DM 24 Corrigé
DM 24 Corrigé
particulier pour tout n ∈ N, x 7→ xn θ(x) est continue et de limite - Cette limite simple est continue par morceaux sur R.
finie (et même nulle) en ±∞ et donc bornée. Ainsi - Pour tout n, |un | ≤ |F(f )| (|θ| est majorée par 1) et par hypothèse
|F(f )| est intégrable sur R.
θ∈S Le théorème de convergence dominée s’applique ; on a donc
Z +∞
La question précédente donne la dérivabilité de y = F(θ) avec
lim In = F(f )(x) dx
Z +∞ n→+∞ −∞
2
∀x ∈ R, y 0 (x) = (−2iπ) te−πt e−2iπxt dt
−∞ (B) On veut utiliser le théorème de convergence dominée sur R avec la fonc-
tion
On a alors
t
t
vn : t 7→ F(θ)(t)f = θ(t)f
Z +∞
2
n n
∀x ∈ R, y 0 (x) + 2πxy(x) = i (−2πt − 2iπx)e−πt −2iπxt
dt
−∞ - Pour tout n, vn est continue sur R.
- Comme f est continue en 0, (vn ) converge simplement sur R vers
2
La fonction (de t) sous l’intégrale est la dérivée de t 7→ e−πt −2iπxt f (0)θ et cette limite simple est continue sur R.
dont la limite en ±∞ est nulle (son module vaut θ(t)). L’intégrale - f étant dans S, elle est bornée sur R (f (t) = t0 f (t)). Pour tout n,
est donc nulle et |vn | ≤ kf k∞ θ et le majorant est intégrable sur R.
Le théorème s’applique et indique que
∀x ∈ R, y 0 (x) + 2πxy(x) = 0 Z +∞
lim Jn = f (0) θ(t) dt = f (0)
2. On résout cette équation différentielle linéaire d”ordre 1. Il existe n→+∞ −∞
une constante c telle que
2
(C) En revenant à la définition de F(f ), on a
∀x ∈ R, y(x) = ce−πx Z +∞ Z +∞ x
−2iπxt
In = f (t)e θ dt dx
Avec l’intégrale donnée dans l’énoncé, on sait que y(0) = 1 et donc −∞ −∞ n
que c = 1. On a ainsi
La formule de Fubini donne alors
2
∀x ∈ R, y(x) = e−πx Z +∞ Z +∞ x
In = f (t)e−2iπxt θ dx dt
ce qui s’écrit, en revenant aux notations de l’énoncé, −∞ −∞ n
f (t/n) ne dépendant pas de u, on peut le sortir de l’intégrale. On recon- Pour calculer l’intégrale, on découpe en deux par Chasles :
naı̂t alors F(θ)(u) et on conclut que
1 0 t(1−2πix) 1 0 t(−1−2πix)
Z Z
F(f )(x) = e dt + e dt
In = Jn 2 −∞ 2 −∞
t=0 t=+∞ !
1 1 1
(D) Il suffit de combiner les trois questions qui précèdent et l’unicité de la = et(1−2πix) − et(−1−2πix)
2 1 − 2πix t=−∞ 1 + 2πix t=0
limite pour conclure que
Z +∞ 1 1 1
= +
f (0) = F(f )(x) dx 2 1 − 2πix 1 + 2πix
−∞ 1
=
On fixe x ∈ R et on pose h t 7→ f (x + t). h est continue, comme f . De 1 + 4π 2 x2
plus, pour |t| assez grand, On a donc avec la question précédente
Z +∞
tn 1 −|x| e2iπyx
tn h(t) = (x + t)n f (x + t) ∼ (x + t)n f (x + t) ∀x ∈ R, e = 2
dy
(x + t)n t→±∞ 2 −∞ 1 + (2πy)
ce qui montre que t 7→ tn h(t) est bornée, comme f , aux voisinages des III. Transformée de Fourier à support compact
infinis et donc sur R (puisque continue et donc bornée sur tout segment). (A) D’après 1.D, F(f ) ∈ C ∞ (R) (puisque f ∈ S). De plus F(f ) est nulle
On peut alors appliquer ce qui précède à h et affirmer que en dehors d’un segment et donc dominée par toute puissance de x au
Z +∞ voisinage des infinis. On a donc F(f ) ∈ S.
