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TD1 Opt Corr

Le document traite de l'optimisation et de l'analyse des fonctions multivariables, en se concentrant sur des exercices liés à la dérivabilité et à la continuité des applications bilinéaires. Il présente des démonstrations concernant la dérivée directionnelle et la différentiabilité de fonctions spécifiques en des points donnés. De plus, il aborde des concepts d'applications bilinéaires continues et leur différentiabilité dans des espaces normés.

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Optimisation TD 1

Centrale Casablanca

Mai 2025

Exercice 1
1. Soit f : R2 → R la fonction définie par
y3
f (x, y) = p si (x, y) , (0, 0) et f (0, 0) = 0.
x2 + y 4
(a) Montrer que f admet une dérivée directionnelle suivant tout vecteur non nul au
point (0, 0),
(b) Monter que f mais n’est pas différentiable en (0, 0)
x2 y
2. Prenons U = R2 , F = R et f définie par f (x, y) = x4 +y 2
si (x, y) , (0, 0) et f (0, 0) = 0. Étu-
dions f au point (0, 0).

Solution
1. Soit v = (h, k) , (0, 0).
f (t·v)−f (0,0) f (0,tk)
— Si h = 0, on a t = t =k
(
t
f (t·v) −f (0,0) 3 3 k si h=0
— Si h , 0, on a = √ t k ⩽ t2k2 −→ 0. Ainsi, Dv f (0, 0) =
t h2 t 2 +h4 t 4 t→0 0 si h,0
∂f ∂f
2. Avec v = (1, 0), on aura ∂x
(0, 0)
= 0, et avec v = (0, 1), on aura ∂y (0, 0) = 1. Le candidat à
être la différentielle en (0, 0) est donc ℓ(h, k) = k. Mais l’expression

f (h, k) − f (0, 0) − ℓ(h, k) k 3 − k h2 + k 4
ϵ(h, k) = √ =√ √
h2 + k 2 h2 + k 2 h2 + k 4
ne tend pas vers 0 lorsque (h, k) → 0, car limt→0+ ϵ(t, t) = − √1 . Donc f n’est pas différen-
2
tiable au point (0, 0).
3. Démontrons que g n’est pas continue en observant que
1 1 1
 
g , 2 = , 0 = g(0, 0)
n n 2
D’autre part, fixons (a, b) ∈ R2 \{(0, 0)} et prouvons que g admet une dérivée suivant (a, b)
en (0, 0). On a, pour t , 0
g(ta, tb) − g(0, 0) t 3 a2 b a2 b
= =
t t × t 4 a4 + t 2 b2 t 2 a4 + b2


Si b = 0, ceci est nul, sinon


g(ta, tb) − g(0, 0) t→0 a2
−→
t b
Dans tous les cas, on a prouvé que g admet une dérivée en (0, 0) suivant le vecteur (a, b)
2
qui vaut ab si b , 0, et qui vaut 0 si b = 0.

1
Exercice 2 : Application bilinéaire continue
1. Soit E, F et G des espaces normés et B : E × F → G une application bilinéaire. Alors B est
continue si et seulement s’il existe C > 0 tel que pour tout x ∈ E et tout y ∈ F, ∥B(x, y)∥ ≤
C∥x∥∥y∥. Dans ce cas B est différentiable dans E × F et pour tout (x, y) ∈ E × F, DB(x, y) est
l’application linéaire continue de E × F dans G donnée par

(h, k) 7→ DB(x, y) · (h, k) = B(x, k) + B(h, y)

2. Soit E un espace normé et L(E) l’espace vectoriel normé des applications linéaires conti-
nues de E dans E. Étudier l’application B : L(E) × L(E) → L(E) définie par (u, v) 7→ u ◦ v
3. Si E est muni d’un
√ produit scalaire E × E → R noté ⟨x, y⟩ et si la norme sur E est la norme
associée : ∥x∥ = ⟨x, x⟩, Étudier l’application B : E × E → R, B(x, y) = ⟨x, y⟩

