Cours REI Complet
Cours REI Complet
Semestre 6
Supposons que le pays A est mieux placé que le pays B pour produire des roses et le
pays B mieux placé que le pays A pour produire des ordinateurs car le pays A peut
produire plus de roses que le pays B avec le même nombre d'employés par heure et le
pays B plus d'ordinateurs que le pays A dans les mêmes conditions.
Adam Smith précise qu’il ne faut “jamais essayer de faire chez soi la chose qui
coûtera moins à acheter qu’à faire” (La richesse des nations, IV.3). Selon lui,
l’échange est mutuellement avantageux dès lors qu’un pays est plus productif dans la
production d’un bien tandis qu’un autre pays est meilleur dans la production d’un autre
bien. Le commerce international, pour lui, est un jeu à somme positive (un jeu où tout
le monde gagne), c’est à̀ dire une interaction à l’issue de laquelle les deux parties ont
toutes deux amélioré leur situation.
Limites de la théorie :
Dans son article On the Principles of Political Economy and Taxation (1817, 1819,
1821) sur l’importance du libre-échange, David Ricardo a détaillé sa “théorie de
l’avantage comparatif” selon laquelle tous les pays, même les moins compétitifs, ont
un intérêt à participer à l’échange international, en se spécialisant dans la production
des biens pour lesquels ils détiennent un avantage productif relatif, et acheter les biens
qu’ils produisent avec un désavantage relatif. Autrement dit Pour Ricardo, il n’est pas
nécessaire que les pays disposent de tels avantages absolus. Même si un pays domine
strictement l’autre dans la production des deux types de biens, il reste mutuellement
avantageux pour lui de se spécialiser dans la production du bien pour lequel son
avantage est le plus prononcé et d’importer le bien qu’il produit avec une productivité
relativement plus faible.
Pour démontrer sa théorie, D. Ricardo a illustré sa théorie par l’exemple d’échange de
vin et de draps entre l’Angleterre et le Portugal en se basant sur les hypothèses ci infra:
- Économie mondiale : 2 pays, 2 biens;
- Marché des biens : concurrence parfaite;
- Travail (L) = seul facteur de production (facteur travail homogène au sein de chaque
pays et salaire identique pour toutes les firmes du pays);
- Plein-emploi dans les 2 pays;
- Rendements d’échelle constants.
- L’offre et la demande nationales sont en équilibre dans chaque pays ;
- Les facteurs de production sont parfaitement immobiles ;
Par exemple, dans un pays où le capital est abondant, le coût du capital sera
relativement faible. Par conséquent, le coût de production d'un produit à forte intensité
de capital et son prix seront relativement bas. Ce sera l'inverse dans un pays où la
main-d'œuvre est abondante : les salaires seront relativement peu élevés et le coût d'un
produit à forte intensité de main-d'œuvre sera relativement faible. Les différences dans
les prix relatifs des deux produits donneront lieu à un échange.
Wassily Léontief (prix Nobel d’économie 1973) a essayer de tester la validation empirique du théorème de
HOS, il a calculé, pour l’année 1947, les valeurs moyennes de capital et de travail nécessaires pour
produire respectivement un million de dollars d'exportations et un millions de dollars d'importations
américaines.
Les résultats ont révélé que l'intensité en capital des exportations (14 010 dollars par travailleurs) était
inférieure à celle des importations (18 180 dollars par travailleurs). De ce fait, les exportations américaines
sont relativement moins intensives en capital que les importations.
II- Les théories modernes du commerce international
Cet avantage technologique peut résulter soit de l’innovation dans les procédés de
fabrication (processus innovation) soit de l’innovation de produit (Product innovation)
Cette théorie trouve ses racines dans la théorie de l’écart technologique. Vernon
(1966) a essayé d’intégrer la théorie du cycle de vie du produit dans son analyse, en se
basant sur la notion de l’écart technologique. Cela implique que l’entreprise cherche
à s’internationaliser lorsque son produit commence à se banaliser sur le marché
local. Cette ouverture peut prendre plusieurs formes : l’exportation directe, la
fabrication dans le pays de destination….
La théorie de Vernon a été critiquée par les chercheurs, surtout pour les produits à
cycle de vie court. Dans l’ère actuelle plusieurs variables ont raccourci le cycle de vie
des produits comme : la technologie, l’innovation, les moyens de télécommunication,
le transport….
