Tech Combustion
Tech Combustion
INTRODUCTION
1
CHAPITRE PREMIER
2
I-1-a- Combustibles gazeux.
• CH4 : 89,3 %
• C2H6 : 6,2 %
• C3H8 : 0,6 %
• C4H10 : 0,l %
• N2 : 3,8 %
• masse volumique TPN : 0,79 kg/m3
3
Compte tenu de leur forte teneur en méthane, les gaz naturels ont
généralement des propriétés physiques et chimiques voisines de celles du
méthane (masse volumique = 0,7168 kg/m3 et la densité par rapport à l'
air =
0,554). La teneur maximale en soufre, très faible est fixée par arrêtés
ministériels en raison des problèmes de pollution et de corrosion que la
combustion du soufre peut engendrer.
*Gaz de Pétrole liquéfiés (GPL) : ces gaz sont des mélanges
d'
hydrocarbures dont la composition est fixée par arrêtés ministériels. Les GPL
les plus employés sont le butane et le propane commerciales ils sont obtenus par
distillation des produits pétroliers. Suivant le brut traité, on peut en extraire 2 à 3
% de son poids en moyenne dont 1/3 en propane et 2/3 en butane mélangés à
d'
autres hydrocarbures en faible pourcentage le tableaux suivant donne un
exemple de composition moyenne des GPL.
Remarques :
Le butane commercial est constitué en moyenne de 90,4% de butane
(C4H10) + Butène (C4H8)
le propane commercial de 95,5 % de propane (C3H8) + propène (C3H6).
La densité par rapport à l'
air des GPL est supérieure à 1.
La teneur maximale en soufre admise est très faible de l'
ordre de 0,0005
% en masse.
4
Ces gaz sont caractérisés par leur aptitude à se liquéfier sous une pression
relativement basse à la température ordinaire, ce qui permet de stocker
facilement les GPL à l'
état liquide donc sous faible volume à l'
inverse des gaz
naturels. Le tableau suivant donne les températures d'
ébullition des GPL.
5
air propané (2ème famille) : 55% de propane et 43 % d'
- L' air, TPN
= 1,68
kg/m3 et sa densité 1,3.
air butané (1ère famille.) : 19 % de butane et 79% d'
- L' air, TPN
= 1,55
kg/m3 et sa densité = 1,2.
Le tableau ci-dessous donne un exemple de la composition moyenne de
ces gaz.
6
- Le point d'
écoulement : c'
est la température à laquelle se fige le liquide.
Pour les fiouls lourds, cette température est de 10 à 20°C et peut atteindre 40°C.
Il faut par conséquent stocker les fiouls lourds à des températures supérieures à
40°C.
- La viscosité exprimée en centistokes (cts) ou en Engler, elle caractérise
la fluidité des produits à chaud. Pour se rapprocher des conditions de mise en
oeuvre, la viscosité est déterminée à 20°C pour les fiouls domestiques (elle est
inférieure à 9, 5 cts) et à 100°C pour les fiouls lourds (elle est inférieure à 40
cst). La figure donne les variations de la viscosité pour différents fiouls en
fonction de la température. La viscosité est un paramètre important qui
intervient lors du transfert du combustible (préchauffage des fiouls) et de la
combustion (pulvérisation des fiouls). Plus un fioul est visqueux, c'
est le cas des
fiouls lourds, plus il nécessite un réchauffage plus important en vue d'
une
utilisation correcte et aisée.
7
Diagramme de viscosité
8
Les combustibles liquides sont des mélanges d'
hydrocarbures (CnHm) et
d'
autres constituants. Ils sont connus en général par leur analyse pondérale
élémentaire. Les proportions du carbone, d'
hydrogène et des autres constituants
sont comprises entre les limites moyennes suivantes :
Carbone : de 84 à 87 %
Hydrogène : de 10 à 14 %
Soufre : de 0,2 à 4 %
Divers (O2, N2 etc.….) : de 0 à 1 %.
- Carbone : 85,9%
- Hydrogène : 10,5 %
- Soufre : 3,0 %
- Oxygène : 0,4 %.
- Azote : 0,2 %
9
-Les sédiments : ils proviennent essentiellement de la rouille des
réservoirs de stockage et de la tuyauterie et des grains de sable ou de terre
introduit accidentellement. Ils entraînent l'
abrasion des injecteurs, le grippage
des pompes et le bouchage des organes de régulation et de combustion. La
filtration est donc une opération importante pour retenir ces impuretés.
- Les métaux : leurs teneurs sont très variables en fonction de l'
origine des
bruts et de leur traitement. Le vanadium et le sodium notamment peuvent être
gênants car leurs dérivés peuvent participer aux phénomènes de corrosion à
basse et haute température et contribuer à la formation de dépôts. La plupart des
fiouls ont généralement une teneur en vanadium comprise entre 50 et 200 ppm
(mg/kg). Les autres métaux sont présents à des concentrations généralement
beaucoup plus faibles.
10
- D'
eau d'
humidité, on distingue l'
eau de mouillage, appelée humidité
externe, liée aux conditions de traitement et de stockage du combustible et l'
eau
de rétention, appelée humidité interne, retenue au sein même de la matière
organique liée à la nature du combustible.
La composition chimique des combustibles solides varie en fonction de
leur origine et de leur condition de formation. Deux méthodes sont utilisées pour
caractériser et analyser un combustible solide.
- L'
analyse chimique élémentaire qui consiste à :
* Brûler complètement, en présence d'
oxygène pur, un échantillon de
charbon sec (si possible dépourvu de tout élément minéral).
* Mesurer ensuite les pourcentages du gaz carbonique (CO2), de la vapeur
eau (H2O), de l'
d' anhydride sulfurique (SO3), de l'
oxygène (O2) et de l'
azote (N2)
présents dans les fumées.
* Déduire les pourcentages en carbone (C) en hydrogène (H2), en soufre
(S), en oxygène (O2) et en azote (N2) contenus dans le charbon.
A titre d'
exemple, on donne la composition moyenne d'
un charbon (matières
sèches) :
o Carbone 87 %
o Hydrogène 5,2 %
o Soufre 5,2 %
o Oxygène 5,8 %
o Azote 1,5 %
L'
analyse chimique élémentaire des combustibles solides nécessite un
matériel complexe, on pratique couramment l'
analyse sommaire ou immédiate
d'
exécution rapide et simple.
11
- L'
analyse sommaire ou immédiate qui consiste à chauffer à l'
abri de l’air
(pyrolyse) un échantillon représentatif du charbon de masse P.
