Réalisé par : Zineb HAFID
Wissal EZZIANI
Rihab HADDOUCH
TP 1 : Détermination des limites d’Atterberg d’un échantillon de
sol
Introduction
Selon sa teneur en eau, un sol peut se présenter sous trois états: liquide, plastique, solide. la
connaissance du comportement d’un sol consiste à déterminer la limite de chaque état ou les limites
d’Atterberg. Ces limites servent à classifier les sols fins.
Norme : P94-051, NF EN ISO 17892-12
But de l’essai
-Détermination les limites de liquidité et de plasticité d’un échantillon de sol.
-Calcul de IP, Ic et A.
-Caractériser l’argilosité de l’échantillon.
Appareillage
Le matériel suivant est nécessaire pour la limite de liquidité :
• Appareil de Casagrande (avec Outil a rainurer et cale de 10 mm)
Le matériel suivant est nécessaire pour la limite de plasticité :
• Plaque en verre
• Calibre de dia. 3 mm x long. 100 mm appelé rouleau (ou un pied à coulisse)
Matériel divers :
• Étuve à une température réglable à (100 – 105ْ C).
• Balance électronique de précision
• Séchoir
• Gants anti-chaleur
• Boitiers de mesure de la teneur en eau (tares ou récipients)
• Spatule et pissette
Fiche de TP1 : Determination des limites d’Atterberg d 'un
échantillon de sol
1. Limite de Liquidité
1.1. Illustration par photos d’essai
1.2. Illustration par photos de la fermeture des levers
1.3. Résultats
Masse Boitier en Sol Sol humide Sol sec N Teneur en
(g) vide humide+ eau
boitier
Essai 1 19 29,7 10,7 7,8 30 37,179
Essai 2 19 29,7 10,7 7,3 24 46,57
Essai 3 19 29,7 10,7 7,4 29 44,59
Essai 4 19 29,7 10,7 8 35 33,75
1.4. Tracer la teneur en eau en fonction de N. Puis, tracer la droit de régression linéaire.
En déduire la limite de liquidité.
2. Limite de Plasticité 2.1. Illustration par photos d’un rouleau (deux photos)
2.2. Résultats
Masse en (gr) Essai 1 Essai 2 Essai 3
Boitier en vide 19 19 19
Sol humide 2.4 2 2.1
Boitier + sol humide 21.4 21 21.1
Boitier + sol sec 20.9 20.5 20.5
Sol sec 1.9 1.5 1.5
Eau 0.5 0.5 0.6
Teneur en eau (%) 26.31 33.33 40
Teneur en eau
moyenne 33.21
Donc WP = 33.21 %
Observations et conclusions (calcul Ip, Ic ……)
Alors l’indice de plasticité est :
IP = WL – Wp
IP = 46-33.21
IP = 12.79
Conclusion :
D’après les résultats obtenus par la détermination des limites d'Atterberg et l’indice
de plasticité , et en se basant sur le tableau ci-dessous , on peut identifier notre sol
comme étant un argile de plasticité intermédiaire .
TP 2 : Essai au bleu de méthylène d’un sol
Introduction
Le présent TP a pour objet de préciser la méthode de détermination de la valeur de bleu de méthylène
d'un sol ou d'un matériau rocheux au moyen de l'essai au bleu de méthylène «à la tâche». La valeur de
bleu de méthylène d'un sol (VBS) mesure la capacité d'adsorption d'un sol ou d'un matériau rocheux.
Elle constitue un des paramètres d'identification de la classification des sols.
Norme : NF P 94-068, NF P18-592, remplacée par NF EN 933-9, remplacée par NF EN 933-9+A1
(2013)
But de l’essai
Détermination de la VBS et quantifier l’activité des argiles dans l’échantillon de sol
Appareillage
Le matériel suivant est nécessaire :
• Poudre de bleu de méthylène (ou sous forme solution)
• Agitateur malaxeur à ailettes (vitesse réglable)
• Agitateur magnétique
• Burette graduée (50 ml)
• Balance électronique de précision
• Baquette en verre
• Bécher
• Eau distillée, Papier filtre
• Chronomètre
• Tamis maille carrée d'ouverture 5 mm
Fiche de TP2 : Essai au bleu méthylène d’un sol
Illustration par photo de la manipulation
Illustration par photos du papier filtre après la réalisation d’essai
Volume de VBS
Essai
Volume BM
(ml) 10
Masse BM (g)
0.1
Msec du sol (g) 30
VBS
0.33
Observations et conclusion :
Le sol est considéré comme propre à légèrement argileux. Il présente un faible
risque de gonflement ou de plasticité, ce qui est généralement favorable pour
les travaux de terrassement ou comme
couche de forme .
