Expose sur la protection des enfants
Introduction :
Tous les enfants ont le droit de grandir dans un environnement qui
les protège de la violence, de l’exploitation*, de la maltraitance et de
la discrimination. Pourtant, des millions d’enfants sont victimes
quotidiennement de brutalité et de sévices qui peuvent causer des
séquelles physiques et psychologiques tout au long de leur vie.
Ces derniers ont le droit à la protection, c’est l’un des droits de la
Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) : les enfants
ont le droit de grandir dans un cadre qui leur garantisse la protection
selon l article 19 de la CIDE « 1 l Les États parties prennent toutes les
mesures législatives, administratives , sociales et éducatives
appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence,
d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de
négligence, de mauvais traitements oud exploitation , y compris la
violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou
de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre
personne à qui il est confié. Ces mesures de protection
comprendront, selon qu’il conviendra, des procédures efficaces pour
l’établissement de programmes sociaux visant à fournir l’appui
nécessaire à l’enfant et à ceux à qui il est confié, ainsi que pour
d’autres formes de prévention, et aux fins d’identification, de
rapport, de renvoi, d’enquête, de traitement et de suivi pour les cas
de mauvais traitements de l’enfant décrits ci-dessus, et comprendre
également, selon qu’il conviendra, des procédures d’intervention
judiciaire ». En plus l’article 20 stipule : *1 l Tout enfant qui est
temporairement ou définitivement privé de son milieu familial, ou
qui dans son propre intérêt ne peut être laissé dans ce milieu, a droit
à une protection et une aide spéciales de l’État. 2 l Les États parties
prévoient pour cet enfant une protection de remplacement conforme
à leur législation nationale. 3 l Cette protection de remplacement
peut notamment avoir la forme du placement dans une famille, de la
kafalah de droit islamique, de l’adoption ou, en cas de nécessité, du
placement dans un établissement*. D après ces articles cette
organisation internationale assument la responsabilité aux Etats la
protection privée au l’enfant soit au milieu de sa famille ou bien dans
la société. Malgré tous les efforts des instruments internationaux les
enfants du monde souffrent de la maltraitance cela exige une alerte
de rétractation en niveau nationale et international ; souvent à cause
de la pauvreté et des conflits.
Un enfant non-protégé, c’est :
• Un enfant qui n’a pas d’identité.
• Un enfant enrôlé dans des forces ou des groupes armés.
• Un enfant réfugié qui fuit une situation de crise dans son pays.
• Un enfant forcé à travailler. • Un enfant victime de meurtre ou de
mutilation.
Problématique :
. Que fait -il les Etats afin de protéger les enfants ? qui sont les défis
et les contraintes lies à ce phénomène ? POUR répondre à ces
questions on va suivre le plan suivant :
Plan :
Dans un premier tant on va traiter 1-le cadre juridique de la
protection de l enfant . et en deuxième tant 2-les conséquences de
travail des enfants .
1-le cadre juridique des droits de l’enfant :
1. Le Royaume du Maroc présente ci-après ses troisièmes et
quatrièmes rapports sous forme d’un rapport commun sur la
mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant
conformément à l’article 44, paragraphe 1 de la Convention et à
la dernière recommandation du Comité dans ses Observations
finales en date du 10 juillet 2003. Le Maroc a poursuivi le
processus d’adhésion aux instruments internationaux des droits
de l’homme. Adhésion aux normes internationales relatives aux
droits de l’homme du Document.
A- la protection des enfants Au niveau internationale :
La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), ou
Convention relative aux droits de l’enfant, est un traité
international adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies
le 20 novembre 1989.
Ratifiée par 196 États, la CIDE est le traité relatif aux droits
humains le plus largement adopté de l’histoire. Aujourd’hui,
seuls les États-Unis manquent à l’appel.
Plus qu’un texte fortement symbolique, la Convention énonce les
droits fondamentaux des enfants et est juridiquement
contraignante pour les États signataires. Ces derniers s’engagent
à publier régulièrement des rapports qui permettent au Comité
des droits de l’enfant des Nations unies de contrôler la mise en
œuvre effective du traité.