* Vers 105 à 110°C, le charbon perd son humidité, il reste alors une masse
P1 de charbon sec. On détermine la teneur en eau:
P − P1
H2O =
P
P1 − P 2
Indice de mat vol =
P
P 2 − P3
C0 =
P
Et la teneur en cendre :
P3
Cendre =
P
12
Avec le dégagement des matières volatiles, on constate au cours de
l'
échauffement que certains charbons se ramollissent passagèrement, ce qui
permet aux grains de s'
agglutiner et de gonfler. Ce phénomène peut modifier la
couche de charbon en combustion. Cette propriété est caractérisée par l'
indice de
gonflement.
On notera par ailleurs que la classification des combustibles solides
repose généralement sur l'
indice des matières volatiles et sur l'
indice de
gonflement.
C'
est la chaleur dégagée par la combustion complète de l'
unité de masse
(1Kg) ou de volume (1m3) du combustible, celui-ci étant pris et les produits de
combustion ramenés aux conditions normales de température et de pression (T
de 0°C et P de 1 atm). Il s'
exprime généralement en KJ/kg pour les combustibles
liquides ou solides et en KJ/m3N pour les combustibles gazeux. Le pouvoir
calorifique peut aussi s'
exprimer aussi en KJ/mole.
Le pouvoir calorifique est une grandeur importante dont dépend la valeur
technique et commercial du combustible dans la mesure où il caractérise leur
contenu énergétique.
Le pouvoir calorifique dépend directement de la composition chimique du
combustible, de sa nature et de sa pureté (teneur en eau et en cendres).
13
I-2-a Pouvoir calorifique supérieur (PCS) et inférieur (PCI)
PCS de l'
hydrogène = 142915 KJ/Kg
14
* cas d’un combustible liquide : l’eau formée dans les fumées provient de
l'
hydrogène (H % en masse) et de l'
humidité contenue dans le combustible (E %
en masse).
E% H%
PCS-PCI = 2500 × ( +9 )
100 100
* cas d'
un combustible gazeux l'
eau formée dans les fumées provient de
l'
hydrogène (H% en volume) et des hydrocarbures (Cn Hm % en volume). On a :
Le volume d'
eau contenu dans les fumées est VH2O.
H% m CnHm%
VH2O = +
100 2 100
REMARQUE
Le rapport R = PCI/PCS ne dépend que du combustible considéré, ainsi:
R = 0, 93 pour les GPL
R = 0,94 pour les fiouls
R = 0,98 pour le charbon.
I-2-b Détermination expérimentale du PC
15
C'
est une mesure directe de la quantité de chaleur dégagée par la
combustion d'
un échantillon représentatif d'
un combustible donné. Cette mesure
précise mais délicate se fait de deux manières :
** A volume constant à l'
aide de la bombe de MAHLER :
- Cet appareil est une bombe de volume constant plongée dans l'
eau d'
un
calorimètre hautement perfectionné.
- L'
échauffement de l'
eau du calorimètre permet la mesure du PC à
volume constant avec condensation des vapeurs.
- Cette mesure convient aux combustibles solides et liquides.
** A pression constante à l'
aide du calorimètre de JUNKERS:
-Cet appareil est un brûleur parfaitement continu et calorifugé,
fonctionnant à pression constante (analogue à un chauffe-eau hautement
perfectionné).
- L'
échauffement de l'
eau circulant dans le calorimètre permet la mesure
du PC à pression constante avec condensation des vapeurs.
-Cette mesure convient aux combustibles gazeux.
16
La composition élémentaire du combustible
Le PC des constituants du combustible
Les caractéristiques physiques et/ou chimiques faciles à déterminer
(masse volumique, indice de matières volatiles etc. . . .)
Xn
PCS = Pn
100
C3H8 = 65,5 %
C3H6 = 30 %
C4H10 = 2 %
C2H6 = 2 %
C2H4 = 0,5 %
17
Gaz ou composé PC en MJ/kmole PC en MJ/kg
Symbole
élémentaire PCS PCI PCS PCI
Carbone C 393,520 ----- 32,793 -----
Soufre S 296,224 ----- 9,257 -----
Hydrogène H2 285,830 241,820 142,915 120,910
Oxyde de carbone CO 282,990 ----- 10,106 -----
Hydrogène sulfuré H2S 567,800 523,790 16,700 15,405
Méthane CH4 890,330 802,310 55,506 50,019
Propane C3H8 2220,030 2043,990 50,455 46,454
Propène C3H6 2058,460 1926,430 49,010 45,897
Butane C4H10 2877,080 2657,030 49,604 45,810
Butène C4H8 2613,550 2437,510 46,670 43,526
Pentane C5H12 3536,140 3272,080 49,113 45,445
Etylène C2H4 1410,980 1322,960 50,392 47,248
Acétylène C2H2 1299,600 1255,590 49,895 48,291
Ethane C2H6 1559,850 1427,820 51,995 47,590
La formule de DOULONG
O
P C S = 80,8 × C + 344 × (H - ) + 25× S (Kcal / Kg)
8
18
C, H, O, S sont respectivement les teneurs en carbone hydrogène,
oxygène, et soufre en %.
La formule de VONDRACEK
19
Combustibles PCS (MJ/Kg) PCI (MJ/Kg)
Gasoil 45,3 42,7
Fioul lourd N°2 42,7 40,2
Fioul lourd N°7 43,6 41,0
Charbon local 23,9 23,4
Charbon importé 28,2 27,6
Bois desséché 20,5 18,4
Bagasses - 12,6
Grignons d'
olives - 18,0
Remarques :
EXEMPLE DE CALCUL :
Coût d'
énergie d'
une tonne de vapeur d’eau saturante à 8 bars avec une
température d'
alimentation de 25°C. Le combustible utilisé est le fioul N°2 et le
rendement de la chaudière est de 0,8.
• Energie reçue par l'
eau Qutil = eau (Cp T + LV)
Qutil = 1000 (4,186 (170 - 25) + 2050 = 2,67 GJ.
• Energie dégagée par le combustible : Qtot = Qutil/ = 3,32 GJ
20
• Prix du fioul N°2 = 46,7 DH/GJ
• Coût de la tonne de vapeur : 46,7 × 3,32 = 155 DH.
21
CHAPITRE 2
TECHNIQUES DE COMBUSTION
Une combustion est complète quand les produits de combustion sont eux
même incombustibles, tels le gaz carbonique CO2, l'
eau H2O et l'
anhydride
sulfureux SO2.
Tous les combustibles industriels contiennent en proportions variables
carbone et hydrogène et parfois du soufre. Les réactions de combustion de base
sont celles du carbone, de l'
hydrogène et du soufre.
