs moteurs et des actions collectives. Il retrace également l'évolution historique de la gymnastique, depuis ses origines antiques jusqu'à son intégration dans les programmes scolaires au 19ème siècle, ainsi que le développement des compétitions et des techniques. Enfin, il aborde les spécificités de la gymnastique artistique, ses critères de notation, et les exigences physiques et techniques des gymnastes.

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Gym Fondamenteaux

Le document traite des fondamentaux en gymnastique, soulignant leur importance pour faciliter l'apprentissage des savoirs moteurs et des actions collectives. Il retrace également l'évolution historique de la gymnastique, depuis ses origines antiques jusqu'à son intégration dans les programmes scolaires au 19ème siècle, ainsi que le développement des compétitions et des techniques. Enfin, il aborde les spécificités de la gymnastique artistique, ses critères de notation, et les exigences physiques et techniques des gymnastes.

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DES

FONDAMENTEAUX
AUX CONTENUS
D’ENSEIGNEMENT DE
LA GYMNASTIQUE
Moufarraj Brahim-Agrégé d’EPS
CRMEF- EPS- RABAT
Les Fondamentaux, passages obligés

Quel enseignant ne se pose pas la question suivante :


existe-t-il des savoirs de base dont les acquis
pourraient faciliter l’apprentissage de savoirs
moteurs et d’actions collectives plus complexes ?

Existe-t-il vraiment des savoirs propres à chaque APS


qu’il faut proposer aux élèves en priorité pour
faciliter l’entrée dans la spécificité de chacune ?
Cela leurs permet-ils d’aller plus vite et plus loin dans
les apprentissages moteurs ?

Ces questions posées depuis longtemps n’ont


pas reçu suffisamment de réponses.
Le terme de fondamentaux a été utilisé, par
des entraineurs de rugby, notamment,
mécontents suite à un match perdu, et
accusant les joueurs de les avoir oublié.

Pour les enseignants EPS les fondamentaux


sont les premiers savoirs indispensables pour
entrer dans l’espace et la motricité singulière
d’une APS, nécessaires à la compréhension et à
la perception de celle-ci (motricité de base,
tactiques, règles constitutives)
-Pour les enseignants, ces savoirs se succèdent dans un ordre
établi, facilitant l’accès à d’autres savoirs, voire au haut niveau.

- Ce sont des savoirs contenant en germe les coordinations


motrices d’habiletés plus complexes. Pour les enseignants, ces
savoirs sont donc transformables et doivent être acquis au
moyen de chemins d’accès différents sollicitant un plus grand
nombre d’actions neuronales.

- Ces savoirs particuliers apportent à l’élève (bien sûr avec


l’aide du professeur) la possibilité d’extraire et de
s’approprier en premier les savoirs sensori-moteurs,
informationnels, permettant à l’élève de se reconnaître dans
ses conduites, d’anticiper dans le choix de ses actions, de
s’installer dans la motricité nouvelle, complexe et
déséquilibrante de tout sport pour le débutant.
En EPS l’utilisation des
fondamentaux devrait permettre
aux élèves d’entrer plus
rapidement dans la motricité et
la logique de chaque APS, de
progresser chaque année, d’être
plus motivé et de développer leurs
compétences en vue d’une
mobilisation futur.
APERÇU HISTORIQUE SUR LA GYMNASTIQUE

Antiquité
On retrouve des traces sur des sculptures, on est sur dés agrées. C’était des
acrobaties pour des cérémonies religieuses, fêtes sacrées ou enterrement.
L’objectif était de faire fuir les esprits mal veillant. On retrouve ça en Egypte, en
Crête, et un peu en Inde et en Chine. Cette gym va être critiqué, car les
mouvements sont liés à des forces incultes, la personne était possédée. C’est
pour cette raison que l’on ne retrouve pas cette discipline aux stades Grecques.

Moyen-âge
A la fin du 18eme. Les acrobates sont des nomades donc on a du mal à suivre
leurs traces. On est centré sur l’esprit pourtant on retrouve des jongleurs dans
les rues. C’était un métier du peuple. Des gesticulations excessives. Elle existe
pour divertir les seigneurs. C’est très mal payé. Dans les cours l’activité noble
et corporelle était la danse.
Noble => danse Pauvre : acrobatie
On est sur la base de la danse classique avec louis 14. Après ça n’existe plus
dans les cours. On retrouve l’acrobatie au sol et équestre.
A Londres en 1770
IL y a le 1er spectacle de cirque avec des acrobates
équestres. Le publique va être intéressé ça va se
développé autour du 18eme siècle. L ‘acrobatie est
décréditée elle sert juste à séduire. On accuse les
acrobates d’être des suppôts de Satan. L’acrobatie
de cirque va devenir le préalable au sport acrobatique.

Milieu du 19eme siècle,


La gym rentre dans les programmes scolaires. On a
encore du mal à se détacher de l’image du cirque. Sur
le plan technique, TUCCARO a expliquer des
mouvements (roulades, saltos, ..). On commence a
parler des échauffements. Il fait quelque chose de
plus carré, de moins saltimbanque.
La gym au 19eme dans le monde.

