Brik Djebrit
Brik Djebrit
THEME
Présenté par :
❖ BRIK HOUDAIFA
❖ DJEBRIT ABDELMADJID
A toute notre famille et surtout à nos parents qui nous ont aidés à surmonter
plusieurs épreuves.
A nos frères, nos sœurs.
I
II PRESENTATION DE LA DTC ET SON APPLICATION A LA COMMANDE DE MAS
II
III
NOTATIONS SYMBOLIQUES
NOTATIONS SYMBOLIQUES
𝑓𝑝 Fréquence du la porteuse Hz
𝑓𝑠 Fréquence du réseau Hz
Lm L’inductance de magnétisation. H
IV
NOTATIONS SYMBOLIQUES
𝜙𝑟 Le flux rotorique Wb
GLOSSAIRE
Signification
V
INTRODUCTION GÉNÉRALE
VI
INTRODUCTION GENERALE
INTRODUCTION GENERALE
Les machines à courant continu (MCC)ont été largement utilisées dans les domaines
nécessitant des entraînements à vitesse et position variables, grâce à la simplicité de la
commande du flux et du couple à partir du courant d’excitation et du courant d’induit.
La machine asynchrone (MAS), de par sa simplicité de conception et d'entretien, a la faveur
des industriels, quand il découvrit les champs magnétiques tournants engendrés par un système
de courants polyphasés. Cette simplicité s'accompagne toutefois d'une grande complexité
physique, liée aux interactions électromagnétiques entre le stator et le rotor, c'est pourquoi elle a
été utilisée depuis longtemps dans les entraînements à vitesse constante. La machine asynchrone
est actuellement la machine électrique dont l'usage est le plus répandu dans l'industrie. Ses
principaux avantages résident dans l'absence de bobinage rotorique (machine à cage), structure
simple, robuste et facile à construire. Son domaine de puissance va de quelques watts à plusieurs
mégawatts, reliée directement au réseau industriel à tension et fréquence constante, elle tourne à
vitesse peu inférieure de la vitesse de synchronisme on dit alors qu'il y a glissement.
Grâce à l’évolution technologique de l’électronique de puissance et de la micro-informatique,
le domaine d’entraînement électrique à vitesse variable, a connu ces dernières années un essor
considérable. Cet avantage a joué en faveur de la MAS, car actuellement elle est utilisée pour la
réalisation de la majorité des entraînements à vitesse variable.
En effet, la première commande qui a était introduite dans l'industrie était la commande
scalaire, très répandue pour sa simplicité et son coût réduit, elle a occupée une grande partie des
applications industrielles à vitesses variables. Seulement, les demandes aux applications plus
performantes ont ouvert les voix aux chercheurs pour réaliser des commandes appropriées qui
répondent aux exigences industrielles.
La commande vectorielle (FOC) constitue actuellement un domaine de recherche
particulièrement intéressant, sa plage s'étend des petites puissances jusqu'aux entraînements de
grandes puissances. Elle est l'évolution du contrôle scalaire tout en maintenant ses performances
en régimes transitoires. La grande différence entre ces deux stratégies de commande, réside dans
le fait que pour un contrôle vectoriel les paramètres de la machine doivent être connus assez
précisément, la dynamique du contrôle devient de plus en plus efficace avec une bonne
connaissance paramétrique.
Mais cette évolution de réglage et l'augmentation des performances en dynamique, se payent
chères. Le fait qui a conduit d'autres chercheurs à trouver des commandes aussi performante et
moins coûteuse, ces efforts en étaient récompensés par l'introduction de la commande directe du
1
INTRODUCTION GENERALE
couple (DTC), conçue essentiellement pour concurrencer sa précédente, elle a fait ses preuves
mais qui n'était pas sans inconvénients.
Grâce aux évolutions actuelles, beaucoup de travaux de recherches visent à développer les
performances de ces deux grandes méthodes.
L'objectif de ce travail est d'effectuer un développement complet d'une commande vectorielle
à flux rotorique orienté d'une machine asynchrones (DFOC) et d’une commande directe de
couple puis en fait un comparaison entre les deux commandes. En partant par l'onduleur de
tension, passant par les régulateurs.
La disponibilité et l’accessibilité directes des résultats, à partir de simulateurs sont nécessaires
dans tous les travaux de recherche modernes. Ainsi, dans le cadre de cette étude nous avons
choisit de travailler sous des programmes dans MATLAB.
Ainsi donc ce mémoire est organisé comme suit:
Dans le premier chapitre, nous débuterons par un modélisation de la machine asynchrone en
utilisant la transformation de Park (passage triphasé-biphasé) et son alimentation (redresseur,
onduleur,….).
Dans le deuxième chapitre on étudiera la commande directe de couple qui ne nécessite pas
qui l’utilisation d’une MLI conventionnelle. Ce qui représente en soi un avantage et ayant pour
objectif de contourner les problèmes de sensibilité aux variations paramétriques en utilisant
comme boucle de régulation de vitesse un régulateur PI classique.
Le troisième chapitre présente la commande vectorielle directe d’une machine asynchrone,
Des résultats de simulation seront présentés pour illustrer les performances statiques et
dynamiques obtenues.
2
CHAPITRE I
3
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
I.1. INTRODUCTION
Dans les pays industrialisés, plus de 60% de l’énergie électrique consommée est transformée en
énergie mécanique par des entraînements utilisant les moteurs électriques. Le modèle mathématique
d’une Machine Asynchrone (MAS) nous facilite largement son étude et permet sa commande dans
les différents régimes de fonctionnement transitoire ou permanent.
La représentation de la machine asynchrone par des équations selon le système triphasé donne un
modèle, dont les équations sont à coefficients variables en fonction du temps. Dans le but de faciliter
leur résolution, on a recours à une modélisation dite « transformation de Park », qui consiste à
transformer le système triphasé en système à deux axes orthogonaux. L’élaboration d’une telle
modélisation est indispensable pour l’étude du régime de contrôle du flux, de couple, de régulation de
tension et de vitesse.
Dans ce chapitre nous nous intéresserons à la modélisation de la machine asynchrone par:
- La mise en équation de la machine asynchrone à partir d’hypothèses simplificatrices.
