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Evolution de L'entreprenariat Au Cameroun Entre 1990 Et 2010: Une Prépondérance de L'informel

Le document analyse la taille et l'évolution du secteur informel au Cameroun, soulignant que la précarisation des emplois et le coût de la formalisation des entreprises contribuent à son expansion. Entre 1990 et 2011, le secteur informel a représenté jusqu'à 96,1% des emplois, avec une majorité d'entrepreneurs individuels, souvent peu scolarisés et jeunes. Les revenus des travailleurs du secteur informel sont significativement inférieurs à ceux des salariés du secteur formel, indiquant des disparités économiques importantes.

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Evolution de L'entreprenariat Au Cameroun Entre 1990 Et 2010: Une Prépondérance de L'informel

Le document analyse la taille et l'évolution du secteur informel au Cameroun, soulignant que la précarisation des emplois et le coût de la formalisation des entreprises contribuent à son expansion. Entre 1990 et 2011, le secteur informel a représenté jusqu'à 96,1% des emplois, avec une majorité d'entrepreneurs individuels, souvent peu scolarisés et jeunes. Les revenus des travailleurs du secteur informel sont significativement inférieurs à ceux des salariés du secteur formel, indiquant des disparités économiques importantes.

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Introduction

Plusieurs raisons ont souvent été avancées pour expliquer la taille


du secteur informel
camerounais. La réforme du marché du travail intervenue à la faveur du
Code de travail de
1992 en instaurant la flexibilité a augmenté la précarisation des emplois
salariés et par
conséquent l’informalité. Concernant les entreprises, le coût de la
formalisation et le climat
des affaires sont les raisons qui pourraient expliquer l’informalité des
entreprises. Le
classement du Cameroun dans le Doing Business s’est dégradé entre
2006 et 2013. Classé
147ème en 2006, le Cameroun a occupé le 161ème rang en 2013.
Cependant, le taux élevé du
secteur informel au Cameroun comparé à d’autres pays d’Afrique
Subsaharienne ayant les
mêmes contraintes réglementaires suggère que d’autres raisons sont
susceptibles d’expliquer
son poids, notamment celles relatives à la qualité des institutions. La
faiblesse des institutions
publiques dont le niveau de corruption est une vitrine évidente amplifie la
taille du secteur
informel. Aussi, la faible capacité de l’administration publique à faire
appliquer les lois ainsi
que leur incapacité à simplifier la réglementation sans créer des
échappatoires légales
réduisent les pénalités pour les entreprises du secteur informel.
L’informalité des entreprises apparait comme un frein à leur
développement. Une présentation
de l’évolution de l’entreprenariat au Cameroun entre 1990 et 2011
permet de mettre en
évidence cette facette des pays en développement, notamment le
Cameroun.
.
Evolution de l’entreprenariat au Cameroun entre 1990 et 2010 :
une prépondérance de
l’informel
Évalué à moins de 50% en 1987, le secteur informel a depuis les
Programmes d’Ajustement
Structurel (PAS) gagné du terrain. De 88.2% d’actifs en 1993, le poids du
secteur informel a
atteint le pic de 96.1% en 2001 et est depuis 2005 établit autour de 90%.
Les emplois de ce
secteur sont marqués par la prépondérance des entreprises individuelles
ou à compte
propre dont le poids tourne autour de 60%.

Tableau 0.1 : Évolution de la structure de l’emploi (en %)

Année 93 94 95 96

Public 6.2 6.0 5.6 4.6

Privé 93.8 94.0 94.4 95.4

Formel 11.8 6.7 7.0 11.3

Informel2 88.2 93.3 93.0 88.7

Compte propre 64.4 60.8 61.0 64.2

Source : Fomba Kamga (2008)

Cette tendance est confirmée par les résultats des différentes enquêtes
organisées entre 2001
et 2011. L’évolution de la structure d’emploi pendant cette période
montre que le poids des
très petits entrepreneurs (travailleurs pour leur propre compte) a diminué
entre 2000 et 2011
mais occupe toujours une place importante. Son poids est passé de
55,00% en 2001 à 46,5%
en 2011. En 2011 par exemple, l’enquête EESI (2010) montre que sur 20
millions de
camerounais, près de 8;943,889 sont des travailleurs avec près de
4,161,525 qui travaillent
pour leur propre compte. Lorsqu’on reprend la même analyse sans tenir
compte des activités
agricoles, on note que 3,545,023 personnes y sont occupées et que
1,679,514 travaillent pour
leur propre compte.
Tableau 0.2 : évolution de l’entreprenariat au Cameroun (2001 – 2011)

Variables 2001 2005 2007 2010


Compte propre 55,00 50,15 45,29 46,53
Patron 1,53 2,50 1,99 3,22
Aides familiaux 24,24 29,41 39,19 29,97
Salariés 19,23 17,94 13,53 20,28
1 seule personne 50,73 45,69 51,68
2 personnes 22,08 20,68 20,69
3 – 5 personnes 23,56 24,57 22.52
6 personnes et + 3,63 9,06 5,11
Distribution sans
prise en compte
des activités
agricoles
Compte propre 49,71 52,85 54.82 47,38
Patron 3,85 3,84 2,62 5,58
Aides familiaux 10,86 15,39 17,98 15,51
Salariés 35,57 27,92 24.59 31,54
1 seule personne 69,99 74,33 72,70
2 personnes 16,73 13,03 13,11
3 – 5 personnes 11,64 9,68 11,45
6 personnes et + 1,64 2,96 3,34
Source : ECAM (2001), EESI (2005), ECAM (2007) et EESI (2010/2011)

Les résultats confirment aussi que près plus de 90% d’entreprises utilisent
moins de 5
personnes quel que soit l’année d’analyse. Ces chiffres sont confirmés par
les résultats du
premier recensement auprès des entreprises réalisées par l’INS en 2009.
Ainsi, l’économie
camerounaise se caractérise par un «chaînon manquant» dans la
répartition des entreprises par taille, en ce sens qu’elle ne compte que
très peu de moyennes entreprises. La taille assez petite des entreprises
pose le problème de croissance à long terme, dans la mesure où une
corrélation positive existe entre la taille des entreprises et les activités
d’exportation ainsi que
la productivité .En particulier, les petites entreprises sont généralement
moins productives que les grandes. Au problème de la forte concentration
des micros et
petites entreprises, s’ajoute celui de la très faible croissance des
entreprises, qui fait qu’il est
difficile pour les microentreprises et les petites entreprises de devenir de
moyennes
entreprises et, pour ces dernières, de grandes entreprises.
Qu’est ce qui caractérise les propriétaires de ces
entreprises ?
Les entrepreneurs camerounais sont généralement jeunes (âge moyenne
de 37 ans) avec une
faible expérience (7 ans en moyenne). Ces chiffres indiqueraient que soit
le taux de mortalité
des petites entreprises élevé ou que ces emplois sont considérés comme
un tremplin.
En 2001, près de deux-tiers d’entrepreneurs étaient non scolarisés. Cette
tendance a certes
reculée mais ce taux reste supérieur à 50% en 2011. Concernant les
diplômés de
l’enseignement supérieur, on note qu’ils s’intéressent de plus en plus à
l’entreprenariat même
si ces progrès sont faibles. Ainsi, l’entreprenariat concernerait ceux qui
n’ont pas fréquenté
c’est-à-dire qu’ils n’ont pas la possibilité de s’insérer dans une entreprise
du secteur formel
comme salarié et moins les diplômés qui peuvent faire valoir leur option
extérieure. Les
femmes semblent plus concernées par l’entreprenariat. Cette implication
dans l’entreprenariat
peut s’expliquer par leur niveau d’instruction (près de 60% des femmes
qui travaillent ont au
plus achevé le cycle primaire) ou comme le résultat d’un arbitrage entre
les travaux
domestiques et la participation au marché du travail. La forte implication
des femmes dans les activités domestiques leur permet de concilier
tâches ménagères et activités génératrices de revenu en tant que
patronne.

