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Item-R2c 167 - Hépatites Virales-V2

Le document traite des hépatites virales, en détaillant les types d'hépatite (aiguë et chronique), leurs causes, symptômes, diagnostics et traitements. Il souligne l'importance de la réponse immunitaire dans les lésions hépatiques et aborde les différentes étiologies, notamment les infections virales, les toxiques et les maladies auto-immunes. Des recommandations pour le diagnostic et la prévention, ainsi que des informations spécifiques sur les hépatites A et B, sont également fournies.

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Item-R2c 167 - Hépatites Virales-V2

Le document traite des hépatites virales, en détaillant les types d'hépatite (aiguë et chronique), leurs causes, symptômes, diagnostics et traitements. Il souligne l'importance de la réponse immunitaire dans les lésions hépatiques et aborde les différentes étiologies, notamment les infections virales, les toxiques et les maladies auto-immunes. Des recommandations pour le diagnostic et la prévention, ainsi que des informations spécifiques sur les hépatites A et B, sont également fournies.

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R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/10/2023

ITEM 167 : HÉPATITES VIRALES


Hépatite = inflammation du foie, le plus souvent avec cytolyse hépatique (↗ transaminases = nécrose hépatocytaire), parfois
révélation par cholestase ou forme mixte
- Hépatite aiguë < 6 mois (transaminases > 10N, sur foie antérieurement sain) ou chronique si > 6 mois
Asymptomatiques dans 90% des cas, hépatites majoritairement bénignes (bonne évolution <15j), ALAT > ASAT
- +++VHA/VHB/VHC/VHD/VHE : non-cytopathogènes, la réponse immunitaire cause les lésions
Virales
Causes de cytolyse ( transaminases)

- Virus du groupe herpes : HSV, EBV, CMV, VZV,


- Dengue, fièvres hémorragiques,
- Primo-infection VIH…
- Agression des hépatocytes :
. Cytolyse modérée <10N : stéatohépatite dû à l’OH/syndrome métabolique ou hémochromatose
Hépatiques

. Cytolyse importante >10N : hépatite toxique (xénobiotique : médicament, drogue, champignon, complément
alimentaire, phytothérapie), auto-immune maladie de Wilson
- Mise en pression des hépatocytes (si hypoxie/Budd-Chiari : cytolyse >10N) : hyperpression biliaire
(calcul/compression), veineuse sus-hépatique (insuffisance cardiaque, thrombose des veines sus-hépatiques),
ischémie hépatique (état de choc, thromboses de l’artère hépatique/veine porte)
Augmentation des transaminases par atteinte musculaire : cytolyse prédominant sur les ASAT, CPK+
Autres

- Effort prolongé
- Souffrance musculaire ou myocardique
- Myopathie
Le + souvent asymptomatique, sinon symptômes non spécifiques (asthénie, céphalées, nausées, douleurs
Diagno

abdominales et articulaires, syndrome pseudogrippal, fièvre, éruption cutanée, parfois ictère cholestatique)
stic

Tout tableau compatible => bilan sanguin hépatique : ASAT, ALAT, GGT et PAL
Diagnostic positif = élévation des enzymes hépatiques (transaminases > 10 fois la normale = 10N)
Hépatite aiguë sévère = TP < 50% (avec baisse du facteur V)
Hépatite aiguë grave = TP < 50% et encéphalopathie hépatique (fulminante ou subfulminante selon le délai
d’apparition de l'encéphalopathie p/r à l’ictère). Cliniquement : somnolence, astérixis, agitation, coma…
Possible dysfonction d’organe (++rénale, pulmonaire, circulatoire, hémorragies) en cas d’hépatite fulminante.
Gravité

Evaluation en urgence de la gravité d’une hépatite aiguë :


- Constantes hémodynamiques, signes de choc - TP, facteur V, INR
- Etat de vigilance, astérixis - Créatininémie
- Glycémie - Lactates
Hépatite aiguë

Rechercher :
. Une prise médicamenteuse (toxicité directe dose-dépendante ou indirecte immuno-allergique)
1° intention

. Un toxique (drogue, champignon, complément alimentaire, phytothérapie)