Elle va surtout se développée en Allemagne grâce à


JAHN. Il va fonder le 1er gymnase en pleine air. Il l’a
crée pour défendre la patrie et préparer les futurs
soldats à la guerre. 2 type d’utilisation du cheval : le
cheval de voltige et le cheval d’arçon ( développement
des épaules ).
Il va inventer les barres parallèles pour développer
les muscles des hommes. Et il créé une barre en bois
pour fraction, balancement,…. Il développe des
militaires donc une idéologie => JAHN se retrouve
censuré en Allemagne de 1820 à 1842. Les gymnastes
vont alors partir dans les autres pays et contribuer à
son développement.
En Suisse,
CLIAS va créer la 1er fédération en 1832.
La gym va devenir un mouvement social et les
fédérations vont apparaître dans les pays du monde.
Rôle : développer le mental et le physique des jeunes
pour défendre leur pays.
À l ‘est la gym était dans les SOKOL.

En France
Il y a le colonel AMOROS qui va se démarquer de
l’image du cirque.

1881 : 1ere fédération européenne de la gym.


1921 : la fédération devient internationale.
A partir de 1903, 1er tournoi et en 1934 tournois
internationaux. (championnat du monde ).
Les femmes et la gym.
Elles l’exercent au milieu du 19eme siècle. Avec l’émancipation
des femmes, on a les 1ere sociétés de gym avec des femmes en
1912. Il faudra attendre la fin de la 2nd guerre mondiale pour
que les femmes est réellement leur place dans la gymnastique.
L’objectif est qu’elle fasse de bons élèves.
Après la 2nd guerre mondiale, une seule grande et fédération
est crée : la FFG :
Sous l’impulsion de De Gaulle, la gym est reconnue
mondialement. Et 1ere médaille olympique en 1976 aux jeux de
Montréal.
=> jusque 1945 on est sous la tutelle militaire. Gestes communs
en pleine air, marche militaire.
On ne voyait que la synchronisation en groupe => frein pour le
développement individuel.
Les femmes n’avaient pas le droit de faire des acrobaties
c’étaie interdit.
Avec le temps ça se complexifie surtout en technique.
COMPETITION

. Définition de l’activité

La gymnastique artistique est une activité de


production de formes corporelles codifiées ; elle se
déroule dans un environnement stable représenté par
des agrès. Cette production de formes inhabituelles
consiste à réaliser un enchaînement d’actions ou
d’éléments acrobatiques en respectant des critères
esthétiques. Cet enchaînement est destiné à être vu
et jugé par autrui selon un code précis.
La gymnastique comme pratique sociale.
Le système traditionnel de notation sur 10 – où
l'obtention de la note maximale était rarissime,
voir l'exemple de Nadia Comăneci – a été remplacé
en 2006 par un nouveau système de notation. La
note de la gymnaste se compose d'une note
d'exécution qui est de 10, à laquelle les juges
retirent les chutes et imperfections comme les
jambes pliées ou écartées. Puis on additionne à
cette note une note acquise par le degré de
difficulté de l'enchaînement de la gymnaste.
Aujourd'hui, au plus haut niveau mondial, les notes
de départ sont comprises entre 16 et 17 (10
d'exécution + 6 ou 7 de difficulté).
La gymnastique comme pratique sociale.
La logique générale de la pratique de la gymnastique
repose sur une production humaine qui doit être axé
sur quatre principes :
•La recherche de l’amplitude lors de la réalisation de
l’élément gymnique.
•L’exécution d’une difficulté maximale.
•L’élégance lors de la pratique
•La maitrise des éléments présentés.
La logique spécifique est fonction de l’agrès. Si
l’engin est fixe, le gymnaste cherche son la maitrise
de son équilibre dans les différentes situations. Si
l’engin est mobile (cas des anneaux) le gymnaste se
réfère a sa force pour stabilisé l’engin pour réaliser
sa prestation.
En compétition il y a 4 agrès chez les filles : saut, barre,
poutre, sol et 6 agrès chez les hommes : sol, barre
parallèle, cheval d’arçon, saut, anneaux, barre fixe.
La compétition est soit en individuel, soit en équipe. Il y a
la fédération la FFG au niveau national et international. On
retrouve 4 rôles sociaux :
-Juge – gymnaste – entraîneurs - spectateurs

La compétition se déroule de deux manières : en concours


par équipe et en concours individuel. Ce dernier se
subdivise en concours général (l'intégralité des agrès) et
en concours par appareil. Chez les filles, il existe quatre
agrès : le saut, les barres asymétriques, la poutre, et le
sol. Chez les hommes il y a six agrès : le sol, le cheval
d'arçon, les anneaux, le saut, les barres parallèles et la
barre fixe.
Concours préliminaire :
Ce concours est ouvert à tous les gymnastes engagées dans les
différents agrés. A l’issue de ce concours les gymnastes sont
classés d’une manière général et par agrés.

Concours II
A l’issue du concours préliminaire, les 24 premiers gymnastes
dans les différents agrès à raison de 2 gymnastes par équipes
s’affrontent entre eux pour un classement général.

Concours III
A l’issu de concours préliminaires les 8 meilleurs gymnastes par
agrès, s’affrontent entre eux pour déterminer le gymnaste
champion par agrès.