22
Elle peut être incomplète si le comburant se trouve en quantité
insuffisante, nous aurons alors :
On constate que la somme des quantités de chaleurs fournis par les deux
combustions successives (110530 + 282990 = 393520) correspondent à la
combustion complète du carbone.
23
S + O2 SO2 + 296224 kJ/Kmole.
II-2- COMBURANT
O2 = 21 % et N2 = 79 % en volume et,
O2 = 23 % et N2 = 77% en masse.
En fait l'
azote de l'
air ne participe pas à la combustion, on le retrouve
intégralement dans les fumées.
Dans certaines applications industrielles, le comburant est l'
air plus ou
moins enrichi en oxygène. De manière générale un comburant peut s'
écrire sous
la forme : O2 + x N2
24
II-2-a- comburant stoechiométrique
C'
est la quantité de comburant strictement nécessaire pour conduire
théoriquement à l'
oxydation complète du combustible, c'
est -à-dire à la
transformation :
C en CO2.
H2 en H2O.
S en SO2.
Il faut en (kg)
Pour brûler 1 kg de
Oxygène Air
Carbone 2,67 11,59
Hydrogène 8,00 34,78
Soufre 1,00 4,34
La quantité d'
air stoechiométrique dépend de la composition du
combustible.
- Cas des combustibles gazeux.
Les combustibles gazeux sont connus par leur composition volumique tel
que :
25
CO % + H % + CnHm % + O % + N % = 100
On a:
CO + 1/2 O2 CO2
H2 + 1/2 O2 H2O
CnHm + (n + m/4) O2 n CO2 + m/2 H2O
m3 N 1 CO% 1 H % m CnHm% O%
VO 2 ( 3 ) = + + (n + ) -
m N 2 100 2 100 4 100 100
m3 N 100
Vairst ( 3
)= VO 2
m N 21
3 3
VO 2 = 2,683 m N/m N
3 3
Vairst = 12,8 m N/m N.
26
-cas des combustibles liquides ou solides.
Les combustibles liquides ou solides sont connus pas leur composition
pondéral tel que :
C % + H % + S % + O % + N % + E % + K % = 100
st
N air = 4,76×10× (C %/12 + 1/2 H %/2 + S %/32 - O %/32)
22,4
Vairst = N air
st
×
1000
27
La masse d'
air stoechiométrique en Kg par Kg de combustible :
st
M air = Vairst × air
Carbone : 85,9
Hydrogène : 10,5
Soufre : 3,0
Oxygène : 0,4
Azote : 0,2
Quantité d'
air stoechiométrique :
28
L'
expression:
Il s'
ensuit que :
- Pour = 1 ; (comburant) st = (comburant) réel ; on est en
présence d'
un mélange stoechiométrique.
- Pour < 1 ; (comburant) st < (comburant) réel ; on est en
présence d'
un mélange pauvre en combustible mais on a un
excès de comburant (e).
- Pour > 1 ; (comburant) st > (comburant) réel ; on est en
présence d'
un mélange "riche" en combustible mais on a un
défaut de comburant (d).
Remarques :
* Dans certaines applications (diagrammes d'
ostwold) on utilise le taux
d'
aération défini par :
29
II-2-d- Notion d'
excès d'
air
30
quantité d'air utilisée - quantité d'air stoechiométrique
Excès d'
air (e) =
quantité d'air stoechiométrique
e = (1 - ) / pour <1
31
II-3-a- Pouvoir comburivor
C'
est la quantité d'
air stoechiométrique nécessaire à la combustion de
l'
unité de masse ou de volume du combustible utilisé. En général, il s'
exprime en
m3N/m3N, en m3N/kg ou en kg/kg. Les méthodes de calcul du pouvoir
comburivor ont été présenté dans le paragraphe (II-2).
C'
est la quantité de produits de combustion gazeux émis par la combustion
neutre de l'
unité de masse ou de volume du combustible utilisé. En général, le
pouvoir fumigène s'
exprime en :
- m3N de produits de combustion par m3N de combustible
gazeux.
- m3N de produits de combustion par Kg de combustible liquide
ou solide.
On distingue le pouvoir fumigène humide Vf’st et sec Vfst, l'
eau produite
par la combustion est respectivement à l'
état vapeur et à l'
état liquide.
Le pouvoir fumigène dépend de la composition du combustible.
Les combustibles gazeux sont connus par leur composition volumique tel
que :
CO % + H % + CnHm % + O % + N % = 100
32
On a:
CO% CnHm%
VCO2st (m3N/m3N) = + n
100 n 100
H% m CnHm%
VH2Ost (m3N/m3N) = +
100 m 2 100
VIst est le volume des gaz inertes contenus dans le combustible, ici
l’azote :
N%
VIst (m3N/m3N) =
100
33
VN2st est le volume d'
azote apporté par l'
air comburant :
79 st
VN2st (m3N/m3N) = Vair
100
C% + H % + S % + O % + N % + E % + K % = 100
34
C + O2 + 3,76 N2 CO2 + 3,76 N2
S + O2 + 3,76 N2 SO2 + 3,76 N2
H2 + 1/2 (O2 + 3,76 N2) H2O + 1,88 N2
Le pouvoir fumigène est donné par :
35
Hydrogène : 10,5
Soufre : 3,0
Oxygène : 0,4
Azote : 0,2
VCO2st = 1,603 (m3N/Kg)
VH2Ost = 1,176 (m3N/Kg)
VSO2st = 0,021 (m3N/Kg)
Vf'st = 11,110 (m3N/Kg)
Vfst = 9,934 (m3N/Kg)
Le gaz carbonique total ou carbone total VCO2st est le volume (en m3N)
du gaz carbonique résultant de la combustion neutre de l'
unité de masse ou de
volume du combustible.
Dans l'
exemple :
De l'
air propané VCO2st = 1,716(m3N/Kg)
Du fioul N° 2 VCO2st = 1,603(m3N/Kg)
36
st = 100 × VCO2st / Vfst
Exemples:
37
Dans l' air propané VH2Ost = 2,114 (m3N/m3N)
exemple : de l'
Du fioul N°2 VH2Ost = 1,176 (m3N/m3N)
C'
est une combustion dont le principe est largement utilisé dans le
domaine de la production de la chaleur (chaudières, fours . . .) Elle se déroule en
présence d'
un excès d'
air (e). L'
oxygène apporté en excès permet de conduire à
une combustion complète donc les fumées sont composées de : CO2, SO2, H2O,
N2 et O2.
L'
excès d'
air admis au niveau des brûleurs se retrouve intégralement, dans
les fumées.