Les enfants sont plus vulnérables que les adultes. Ils n’ont ni droit
de vote ni influence politique ou économique. Pourtant, leur
développement sain est crucial pour l’avenir de toute société. La
CIDE est donc un traité fondamental qui assure leur protection
et est le socle de toute l’action de l’UNICEF.
La CIDE met en avant quatre principes fondamentaux concernant
les enfants :
La non -discrimination .
L’intérêt supérieure de l’enfant .
Le droit de vivre, survivre et se développer.
Le respect des opinions de l’enfant.
Plus cette traite nécessite que chaque enfant a 54 du droits parmi ces
derniers :
Le droit d’avoir un nom, une nationalité, une identité
Le droit d’être soigné, protégé des maladies, d’avoir une
alimentation suffisante et équilibrée
Le droit d’aller à l’école
Le droit d’être protégé de la violence, de la maltraitance et de
toute forme d’abus et d’exploitation
Le droit d’être protégé contre toutes les formes de
discrimination.
Trois protocoles facultatifs ont été ajoutés au texte principal :
Le premier vise à protéger les enfants contre le recrutement
dans les conflits armés.
Le deuxième concerne la vente d’enfants (à des fins de travail
forcé, adoption illégale, don d’organes…), la prostitution ainsi
que la pornographie mettant en scène des enfants.
Le troisième définit la procédure internationale qui permet à
tout enfant de déposer une plainte pour violation de ses droits,
directement auprès du Comité des droits de l’enfant des
Nations unies, lorsque tous les recours ont été épuisés au
niveau national.
B- La protection des enfants au niveau national :
Afin harmoniser la législation nationale et la pratique nationale avec
les principes de la Convention.
Le Maroc a opéré durant la période 2003-2011 un tournant
significatif en matière d’harmonisation de la législation nationale et
de la pratique nationale, et ce conformément aux principes de la
Convention. Aussi, cette période a été marquée par l’adoption et la
promulgation de plusieurs textes juridiques favorables aux droits de
l’enfant et guidés par le principe de «l’intérêt supérieur de l’enfant».
1. La promulgation en 2004 du Code de la famille
. L’adoption du Code de la famille, publié le 5 février 2004 au
Bulletin officiel n° 5184 a marqué une avancée dans la voie de la
consolidation des droits de l’enfant conformément aux dispositions
de la Convention. En effet, et contrairement à l’ancienne
«Moudouwana» qui ne traitait des droits de l’enfant qu’à travers les
dispositions de la pension alimentaire, le Code innove en précisant
davantage la situation juridique de l’enfant. En vertu des
dispositions de ce Code, la justice est tenue de rechercher l’intérêt
de l’enfant et de le prendre en considération, chaque fois qu’une
affaire a trait à sa condition, 5 CRC/C/MAR/3-4 ses droits à la garde,
à la filiation paternelle, à la pension alimentaire et à la
représentation légale, et à d’autres situations relevant de la
compétence de la justice de la famille. La justice est également
tenue de veiller à plus de célérité dans le traitement des questions
qui permettent de réaliser ces objectifs. Par ailleurs, il a instauré
l’égalité entre le garçon et la fille au niveau de plusieurs de ses
dispositions. 12. Aussi, l’article 54 dudit Code consacre les droits de
l’enfant vis-à-vis de ses parents et pose également le principe de la
responsabilité de l’État en matière de garantie de ces droits. Le Code
consacre également le principe d’égalité entre la fille et le garçon à
travers l’élévation de l’âge matrimonial à 18 ans pour les deux sexes
(ou si la séparation avec sa mère lui cause un préjudice ou si l’enfant
objet de la garde est atteint d’une maladie rendant impossible sa
garde par une autre personne (art. 175);
3-La promulgation du Code de procédure pénale
Le Code a, en outre, pris en considération la vulnérabilité des mineurs
en accordant au juge des mineurs ou au conseiller chargé des
mineurs la possibilité de les placer par simple ordonnance jusqu’à
jugement définitif du crime ou délit, chez une personne digne de
confiance ou dans un établissement public ou privé chargé de
l’assistance. Par ailleurs, le ministère public peut, désormais,
appliquer la procédure de réconciliation dans les délits commis par
les mineurs. Il peut également ordonner la suspension de l’action
publique déclenchée contre le mineur en cas de retrait de la plainte
ou de désistement de la personne lésée. Le placement sous
surveillance du mineur auquel est imputé l’infraction (art. 460 du
Code) ne peut être appliqué que dans le cas où le mineur ne peut
être remis à la personne qui se chargera de son assistance ou lorsque
les nécessités de l’enquête ou la sécurité du mineur l’imposent, après
accord du ministère public. L’officier de police judiciaire en charge
des mineurs est tenu de prendre toutes les mesures susceptibles
d’éviter tout danger pour le mineur.