Les personnes qui résident en milieu rural ont une forte propension à
travailler comme
entrepreneur même si cette tendance a diminué entre 2001 et 2011. Le
niveau d’instruction
ainsi que la nature des activités (activités primaires) justifient cette
tendance.

Tableau 0.3 : Evolution de l’entreprenariat au Cameroun (2001 –


2010)
Variables 2001 2005 2007 2010
Sexe
54,52 49,95 47,43 48,46
Hommes
58,58 55,43 47,13 51,17
Femmes
Education
66,55 66,56 57,11 61,60
Non scolarisé
59,12 52,90 45,86 53,88
Primaire
44,63 43,40 42,57 43,21
Secondaire
16,96 17,57 23,17 20,54
Supérieur
Milieu de réside
45,13 45,48 46,88 44,09
Urbain
60,81 55,47 47,44 52,62
Rural
Age 37,51
37,93
Expérience 38,19 37,39 8,29
9,19
Ancienneté 12,89 11,57 8,57
9,28
Chômage 0,85
Csp_père 45,47 41,23
Salarié 61,53 59,12
Entrepreneur 38,56 55,85
Aide familial
38,78
Chômage
Csp_mère
36,09
Salarié
58,62
Entrepreneur
52,67
Aide familial
Formalité
10,50 13,77
Fiscalité
16,13 0,39 4,75 0,49
Sécurité sociale
9,90 10,67 0,85 7,00
Comptabilité
1,58 1,31
Registre
Secteur activité
62,60 55,36 45,42 53,86
Primaire
37,97 57,86 53,00 50,03
Secondaire
82,23 71,03 72,98 68,17
Commerce
21,23 31,65 36,39 31,20
Service
Source : ECAM (2001), EESI (2005), ECAM (2007) et EESI (2010/2011)

Tableau 0.4 : Evolution de l’entreprenariat au Cameroun (2001 – 2010)/sans les


activités agricoles
Variables 2001 2005 2007 2010
Sexe
42,19 45,44 50,23 44,68
Hommes
69,69 69,79 66,58 63,73
Femmes
Education
80,11 87,30 79,74 78,99
Non scolarisé
55,67 55,70 57,71 53,41
Primaire
43,67 47,07 51,73 50,00
Secondaire
27,31 28,93 39,26 32,77
Supérieur
Milieu de réside
48,59 51,01 54,45 50,42
Urbain
62,05 63,83 63,10 57,42
Rural
Age 34,75
35,36
Expérience 35,36 34,71 5,30
6,12
Ancienneté 8,12 7,24 5,45
6,18
Chômage 1,33
Csp_père
48,63 47,23
Salarié
64,64 58,01
Entrepreneur
57,16 46,78
Aide familial
Csp_mère
44,03
Salarié
54,93
Entrepreneur
63,46
Aide familial
Formalité
21,69 23,08
Fiscalité
27,50 0,94 12,02 1,05
Sécurité sociale
26,56 18,18 2,02 13,65
Comptabilité
3,77 2,96
Registre
Secteur activité
37,57 50,00 42,50 73,63
Primaire
39,00 60,03 55,07 51,89
Secondaire
82,53 71,03 73,29 68,48
Commerce
31,18 43,25 48,14 43,28
Service
Source : ECAM (2001), EESI (2005), ECAM (2007) et EESI (2010/2011)

Conséquence sur les revenus des travailleurs


Dans ces différentes enquêtes, plus de 90% d’entrepreneurs ont indiqués
qu’ils perçoivent leur revenu sous forme de bénéfice . Une comparaison
des revenus des entrepreneurs et des salariés est donnée dans le tableau
ci-dessous.

Tableau 0.5 : Comparaison du revenu du marché du travail (en millier de FCFA)


par statut d’emploi4
Salariés du
entrepreneur du entrepreneur du Salariés du
secteur
secteur informel secteur formel secteur formel
informel
Moyenne du
revenu 87.33 126.34
52.48 [59.66] 51.63 [64.04]
mensuel en [119.12] [126.60]
FCFA
Différentiel
-58.46%
salarié du -39.91% (3.00)
1.65% (1.47) (2.78)
secteur ***
***
informel
Différentiel
auto-employé -59.14% (2.35)
-40.88 (2.72) ***
du secteur ***
informel
Différentiel
auto-employé -30.88% (5.11)
du secteur ***
formel
Effectifs 2820 5049 890 1744
Source : Auteur à partir d’ECAM 3 (2007)

Ce tableau présente la comparaison des revenus du marché du travail en


fonction du caractère
formel ou informel de l’emploi en distinguant les salariés des travailleurs
pour leur propre
compte. Les différentiels de revenu entre les salariés du secteur informel
et les autres
travailleurs sont négatifs et varient de 1.65% pour les entrepreneurs du
secteur informel à
58,46% pour les salariés du secteur formel. Le différentiel de revenu entre
les entrepreneurs
du secteur informel et les travailleurs du secteur formel est aussi négatif.
Il va de 40,88%
entre les entrepreneurs du secteur informel et ceux du secteur formel, à
59,14% entre les
premiers et les salariés du secteur formel. L’informalité génère donc des
coûts importants.
Cette structure de revenu peut réconforter l’hypothèse selon laquelle
l’entreprenariat est une
activité de transit.
Pour faire face à ces handicapes du développement des entreprises,
plusieurs politiques ont
été mises en œuvre au Cameroun :
Une vue générale des politiques mises en œuvre
Au Cameroun, la problématique des Petites et Moyennes Entreprises
(PME) occupe une place importante dans le Document de Stratégie de
Réduction de la Pauvreté (DSRP) depuis 2004 avec la création d’un
ministère dédié à la question. Un des objectifs assignés à ce ministère est
de promouvoir le développement des PME. Pour y parvenir, l’étape
d’identification ou de formalisation des PME s’avère indispensable. C’est
dans ce cadre que le Gouvernements camerounais a mis sur pied des
mécanismes visant à faciliter le processus de formalisation.