Si Vair est le volume d'
air utilisé :
38
La combustion peut être caractérisée par l'
excès d'
air (e) ou par la teneur
en oxygène ou en gaz carbonique contenues dans les fumées. La
connaissance de ces paramètres permet de contrôler la combustion c'
est à dire :
- A partir de l'
analyse de la teneur en un ou plusieurs constituants des
fumées, retrouver l'
excès d'
air de comburant au niveau du brûleur.
- A partir d'
un, réglage donné du brûleur, de prévoir la composition des
fumées évacuées.
VCO 2 1 e
/100 = = st ×Vfst ÷ (Vfst + Vairst)
Vf 100 100
e
0,21 × × Vairst
VO2 100
/100 = =
Vf e
Vfst + × Vairst
100
39
Nous avons supposé que l'
oxygène libre retrouvé dans les fumées, de
volume VO2, provient exclusivement du comburant.
- Teneur en Azote
e
0,79 × (1 + ) × Vairst
VN 2 100
/100 = =
Vf e
Vfst + × Vairst
100
+ + = 100
e
× Vairst
/ = Vfst / Vf et /21 = 100
st
Vf
Il s'
en suit :
/ st + /21 = 1
40
Cette relation est d'
une grande utilité pour la conduite des générateurs de
chaleur. En effet pour un combustible donné, st est connu, et si on analyse les
teneurs en gaz carbonique et en oxygène des fumées, et trouvées doivent
satisfaire celle relation, tout au moins dans les limites compatibles avec la
précision des appareils de mesures. Si tel n'
est pas le cas, ou bien l'
analyse est
fausse, ou bien la combustion n'
est pas complète, il faut par conséquent
améliorer le réglage des brûleurs.
41
Les mesures ne doivent pas s'
écarter de la droite théorique.
Vfst
100 × ×w
21 × e Vairst
= ou e=
V st 21 − w
100 × fst + e
Vair
42
Relation entre excès d'air et teneur en oxygène dans les fumées sèches.
43
II-4-d- Relation entre excès d'
air et teneur cri gaz carbonique
intermédiaire de Vfst/Vairst et
Le combustible intervient par l' st. Or st
44
Relation entre excès d'air et teneur en CO2 dans les fumées sèches.
45
II-4-e- Relation entre excès d'
air et teneurs en gaz carbonique et oxygène
46
Exemple : FIOUL N° 2
st = 16,1 %
Vairst = 10,52 m3N/Kg
Vfst = 9,93 m3N/Kg
= st (1 - / 21) = 13,4 %
e = 100 × × (Vfst/Vairst) / (21 – ) = 18,9 %
e = 100 × (Vfst/Vairst) × ( st - )/ = 19 %
C'
est une combustion voulu et contrôlée, dans laquelle la quantité de
comburant mise en jeu est inférieur à la valeur stoechiométrique. Cette
combustion conduit à une oxydation partielle du combustible menant à la
47
formation de CO2, CO, H2O, H2, N2 hydrocarbure intermédiaire CnHm et de
carbone libre. Leurs teneurs varient fortement :
Suivant le défaut d'
air utilisé.
Suivant les conditions de température et de pression régnant dans la
chambre de combustion.
Suivant la façon même dont sont introduits les réactifs.
Alors que la combustion oxydante a pour objet la valorisation énergétique
du combustible, la combustion réductrice a pour objet la valorisation chimique
du combustible (surtout les combustibles gazeux plus aisés à manié que les
combustibles liquides et solides) : Formation des produits chimique de base tels
que gaz de synthèse (CO + H2) et acétylène par exemple.
Les produits de la combustion sont les fumées (gaz) et les cendres (pour
les combustibles solides). Leur composition dépend du combustible et de la
quantité d'
air utilisée.
Les fumées sont formées par les oxydes des corps composant le
combustible, essentiellement CO2, H2O, CO, l'
azote N2 et éventuellement les
imbrûlés gazeux H2, CnHm et l'
oxygène O2 en excès.
48
Les cendres sont formées par les imbrûlés solides et les matières
minérales non combustibles.
La composition des fumées exprimée en pourcentages des différents
composants renseigne sur la combustion. La figure illustrant les variations
qualitatives de la teneur des différents composants des fumées en fonction de la
quantité d'
air utilisée est la suivante :
Relation entre les compositions de CO2, O2, et CO dans les gaz de combustion
et la quantité d'air au brûleur
* Lorsqu'
on utilise un défaut d'
air ( point A ), la quantité d'
air utilisée est
inférieure à la quantité stoechiométrique, on est en présence d'
une combustion
réductrice, dans ce cas la concentration de CO dans les gaz de combustion est
élevée, celle du CO2 est faible. Plus on augmente la quantité d'
air utilisé
(exemple du point B) plus le CO se transforme en CO2, la concentration de CO
diminue tandis que celle du CO2 augmente.
49
* Lorsqu'
on utilise la quantité stoechiométrique d'
air (point C), on est
dans le cas d'
une combustion neutre, la concentration de CO2 doit être maximal
en ce point, mais à cause des limitations physiques du brûleur, ce maximum est
déplacé vers la droite (point D), ce qui correspond à un léger excès d'
air et à une
combustion oxydante. Ce point définit les conditions optimales réelles de la
combustion. Pour un excès d'
air supérieur au taux optimal du point D, la
concentration de O2 augmente alors que celle de CO2 diminue par effet de
dilution (point E).
L'
analyse des fumées permet de déterminer l'
excès d'
air utilisé et de juger
la qualité de la combustion.
On verra dans un chapitre suivant que le rendement d'
une installation de
combustion est basé sur la composition des fumées, d'
où l'
importance de
l'
analyse des fumées.
50
et une rampe réunissant ces divers éléments et permettant au tube mesureur de
communiquer avec les cloches A, B et C ou avec les fumées.
Analyseur d'ORSAT
L'
analyseur d'
orsat permet une détermination précise des teneurs en CO2
CO et O2 des fumées. Dans la pratique industrielle on utilise couramment le
Fyrite, plus léger, simple à manier et de coût relativement bas.
51
Les réactifs d'
analyse peuvent être utilisables pour de nombreux tests et
peuvent être facilement remplacés quand ils sont épuisés. il existe également des
analyseurs chimiques à réactifs solides.
Analyseur FYRITE
52
Analyseurs – électrochimiques : Ces analyseurs électroniques portables
ont l'
avantage de permettre des analyses en continu, ils possèdent une sonde
échantillonneuse de gaz; une pompe encastrée pour aspirer l'
échantillon gazeux
et les imbrûlés solides retenus dans les fumées; des cellules électrochimiques
comme moyens de mesures des teneurs en O2 et en CO des fumées et un
microprocesseur qui peut être réglé suivant le type du combustible utilisé.