/!\ L’OH seul ne cause pas d’hépatite aiguë sévère (>10N) mais peut être un cofacteur/décompenser une cirrhose
Sérologies virales systématiques : VHA, VHB, VHC et VHE (VHD seulement si VHB positif)
Echo-Doppler : hépatopathie chronique, cause vasculaire (Sd de Budd Chiari) ou biliaire (migration lithiasique)
Selon le contexte : évoquer une hépatite hypoxémique (hypovolémie, état de choc, insuffisance cardiaque aiguë)
Recherche de pathologies plus rares selon le contexte :
2° intention

- Hépatite auto-immune (Ac anti-nucléaires et anti-tissus) : à évoquer ++ chez lez femmes


- Hémochromatose
- Maladie de Wilson : ++si consanguinité, atteinte neuro : cuprurie (24h), cuivre sérique, ↘ céruléoplasmine
- Infiltration tumorale
- HELLP syndrome, stéatose aiguë gravidique (pendant la grossesse)
TTT symptomatique ++, contre-indication aux facteurs aggravants (CI paracétamol, AINS, sédatifs, antiémétiques)
TTT

Si hépatite aiguë sévère (TP<50%) : adresser à un centre de transplantation hépatique


Surveillance biologique (transaminases, bilirubine, TP) : min hebdomadaire tant que la bilirubine est élevée
Principalement asymptomatique, possible asthénie (++hépatite chronique C), symptômes de cirrhose
Dg

Diagnostic = persistance des perturbations du bilan hépatique > 6 mois (transaminases modérément élevées
<5N, possible cholestase associée)
Hépatite chronique

- Alcool : 1ère étiologie en France


- Stéatose métabolique (NASH) = 2ème cause la plus fréquente (y penser devant un Sd métabolique/diabète)
Etiologies

- Hépatites virales chroniques B, D et C


- Les hépatites auto-immunes
- Les maladies génétiques rares : déficit en alpha-1-antitrypsine, maladie de Wilson, hémochromatose
Attention à la possible association de différentes étiologies ++
- Degré de fibrose = degré de cicatrice fibreuse du parenchyme (stade ultime = cirrhose), évalué par la biopsie
Gravité

hépatique / des méthodologies non invasives (marqueurs sanguins, mesure de l’élastométrie)


- Degré d’activité de l’hépatite = importance de l’inflammation donc du risqué de progression de la fibrose

CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/10/2023

- Eliminer les facteurs aggravants : OH, Sd métabolique…


Hépatite chronique - Chercher/prévenir/traiter la cirrhose : évaluation par score biochimique / fibroscanner
- Vaccin contre le VHA/VHB si pas d’immunité
TTT - ALD 100%
- Suivi NFS/plaquettes, transaminases/gamma GT, PAL, bilirubine, Albumine, TP (+FV si TP<70%), INR si cirrhose
(score MELD), recherche co-infection VIH
+ Echographie abdominale (+ IRM si anormale) : /6 mois si cirrhose, / 2 ans si hépatite B chronique sans cirrhose
+ Fibroscopie œsogastrique régulièrement si cirrhose

HÉPATITE A
VHA = virus à ARN, non-enveloppé (= nu), du genre Hepatovirus : cause fréquente d’hépatite aiguë, non directement
pathogène (c’est la réaction immunitaire qui entraîne les lésions)
- Habituellement au cours de l’enfance ou chez l’adulte jeune ± épidémies en collectivité
Virologie

- Transmission féco-orale (eau contaminée surtout), principalement dans les pays en développement / si précarité
- Transmission sexuelle : relations sexuelles entres hommes
- Virémie faible et brève, avec élimination des particules virales dans les selles pendant 10 jours
- Moins de 50% de la population française a été infecté par le VHA à l’âge de 50 ans (pays à faible risque endémique)
- Guérison dans 100% des cas, aucun risque d’infection chronique à VHA
- Incubation courte : 10 à 45 jours
Hépatite aiguë

- Hépatite aiguë : le + souvent asymptomatique et bénigne, forme fulminante exceptionnelle (0,5%)


- Diagnostic : - IgM anti-VHA (ELISA) : apparition rapide (hépatite aiguë)
- IgG anti-VHA : persistant (immunité à long terme : infection guérie ou vaccination)
- Charge virale (ARN) VHA : marqueur d’hépatite aiguë chez l’immunodéprimé (rarement fait en pratique)
 Maladie à déclaration obligatoire +++
- Hygiène simple (lavage de mains, circuits alimentaires)
Prévention

