0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues14 pages

Support 0

Le document traite de la notion d'entité en comptabilité générale, définissant l'entité comme un ensemble organisé d'individus et de ressources pour exercer une activité économique. Il aborde également la classification des entités selon leur nature juridique, taille et domaine d'activité, ainsi que les opérations réalisées par celles-ci, notamment les investissements et les opérations d'exploitation. Enfin, il présente le rôle de la comptabilité générale, les informations qu'elle traite, et la structure du bilan comptable, qui résume la situation patrimoniale d'une entreprise à un moment donné.

Transféré par

kylaluna54
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
46 vues14 pages

Support 0

Le document traite de la notion d'entité en comptabilité générale, définissant l'entité comme un ensemble organisé d'individus et de ressources pour exercer une activité économique. Il aborde également la classification des entités selon leur nature juridique, taille et domaine d'activité, ainsi que les opérations réalisées par celles-ci, notamment les investissements et les opérations d'exploitation. Enfin, il présente le rôle de la comptabilité générale, les informations qu'elle traite, et la structure du bilan comptable, qui résume la situation patrimoniale d'une entreprise à un moment donné.

Transféré par

kylaluna54
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

L’ENTITE ET LA COMPTABILITE GENERALE

I. NOTION D’ENTITE

1.1. Définition de l’entité


L’entité est un ensemble organisé d’une ou plusieurs personnes physiques ou morales et d’éléments
corporels ou incorporels permettant l’exercice d’une activité économique qui poursuit un objectif
propre.

L’entité un ensemble organisé : Il s’agit de déterminer, de coordonner et de contrôler les tâches de


chaque membre de l’entité. Il s’agit également de définir les rapports entre les individus qui composent
l’entité.

L’activité économique est toute activité civile ou commerciale produisant des biens ou des services
marchands ou non marchands exercée dans un but lucratif ou non.

L’entité peut produire et commercialiser des biens et services : les biens ont une existence matérielle
contrairement aux services qui ont la particularité de disparaître aussitôt qu’ils sont produits. On dit
qu’ils sont produits du fait de leur consommation.

On entend par bien marchands les produits matériels fabriqués et destinés à la vente ou à l’achat sur
le marché.

Les services marchands sont des services rendus par des entités contre le versement d’une
rémunération monétaire qui permet à l’entité de dégager un bénéfice.

Les services non marchands sont les services rendus par les administrations publiques et les
associations aux ménages et dont l’objectif n’est pas la réalisation d’un profit.

Une activité économique est à but lucratif lorsque l’objectif poursuivi dans l’exercice de cette activité
est la recherche du profit.
Une activité économique est à but non lucratif lorsque l’objectif premier est autre que la recherche du
profit.

1.2. Classification des entités


Les entités peuvent être classées selon la nature juridique ou la propriété, la dimension ou la taille et
selon le domaine de l’activité économique.

o La nature juridique
La question que l’on se pose ici est ; à qui appartient l’entité ? La réponse à cette question amène à
distinguer :

Les entités privées : ce sont des entités qui appartiennent soit à un individu (entité individuelle ou
unipersonnelle) ou à un groupe d’individu (entité sociétaire).
Les entités publiques : ce sont des entités qui appartiennent en totalité à l’Etat (entités publiques)
Les entités semi-publiques ou semi-privées : ce sont des entités qui appartiennent en partie à l’Etat
(entités parapubliques ou semi-publique ou semi-privée).
 La dimension ou la taille

Cette classification retient comme critères, l’effectif du personnel, le montant des ventes ou le chiffre
d’affaires et les capitaux utilisés. On distingue : les micros entités, les petites entités ; les moyennes
entités et les grandes entités.
Selon la fiscalité béninoise, sont qualifiées de micros entités, les entités qui ont un chiffre d’affaires
inférieur ou égale à 20.000.000 F. Les petites entités sont celles dont le chiffre d’affaires est compris
entre 20.000.000 F et 60 000 000 F (30.000.000 F pour les entités artisanales). Les moyennes entités
ont un chiffre d’affaires supérieur à 60.000.000 F et inférieur à 600.000.000 F. Les grandes entités ont
un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 600.000.000.

 Le domaine de l’activité économique.