Etapes Commentaires
Quatrième Le déclin de la demande dans les pays d’origine conduit les firmes à arrêter
la production du bien sur le territoire. La demande résiduelle est satisfaite
par les importations en provenance des filiales à l’étranger.
Par exemple, l’Europe vend des Airbus aux États-Unis mais achète des Boeing, ce qui
est en contradiction avec les prédictions du modèle HOS. De la critique du modèle
HOS est née la nouvelle théorie du commerce international, qui introduit des
explications fondées sur la concurrence imparfaite.
Il y a lieu de préciser que cette théorie trouve ses racines dans la théorie du
« commerce intrabranche ». Elle précise que les entreprises qui opèrent dans les
marchés oligopolistiques (capables de surmonter les obstacles sur les marchés
extérieurs) déploient des efforts pour différencier leurs produits afin de se transformer
en monopole. Krugman distingue entre deux types de différenciation :
➢ Horizontale : qui permet la proposition des produits de la même gamme que les
concurrents mais avec une différenciation au niveau de la taille, la forme, le goût,
le couleur, le design….
➢ Verticale : Les produits présentés sur les marchés sont similaires mais avec une
différenciation au niveau de la gamme. Autrement dit, les deux facteurs de
distinction sont : le prix et la qualité.
Le courant des entreprises à internationalisation rapide et précoce (EIRP) est marqué par la naissance d’une
nouvelle catégorie d’entreprises dynamiques, capable de s’aventurer sur les marchés étrangers dès leur
création ou peu de temps après. Cette typologie est connue sous plusieurs appellations : « Born-Globals »
(Rennie, Knight et Cavusgil), « international new ventures » (Oviatt et McDougall, 1994), « Entreprise à
internationalisation rapide et précoce » (Servantie)….
Cette rapidité d’internationalisation est marquée deux critères :
I- la politique du libre-échange
1. définition du concept
Le libre-échange est une politique commerciale qui favorise la libre circulation des
biens et des services entre les pays, sans barrières tarifaires ou non tarifaires telles que
les quotas d'importation ou les subventions à l'exportation. Cette politique est souvent
considérée comme un moyen d'encourager la croissance économique et d’améliorer le
niveau de vie des citoyens.
Ci-dessous, les formes du libre-échange que les pays peuvent mobiliser en cas
d’adoption du cette politique :
1 définition du concept
La question qui se pose à ce niveau, pour quelles raisons, des pays préfèrent opter pour
une politique protectionniste ? la figure ci- infra portes des réponses claires à la
question.
Formes Commentaires
Limitation des quantités Des règles qui peuvent Dans des cas, des pays
à importer par une être exigées sur les exigent des documents
décision administrative produit étrangers. Par contraignants pour les
Non
émanant du exemple, les normes de importateurs afin de les
tarifaire
département du sécurité alimentaire ou décourager à importer de
commerce extérieur en industrielle qui peuvent certaines destinations (Ex:
collaboration avec le être plus strictes pour les Demande de franchise en
département concerné produits étrangers. douane «DFD», exigée
(ex: blé lors d’une par le Maroc pour
bonne compagne quelques accords).
agricole).
Les mesures de défense commerciale sont des mesures prises par les gouvernements
pour protéger les industries nationales contre les importations jugées déloyales ou
nuisibles.
1. Les mesures anti-dumping
a. Détermination de l’existence d’un dumping
Un produit fait l’objet d’un dumping si son prix à l’exportation vers le pays de
destination est inférieur à sa valeur normale, c’est à dire inférieur au prix de vente dans
le marché domestique du pays exportateur.
Pour appliquer une mesure antidumping il est nécessaire de déterminer sur la base
d’une enquête l’existence d’un dumping, d’un préjudice et d’un lien de causalité.
L’initiation d’une enquête se fait sur la base d’une requête à déposer auprès du
Ministère chargé du commerce extérieur par la branche de production nationale
alléguant l’existence du dumping, du préjudice et de lien de causalité.