Solution

1. L’affirmation concernant la continuité se montre comme son analogue pour les applica-
tions linéaires. Si B est continue, elle l’est en (0, 0) et il existe α > 0 tel que si ∥(x,  y)∥ =
αx αy
max(∥x∥, ∥y∥) < α, alors ∥B(x, y)∥ ≤ 1. Si x ∈ E, x , 0 et y ∈ F, y , 0, (u, v) = 2∥x∥ , 2∥y∥ vérifie
αx αy
 
∥(u, v)∥ = α2 < α. D’où ∥B(u, v)∥ = B 2∥x∥ , 2∥y∥ ≤ 1 ou encore, en utilisant la bilinéarité et
la propriété convenable d’une norme,

4
∥B(x, y)∥ ≤ ∥x∥∥y∥
α2

ce qui permet de choisir C = α42 . Montrons maintenant que cette propriété implique
la différentiabilité de B. Cela établira a fortiori sa continuité. (Une peuve directe est
un excellent exercice...) Tout d’abord une vérification facile montre que l’application
u : (h, k) 7→ B(x, k) + B(h, y) est linéaire. La majoration

∥u · (h, k)∥ ≤ C(∥x∥∥k∥ + ∥h∥∥y∥) ≤ C(∥x∥ + ∥y∥)∥(h, k)∥

permet d’affirmer la continuité de u (et aussi ∥u∥ ≤ C(∥x∥ + ∥y∥) ). Ensuite si (h, k) ∈ E × F,
la bilinéarité de B permet d’écrire

B(x + h, y + k) − B(x, y) − u · (h, k) = B(h, k)


B(h,k)
et la majoration ∥B(h, k)∥ ≤ C∥h∥∥k∥ ≤ C∥(h, k)∥2 montre que ∥(h,k)∥
→ 0 quand ∥(h, k)∥ → 0
Exemples :
2. Soit E un espace normé et L(E) l’espace vectoriel normé des applications linéaires conti-
nues de E dans E. L’application B : L(E) × L(E) → L(E) définie par (u, v) 7→ u ◦ v est bi-
linéaire continue car ∥u ◦ v∥ ≤ ∥u∥∥v∥. Elle est donc différentiable dans L(E) × L(E) et sa
différentielle en (u, v) est donnée par

(h, k) 7→ DB(u, v) · (h, k) = u ◦ k + h ◦ v.

3. Si E est muni d’un


√ produit scalaire E × E → R noté ⟨x, y⟩ et si la norme sur E est la norme
associée : ∥x∥ = ⟨x, x⟩, la forme bilinéaire B : E × E → R, B(x, y) = ⟨x, y⟩ est continue donc
différentiable en tout point. Lorsque E = Rm , la norme ∥ · ∥2 est obtenue de cette façon à
partir du produit scalaire usuel.

2
Exercice 3 :
 
Soient f , g ∈ C 1 R2 , R et

ϕ : R3 → R2
   
(x, y, z) → f x2 y, z2 x , g (xy , zx)

Calculer, si elle existe, la différentielle de ϕ.

Solution
 
Posons γ : (x, y, z) 7→ x2 y, z2 x et δ : (x, y, z) 7→ (xy , zx). γ et f sont différentiables en tous points
de leurs domaines, donc f ◦ γ est différentiable en tout point de R3 avec

d(f ◦ γ)(x, y, z) = df (γ(x, y, z)) ◦ dγ(x, y, z)

2xy x2 0
!
On calcule Jac(γ)(x, y, z) = . En passant des applications linéaires aux ma-
z2 0 2zx
trices.  
Jac(f ◦ γ)(x, y, z) = Jac(f ) x2 y, z2 x · Jac(γ)(x, y, z)
 2xy x2 0
!