- Vaccin vivant inactivé : 2 injections à 6-12 mois, pas de sérologie préalable sauf cas particulier
Recommandé aux voyageurs en zone d’endémie, si hépatopathie/mucoviscidose, exposition professionnelle (crèche,
institution, chaine alimentaire), homme ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH)
+ Cas contact : vaccination de l’entourage familial recommandée maximum 14 jours après les 1er signes du cas index

HÉPATITE B
- Problème majeur mondial : 1/3 de la population touchée par le VHB (2 milliards), 250 millions de porteurs chroniques
- Zones de haute endémie (prévalence > 8%) : Asie du Sud-Est, Afrique subsaharienne, Chine, Amazonie)
- En France : 7% de la population générale concernée, dont 280 000 infections chroniques (0,65%)
- Evolution vers une cirrhose dans 20 % des cas, puis vers l’IHC et/ou le cancer hépatique : 700 000 morts/an
 Hépatite aiguë B = maladie à déclaration obligatoire
- Virus à ADN (détectable dans le sang) : gène S (protéine de l’enveloppe : Ag HBs), région C (Ag HBc et HBe : capside)
- Formation d’un ADNc circulaire, quiescent dans les hépatocytes : possible réactivation à distance
- Transmission verticale (transplacentaire ou à l’accouchement) : mode principal en zone de haute
endémie, risque proportionnel à la CV, sérovaccination précoce si mère porteuse d’Ag HBs
Contamination - Relation sexuelle (IST)
- Contact avec du sang ou dérivé sanguin : acte médical, toxicomanie IV ou tatouage/piercing
- Contact dans famille/collectivité : partage d’objets de toilettes ou par lésions cutanées
Virologie

- Hépatite aiguë : 70% asymptomatique, 30% symptomatique, dont 1% fulminante


- Guérison spontanée dans 90 à 95% des cas
- Infection chronique (5-10%) : - 70% d’hépatite chronique : cirrhose (20%), CHC (20%, 3-5%/an)
- 30% de portage inactif
Evolution Selon la réponse immune de l’hôte :
 Réponse forte : élimination virale, hépatite aiguë avec nécrose hépatocellulaire massive
 Réponse faible adaptée : infection asymptomatique puis guérison
 Réponse faible inadaptée : tolérance partielle, réplication persistante, hépatite chronique
 Réponse nulle : portage chronique asymptomatique avec réplication virale

CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/10/2023

- Incubation longue = 60 à 150 jours


Hépatite aiguë -  des symptômes et  du risque de chronicité avec l’âge :
. A la naissance : asymptomatique, 90% de chronicité
. Avant 5 ans : asymptomatique, 30% de chronicité à 4 ans
. Après 5 ans : 30-50% symptomatique, 5-10% de chronicité
- Diagnostic : contage (IST…), groupe à risque  sérologie : Ag HBs ± IgM anti-HBc (primo-infection ou réactivation)
- Guérison : séroconversion HBe (en 3 mois), puis séroconversion HBs (en 6 mois)
- Hépatite B ancienne : disparition des Ac anti-HBe en 1-2 ans et anti-HBs en 10-20 ans  permet de dater l’infection
Ag HBs Ac anti-HBc Ac anti-HBs Interprétation
- - - - Absence de contact
Diagnostic biologique

- - + - Vaccination (efficace si Ac HBs>10UI/L)


- + + - Infection ancienne guérie (parfois Ac anti-HBs négatifs)
- Infection ancienne guérie > 10-20 ans (disparition des Ac anti-HBs)
- + -
- Infection chronique AgHBe- en cours de guérison (risque réactivation)
+ - - - Infection aiguë récente
+ + - - Infection aiguë ou chronique
- Ag HBe et ADN VHB : marqueurs d’activité virale, utiles en cas d’infection VHB chronique
- Charge virale (ADN) VHB : marqueur d’hépatite aiguë chez l’immunodéprimé
 Virus mutant pré-C (70% des cas en France) = absence d’Ag HBe : sélectionné par l’immunité (Ac anti-HBe +)
= Ag HBs+ détectable > 6 mois, évolue par phases, possible réactivations virales (DD de l’hépatite aiguë)
- Stades :
. Infection chronique (tolérance immune) = très forte réplication (ADN VHB++), faible réponse immune, Ag HBe+,
transaminases N, fibrose faible, contagiosité importante. Concerne les infection materno-fœtales / de la petite
enfance  Pas d’indication de traitement
. Hépatite chronique à Ag HBe ± : hépatite chronique avec lésions hépatiques : ADN modérément élevé, transaminases
fluctuantes, fibrose modérée/sévère, évolution vers la fibrose. Concerne les infections à l’âge adulte.  Traitement
utile. Si séroconversion HBe (Ac+) = arrêt de réplication ou mutation pré-core
Hépatite chronique