En reprenant la même démarche qu’en 1.D.2 (changer x en −x), la for-
f (x) = h(0) = F(h)(y) dy
−∞ mule (2.1) de la question 2.D montre que f est de classe C ∞ sur R et
que
On remarque alors, avec le changement de variable affine u = x + t, que Z 1/2
(n)
Z +∞ Z +∞ ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, f (x) = (2iπt)n F(f )(t)e2iπtx dt
−2iπty
F(h)(y) = f (x + t)e dt = e 2iπyx
f (u)e−2iπuy du −1/2
−∞ −∞ ∞
2iπyx (B) Si h est une fonction de classe C sur R alors pour tout entier n et tous
= e F(f )(y) a, b ∈ R (formule de Taylor avec reste intégrale)
On a ainsi montré que n Z b
X (b − a)k (k) (b − t)n (n+1)
h(b) = h (a) + h (t) dt
Z +∞ k! a n!
k=0
f (x) = e2iπyx F(f )(y) dy
−∞ On applique ceci avec f pour b = x et a = x0 :
n Z x
1 X (x − x0 )k (k) (x − t)n (n+1)
(E) La fonction x 7→ e−|x| est continue sur R et dominée au voisi- ∀n ∈ N, f (x) − f (x0 ) = f (t) dt
2 k! x0 n!
nage de ±∞ par toute puissance de x par croissances comparées k=0
1 On souhaite montrer que ce terme est de limite nulle quand n → +∞.
( lim |xn | e−|x| = 0) ; elle est donc dans S. De plus
x→∞ 2 Pour cela, on le majore en module ; une majoration grossière donne
Z x
1 +∞ −|t|−2πitx (x − t)n (n+1) |x − x0 |n+1 (n+1)
Z
∀x ∈ R, F(f )(x) = e dt f (t) dt ≤ kf k∞,[x,x0 ]
2 −∞ x0 n! n!
MP*2 LLG DM 24 corrigé 2024/2025
(D) Par linéarité de l’intégrale, on a Or Gt (0) = 0. On calcule pour tout y : G0t (y) = f 00 (y +t) sin(πy)+(f (y +
t) − f (t))π 2 sin(πy) ; ainsi G0t (0) = 0.
n Z 1/2 n Z 1/2
Par ailleurs, G00t (y) = f (3) (y + t) sin(πy) + f 00 (y + t)π cos(πy) + f 0 (y +
X X
ck (f ) = f (x) e−2iπkx dx = f (x)Sn (−x) dx
k=−n −1/2 k=−n −1/2 t)π 2 sin(πy) + π 3 (f (y + t) − f (y)) cos(πy).
Z 1/2 On remarque que chaque dérivée de f est bornée sur R puisque continue
sin((2n + 1)πx)
= f (x) dx et périodique. Finalement, on en déduit que
−1/2 sin(πx)
x2 (3)
Avec la définition de g, ceci donne |Gt (x)| ≤ kf k∞ + πkf 00 k∞ + π 2 kf 0 k˘∞ + 2π 3 kf k˘∞ = Dx2
2
n 1/2 avec D indépendante de x et t.
Z
X f (0)
ck (f ) = g(x) + sin((2n + 1)πx) dx
k=−n −1/2 sin(πx) (G) On fixe t ∈ [−1/2, 1/2]. La fonction ht : x 7→ f (x + t) est de classe
Z 1/2 Z 1/2
C ∞ sur R et 2π périodique et on peut lui appliquer la question 4.D. En
= g(x) sin((2n + 1)πx) dx + f (0) Sn (x) dx ht (x) − ht (0) h0 (0)
posant gt (x) = pour x ∈] − 1, 1[\{0}, gt (0) = t et
−1/2 −1/2 sin(πx) π
Z 1/2 gt (1) = gt (−1) = −gt (0) on a alors
= g(x) sin((2n + 1)πx) dx + f (0)
−1/2 n
X Z 1/2
ck (ht ) = ht (0) + gt (x) sin((2n + 1)πx) dx
−1/2
(E) La fonction g étant de classe C 1 sur [−1/2, 1/2], on peut intégrer par k=−n
parties :
Compte-tenu de l’expression de ht , on a (changement de variable affine
Z 1/2 1/2 u = x + t)
cos((2n + 1)πx)
g(x) sin((2n + 1)πx) dx = − g(x)
−1/2 (2n + 1)π −1/2
Z 1/2 Z t+1/2
Z 1/2
cn (ht ) = f (x + t)e−2πinx dx = e2πint f (u)e−2πinu du
1 −1/2 t−1/2
+ g 0 (x) cos((2n + 1)πx) dx
(2n + 1)π −1/2
Comme l’intégrale d’une fonction périodique est la même sur tout seg-
0
Le crochet est nul et par continuité de g sur le segment [−1/2, 1/2], on ment de longueur la période, on trouve que cn (ht ) = e2πint cn (f ) et ainsi
peut alors majorer par : n
X Z 1/2
f (t) − ck (f )e2iπkt = − gt (x) sin((2n + 1)πx) dx
1/2
kg 0 k∞,[−1/2,1/2] −1/2
Z
C k=−n
g(x) sin((2n + 1)πx) dx ≤ =
−1/2 (2n + 1)π 2n + 1
Avec la question 4.E, on trouve alors que
kg 0 k∞,[−1/2,1/2] n
kgt0 k∞,[−1/2,1/2] 1
avec C = f (t) −
X
ck (f )e2iπkt ≤
π π 2n + 1
(F) On fixe x et t dans [−1/2, 1/2]. La fonction est Gx est de classe C 2 car k=−n
x2 et on a donc
x 7→ est continue sur [−1/2, 1/2] \ {0} et prolongeable par
sin2 (πx) n Z 1/2 n
!
