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DM 24 Corrigé

Le document traite de la transformation de Fourier, en abordant des concepts tels que la continuité des fonctions, l'intégrabilité et les théorèmes associés. Il explore également des propriétés des fonctions dans des espaces spécifiques, ainsi que des applications de la formule d'inversion de Fourier. Enfin, il conclut sur les fonctions à support compact et leur comportement sous transformation de Fourier.

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Le document traite de la transformation de Fourier, en abordant des concepts tels que la continuité des fonctions, l'intégrabilité et les théorèmes associés. Il explore également des propriétés des fonctions dans des espaces spécifiques, ainsi que des applications de la formule d'inversion de Fourier. Enfin, il conclut sur les fonctions à support compact et leur comportement sous transformation de Fourier.

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MP*2 LLG DM 24 corrigé 2024/2025

I. Transformation de Fourier On en déduit que


(A) La fonction ϕ est continue sur R \ {−1/2, 1/2} et en ±1/2, elle admet Z n n
2 X1
des limites finies à droite et gauche. C’est donc une fonction continue par ∀n ∈ N∗ , |ψ(x)| dx ≥ → +∞
morceaux sur R. Les seuls problèmes d’intégrabilité sont aux voisinages 0 π2 k n→+∞
k=1
des infinis où ϕ est nulle et donc intégrable. Finalement ϕ ∈ Ecpm . On a Z c
immédiatement pour tout x ∈ R∗ , Ainsi, la fonction c 7→ |ψ(x)| dx n’est pas bornée, et ψ n’est pas
1/2 0
intégrable sur R+ . En particulier ψ ∈
Z 1/2 
1 / Ecpm .
F(ϕ)(x) = e−2iπxt dt = −
−1/2 2iπx −1/2 (C) Il s’agit d’utiliser le théorème de continuité des intégrales à paramètres.
1 sin(πx) Soit donc f ∈ Ecpm .
= − (e−iπx − eiπx ) = - Pour tout x ∈ R, t 7→ f (t)e−2iπxt est continue par morceaux sur R.
2iπx πx
- Pour tout t ∈ R, x 7→ f (t)e−2iπxt est continue sur R.
De plus - ∀x ∈ R, ∀t ∈ R, |f (t)e−2iπxt | = |f (t)| = φ(t). La fonction φ est
Z 1/2
F(ϕ)(0) = dt = 1 continue par morceaux et intégrable sur R.
−1/2 Le théorème s’applique et donne : F(f ) ∈ C 0 (R).
On remarque (puisque sin(u) ∼ u au voisinage de 0) que F(ϕ) est conti- (D) Soit f ∈ S.
nue sur R. 1. Soit n ∈ N. La fonction x 7→ xn f (x) est continue sur R et
(B) 1. On sait que sin est DSE de rayon infini et en utilisant le DSE, on les seuls problèmes d’intégrabilité sont aux voisinages des infinis.
trouve que x 7→ xn+2 f (x) étant bornée sur R, on a xn f (x) = O(1/x2 ) au voisi-
1
+∞
(−1)n
+∞
(−π 2 )n 2n nage des infini. La fonction x 7→ 2 étant intégrable et positive sur
x
X X
∀x 6= 0, ψ(x) = (πx)2n = x ] − ∞, −1] et [1∞[, cela nous donne, par comparaison, l’intégrabilité
n=0
(2n + 1)! n=0
(2n + 1)!
voulue.
La formule reste valable pour x = 0. On a donc trouvé le DSE de ψ 2. On veut maintenant utiliser le théorème C k des intégrales à para-
et montré que le rayon de convergence est infini. mètres.
La somme d’une série entière étant de classe C ∞ sur l’intervalle - Pour tout x ∈ R, t 7→ f (t)e−2iπxt est continue par morceaux et
ouvert de convergence, on a donc intégrable sur R.
ψ ∈ C ∞ (R) - Pour tout t ∈ R, x 7→ f (t)e−2iπxt est de classe C ∞ sur R ; et pour
tout n ∈ N, sa dérivée n-ième est x 7→ (−2iπ)n tn f (t)e−2iπxt .
1 1 - Pour tout n ∈ N∗ , pour tout x ∈ R, t 7→ (−2iπ)n tn f (t)e−2iπxt
2. Soit n ∈ N ; sur [n, n + 1],≥ . On en déduit que
x n+1 est continue par morceaux sur R.
Z n+1
1
Z n+1 - Pour tout n ∈ N, pour tout x ∈ R, pour tout t ∈
|ψ(x)| dx ≥ | sin(πx)| dx R, |(−2iπ)n tn f (t)e−2iπxt || = (2π)n |tn f (t)| = φn (t). La fonction
n π(n + 1) n
φn continue par morceaux et intégrable sur R (d’après ci-dessus).
x 7→ | sin(πx)| étant 1-périodique, l’intégrale ci-dessus est égale à Le théorème s’applique et donne F(f ) ∈ C ∞ (R) avec
celle sur [0, 1] où la fonction est positive. On peut enlever les valeurs Z +∞
Z 1
2 (n)
∀n ∈ N, ∀x ∈ R, (F(f )) (x) = (−2iπ) n
tn f (t)e−2iπxt dt
absolue et l’intégrale vaut cos(πx) dx = . Ainsi,
0 π −∞
Z n+1
2 (E) 1. La fonction θ est continue et θ(x) est négligeable devant toute puis-
|ψ(x)| dx ≥ 2 sance de x au voisinage des infinis par croissances comparées. En
n π (n + 1)
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particulier pour tout n ∈ N, x 7→ xn θ(x) est continue et de limite - Cette limite simple est continue par morceaux sur R.
finie (et même nulle) en ±∞ et donc bornée. Ainsi - Pour tout n, |un | ≤ |F(f )| (|θ| est majorée par 1) et par hypothèse
|F(f )| est intégrable sur R.
θ∈S Le théorème de convergence dominée s’applique ; on a donc
Z +∞
La question précédente donne la dérivabilité de y = F(θ) avec
lim In = F(f )(x) dx
Z +∞ n→+∞ −∞
2
∀x ∈ R, y 0 (x) = (−2iπ) te−πt e−2iπxt dt
−∞ (B) On veut utiliser le théorème de convergence dominée sur R avec la fonc-
tion
On a alors  
t
 