Ces analyseurs possèdent également des thermocouples de mesure de la
température des gaz de combustion et de l'
air comburant. Ils permettent aussi de
déterminer le rendement de combustion.
Comparé aux analyseurs Chimiques, les analyseurs électrochimiques sont
moins flexibles car ils ne sont pas facilement portables et nécessitent une
alimentation électrique, ils ne sont pas robuste et sont plus coûteux.
Il existe également des analyseurs infra-rouge sophistiqués et précis. Mais
pour la plupart des installations de combustion, un analyseur chimique comme le
Fyrite donne des résultats suffisamment précis.
II-6-c- Opacimètres
53
On peut également déterminer la quantité d'
imbrûlés solides dans les
fumées en mesurant l'
opacité des gaz de combustion, ce qui nécessite que
l'
instrumentation soit montée de manière permanente ou semi permanente.
Ce sont les diagrammes les plus utilisés dans la pratique. Ces diagrammes
sont des représentations graphiques traduisant sous forme commode les
équations de la combustion. D'
une manière générale, ces diagrammes sont
destinés à contrôler rapidement la conduite d'
un processus de combustion, à cet
effet, ils expriment la dépendance de l'
excès (ou du défaut) d'
air vis-à-vis de la
composition des produits de combustion, pour un combustible donné.
Tout diagramme d'
OSTWALD est basé sur le fait que, pour tout
combustible dont on connaît la composition, il est possible de représenter
graphiquement la composition des produits de combustion secs dans les
différents cas de combustion neutre oxydante, réductrice et incomplète.
Il est admis que l'
on retrouve dans les fumées sèches les gaz suivants :
CO2, CO, H2, O2 et N2
Les teneurs en H2 et CO des fumées sèches sont définis respectivement
par :
h VH 2 VCO
= Et /100 =
100 Vf Vf
54
) respectivement teneurs en CO2 et O2 des produits de combustions secs et
comporte deux réseaux de courbes :
Un faisceau de droites concourantes relatives à des "iso rapports"
VCO/VCO2 (ou VH2/VCO2).
Un ensemble de courbes relatives à un même excès (ou défaut) d'
air. Ici
on envisage le taux d'
aération symbolisé par définit par :
= 1/ = e + 1
Exemple :
Le dosage des teneurs en CO2 et O2 donne :
= 6,0 % et = 7,3 %
55
Teneur en CO : = 0,06 ×0,4 = 2,4 %
Teneur en H2 : h = 0,06 × 0,37 = 2,2 %.
L'
excès d'
air peut également être déterminé : e = 30 %
Le volume des produits secs de combustion Vf est déterminé par :
56
On en déduit : = 1 % et e = 50 %
C'
est une combustion oxydante incomplète.
0,224
VCO2st = × C%
12
VCO2st = 1,618 m3N/kg
Vfst = 16,02 m3N/kg
57
Fig 1: Diagramme d'OSTWALD relatif au gaz de LACQ
58
Fig 2: Diagramme d'OSTWALD relatif au Fioul N° 2
59
CHAPITRE 3
RENDEMENT DE COMBUSTION
L'
efficacité ou la performance d'
une installation de combustion est
exprimée par le rendement de combustion ou par les pertes d'
énergie en
particulier les pertes par les fumées.
60
Quantifier ces différentes quantités d'
énergie, revient à faire le bilan
énergétique de l'
installation de combustion à savoir :
Energie totale = Energie utile + Pertes.
Pertes = Pertes par les fumées + autres pertes.
Le schéma suivant illustre la répartition de l'
énergie totale en chaleur utile
et en pertes.
61
III-2- PERTES PAR LES FUMEES
62
Les pertes par chaleur sensible des fumées peuvent être également
déterminées en calculant l'
enthalpie des fumées et celle de l'
air comburant:
L’enthalpie de l'
air utilisé à Ta, est donnée par :
Les pertes par chaleur sensible des fumées peuvent être également
déterminées à partir des tables établies pour chaque combustible en fonction de
la température des fumées Tf, de celle de l'
air comburant Ta et de l'
un des
63
paramètres suivants : excès d'
air e teneur en CO2 ou teneur en O2 des
fumées.
La méthode utilisée pour établir ces tables consiste à déterminer pour
chaque excès d'
air utilisé :
• Le nombre de moles d'
air stoechiométrique.
• Le nombre de moles d'
air utilisé.
• Le nombre de moles des fumées produites par une combustion
stoechiométrique.
• La teneur . en CO2 et la teneur en O2 des fumées.
• Pour chaque température Ta de l'
air, l'
enthalpie Hair (Ta) de la quantité
d'
air utilisée.
• Pour chaque température Tf des fumées, l'
enthalpie Hf (Tf) de la quantité
de fumées produite par la combustion.
Les tables établies pour les combustibles les plus utilisés au Maroc sont
les suivantes :
64
65
66
67
68
69
70
Exemple de calcul :
Données :
- Fioul lourd 2 de PCI = 9600 Kcal/Kg
- Tf = 300°C et Ta = 25°C
- Teneur en CO2 mesurée = 13,5 %
- Hairmol (Ta) = 0,17 Kcal/mole
- Hairmol (Tf) = 2,12 Kcal/mole
- HCO2mol (Tf) = 2,95 Kcal/mole
- HSO2mol (Tf) = 2,97 Kcal/mole
- HH2Omol (Tf) = 2,78 Kcal/mole
- HN2mol (Tf) = 2,12 Kcal/mole
Calcul :
Nairst = 469,5 moles/Kg
Excès d'
air e = 19 %
Teneur en CO2 = 3,5 %
Hair (Ta) = 95 Kcal/Kg
Hf st (Tf) = 1146 Kcal/Kg
Hf (Tf) = 1335 Kcal/Kg
Pcsf (% PCI) = 12,9 %
*Calcul à partir de la formule approchée :
k = 0,6 pour le fioul lourd N°2
Pcsf (% PCI) = 0,6 × (300 – 25) ÷ 13,5 = 12,2 %
Calcul à partir des tables :
Tf - Ta = 275°C et = 13,5
On peut déterminer :
L'
excès d'
air e = 44 %
La teneur en O2 = 6,7 %
Pertes par chaleur sensible des fumées Pcsf (% PCI) = 12,5 %
71
On constate qu'
une augmentation des pertes par chaleur sensibles des
fumées peut provenir d'
un '
excès d'
air excessif ou d'
un accroissement de la
température des fumées.