Synthèse méthodologique et statistiques


générales

Les enquêtes auprès des entreprises dans les pays en développement se


heurtent à plusieurs
difficultés. La première est la quasi absence d’une base de sondage des
entreprises dans ces
pays ; laquelle absence trouve une explication dans le niveau élevé de
l’informalité et peut
être la faiblesse des outils statistiques. La seconde difficulté est la nature
informelle des
activités de ces entreprises ; ce qui rend difficile la collecte des
informations surtout celles
relatives aux données quantitatives (chiffre d’affaires, valeur ajoutée,
etc.). Il s’agit ici de
mentionner l’absence de tenue de la comptabilité ou d’un fichier du
personnel. Le troisième
problème est le manque de la culture statistique dans les entreprises,
associé au manque de
confiance envers les structures en charge de collecte des données.
Tous ces problèmes rendent difficile la réalisation des enquêtes auprès
des entreprises dans les pays en voie de développement. Les enquêtes
entreprises se présentent comme un cadre de référence de production
des indicateurs de structure dans les entreprises, et s’inscrivent dans le
schéma du suivi-évaluation de la politique économique d’un pays. Dans ce
sens, ces
enquêtes devraient intéresser au plus haut point les pouvoirs publics dans
la gestion des
politiques économiques, les entreprises nationales et internationales et
même les entrepreneurs potentiels. Les entreprises nationales et
internationales y puisent des éléments d’appréciationde leurs secteurs
d’activité et de leurs positionnements et les entrepreneurs potentiels
améliorent leur processus de décision. Les chercheurs et étudiants se
servent de ces
informations, pour effectuer des recherches devant permettre à améliorer
la performance des
entreprises et l’efficacité des politiques économiques.
Cet intérêt a amené plusieurs organisations et chercheurs à faire des
enquêtes auprès des
entreprises. La plus connue est l’enquête de la Banque Mondiale (pour le
Cameroun en 2006
& 2009). On peut aussi citer plusieurs enquêtes disparates faites par les
chercheurs isolés
et/ou organisations pas très puissantes.
Au Cameroun, la collecte des informations auprès des entreprises pour la
plupart est faite à
travers les Déclarations Statistiques et Fiscales (DSF). Il s’agit notamment
du Recensement
Général des Entreprises (RGE), des Enquête Annuelles auprès des
Entreprises (EAE). Les
enquêtes de conjoncture sont réalisées tous les trimestres de l’année et
permette de calculer
les indicateurs de conjoncture tels que l’Indice de Prix à la Production
Industrielle (IPPI),
l’Indice de la Production Industrielle (IPI), l’Indice du Chiffre d’Affaires
(ICA). D’autres
enquêtes sectorielles sont également réalisées selon les besoins et les
spécificités du secteur
concerné. L’une des particularités de ces enquêtes est qu’elles
s’adressent généralement aux
entreprises ayant effectué des DSF ; lesquelles sont généralement
formelles. En plus, les
informations collectées sont généralement quantitatives (finance,
effectifs, etc.). Les autres
enquêtes (Sectorielles, BCS, etc.) comblent cette lacune en captant
l’appréciation des
entreprises sur l’environnement des affaires, l’organisation du secteur, le
financement de
l’activité, les clients et les fournisseurs, etc. Seules les enquêtes 1-2-3 et
les enquêtes
sectorielles s’intéressent aux entreprises du secteur informel.
C’est pour ces raisons que la présente étude a jugé important de faire une
enquête pour
répondre aux objectifs assez pointus de cette étude rappeler à
l’introduction générale. Pour
garantir la qualité des informations collectées, elle a adopté une
méthodologie rigoureuse qui
respecte les règles de l’art. L’objectif de ce chapitre est de présenter la
méthodologie de
l’enquête, de décrire les caractéristiques de l’échantillon et de présenter
les statistiques
générales sur les indicateurs de performance des entreprises.

1. Synthèse méthodologique
La synthèse méthodologique présente les différentes étapes suivies pour
la réalisation de
l’enquête. Elle va de la constitution de l’échantillon à la saisie et
l’exploitation des données en passant par la collecte de données
proprement dite.

1.1 Constitution de l’échantillon


L’échantillon de l’enquête sur les déterminants de la performance des
entreprises est constitué dans le but d’obtenir des estimations sur les
indicateurs de performance, de normes sociales,de genre et de TICs, selon
les villes retenues pour l’étude : Bafoussam, Douala et Yaoundé.
La constitution de l’échantillon a également épousé la structure de
l’économie selon le secteur d’activité et la formalité de l’entreprise.
La base de sondage utilisée pour les entreprises du secteur formel est le
répertoire des
entreprises camerounaises. Il est issu des travaux du Recensement
Général des Entreprises
(RGE) réalisé en 2009 par l’Institut National de la Statistique.
En ce qui concerne les entreprises du secteur informel, aucune base de
sondage n’a été utilisée pour l’échantillonnage, car elles ne disposent pas
d’un répertoire. De plus la deuxième Enquête sur l’Emplois et le Secteur
Informel (EESI) réalisée en 2010 ne fournit pas
d’information suffisante pour repérer les unités recensées en 2010.
L’échantillon des entreprises formelles a été faite par la méthode de cut-
off. Elle consiste à
sélectionner pour chaque branche retenue un certain nombre d’entreprise
cumulant un
pourcentage raisonnable (au moins 80%) du chiffre d’affaires total réalisé
par l’ensemble des
entreprises de ladite branche. Les branches ont été retenues suivant les
indications de l’étude
et en fonction de leur contribution dans l’économie nationale en termes
de chiffre d’affaires.
En ce qui concerne la représentativité par branche, le pourcentage des
entreprises retenues a
varié d’une branche à l’autre. Il a été dans l’ordre de 80% pour les
branche constituée dans la
majorité des grandes entreprises ; et très faibles dans celles comprenant
en majorité les TPE et les PE. C’est le cas de la branche « Industrie du
textile et de la confection » dont les TPE et
PE représentent plus de 80% des entreprises de la branche. Dans des cas
pareils, la logique a
conduit à effectuer des ajustements pour également prendre en compte
certains aspects liés au
budget et à l’opérationnalité de l’étude (représentativité spatiale). Ainsi,
dans certaines
branches, l’on s’est limité principalement aux grandes entreprises, car
celles-ci donnent
l’évolution de la tendance des indicateurs de performance. L’enquête
s’est déroulée dans les
villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam car d’après le RGE 2009, ces
villes regroupent plus
de 60% des entreprises au Cameroun.
En ce qui concerne les entreprises informelles, la méthode du choix
raisonnée a été combinée
à celle des itinéraires pour sélectionner les unités à enquêter.
En somme, la taille de l’échantillon obtenu pour l’enquête est de 250 (172
GE, 58 ME et 20
TPE/PE) entreprises formelles. Le Tableau 1.1 donne la répartition des
entreprises formelles
suivant le secteur d’activité et le type.

Tableau 1.1 : Constitution de l’échantillon des entreprises formelles


Entrepri Entrepri
ses ses
formelle informel
s les
PE/ Tot M P TP Tot
GE ME
TPE al E E E al
Secteur A R A R A R A R A R R R R
Primaire 2 4 3 2 5 0 10 6 0 0 2 2
Secondai 1 10
70 37 25 24 5 10 100 71 2 95
re 1 8
1 12 3 28 32
Tertiaire 100 85 30 24 19 140 3
0 8 6 6 5
2 20 40 38 43
Total 172 126 58 50 29 250 5 47
0 5 0 3 5
Source : Nos calculs

Pour celles du secteur informel, il a été retenu qu’un minimum de 400


entreprises sera
enquêté, afin de pouvoir satisfaire à certaines segmentations dans le
calcul des indicateurs.
Cet échantillon devra respecter autant que possible la structure de
l’économie nationale en
termes de secteurs productifs (primaire, secondaire et tertiaire).
Sur les 650 entreprises prévues par l’échantillon, 640 ont été
effectivement enquêtées pour un
taux de couverture de 98,46%. Sur les 250 entreprises formelles, 205 ont
été identifiées et
enquêtées, soit un taux de 82%. Pour les entreprises informelles, le
minimum exigé a été
atteint et dépassé. Au total 435 unités de production informelles ont été
enquêtées. Les
tableaux 1.1 donnent d’une part la répartition des entreprises enquêtées
par secteur d’activité
et par ville, et d’autre part par type et suivant la formalité.
Sur les 100 entreprises formelles du secteur secondaire prévues, 71 ont
été identifiées et
enquêtées, soit un pourcentage de 71%. Dans le secteur tertiaire, 120
entreprises formelles ont été enquêtées sur les 140 prévues, soit un taux
de couverture de 85,7%.