Ce domaine est lié à l’activité que mène l’entité qui est désignée comme secteur d’activité. On en
distingue :
Les entités de distribution ou entités commerciales : ce sont des entités qui ont pour activité principale
l’achat et la vente des biens en l’état c’est-à-dire sans transformation.
Les entités de production : encore appelées entités industrielles, elles ont pour but la fabrication des
produits à partir de la transformation des matières premières.
Les entités de services : ces entités exercent leurs activités dans le transport, les banques, les
assurances, l’hôtellerie, le spectacle, l’éducation, etc.
Les entités agro – pastorales : elles exercent leurs activités dans l’agriculture, l’élevage, la pêche, etc.

1.3. Les moyens de l’entité


Toute entité est tenue de se procurer des moyens nécessaires pour son fonctionnement. Parmi ces
moyens nous pouvons citer.

 Les biens : il s’agit des locaux, des marchandises, des bureaux, des machines, des matériels de
transport, des matières premières, de la trésorerie, etc.
 Le personnel : Il s’agit de l’ensemble des hommes et femmes qui apportent leur savoir-faire
dans l’entité dans le cadre d’un contrat de travail en contrepartie d’une rémunération versée par
l’employeur.
 Les facteurs de production : ce sont éléments nécessaires à la production. Il s’agit du travail du
personnel, des capitaux apportés par l’exploitant ou les associés et les capitaux empruntés.
1.4. Les partenaires de l’entité

Salariés Travail

Salaires

Fournisseurs
Biens et services

Paiement

Bi ens et services

Banques
Prêts
Clients
ENTREPRISE
Remboursements Encaissement

Services publics (1)


Etat et
collectivités Impôts (1) Mise à disposition d'infrastructures publiques, subventions,…..

Publiques

Apport de capitaux
Propriétaires
deopérati
1. Les
Prélèvements et dividendes
l'entreprise
1.5. Les opérations réalisées par l’entité

Il existe deux grandes catégories d’opérations réalisées dans le cadre d’une entité. Il s’agit des
opérations d’investissement-financement et les opérations d’exploitation.
1.5.1 Les opérations d’investissement-financement

Pour qu’une entité puisse exister, il faut réunir ou acquérir des biens d’équipement qu’on appelle les
outils de production. Ce sont : les terrains, les bâtiments, les matériels, les installations etc….
On appelle investissement, l’acquisition de ces biens en propriété par l’entreprise. En comptabilité, ces
biens sont appelés des immobilisations.
Les investissements peuvent être obtenus à l’aide des ressources propres apportées par l’entité. On
appelle capital, les apports effectués pat le ou les associés au moment de la création de l’entité ou lors
des opérations semblables à la constitution (augmentation). Le capital peut être apporté en numéraire
(espèces, chèques) ou en nature (bâtiments, matériels roulants, terrains…). Le capital est une source
privilégiée de financement d’une entité. L’entité a souvent recours à des prêteurs pour financer ses
investissements.
Les financements mobilisés auprès de ces prêteurs sont désignés par dettes financières.
Ainsi toute entité connaît-elle à sa création ou de temps à autre une phase d’investissement
financement. Ce qui nous donne le tableau suivant :
INVESTISSEMENTS FINANCEMENTS
Moyens durables d’exploitation : Capital : Apports des associés
Immobilisations Dettes financières : Proviennent des
- Terrains personnes extérieures à l’entreprise
- Bâtiments
- Matériels
- Etc….

1.5.2. Les opérations d’exploitation

On appelle opérations d’exploitation, les opérations réalisées de façon quotidienne dans l’entité : achat
de matières premières, fabrication des produits finis, achats de marchandises, vente des
marchandises, des produits finis et des prestations de services etc..
Ces activités sont réalisées avec les autres agents économiques. De ces opérations il résulte
inévitablement :
- Des dettes : les dettes contractées envers ces tierces personnes sont appelées des dettes
circulantes. Les personnes à qui l’entreprise doit sont appelées des fournisseurs.
- Des créances : l’activité de l’entité est fondée dans une grande mesure sur du crédit. L’entité
achète à crédit et vend généralement à crédit. Les tiers à qui l’entreprise vend à crédit sont
appelés des clients.
Une créance représente le droit qu’a une personne d’exiger d’une autre personne un certain paiement
à une certaine date.
Les opérations d’exploitation entraînent des flux financiers qui supposent un mouvement continuel des
stocks, des créances, des dettes et des liquidités. Il y a au-delà de tout une relation entre les dettes
d’exploitation et les créances d’exploitation.
La relation investissement financement se double d’une relation financement exploitation.