Concours IV
Les huit meilleurs équipes classe à l’issu du concours
préliminaire, se rencontre pour déterminer l’équipe gagnante.
Quelques pistes d’analyse de la gymnastique

Les quatre ateliers féminins et les six


masculins, offrent chacun un espace original à
utiliser, et une forme impliquant des
possibilités de déplacement spécifiques
obligeant le ou la gymnaste à utiliser des
actions motrices appropriées. Ces habiletés
assurant l’investissement de l’espace de
chaque engin constituent les éléments classés
par famille, dans un ordre de difficulté
croissant, que l’on retrouve dans le code de
pointage de la Fédération Internationale de
Gymnastique (la FIG ).
Certains éléments techniques sont communs à plusieurs
agrès nécessitant des actions identiques : passer de la
suspension à l’appui (ex. bascule ou grand élan) est
possible à la barre fixe, aux anneaux, aux barres
parallèles, aux barres asymétriques. Les acrobaties du sol
peuvent se réaliser sur la poutre, et lors du
franchissement du saut de cheval, devenu depuis peu,
table de saut. Cet engin nouveau, est révélateur d’une
continuelle adaptation de la gymnastique à la recherche
de performance : les surfaces d’appui où se créent les
impulsions deviennent plus dynamiques, les barres
parallèles sont rehaussées (pour pouvoir y réaliser le
soleil) ainsi que la poutre et le saut, la sécurité est
améliorée. L’autre versant d’évolution de la gymnastique
dépendra de l’obligation de médiatisation pour s’adapter
aux exigences de l’audiovisuel lors des championnats
mondiaux : pas d’arrêts, le spectacle en continu.
L’originalité de la performance en gymnastique consiste à
établir le meilleur rapport entre la difficulté et la maîtrise.
Il faut réaliser des difficultés pour partir sur une note de
départ élevée, mais il faut que la prestation soit sans aucun
déséquilibre, sans faute de tenue du corps. Pour cela, il faut
exploiter tout ce que l’agrès permet d’imaginer : sur le
praticable de sol par exemple, le gymnaste utilise l’espace en
longueur, en hauteur, et proche du sol ; en barre fixe, l’espace
étant limité, le gymnaste lâche la barre, pouvant ainsi réaliser
des figures plus complexes, puisque son corps est un instant
libéré de toute attache. Mais faut-il encore se raccrocher à
l’engin. Chaque partie du cheval d’arçons doit être utilisée. Aux
barres parallèles et asymétriques et aux anneaux il faut
travailler sous et sur l’appareil, en suspension et en appui : la
rotation autour de (ou des) barres. A la poutre, sur une
surface de 10 cm de large et à 1m au dessus des tapis les
gymnastes utilisent les acrobaties inventées au sol, avec une
dextérité étonnante.
Mécaniquement, le code n’incite pas le gymnaste à prendre de
la vitesse en courant, sauf au saut, mais la course n’est pas
notée : elle n’est qu’une accélération qui se transformera en
trajectoire aérienne, incluant une figure acrobatique. La
vitesse source de la performance, oui, mais une vitesse
acquise avec des éléments acrobatiques en rotation. Une
vitesse de rotation qui peut se transformer en élévation grâce
à une impulsion des pieds (très sèche) de type
percussion. Les membres supérieurs, l’épaule prennent autant
d’importance, pour créer le mouvement et se déplacer en
gymnastique artistique, que le train porteur dans la locomotion
habituelle du terrien. L’appui des pieds sur les agrès
(BF.B//.BASY) est interdit ou ne peut qu’être un appui
accompagnant un mouvement de rotation autour d’une barre.
C’est une motricité nouvelle en renversement, en rotation, où
les informations délivrées par la vue, l’oreille interne et l’appui
de la voûte plantaire au sol sont supprimées ou passablement
détériorées chez le débutant.
On peut étudier et analyser cette technique gymnique à partir
de connaissances anatomiques, physiologiques et mécaniques.
Le tronc est la partie la plus lourde du corps humain. Les deux
membres inférieurs s’attachent à lui au niveau des
articulations coxo-fémorales. La mobilité de la cuisse sur le
bassin est importante dans la fermeture avant (100 à 120°),
réduite en extension arrière (30 à 60°), et en abduction
latérale sans mobilisation du bassin (40°) Les membres
inférieurs qui représentent une masse importante peuvent être
mobilisés très rapidement à partir de fermetures (flexions) et
ouvertures (extensions) fortement freinées, donc créer une
énergie cinétique non négligeable. Les groupes musculaires
permettant la flexion et l’extension sont puissants : quadriceps
et psoas iliaques en avant du corps, fessiers et muscles
postérieurs de la cuisse, en arrière. Avec les abdominaux et les
lombaires ces muscles assurent la fixation du bassin pour que
l’énergie créée par le fouetter-freiner des membres inférieurs
soit transmise à tout le corps.
Le corps peut se déplacer en rotation autour d’axes
différents : transversal, longitudinal, sagittal, ce qui va
permettre en combinant les rotations de complexifier les
figures réalisées.
Les membres supérieurs s’attachent au tronc par
l’articulation des épaules, qui bénéficient d’une mobilité
complète (360°) Les fermetures-ouvertures des membres
supérieurs (rétro-pulsion et ante-pulsion), les blocages en
ouverture complète (ex. flip avant) et les poussées dont
est capable l’articulation de l’épaule, permettent
d’exploiter l’énergie cinétique créée et transmise au
corps par l’action de fermeture-ouverture des membres
inférieurs et de transformer le mouvement en actions
motrices coordonnées adaptées aux intentions du
gymnaste qui peut, à sa guise, passer du dessous au
dessus, tourner autour, changer de face, lâcher et
reprendre la prise, s’échapper de l’agrès (sortie).
Analyse biomécanique de la gymnastique
L’effet de rotation du corps en gymnastique, appelé moment
(d’une force) naît de trois principes mécaniques, pouvant
s’additionner :
blocage d’une extrémité du corps en déplacement : lors du
bref instant où, en fin de course les pieds du gymnaste se
bloquent sur le tremplin ou le praticable pour effectuer une
impulsion-percussion, le haut du corps continuant d’avancer, fait
naître un couple de rotation
poussée excentrique : quand la direction de la force créée
lors d’une impulsion ne passe pas par le centre de gravité du
corps, un effet de rotation est donné à celui-ci, en avant si
la poussée passe en arrière du centre de gravité, vers l’arrière si
la poussée passe en avant de G. C’est le placement du buste lors
d’une impulsion qui permet de déplacer la position du centre de
gravité.
impulsion fortement freinée des membres inférieurs, crée
de l’énergie cinétique qui se transmet au segment sus-jacent, le
tronc, provoque un mouvement angulaire.
LA GYMNASTIQUE OU LES GYMNASTIQUES
Beaucoup de professeurs ont du mal à enseigner la
gymnastique ; certains ne l’utilisent plus. Ne connaissant pas
les fondamentaux, ils pensent qu’il y a plusieurs gymnastiques.
S’ils savaient qu’elle va naitre en entrant par la porte de
l’acrobatie, dont quelques éléments offrent les clefs motrices
(résister à la pesanteur, se repérer dans un espace où l’élève a
la tête en bas, entrer en rotation et retomber sur ses pieds)
ils comprendraient qu’avec cet apport leurs élèves, tous les
élèves, seraient fous de joie de réaliser une acrobatie. La
valeur éducative de la gymnastique repose sur une motricité
singulière où l’élève va devoir à tout moment exploiter
déséquilibre et rééquilibration. Les élèves adorent ces
situations de vertige. Ils aiment s’affaler, tourner au sol. Ils
aiment aussi prendre du plaisir en inventant des modes de
déplacements nouveaux. Le gymnaste a souvent la tête en bas,
est en appui sur ses mains, se déplace dans l’espace en
tournant sur lui-même, mais il retombe toujours sur ses pieds.
L’espace gymnique doit être préparé par le professeur
d’EPS pour inciter les élèves à découvrir leur
environnement, l’organiser suivant leur désir, le
détruire et le reconstruire. Tel est le jeu pour l’élève.
Les situations mise en place, les différents ateliers,
doivent proposer des chemins divers, à découvrir,
amenant l’élève à modifier son jeu et créer de nouvelles
actions. Le professeur d’EPS peut imposer le chemin à
suivre pour mieux diriger et protéger les élèves ?
Les élèves vont donc s’engager dans une voie reposant
sur leur motricité antérieure, leur vécu, leur singularité.
Les ateliers doivent être sécurisés, les plus difficiles
devant nécessiter l’aide d’un adulte. Ce n’est que petit à
petit que chaque élève va voir qu’il fait une action
ressemblant à celle du groupe.
APPORTS DES AUTEURS EN GYMNASTIQUE SPORTIVE