. La loi n° 15-01 relative à la prise en charge des enfants abandonnés
(kafala) publiée au Bulletin officiel n° 5031 du 19 août 2002 et son
décret d’application publié au Bulletin officiel du 1er juillet 2004 a
apporté une réelle amélioration du sort des enfants abandonnés. La
nouvelle loi organise la «kafala» conformément aux articles 9, 20 et
21 de la Convention: elle prévoit que son attribution soit
subordonnée à une décision de justice et en réglemente le contrôle
en précisant les droits et devoirs des parties à l’acte. En octobre
2011, un projet de loi modifiant la loi n° 15-01 sur les enfants
abandonnés a été approuvé par le Conseil de Gouvernementale de
12 ans et ce quelle que soit l’infraction commise.
L’adoption en 2003 de la nouvelle réglementation sur le travail des
enfants 17. La protection de l’enfant au travail a constitué une
grande préoccupation du législateur qui en a réglementé certains
aspects conformément aux conventions internationales relatives au
travail des enfants, en particulier les Conventions fondamentales de
l’OIT nos 138 et 182. Aussi, le Code du travail adopté en 2003 a
introduit plusieurs dispositions en matière de protection des enfants
dans le travail : a) La fixation de l’âge minimum d’admission à
l’emploi a été fixé à 15 ans au lieu de 12 (art. 143); b) L’interdiction
de l’occupation des enfants dans les travaux dangereux entre 15 et
18 ans (art. 147); c) Le renforcement des sanctions à l’encontre des
contrevenants; d) Le renforcement des pouvoirs de l’inspecteur du
travail (art. 144). Par ailleurs, et afin de réglementer la relation de
travail entre le maître de maison et l’employé domestique
conformément aux dispositions de l’article 4 du Code du travail, un
projet de loi a été élaboré.
Les instituions charges de protéger les droits de l enfant :
les Centres de la Sauvegarde de l’Enfance dépendants de la Direction
de la Jeunesse, de l’Enfance et des Affaires Féminines, les
Organisations Non Gouvernementales (ONG) et/ou les associations
locales. Nous centrerons notre attention sur les centres gérés par
l’État et les associations locales. L’objectif n’est pas de comparer les
institutions.
EXTRAIT DU DISCOURS ROYALE :
«La question de la protection contre toutes les formes de violation
des droits des enfants constitue pour Nous une préoccupation
constante dont témoigne le soutien continu que Nous apportons à
l’action de l’Observatoire national des droits de l’enfant. Le Royaume
a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant et les deux
Protocoles facultatifs à cette Convention, concernant respectivement
l’implication d’enfants dans les conflits armés et la vente d’enfants, la
prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des
enfants. La protection constitutionnelle des enfants a aussi constitué
un tournant décisif dans le processus de la consolidation du système
national de protection juridique de l’enfance».