2- Mesures de sauvegarde
Pour appliquer une mesure de sauvegarde à l’égard d’un produit, il faut déterminer sur
la base d’une enquête que :
La détermination de l’existence d’un préjudice grave se fonde sur tous les facteurs
pertinents de nature objective et quantifiable qui influent sur la situation de la branche
de production nationale, en particulier :
a- Conditions d’application
Un droit compensateur s’applique aux importations d’un produit lorsque
ce produit bénéficie d’une subvention et un dommage important à la branche de
production nationale du produit similaire au produit objet de subvention a été
démontré avec un lien de causalité.
b. Détermination du préjudice
La détermination de l’existence d’un préjudice grave se fonde sur tous les facteurs
pertinents de nature objective et quantifiable qui influent sur la situation de la branche
de production nationale, en particulier :
Dans tous les pays, les gouvernements déploient des efforts considérables pour
proposer des mesures d’accompagnement facilitant l’accès de leurs entreprises aux
marchés extérieurs. Ces mesures ont pour objectif, l’amélioration des performances de
la balance commerciale via l’augmentation des volumes des exportations et la
préparation d’une atmosphère propice pour les entreprises nationales, en diminuant les
barrières à l’entrée.
Root (1971) définit les mesures d’accompagnement comme : « l’ensemble des
mesures de politiques publiques visant à renforcer les activités d'exportation de
l’entreprise, de l'industrie ou de toute la nation ».
✓ Opérationnelles : liée aux services liant les entreprises nationales avec les
partenaires étrangers, tels que les salons à l’étranger, les missions de
prospection ou les services de réseautage ;
1
ROUIJEL, M. R. (2019). L’adaptabilité des mesures d’accompagnement public aux besoins des PME
exportatrices marocaines. Revue Internationale des Sciences de Gestion, 2(3).
Chapitre 3 : Cadre réglementaire du Commerce International
Le commerce international est soumis à un cadre réglementaire complexe qui évolue
constamment en fonction des changements économiques, politiques et sociaux dans le
monde. Ce cadre réglementaire est établi par des accords internationaux et des lois
nationales, qui définissent les règles et les normes qui régissent les échanges
commerciaux entre les pays.
Source : OMC
1- Membres de l'OMC
NB: Certains pays en développement sont considérés comme des pays moins avancés
(PMA). Le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) tient la liste des
pays considérés comme des PMA.
2 - Rôles de l’OMC
Les Accords de l'OMC contiennent des dispositions spéciales pour les pays en
développement, prévoyant notamment des périodes plus longues pour la mise en
œuvre de leurs obligations et des mesures destinées à accroître leurs possibilités
commerciales.
Modes Commentaire
Mode 1 Fourniture de services d’un pays à un autre (par exemple les appels
téléphoniques internationaux), dénommée officiellement “fourniture
transfrontières” (ou “mode 1” dans le jargon de l'OMC).
Mode 2 Utilisation d’un service par des consommateurs ou entreprises dans
un autre pays (par exemple le tourisme), dénommée officiellement
“consommation à l’étranger”.
Mode 3 Établissement de filiales ou de succursales par une entreprise
étrangère en vue de la fourniture de services dans un autre pays (par
exemple les opérations de banques étrangères dans un pays),
dénommé officiellement “présence commerciale
Mode 4 Déplacement de particuliers quittant leur pays pour fournir des
services dans un autre (par exemple les mannequins ou les
consultants), dénommé officiellement “présence de personnes
physiques”.
❖ Protéger la société.
D- Partenariat et coopération
Les entreprises du monde entier se tournent vers les services de l’ICC comme une
alternative attrayante aux litiges. Ses solutions permettent d'économiser du temps et
de l'argent, ainsi que flexibles pour répondre aux divers intérêts et besoins des parties
dans différentes parties du monde et différents secteurs de l'économie.
2- les Incoterms
3- La formation
L’ICC intervient pour assurer des formations pour les entreprises et les personnes
souhaitant approfondir leurs connaissances dans le domaine du Commerce
International. Elle intervient aussi pour former les formateurs dans ces domaines pour
assurer des formations pour les bénéficiaires dans de divers pays.
Convention douanière ✓ Accorder des facilités aux marchandises destinées à être 16.11.1962
relative aux facilités présentées à une exposition, foire, un congrès ou une
accordées pour manifestation similaire de caractère commercial, technique,
l’importation de religieux, éducatif, scientifique, culturel ou philanthropique.
marchandises destinées
✓ Apporter des avantages substantiels au commerce international
à être présentées ou
qui favoriseront l’échange, sur le plan international, des idées et
utilisées à une
des connaissances.
exposition, une foire, un
congrès ou une
manifestation similaire
*Convention douanière
relative au transit L’adoption de mesures destinées à faciliter les opérations de transport
international des international direct contribue à favoriser, dans une large mesure, le 17.11.1977
marchandises commerce international.