t
vn : t 7→ F(θ)(t)f = θ(t)f
Z +∞
2
n n
∀x ∈ R, y 0 (x) + 2πxy(x) = i (−2πt − 2iπx)e−πt −2iπxt
dt
−∞ - Pour tout n, vn est continue sur R.
- Comme f est continue en 0, (vn ) converge simplement sur R vers
2
La fonction (de t) sous l’intégrale est la dérivée de t 7→ e−πt −2iπxt f (0)θ et cette limite simple est continue sur R.
dont la limite en ±∞ est nulle (son module vaut θ(t)). L’intégrale - f étant dans S, elle est bornée sur R (f (t) = t0 f (t)). Pour tout n,
est donc nulle et |vn | ≤ kf k∞ θ et le majorant est intégrable sur R.
Le théorème s’applique et indique que
∀x ∈ R, y 0 (x) + 2πxy(x) = 0 Z +∞
lim Jn = f (0) θ(t) dt = f (0)
2. On résout cette équation différentielle linéaire d”ordre 1. Il existe n→+∞ −∞
une constante c telle que
2
(C) En revenant à la définition de F(f ), on a
∀x ∈ R, y(x) = ce−πx Z +∞ Z +∞ x 
−2iπxt
In = f (t)e θ dt dx
Avec l’intégrale donnée dans l’énoncé, on sait que y(0) = 1 et donc −∞ −∞ n
que c = 1. On a ainsi
La formule de Fubini donne alors
2
∀x ∈ R, y(x) = e−πx Z +∞ Z +∞ x 
In = f (t)e−2iπxt θ dx dt
ce qui s’écrit, en revenant aux notations de l’énoncé, −∞ −∞ n