SITUATION FINANCIERE
Immobilisations Capital
Stocks Dettes financières
Créances Dettes d’exploitation
Liquidités

II. RÔLE ET OBJECTIFS DE LA COMPTABILITE GENERALE

La comptabilité générale est un système d'informations permettant de classer, saisir et traiter des
informations en vue de prendre des décisions.
2
Sur la base de cette définition, on peut se poser plusieurs questions :
- de quelles informations s'agit-il ?
- en quoi consiste le traitement des informations ?
- quels sont les destinataires des informations traitées ?

2.1. Les informations classées et saisies

Les flux économiques (mouvements de biens et services, mouvements d'argents) constituent les
informations qui intéressent la comptabilité générale. Les factures, chèques, traites, feuilles de paie et
autres pièces servent de support matériel à ces flux.
Ces documents sont classés et enregistrés régulièrement (au jour le jour le plus souvent) dans des
journaux et dans des comptes.
2.2. Le traitement des informations

Le traitement des informations répond à trois objectifs essentiels :


- conserver la mémoire des opérations qui rythment la vie de l'entreprise,
- connaître à tout moment la position de trésorerie,
- produire de façon intermittente (au moins une fois par an) des documents appelés documents de
synthèse : bilan, compte de résultat et des annexes.

2.3. Destinataires des informations comptables

Il faut également noter que la tenue d'une comptabilité est une obligation juridique et fiscale :
- la comptabilité est un moyen de preuve à l'égard des tiers,
- le code du commerce pose le principe que tout commerçant a l'obligation de tenir une comptabilité,
- de nombreux impôts ont pour assiette des sommes mises en avant par la comptabilité.
Bref l’Etat, les bailleurs, les tiers, etc. ont besoins de ces informations traitées.
LE BILAN COMPTABLE

I. DEFINITION
Le bilan est un document de synthèse, une photographie de la situation patrimoniale de l’entreprise
à une date donnée.
Le patrimoine représente l’ensemble des biens et des ressources (dettes + capitaux propres).
Le bilan récapitule à un moment donné le total des emplois et le total des ressources. Il comprend 2
parties
- la partie «gauche» appelée l’actif du bilan décrit ce que l’entreprise possède (biens ou
emplois)
- la partie «droite» appelée le passif du bilan décrit ce que l’entreprise doit
(capitaux propres et dettes ou ressources ayant financé l’actif)
Schématiquement, le bilan comptable est le suivant :

ACTIF PASSIF
POSTES MONATANTS POSTES MONTANTS
Capitaux propres
Biens
Dettes
Total X Total X

II. DESCRIPTION DU BILAN

2.1. Description du passif du Bilan

Le passif du Bilan regroupe l’origine des fonds qui ont permis de financer les biens recensés à l’actif.
Ces fonds sont de plusieurs ordres :
 les capitaux propres : ils sont composés du capital social et des ressources générées par
l’exploitation de l’entreprise (résultat net, réserves, …)
 les dettes financières qui comprennent les emprunts, les dettes de location-acquisition ou dettes
de crédit-bail) et les provisoires pour risques et charges ;
 le passif circulant qui comprend les dettes envers les tiers (dettes envers les fournisseurs, les
dettes fiscales, les dettes sociales,…) ;
 la trésorerie-passif ou trésorerie du passif qui est constituée des crédits d’escomptes, des
crédits de trésorerie et des découverts bancaires.
2.2. Description de l’actif du Bilan

L’actif retrace l’utilisation qui a été faite, à une date donnée, des ressources indiquées dans le passif.
L’actif du bilan se décompose en trois grandes rubriques l’actif immobilisé, l’actif circulant et la
trésorerie de l’actif.