Un excès d'
air excessif peut être dû à :
- un mauvais réglage
- un problème d'
entretien (entrées d'
air parasite, mauvaise
pulvérisation du combustible, mauvaise distribution de l'
air
dans les brûleurs, etc. ....).
Un accroissement de la température des fumées peut être dû à :
- une diminution de l'
excès d'
air
- l'
encrassement des systèmes de combustion.
- une augmentation de la charge des installations de combustion.
L'
eau produite lors de la combustion résulte soit de la combustion de
l'
hydrogène soit de l'
humidité contenue dans le combustible.
La perte par vaporisation de l'
eau produite par la combustion n'
est pas
mesurée dans les fumées du fait de la prise en compte du PCI pour la
combustion.
Les pertes par imbrûlés solides (carbone) ou gazeux (CO, CH4) présentes
dans les fumées sont dues à un manque d'
air ou à un mauvais réglage
air-combustible. La présence d'
imbrûlés est décelée par l'
indice de noircissement
pour les imbrûlés solides ou par l'
analyse des fumées pour les imbrûlés gazeux.
72
Le calcul des pertes par imbrûlés est donné par des formules empiriques.
La présence d'
imbrûlés dans les installations de combustion n'
est tolérable qu'
à
l'
état de traces car ils sont une source très Importante de pertes d'
énergie et
d’encrassement. Avec un bon réglage (voir chap. suivant) ces pertes doivent être
réduites à moins de 0,5 %.
Energie utile
Rendement (%) = 100 × ou encore
Energie totale
73
en entretien. Dans la pratique on utilise couramment une méthode plus rapide
d'
estimation du rendement de combustion :
Cette dernière méthode consiste à calculer les pertes par les fumées à
partir de l'
analyse des fumées (teneur des fumées en O2 ou en CO2 et
température des fumées). Elle présente deux avantages:
- Détermination de chaque source de perte, ce qui permet lors d'
un réglage
éventuel, d'
agir sur la source de perte en question et d'
estimer les améliorations
qui en découlent.
- Mesure avec des instruments portables tels que analyseurs des fumées et
thermocouples, ces appareils sont peu coûteux.
Le calcul du rendement de combustion par la méthode des pertes utilise
soit la formule simplifiée donnée dans le paragraphe précédent soit les tables
établies pour chaque combustible.
Exemple :
Combustible utilisé fioul lourd N°2
Température des fumées Tf = 285°C
Température ambiante Ta = 30°C
Teneur en CO2 des fumées = 11,5%
Pas d'
imbrûlés.
Pertes par les fumées en pourcentage du PCI :
285 − 30
• Formule approchée : 0,6 × = 13,3 %
11,5
74
Remarques :
- À tubes d'
eau (production de l'
électricité) 90
- À tubes d'
eau (30 à 50 t/h) 89
- À tubes de fumée (5 à 20 t/h) 87
- Typiques dans l'
industrie 60 à 85
CHAPITRE 4
75
LES BRULEURS
La combustion n'
est pas spontanée et il ne suffit pas de mettre en contact
un combustible avec le comburant pour la déclencher, il faut en plus créer
certaines conditions favorables à l'
initiation, au développement et au maintient
de cette combustion. Ces conditions consistent essentiellement à :
- Maintenir et porter la température du combustible à une température
suffisamment élevée, en tout cas supérieure à la température d'
inflammation, en
dessous de laquelle le combustible ne peut brûler. En fait lors d'
une combustion,
on n'
échauffe pas le mélange dans sa totalité mais seulement en un point à l'
aide
d'
une flamme ou d'
une étincelle électrique. On donne dans le tableau ci-dessous
les températures d'
inflammation de quelques combustibles classiques prises à la
pression atmosphérique.
Voici la Température d'
inflammation (°C) de quelques éléments de
combustibles.
Hydrogène 500 °C
Oxyde de carbone 300 °C
76
Méthane 650 °C
Hydrocarbures lourds 600 à 800 °C
Carbone 700 °C
Coke 700 °C
Charbon 225 °C
77
Equipements auxiliaires tels que le système de préchauffage du
combustible, le système de -contrôle et de régulation et le système de
sécurité.
Un brûleur doit être approprié à la nature du combustible utilisé, on
distingue les brûleurs à combustibles gazeux, liquides et solides.
78
sert à aspirer l'
autre fluide, l’air, le mélange se réalise dans le convergent amont.
Le divergent aval diminue la vitesse d’écoulement, homogénéise le mélange
air-gaz et ramène la pression à la valeur de celle régnant dans la chambre de
combustion.
Par ailleurs, réaliser une bonne combustion, consiste à stabiliser la
flamme, c'
est à dire à maintenir la zone de réaction fixe dans l'
espace en dépit de
l'
écoulement des fluides qui participent à la réaction. Pratiquement, la stabilité
de la flamme nécessite une vitesse de mélange égale (et de sens opposée) à la de
déflagration (ou vitesse de propagation du front de flamme).
Si on augmente la pression du gaz, c'
est à dire sa vitesse, la flamme
avance moins vite vers le brûleur, on dit qu'
elle " décolle ", si la vitesse
augmente encore, la flamme s'
éloigne de plus en plus et finit par s'
éteindre, oit
dit que la flamme est " soufflée ". Si au contraire, on diminue la pression du
gaz, la vitesse de propagation le la flamme l'
emporte de plus en plus sur celle du
gaz, on dit qu'
on a retour de flamme.
Les brûleurs à mélange préalable sont utilisés lorsqu'
il s'
agit d'
obtenir des
flammes courtes : brûleurs équipant les appareils de chauffage domestique,
brûleurs disposés face à face dans des fours de faible largeur, brûleurs multiples
à faible débit unitaire, etc. ....
Le réglage de puissance de ces brûleurs se fait sur le réseau de gaz à
pression constante par action sur le débit.
79
Le combustible et le comburant sont injectés séparément au niveau du
brûleur et se mélangent progressivement dans la chambre de combustion. Ce
type de brûleur est de loin le plus utilisé dans le domaine de la production de la
chaleur.
Ces brûleurs à jet d'
air et de gaz à vitesses parallèles sont munis d'
un
ouvreau réfractaire cylindrique avec buses d’injection d'
air. Le gaz est fourni par
le réseau sous pression (de 1 bar effectif minimum dans l'
industrie) et l'
air est
"soufflé " par un ventilateur. La rapidité du mélange air-gaz est conditionnée
par l'
écart des vitesses d'
éjection des deux fluides, en général le mélange est
d'
autant plus rapide que cet écart est important. Pratiquement l'
air est véhiculé à
des vitesses allant de 10 à plusieurs dizaines de m/s, le gaz pouvant atteindre, du
fait des pressions disponibles, le régime sonique.