continuité en 0 (valeur 1/π 2 ). C’est donc une fonction bornée sur le
X X
2iπkξ
∀x ∈ R, f (x) − dk ψk (x) = h(ξ) − dk e e2iπxξ dξ
segment. On note M sa norme infinie. On a alors kg 0 k∞,[−1/2,1/2] ≤ M k=−n −1/2 k=−n
et enfin
Une majoration grossière donne (l’exponentielle complexe est de module
n
X DM 1 E 1 et on intègre sur un intervalle de longueur 1)
f (t) − ck (f )e2iπkt ≤ =
π 2n + 1 2n + 1 n n
k=−n X X
f− dk ψk ≤ h− dk ek
où E est une constante (indépendante de x et t). k=−n ∞,R k=−n ∞,[−1/2,1/2]
V. Formule d’échantillonage de Shannon
et on a la convergence uniforme voulue.
(A) La fonction F(f ) étant nulle hors de [−1/2, 1/2], ses dérivées à tout
(E) La convergence uniforme entraı̂nant la convergence simple, on a
ordre à droite en 1/2 et à gauche en −1/2 sont nulles. Comme c’est une
fonction C ∞ , on a donc n
X
∀j ∈ Z, f (−j) = dk ψk (−j) = dj
(n) 1 (n) 1 k=−n
∀n ∈ N, (F(f )) = (F(f )) − =0
2 2
puisque ψk (−j) = ψ(k − j) vaut 1 si k = j et est nul sinon.
∞ VI. Transformation de Laplace
(B) h est de classe C en tout point de l’ouvert ] − 1/2, 1/2[ (si x0 est dans
cet ouvert, il existe un voisinage de x0 sur leque h = F(f ) qui est C ∞ ). (A) 1. La fonction génératrice des variables Xi est
Par périodicité, elle est indéfiniment en tout point hors de 1/2 + Z. ∞ ∞
Par périodicité, il suffit de montrer que h est indéfiniment dérivable à X X λk k
GXi (t) = E(tXi ) = P(Xi = k)tk = e−λ t = eλ(t−1)
gauche en 1/2 et à droite en −1/2 avec égalité des dérivées à tout ordre k!
k=0 k=0
à droite et gauche en −1/2 et 1/2. C’est ce que l’on a fait en question
précédente. On sait aussi que si X et Y sont deux variables indépendantes, tX
(C) On peut ainsi appliquer l’identité (4.1) à h. En posant dk = ck (h), on et tY le sont et donc E(tX+Y ) = E(tX tY ) = GX (t)GY (t).
trouve que On montre donc par récurrence, que Sn ∼ P(nλ).
- C’est immédiat au rang n = 1.
n - On suppose le résultat vrai au rang n ≥ 1. Comme Sn et Xn+1
X E
h− dk ek ≤ avec ek : t 7→ e2ikπt sont indépendantes,
2n + 1
k=−n ∞,[−1/2,1/2]
GSn+1 (t) = GSn (t)GXn+1 (t) = enλ(t−1) eλ(t−1) = e(n+1)λ(t−1)
ce qui prouve la convergence uniforme voulue sur [−1/2, 1/2] (où h coı̈n-
cide avec F(f )). Sn+1 suit donc une loi de Poisson de paramètre (n + 1)λ puisque
Z 1/2 sa fonction génératrice est celle d’une telle loi.
1
(D) Si x ∈
/ k, on a e2iπ(x+k)ξ dξ = (eiπ(x+k) − e−iπ(x+k) ) = 2. D’après la loi faible des grands nombre, comme les Xn sont des
−1/2 2iπ(x + k)
variables mutuellement indépendantes de même loi et qu’elles ad-
ψ(x + k) = ψk (x). Ceci reste vrai pour x = k (l’égalité se lit). mettent des moment d’ordre 2, en notant m et σ l’espérance et la
La formule (2.1) donne variance de ces variables,
Z 1/2
σ2
Sn
∀x ∈ R, f (x) = h(ξ)e2iπxξ dξ P −m ≥ε ≤ 2
−1/2 n nε
MP*2 LLG DM 24 corrigé 2024/2025
∀x > λ, lim P(Sn ≤ nx) = 1 x, f (y) dy = 0. Ainsi une primitive de f est nulle sur R et, en
n→+∞ 0
dérivant, f est nulle sur R.
(B) Sn étant à valeurs entières positives et suivant une loi de Poisson de
paramètre nλ,
X X (nλ)k −nλ
P(Sn ≤ nx) = P(Sn = k) = e
k!
0≤k≤bnxc 0≤k≤bnxc