Tout élément de patrimoine ayant une valeur économique positive pour l’entité est considéré comme
un élément d’actif. Les éléments d’actif destinés à servir de façon durable à l’activité de l’entité
constituent l’actif immobilisé. Ceux qui, en raison de leur destination ou de leur nature, n’ont pas cette
vocation constituent l’actif circulant.
2.2.1. L‘actif immobilisé (classe 2)
Il se subdivise en immobilisations incorporelles, immobilisations corporelles, immobilisations
financières. Les immobilisations incorporelles (compte 21) comprennent la clientèle, les concessions et
droits similaires, brevets, licences, marques, logiciels, droit au bail etc.
Les immobilisations corporelles (comptes 22, 23, 24) sont composées des terrains, constructions,
installations techniques, matériels et outillages industriels et les autres immobilisations corporelles.
Les immobilisations financières (26) sont constituées des titres de participation (action ou part sociale
des sociétés) acquis en vue de participer activement à cette société et les autres immobilisations
financières (27) constituées des titres immobilisés, des placements à long terme ; des prêts ; des
dépôts et cautionnements versés etc
2.2.2. L’actif circulant
Il se subdivise en stocks et créances.
Les stocks et en-cours comprennent les biens ou services qui entrent dans le cycle d’exploitation de
l’entité : stocks d’approvisionnements, marchandises, en cours de production, de produits
intermédiaires, de produits finis.
Les créances sont des sommes dues par les clients et autres tiers (personnel, associés, Etat,)
2.2.3. La trésorerie-Actif

Elle est composée des valeurs mobilières de placement et des disponibilités.


Les valeurs mobilières de placement sont composées d’actions, d’obligations, bons du Trésor, bons de
caisse acquis pour spéculer.

Les disponibilités comprennent les avoirs en banque, aux établissements financiers et à la caisse.

III. PRESENTATION DU BILAN

Les éléments de l’actif du bilan (partie gauche) sont classés par ordre de liquidité croissante. La
liquidité d’un bien est l’aptitude de ce bien à être transformé en argent.
Les éléments du passif du bilan (côté droit) sont classés par ordre d’exigibilité croissante. L’exigibilité
est l’aptitude d’une dette à être remboursée à l’échéance.
A l’actif comme au passif les éléments sont toujours classés du haut vers le bas.
Le bilan peut être schématisé comme suit :
ACTIF Bilan au 31/12/N PASSIF

1° ACTIF IMMOBILISE 1° CAPITAUX PROPRES


 Immobilisations incorporelles  Capital
 Immobilisations corporelles  Réserves
 Immobilisations financières  Résultats (+ ou -)
2° ACTIF CIRCULANT 2° DETTES FINANCIERES
 Stocks  Emprunts
 Créances  Dettes location - acquisition
3° TRESORERIE ACTIF  Provisions pour risques et charges
 Titres de placement 3° PASSIF CIRCULANT
 Banque  Fournisseurs
 Chèques postaux, Trésor  Dettes fiscales
 Caisse  Dettes sociales
Ecart de conversion Actif 4° TRESORERIE PASSIF
 Crédits d’escomptes
 Crédits de trésorerie
 Découverts bancaires.
Ecart de conversion Passif

Amort. Montant Montants


Postes Montants bruts Postes
&Dépréc. Nets nets

TOTAL TOTAL

IV. EGALITE BILANTAIRE : EGALITE ACTIF- PASSIF

Etant donné que l’actif du bilan regroupe les différentes utilisations des différentes ressources que
retrace le passif du bilan, il doit exister donc une égalité entre le Passif et l’Actif ou entre les
Ressources et les Emplois. On appelle cette égalité, égalité bilantaire.

TOTAL DES EMPLOIS = TOTAL DES RESSOURCES ou TOTAL ACTIF = TOTAL PASSIF

V. NOTION DE SITUATION NETTE

C’est la fortune de l’entité à une date donnée. Elle peut être déterminée de deux manières différentes :
Situation nette = total des biens – total des dettes
ou situation nette= total des éléments des capitaux propres
Exemple 1

Monsieur BADAS LE BEAU décide de créer une entité l e 2 janvier 2019. Il apporte 5.000.000 en
espèce ; des marchandises pour 1.500.000 et matériel du bureau estimé à 2.000.000. Il emprunte
8.000.000 qu’il verse à la banque
Tâche : présenter son bilan d’ouverture