Roland CARRASCO

Il s’appuie sur la psychologie de l’élève et sur l’anatomie


fonctionnelle. Il s’appuie également sur une analyse des gestes
gymniques pour essayer de voir quelles sont les actions
principales, ou schèmes d’actions, pour apprendre à
progresser.
Sa méthode est de partir d’une situation que je connais pour
arriver à une nouvelle situation. Sa première méthode de
travail est de proposer à des débutants des parcours
généraux : ce sont les différents schèmes d’actions dans des
situations inhabituelles. Sa deuxième méthode de travail est le
circuit training : on reste un certain temps sur un même
atelier, contrairement au parcours général. Autre forme de
travail, le mini circuit : on travaille un élément sur plusieurs
ateliers. La dernière forme de travail est la combinaison ou
l’enchaînement : on combine plusieurs éléments.
Paul GOIRAND

Il s’appuie sur les sciences de l’éducation, sur les travaux


didactiques des disciplines, sur la philosophie et sur la
biomécanique. Il a modélisé l’activité des gymnastes
autour de quatre verbes d’action : se déplacer, voler,
tourner et se renverser.
Son objectif est de faire de la gymnastique une pratique
sociale, une pratique de groupe. Pour développer la
communication dans un groupe, il leur demande de mettre
en place un code prenant en compte le risque, l’originalité
et la virtuosité. Il propose des ateliers où va travailler un
groupe sur un thème d’étude. Le groupe va proposer des
critères de réalisation. Paul GOIRAND veut programmer
le travail jusqu’à l’aboutissement, c’est-à-dire
l’enchaînement.
Jacques LEGUET