1.2 Outils de collecte


Une enquête a souvent pour objectif de collecter le maximum
d’information auprès des sujets
concernés. Mais cet objectif louable rencontre très souvent plusieurs
obstacles. Dans le cas
des enquêtes entreprises, les principales difficultés sont la nature
confidentielle de certaines
informations et la disponibilité des chefs d’entreprises. Pour faire face à
ces lacunes et
optimiser les informations collectées, cette enquête s’est dotée de trois
questionnaires :
L’enquête s’est effectuée à l’aide de trois questionnaires selon la qualité
des questions. Ces
instruments de collecte relatifs à l’analyse de la performance des
entreprises sont :

Le questionnaire « production » qui a été renseigné par un cadre de


l’entreprise ;
Le questionnaire « Manager » qui a été renseigné par le manager ;
Le questionnaire « employé » qui a été renseigné par l’employé.
Le questionnaire « production » est le principal outil utilisé pour la collecte
des données
économiques de l’entreprise. Il comporte neuf (09) sections. Outre les
sections
d’identification, cet outil a permis de capter les informations relatives à la
capacité
d’innovation des entreprises, sa politique environnementale, son
rendement, sa capacité
d’autofinancement, la productivité des facteurs, le chiffre d’affaires, la
valeur ajoutée, les
TIC, l’environnement des affaires et les caractéristiques de la main
d’œuvre.
Le questionnaire « manager » est le second outil utilisé. Il a permis de
collecter les données
relatives au manager et au fonctionnement de l’entreprise. Il comprend
cinq (05) sections.
Outre les informations relatives à l’identification du manager, le
questionnaire a saisi les
informations sur les aptitudes du manager, l’influence des normes
sociales sur la performance
des entreprises.
Le questionnaire « employé » a permis de collecter les informations sur
les contraintes
physiques et accidents auxquels font face les employés de l’entreprise. Il
s’agit notamment de
l’existence des équipements de protection en cas de nécessité, la
couverture d’assurance. Ce
questionnaire a été administré à au moins cinq (05) employés d’une
entreprise si cette
dernière emploie plus de 5 personnes.

1.3 Collecte de données


Les travaux relatifs à la collecte de données ont été précédés d’un
ensemble d’activités à
savoir :
- L’atelier de lancement des travaux qui s’est tenu à Dakar au Sénégal en
avril 2013.
Pendant cet atelier, les membres des trois équipes ont relu et adopté des
différents
questionnaires ainsi que les bases relatives aux stratégies de collecte des
données ;
- les travaux préparatoires qui se déroulés de juin 2013 à septembre 2014
; ont permis
au Cameroun d’adapté les différents questionnaires à son contexte en
prenant les
spécificités propre à ses entreprises ;
- les séances de validation des documents techniques qui se sont tenues
au cours de la
même période ;
- la formation des agents enquêteurs en septembre 2014 et janvier 2015.
La formation s’est déroulée en deux phases pour une durée de trois jours
chacune. La
première a concerné les agents enquêteurs de Yaoundé et de Bafoussam
et s’est tenue du 10
au 12 septembre 2013 dans la salle de réunion du CEREG. Cette phase a
impliqué 13 agents
enquêteurs des villes de Yaoundé et de Bafoussam. La deuxième phase a
été celle des agents
enquêteurs de Douala. Elle s’est tenue du 6 au 8 janvier 2014 dans
l’enceinte de la délégation
régionale du Ministère de l’Economie pour le Littoral et à impliquer 27
enquêteurs.
La collecte de données s’est déroulée du 09 janvier au 09 février 2014 (1
mois) dans les trois
villes retenues que sont Douala, Yaoundé et Bafoussam. Elle a mobilisé
sur le terrain, 40
agents enquêteurs et 4 superviseurs.
Le déploiement des équipes sur le terrain a consisté dans un premier
temps à répartir la charge
de travail entre les agents enquêteurs retenus dans chaque ville de
l’étude. Dans un second
temps, les zones de repérage des entreprises informelles ont été
identifiées et par la suite,
chaque zone a été attribuée à un ou plusieurs enquêteurs afin d’assurer la
représentativité
spatiale dans la ville.

1.4 Saisie et exploitation des données


La saisie et le traitement des données ont été effectués à l’aide de la
version 5.0 du logiciel
CSPro Les agents présélectionnés pour la saisie ont suivi une formation de
trois (03) jours
pour se familiariser avec les outils d’exploitation (questionnaires, masque
de saisie) de
l’enquête. La saisie proprement dite a débuté le 25 janvier et s’est
terminée le 30 mars 2014.
Au total, 2 superviseurs et 10 agents de saisie ont été utilisés pour cette
activité qui s’est
déroulée dans les locaux du CEREG.
Les travaux d’apurement se sont déroulés du 02 avril au 05 mai 2014. Ils
ont permis
d’effectuer des vérifications et des contrôles de cohérence interne. Les
erreurs détectées
étaient systématiquement corrigées. A la suite de l’apurement, les
variables nécessaires aux
différentes analyses ont été créées et les indicateurs ont été calculés.
C’est le cas de certains
indicateurs de performance (rendement de l’actif, taux de valeur ajoutée,
capacité
d’autofinancement, productivité du travail, etc.), du taux de pénétration
des TIC,etc

2. Caractéristiques de l’échantillon
Cette section est consacrée à l’analyse des principales variables en vue
de mieux décrire la
structure de l’échantillon, en rapport en la structure de l’économie
nationale.

2.1 Sous-secteur d’activité et formalité des entreprises


La répartition des entreprises enquêtées par sous-secteur et suivant la
formalité de l’entreprise
présente des disparités. Dans l’ensemble, il ressort que les entreprises
informelles représentent 68% de l’échantillon. Dans le secteur secondaire,
cette proportion est légèrement en baisse et se situe à 60,3%. L’analyse
suivant le sous-secteur montre qu’elles sont relativement plus présentent
dans l’industrie métallurgique (78,3%). Il s’agit des petites unités de
menuiserie métallique et d’autres opérateurs transformant le fer et
l’aluminium, installés dans les quartiers. On retrouve également dans ce
secteur informel de l’industrie une proportion importante d’entreprise
appartenant à la branche « autres industries manufacturières » (70%).
En ce qui concerne les entreprises de constructions, plus de la moitié des
structures enquêtées
exercent dans l’informel. La proportion la plus élevée des entreprises
formelles se trouve dans la branche « Industries chimiques » (85,7%),
ensuite viennent les branches « Industries
alimentaires » (51,4%) et « Construction » (45,2%).
Dans le secteur tertiaire, la proportion des entreprises informelles est
71,7%. A l’exception
des sous-secteurs « Banques et Assurances » et « Education et santé »,
toutes les autres soussecteurs présentent des proportions des entreprises
informelles supérieure à 60%. Dans les sous-secteurs « Commerce » et «
Transport », plus de 7 entreprises sur 10 exercent dans
l’informel. Cette prédominance des entreprises informelles dans le
tertiaire corrobore avec les
résultats de l’Enquête sur l’Emploi et le secteur Informel (EESI) réalisée en
2010 qui a montré que plus de 70% des unités de production informelles
non agricoles appartenaient au secteur tertiaire. Cette représentation des
entreprises informelles reflète la place de l’informel dans l’économie
camerounaise. Dans ce pays, près de 90% d’actifs travaillent dans le
secteur
informel.