F(θ) = θ Dans l’intégrale interne, on effectue le changement de variable linéaire


u = x/n et on obtient :
II. Formule d’inversion de Fourier Z +∞ Z +∞ 
−2inπut
(A) On veut utiliser le théorème de convergence dominée sur R avec la fonc- In = n f (t)e θ(u) du dt
−∞ −∞
tion x
un : x →7 F(f )(x)θ Dans l’intégrale extérieure, on effectue le changement de variable linéaire
n
v = nt, ce qui donne :
- Pour tout n, un est continue par morceaux sur R.
Z +∞ Z +∞   
- Comme θ est continue en 0, (un ) converge simplement sur R vers t
F(f ) (θ(0) = 1) In = f e−2iπut θ(u) du dt
−∞ −∞ n
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f (t/n) ne dépendant pas de u, on peut le sortir de l’intégrale. On recon- Pour calculer l’intégrale, on découpe en deux par Chasles :
naı̂t alors F(θ)(u) et on conclut que
1 0 t(1−2πix) 1 0 t(−1−2πix)
Z Z
F(f )(x) = e dt + e dt
In = Jn 2 −∞ 2 −∞
 t=0  t=+∞ !
1 1 1
(D) Il suffit de combiner les trois questions qui précèdent et l’unicité de la = et(1−2πix) − et(−1−2πix)
2 1 − 2πix t=−∞ 1 + 2πix t=0
limite pour conclure que  
Z +∞ 1 1 1
= +
f (0) = F(f )(x) dx 2 1 − 2πix 1 + 2πix
−∞ 1
=
On fixe x ∈ R et on pose h t 7→ f (x + t). h est continue, comme f . De 1 + 4π 2 x2
plus, pour |t| assez grand, On a donc avec la question précédente
Z +∞
tn 1 −|x| e2iπyx
tn h(t) = (x + t)n f (x + t) ∼ (x + t)n f (x + t) ∀x ∈ R, e = 2
dy
(x + t)n t→±∞ 2 −∞ 1 + (2πy)

ce qui montre que t 7→ tn h(t) est bornée, comme f , aux voisinages des III. Transformée de Fourier à support compact
infinis et donc sur R (puisque continue et donc bornée sur tout segment). (A) D’après 1.D, F(f ) ∈ C ∞ (R) (puisque f ∈ S). De plus F(f ) est nulle
On peut alors appliquer ce qui précède à h et affirmer que en dehors d’un segment et donc dominée par toute puissance de x au
Z +∞ voisinage des infinis. On a donc F(f ) ∈ S.
En reprenant la même démarche qu’en 1.D.2 (changer x en −x), la for-
f (x) = h(0) = F(h)(y) dy
−∞ mule (2.1) de la question 2.D montre que f est de classe C ∞ sur R et
que
On remarque alors, avec le changement de variable affine u = x + t, que Z 1/2
(n)
Z +∞ Z +∞ ∀n ∈ N, ∀x ∈ R, f (x) = (2iπt)n F(f )(t)e2iπtx dt
−2iπty
F(h)(y) = f (x + t)e dt = e 2iπyx
f (u)e−2iπuy du −1/2
−∞ −∞ ∞
2iπyx (B) Si h est une fonction de classe C sur R alors pour tout entier n et tous
= e F(f )(y) a, b ∈ R (formule de Taylor avec reste intégrale)
On a ainsi montré que n Z b
X (b − a)k (k) (b − t)n (n+1)
h(b) = h (a) + h (t) dt
Z +∞ k! a n!
k=0
f (x) = e2iπyx F(f )(y) dy
−∞ On applique ceci avec f pour b = x et a = x0 :
n Z x
1 X (x − x0 )k (k) (x − t)n (n+1)
(E) La fonction x 7→ e−|x| est continue sur R et dominée au voisi- ∀n ∈ N, f (x) − f (x0 ) = f (t) dt
2 k! x0 n!
nage de ±∞ par toute puissance de x par croissances comparées k=0
1 On souhaite montrer que ce terme est de limite nulle quand n → +∞.
( lim |xn | e−|x| = 0) ; elle est donc dans S. De plus
x→∞ 2 Pour cela, on le majore en module ; une majoration grossière donne
Z x
1 +∞ −|t|−2πitx (x − t)n (n+1) |x − x0 |n+1 (n+1)
Z
∀x ∈ R, F(f )(x) = e dt f (t) dt ≤ kf k∞,[x,x0 ]
2 −∞ x0 n! n!
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On remarque que (F(f ) est bornée sur R puisque continue et nulle en 2. On a