Le brûleur débouche dans l'
ouvreau dont le volume est alimenté en air et
en gaz, la flamme s'
établie dans l'
ouvreau et sert à amorcer la combustion qui se
poursuit dans le foyer. Pour ce type de brûleurs la flamme est longue et
lumineuse.
Un autre exemple de brûleurs à flamme de diffusion est présenté dans la
figure ci-dessous. L'
air arrive tangentiellement dans le tube extérieur et s'
écoule
en hélice prenant un mouvement giratoire et centrifuge. Les jets d'
air et de gaz
ont des vitesses de directions différentes. Pour ces brûleurs, le temps de mélange
est plus rapide et la combustion se trouve localisée dans un espace relativement
restreint avec obtention de températures élevées.
Les brûleurs à flammes de diffusion sont utilisés dans les fours industriels
de puissance réduite et dans les chaudières.
80
Brûleurs à flamme de Brûleur à flamme de
diffusion à jet d'air et de diffusion à jet d'air giratoire
gaz à vitesses parallèles
81
la flamme. Les variations d'
allure sont obtenues par le réglage du débit du
combustible.
Les brûleurs à pulvérisation du combustible utilisent deux procédés :
Pulvérisation par fluide auxiliaire (air ou vapeur) et pulvérisation mécanique
(par détente ou par mise en rotation).
L'
air peut être soufflé à :
- Basse pression de 0,05 à 0,1 bar. L'
air de pulvérisation peut être suffisant
pour la combustion. Le débit maximum du combustible est de l'
ordre de 400
kg/h et peut varier dans un rapport de 1 à 5. La flamme obtenue avec ces
82
brûleurs est longue et molle, ces brûleurs sont par conséquent utilisés dans des
chambres de combustion particulièrement longues, fours à ciment par exemple.
- Moyenne pression de 0.1 à 1 bar. La pression, plus grande que dans le
cas précédent, permet d'
obtenir une pulvérisation et une combustion plus rapide
avec une flamme plus courte et plus dure. La variation du débit s'
opère en
agissant sur le débit du fioul. On peut obtenir des modulations de régime de 1 à
10 pour un maximum d'
environ 600 kg/h. Ces brûleurs nécessitent l'
air
secondaire.
- Haute pression, supérieur à 1 bar. Le fluide auxiliaire peut être de l'
air ou
de la vapeur d'
eau. Les pressions mises en jeu sont de l'
ordre de :
4 à 10 bars pour l'
air
3 à 15 bars pour la vapeur
0,5 à 4 bars pour le combustible au dessous de la pression du fluide selon
le type du brûleur.
Pulvérisation et combustion sont encore plus rapides que dans le cas
précédent. Ces brûleurs nécessitent l'
air secondaire. Les variations du débit
s'
opèrent en agissant simultanément sur le débit du fioul et du fluide auxiliaire.
On peut obtenir des modulations de régime de 1 à 10 avec un maximum de 4000
kg/h.
Les flammes ont des caractéristiques différentes selon que l'
on utilise de
l'
air ou de la vapeur. Dans le premier cas, la flamme est courte, sèche, bruyante
et lumineuse, dans le deuxième cas, elle est plus longue et moins rayonnante.
83
Brûleurs à pulvérisation mécanique par détente.
84
* Brûleurs à plusieurs gicleurs : chaque gicleur assure un débit, la
variation est obtenue par la mise en service ou l'
arrêt successifs de chaque
gicleur. Les brûleurs dits "à deux allures" sont très répandus dans la petite
puissance.
* Brûleurs à retour du fioul : le débit du fioul étant constant, on dispose
une canalisation de décharge dans le chambrage avant le gicleur.
85
Le fioul arrive sous une pression P1. De la chambre A où sa pression
devient P'
1 < P1 le fioul peut sortir soit par la pastille de pulvérisation B, soit
par le tube central C. Selon la valeur de la pression P2 que l’on fait régner dans
ce tube, on aura une répartition des débits fonction des pressions P1, P2 et P0
(pression régnant dans le foyer).
* Si P2 = P'
1, tout le débit passe par la pastille.
* Si P2 < P'
1, une partie du débit retourne par le tube C et de ce fait le
La pulvérisation n'
est plus assurée là par la pression, mais par les effets
combinés de la force centrifuge obtenue par une coupelle en rotation et de
l’impact d'
un jet d'
air primaire.
Le fioul admis au centre de la coupelle, tournant à très grande vitesse
(3000, à 10000 tours/mn). La force centrifuge met le fioul sous forme de film
dont l'
épaisseur est fonction de la vitesse de rotation. Le fioul est projeté en
gouttelettes très fines sous l'
action mécanique de l'
air primaire soufflé à
moyenne pression par le ventilateur.
La forme des flammes est fortement influencée par la forme de la
coupelle, et l'
adaptation de ces brûleurs sur tous les types de foyers est donc
relativement aisée.
86
La modulation du débit, obtenue par simple réglage de l'
arrivée du
combustible est large et peut se faire dans un rapport de 1 à 15.
Remarques :
L'
air secondaire à fournir en complément pour la combustion est amené
séparément.
La pulvérisation obtenue est très fine, permettant des excès d'
air réduits.
La pression du combustible limitée à la valeur nécessaire à l'
obtention du
débit demandé est faible.
Le film du combustible éjecté, est soumis au rayonnement de la flamme
sur une surface assez importante avant sa pulvérisation par l'
air, ce qui a pour
effet de rendre ces brûleurs moins exigeants que ceux à pulvérisation par détente
aux conditions de température et de réchauffage du fioul lourd.
Ces brûleurs de conception assez sophistiquée sont coûteux et nécessitent
des réglages précis. Ils sont de ce fait réservés aux installations de grande
puissance.
Ces brûleurs groupent dans le même ensemble les têtes de combustion gaz
et fioul, ils permettent d'
obtenir dans des bonnes conditions, soit la marche au
gaz, soit la marche au fioul, soit même pour certains d'
entre eux, la marche
mixte avec utilisation simultanée en proportion variable des deux combustibles.
La pulvérisation du fioul peut se faire par gaz naturel si celui-ci est fourni à une
pression suffisante.
Un exemple de ces brûleurs est donné par la figure qui suit, pour ce
brûleur, fioul et gaz sont fournis par des tubes séparés, il existe un autre type de
brûleur utilisant des tubes concentriques.
87
Brûleur mixte
Remarque :
La combustion des gaz dégage des grandes quantités de vapeur d'
eau, son
utilisation conjointe avec le fioul lourd risque de favoriser la formation d'
acide
sulfurique avec les inconvenant qui en découlent.