- La simplification de ces équations par l’introduction de la transformation de Park.
- La mise sous forme d‘équation d’état.
Le moteur d’induction est tellement plus utilisé que les autres que lorsqu’on parle de moteur
asynchrone on sous-entend d’induction. La machine d’induction est caractérisée par une armature
non alimentée (rotor), parcourue par des courants induits par l’autre armature qui est alimentée à
partir d'un réseau de fréquence (stator) fs.
La machine asynchrone comporte une partie fixe constituée d’une carcasse a l'intérieure de
laquelle sont logés le circuit magnétique et le bobinage du stator d’une part, est une partie mobile
appelée rotor d’autre part. La carcasse nervurée à ailettes longitudinales est un monobloc en fonte ou
en acier [3].
Le principe de fonctionnement du moteur asynchrone est basé sur l’induction des courants dans
le bobinage du rotor par un champ tournant dans l’entrefer dû à la circulation des courants
polyphasés dans le stator. Ce champ tournant va créer un couple moteur qui s’exerce sur les
conducteurs des courants induits, Il provoque ainsi le démarrage et la rotation du rotor dans le même
sens que le champ tournant [4].
En fonctionnement normal, le rotor de la machine asynchrone tourne à la vitesse de Ωr exprimée
en radians par seconde, et la force magnétomotrice produite par les courants statoriques tourne à la
3
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
vitesse de synchronisme à Ωs exprimée en radians par seconde, mais la vitesse Ω est généralement
inférieure à Ωs et on a :
Avec :
ωs : Pulsation statorique , liée à la fréquence du stator.
p : nombre de pair de pôle de la force magnétomotrice résultante.
Le rotor est constitué de manière à obtenir trois enroulements ayant un nombre de pôles
identique à celui du stator. Les enroulements rotoriques sont en court-circuit, la vitesse de rotation du
rotor est inférieure à Ωs, et on note [3] :
g : Glissement de la vitesse de rotation par apport à celle du champ tournant statorique
− ns − n
g=
s
g= Ou
s ns
A l’arrêt : g = 1 car Ω = 0 (n r= 0).
f 60. f
ns = En tr/s ou ns = en tr/min.
p p
I.3.1. Stator
Il est constitué d’un enroulement bobiné réparti dans les encoches du circuit magnétique statorique.
Ce circuit magnétique est constitué d’un empilage de tôles dans lesquelles sont découpées des
encoches parallèles à l’axe de la machine .
I.3.2. Rotor
Il n’est lie électriquement à aucune source d’énergie, ni continu, ni alternative, ce qui simplifie
sa construction. Le courant dans ses enroulements est uniquement induit par le champ tournant
4
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
statorique, l’enroulement rotorique est encore appelé induit. Les différents types des moteurs
asynchrones ne se distinguent que par le rotor. On distingue deux types de rotor :
Ce type de moteur est utilisé essentiellement dans des applications où les démarrages sont
difficiles et/ou nombreux (il assurer de meilleures conditions au démarrage).
5
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
• L’influence de l’effet de peau et de l’échauffement sur les caractéristiques n’est pas prise en
compte.
Ainsi, parmi les conséquences importantes de ces hypothèses, on peut citer :
L’additivité du flux.
La constance des inductances propres.
La loi de variation sinusoïdale des inductances mutuelles entre les enroulements statoriques et
rotoriques en fonction de l’angle électrique entre leurs axes magnétiques.
bs β
V
b
br ar
V
θ a
2 as α
0
0
K
w
cs V cschématique
Fig. I.4 Representation r
de la machine asynchrone
c
6
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
a) Equation électrique
En tenant compte des hypothèses mentionnées précédemment les équations électriques des
tensions statoriques et rotoriques peuvent s'écrire sous forme matricielle en appliquant la loi d'Ohm
comme suit :
• Au stator :
d
Vsabc = R isabc + sabc
dt
d
Vrabc = R irabc + rabc (I.1)
dt
Les grandeurs, [Vsabc], [Isabc], [φsabc], sont des vecteurs de dimension 3x1 définit comme suit:
Vas I as as
Var I ar ar
Les matrices des résistances des enrouements statoriques et rotoriques sont définies comme suit:
Rs 0 0 Rs 0 0
0 Rs 0 ; [ R r] = 0 Rs 0 (I.4)
[ Rs] =
0 0 Rs 0 0 Rs
7
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
b) Equation magnétique
Les flux totaux de la machine sont en relation avec les courants par l'intermédiaire des équations
suivantes :
[φsabc] = [ Ls][Isabc]+[Lsr][Irabc]
Avec :
ls Ms Ms lr Mr Mr
Ls = M s ls Ms et Lr = M r lr Mr (I.6)
Ms Ms ls Mr Mr lr
Où :
2π 2π
cos(θo cos(θ +
) cos(θ − )
3 3
T 2π 2π
Lsr = Lrs = M sr cos(θ − ) cos(θo cos(θ + ) (I.7)
3 3
2π 2π
cos(θ + ) cos(θ − ) cos(θo
3 3
d
: Angle entre la phase A du stator et celle correspondant au rotor avec = .
dt
Ls, (Lr) : inductance propre d’une phase statorique (rotorique).
Ms , (Mr) : inductance mutuelle entre deux phases statoriques (rotoriques).
Lsr:inductance mutuelle maximale entre une phase du stator et une phase du rotor.