Exemple 2
Monsieur BADAS LE BEAU procède le 31/12/2019 après douze mois d’activité à l’estimation de ses
biens et dettes.
Matériel de bureau :3.500.000 ; matériel de transport :4.200.000 ; marchandises :2.000.000 ;
clients :500.000 ; banque11.000.000 ; caisse :1.200.000 ; emprunts :6.500.000 ;
fournisseurs :7.000.000
Tâche :
1- Déterminer son résultat et préciser sa nature sachant que son capital est inchangé
2- Présenter son bilan au 31/12/2019 et déterminer sa situation nette

Exemple 3
Vous disposez des éléments suivants relatifs à l’entreprise TAMAS 1 au 31/12/N
Fonds commercial 2.000.000 ; terrain 5.000.000 ; bâtiment 15.000.000 ; matériel et mobiliers ;
2.000.000 ; matériel de transport 8.000.000 ; marchandises 3.000.000 ; capital 20.000.000 ; emprunt
5.000.000 ; client 4.000.000 ; fournisseurs 2.500.000 ; banque 3.800.000 ; caisse 200.000 ;
subvention d’investissement 4.500.000 ; prêt 2.000.000 ; Etat 1.000.000 ; réserves 3.000.000.

Travail à faire : Présenter le bilan de l’entreprise au 31/12/N.

Exemple 4
Dans le bilan de fin d’exercice de l’entité TAMAS 2, on lit :
Capital…………………………………………………………………………..5.000.000
Clients ……………………………………………………………………………..700.000
Monnaie électronique – Téléphone portable…………………..100.000
Fournisseurs ………………………………………………………………..1.360.000
Banque…………………………………………………………………………....200.000
Caisse………………………………………………………………………………...50.000
Matériel………………………………………………………………………….1.400.000
Marchandises…………………………………………………………………1.300.000
Terrain………………………………………………………………………….....300.000
Emprunt…………………………………………………………………………….700.000

Travail à faire :
1) Calculez le total des biens.
2) Calculez le total des dettes
3) Déterminez le résultat et donnez sa nature
4) Déterminez la fortune de cette entreprise.
LA TRADUCTION DES OPERATIONS COMPTABLES

I. DEFINITION DES FLUX

L’activité de l’entité et ses relations avec ses partenaires créent des mouvements de biens ou d’argent
quittant l’entité ou lui arrivant ou se déplaçant entre ses secteurs : arrivée de matériels achetés,
départ de marchandises vendues, paiement d’un transport etc.

Les flux sont des mouvements de valeur homogènes observés entre deux agents économiques ou
observés au sein de l’activité interne d’un même agent. En d’autre terme, les flux économiques sont
des déplacements ou des mouvements de biens, de services ou de monnaie,
- Soit de l’entité vers un autre agent économique ou inversement (flux externe)
- Soit d’un pôle d’analyse à un autre à l’intérieur de l’entité (flux interne)
Les flux internes et externes ont une grande importance en comptabilité. L’objet de la comptabilité
consiste aussi à constater et à enregistrer les flux.
La notion de flux permet l’analyse comptable de chaque opération comptable ou financière et son
enregistrement.

II. CLASSIFICATION DES FLUX

2.1 Les flux relatifs aux opérations au comptant


Ces flux sont constatés lors des opérations d’achat au comptant entre l’entité et ses fournisseurs et les
opérations de vente entre l’entité et ses clients. On distingue ainsi les flux monétaires et les flux
réels.

- Les flux monétaires peuvent être des recettes ou des dépenses

- Les flux réels sont la contrepartie des flux monétaires ; les flux réels sortants sont la
contrepartie des recettes et des flux réels entrants sont la contrepartie des dépenses

Le graphique ci-dessous résume ces différents types de flux

Analyse économique
réels Flux monétaire de recette

Fournisseurs Entité Clients


Flux monétaire de dépenses Flux réels sortants
de sortie

2.2. Les flux relatifs aux opérations à crédit

Ces flux sont constatés lors des opérations d’achat à crédit entre l’entité et ses fournisseurs et les
opérations de vente à crédit entre l’entité et ses clients. On y distingue :
- les flux financiers de dette ayant pour contrepartie les flux réels entrants;
- les flux financiers de créance ayant pour contrepartie les flux réels sortants.