Tableau 1.2 : Répartition (en %) des entreprises par sous-secteur d'activité


suivant la formalité de
l'entreprise

L'entreprise est-
Effectif
elle formelle
Entreprise Entreprise
formelle informelle
Primaire Agriculture/élevage 50,0 50,0 4
Sylviculture et
exploitation 100,0 0,0 4
forestière
Ensemble
75,0 25,0 8
primaire
Industrie
Secondaire 51,4 48,6 35
alimentaire
Autres industries
30,0 70,0 50
manufacturières
Industries
85,7 14,3 14
chimiques
Industries
21,7 78,3 23
métallurgiques
Autres secondaire 26,9 73,1 26
Construction 45,2 54,8 31
Ensemble
39,7 60,3 179
secondaire
Tertiaire Commerce 24,7 75,3 190
Transport 28,3 71,7 46
Postes et
35,7 64,3 42
télécommunications
Banque et
100,0 0,0 16
assurance
Education et santé 66,7 33,3 6
Autres tertiaire 21,6 78,4 153
Ensemble 28,3 71,7 453
tertiaire
Ensemble 32,0 68,0 640
Source : UYII/EPEASF/Cameroun 2014.

2.2. Secteur d’activité et typologie des entreprises


La répartition des entreprises suivant le type montre que les TPE sont les
plus représentées
(61,1%). Ils sont suivis des GE (19,7%), ensuite viennent les PE (10,6%) et
les ME (8,6%).
Cette répartition en faveur des TPE est dû au fait que la quasi-totalité des
entreprises
informelles sont de ce type. Dans le secteur tertiaire, la proportion des
TPE est au-dessus de la valeur d’ensemble (64,7%) alors que dans le
secondaire, elle s’est établie à 53,6%.

Graphique 1.1 : Répartition (en %) des entreprises par secteur d'activité


suivant le type

Source : UYII/EPEASF/Cameroun 2014.


TYPOLOGIE DES
ENTREPRISES
Le critère de classification
est celui utilisé par l’INS
pour classifier les
entreprises dans le
répertoire de référence
des entreprises au
Cameroun. La typologie
des entreprises se
présente ainsi qu’il suit :
a) Les Unités de
Production Informelles
(UPI)
b) Les Très Petites
Entreprises (TPE)
Une TPE doit avoir un
chiffre d’affaires annuel
hors taxes strictement
inférieur à 15 millions de
francs CFA ou
employer au plus 5
personnes.
c) Les Petites
Entreprises (PE)
Une PE doit employer entre
6 et 20 personnes, réaliser
un chiffre d’affaires
compris entre 15 et 100
millions.
d) Les Moyennes
Entreprises (ME)
Une ME doit réaliser une
chiffre d’affaires compris
entre 100 millions et un
milliard, ou employer entre
21 à
100 personnes.
e) Les Grandes
Entreprises (GE)
Une GE emploie plus de
100 personnes et réalisent
plus d’un milliard de chiffre
d’affaires.
Pour des besoins pratiques,
le critère se basant sur le
chiffre d’affaires est
généralement privilégié.

2.3 Statut juridique et formalité des entreprises


La forme juridique correspond au statut juridique de l’entreprise
conformément aux
dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Le Tableau 1.5 montre que le tissu économique camerounais reste
fortement dominé par les
entreprises individuelles qui représentent 62,8% des unités de production
en activité. Les
entreprises sociétaires (SARL, SARL Unipersonnelle, SA et les autres
formes juridiques) ne
représentent que 11% des entreprises en activité.

25

0
14.5 6
25
.6 8
20.7
64.7
50 18.8
61.1
19.7
53.6
11.2
10.6
10.6
0 10 20 30 40 50 60 70
TPE
PE
ME
GE
Ensemble
Tertiaire
Secondaire
Primaire

Quel que soit le secteur considéré, les entreprises individuelles dominent.


Elles sont suivies
dans l’ordre par les SARL et les SA.
Le caractère familial des entreprises, la nature informelle des entreprises
qui diminue la
capacité des entrepreneurs à respecter l’arsenal juridique qui conduit aux
autres statuts, etc.
Tableau 1.5 : Répartition (en %) des entreprises par secteur d'activité et
suivant la forme juridique
Forme
juridique
de Total
l'entrepri
se
Entreprise
GIC
SUARL Publique
SARL SA EI /Coopérati
/SARLU /Parapubliq
ve
ue
Secteur Primair
12,5 50,0 37,5 0,0 0,0 0,0 100,0
d'activité e
Secondair
21,8 15,6 53,6 2,2 6,2 0,6 100,0
e
Tertiaire 13,5 10,8 66,8 0,2 6,7 1,3 100,0
Ensembl 100,
15,8 12,7 62,8 0,8 6,8 1,1
e 0
Source : UYII/EPEASF/Cameroun 2014.

2.4 Statut juridique et typologie des entreprises


L’analyse de la forme juridique suivant la typologie des entreprises
montre que les EI sont
constituées de TPE (85,3%) et des PE (14,7%). Ces types d’entreprises
constituent à part
égale les SUARL/SARLU.
Les SARL comprennent tous les types d’entreprises : les TPE représentent
11,9%, les PE
13,9%, les ME 28,7% et les GE 45,5%. Les TPE et PE enregistrées sous
cette forme juridique
sont pour la plupart des entreprises commerciales présentant un mode de
gestion et
d’organisation plus ou moins structuré. Elles exercent dans leur majorité
dans le secteur
informel.
Dans les SA, on retrouve les entreprises qui réalisent des chiffres
d’affaires importants. En
effet, 78% d’entre elles sont les GE dont le chiffre d’affaires annuel est
supérieur à un
milliard ; elles sont suivies de 19,5% d’entreprises qui réalisent chacune
un chiffre d’affaires
compris entre 100 millions et un milliard. On y retrouve également une
faible proportion des
PE (2,4%).

Tableau 1.3 : Répartition (en %) des entreprises suivant le type d'entreprises


et selon la forme juridique
Type d'entreprise Total

TPE PE ME GE
Forme juridique SARL 11,9 13,9 28,7 45,5 100,0
SA 0,0 2,4 19,5 78,0 100,0
EI 85,3 14,7 0,0 0,0 100,0
GIC/Coopérative 60,0 0,0 40,0 0,0 100,0
SUARL/SARLU 50,0 50,0 0,0 0,0 100,0
Entreprise
Publique/Parapubliqu 0,0 0,0 0,0 100,0 100,0
e
Autre 25,0 25,0 0,0 50,0 100,0
Ensemble 61,1 10,6 8,6 19,7 100,0
Source :
UYII/EPEASF/Camerou
n 2014.

2.5 Démographie des entreprises


L’un des indicateurs permettant d’apprécier la performance des
entreprises est leur taux de
mortalité. Mais cette enquête ne concernait que les entreprises en activité
et il était impossible
d’observer celles qui sont déjà mortes. Mais l’exploitation des
informations sur l’année de
création de l’entreprises c’est-à-dire sur son âge peuvent être mobilisées
pour approcher le
taux de mortalité des entreprises.
Les résultats obtenus indiquent que les entreprises camerounaises sont
très jeunes. En effet,
plus de 7 entreprises sur 10 ont moins de 15 ans d’existence. Les
entreprises de plus de 25 ans représentent seulement 8,5%. Il faut encore
noter que plus de trois quart de ces jeunes
entreprises sont des entreprises individuelles de très petite taille.
Dans le secteur informel, il est constaté que près de 52% d’entreprises
ont entre 1 et 5 années
d’existence. Très peu d’entre elles ont plus de 25 ans d’existence (1,4%).
A l’opposé, dans le
secteur formel, près d’un quart (23,5%) ont au moins 25 ans d’existence
et seulement 4,4%
ont entre 1 et 5 années d’existence. Cette structuration serait imputable
au fait que les activités du secteur informel sont généralement exercées
par les jeunes ou les femmes. Les jeunes considèrent ces activités comme
des tremplins pour mieux s’insérer sur le marché du travail et les femmes
les considèrent comme des activités complémentaires aux activités
ménagères. Ces conceptions font que les entreprises informelles ne sont
pas par nature pérennes.