Il s’appuie sur la psychologie génétique et la neuroscience. Il


caractérise l’activité en 12 actions qui peuvent être pratiquées
isolément.
•se recevoir, s’équilibrer
•tourner sur soi-même
•se balancer en appuis
•se balancer en suspension
•passer en appui renversé
•passer en suspension renversée
•se déplacer de façon bipède
•tenir une attitude
•passer au sol (ou sur la poutre)
•faire un va et vient
•cercler
•Sauter
Ces actions peuvent être coordonnées entres elles
Pour Leguet, enseigner la gymnastique n’est pas
apprendre un modèle mais c’est transformer
quelque chose que je sais déjà faire. Pour
transformer il faut proposer plusieurs situations
différentes. Il propose donc différents ateliers
centrés sur une action motrice. On ouvre cette
action pour la combiner avec d’autres actions.
•L’environnement en gymnastique sportive est
standardisé : agrès, humains.
•L’activité gymnique est individuelle.
•La motricité peut être modifiée à cause de la
peur de passer sur le praticable devant les autres.
Il n’y a pas que la motricité qui travaille, il y a
aussi l’affectivité et la dimension cognitive.
Il va développer différentes activités :

Agir : le sujet entre en action motrice, côtoie un risque, cherche


à faire de mieux en mieux et de plus en plus difficile.
Créer : il ne faut pas uniquement reproduire un modèle mais
chercher de nouvelles possibilités pour agir et faire autrement. Je
choisis pour personnaliser et ensuite combiner.
Montrer : montrer quelque chose de beau, difficile, original
qui sera vu et apprécié : enchaînement.
Aider : contribuer à la réussite des autres, conseiller, donner
confiance, coopérer. Leguet dit : « sans les autres on peut mais on peut
moins »
Aider : intervenir physiquement Parer : uniquement près à
intervenir si chute
Evaluer : apprécier une production comme spectateur,
observateur, notateur.
Organiser : prendre en charge un groupe pour gérer par
exemple l’ordre de passage, pour mettre en place le matériel.
« La gymnastique est une
activité sportive mais c’est
aussi une activité qui peut
être éducative car elle
permet le développement
de l’affectivité et de la
cognitivité de l’individu. »
Louis THOMAS et collectif Il s’appuie aussi sur la neuroscience
et la biomécanique. La gymnastique est conditionnée par des exigences
réglementaires et naturelles. Le matériel conditionne les réalisations
gymniques. Il définit les principes fondamentaux d’exécution en gym :
•attitude gymnique : maintient des différents segments du corps
par une tonicité musculaire, une bonne souplesse des articulations et une
capacité à fixer, à gainer les articulations.
•le placement des segments : il faut une sensibilité
kinesthésique.
•capacité à faire des impulsions (extension complète des
jambes) et des réceptions efficaces (fléchit, souple avec position qui
protège la colonne vertébrale).
•coordination et rythme : syst de coordination des Mvts 2
types :
•coordination interne : mouvements coordonnés entre eux.
•coordination externe : lecture d’éléments enchaînés pour créer un
enchaînement.
•être capable de passer du dynamique au statique
et inversement : je place un élément dynamique puis un elt. statique.
Il décrit aussi ce qu’est le progrès en
gym :
•exécuter des éléments séparés de plus en
plus corrects.
•amplitude du mouvement de plus en plus
importante.
•complexifier les éléments, apprendre de
plus en plus difficile.
•enchaîner les éléments.
•savoir maîtriser le risque (ne pas faire
compliquer sans savoir faire simple).
Sa démarche de travail est en 4
phases d’apprentissage qui sont
progressives :
• découverte de l’activité.
• phase de modelage : phase de
réalisation globale de
l’élément.
• phase d’affinage.
• automatisation par la
répétition.
L’ENSEIGNEMENT DE LA GYMNASTIQUE
Quels savoirs offrent la GYM et l'EPS
Chaque APS en en raison de ses caractéristiques
instrumentales, biomécaniques, met l’élève en face de
problèmes spécifiques et fondamentaux, liés au mode
d’équilibration, au mode de mise en mouvement et de
conduite du corps, au mode de prise d’information, au
mode de gestion rationnelle des conduites.
C’est à partir de ces modes exigeants, mis en tâche
et s’interpénétrant (pour être en équilibre il faut
faire des choix judicieux, et vice-versa) que des
capacités mentales vont être développées, chez
l’élève, dont certaines seront plus spécifiques
(s’équilibrer vers l’horizontale en natation, et d’autres
plus généralisables (rendre solidaire un chaine
articulaire pour qu’une force se transmette)
Ces capacités vont se construire au travers de compétences et
évaluables. La certification des capacités passant très
sûrement par la faculté de les utiliser (à bon escient) dans le
plus grand nombre possible de situations et de les généraliser
dans des pouvoirs nouveaux.
Il s’agit donc d’analyser les productions de haut niveau dans
chaque APS pour dégager ce qui est essentiel (…les sources de
l’acrobatie se situent dans tourner en avant et en arrière sur
les mains et sans les mains…Revue EPS N°220, et si l’on a fini
d’élaborer des tâches à la portée de tout élève (6 tâches
spécifiques) d’identifier une liste quasi exhaustive des savoirs
à construire des élèves, portant sur la réalisation des
problèmes dus à l’équilibration, la prise d’information, la mise
en mouvement du corps (élaboration de règles d’action à partir
des principes biomécaniques), et sur l’organisation rationnelles
des conduites (à partir d’un code issu des règles, constitutives
adaptées aux élèves, de l'activité en groupe, de la gymnastique
au sol, et du niveau des ressources des élèves ).
La technique gymnique a été fabriquée par
les gymnastes : elle est donc un pur produit de
l’homme. Elle a un sens, une logique, des règles
constitutives qui ont dessiné son évolution, une
motricité spécifique donc singulière qui dépend du
milieu (les agrès) dans lequel le gymnaste doit se
déplacer. Les règlements évoluent continuellement en
fonction des performances, de l’évolution
technologique du matériel et des exigences des
médias qui, en direct, veulent offrir le spectacle à
tous les habitants de la planète.
Peut-on utiliser, et comment, ces prouesses
techniques dans l’enseignement ?
Quelle(s) méthode(s) pédagogique(s) ? Avec quels
exercices ?
Deux réponses, la méthode et les
contenus d’enseignement (ou
d’entraînement) apparaissent, et, sont
plus liées qu’on ne le croit. Les contenus
d’enseignement, c’est à dire l’ensemble
des tâches ou situations qui vont
permettre à l’élève de progresser, ne
produisent pas les mêmes effets suivant
la démarche utilisée et ne
permettent pas à l’élève de construire
les mêmes savoirs et de l’inciter à
s’investir plus.
L’élève ne s’investit que s’il pense avoir une
chance d’atteindre le but fixé par le maître,
s’il voit ses pouvoirs moteurs augmenter. En
effet, Satisfaire aux potentialités de chaque
élève, c’est lui permettre de s’exprimer aux
travers de représentations et de ses
compétences. On peut réussir et s’investir en
gymnastique, par ses capacités d’agilité et de
coordination, ou par celles de pareur, d’aide ou
de juge. Qu’importe, pourvu qu’il y entre, s’y
investisse, agisse et décide. Voilà bien là
l’enjeu premier des contenus de formation.
Pourquoi est-il
intéressant
d’enseigner la
gymnastique
artistique à l’école ?
Enjeux moteurs
- Contrôler son corps et ses déplacements dans un
espace multidirectionnel ;
- Piloter son corps dans l’espace en apprenant à mieux
le connaître ;
- Maîtriser des postures inhabituelles (aériennes ou
inversées) où les membres supérieurs sont souvent
sollicités et l’équilibration verticale du bipède sans
cesse remise en cause ;
- Réaliser des actions différentes en fonction de la
tâche et de l’action proposée ;
- Juxtaposer ou enchaîner plusieurs actions ;
- Mesurer et apprécier les effets de l’activité (par
rapport aux critères de réussite).
Enjeux émotionnels
-S’engager lucidement dans l’action : prendre des risques et
les maîtriser.