Le graphique ci-dessous résume ces différents types de flux


Analyse économique
Flux réels entrants Flux financiers de créances acquises

Fournisseurs Entité Clients


Flux financiers de dettes contractées Flux réels sortant
de sortie

Lors du règlement, on parle de flux financiers de dettes réglées et flux


monétaires de dépense entre l’entité et ses fournisseurs ; les flux financiers de
créances recouvrées et les flux monétaires de recette entre l’entité et ses
clients.
La traduction de ces mouvements en flux économiques se présente comme suit :
Le graphique ci-dessous résume ces différents types de flux :
Analyse économique

Flux monétaire de dépense Flux monétaire de recette

Fournisseurs Entité Clients


Flux financiers de dettes réglées Flux financiers de créances recouvrées

NB :
- La notion de flux ne se limite pas uniquement aux opérations réalisées avec les clients et
les fournisseurs. Elle concerne également celles réalisées avec les autres tiers qui sont :
le personnel, l’Etat, la banque, les organismes sociaux, etc…

- L’analyse économique est la traduction des opérations en des termes de flux réels,
financiers, monétaires, internes et externes. En d’autres termes, c’est la représentation
schématique des flux.

III. LA NOTION DE L’ANALYSE COMPTABLE

3.1. Définition de l’analyse comptable

L’analyse comptable est la traduction des opérations en des mouvements d’emplois et de


ressources. Elle est un élément de base de l’enregistrement comptable.

3.2. Principe de l’analyse comptable

Le principe de l’analyse comptable est basé sur la notion d’augmentation et de diminution. Si nous
restons au niveau des postes du bilan, nous pouvons énoncer le principe de la façon suivante :

- Pour les postes d’actif, toute augmentation de bien constitue un emploi et toute
diminution de biens constitue une ressource ;
- Pour les postes du passif, toute augmentation de capitaux propres ou de dettes
constitue une ressource et toute diminution de capitaux propres ou de dettes
constitue un emploi.

Exemple 1 : retrait de la banque pour alimenter la caisse 5.00.000

Ici, il y a augmentation de liquidité dans la caisse. Le poste caisse est donc un emploi. Les espèces ont
été sorties de la banque. Il y a une diminution de liquidité dans la banque. La banque constitue donc
une ressource. L’analyse comptable se présente ainsi :
Emploi : caisse 500.000
Ressource : banque 500.000

Exemple 2 : Paiement aux fournisseurs par chèques bancaires 1.800.000

Ici nous sommes en présence d’un poste d’actif (Banque) et d’un poste de passif (fournisseurs).
Le paiement aux fournisseurs diminue notre avoir en banque. La banque ici étant un poste d’actif, la
diminution constitue une ressource. Le paiement aux fournisseurs constitue un remboursement de
dettes. Ceci diminue les dettes envers nos fournisseurs. Toute diminution de dette constitue un emploi.
Analyse comptable se présente ainsi :

Emploi : fournisseurs 1.800.000


Ressource : banque 1.800.000

Si nous poursuivons notre analyse sur les comptes de gestion, nous pouvons énoncer le
principe de la manière suivante :

- Pour les comptes de charge, toute augmentation de charges (valeurs décaissées ou à


décaisser) constitue un emploi et toute diminution de charges constitue une
ressource.
- Pour les comptes des produits, toute augmentation de produits (recettes) constitue
une ressource et toute diminution de produits constitue en emploi.

Les charges sont donc des emplois définitifs ou des valeurs décaissées ou à décaisser par
l’entité.
Les produits sont des valeurs reçues ou à recevoir par l’entité.