(Convention ITI)
Convention douanière
L’objectif est de développer et de faciliter les transports
relative aux conteneurs, 14.08.1990
internationaux par conteneurs,
1972
Ci-après un tableau résumant les accords de libre-échange conclus par le Maroc avec
les pays partenaires :
Accords Date de signature et objet Champ d’application
Accord Signé le 26 Février 1996 et entré en ▪ Aux produits industriels originaires de l'UE importés au Maroc, à l'exclusion d'une
d’Association vigueur le 1er mars 2000. L’accord liste de produits usagés qui demeurent soumis au paiement des droits et taxes prévus
Maroc-Union prévoit l’instauration progressive d’une dans le cadre du régime de droit commun ;
européenne zone de libre-échange industrielle à ▪ A certains produits agricoles transformés originaires de l'UE importés au Maroc ;
l’horizon 2012 et une libéralisation ▪ A certains produits agricoles originaires de l'UE importés au Maroc ;
progressive des échanges agricoles ▪ Aux produits industriels originaires du Maroc exportés vers l'UE ;
▪ A certains produits agricoles transformés originaires du Maroc exportés vers l'UE
▪ A certains produits agricoles et de la pêche originaires du Maroc exportés vers l'UE.
Accord de libre- Signé en 19/06/1997 et entré en vigueur ▪ Aux produits industriels originaires de (AELE) importés au Maroc, à l'exclusion
échange Maroc - le 01/03/2000. d'une liste de produits usagés qui demeurent soumis au paiement des droits et taxes
Etats de Les Parties contractantes sont : exigibles dans le cadre du régime de droit commun ;
l'Association - La Principauté du Liechtenstein. ▪ A certains produits agricoles transformés originaires de l'AELE importés au Maroc ;
Européenne de - La République d'Islande. ▪ A certains produits agricoles importés au Maroc dans le cadre de l'Arrangement
Libre Echange - Le Royaume de Norvège. bilatéral avec la Confédération suisse;
- La Confédération Suisse. ▪ Aux poissons et produits de la mer originaires de l'AELE importés au Maroc ;
▪ Aux produits industriels originaires du Maroc exportés vers l'AELE à l'exception de
quelques produits ;
▪ A certains produits agro-industriels originaires du Maroc exportés vers l'AELE ;
▪ A certains produits agricoles originaires du Maroc exportés vers l'AELE dans le
cadre des arrangements bilatéraux ;
▪ A certains poissons et produits de la mer originaires du Maroc exportés vers
l'AELE.
Maroc-Pays de Signé à Tunis le 27 février 1981. Le ▪ Tous les produits originaires et en provenance des pays arabes contractants à
la Ligue des programme vise la création d’une zone l'exception des produits prohibés exclus pour des raisons sanitaires, de moralité, de
Etats Arabes de libre-échange inter-arabe pendant une sécurité publique et de sauvegarde de l'environnement, (circulaire n ° 4933/223 du
durée transitoire de 10 ans à compter du 30/12/2004)
1er janvier 1998. ▪ Les produits agricoles concernés par la clause de préférence mentionnée sous le titre
II 2.3 paragraphe (b) de la circulaire n° 4977/222 du 30/12/2005 telle que modifiée.
Accord Signé à Rabat le 25 février 2004, entre le Les produits industriels, agricoles et agro-industriels, originaires et en provenance des
d’Agadir Maroc, l’Égypte, la Jordanie et la pays contractants, à l’exception :
Tunisie, est entré en vigueur le 6 juillet ▪ des produits prohibés pour des raisons sanitaires, de moralité, de sécurité publique
2007 et s’inscrit dans le cadre du et de sauvegarde de l’environnement ;
processus Euro-méditerranéen. ▪ des produits agricoles concernés par la clause de préférence mentionnée sous le titre
II 2.3 paragraphe (b) de la circulaire n° 4977/222 du 30/12/2005 telle que modifiée.
Accord de libre- Signé le 27 mars 1998 et ratifié le 03 Les produits originaires et en provenance des deux Pays figurant sur les listes 1, 2,7 et 8
échange Maroco février 1999 pour Création d’une zone ainsi que ceux objet du démantèlement tarifaire.