Domaine « vivre ensemble »


- Appliquer les règles de vie collective (règle du
fonctionnement de l’activité : attendre son tour);
- Connaître et respecter les règles de sécurité au niveau
matériel (tapis de réception…) et au niveau des placements
corporels (mains à plat, coudes verrouillés, position Puck*) ;
- S’entraider ;
- Accepter le regard critique (rôle d’acteur) ;
- Apprécier une prestation, débattre et argumenter (rôle de
spectateur /juge) ;
- Rôles sociaux structurés : aide, parade, juge, observateur,
acteur, spectateur.
Connaissances culturelles

-Acquérir un vocabulaire spécifique.

-Identifier et nommer les


différentes actions utilisées dans la
tâche ;

-Construire un projet d’actions ;

- Décoder et encoder les différentes


actions (schémas, dessins).
Quels contenus ?

L’analyse de l’activité de gymnastes de haut


niveau nous a amené à élaborer six tâches
spécifiques, fondamentales, que l’on peut
qualifier de « passages obligés» dans la mesure
où ils constituent un champ d’information
pertinent pour la construction et le
développement d’une motricité conforme à la
culture gymnique. Les savoirs fondamentaux
seront à construire.
[Link]éder à la verticale renversée,
et au delà (tomber dos)
[Link] en arrière en appui sur
les mains
[Link] en avant en appui sur les
mains
[Link] en arrière en vol
[Link] en avant en vol
[Link] latéralement en passant
sur chaque main (début roue)
Ces tâches permettent d’élaborer :
❖Des savoirs communs relatifs à une meilleure
conduite, au sens de pilotage du corps (mise en
mouvement, utilisation du mouvement,
accélération, élévation, freinage…
❖Des savoirs spécifiques propres à la meilleure
coordination et efficacité d’éléments
acrobatiques à construire (ressentir les
perceptions proprioceptives intrinsèques, …
mais inhibitions possibles,…)
❖Des connaissances ou savoirs fondamentaux
portant sur « la suite des opérations à
effectuer pour, « progresser soi-même, ou
aider un camarade… »
LA LOGIQUE INTERNE DE LA GYMNASTIQUE