Exemple 3 : paiement en espèce de frais d’électricité du mois de mars pour 40 000 F

Ici nous sommes en présence d’un poste d’actif ‘’caisse’’ ayant subi une diminution (donc Ressource) et
d’une charge d’électricité ou un service consommé ayant subi une augmentation (donc Emploi).
Emploi : électricité 40 000f
Ressource : caisse 40 000f

Exemple 4 : encaissement de loyers du bâtiment sis à Cotonou 500 000F

Ici nous sommes en présence d’un poste d’actif ‘’caisse’’ ayant subi une augmentation (donc Emploi)
et d’un produit ou un service rendu ayant subi une augmentation (donc Emploi)
Emploi : caisse 500 000
Ressource : loyers encaissés ou location 500 000
CAS PRATIQUE 1:

L’entité BADAS LE BEAU vous demande en tant que stagiaire de faire l’analyse en termes d’emploi et
ressource
1- Achat de marchandises pour 900.000 à crédit.
2- Retrait 500.000 du CCP pour alimenter de la caisse.
3- Vente de marchandise à crédit 450.000 coût d’achat 328.000.
4- Payer par chèque la note du garagiste 120.000.
5- Achat d’un ordinateur pour 350.000 règlements de ¾ par chèque et le reste par mobile money.
6- Achat de calculatrice en espèce 5.000.
7- Règlement du salaire par CCP 200.000.
8- Retrait 150.000 de la caisse pour déposer à la banque.

CAS PRATIQUE 2 :
L’entité BADAS LE MIGNON vous demande en tant que stagiaire de faire l’analyse en termes d’emploi
et ressource.
1- Vente de marchandises pour 1.200.000 le client a payé 800.000 par chèque et le reste à crédit
coût d’achat 875.000.
2- Retrait 200.000 de la banque pour alimenter le compte mobile money.
3- Un client adresse un chèque de 600.000 pour le règlement de sa dette.
4- Payer par l’institution de micro finance PADME la note d’électricité et eau 70.000.
5- Achat d’un véhicule pour 950.000 auprès De SONAEC règlements de 4/5 par l’institution de
micro finance VITAL FINANCE et le reste en espèce.
6- Achat de fourniture de bureau en espèce 65.000.
7- Retrait de 350.000 par mobile money pour alimenter notre compte banque
8- Règlement du fournisseur de marchandises par Chèques postaux 500.000.
9- L’Etat nous adresse un chèque de 2.360.000 relatif à une subvention d’exploitation.

CAS PRATIQUE 3 :

Faites l’analyse comptable des opérations suivantes :


a- Achat de marchandises à crédit 2.500.000.
b- Achat de marchandises règlement par caisse 310.000.
c- Achat de marchandises règlement par chèque bancaire 1.500.000
d- Vente de marchandises à crédit 3.800.000 (coût d’achat 3.000.000).
e- Vente de marchandises contre chèque bancaire 6.500.000 (coût d’achat 5.200.000).
f- Vente de marchandises contre espèces 2.000.000 (coût d’achat 1.500.000).
g- Versement d’espèces en banque 2.500.000.
h- Règlement par chèque d’un client 1.800.000.
i- Vente de marchandises contre espèces 2.800.000 (coût d’achat 3.000.000).
j- Achat de matières premières à crédit 900.000.
k- Vente de marchandises 7.500.000 ; la moitié par chèque bancaire et le reste à crédit (coût d’achat
6.000.000).
l- Retrait de la banque pour alimenter la caisse 520.000.
m- Paiement au fournisseur en espèce 320.000.
n- Achat de diverses fournitures de bureau 130.000.
o- Règlement par chèques postaux de divers frais
- Personnel ………850.000 Etat………350.000 Loyer………120.000
p- Achat d’un mobilier e bureau à crédit 2.500.000.
q- Achat d’un matériel de transport contre chèque bancaire 2.500.000.
r- Apport d’un chèque bancaire pour augmenter le capital 10.000.000
s- Versement d’espèces aux chèques postaux 170.000.
t- Ventes de marchandises 6.000.000 ; le tiers en espèce ; la moitié contre chèque bancaire ; le reste à
crédit (coût d’achat 7.000.000).
u- Achat de marchandises 1.200.000 ; la moitié par chèque bancaire et le reste à crédit.
v- Retour d’un lot de marchandises par notre client 120.000 (coût d’achat 100.000).
w- Retour au fournisseur d’un lot de marchandises valant 250.000.
x- Emprunt à la banque de 5.000.000 versé sur notre compte.
y- Perte de 25.000 dans la caisse.
z- Règlement par virement postal d’un client 220.000.

Vous aimerez peut-être aussi