. Infection chronique AgHBe- (portage inactif) = Ag HBe-, Ac anti-HBe+, transaminases normales, ADN HB faible/nul.
Taux de négativation Ag HBs = 1-3%/an. Guérison quand Ac anti-HBs+ (sinon hépatite occulte)
 Evolution lente, silencieuse, variable selon l’âge/le statut immunitaire, découverte fréquemment au stade de cirrhose/CHC
 Tant que l’Ac anti-HBs n’est pas présent : risque de réactivation en cas d’immunodépression (hépatite occulte) +++
- Transaminases normales = Risque de cirrhose faible
Portage inactif - Séroconversion HBe : Ag HBe -, Ac anti-HBe + - Aucun traitement
- ADN VHB faible < 2000 UI/ml - DD : virus mutant pré-C en rémission transitoire
≥ 1 critère : - Cytolyse hépatique
= Progression de l’infection
Hépatite active - Ag HBe positif (si virus sauvage)
- Cytolyse et réplication variable dans le temps
- ADN VHB élevé > 2000 UI/mL
- Cirrhose : complique 20% des hépatites chroniques
- Carcinome hépato-cellulaire /!\ possible même en l’absence de cirrhose +++
Complications
- Périartérite noueuse (précoce)
- Glomérulonéphrite extramembraneuse ou glomérulonéphrite membrano-proliférative
Objectif : contrôle de la réplication, frein de l’inflammation/fibrose. Eradication virale impossible.
Possible abstention thérapeutique (surveillance transaminases/AND VHB) ou TTT médicamenteux
PEC

TTT = antiviral à action directe : interféron pégylé (injectable) / analogues nucléosidiques/nucléotidiques (per os)
Prise quotidienne prolongée : le traitement bloque la réplication virale (effet suspensif sans guérison)
Indication portée par un spécialiste : ne concerne pas tous les patients !
Indiqué en cas d’hépatite grave (TP < 50% ou ictère prolongé) /fulminante liée au VHB : tenofovir/entecavir)
- Nourrissons : obligatoire, vaccin hexavalent à 2 + 4 + 11 mois, dès la naissance si mère séropositive
- Enfants : rattrapage possible en 2 inj séparées de 6 mois (recommandé pour tout enfant <16 ans)
- Professionnels de santé
- Sujet à risque : toxicomanie IV ou per-nasale, tatouage ou piercing, personne en contact avec un sujet
Vaccins
porteur de l’Ag HBs, infection VIH / VHC, hémodialyse chronique/transfusions itératives, handicapés
Prévention

vivant en collectivité, partenaires sexuels multiples, IST récente, voyageur en pays de forte endémie,
détenus, candidats à une greffe, hépatopathie chronique
- Si cas contact : 3 injections rapprochées (J0, J7, J21 ou J0, M1, M2) puis rappel à 12 mois
- Dépistage systématique du portage de l’Ag HBs chez les femmes enceintes +++
- Sérothérapie anti-VHB (IgG anti-HBs) : contage chez un sujet non vacciné (nouveau-né d’une mère
Autres
porteuse, exposition accidentelle)
- Préservatifs, matériel à usage unique (soins/toxicomanie), dépistage des donneurs (sang, organes)

CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/10/2023

HÉPATITE C
VHC : infection chronique chez 1% de la population mondiale (190 millions, zones endémiques au Sud+ : Afrique-Asie),
prévalence en diminution en France (0,7% de la population soit <100 000 personnes)
Virus directement cytopathogène pour le foie. Pas de vaccin. Traitement curatif par antiviraux directs.
Virus enveloppé à ARN simple brin, famille des Flavivirus : forte variabilité génomique, 6 génotypes (1, 2, 3, 4 en France)
- Transmission parentérale +++ : transfusion sanguine < 1992, drogue IV ou sniffée, tatouage,
acupuncture, atcd de soins hospitaliers lourds (dialyse, transplantation…), AES, proche porteur
Contamination
Virologie