Définition :
Activité de production ou de reproduction de
formes corporelles techniques, codifiées et
esthétiques, seul, sur des agrès, avec ou sans
musique, destinées à être perçues et jugées
par autrui.
Selon GOIRAND :
Savoir piloter son corps dans l’espace
multidirectionnel orienté par la force de la pesanteur
et structuré par l’activité perceptive du sujet.
Anthropologiquement, la gymnastique a plusieurs
significations :
❑- savoir piloter son corps dans un espace intégrant
de nouveaux repères comme la verticale renversée
❑- mode original de communication avec les autres
médie par un code
❑- activité dans un milieu stable où l’incertitude est
réduite au maximum, où tout est réglé à l’avance
❑- développement d’une sensibilité technique et
esthétique en référence aux canons du groupe
dominant.
La porte de l’acrobatie est une voie possible pour
entrer dans l’activité gymnastique car elle répond aux
besoins et aux motivations des élèves. Le domaine
acrobatique, notamment, engage les élèves dans une
motricité spécifique où la mise en mouvement du
corps, la gestion du mouvement (accélération, envol,
rotation, ralentissement, mais perte de vue) entraine
la construction de connaissances relatives aux
propriétés biomécaniques du corps en tant qu’engin et
conducteur à la fois, et de savoirs pratiques relatifs à
un motricité en renversement et rotation, devant
élever le corps, amenant les élèves à une plus grande
maitrise concernant l’équilibration (et son rattrapage)
et le recherche de sensations motrices sans vision de
l’espace traversé.
Enjeux de formation
•Amélioration bio-informationnelle (visuelle,
proprioceptive, extéroceptive, labyrinthiques, et
kinesthésique).
•Amélioration biomécanique, bioénergétique, bio-
affective (perte des repères terrien, émotion forte
seul et devant les autres).
•Amélioration sociale (pratiquant, observateur,
évaluateur, aide, conseiller, sécurité)
•Maîtriser son corps et ses déplacements dans l’espace
•Connaître son corps, le renforcer et le tonifier pour le
rendre plus solide, gage de santé physique.
•Maîtriser la prise de risque, savoir assumer sa
silhouette.
•Amélioration du pôle méthodologique (attitudes et
valeurs du travail)
Problèmes fondamentaux :
- Soit le gymnaste effectue une difficulté très acrobatique au risque de perdre des
points, soit il assure son mouvement au risque de ne pas en gagner suffisamment.
- Activité saturée de technique, difficile à analyser, complexe, dangereuse pour les
élèves, elle demande de la part du professeur des compétences bien spécifiques. Leurs
choix s’inspirent de différents modèles comme la gymnastique de maîtrise, la
gymnastique éducative, esthétique ou d’enchaînement.
- Elle est chargée d’une idéologie vécue souvent négativement, travail, effort, douleur. En
effet, l’EPS est en général synonyme de liberté, de jeu de réussite immédiate. D’où la
difficulté de la part des élèves de rentrer dans une logique contraignante de travail.
- Elle est uniquement institutionnelle, il n’existe pas de pratiques sauvages ou
spontanées. (on remarque cependant depuis une période récente des pratiques urbaines
acrobatiques).
- Grande diversité corporelle (chétif, obèse,....)
- Maîtrise de ses émotions, vaincre sa peur
- Peur de se montrer aux autres.
- Passer de l’équilibre pédestre à aérien
- Passer de la verticale tête en haut, à posture renversée tête en bas
- Passer d’un déplacement vers l’avant orienté par la vue, à un déplacement dans tous les
sens.
- Elle ne peut s’enseigner que par petits groupes de 6 à 8 élèves. Or avec un effectif de
30 à 40 élèves en moyenne, cela implique une gestion didactique particulière : les
ateliers, l’autonomie, l’autoévaluation, l’autodiscipline, la co-éducation.
Types d’acquisitions :
- piloter son corps dans un espace multidimensionnel, impossible sans une
activité perceptivo motrice structurée :
* se renverser : c’est changer fondamentalement son système de
repères habituels.
* se balancer : c’est osciller à partir d’un axe
* tourner : c’est changer l’orientation de son corps sur la trajectoire
de son déplacement (pirouettes axe vertical; rotations avant et
arrière axe transversal; rotations latérales axe sagittal). Changer
d’orientation tout en se déplaçant pose des problèmes d’équilibre, de
prises de repères, de cran, de compréhension de l’action à réaliser
pour créer le couple de force.
* être sur les mains constitue un des enjeux important de la gym.
Ce passage d’une activité pédestre à une activité manuelle ne peut
s’opérer sans une progressivité qui permet aux élèves d’utiliser la
quadrupédie comme solution intermédiaire.
* voler : c’est quitter un support pour le retrouver ou en retrouver
un autre. Etre aérien suppose de coordonner une impulsion, un plané,
une réception.
-construire avec, pour et par les élèves un code
gymnique peut permettre une meilleure
assimilation des contenus.

- la matière gymnique comme toute APS est


organisée socialement. Ici, les rôles de
gymnastes, de juge, de spectateurs,
d’entraîneur constituent un système cohérent
qui permet à l’activité d’exister.

Les élèves doivent apprendre à différencier


ces rôles et à assumer les tâches
correspondantes.
Quelle gymnastique pour quels élèves ?

Les différences garçons/filles sont le reflet d’une


tradition masculine (populaire) basée sur l’efficacité,
le force, le travail, la technique, l’obéissance et la
soumission et d’une tradition féminine (bourgeoise)
qui trouve son expression à travers la grâce,
l’élégance, la séduction. En tendance, les filles doivent
apprendre à se faire peur, les garçons doivent
apprendre à ne plus prendre de risques inconsidérés.
Le but est de développer chez tous les élèves une
attitude gymnique. Les élèves doivent s’engager dans
une stratégie technique d’effets provoqués, et
réguler leur activité par l’analyse des résultats qu’ils
obtiennent.
Niveaux de pratique observés :
DEBUTANT
Comportement typique état émotionnel
fort, peur et plaisir à la fois.