Sous une forme plus développée, les expressions deviennent :
d d
Vabc = Rs iabc + Ls iabc + Lsr i ABC (I.8)
dt dt
d d (I.9)
0 = Rr i ABC + Lr i ABC + Lrs iabc
dt dt
c) Equation mécanique
L’équation du couple s’exprime comme :
Nous aboutissons ainsi, à un système de six équations différentielles et une expression du couple
dont certains coefficients font intervenir des fonctions sinusoïdales dues au mouvement de rotation
8
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
du rotor, ce qui a pour conséquence une certaine complexité dans la résolution analytique. Afin de
surmonter cette difficulté, nous adoptons la transformation triphasée– biphasée dite de « Park »
Vas
Vs = Vbs (I.10)
Vcs
La matrice de changement de base [P(θ)] étant orthonormée, le calcul de sa matrice inverse est très
simple : [P(θ)]-1 = transposée [P (θ)] = [P (θ)] t
Donc :
9
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
cos ( ) − sin ( ) 1
2
P −1
( )= 2 cos ( − 2 / 3) − sin ( − 2 / 3) 1 (I.12)
3 2
cos ( + 2 / 3) − sin ( + 2 / 3) 1
2
bs d
Vbs
ids
Vds
Vas idr
iar ar
cr
icr as
ibr
q
br iqs
iqr Vqs
Vcs
cs
dφds
Vds = RS ids + − ωs φqs
dt
dφqs
Vqs = Rs iqs + + ωs φds
dt
(I.13)
dφ
0 = Rr idr + dr − ωr φqr
dt
dφqr
0 = Rr iqr + + ωr φdr
dt
10
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
Avec :
d s
c = la vitesse de rotation du référentiel.
dt
d r
r =p =p la vitesse électrique de rotation du rotor.
dt
3
Ce = p.( i −
ds qs qs dsi ) (I.15)
2
3
Ce = p.( i −
dr qr qr dri ) (I.16)
2
3 (I.17)
Ce = [Link] (iqs I dr − idr I qr )
2
Ce = p.
M
( dr qs − qr ds ) (I.18)
σLs Lr
11
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
Il est à remarquer que l’expression du couple présente un fort couplage entre les grandeurs
statoriques et les grandeurs rotoriques.
dΩr
J = Ce − C r − C f (I.19)
dt
Avec :
J : Moment d’inertie
Cr : Couple résistant
k f : Coefficient de frottement
En substituant les flux par leurs expressions (I.19) dans les équations de tension (I.18), nous
aboutissons à la forme matricielle suivante :
d d
R s + Ls − ωs Ls LM − ωs LM
Vds dt dt idS
d d
Vqs ωs Ls R s + Ls ωs LM LM iqS
= dt dt
0 d d idr (I.20)
LM − (ωs − ωr )LM R r + Lr − (ωs − ωr )Lr
0 dt dt iqr
d d
(ωs − ωr )LM LM (ωs − ωr )Lr R r + Lr
dt dt
12
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
d ds
vds = Rs ids − ωs qs +
dt
d qs
vqs = Rs iqs + ωs ds +
dt
d dr
vdr = 0 = Rr idr − (ωs − ωr ) qr +
dt
d qr
vqr = 0 = Rr iqr + (ωs − ωr ) dr +
dt
d ds
vds = Rs ids − ωs qs +
dt
d qs
vqs = Rs iqs + ωs ds +
dt
b
d
vdr = 0 = Rr idr + dr
dt
d qr
vqr = 0 = Rr iqr +
dt
variables par rapport aux axes « d-q » tournant à la vitesse synchrone du champ de la machine.
d ds
vds = Rs ids − ωs qs +
dt
d qs
vqs = Rs iqs + ωs ds +
dt
(I.21)
d
vdr = 0 = Rr idr − (ωs − ωr ) qr + dr
dt
d qr
vqr = 0 = Rr iqr + (ωs − ωr ) dr +
dt
Ce référentiel est le seul qui n’introduit pas de simplifications dans les équations de la machine. Il
est intéressant de le prendre pour l’étude des problèmes de processus à entraînements réglés variables
associés ou non à des convertisseurs générant des tensions (courants) d’alimentations à fréquences
variables, ce qui est notre cas.
13
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
•
X = Fx ( X,U,t )
Y = Fx ( X,U,t )
Avec :
Le choix des variables d’état dépend des objectifs visés. (la commande et l’observation).
T
Dans notre cas, si nous considérons X = ids ,iqs ,Φdr ,Φqr , Ωr comme variables d’état et les variables
(Vds ,Vqs et s) comme variable de commande, le système d’état qui représente notre machine est
donné par :
dids 1 L L
= − Rsmids + ωs σLs iqs + m φdr + m ωφqr + Vds
dt σLs LrTr Lr
diqs 1 L L
= − ωs σLs ids − Rsmiqs + m ωφdr + m φqr + Vqs
dt σLs Lr LrTr
dφdr Lm 1
= ids − φdr + (ωs − ω)φqr (I.22)
dt Tr Tr
dφqr Lm 1
= iqs − (ωs − ω)φdr − φqr
dt Tr Tr
d
Ωr =
1 PLM
(Φdriqs − Φqrids ) − Cr − fΩr
dt J Lr
L2m L2m L
Avec: Rsm = Rs + ; σ = 1− ; Tr = r .
LrTr LsTr Rr
14
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
M2 M
Rs +
LrTr LrTr Mωr
− ωs
σLs σLs σLs Lr
M2 M
Rs +
A= LrTr Mωr LrTr (I.23)
− ωs − −
σLs σLs Lr σLs
M 1
0 − (ωs − ωr )
Tr Tr
M 1
0 − (ωs − ωr ) −
Lr Tr
1 0
1 0 1
B= (I.24)
Ls 0 0
0 0
15
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
Commande de
L’onduleur
courant Id et de trois diodes (D4, D5, D6) à anode commune assurant son retour .Si nous
commesuit :
Ua (t )=Vm sin(2πf t)
16
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
Et si nous négligeons l’effet d’empiétement, et les chutes de tension au niveau des diodes de
redressement, la tension de sortie du redresseur sera définie comme suit :
Elle admis de valeur moyenne qui le caractérise est donnée par l’expression suivante :
3 3
Vmoy = Vm (I.26)
π
dI d Vred − Vd
=
dt Lf
dVd I d − I s (I.27)
=
dt Cf
17
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
IL joue un rôle très important dans la commande des machines, particulièrement la machine
asynchrone. La (figure I.9) illustre le schéma structurel d'un onduleur triphasé alimentant le stator
d'une machine asynchrone.