dehors d’un segment) f 0 (x) sin(πx) − π cos(πx)(f (x) − f (0))
∀x ∈] − 1, 1[\{0}, g 0 (x) =
Z 1/2 sin2 (πx)
∀y ∈ R, |f (n) (y)| ≤ |πy|n |2t|n |F(f )(t)| dt ≤ |πy|n kF(f )k∞
−1/2 Par formule de Taylor-Young, f 0 (x) = f 0 (0)+xf 00 (0)+o(x) et f (x)−
x2
On a donc f (0) = xf 0 (0) + f 00 (0) + o(x2 ) (au voisinage de 0). En utilisant en
2
kf (n) k∞,[x,x0 ] ≤ |π max(|x|, |x0 |)|n kF(f )k∞ outre sin(πx) = πx + o(x2 ) et cos(πx) = 1 + o(x), on trouve alors
et ainsi πf 00 (0) 2
f 0 (x) sin(πx) − π cos(πx)(f (x) − f (0)) = x + o(x2 )
Z x 2
(x − t)n (n+1) |π max(|x|, |x0 |)(x − x0 )|n+1
f (t) dt ≤ kF(f )k∞ Comme sin2 (πx) ∼ π 2 x2 , on trouve que
x0 n! n!
f 00 (0)
Par croissances comparées des fonctions exponentielle et factorielle, ce lim g 0 (x) =
terme tend vers 0 quand n → +∞. On peut ainsi passer à la limite et x→0 2π
affirmer que On est alors (avec la question précédente) dans le cadre d’utilisation
+∞ du théorème de la limite de la dérivée qui nous apprend que g est
X (x − x0 )k (k)
f (x) = f (x0 ) f 00 (0)
k=0
k! dérivable en 0 avec g 0 (0) = et que g 0 est continue en 0. On a

En reprenant l’expression des dérivées de f , on trouve ainsi
f 00 (0)
+∞ g ∈ C 1 (] − 1, 1[) et g 0 (0) =
(x − x0 )k 1/2 2π
X Z
f (x) = (2iπt)k F(f )(t)e2iπtx0 dt 1 2iπkx
k! −1/2 (B) Soit k 6= 0, une primitive de x 7→ e2iπkx est x 7→ e . Cette pri-
k=0
2iπk
2iπkx
(C) On suppose f nulle sur un intervalle ]x0 − r, x0 + r[ avec r > 0. On a mitive étant 1 périodique, l’intégrale de e est nulle sur un intervalle
alors de longueur 1. On a alors, par linéarité du passage à l’intégrale,
+∞ k Z 1/2 Z 1/2 Z 1/2
X x
∀x ∈] − r, r[, 0 = f (x0 + x) = (2iπt)k F(f )(t)e2iπtx0 dt Sn (x) dx = dx = 1
k! −1/2 −1/2 −1/2
k=0
n
Comme r > 0, l’unicité du DSE de la fonction nulle donne la nullité X
Z 1/2 (C) On remarque que Sn (x) = (e2iπx )k , ce qui, pour x ∈ [−1/2, 1/2] \
de (2iπt)k F(f )(t)e2iπtx0 dt pour tout n. La question précédente k=−n
−1/2 {0}, est une somme géométrique de raison e2iπx 6= 1. On a ainsi (avec
donne alors la nullité de f sur R. factorisation par les demi-angles)
IV. Cas de fonctions périodiques
(A) 1. Par théorèmes généraux, g est de classe C ∞ sur ]−1, 1[\{0} (quotient 1 − e2iπ(2n+1)x
 