2 2
= Jac(f ) x y, z x ·
z2 0 2zx
δ est définie et différentiable en (x, y, z) dès lors que x > 0. On calcule de même Jac(δ)(x, y, z) =
yxy−1 xy ln x 0
!
de sorte que pour tout (x, y, z) avec x > 0,
z 0 x

yxy−1 xy ln x 0
!
y
Jac(g ◦ δ)(x, y, z) = Jac(g) (x , zx) ·
z 0 x

La différentielle de f ◦ γ en (x, y, z) est donc


T
!  h1 T
   
 h1 
2xy x2 0
    
 h2  7→ Jac(f ) x2 y, z2 x · ·  h2 
   
   z2 0 2zx 
h3 h3


et celle de g ◦ δ en (x, y, z) avec x > 0


T
!  h1 T
   
 h1 
yxy−1 xy ln x 0
  
 h2  7→ Jac(g) (xy , zx) · ·  h2 
  
   z 0 x
h3 h3
 

Soit (x, y+ z) fixé avec x > 0 et h = (h1 , h2 , h3 )


        
 x   h1    x + h1   x + h1 
ϕ  y  +  h2  = f ◦ γ  y + h2  , g ◦ δ  y + h2
        
       
  
z h3 z + h3 z + h3
     

= (f ◦ γ((x, y, z)) + d(f ◦ γ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ) + ∥h∥ε1 (∥h∥) .


g ◦ δ((x, y, z)) + d(g ◦ δ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ) + ∥h∥ε2 (| h∥))
−→
où ε1 et ε2 sont des fonctions telles que ε1 (∥h∥) −→ 0 et ε2 (||h∥) −−−−−−→ 0
∥h∥→0 ∥h∥→0
= ϕ((x, y, z)) + (d(f ◦ γ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ) , d(g ◦ δ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ))

3
−→
où ε1 et ε2 sont des fonctions telles que ε1 (∥h∥) −→ 0 et ε2 (∥h∥) −−−−−−→ 0
∥h∥→0 ∥h∥→0

= ϕ((x, y, z)) + (d(f ◦ γ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ) , d(g ◦ δ)(x, y, z) (h1 , h2 , h3 ))


+ ∥h∥ (ε1 (∥h∥), ε2 (||h∥))
| {z }
−→0
∥h∥0

La différentielle de ϕ en (x, y, z) est donc


T
!  h1 T  !  h1 T 
       
 h1 
x2 yxy−1 xy ln x
   2xy 0    0    
 h2  7→ Jac(f ) x2 y, z2 x · ·  h2  , Jac(g) (xy , zx) ·

·  h2  
  
   z2 0 2zx  z 0 x   
h3 h3 h3
 

Exercice 4 : Fonction quadratique


On considère la fonction quadratique f : Rn → R, donné par

f (x) = (1/2)xT P x + qT x + r

avec P ∈ Sn , ensemble des matrices symétriques d’ordre n, q ∈ Rn , et r ∈ R.


1. Calculer la dérivée première et la dérivée seconde de f
2. Donner une condition pour que f soit convexe.
3. En déduire que la fonction dy : Rn → R, x 7→ ∥x − y∥2 est strictement convexe pour tout
y ∈ Rn .

Exercice 5
1. Soit (fi )i∈I une famille quelconque de fonctions convexes de U ⊂ V → R. Démontrer que
la fonction supi∈I fi est convexe.
1 ap q
2. Montrer l’inégalité de Young : ∀a, b > 0, ∀p, q ∈ N tels que p + 1q = 1, ab ≤ p + bq
3. Soit f une fonction convexe de Rn dans R. Montrer que :
p
 p  p
X X  X
+ p n p
∀ (λi )1≤i≤p ∈ (R ) t. q. λi = 1, ∀ (xi )1≤i≤p ∈ (R ) , f  λi xi  ≤ λi f (xi )
i=1 i=1 i=1

Solution

1. Soient x, y ∈ U et t ∈ [0, 1].∀i ∈ I fi (tx + (1 − t)y) ≤ tfi (x) + (1 − t)fi (y) ≤ t supi∈I fi (x) + (1 −
t) supi∈I fi (y). Donc supi∈I fi (tx + (1 − t)y) ≤ t supi∈I fi (x)+ (1 − t) supi∈I fi (y)
1
2. On utilise la convexité de la fonction exponentielle avec p + 1q = 1. On obtient
!
1 p 1 1 1
exp log a + log b ≤ exp (log ap ) + exp (log bq )
q
p q p q

pour a, b > 0, c’ est-à-dire l’inégalité voulue.