On peut associer à chaque bras de l'onduleur une fonction logique de sorte que F₁+1 si la phase a
est connectée à la borne positive de la source continue Uf, F2-1 si la phase a est connectée à la borne
négative de la source continue U Si la charge est équilibrée et couplée en étoile avec neutre isolé
ua 2 −1 −1 F1
Uf
ub = −1 2 − 1 . F2 (I.29)
6
uc −1 −1 2 F3
18
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
vref1, vref2 et vref3. Cessignauxvrefksont les images des tensions que l'onsouhaite appliquer sur
chaque phase.
La (figure I.10) montre comment sontdéterminés les signaux de commande Bk1 d’un
19
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
D'après la figure ci-dessus, nous constatons que chaque bras prend deux valeurs -E/2 et E/2,
La figure ci-dessous présente les différentes tensions obtenues à la sortie de l'onduleur à deux
20
CHAPITRE 1 MODÉLISATION DE LA MACHINE ASYNCHRONE
E/2 et -E/2,
➢ La tension composéeporte trois niveaux de la tension continue :U/2 , 0 ,et –U/2. Sa forme
estproche de la sinusoïde .
I.11 CONCLUSION
21
Chapitre II
Présentation de la DTC et son application à
La commande de MAS
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
II.1. INTRODUCTION
Du fait de leur faible coût et de leur structure simple, associés à la technologie à vitesse
variable, les moteurs asynchrones prennent de plus en plus d'importance dans le domaine des
variateurs de vitesse.
Introduit en 1985 par TAKAHASHI, la commande direct de couple (Direct Torque Control ou
DTC) adopte une approche séduisante basée sur son efficacité et sa simplicité de mise en œuvre.
Certains travaux ont permis une modélisation rigoureuse de cette approche . Cette technique
peut calculer des grandeurs de contrôle telles que le flux statorique et le couple
électromagnétique en mesurant le courant statorique sans utiliser de capteurs mécaniques. Dans
la structure DTC, le moteur asynchrone commandé par l'onduleur de tension est un système
hybride dans lequel la partie continue est le moteur asynchrone et la partie discrète est l'onduleur
de tension.
ir = ir + [Link] ; r = r + j. r
À partir de (II.1) on a:
d s (II.2)
= Vs − Rs .is
dt
Alors:
19
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
t
Sachant que la séquence de commande du convertisseur (Sa Sb Sc) est fixée dans la période
d'échantillonnage [0, Tz], la relation (II.3) peut s'écrire :
t
s (t ) = s0 + vs .TZ − Rs is dt (II.4)
0
Ou encore :
t
2
s (t ) = Vdc ( S1 + a.S 2 + a 2 .S3 ) − Rs is dt + s0
(II.5)
3 0
Où est le vecteur de flux à t = 0 et suppose que la résistance reste constante. Si l'on ignore,
en première approximation, la chute de tension due à la résistance statorique, le vecteur flux
stator à l'instant (t+Δt) est déduit du vecteur flux à l'instant t par la sommation vectorielle
suivante, à l'intérieur d'une période de commutation de l'onduleur (par rapport au fixe)
s (t + t ) = s (t ) + vs . t
La relation (II.6) peut se réduire à la relation de récurrence suivante:
s ( K + 1) s ( K ) + vs .TZ (II.6)
Où:
s (K ) s ( K + 1) − s (K ) (II.8)
tel sorte que, si ce dernier est non nul, l’extrémité du vecteur s suit la direction de vs , et si vs est
On obtient ainsi:
20
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
d d
s
= ds
= vds − Rs .ids ( qs = 0) (II.10)
dt dt
β
β
q V3 V2
V1
V4 α
s = ds d
V qs
Vds
α
V5 V6
Fig. II.1 orientation de l'axe d selon la direction du flux statorique.
(Fig. II.2) montre deux situations de changement de débit statorique lorsque deux tensions
différentes sont appliquées.
21
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
β β
s (t + t ) s (t + t )
v3 t v3 t
s (t ) s (t )
α α
Fig. II.2 Evolution du vecteur flux statorique en fonction du vecteur de tension appliquée.
En sélectionnant l'ordre correct des vecteurs dans des intervalles de temps successifs, la fin
du vecteur dans la trajectoire souhaitée peut être tracée.
Pour travailler avec le module de débit constant, sélectionnez simplement la trajectoire
circulaire pour la fin du vecteur de flux. Ceci n'est possible que si le temps de régulation est très
court par rapport à la période de rotation du débit.
Avec :
r
3 Lm
Kt = p s
2 Lr Ls
α
r
22
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
Pour dire que le flux statorique est stocké dans une certaine bande d'hystérésis, supposons
qu'il suive sa référence et que l'évolution du flux rotorique est lente par rapport à celle du flux
statorique [8], l’expression (II.14) à l'instant t + Δtdevient:
'
Ce = K t . sin( + )
sref r (II.13)
β
s (t + 1)
(t + t ) (t )
v2 t s s
v3 t
s (t ) +
α δ α
δ +
r (t ) r (t )
0 Ce Diminue 0 Ce Augmente
Fig. II.4 Evolution de l'angle δ en fonction du vecteur de tension appliqué
23
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
niveaux permet ainsi d'identifier les dépassements de la bande de contrôle et de les respecter par
la relation :
~ −ψ
eψ = ψ Hψ
s s
(II.14)
d ψ = 1 oùHψest la bande d’hystérésis du contrôleur ([Link].5 (a,b)).
Le choix du vecteur tension à appliquer dépend du signe de l’erreur entre le flux de référence
ψsrefet le flux estimé 𝜓̌s.
d ψ = 1 Pour eψ Hψ
{ (II.15)
dψ = 0 Pour eψ Hψ
H
serf
1
-H
t eψ
-H H
Fig. II.5.a Evolution de s Fig. II.5.b Contrôle à hystérésis à deux niveaux
24
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
La figure. II.24 montre l’écart de sortie logique d T du contrôleur suivant l’évolution du couple
-H eT
H
-1
Fig. II.6contrôleur à hystérésis du couple à trois niveaux.
Le signal de sortie du contrôleur du couple est définit comme suit:
dT = 1 Pour eT HT
dT = 0 Pour eT = 0 (II.17)
{ dT = -1 Pour eT -H T
v3 v2
v1
Ψs
v1
1
Fig. II.7 Choix du vecteur tension à appliquer.