MOYEN
GYM = épreuve confrontation à l’appareil,
l’élève le dominera-t-il ?

CONFIRME
GYM = défis et exploits Production de
formes,
CONETNUS DE GYM SELON OP 2007 ET 2009
1 AC L’élève de 1ere année doit pouvoir se confirmer et s’adapter à
des mouvements inhabituelles pour réaliser un enchainement 3A 2B 0C
simples d’éléments gymniques devant le groupe classe
pouvoir maitriser, organiser son corps et prendre le risque pour
2 AC

présenter un enchaînement gymnique varie en éléments et en 3A 2B 1C


rythme devant le groupe classe
pouvoir concevoir et réaliser un projet individuel sous forme
sous forme d’enchaînement d’éléments gymniques devant le
3 AC

groupe classe, comprendre, expliquer et développer ses 2A 4B 1C


composantes en fonction des ses exigences organisationnelles
techniques et réglementaires
pouvoir présenter un projet individuel ou collectif d’expression
TC

motrice sous forme d’enchaînement d’éléments gymniques 2A 3B 2C


devant le groupe classe
1 A BAC 2 A BAC

pouvoir organiser présenter et réaliser un projet individuel ou


collectif d’expression motrice sous forme d’enchaînement 2B 3C 2D
d’éléments gymniques devant le groupe classe
pouvoir concevoir et réaliser et juger un projet individuel ou
collectif d’expression motrice sous forme d’enchaînement 2C 3D 2E
d’éléments Varies en figure et en rythme devant le groupe classe
La notation en gymnastique se fait sur la base de :
2 3 1 A 2 A
1 AC TC
AC AC BAC BAC
Difficultés 6 6 6 7 7 7

Composition 6 5 4 2 2 2

Exécution 2 2 2 3 4 5
Note finale (connaissances
14 13 12 12 13 14
procédurales)
•La difficulté
•1AC : 3A 2B 0C (3 x 1 + 2 x 1.5 = 6 points)

•2AC : 3A 2B 1C (3 x 0.75 + 2 x 1 + 1 x 1.75 = 6 points)

•3AC : 2A 4B 1C (2 x 0.5 + 4 x 0.75 + 1 x 2 = 6 points)

•TC : 2A 3B 2C (2 x 0.5 + 3 x 1 + 2 x 1.5 = 7 points)

•1 ABac : 2B 3C 2D (2 x 0.5 + 3 x 1 + 2 x 1.5 = 7 points)

•2 ABac : 2C 3D 2E (2 x 0.5 + 3 x 1 + 2 x 1.5 = 7 points)

Lorsqu’une difficulté est manquante, elle peut être


partiellement remplacée par une difficulté inférieure
(dans ce cas, elle vaut 0.25points).
Une difficulté supérieure peut remplacer une
difficulté inférieure
La composition:
Pour le collégial :
a - exigences spécifiques (1,5 point)
L'élève doit choisir trois familles différentes
parmi les huit figurants sur le tableau des
difficultés. Pour chaque famille présentée il
obtient 0.5 point.
b- enchainement (variable suivant le niveau
scolaire)
L’élève doit réaliser un enchainement
d’éléments gymniques dans une suite logique et
harmonieuse : agencement des éléments,
rythme, amplitude et aisance.
La composition:
Pour le qualifiant :
(4 familles plus une série acrobatique ou chorégraphique = 2
points):
L'élève doit choisir quatre familles différentes parmi les huit
figurant sur le tableau des difficultés. Pour chaque famille
présentée il obtient 0.4 point.
•Les garçons doivent présenter une série de deux acrobaties
enchaînées ce qui leur permet d'obtenir 0,4 point (ex. saut de
mains et roue, Roue et rondade, Roulade avant et saut de tête,
etc.).
•Les filles doivent obligatoirement présenter une série de
trois mouvements chorégraphiques enchaînés ce qui leur
permet d'obtenir 0,4 point (ex. Saut de chat, pivot et saut
groupé, etc.).
Le maximum de point possible pour la composition est de 2
points.
•L’exécution:
La note de l'exécution est variable selon le niveau scolaire. L'exécution
peut être notée suite à une appréciation analytique ou globale:
•Appréciation analytique:
Petite faute = 0.1 point
Faute moyenne = 0.2 point
Faute grossière = 0.3 point
Chute = 0.5 point
Le cumul des déductions est retranché de la note maximale d'exécution.

•Appréciation globale:
Parfaite exécution = 1/1 de la note maximale d'exécution (Pas de fautes
d'exécution);
Bonne exécution = 3/4 de la note maximale d'exécution (Très peu de fautes
d'exécution);
Exécution moyenne = 1/2 de la note maximale d'exécution (Quelques fautes
d'exécution);
Exécution faible = 1/4 de la note maximale d'exécution (Beaucoup de fautes
d'exécution);
Très faible exécution = 0. (Beaucoup de fautes d'exécution et de chutes).
Travaux dirigés

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