4
3. On raisonne par récurrence : c’est vrai pour p = 2. Supposons que c’est vrai pour p−1. Soit
Pp Pp
(λi )1≤i≤p ∈ (R+ )p tel que i=1 λi = 1. Il existe donc i0 tel que λi0 , 0. Posons µ = i=1,i,i λi
i 0

Il est clair que λi0 , µ ∈ 0, 1 [ et λi0 + µ = 1. Soit (xi )1≤i≤p ∈ Rp . On appelle x le barycentre
Pp
des points (λi , xi )i,i0 de sorte que i=1,i,i0 λi xi = µx. La convexité de f donne
 p 
X     
f  λi xi  = f µx + λi0 xi0 ≤ µf (x) + λi0 f xi0 .
i=1
Pp λi
comme x = i=1,i,i0 µ xi , on utilise 1’ hypothese de récurrence pour conclure.
..............................................................................................

Exercice 6 : Fonction log-sum-exp


On considère Ia fonction suivante : f (x) = log (ex1 + · · · + exn ) définie sur Rn .
1. Montrer que la Hessienne de f est donnée par

1   
∇2 f (x) = 1T z diag(z) − zzT ,
(1T z)2
où z = (ex1 , . . . , exn )

2. Montrer que 
n
 n   n 2 
1
X   X   X  
v T ∇2 f (x)v = z v 2 
z v z   .
   

   
2
 i i i
 i i
T
    
(1 z)  
i=1

i=1 i=1

3. En utilisant l’inégalité de Cauchy-Schwarz


    2
aT a b T b ≥ aT b
√ √
appliquée aux vecteurs ai = vi zi , bi = zi montrer que Ia fometion f est convexe.

Exercice 7
On dit qu’une fonction ψ : Rn → Rn est monotone si pour tout x, y ∈ dom ψ,

(ψ(x) − ψ(y))T (x − y) ≥ 0

On suppose que f : Rn → R est comvexe et differentiable.


1. Montrer que le gradient ∇f est monotone.
2. Soit la fonction suivante :
" # " #" #
x1 1 0 x1
ψ(x) = =
x1 /2 + x2 1/2 1 x2

(a) Montrer que ψ est monotone


(b) Montrer qu’il n’e xiste pas de fonction f : R2 → R telle que ψ(x) = ∇f (x),

Solution

5
La Comexité de f implique

f (x) ≥ f (y) + ∇f (y)T (x − y), f (y) ≥ f (x) + ∇f (x)T (y − x)

pour tout x, y ∈ dom f . En combinant les deux inégalités on en déduit

(∇f (x) − ∇f (y))T (x − y) ≥ 0

ce qui montre que ∇f est monotone. La réciproque n’est pas vraie en général.En effet on consi-
dère " # " #" #
x1 1 0 x1
ψ(x) = =
x1 /2 + x2 1/2 1 x2
W est monotone car
" # " #
T 1 0 T 1 1/4
(x − y) (x − y) = (x − y) (x − y) ≥ 0
1/2 1 1/4 1

pour tout x, y. Mais il n’existe a une fonction, f : R2 → R telle que ψ(x) = ∇f (x), car

∂2 f ∂ψ1 ∂2 f ∂ψ2
= = 0, = = 1/2
∂x1 ∂x2 ∂x2 ∂x1 ∂x2 ∂x1
..............................................................................................

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