Les vecteurs (v1, v2, v6) ont contribué à l'augmentation du débit et les vecteurs (v2, v4) ont
contribué à l'augmentation du couple. Par conséquent, seul le vecteur v2 peut être utilisé pour
répondre aux exigences requises.
C'est la même résonance qui devrait s'appliquer à tous les scénarios, permettant d'améliorer
les tables de contrôle de débit et de couple.
25
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
Table de commande du flux statorique
Le tableau II.1 résume les séquences de tensions actives à appliquer pour augmenter ou diminuer
le module du flux selon chaque secteur.
Tableau. II.1 vecteurs de tensions à appliquer pour chaque secteur pour le contrôle du flux.
Secteur (1) (2) (3) (4) (5) (6)
s
v6,v1,v2 v1,v2,v3 v2,v3,v4 v3,v4,v5 v4,v5,v6 v5,v6,v1
s
v3,v4,v5 v4,v5,v6 v5,v6,v1 v6,v1,v2 v1,v2,v3 v2,v3,v4
Tableau. II.2 vecteurs de tensions à appliquer pour chaque secteur pour le contrôle du Couple.
Secteur (1) (2) (3) (4) (5) (6)
s
v2,v3 v3,v4 v4,v5 v5,v6 v6,v1 v1,v2
s
v5,v6 v6,v1 v1,v2 v2,v3 v3,v4 v4,v5
On sait d'après ce tableau que plusieurs facteurs de tension actifs sont disponibles, mais l'idée
de supprimer les champs de tension nulle n'est pas optimiste ; en fait, leur absence contribue à
augmenter le nombre de transitions. donc la perte correspondante [8]. La table de commande
définie dans [11] donnée dans le Tableau II.4 permet l'utilisation de séquences à tension nulle et
réduit ainsi les pertes.
26
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
(1) (2) (3) (4) (5) (6)
dT = 1 v3 v4 v5 v6 v1 v2
dT = 0 dT = 0 v0 v7 v0 v7 v0 v7
dT = −1 v5 v6 v1 v2 v3 v4
dT = 1 v2 v3 v4 v5 v6 v1
dT = 1 dT = 0 v7 v0 v7 v0 v7 v0
dT = −1 v6 v1 v2 v3 v4 v4
a) Modèle en tension
Cette méthode est connue comme la plus simple à estimer le flux, elle est issue de l'équation
(II-27). L’amplitude du flux statorique est estimée à partir de ses composantessuivant les axes α-
β soit :
t
s = (vs − Rs is )dt
0
Avec : s = 2
s − 2
s
t (II.18)
s = (vs − Rs is )dt
{ 0
Les composantes isα et isβ du vecteur courant sont obtenues à partir de la transformation de
Concordia des courants mesurés :
3
is = isa
2 (II.19)
1
is = ( isa − isb )
{ 2
Les composantes du vecteur tension sont reconstituées à partir de la tension continue par les
relations suivantes :
2 1
vs = Vdc ( S a − ( Sb + S c )) (II.20)
3 2
27
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
1 (II.21)
vs = Vdc (Sb − S c )
2
La ([Link].8) montre le diagramme de bloc d'estimation du flux statorique en coordonnées α-β.
is Rs ∫ s
2
s − 2
s
vs
is
tan −1 (
s
s / s )
vs Rs ∫
b) Schéma de la commande
Réseau
AC Onduleur MAS
triphasé D
C
F1,F2,
F3 F1,F2,F
Table de commutation Transformation de
3
Concordia
Cemref Ωr
Régulateur de
vitesse
Ωrref
Fig. II.9 Structure générale du contrôle direct du couple [14].
28
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
29
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
150 1.4
1.2
100
1
50
0.8
0
0.6
-50
0.4
-100
0.2
-150 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
80
1.5
60
40
1
Couple électromagnétique (N.m)
20
Flux statorique beta (Wb)
0.5
0
-20 0
-40
-0.5
-60
-80
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 -1
Temps (s)
60 -1.5
-1 -0.8 -0.6 -0.4 -0.2 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1
50 Flux statorique alpha (Wb)
40
30
20
Courant ia (A)
0
suppression de la charge puisd’une inversion de sens de rotation.(cas de DTC).
-10
-20
-30 30
-40
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s)
Chapitre II Présentation de la DTC et son application à la commande du MAS
II.5. CONCLUSION
Un DTC est une technique de contrôle qui exploite la capacité d'appliquer le couple et le courant
aux moteurs à courant alternatif de manière séparée dès qu'ils sont alimentés par un convertisseur
de tension sans contrôle de courant effectué dans une boucle de rétroaction, offrant une
séparation similaire à celle obtenue à partir du vecteur.
Dans ce chapitre, nous présenterons les concepts de base du contrôle direct du couple et
l'application de cette méthode dans une machine à induction. Enfin, nous insérons ou supprimons
la charge et répétons le sens de rotation, ce qui provoque des pics et des oscillations dont la
vitesse, le courant et le couple n'affectent pas le courant.
La précision de l'estimation du couple électromagnétique dépend essentiellement de la
précision de l'estimation du flux statorique, des tables de sélection des facteurs de tension
attendus et des correcteurs d'hystérésis. Malgré leur simplicité, ces correcteurs font oscillations
de la variable réglée (débit et moment).
