Solution:
Exercice 3:
1. (a) D’un côté la j-ème colonne de la matrice A est (u(ej )) colonne des coefficients de u(ej ) dans la base
. Ainsi ai,j qui le coefficient de la matrice A situé à la i-éme ligne et la j-ème colonne est la i-ème
coordonnée du vecteur u(ej ). D’un autre côté comme = (e1 , . . . , en ) est une base orthonormée, la
i-ème coordonnée dans du vecteur u(ej ) est (u(ej )|ei ).
Ceci justifie que : ai,j = (u(ej ) | ei )
(b) Soit (i, j) ∈ 1n2 . Je note a0i,j le coefficient en position (i, j) de la matrice t A. Selon la question
précédente, on a
ai,j = (u(ej ) | ei ) = −(ej | u(ei )) = −(u(ei ) | ej ) = −aj,i = −a0i,j
t
Ainsi on a en déduit l’égalité : A = −A
2. On a
det(A) = det t A = det (−A) = (−1)n det(A)
Or det(A) = det(u) 6= 0 car u est automorphisme de E donc (−1)n = 1 ainsi l’entier n est un nombre pair
3. On a u ∈ GL(E) (ensemble des automorphismes de E) or (GL(E), ◦) est un groupe. donc v ∈ GL(E) ainsi
v un automorphisme de E. Non demandé par le sujet initial. La matrice de v = u2 dans la base est A2
2 2
et t A2 = t A = (−A) = A2 Ainsi la matrice de v dans la base orthonormale de E est symétrique donc
l’endomorphisme est symétrique. Ainsi v est un automorphisme diagonalisable dans une base orthonormée de E
à λ. On a v(x) = λx. D’une part, (v(x) | x) = λ(x | x) =
4. On considère x un vecteur propre de v associé
λkxk2 et d’autre part (v(x) | x) = u2 (x) | x = −(u(x) | u(x)) = −ku(x)k2 donc λkxk2 = −ku(x)k2 or
x 6= 0E donc u(x) 6= 0E car u est un automorphisme de E d’où kxk2 > 0 et ku(x)k2 > 0 ainsi λ < 0
5. (a) On a x 6= 0E (vecteur propre) et F = (x, u(x)) donc 1 dim(F )2. Par l’absurde, si on avait dim(F ) = 1,
on aurait (u(x), x) liée ce qui nous fournit µ ∈ R tel que u(x) = µx. Ainsi λx = v(x) = u2 (x) = µ2 x
et x 6= 0E donc λ = µ2 donc µ2 < 0 d’après la question précédente ce qui est absurde car µ ∈ R.
D’où la dimension de F est égale à 2
(b) On a F = (x, u(x)) et u linéaire et λ 6= 0. Ainsi
u(F ) = (u(x), u2 (x)) = (u(x), v(x)) = (u(x), λx) = (u(x), x) = F
donc F est stable par l’automorphisme u
Soit x ∈ F ⊥ . Montrons u(x) ∈ F ⊥ c’est à dire : ∀y ∈ F, x ⊥ y. Soit alors y ∈ F . On a u(y) ∈ F
d’après ce qui précède et donc x ⊥ u(y) ainsi
(u(x) | y) = −(x | u(y)) = 0
On conclut que u(x) ∈ F ⊥ . Ce qui permet d’en déduire que l’orthogonal F ⊥ est aussi stable par u
(c) D’après (a) et (b), (x, u(x)) est génératrice de F et dim(F ) = 2 ainsi il s’agit d’une base de F . Comme
1 1
x 6= 0E , on peut noter les vecteurs de F : e01 = x et e02 = u(x) comme dans l’indication. On
kxk akxk
a alors ke01 k = 1 et comme u2 (x) = v(x) = λx, on a
ke02 k2 = (e02 | e02 ) = (u(x) | u(x))a2 kxk2 = − x | u2 (x) −λkxk2 = (x | λx)λkxk2 = 1
et on a (e01 | e02 ) = 0 car
(e02 | e01 ) = (u(x) | x)akxk2 = −(x | u(x))akxk2 = −(e01 | e02 ) = −(e02 | e01 )
ainsi 0 = (e01 , e02 ) est une famille
√ orthonormale de F donc base orthonormée car dim F = 2 de plus
comme u est linéaire et a = −λ 6= 0, on a :
1
u(e01 ) = u(x) = ae02 = 0e01 + ae02
kxk
et comme u2 (x) = v(x) = λx, on a :
1 2 λ −a2
u(e02 ) = u (x) = x= x = −ae01 + 0e02
akxk akxk akxk
0 0 0 −a
il existe une base orthonormée B de F telle que la matrice de uF dans la base B soit
a 0
(d) uF ⊥ est un endomorphisme de F ⊥ selon (b). Soit x ∈ F ⊥ . On a
x ∈ (uF ⊥ ) ⇐⇒ uF ⊥ (x) = 0E ⇐⇒ u(x) = 0E ⇐⇒ x = 0E
car u est un autmorphisme de E. Ainsi (uF ⊥ ) = {0E } or F ⊥ est de dimension finie (n − 2) donc
uF ⊥ est un automorphisme de F ⊥ et on a :
∀(x, y) ∈ F ⊥ × F ⊥ , (uF ⊥ (x) | y) = (u(x) | y) = −(x | u(y)) = −(x | uF ⊥ (y)) (1)
Ainsi l’endomorphisme uF ⊥ est un automorphisme vérifiant la relation (1)
6. On reprend les notations et résultats de 5). On y a trouvé une base orthonormée 0 de F dans laquelle uF
a une matrice de la forme ( 0 ) − a
a0. On remarque que a est non nul car a2 = −λ > 0. Comme E est de dimension finie, on a
M⊥
F ⊥ = E donc dim F ⊥ = dim(E) − dim(F ) = 4 − 2 = 2 uF ⊥ est un automorphisme de F ⊥
F
vérifiant la relation (1). alors en faisant comme en 5) trouver e001 et e002 ∈ F ⊥ tels que : 2 = (e001 , e002 )
base orthonormée de G stable par uF ⊥ dans la qulle la matrice a la même forme que celle obtenue
en 5(c) (ou ci-dessus). On remarque que G = F ⊥ car G sous-espace de F ⊥ de dimension égale à 2
M⊥
En concaténant les bases 0 et 2 , on obtient 00 une base adaptée à F F ⊥ = E d’où l’existence de
0 −α 0 0
∗
α 0 0 0
α, β ∈ R et B” base orthonormée de E tels que la matrice de u dans B” soit égale à :
0 0 0 −β
0 0 β 0