– Egyptien de libre échange sur une période de 12
ans
Accord de libre- Signé le 25 juin 2001 et entré en vigueur Tous les produits originaires et en provenance du territoire de chacun des deux pays à
échange Maroco le 9 juillet 2003. l'exception de :
- Emirati ▪ la liste des produits exclus des avantages préférentiels pour des raisons de santé, de
moralité, de sécurité ;
▪ les produits fabriqués dans les zones franches situées dans les deux pays ;
▪ Signé le 25 juin 2001 et entré en vigueur le 9 juillet 2003. les produits agricoles
concernés par la clause de préférence mentionnée sous le titre II 2.3 paragraphe (b)
de la circulaire n° 4977/222 du 30/12/2005 telle que modifiée.
Accord de Signé le 16 juin 1998 et entré en vigueur Produits originaires et en provenance des deux Pays figurant sur une liste commune ou
libre-échange le 21 octobre 1999, l’accord Maroc- ceux objet de démantèlement tarifaire.
Maroc – du renforcement du processus Euro- ▪ à certains produits agricoles originaires échangés entre les 2 pays.
méditerranéen.
Turquie
Accord de Signé le 15 Juin 2004, l’Accord de libre- Cet Accord global porte sur tous les domaines ayant trait de près ou de loin au commerce.
libre-échange échange avec les États-Unis est entré en
association Signature : 26/10/2019 ▪ 1. Pour les produits industriels : A l’instar des conditions prévues par
entre le UK et Entrée en vigueur : 01/01/2021 l’Accord d’Association Maroc-UE,
le Royaume ▪ 2. Les produits agricoles, produits agricoles transformés, poissons et
Maroc produits de la pêche.
Source : Administration des Douane2 / SECE
2
Site de l’Administration des Douane : [Link]
VI - La loi 91-14 relative au commerce extérieur au Maroc
La loi 91-14 relative au commerce extérieur a été promulguée le 2 mars 2016 par dahir
°1-16-25. Elle remplace la loi 13-89 du 9 novembre 1992 qui n’était plus adaptée aux
évolutions profondes du contexte économique national et international dans lequel le
Maroc évolue.
L’objectif de cette loi de trente-cinq articles, est de fixer clairement les conditions dans
lesquelles les opérations d’importation et d’exportation sont réalisées afin d’améliorer
la lisibilité du cadre juridique régissant le commerce extérieur et d’instaurer un cadre
légal propice au développement des affaires internationales. Le Maroc espère aussi que
cette loi renforcera le développement des exportations afin de faire face au déficit
commercial structurel de ses échanges extérieurs.
a. La balance courante
Cette partie de la balance des paiements mesure les échanges commerciaux de biens et
de services, les revenus des investissements et les transferts courants.
Exportations et importations de biens : il s'agit des transactions commerciales de
biens entre le pays et les autres pays du monde.
Exportations et importations de services : il s'agit des transactions commerciales
de services entre le pays et les autres pays du monde, telles que les services de
transport, de tourisme, de communication, etc.
Revenus primaires et secondaires : il s'agit des revenus gagnés par les résidents
du pays en travaillant ou en investissant à l'étranger, ainsi que des revenus
perçus par les étrangers qui travaillent ou investissent dans le pays.
b. Balance des capitaux
Cette partie de la balance des paiements mesure les flux de capitaux entre le pays et le
reste du monde, tels que les investissements directs étrangers, les prêts et les emprunts
internationaux.
Investissements directs étrangers : il s'agit des investissements réalisés par des
entreprises étrangères dans le pays, ou par des entreprises nationales à
l'étranger.
Prêts et emprunts internationaux : il s'agit des flux de crédits et de dettes entre
le pays et les autres pays du monde.
c. Balance des réserves
Cette partie de la balance des paiements mesure les variations des réserves de
devises étrangères détenues par la banque centrale du pays.
d. Les omissions et erreurs
Le principe d’enregistrement en partie double fait que le total du Débit doit être
logiquement égal à celui du Crédit et le solde doit ainsi être nul ; mais en réalité, ce
solde n’est jamais nul. Ce bloc sert à équilibrer la balance.