31
Chapitre III
Présentation de la DFOC
Et son application à la commande de MAS
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
III.1. INTRODUCTION
La commande par expo sure de flux (FOC), proposée par BLASCHKE en 1972, est une
fashion de commande classique pour l'entraînement des machines asynchrones. L'idée
fondamentale de cette méthode de commande est de ramener le comportement de la machine
asynchrone à celui d'une machine à courant continu. Cette méthode se base sur la metamorphosis
des variables électriques de la machine vers un référentiel qui tourne avec le vecteur du flux. Par
conséquent, ceci permet de contrôler le flux de la machine avec la composante idsdu courant
statorique qui est l'équivalent du courant inducteur de la machine à courant continu. Tandis que,
la composante masterships permet de contrôler le couple électromagnétique correspondant au
courant induit de la machine à courant continu. (9)
Les méthodes de commande vectorielle par expo sure de flux sont qualifiées par directes ou
indirectes selon la détermination de l’angle de position du flux, ou l’angle d’orientation. Si cet
angle est donné directement à partir des composantes biphasées du flux, ces méthodes sont dites
directes, sinon elles sont indirectes et l’angle en question devrait être calculé par l’intégration de
la pulsation du stator déduite à partir de la combinaison linéaire de la pulsation de glissement et
de la vitesse du rotor. On retiendra donc que les méthodes directes nécessitent un capteur de flux
ou son estimation, alors que les méthodes indirectes nécessitent un capteur de vitesse ou son
estimation.[15]
35
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
Pour que le couple électromagnétique dépende du produit [Link], il faut que Iqr soit
proportionnel à Iqs et que Idr soit nul. En régime permanent, le flux φdr est constant et imposé par
Pour le rotor:
dφdr
Cr + φr = M I ds
dt
(III.3)
M I qs
ωsl = ωs − ωr =
Tr φr
36
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
q βs
is
d
iqs
ids
θs αs
La commande vectorielle par orientation du flux rotorique avec une alimentation en tension
de la machine, n’est pas tout à fait découplée. Elle nécessite un bloc de découplage entre les
tensions (Vds, Vqs) permettant de contrôler, de manière indépendante, le couple par la composante
Iqs et le flux rotorique par la composante Ids [17].
d
Par introduction de l’opérateur de Laplace « S » = ; les équations (III.5) deviennent :
dt
37
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
σ Ls ωs ids
+
Vds + 1 1
. I ds
Rs 1 + S.σ. Ts
M
ωs φr
Lr
-
V qs 1 1
+ . I qs
Rs 1 + S.σ. Ts
-
σ Ls ωs iqs
M
Les termes σ Ls ωs ids , ωs φr et σ Ls ωs iqs correspondent aux termes de couplage entre les
Lr
axes d-q.
Une solution consiste à ajouter des tensions identiques mais de signe opposés à la sortie des
1 1
régulateurs de manière à séparer les boucles de . régulation d’axe d et q comme le
Rs 1 + S.σ. Ts
montre la (figure III.3) [18].
38
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
σ Ls ωs iqs σ Ls ωs iqs
~
I ds σ Ls ωs ids σ Ls ωs ids
Il existe deux méthodes de régulation orientée flux, la méthode dite directe, basée sur la
connaissance du flux (position et norme). L'autre, appelée méthode indirecte, est basée
uniquement sur la connaissance de l'emplacement du flux.[18]
39
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
ids
Estimateur Transformation
de flux de Park
iqs
Ωr
Capteurdev MAS
itesse
Fig. III.4 : Asservissement de vitesse de la machine asynchrone triphasée alimentée en tension par la
méthode du flux orienté direct [17].
40
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
Fig. III.5 Asservissement de vitesse de la machine asynchrone triphasée alimentée en tension par la méthode
du flux orienté indirect [17].
41
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
de démarrage et un couple faible (utilisé uniquement pour lutter contre les frottements) pendant
la phase de démarrage.
La sortie du régulateur Ids fournit la tension de référence Vdsref. Les deux tensions de
référence Vdsref et Vqsref sont ensuite converties en quantité de stator à l'aide d'une conversion
triphasée à biphasée.
L'onduleur PWM applique une impulsion de tension à la machine. Sa valeur moyenne
correspond aux tensions de référence Vasref, Vbsref, Vcsref pendant la période PWM. [17]
III.5. REGULATION
L’objectif de la commande, en général, est d’avoir un système de hautes
[Link] critères de performance peuvent être définis [17]; à savoir :
➢ Précision en poursuite.
➢ Précision en régulation :
➢ Temps de montée.
➢ Temps de réponse.
➢ Dépassement.
➢ Stabilité.
➢ Robustesse vis-à-vis des perturbations (charge, moment
d’inertie).
➢ Sensibilité à la variation de paramètres.
A partir de ce point, des différentes techniques de commandes sont utilisées afin de remplir
le cahier de charge de la commande, techniques classiques ou avancées. L’une des techniques
classiques consiste à utiliser les régulateurs type proportionnel et intégral PI dont les coefficients
sont calculés à partir des paramètres de la machine à commander.
42
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
Ki R
Par compensation on aura = s (III.10)
K p σ Ls
1
K 1 σLs
= K p (S + i ) . . (III.11)
Kp S S + Rs
σLs
Kp 1
.
Go (S) σLs S
F(S) = = , après calcul et développement on trouve :
1 + Go (S) Kp 1
1+ .
σLs S
1 σL
F(S) = : Avec τi = s : Constant de temps des courants dans les deux boucles.
τ i .S + 1 Kp
On choisit la dynamique de la boucle de courant qui est rapide par rapport à celle de la
vitesse on déduit Kp et enfin Ki.
Les mêmes valeurs de coefficients sont adoptées pour les deux boucles de courant.
43
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
1 + S.Tn2
GΩ (s) = (III.13)
S.Ti2
ids 1 φr
φrréf + 1 + S.Tn2 1 M
S.Ti2 M Tr + S
φr
En posant :Tn2 = Tr
Ainsi après compensation la fonction de transfert en boucle ouverte prend la forme suivante :
1
GO = (III.14)
S.Ti2
En considérant le schéma bloc de la figure ci-dessus, la fonction de transfert en boucle
fermée est déterminée de la manière suivante :
1
S.Ti2
GF (s) = r
= (III.15)
1
rréf 1+
S.Ti2
1
GF (s) = (III.17)
1 + S.τ
44
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
(f r + JS) Ωr = Ce − Cr (III.19)
Ωr 1
= (III.20)
Ce J.S + f r
Pour éliminer l’erreur statique en régime permanent il faut utiliser un régulateur de type
proportionnel intégrale (PI) donc :
1 + S.Tn1
G ( s) = (III.21)
S.Tn1
Cr
+ 1 + S.Tn2 Cer
+
Ce 1 Ωr
Ωrréf
S.Tn2 f r + J .S
Ωr
Ωr 1 (III.22)
=
Ce J
f r (1 + S. )
fr
45
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
J
On pose la constante mécanique : m = .