Tableau 1.4 : Répartition (en %) des entreprises suivant leurs âges


Tranche d'âge des
Total
entreprises
plu
11- 16- 21- s
Donnée
0-5 6-10 15 20 25 de
manqua
ans ans an an an 25
nte
s s s an
s
Formalité de 17, 18, 10, 23, 100,
Formelle 4,4 9,8 15,7
l'entreprise 6 1 8 5 0
22, 11, 100,
Informelle 52,2 2,7 1,6 1,4 8,0
4 7 0
12, 12, 25, 12, 100,
Secteur d'activité Primaire 25,0 0,0 12,5
5 5 0 5 0
21, 12, 100,
Secondaire 31,8 8,4 3,4 12,8 8,9
8 8 0
20, 13, 10, 100,
Tertiaire 39,6 4,0 4,2 6,9
8 9 6 0
52, 23, 10, 100,
Type d'entreprise TPE 3,3 1,8 1,3 6,6
9 3 7 0
20, 19, 14, 100,
PE 32,8 6,0 3,0 3,0
9 4 9 0
14, 23, 14, 100,
ME 12,7 5,5 9,1 20,0
5 6 5 0
16, 15, 11, 10, 16, 100,
GE 0,8 28,6
7 9 1 3 7 0
Forme juridique 21, 22, 13, 100,
SARL 7,9 8,9 8,9 15,8
de l'entreprise 8 8 9 0
17, 17, 100,
SA 1,2 9,9 9,9 9,9 34,6
3 3 0
22, 11, 100,
EI 52,6 4,0 2,2 1,5 6,0
4 2 0
20, 20, 20, 20, 100,
GIC/Coopérative 0,0 0,0 20,0
0 0 0 0 0
75, 100,
SUARL/SARLU 25,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0
0 0
Entreprise Publique/ 14, 14, 28, 100,
0,0 0,0 0,0 42,9
Parapublique 3 3 6 0
25, 25, 100,
Autre 0,0 0,0 0,0 50,0 0,0
0 0 0
Bafoussa 32, 30, 13, 100,
Ville 8,2 0,0 4,1 11,0
m 9 1 7 0
19, 11, 100,
Douala 41,4 5,0 4,2 9,7 8,7
4 7 0
20, 19, 13, 100,
Yaoundé 28,2 4,9 6,1 7,4
9 0 5 0
21, 13, 10, 100
Ensemble 37,1 5,3 4,2 8,5
0 8 2 ,0
Source :
UYII/EPEASF/Camero
un 2014.

Le graphique ci-dessous montre que le pourcentage des entreprises crées


augmente au fil des
ans de manière régulière. Partant du fait que ces entreprises sont jeunes,
cette situation laisse
transparaitre que l’espérance de vie de la plupart des entreprises est très
courte, caractérisant
ainsi les TPE dont le taux de renouvellement est très élevé. Par
conséquent, les plus vieilles
entreprises camerounaises sont très peu nombreuses ; elles sont
essentiellement les GE.
Le désengagement de l’Etat dans les secteurs productifs a entrainé le
développement du
secteur privé (même si c’est en majorité dans l’informel). Ce qui peut
expliquer la faiblesse
dans la création des entreprises entre 1948 et 1986. A partir de 1986, on
observe un léger
décollage, lequel est freiné par la crise. Le trend de croissance dans la
création d’entreprises
est effectif à partir de 1999 avec une accélération à partir de 2008, année
de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PTE qui à conférer au
Cameroun un certain nombre d’avantage.

Graphique 1.2 : Proportion des entreprises créées suivant l’année de création


par rapport à la situation de
2012.
Source : UYII/EPEASF/Cameroun 2014.

3. Indicateurs de performance
La performance d’une entreprise exprime le degré d'accomplissement de
ses objectifs. Elle est généralement mesurée à l’aide d’un résultat chiffré.
Cette mesure peut se faire à travers une variable, un ratio entre deux
variables ou par la combinaison de plusieurs variables.

3.1 Chiffre d’affaires


Le chiffre d’affaires moyen réalisé par les entreprises est d’environ 4 165
millions FCFA en
2012 contre 3 854 millions de FCFA en 2011, soit une augmentation de
8,06%. La
contribution du secteur informel est restée négligeable sur les deux
années. En 2011, les
entreprises du secteur informel avaient réalisé un chiffre d’affaires de 7,8
millions (0,2% du
chiffre d’affaires moyen total); avant d’observer un léger relèvement en
2012 pour s’établir à
8,8 millions FCFA (0,21% du chiffre d’affaires moyen total), soit une
augmentation de
12,8%.
Dans le secteur formel, les entreprises camerounaises, tout secteur
d’activité confondu, ont vu
leur chiffre d’affaires passer de 11 857 millions de FCFA à près de 12 939
millions en 2012,
soit une augmentation de 9,13%. Ce résultat très proche de celui des
Enquêtes Annuelles
auprès des Entreprises (EAE) réalisé par l’Institut National de la Statistique
pourrait se
justifier par le lancement des travaux des grands chantiers qui ont
redynamisé l’économie
camerounaise et ont généré un regain d’activité des entreprises (la
croissance du pays, la
croissance de la CEMAC, la bonne gestion des chocs ou crises
internationaux, etc.). Cette
évolution est également observée dans tous les secteurs d’activités, mais
avec les taux
relativement plus bas dans le primaire et le secondaire.
L’analyse suivant le secteur d’activité montre que les entreprises du
secondaire sont les plus
performantes en termes de chiffre affaires, malgré la faible augmentation
observée entre 2011
et 2012 (4 514 millions en 2011 et 4 575 millions en 2012). Elles sont
suivies de celles du
tertiaire qui ont connu vu leur chiffre d’affaires augmenter entre les deux
années (3 555
millions en 2011 et 4 023 millions en 2012, soit une progression de
13,2%). Les grandes
entreprises réalisent évidemment le chiffre d’affaires le plus élevé avec
les valeurs respectives
de 17 618 millions et 19 873 millions en 2011 et 2012.

3.2 Valeur ajoutée


La valeur ajoutée (VA) mesure la richesse créée dans une entreprise ou
une unité de
production. Elle est définie comme le solde du compte de production et
représente la valeur
de la production diminuée de la consommation intermédiaire et
augmentée de la marge
commerciale.
Dans cette étude la valeur ajoutée des entreprises formelles a été saisie
directement à travers
leurs documents comptables. Au niveau des entreprises informelles, une
évaluation a été faite
par l’agent de collecte et le principal dirigeant de l’unité de production,
sur la base des ventes
et des consommations intermédiaires (achat des marchandises pour les
unités de commerce)
réalisées au cours de la période considérée (en 2011 et 2012).
La valeur ajoutée moyenne réalisée par les entreprises camerounaises
entre les deux années a
gardé la même tendance que le chiffre d’affaires. En 2012, elle s’est
établie 1 407 millions
contre 1 227 millions en 2011, soit une hausse de 14,7%. Il est à noter
que la contribution du
secteur informel dans la valeur ajoutée nationale moyenne est très faible.
Ce secteur a réalisé
en 2011 et 2012 des valeurs ajoutées respectivement égales à 3,7
millions (soit une
contribution de 0,3% à la valeur ajoutée moyenne totale) et 4 millions
(soit une contribution
de 0,28 % à la valeur ajoutée moyenne totale).
L’analyse suivant le secteur d’activité montre que les activités du primaire
sont à forte valeur
ajoutée. On note également des démarcations très nettes suivant le type
de l’entreprise. Les
TPE ont enregistré en 2012 une valeur ajoutée égale à 2,7 millions FCFA
en 2012, contre de
22,4 millions pour les PE, 321,8 millions pour les ME et 4 811 millions pour
les GE la valeur
ajoutée des ME est près de 14 fois plus élevée que celle des PE et près de
120 fois que celle
des TPE).