−2iπnx
de deux telles fonctions avec le dénominateur qui ne s’annule pas). Sn (x) = e
1 − e2iπx
De plus, comme f est dérivable en 0 :  
−iπ(−2n+2n+1−1)x −2i sin((2n + 1)πx)
xf 0 (0) + o(x) f 0 (0) + o(1) f 0 (0) = e
−2i sin(πx)
∀x ∈]−1, 1[\{0}, g(x) = = → = g(0)
πx + o(x) π + o(1) x→0 π
sin((2n + 1)πx)
ce qui montre que g est continue en 0. =
sin(πx)
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(D) Par linéarité de l’intégrale, on a Or Gt (0) = 0. On calcule pour tout y : G0t (y) = f 00 (y +t) sin(πy)+(f (y +
t) − f (t))π 2 sin(πy) ; ainsi G0t (0) = 0.
n Z 1/2 n Z 1/2
Par ailleurs, G00t (y) = f (3) (y + t) sin(πy) + f 00 (y + t)π cos(πy) + f 0 (y +
X X
ck (f ) = f (x) e−2iπkx dx = f (x)Sn (−x) dx
k=−n −1/2 k=−n −1/2 t)π 2 sin(πy) + π 3 (f (y + t) − f (y)) cos(πy).
Z 1/2 On remarque que chaque dérivée de f est bornée sur R puisque continue
sin((2n + 1)πx)
= f (x) dx et périodique. Finalement, on en déduit que
−1/2 sin(πx)
x2  (3) 
Avec la définition de g, ceci donne |Gt (x)| ≤ kf k∞ + πkf 00 k∞ + π 2 kf 0 k˘∞ + 2π 3 kf k˘∞ = Dx2
2
n 1/2 avec D indépendante de x et t.
Z  
X f (0)
ck (f ) = g(x) + sin((2n + 1)πx) dx
k=−n −1/2 sin(πx) (G) On fixe t ∈ [−1/2, 1/2]. La fonction ht : x 7→ f (x + t) est de classe
Z 1/2 Z 1/2
C ∞ sur R et 2π périodique et on peut lui appliquer la question 4.D. En
= g(x) sin((2n + 1)πx) dx + f (0) Sn (x) dx ht (x) − ht (0) h0 (0)
posant gt (x) = pour x ∈] − 1, 1[\{0}, gt (0) = t et
−1/2 −1/2 sin(πx) π
Z 1/2 gt (1) = gt (−1) = −gt (0) on a alors
= g(x) sin((2n + 1)πx) dx + f (0)
−1/2 n
X Z 1/2
ck (ht ) = ht (0) + gt (x) sin((2n + 1)πx) dx
−1/2
(E) La fonction g étant de classe C 1 sur [−1/2, 1/2], on peut intégrer par k=−n
parties :
Compte-tenu de l’expression de ht , on a (changement de variable affine
Z 1/2  1/2 u = x + t)
cos((2n + 1)πx)
g(x) sin((2n + 1)πx) dx = − g(x)
−1/2 (2n + 1)π −1/2
Z 1/2 Z t+1/2
Z 1/2
cn (ht ) = f (x + t)e−2πinx dx = e2πint f (u)e−2πinu du
1 −1/2 t−1/2
+ g 0 (x) cos((2n + 1)πx) dx
(2n + 1)π −1/2
Comme l’intégrale d’une fonction périodique est la même sur tout seg-
0
Le crochet est nul et par continuité de g sur le segment [−1/2, 1/2], on ment de longueur la période, on trouve que cn (ht ) = e2πint cn (f ) et ainsi
peut alors majorer par : n
X Z 1/2
f (t) − ck (f )e2iπkt = − gt (x) sin((2n + 1)πx) dx
1/2
kg 0 k∞,[−1/2,1/2] −1/2
Z
C k=−n
g(x) sin((2n + 1)πx) dx ≤ =
−1/2 (2n + 1)π 2n + 1
Avec la question 4.E, on trouve alors que
kg 0 k∞,[−1/2,1/2] n
kgt0 k∞,[−1/2,1/2] 1
avec C = f (t) −
X
ck (f )e2iπkt ≤
π π 2n + 1
(F) On fixe x et t dans [−1/2, 1/2]. La fonction est Gx est de classe C 2 car k=−n

f l’est. Par inégalité de Taylor-Lagrange On remarque maintenant qu’avec la question précédente,