Selon l’INSEE :la balance commerciale est le compte qui retrace la valeur des biens
exportés et la valeur des biens importés. Pour calculer la balance commerciale, la
comptabilité nationale procède à l'évaluation des importations et des exportations de
biens à partir des statistiques douanières de marchandises
NB : Pour des pays, la balance commerciale ne couvre que les biens. Les services sont
pris en compte dans la balance des biens et des services contrairement à d'autres pays
où la balance commerciale couvre les biens et les services.
2. Quelques indicateurs du commerce extérieur
a. Le solde commerciale
est déficitaire.
✓ Lorsque le taux de couverture est supérieur à 100, la balance commerciale
est excédentaire.
nulle.
c. Degré d’ouverture
C’est un indicateur de la mesure la part des échanges extérieurs d’un pays. Il indique la
dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur.
La formule de calcul est la suivante : [(Exportations + Importations) /2] / PIB) x 100.
Comme la figure ci- après montre, le Maroc a toujours souffert d’un déficit
commercial chronique depuis l’indépendance.
Figure5 : Evolution du solde commercial marocain (de 1960 à 2020)
Nous constatons que pour la balance commerciale connais un déficit chronique malgré
l’augmentation remarquable des exportations du phosphate et dérivés, ainsi que celles
du secteur automobile qui ne cesse pas de se développer. La première raison de ce
déficit revient à la facture énergétique élevée (surtout pour l’année 2022 avec le niveau
record des prix qu’a connu le monde à cause de la crise russo-ukrainienne).
Conclusion Générale
En guise de conclusion, le commerce international est un élément crucial de
l'économie mondiale moderne. Il permet aux pays de s'ouvrir à de nouveaux marchés,
d'élargir leur base de consommateurs et d'accéder à des biens et des services qu'ils ne
pourraient pas produire eux-mêmes. Les entreprises qui participent au commerce
international peuvent également profiter de nouveaux débouchés pour leurs produits et
services.
Cependant, le commerce international n'est pas sans défis. Les différences culturelles,
les barrières tarifaires et non tarifaires, et les variations des taux de change peuvent
compliquer les transactions commerciales internationales. Les entreprises doivent
également faire face à la concurrence d'autres acteurs internationaux sur les marchés
mondiaux.
Pour réussir dans le commerce international, les entreprises doivent être en mesure de
naviguer dans ce contexte complexe et de s'adapter aux besoins des différents marchés.
Ils doivent également être en mesure de gérer les risques associés aux transactions
commerciales internationales, tels que les fluctuations des taux de change et les
incertitudes politiques.
n plus des avantages et des défis mentionnés ci-dessus, le commerce international peut
également avoir des effets positifs sur les conditions de vie des populations. Par
exemple, le commerce international peut favoriser la croissance économique et la
création d'emplois dans les pays en développement, ce qui peut contribuer à réduire la
pauvreté et à améliorer les conditions de vie.
Pour atténuer les effets négatifs du commerce international, il est important que les
gouvernements et les entreprises mettent en place des politiques et des pratiques
commerciales responsables et durables. Cela peut inclure des accords commerciaux
équitables, des pratiques commerciales respectueuses de l'environnement, et des
efforts pour garantir le respect des droits des travailleurs et des normes sociales.
Bibliographie sélective
Geringer, J. M., Minor, M. S., & McNett, J. J. (2016). International business: The challenges
of globalization (8th ed.). McGraw-Hill Education.
Cavusgil, S. T., Knight, G., & Riesenberger, J. R. (2018). International business: The new
realities (5th ed.). Pearson.
Hill, C. W. L., & Cronk, T. (2019). Global business today: Asia-Pacific perspective (5th ed.).
McGraw-Hill Education.
Czinkota, M. R., Ronkainen, I. A., & Moffett, M. H. (2019). International business (10th ed.).
Wiley.
Hill, C. W. L., Hult, G. T. M., & McKaig, T. (2019). Global business today (11th ed.).
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Rugman, A. M., & Collinson, S. (2019). International business (8th ed.). Pearson.
Wild, J. J., Wild, K. L., & Han, J. C. Y. (2018). International business: The challenges of
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Root, F. R., & Visudtibhan, K. (2016). Exporting: From start to finance. Routledge.
Deardorff, A. V., Stern, R. M., & Willem, T. A. (2019). International economics (2nd ed.).
Wiley.
Webographie
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