3.3 Résultat net de l’activité


Le résultat d’exploitation de l’activité est le résultat réalisé par une
entreprise à travers
l'exploitation habituelle de ses seuls facteurs de production. Il n’intègre
plus une charge
quelconque liée à l’exercice de l’activité de production. Dont ce résultat
ne prend en compte
ni les produits et charges financiers, ni les produits et charges
exceptionnels, ni la
participation des salariés aux résultats de l'entreprise, ni les impôts sur
les bénéfices. Il est
égal à la somme des produits moins la somme des charges.
Le résultat net quant à lui s’obtient par la somme du résultat
d’exploitation, des produits
financiers et du résultat exceptionnel le cas échéant, diminuée des
charges financières, de la
participation des salariés et de l’impôt sur le bénéfice. En cas de bénéfice,
c’est ce qui est
distribué entre les actionnaires (lorsqu’ils existent ou dans le cas des SA
ou tout autre forme
d’entreprises entrainant le partage des bénéfices).
Il ressort des analyses que l’ensemble des entreprises enquêtées ont
réalisé un résultat net de
306,9 millions en 2012, enregistrant ainsi une augmentation de 38,7% par
rapport à 2011. La
contribution du secteur informel est restée également très faible (autour
de 0,3%). Il est à
noter quel que soit le secteur (formel ou informel), les entreprises
enquêtées ont été plus
performantes en 2012 qu’en 2011. En effet dans le secteur formel, le
résultat net moyen est
passé de 679,5 millions FCFA en 2011 à 1 001,5 millions FCFA en 2012 ;
soit une
augmentation de près de 47%.
L’analyse suivant le secteur d’activité montre que les entreprises du
secteur primaire
enquêtées ont réalisé des résultats nets négatifs, c'est-à-dire des pertes.
Cette
contreperformance pourrait être attribuée à la variation des coûts des
produits, mais aussi aux
charges d’exploitation élevées ou aux mauvaises conditions de transport
et de conservation
des produits. Dans les deux autres secteurs d’activité par contre, on a
relevé que les
entreprises ont réalisé de bonnes performances sur la période. Les
entreprises du tertiaire ont
réalisé en moyenne un bénéfice net de 281 millions FCFA en 2012, en
augmentation de près
de 42% par rapport à l’année 2011.

3.4 Capacité d’autofinancement de l’entreprise


La capacité d’autofinancement (CAF) d’une entreprise représente
l’ensemble des ressources
internes générées par l’entreprise dans le cadre de son activité qui
permettent d’assurer son
propre financement. Le CAF permet à l’entreprise de faire face à ses
besoins de financements, notamment ses besoins en fonds de roulement
sans faire appel à des emprunts.
Sur le plan comptable, elle désigne la somme du résultat net et de ce
qu'on appelle les
« charges non-décaissées » (dotations aux amortissements et provisions
pour risques et
charges). Elle représente la trésorerie susceptible d’être obtenu du fait de
l’activité courante
de l’entreprise. C’est un indicateur du potentiel de financement de
l’entreprise. Il permet de
rémunérer les actionnaires, financer les investissements de l’entreprise,
rembourser les dettes
éventuelles de l’entreprise, financer l’activité courante de l’entreprise.
La CAF se calcule à partir du résultat net ou de l’excédent brut
d’exploitation. La formule
adoptée dans le cadre de cette étude est basée sur le résultat net de
l’entreprise.
Il ressort des résultats de l’étude que la CAF des entreprises enquêtées
s’est établi à 742
millions en 2011 contre 2 079 millions en 2012, soit une augmentation de
x%. Cette évolution
s’inscrit dans le même sens que celle du résultat net qui est la
composante positive du calcul
de la CAF. Ce résultat montre qu’en 2012, les entreprises ont plus réalisé
un résultat d’exercice qui leur a permis non seulement de couvrir les
charges mais aussi de constituer une trésorerie potentielle, capable de
financer entre autre les investissements de l’entreprise.
L’analyse suivant la formalité de l’entreprise montre que la CAF des
entreprises formelles a
augmenté du plus du double (160%) entre 2011 et 2012, contre 26,42%
pour les informelles
sur la même période. Suivant le secteur d’activité, la CAF des entreprises
du secteur
secondaires a évolué de 29% (858,4 millions en 2011 et 1 107 millions en
2012) contre plus
de 200% pour les entreprises du tertiaires. Seules les entreprises de type
ME ont enregistré
une baisse de leurs CAF entre 2011 et 2012 (298,8 millions en 2011
contre 271,7% en 2012).

Tableau 1.5 : Capacité d’autofinancement moyen en 2011 et 2012


Capacité
d'autofinancement
Capacité
Capacité
d'autofinancem
d'autofinancement
ent
de l'entreprise en
de l'entreprise
2011
en 2012
Moyenne Effectif Moyenne Effectif
Formalité de
Formelle 1878370,0 145 4938010,8 135
l'entreprise
Informelle 3296,3 223 4167,5 186
Secteur d'activité Primaire 679919,0 5 701500,0 4
Secondaire 858408,1 114 1106931,1 101
Tertiaire 690122,9 249 2559261,9 216
Type d'entreprise TPE 2236,1 194 2441,1 157
PE 17556,6 39 31118,1 38
ME 298829,2 34 271767,1 33
GE 2592277,4 101 7063145,8 93
Forme juridique de
SARL 297322,5 69 1296804,7 67
l'entreprise
SA 4093363,7 60 9875353,5 58
EI 4849,1 208 27876,6 175
GIC/Coopérative 1578100,0 3 7150,0 1
SUARL/SARLU 39850,2 2 52990,0 2
Entreprise
Publique/Parapubli 230157,6 5 896154,3 3
que
Autre -9596,9 3 22000,0 2
Aucune 2058,1 18 2014,8 13
Ville Bafoussam 184115,5 36 175169,8 23
Douala 1248074,0 207 3560995,5 179
Yaoundé 64954,0 125 218147,0 119
2 079
Ensemble 742 116,1 368 321
148,3
Source : UYII/EPEASF/Cameroun 2014
3.5 Bénéfices réinvestis
Le résultat net est le solde final de l’activité économique de l’entreprise.
Lorsque ce résultat
est précédé du signe (+), on dit que l’entreprise a réalisé un bénéfice au
cours de la période.
En cas de perte ou de déficit, il est précédé du signe (-). D’après les
résultats précédemment
présentés, l’on a relevé que dans l’ensemble, les entreprises enquêtées
ont réalisé un résultat
positif, synonyme d’un bénéficie au cours des années 2011 et 2012. En
cas de résultat positif,
le bénéfice dégagé sert non seulement à rémunérer les actionnaires, mais
aussi à financer les
investissements de l’entreprise.
A cet effet, au cours de l’enquête, il a été demandé aux managers si une
partie de ces derniers
a été mise en réserve sous forme de capital. Il ressort de cette question
que un peu plus de la
moitié des entreprises ont répondu par l’affirmative (55,3% en 2011 et
55,9% en 2012). Dans
le secteur informel, ce pourcentage est plus élevé et se situe à 63,9% en
2011 et 65,1% en
2012. Par contre, chez les managers des entreprises du secteur moderne,
ils sont 37,1% à avoir déclaré mis une partie du bénéfice en réserve pour
des fins d’investissement. Cette décision pourrait se comprendre par le
fait que la quasi-totalité des entreprises informelles sont jeunes et
souhaitent investir d’avantage et acquérir une part non négligeable du
marché.
L’analyse suivant le type d’entreprise montre que ce pourcentage diminue
lorsqu’on passe des petites entreprises au grandes. Dans les TPE et les
PE, le pourcentage d’entreprises qui ont mis une partie du bénéfice en
réserve sous forme du capital est au-dessus de 60%. Il est de 34,5% en
2011 et 36,4% en 2012 pour les ME contre 40,5% et 38,9% pour les GE,
respectivement en 2011 et 2012.

