Dossier clinique 1
I. Identité du patient
Nom : N Sexe : masculin
Prénom : J Profession : chauffeur
Age : 50 ans Nationalité : tchadienne
II. Motif de consultation
Admis pour une dysurie + douleur hypogastrique
III. Histoire de la maladie
Le début de la symptomatologie remonterait environs 1 mois marqué par
la survenue d’une dysurie à type d’effort de poussée et faiblaisse du jeu
urinaire et douleur hypogastrique d’installation progressive, permanente,
sans irradiation particulière, sans position antalgique ayant nécessité
une consultation aux urgences du CHU-RN où une sonde urinaire tran-
uretrale a été indiquer mais sans succès et une cystostomie de
dérivation a été posée puis transféré au service de chirurgie urologique
pour une prise en charge spécialisée.
VI. ANTECEDENTS
Personnels :
Médicaux : notion d’infection urinaire à répétition,
Diabète(-) ; HTA (-) ; Asthme (-) ; drépanocytose (-) ; e, pas
de notion de lithiase ; pas d’allergie médicamenteuse connue
Chirurgicaux : uretroplastie il a 3 ans ; deux cures
herniaires il y a 2 ans
Familiaux :
Pas de notion de cancer de prostate dans la famille
Ascendants : père et mère décédés de cause non
documenté
Collatéraux : 7ieme d’une fratrie de 8 enfants tous décédés
de cause non connue
Descendants : Père d’un garçon vivant et en bon état de
santé apparent
V. Examen physique
V.1. Examen général
Patient conscient, conjonctives palpébrales colorées bulbaire
anicterique, pas de plis de déshydratation ni plis de dénutrition, mollet
souple et indolore :
Constantes hémodynamiques
TA : 120/80 mm Hg ; T° :37,5 ; FC : 95bmp ; FR : 18 cycle/mn ; Diurèse
non quantifiée, BU : Leu : + ; nitrite : +
V.2. Examen des appareils
Appareil urogénital
Etude de la miction : patient porteur d’une sonde urinaire
tranvesicale charrière 20, accordée à une poche à urine ramenant des
urines d’aspect jaune paille estimés à 1000cc
Abdomen :
Inspection : Pas de cicatrice, pas voussure au niveau des
fosses lombaires, pas de voussure hypogastrique
Palpation : points urétéraux supérieurs et moyens indolore,
pas de douleur hypogastrique ni masse
Percussion : matité des fosses lombaires
Auscultation : pas de souffle
OGE :
Inspection : Pilosité pubienne losangique, organes génitaux en
places, scrotum non augmenté de volume, avec présence des plis
scrotaux, méat urétral situé à l’extrémité du gland
Palpation : corps spongieux souple et régulier, corps caverneux
sont symétrique ; testicules sont présent dans le scrotum, ferme,
régulier, sensible, coiffé par l’épididyme dont on reconnait la tête
au pôle supérieurs du testicule le corps séparé du testicule par un
sillon et la queue à la partie basse ; le canal déférent est indolore
sans masse palpable ; les orifices herniaires sont libres
Examen du périnée : sensibilité conservée ; tonus musculaire
normal, le reflexe bulbo-caverneux est présent
TR : prostate non augmenté de volume, lobes sont symétriques dans
leur taille séparés le sillon médian, douloureux, consistance souple ;
l’ampoule rectale est vite ; le doigtier est strié de selle.
Examen cardiovasculaire
Cœur
Inspection : thorax symétrique sans déformation ni voussure, pas de
cicatrice d’incision, pas d’hippocratisme digitale ni cyanose, choc de
point non visible au niveau du 5ieme EICG sur la ligne medio claviculaire
Palpation : choc de point non palpable au niveau du 5ieme EICG sur la
ligne medio claviculaire, pas de frémissement, signe de Harzer négatif.
Auscultation : les bruits du cœur B1 et B2 audibles, réguliers,
sans bruit surajoutés
Vaisseaux :
Veines : pas de turgescence spontanée des veines jugulaires, pas de
CVC, pas de tuméfaction des MP en faveur d’une phlébite
Artères : pouls bien perçus régulier et synchrone avec les bruits du
cœur.
Appareil pleuropulmonaire
Voies aériennes supérieures
Les conduits auditifs externes sont libres, tympan d’aspect normal ;
fosses nasales libre, pas d’écoulement, pression des parois des sinus
maxillaires et frontale indolore.