Conscient que la protection des enfants est une responsabilité
partagée, le MSFFDS a tenu à ce que la conception de la politique
publique intégrée de protection de l’enfance (PPIPEM) soit
participative et mobilisatrice, cristallise la volonté commune de
l’ensemble des acteurs concernés gouvernementaux et non
gouvernementaux, publics et privés (gouvernement, collectivités
locales, organisations de la société civile, secteur privé, médias,
parlementaires, enfants, familles, Communautés, …) et soit le fruit
d’un travail concerté entre tous ces acteurs pour dresser l’état des
lieux, identifier les priorités en matière d’amélioration, fixer les rôles
et les responsabilités et définir les modalités et moyens de mise en
oeuvre, de coordination et de suivi et d’évaluation.
2- les conséquences du travail des enfants :
Selon le Bureau International du Travail (BIT), 80% des 250 millions
d’enfants au travail n’ont ni congé ni temps libre, et jusqu’à 50%
connaissent des conditions de travail épouvantable (locaux
insalubres, mauvais traitements, demande de rendement excessive,
etc.).
L’utilisation de produits chimiques dans le cas des industries de la
chaussure, de l’orfèvrerie et du textile mais aussi dans l’agriculture
intoxiquent l’organisme fragile des enfants.
Les enfants chiffonniers ont souvent de problèmes de peau et autres
maladies provoquées par le manque total d’hygiène. Ils ingèrent des
aliments avariés et manipulent des déchets toxiques. Ils risquent de
se couper et de contracter le tétanos en plus de subir des
déformations du squelette dues à la manutention de lourdes charges
et s’exposent aux morsures des rats
L’agriculture, la pêche et le secteur forestier regroupent selon le BIT
70% des accidents et maladies du travail chez les enfants actifs. Ainsi,
les travaux agricoles entraînent le port de lourdes charges, la
manipulation d’outils tranchants (machettes) l’utilisation de produits
toxiques (engrais, pesticides, etc.) sans en connaître les précautions à
prendre intoxiquent l’organismes des enfants. La proximité des
machines en mouvement risque de causer des blessures sérieuses,
l’exposition au soleil intense, aux maladies (tétanos et malaria) et aux
morsures d’animaux (les serpents des rizières).
Dans les tanneries de l’Inde et de l’Égypte, les pieds et les mains sont
continuellement en contact avec des produits chimiques, comme
l’ammoniac et la teinture, dans des locaux mal aéré amenant
plusieurs problèmes de peau et leur intoxication…
A Khurja, l’industrie du verre emploi 200 000 ouvriers dont 25% sont
des enfants de moins de 15 ans, sans aucune protection physique.
Les fours y sont brûlants et des jeunes de 7 à 12 ans doivent
manipuler des boules de verre incandescentes au bout de simples
tiges de fer.
Décès et blessures à la suite d’explosions, brûlures, intoxications et
problèmes respiratoire.
Conclusion :
En guise de conclusion pour lutter contre ce fléau ; La sensibilisation à
ce que les enfants peuvent et ne peuvent pas faire dans l'exploitation
familiale est souvent un premier pas important dans la lutte contre le
travail des enfants. Il existe de multiples façons de mener une
sensibilisation efficace au niveau de l'individu, du ménage ou de la
communauté. Par le biais de conversations avec les agriculteurs, de
discussions avec les membres de la communauté. Les faits suggèrent
que le travail des enfants est moins important dans les communautés
où la qualité de l'éducation disponible est plus élevée. Les
interventions qui contribuent à augmenter les inscriptions, la
fréquentation et la qualité globale de l'éducation dispensée sont
essentielles. L'éducation favorise le développement des enfants,
améliore leur bien-être général et peut leur ouvrir des perspectives
d'avenir, ce qui pourrait briser le cycle de la pauvreté. es enfants plus
âgés peuvent être plus exposés au travail des enfants, en particulier
ceux qui ont abandonné l'école. Ces enfants peuvent ne pas vouloir
ou ne pas pouvoir continuer dans le système éducatif normal. Les
possibilités d'apprentissage peuvent offrir un autre mode
d'apprentissage qui réduit également le risque qu'ils soient impliqués
dans le travail des enfants et donne aux jeunes la possibilité de
subvenir à leurs besoins une fois devenus adultes.