fr
Ainsi après compensation, le schéma bloc de la boucle de vitesse de la machine asynchrone
prend la nouvelle structure représentée par la (figure III.9) :
Ωrr + 1 + S.Tn1 1 Ωr
S.Tn1 f + J .S
r
Ωr
Ωr
Fig. III.10 Boucle de vitesse Ωr de la machin asynchrone triphasée
On trouve :
1
G FV (S) = (III.25)
1 + Ti1 f r S
46
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
.Ωnom
rréf = rnom
Ω φr(Wb)
Avec :
47
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
0,031 seconde. Notez également que le courant de phase du stator atteint une valeur de crête
significative de 51,08 A pendant la période de démarrage, puis chute à la valeur de régime
permanent déchargé de 7,2 A. En revanche, la forme du couple électromagnétique culmine à 75
N.m au démarrage puis diminue pour équilibrer le couple de frottement en régime permanent.
L'activation et la désactivation du couple de charge provoque un écart de vitesse d'environ 3,4 rd
/ s par rapport à la valeur cible. Cet écart est ensuite éliminé par le contrôleur
On constated’après la (figure I.12) que le couple électromagnétique et le courant de phase
statorique marquent des pics lors de l’inversion de sens de rotation dus à l’initialisation du flux,
puisse stabilisent en régime permanent et le découplage persiste toujours. Le flux rotorique direct
(φqr)est légèrement affecté, l’influence est pratiquement négligeable ; ce qui montre la robustesse
de lacommande face à l’inversion du sens de rotation.
150
1.2
Flux qr
Flux dr
100 1
50 0.8
Vitesse (rad/s)
0.6
0
0.4
-50
0.2
-100
0
-150
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 -0.2
80 Temps (s) 060 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s)
60 50
40
40
Couple électromagnétique (N.m)
30
20
Courant ia (A)
20
0
10
-20
0
-40
-10
-60 -20
-80 -30
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
Figure II.12 Résultats de simulation de la MAS au démarrage à vide suivi d’une insertion et
suppression de la charge puis d’une inversion de sens de rotation.(cas de DFOC)
48
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
49
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
150 150
100 100
50 50
Vitesse (rad/s)
Vitesse (rad/s)
0 0
-50 -50
-100 -100
-150 -150
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
50
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
60 60
50 50
40
40
30
30
20
Courant ia (A)
Courant ia (A)
20
10
10
0
0
-10
-10
-20
-20 -30
-30 -40
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
1.4
1.4
1.2
1.2
1
Module de flux rotorique (Wb)
1
Flux statorique (Wb)
0.8
0.8
0.6
0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
80 80
60 60
40 40
Couple électromagnétique (N.m)
Couple électromagnétique (N.m)
20 20
0 0
-20 -20
-40 -40
-60 -60
-80 -80
0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6 0 0.2 0.4 0.6 0.8 1 1.2 1.4 1.6
Temps (s) Temps (s)
Figure IV.1 Résultats de simulation de la MAS au démarrage à vide suivi d’une insertion et
suppression de la charge puis d’une inversion de sens de rotation.(cas de DFOC et DTC)
51
Chapitre III Présentation de la DFOC et son application à la commande du MAS
III.12. CONCLUSION
Dans ce chapitre, nous avons appliqué la commande vectorielle directe de la machine
asynchrone au flux rotorique. Le but est de contrôler le débit et le couple séparés et de fournir
un contrôle de vitesse puissant. La machine est alimentée par une tension en cascade redresseur-
filtre-onduleur contrôlée par la technologie delta sinusoïdale. Les résultats de la simulation ont
été utilisés pour démontrer les performances statiques et dynamiques du contrôleur. Le
découplageentre flux et couple est parfaitement réalisé et le choix du régulateur se justifie par la
rapidité de réponse et son dépassement acceptable. Notez que cette technique est la méthode la
plus largement utilisée pour séparer le contrôle du flux magnétique et du couple. Cela permet de
rapprocher la forme de couple d'une machine asynchrone de la forme de couple d'une machine à
courant continu. De plus, cette méthode est facile à mettre en œuvre et offre de bien meilleures
performances à basse vitesse.
Nous avonsprésenté a la fin de cechapitre la comparaison entre la commande direct du
couple et la commandevectorielle, donc on conclure : La commande DTC
estcaractériséeprincipalement par une bonne réponsedynamique du couple, une bonne robustesse
et unecomplexitémoindre que la commandevectorielle. En revanche, on observe
uneondulationélevée du couple et du flux. Toutefois, la stabilité de la réponse et le découplage de
la commande flux et couple sont beaucoup plus précis avec la commande DFOC.
52
Conclusion générale .
CONCLUSION GÉNÉRALE
55
Conclusion générale .
CONCLUSION GENERALE
Le travail effectué dans cemémoire propose deux commandes :commandevectorielledirecte,
commandedirecte de couple et sontcomparaisonappliquent à une machine asynchronealimentée
par un onduleur de tension.
L’étude des comportementsdynamiques et statiques de la machine asynchroneexigeune
bonne modélisationmathématiquedécrivant de façonadéquate son comportement. On ne peut pas
parler de commande de la machine sans qu’on cite le convertisseur qui luiestassocié. Pour cette
raison, on aabordé la modélisation de l’alimentation et de l’associationconvertisseur machine.
La deuxièmepartie de cemémoire a étéconsacrée à décrire la commandedirecte du couple
(DTC),on a procédé à l'étude plus détaillée et à la simulation desformes de bases de cette
technique pour en savoir le comportement et le principedefonctionnement.
Ensuite,nousavonsdéveloppé la commandevectorielledirecte par orientation du flux rotorique,
afin de lui donner des comportementssemblables à ceux de la machine à courant continu.
Après la comparaison entre ces deux techniques, nous allonsprocéder à unecomparaison entre
les performances des deux techniques de commande: la commandedirecte du couple DTC et la
commande á flux orientédirecte DFOC en régimes dynamiques et statiques.