x2 |Gt (x)| x2
|Gt (x) − Gt (0) − xG0t (0)| ≤ sup |G00 (s)| |gt0 (x)| = ≤D 2
2 s∈[0,x] t 2
sin (πx) sin (πx)
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x2 et on a donc
x 7→ est continue sur [−1/2, 1/2] \ {0} et prolongeable par
sin2 (πx) n Z 1/2 n
!
continuité en 0 (valeur 1/π 2 ). C’est donc une fonction bornée sur le
X X
2iπkξ
∀x ∈ R, f (x) − dk ψk (x) = h(ξ) − dk e e2iπxξ dξ
segment. On note M sa norme infinie. On a alors kg 0 k∞,[−1/2,1/2] ≤ M k=−n −1/2 k=−n
et enfin
Une majoration grossière donne (l’exponentielle complexe est de module
n
X DM 1 E 1 et on intègre sur un intervalle de longueur 1)
f (t) − ck (f )e2iπkt ≤ =
π 2n + 1 2n + 1 n n
k=−n X X
f− dk ψk ≤ h− dk ek
où E est une constante (indépendante de x et t). k=−n ∞,R k=−n ∞,[−1/2,1/2]
V. Formule d’échantillonage de Shannon
et on a la convergence uniforme voulue.
(A) La fonction F(f ) étant nulle hors de [−1/2, 1/2], ses dérivées à tout
(E) La convergence uniforme entraı̂nant la convergence simple, on a
ordre à droite en 1/2 et à gauche en −1/2 sont nulles. Comme c’est une
fonction C ∞ , on a donc n
X
    ∀j ∈ Z, f (−j) = dk ψk (−j) = dj
(n) 1 (n) 1 k=−n
∀n ∈ N, (F(f )) = (F(f )) − =0
2 2
puisque ψk (−j) = ψ(k − j) vaut 1 si k = j et est nul sinon.
∞ VI. Transformation de Laplace
(B) h est de classe C en tout point de l’ouvert ] − 1/2, 1/2[ (si x0 est dans
cet ouvert, il existe un voisinage de x0 sur leque h = F(f ) qui est C ∞ ). (A) 1. La fonction génératrice des variables Xi est
Par périodicité, elle est indéfiniment en tout point hors de 1/2 + Z. ∞ ∞
Par périodicité, il suffit de montrer que h est indéfiniment dérivable à X X λk k
GXi (t) = E(tXi ) = P(Xi = k)tk = e−λ t = eλ(t−1)
gauche en 1/2 et à droite en −1/2 avec égalité des dérivées à tout ordre k!
k=0 k=0
à droite et gauche en −1/2 et 1/2. C’est ce que l’on a fait en question
précédente. On sait aussi que si X et Y sont deux variables indépendantes, tX
(C) On peut ainsi appliquer l’identité (4.1) à h. En posant dk = ck (h), on et tY le sont et donc E(tX+Y ) = E(tX tY ) = GX (t)GY (t).
trouve que On montre donc par récurrence, que Sn ∼ P(nλ).
- C’est immédiat au rang n = 1.
n - On suppose le résultat vrai au rang n ≥ 1. Comme Sn et Xn+1
X E
h− dk ek ≤ avec ek : t 7→ e2ikπt sont indépendantes,
2n + 1
k=−n ∞,[−1/2,1/2]
GSn+1 (t) = GSn (t)GXn+1 (t) = enλ(t−1) eλ(t−1) = e(n+1)λ(t−1)
ce qui prouve la convergence uniforme voulue sur [−1/2, 1/2] (où h coı̈n-
cide avec F(f )). Sn+1 suit donc une loi de Poisson de paramètre (n + 1)λ puisque
Z 1/2 sa fonction génératrice est celle d’une telle loi.
1
(D) Si x ∈
/ k, on a e2iπ(x+k)ξ dξ = (eiπ(x+k) − e−iπ(x+k) ) = 2. D’après la loi faible des grands nombre, comme les Xn sont des
−1/2 2iπ(x + k)
variables mutuellement indépendantes de même loi et qu’elles ad-
ψ(x + k) = ψk (x). Ceci reste vrai pour x = k (l’égalité se lit). mettent des moment d’ordre 2, en notant m et σ l’espérance et la
La formule (2.1) donne variance de ces variables,
Z 1/2
σ2
 