88
dépoussiérage des fumées, c'
est le cas des centrales électriques et des
installations industrielles fortes consommatrices d'
énergie.
89
Excès d'air optimal caractéristique d'un brûleur
La gamme des systèmes de contrôle et de régulation rencontrés dans
l'
industrie est très variée selon l'
importance de l'
installation de combustion
considérée. On distingue néanmoins les systèmes manuels, mécaniques et
automatiques.
90
Le principal inconvénient de ces systèmes réside dans le fait que si l'
excès
d'
air est réglé à une charge donnée, il le reste pour tout autre charge.
La figure ci-dessous illustre les variations de l'
excès d'
air ainsi réglé. On
constate que si l'
excès d'
air est réglé à une charge élevée, il ne l'
est pas à faible
charge et vis et versa.
91
Excès d’air d’un brûleur non réglé
92
III-3-b- Systèmes à modulation mécanique
93
Excès d'air d'un brûleur réglé à trois allures
94
Systèmes à modulation automatique
95
Excès d'air d'un brûleur bien réglé
96
CHAPITRE 5
REGLAGE DE LA COMBUSTION
L'
excès d'
air, est comme nous l'
avons vu dans les chapitres précédents, le
paramètre de contrôle le plus important pour améliorer le rendement de
combustion.
On rappelle l'
importance de la quantité d'
air admise au niveau des brûleurs.
97
* Si la quantité d'
air est faible (inférieure à la valeur stoechiométrique), la
combustion est incomplète, la teneur en CO est élevée ce qui entraîne une
diminution du rendement de combustion.
* Si la quantité d'
air est élevée (très supérieure à la valeur
stoechiométrique), la teneur en O2 augmente ainsi que les pertes par chaleur
sensible des fumées ce qui entraîne une diminution du rendement de
combustion.
Il en résulte que pour améliorer le rendement de combustion, il est
nécessaire d'
opérer avec un excès d'
air juste suffisant pour obtenir une
combustion complète sans imbrûlés et des pertes minimales par chaleur sensible
des fumées.
La méthode la plus efficace d'
améliorer le rendement de combustion
consiste à réduire les pertes par les fumées au minimum, dans la pratique cette
méthode se traduit par un bon contrôle de la combustion et une procédure,
systématique de réglage de l'
excès d'
air :
- Contrôle du rapport air/combustible.
- Mesures des teneurs en O2 ou en CO2.
98
V-2-a- Observations visuelles
99
Les paramètres dont dépendent les pertes par les fumées sont la
composition et la température des fumées.
En pratique, on se contente de mesurer la teneur en CO2 Ou en O2. L'
excès
d'
air correspondant, peut être déterminé à partir de ces mesures en utilisant les
relations données ou les tables établies précédemment. D'
autres analyses
peuvent être effectuées pour déceler la présence d'
imbrûlés gazeux (CO,
groupement CH) et solides (carbone) dans les fumées.
On mesure également la température des fumées juste à l'
entrée de la
cheminée. Une température trop élevée diminue le rendement, mais une
température trop basse (moins de 160°C) favorise les condensations acides et la
corrosion.
L'
analyse des fumées permet des réglages très précis de l'
installation de
combustion garantissant une combustion optimale. Dans la plupart des cas, on
obtient un gain de 2 à 4 % sur le rendement de combustion par rapport à
l'
examen visuel.
100
On doit procéder à la détermination de la valeur optimale de l'
excès d'
air
pour plusieurs régimes de fonctionnement (allures) de l'
installation de
combustion.
101
o Tableau des valeurs limites recommandées
o Données sur le rendement de combustion
V-3-b- Mesures
102
Mode de pulvérisation Viscosité 1mm2/sec T°C Pression pulvérisation
Coupelle rotative 60-70 80-85 5 bars
Mécanique assistée à la vapeur 20-25 110-115 20 bars
Mécanique 15-20 120-130 40 bars
103
Données sur le rendement de la combustion
DONNEES DE LA COMBUSTION
Charge O2 CO2 Ind.N T°C Diff Pertes Rendem. %Temp
% % % Bachar Fumées Tf-Ta Fumées Combust Fonct
Avant
réglage
Après
réglage
Avant
réglage
Après
réglage
Avant
réglage
Après
réglage
Rendement de combustion avant réglage
Rendement de combustion après réglage
Amélioration du rendement
104
V-3-c- Analyse des mesures
105
AMELJORATION DU RENDEMENT
Commentaires:
T de F (%) : temps de fonctionnement %
1ère allure : allure à 30%
2ème allure : allure à 100%
e% : excès d’air calculé
c% : Rendement de combustion calculé
Rendement de combustion avant réglage = 0,3 × 82,2 + 0,7 × 77,8 = 79,1
Rendement de combustion après réglage = 0,3 × 84,8 + 0,7 × 83,9 = 84,2
ECONOMIE D’ENERGIE
Pourcentage d'
économie en % = 100 × ( cap - cav)/ cap =6%
Consommation annuelle en fioul = 1000 t/an
Economie annuelle en combustible = 60 t/an
Exp. N°2:
o Combustible : fioul lourd N°2
o Consommation moyenne : 1000 t/an
o Charge : 100%
* MESURES :
106
• CO2 (%) = 10
• O2 (%) = 7,9
• Tf (°C) = 230
• Ta (°C) = 25
• Indice de noircissement =0
* CALCULS:
e (%) = 58
c (%) = 87,8
Que faut il faire la combustion est oxydante, l'
excès d'
air est élevé, on
décide de réduire le débit d'
air.
* MESURES APRES REGLAGES:
• CO2 (%) = 12
• O2 (%) = 5,4
• Tf (°C) = 230
• Ta (°C) = 25
• Indice de noircissement =3
* CALCULS :
e (%) = 33
c (%) = 89,7
Gain d'
énergie = 1000 × (89,7 - 87.8)/89,7 = 21,2 t/an
Peut-on améliorer le réglage ?
L'
indice de noircissement de 3 indique la présence d'
imbrûlés, c'
est une
valeur limite pour le fioul N°2, ici c'
est le brûleur qui est en mauvais état.
Examinons le cas où, moyennant un investissement donnée
(remplacement du gicleur par exemple) on peut améliorer la combustion.
107
• CO2 (%) = 14
• O2 (%) = 2,8
• Tf (°C) = 230
• Ta (°C) = 25
• Indice de noircissement =0
*CALCULS:
e (%) = 15
c (%) = 90,9
Gain d'
énergie = 1000 × (90,9 - 87,8)/ 90,9 = 34,1 t/an
108