En régime permanent, et pour des grandeurs de références, les ondulations du courant et du
couple serontévaluées et comparées pour différentesvaleurs de la vitesse. En régime transitoire,
le but attenduestd’évaluer la méthode qui donne la meilleureréponsedynamique (rapidité sans
dépassement).Pourunecomparaisonjuste entre les deux techniques de commandes, on doit
imposer la même conditions pour les deux commandes. Les résultats de simulation obtenus pour
les deux commandes DFOC et DTC sont :
➢ On peut remarquer que la commande DFOC est caractérisée par des valeurs faibles des
ondulations des courants statoriques et de couple en la comparant à la commande DTC.
➢ Ces résultats montrent que l’utilisation de la commande DTC donne une meilleure
réponse du couple en terme du temps d’établissement et de dépassement. La différence
dans le régime transitoireest due à la présence des régulateurs PI dans la commande
DFOC qui retardent le couple. Les temps de réponses du couple.
56
ملخص .
LES REFERENCES
[1] TIUFOUTI RIAD, « contribution à la commande directe du couple de la machine asynchrone
», thèse de doctorat de l’université de Constantine, Faculté des sciences de l’ingénieur,
département d’électrotechnique 2008.
[3] H. TAMRABET, « Robustesse d'un control vectoriel de structure minimale d'une machine
asynchrone », thèse de magister de l'Université de Batna, Algérie, 2006.
[4] A.A. PUJOL, « Improvisent in Direct Torque Control of Induction Motors », Thèse de
doctorat de l'Université Polytechnique de Catalogne, Espagne, 2000.
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onduleur de tension a deux et trois niveaux » séminaire de Electrical and superconducting machines
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[8] : K. V.h Kumar, P. Angel Michael, J. P. John and Dr. S. Suresh Kumar, « Simulation and comparison
of SPWM and SVPWM control for three phase inverter », ARPN Journal of Engineering and applied
Sciences 2010 [9] : [Link] , «
Contrôle du Moteur à Induction Sans Capteur de Vitesse et de position », Thése de Magister Université
de Batna, Juin 2005.
[10] : [Link], « Commande de machine électrique en environnement Matlab/Simulink et Temps
Réel », Mémoire de Magister Constantine 2009
[11] : [Link], « Modélisation contrôle vectoriel et DTC », HERMES 2000 .
[13] : [Link], « Contrôle direct de couple du moteur à induction sans capteur de vitesse associée à un
observateur non linéaire », thèse de magister, université de Batna 2010.
[14] : [Link], « Contrôle de la machine asynchrone»: cours, Université Djillali Liabès Sidi Bel-
Abbès, Faculté des Sciences de l’Ingénieur, Département d'Electrotechnique 2008-2009.
55
ملخص .
[15] : [Link] Ouali,,« Application de FPGA à la commande d'un moteur asynchrone>> mémoire magister,
université Mouloud Mammerie de Tizi-Ouzou,2015.
[16] Kouzikatia, « contribution des techniques de la logique flue pour la commande d'une machine à
induction sans transducteur rotatif », mémoire de doctorat, université de Batna, 2008
[17]:Rezgui Salah Eddine « commande de machine electrique en environnement Matlab/Simulink et
Temps Réel » Université Mentouri de Constantine 2009
[18] :Barros, J.-C, « Application de la logique Floue à la Commande Optimale du Moteur» Université de
Sétif 1 2013.
[19]:Benamormessaoud. « commande par DIC de la machine à induction sans capteur de vitesse
utilisation du filtre du KALMAN pour l'estimation de la vitesse » Université de Batna 2012
56
ملخص .
الملخص
La traduction est trop longue pour être enregistrée
) المطبقDTC( ) والتحكم المباشر في عزم الدورانFOC( نقدم دراسة مقارنة التحكمالشعاعي غير مباشر، في هذا البحث
وFOC يتم تنفيذ نمذجة المحرك من أجل تطبيق التقنيات المختلفة ألوامر، ً أوال.)MAS( علىماكنةالتزامنية ثالثية الطور
شرح لألوامر المذكورة وكذلك مبدأ ضبط التدفق وعزم الدوران الكهرومغناطيسي وفقًا للسرعة، بعد ذلك.DTC
، Matlab / Simulink في بيئة، يتم اختبار أداء النظام ومقارنته بالمحاكاة من حيث متابعة التعليمات، أخيرا.المطلوبة
.لتوضيح أداء هذه األوامر
.
كلمات مفتاحية
التحكم المباشر،PI منظم، )FOC( تحكمالشعاعي غير مباشر، عزم الدوران الكهرومغنطيسي، العاكس،)MAS( ماكنةالتزامنية ثالثية الطور
.)DTC( في عزم الدوران
Résumé
Dans cet memoire , nous présentons une étude comparative de la commande orientée champ (FOC) et de la
commande directe de couple (DTC) appliquée à la machine à induction (MAS). Dans un premier temps, la
modélisation du moteur est réalisée afin d'appliquer les différentes techniques des commandes FOC et DTC. Par la
suite, une explication des commandes évoquées est exposée ainsi que le principe de réglage du flux et du couple
électromagnétique en fonction de la vitesse souhaitée. Enfin, les performances du système sont testées et comparées
par simulation en terme de suivi d'instructions, dans l'environnement Matlab/Simulink, pour illustrer les
performances de ces commandes..
Mots clés
Machine AsynchroneTriphasée ,Onduleur , couple électromagnétique , commande vectorielle (FOC), régulateur
PI , commande directe de couple (DTC)
Abstract
In thiswork, wepresent a comparative study of fieldoriented control (FOC) and direct torque control (DTC)
applied to the induction machine (MAS). First, the modeling of the motoriscarried out in order to apply the different
techniques of the FOC and DTC commands. Thereafter, an explanation of the commandsmentionedis spread out as
well as the principle of adjusting the flux and the electromagnetic torque according to the desired speed. Finally, the
performance of the system istested and compared by simulation in terms of follow-up of instructions, in the Matlab /
Simulink environment, to illustrate the performance of thesecommands..
Key words
57