Sn
∀x ∈ R, f (x) = h(ξ)e2iπxξ dξ P −m ≥ε ≤ 2
−1/2 n nε
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Ici, m = σ 2 = λ et on a donc (C) 1. Avec la formule donné pour (L(f ))(k) , on a


λ k +∞
(nt)k
Z
P (|Sn − λ| ≥ nε) ≤ kn
X X
nε2 (−1) (L(f )) (k)
(n) = f (t)e−nt dt
k! 0 k!
0≤k≤bnxc 0≤k≤bnxc
3. Si a > b + c et c ≥ 0 alors |a − b| ≥ a − b > c. On en déduit que  
Z +∞ X (nt)k
(Sn > n(λ + ε)) ⊂ (|Sn − nλ| ≥ nε) =  f (t)e−nt  dt
0 k!
0≤k≤bnxc
De même si a ≤ b − c avec c ≥ 0 alors a − b ≤ −c ≤ 0 et donc
|a − b| ≥ c ≥ 0. Ainsi On note (x étant fixé) Fn la fonction sous l’intégrale. La question
(Sn ≤ n(λ − ε)) ⊂ (|Sn − nλ| ≥ nε) précédente indique (Fn ) converge simplement sur R vers la fonction
valant f sur [0, x[, f (x)/2 en x et nulle sur ]x, +∞[ ; on note F cette
λ−x fonction. Il nous suffit de pouvoir intervertir limite et intégrale pour
4. On suppose x ∈ [0, λ[ et on pose ε = . On a ε > 0 et x < λ − ε.
2 pouvoir conclure. Les Fn et F et F étant continues par morceaux,
On en déduit que (Sn ≤ nx) ⊂ (Sn ≤ n(λ − ε)) et donc il nous suffit de vérifier l’hypothèse de domination pour utiliser le
λ théorème de convergence dominée. On a
0 ≤ P(Sn ≤ nx) ≤ P(Sn ≤ n(λ − ε)) ≤ P(|Sn − nλ| ≥ nε) ≤
nε2 +∞
X (nt)k
Par théorème d’encadrement, on a donc ∀n ∈ N, ∀t ∈ [0, a], |Fn (t)| ≤ |f (t)| e−nt = |f (t)|
k!
k=0
∀x ∈ [0, λ[, lim P(Sn ≤ nx) = 0
n→+∞
et le majorant est intégrable sur R+ . On a ainsi prouvé que
x−λ
On suppose maintenant x > λ et on pose ε = . On a ε > 0 et k Z x
2 kn
X
(k)
λ + ε < x. On en déduit que (Sn > nx) ⊂ (Sn > n(λ − ε)) et donc lim (−1) (L(f )) (n) = f (t) dt
n→+∞ k! 0
0≤k≤bnxc
λ
0 ≤ P(Sn > nx) ≤ P(Sn > n(λ − ε)) ≤ P(|Sn − nλ| ≥ nε) ≤
nε2 2. L est linéaire et il suffit de montrer que son noyau est réduit à
Par théorème d’encadrement, P(Sn > nx) → 0 et donc P(Sn ≤ {0}. Soit donc f une fonction continue nulle hors d’un segment et
nx) = 1 − P(Sn > nx) → 1 : Z que L(f ) = 0. La question précédente montre que pour tout
telle
x

∀x > λ, lim P(Sn ≤ nx) = 1 x, f (y) dy = 0. Ainsi une primitive de f est nulle sur R et, en
n→+∞ 0
dérivant, f est nulle sur R.
(B) Sn étant à valeurs entières positives et suivant une loi de Poisson de
paramètre nλ,
X X (nλ)k −nλ
P(Sn ≤ nx) = P(Sn = k) = e
k!
0≤k≤bnxc 0≤k≤bnxc

et la question précédente donne


(nλ)k −nλ

X 0 si 0 ≤ x < λ
lim e =
n→+∞ k! 1 si x > λ
0≤k≤bnxc

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