TP 3 : Essai Proctor modifié
Introduction
Les caractéristiques de compactage Proctor d'un matériau sont déterminées à partir des essais dits :
Essai Proctor normal ou Essai Proctor modifié. Les deux essais sont identiques dans leur principe,
seules diffèrent les valeurs des paramètres qui définissent l'énergie de compactage appliquée.
Le principe de ces essais consiste à humidifier un matériau à plusieurs teneurs en eau et à le
compacter, pour chacune des teneurs en eau, selon un procédé et une énergie conventionnels. Pour
chacune des valeurs de teneur en eau considérées, on détermine la masse volumique sèche du matériau
et on trace la courbe des variations de cette masse volumique en fonction de la teneur en eau.
D'une manière générale cette courbe, appelée courbe Proctor, présente une valeur maximale de la
masse volumique du matériau sec qui est obtenue pour une valeur particulière de la teneur en eau. Ce
sont ces deux valeurs qui sont appelées caractéristiques optimales de compactage Proctor normal ou
modifié suivant l'essai réalisé.
Norme : NF P94-093 (2014)
But de l’essai
L’essai Proctor a pour but de déterminer la teneur en eau optimale (normal ou modifié) pour un sol de
remblai donné et des conditions de compactage fixées, qui conduit au meilleur compactage possible ou
encore capacité portante maximale.
En ce TP, on réalisera l’essai Proctor modifié.
Appareillage
• Moule Proctor modifié (moule CBR avec d'une embase, d'une rehausse et disque d'espacement)
• Dame Proctor modifié (4,5 Kg)
• Règle à araser
• Bac d’échantillon du sol
• Étuve à une température réglable à (100 – 105ْ C).
• Balance électronique de précision
• Gants anti-chaleur
• Boitiers de mesure de la teneur en eau (tares ou récipients)
• Spatule et pissette
Fiche de TP 3 : Essai Proctor modifié
1. Illustration par photo de la manipulation
2. Déterminer les points (w et 𝛾ℎ ou 𝜌ℎ) puis déduire 𝛾𝑑 ou 𝜌𝑑
On applique la formule suivante :
𝛾ℎ =Masse Humide Nette / Volume intérieur du moule.
Volume du moule=3,14 x R² x hauteur
R : étant le rayon intérieur du moule.
𝛾ℎ1= 13,540 t/m3
𝛾ℎ2= 13,760t/m3
𝛾ℎ3= 13,158t/m3
𝛾ℎ4= 12,989t/m3
W1(%)=9%
W2(%)=10%
W3(%)=14%
W4(%)=16%
𝛾𝑑 1= 𝛾ℎ1/(1+w1)
𝛾𝑑 1= 12,422 t/m3
𝛾𝑑 2= 𝛾ℎ2/(1+w2)
𝛾𝑑 2= 12,509t/m3
𝛾𝑑 3= 𝛾ℎ3/(1+w3)
𝛾𝑑 3= 11,542t/m3
𝛾𝑑 4= 𝛾ℎ4/(1+w4)
𝛾𝑑 4= 11,197 t/m3
3. Tracer la courbe ( w, 𝜌𝑑)
poids volumique sec en fct de la teneur en eau
13
poids volumique sec 12.5
12
11.5
11
10.5
9 10 14 16
teneur en eau
poids volumique sec
4. Déterminer WopM
𝜌𝑑max.
La teneur en eau optimal WOPM est celle correspondante à la masse volumique sèche maximale
Alors :
WOPM=10%
5. Observations et conclusions
Lors de cette manipulation, nous avons déterminé la teneur en eau optimale (WOPM) en
compactant le sol sous une énergie constante. Les résultats ont montré que la densité sèche
(𝛾𝑑) du sol augmente progressivement avec la teneur en eau, jusqu’à atteindre un maximum
correspondant à la WOPM.
Dans un premier temps, tant que la teneur en eau reste inférieure à cette valeur optimale, l’eau
joue un rôle de lubrifiant entre les particules de sol. Elle mouille leur surface, réduit les forces
de frottement et facilite leur glissement et leur réorganisation. Cela permet un rapprochement
des particules, entraînant une structure plus compacte et une densité sèche plus élevée.
En revanche, au-delà de la teneur en eau optimale, l’excès d’eau remplit les pores du sol et
absorbe une partie importante de l’énergie de compactage. L’énergie restante devient alors
insuffisante pour resserrer davantage les particules, qui restent plus éloignées les unes des
autres. La structure du sol devient alors moins dense, ce qui se traduit par une diminution de la
densité sèche.
Ainsi, la courbe représentant la densité sèche en fonction de la teneur en eau prend une forme
typique en cloche. S sommet indique la WOPM, point d’équilibre où les conditions de
compactage permettent d’atteindre la densité maximale du sol.