Tableau 1.6 : Pourcentage d’entreprise ayant mis un bénéfice en réserve sous


forme de capital
Pourcentage
d'entreprises ayant
déclaré avoir mis un
bénéfice en réserve
sous forme de capital
Année 2011 Année 2012

Moyenne Effectif Moyenne Effectif


Formalité de
Formelle 37,1 205 36,6 205
l'entreprise
Informelle 63,9 435 65,1 435
Secteur d'activité Primaire 25,0 8 37,5 8
Secondaire 57,5 179 57,0 179
Tertiaire 55,0 453 55,8 453
Type d'entreprise TPE 61,1 391 62,4 391
PE 66,2 68 66,2 68
ME 34,5 55 36,4 55
GE 40,5 126 38,9 126
Forme juridique de
SARL 33,7 101 34,7 101
l'entreprise :
SA 42,7 82 40,2 82
EI 66,1 401 67,1 401
GIC/Coopérative 40,0 5 40,0 5
SUARL/SARLU 50,0 4 50,0 4
Entreprise
28,6 7 28,6 7
Publique/Parapublique
Autre 25,0 4 25,0 4
Aucune 36,1 36 38,9 36
Ville Bafoussam 46,6 73 46,6 73
Douala 52,9 403 52,6 403
Yaoundé 65,2 164 68,3 164
Ensemble 55,3 640 55,9 640

3.6 Utilisation des capacités de l’entreprise


L’activité de production d’une entreprise nécessité l’utilisation de deux
facteurs indispensable
de production à savoir le travail et le capital. S’agissant du capital, il est
représenté par le
capital technique, c'est à dire l'ensemble des biens de production :
machines, installations
industrielles, réseaux de communication ou de transport, matières
premières, énergie, etc.
dont dispose une entreprise. Ces installations ne disparaissent pas dans le
processus de
production. La qualité d’utilisation du capital technique peut avoir des
répercussions sur
l’activité de l’entreprise et sur les performances individuelles du
personnel. Pour saisir cette
information, l’on s’est intéressé au taux d’utilisation du capital technique
de l’entreprise.
Il ressort qu’en 2011, le taux moyen d’utilisation des capacités de
l’entreprise était de 88% en
2011. Il a connu un léger relèvement en 2012 pour situer à 89,5%. Ce
résultat laisse
transparaitre que les entreprises enquêtées n’utilisent pas encore toutes
leurs capacité
technique pour produire. Cela serait peut-être dû au fait que les
entreprises souhaitent
répondre essentiellement à la demande des consommateurs. Cependant,
l’on est loin de
donner avec précision les causes ou les contraintes à cette sous-
utilisation.
Les entreprises informelles possèdent les taux d’utilisation les plus élevés
(90,9% en 2011 et
92,5% en 2012). Suivant le secteur d’activité, il ressort que le taux
d’utilisation est plus élevé
dans le secteur tertiaire. En effet, en 2012, les entreprises de ce secteur
ont enregistré un taux
d’utilisation moyen de 90,7% contre 86,8% pour le secondaire et 85%
pour le primaire. En
rapport avec le secteur informel, les TPE et PE ont réalisé les taux
d’utilisations les plus
élevés par rapport aux ME et aux GE.
Tableau 1.7: Taux d'utilisation des capacités de l'entreprise en 2011 et 2012
Taux d'utilisation des
capacités du capital
de l'entreprise
Année 2011 Année 2012

Moyenne Effectif Moyenne Effectif


Formalité de
Formelle 79,8 112 80,7 113
l'entreprise
Informelle 90,9 325 92,5 329
Secteur d'activité Primaire 77,5 4 85,0 4
Secondaire 88,0 126 86,8 128
Tertiaire 88,2 307 90,7 310
Type d'entreprise TPE 91,2 293 92,7 298
PE 89,3 44 90,8 44
ME 74,7 31 76,5 31
GE 79,8 69 80,5 69
Forme juridique de
SARL 85,2 56 83,7 56
l'entreprise :
SA 78,2 43 80,2 43
EI 90,3 301 92,5 306
GIC/Coopérative 78,8 4 57,0 4
SUARL/SARLU 83,8 4 83,8 4
Entreprise
77,5 4 78,8 4
Publique/Parapublique
Autre 65,0 2 65,0 2
Aucune 90,6 23 91,9 23
Ville Bafoussam 95,4 53 95,7 54
Douala 88,4 248 91,9 248
Yaoundé 84,5 136 82,8 140
Ensemble 88,0 437 89,5 442
Source :
UYII/EPEASF/Camerou
n 2014.
3.7 Durée hebdomadaire de travail
La durée hebdomadaire moyenne de travail est de 61,2 heures en 2011
contre 59,6 heures en
2012, soit plus de 10 heures de plus tel que recommandé par la
règlementation en vigueur. Ce
temps relativement long de travail s’expliquerait par le rythme de travail
imposé en entreprise
et aussi les objectifs fixés par les managers.
Cette durée de travail est relativement plus élevée dans le secteur
informel que dans le secteur
formel (66,7 contre 47,4 en 2011 et 64,4 contre 47,4 en 2012). Cela est
dû au fait que les
conditions et le temps de travail sont généralement fixés par l’employeur
en marge de
réglementation dans le secteur informel ou parce que la majorité des
travailleurs du secteur
informel sont des auto-employés. Le plus souvent les relations familiales
entre en jeu, ce qui
rend flou les limites entre le temps de travail en entreprise et en famille.
L’analyse suivant le secteur et le type montre que le temps de travail est
plus élevé dans le
secteur tertiaire et dans les TPE.

Tableau 1.8 : Nombre moyen d'heures hebdomadaire de travail


Nombre moyen
d'heures
hebdomadaire de
travail
Année 2011 Année 2012

Moyenne Effectif Moyenne Effectif


Formalité de
Formelle 47,4 158 47,4 158
l'entreprise
Informelle 66,7 394 64,4 403
Secteur d'activité Primaire 42,5 4 42,5 4
Secondaire 61,0 158 57,7 161
Tertiaire 61,4 390 60,6 396
Type d'entreprise TPE 68,1 352 65,3 362
PE 53,9 58 54,2 58
ME 48,0 44 48,1 44
GE 46,7 98 46,7 97
Forme juridique de
SARL 54,3 80 54,3 81
l'entreprise :
SA 39,7 61 39,5 60
EI 67,1 368 63,5 377
GIC/Coopérative 49,4 5 49,4 5
SUARL/SARLU 64,0 4 64,0 4
Entreprise
Publique/Parapubliq 40,0 5 40,0 5
ue
Autre 47,0 3 47,0 3
Aucune 56,4 26 72,0 26
Ville Bafoussam 69,8 62 61,0 63
Douala 62,2 342 60,5 345
Yaoundé 55,3 148 57,0 153
Ensemble 61,2 552 59,6 561
Source: UYII/EPEASF/Cameroun

CONCLUCION

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