Pleuropulmonaire
Inspection : thorax symétrique, pas de voussure ni cicatrice, bonne
ampliation thoracique, participant à la cinétique respiratoire
Palpation : les vibrations vocales sont bien transmises
Percussion : les deux champs pulmonaire de sonorité normale
Auscultation : le bruit glottique et le murmure vésiculaire est bien perçu
sans bruit surajouté
Ailleurs les autres examens à savoir digestif, locomoteur sont à la limite
de la normale
VI. Résumé syndromique
Au total il s’agit d’un patient âgé de 50 ans, aux ATCDS d’une
uretroplastie en 2020 indiquée pour sténose de l’urètre et d’une cure
herniaire il y a 2 ans indiquée pour une hernie inguinale étranglée admis
aux urgences pour une douleur hypogastrique et une dysurie à type
d’effort de poussée chez qui l’examen clinique a mis en évidence :
- Une altération de l’état général stade I de l’indice de performance
de l’OMS
- Un syndrome obstructif
- Un syndrome irritatif
- Une sonde transvesicale à 3 voies, CH2O adoptée a une poche à
urine ramenant 1000cc d’aspect limpide
- TR: prostate non augmenté de volume, lobes sont symétriques
dans leur taille séparés le sillon médian, douloureux, consistance
souple ; l’ampoule rectale est vite ; le doigtier est strié de selle
VII. Hypothèse de diagnostique
1. Sténose urétrale
2. Hypertrophie bénigne de la prostate
3. Cancer de la prostate
VIII. Discussion
Cancer prostatique :
Arguments en faveur :
- Age du patient
- Sexe masculin
- Epidemiologie : très fréquent
- Clinique : Sd obstructive, Sd irritative
Arguments en défaveur :
- Clinique : résultat du toucher rectal non concluent
- Paracliniques : PSA non fait si non le taux serait < 10ng/l, la
biopsie prostatique aurais posé le diagnostic
HBP
Argument en faveur
- Age du patient 50 ans
- Sexe masculin
- Epidemiologie : très fréquent
- Clinique : Sd obstructive, Sd irritative
Arguments en défaveurs :
- Clinique : résultat du toucher rectal non concluent
- Paracliniques : PSA non fait si non le taux serait < 10ng/l
Sténose de l’urètre
Arguments en faveurs
- Sexe masculin
- Clinique : Sd obstructive, Sd irritative
- Paracliniques : UCR, débit metrie (débit urinaire < 15ml)
Cliché de cystographie sans préparation : pas d’anomalie du
cadre osseux, pas d’opacité en faveur d’un calcul, ni en faveur de
séquelle de bilharziose
Cliché de remplissage : on note une bonne progression du
produit de contraste avec un calibre de l’urètre pénien qui est
satisfaisant, ce pendant au niveau de l’urètre bulbaire, on note la
diminution du calibre de l’urètre bulbaire mais laissant passer le
produit de contraste
Cliché de vessie pleine : on note la régularité des bords de la
paroi vessie
Cliché per mictionnel : on note la présence d’une image
d’addition qui traduit l’existence d’un diverticule, on note la
dilatation en Amon d’un obstacle traduisant une sténose urétrale
bulbaire
Cliché post mictionnel : On objectif un résidu post mictionnel
Diagnostique positif : Sténose de l’urètre bulbaire
IX. Diagnostic de retentissement :
ECBU : germe détecté staphylococcus aureus
Prostatite : TR douloureux
Pas de phlegmon ni fistule cutané, pas d’abcès périnéale,
Echographie de l’arbre urinaire : diverticule vésical ;
ureterohydronephrose bilatérale
Pas d’atteinte rénale (creat : 5mg/l)
X. Diagnostic étiologique
Pour notre patient nous retenons une infection urinaire à répétition
XI. Bilan préopératoire
Glycémie ; TP, TCK, Créatininémie
XII. Traitement
But :
- Augmenter progressivement le diamètre de la lumière urétrale
- Stériliser le foyer infectieux
- Traiter et prévenir les complications
Moyens
Médicamenteux : antibiotique, antalgique, anticoagulant
Chirurgicaux : Endoscopie urétrale, urétroplastie,
urétrostomie périnéale,
Instrumentaux : bougies, béniqués, ballonnets gonflables
Indication :
- Ceftriaxone 2g/24h
- Métronidazole 500mg× 3/jrs
- Perfalgan 1g/6h
- SS 0,9% : 1l/24h
- Uretroplastie
Dossier clinique N°2
I. Identité du patient
Nom : M Adresse : Ndjarie
Prénom : M Nationalité : Tchadienne
Age : 90 ans
II. Motif de consultation
Dysurie + rétention d’urine
III. Histoire de la maladie
Le début de la symptomatologie remonterait à 4 semaines environs
marquée par la survenue d’une dysurie a type d’effort de poussée
accompagné d’une pollakiurie nocturne à plus de 6 levées et d’une
urgenturie ayant nécessité une consultation dans une clinique de la
place où une sonde urinaire transuretrale a été indiquée mais chèque au
sondage vésicale ; une cystostomie de dérivation a été réalisée. Devant
la persistance de la symptomatologie le patient a décidé de consulter en
chirurgie urologique pour une prise en charge spécialisée.
IV. Antécédents
Personnels :
Médicaux : Diabète(-), Hypertendu connu depuis 9 sous
tensionnorme, non suivi ; asthme (-) ; drépanocytose(-) ;
Chirurgicaux : abcès scrotale traité il y a 3 ans
Familiaux :
Pas de notion de cancer de prostate dans la famille, pas de notion
d’IST
Père et mère : décédés de cause non connue
Collatéraux : ainé d’une fratrie de 6 enfants tous vivants et en bon
état de santé apparent
Descendants : père de 7 enfants tous vivant et en bon état de
santé apparent
Niveau socio-économique jugé moyen
V. Examen physique
V.1. Examen général :
Conscience claire, conjonctives palpébrales pales bulbaire anicterique,
pas d’OMI, pas de plis de déshydrations ni des plis de dénutrition, les
mollets sont souples et indolores
V.2. Constantes hémodynamiques
TA : 180/111 mm Hg ; glycémie : 1,26g/l ; FR : 20 cycles/mn ; FC : 105
Bmp
V.3. Examen des appareils
Appareil urogénitale
Etude de la miction : patient est sous sonde urinaire transuretrale
charrière 22, à 3 voies avec une irrigation continue.
Rein : pas de voussure lombaire, pas de cicatrise incisionnelle, pas de
contact lombaire ni ballotement rénal
Uretères : points urétéraux supérieurs et moyens sont indolore
Vessie : pas de voussure mais il y a la présence d’un pansement en
place on note également la présence d’un drain, non aspiratif, productive
ramenant environs 100CC du liquide serohématique.
OGE :
Inspection : Pilosité pubienne losangique, organes génitaux en places,
scrotum non augmenté de volume, avec présence des plis scrotaux,
méat urétral situé à l’extrémité du gland, On note une uretrorragie estimé
à 15cc
Palpation : corps spongieux souple et régulier, corps caverneux sont
symétrique ; testicules sont présent dans le scrotum, ferme, régulier,
sensible, coiffé par l’épididyme dont on reconnait la tête au pôle
supérieurs du testicule le corps séparé du testicule par un sillon et la
queue à la partie basse ; le canal déférent est indolore sans masse
palpable ; les orifices herniaires sont libres
Examen du périnée : sensibilité conservée ; tonus musculaire normal, le
reflexe bulbo-caverneux est présent
TR : non fait
Examen cardiovasculaire
Cœur
Inspection : thorax symétrique sans déformation ni voussure, pas de
cicatrice d’incision, pas d’hippocratisme digitale ni cyanose, choc de
point non visible au niveau du 5ieme EICG sur la ligne medio claviculaire
Palpation : choc de point non palpable au niveau du 5ieme EICG sur la
ligne medio claviculaire, pas de frémissement, signe de Harzer négatif.
Auscultation : les bruits du cœur B1 et B2 audibles, réguliers,
sans bruit surajoutés
Vaisseaux :
Veines : pas de turgescence spontanée des veines jugulaires, pas de
CVC, pas de tuméfaction des MP en faveur d’une phlébite
Artères : pouls bien perçus régulier et synchrone avec les bruits du
cœur.
Appareil pleuropulmonaire
Voies aériennes supérieures
Les conduits auditifs externes sont libres, tympan d’aspect normal ;
fosses nasales libre, pas d’écoulement, pression des parois des sinus
maxillaires et frontale indolore.
Pleuropulmonaire
Inspection : thorax symétrique, pas de voussure ni cicatrice, bonne
ampliation thoracique, participant à la cinétique respiratoire
Palpation : les vibrations vocales sont bien transmises
Percussion : les deux champs pulmonaire de sonorité normale
Auscultation : le bruit glottique et le murmure vésiculaire est bien perçu
sans bruit surajouté
Ailleurs les autres examens à savoir digestif, locomoteur sont à la limite
de la normale
VI. Résumé syndromique
Au total il s’agit d’un patient âgé de 77ans, au terrain d’hypertension
artérielle connu depuis 9 ans sous tentionnorme non suivi, ATCD d’un
abcès scrotale traité il y a 3 ans chez qui l’anamnèse et l’examen
physique à j1 postopératoire a permis de mettre en évidence