- Transmission maternofœtale (risque faible < 5%)


- Transmission exceptionnellement sexuelle (plaies muqueuses, règles, HSH, co-infection VIH/VHC)
- Infection : chronique dans 80 % des cas vs clairance de l’ARN VHC dans 20 % des cas
- Cirrhose : dans 10 à 20% des cas en 20 ans (++ si cofacteurs : OH, VHB, VIH, Sd métabolique), 50%
Evolution
de survie à 2 ans si cirrhose décompensée
- Carcinome hépato-cellulaire : 1-3% / an au stade de cirrhose uniquement
- Incubation : 15 à 90 jours
- Asymptomatique dans la majorité des cas (80%) ou symptômes non spécifiques : fatigue, nausées, douleur de
l’hypochondre droit, puis ictère, exceptionnellement hépatite aiguë sévère
Hépatite aiguë

- Marqueurs :
. 1er marqueur : ARN viral (détectable dès la 1ère semaine de contamination)
. Ac anti-VHC détectables au stade aigu de l’hépatite dès 12 semaines après contage
. Pic d’élévation des transaminases (souvent > 10N) avant l’apparition des symptômes
 Pour une hépatite aiguë = dosage ARN VHC + Ac anti-VHC en 1ère intention
 Pour une hépatite chronique : Ac anti-VHC en 1ère intention, ARN VHC en 2e intention si sérologie positive
- Guérison (20%) : normalisation des transaminases, ARN viral indétectable (= charge virale négative), Ac anti-VHC+
- Chronicité (80%) = ARN viral détectable avec transaminases normales ou  modérée
= Définition biologique : Ac anti-VHC+ et ARN VHC détectable > 6 mois
- Asymptomatique dans la grande majorité des cas, ou asthénie chronique
- Transaminases : normales ou augmentées, avec fluctuation dans le temps
- Génotypage du VHC : si indication de traitement
- Cirrhose, avec risque de carcinome hépatocellulaire (jamais sans cirrhose)
- A tout stade :
. Cryoglobulinémie : 20-50%, asymptomatique (sinon purpura/arthralgie/asthénie)
Complications
Hépatite chronique

. Vascularite, hépatite auto-immune, syndrome sec


. Glomérulonéphrite membrano-proliférative (20%)
. Cutanée : porphyrie cutanée tardive
= Antiviraux directs : ciblent les protéines virales, à utiliser en association, bonne tolérance, activité selon le
génotype viral (possibles activité pangénotypique sur certaines combinaisons)
 Association d’antiviraux à action directe pendant 8-12 semaines
- Indiqué si ARN VHC positif = pour toute hépatite aiguë ou chronique
TTT
- Objectif : réponse virologique soutenue = ARN VHC indétectable 12 semaines après le TTT, évite la cirrhose
(/favorise la régression si présente), guérison des manifestations extrahépatiques
- Guérison (RVS) >95% des cas : sérologie positive persistante, ne protège pas d’une réinfection
- Echec TTT (5%) : échappement pendant le TTT, rechute virologique (< 12 semaines) ou réinfection (> 12 S)
Lutte contre la transmission : préservatifs, matériel à usage unique, sécurisation des PSL
Prévention
Dépistage +++, notamment les populations carcérales, toxicomanes, HSH

HÉPATITE D
Virus delta : virus à ARN circulaire simple brin, enveloppé : défectif, dépend du VHB pour sa multiplication, contage
sexuel/sanguin. Hépatite chronique exposant le plus au risque de cirrhose & de cancer du foie !
- Population à risque : toxicomanie IV ou bassin méditerranéen, en Europe de l’Est, en Afrique noire et en Amérique du Sud
(rare en France : cas importés+)
- Recherche systématique d’infection VHD chez les patients VHB+ (5% de co-infection si VHB+), + sérologies VIH/syphilis
- Co-infection (infection simultanée avec le VHB) :  le risque d’hépatite fulminante (1 à 5%), guérison fréquente
- Surinfection (infection VHD chez un patient VHB chronique) :  transaminases <10N,  le risque de cirrhose (RR 10-20)
Infection

- Incubation : 30 à 45 jours
- Marqueurs (systématique si VHB+) : Ac anti-VHD (Dg), ARN VHD (persistance virale, hépatite de l’immunodéprimé)
- TTT : nouveaux antiviraux disponibles, indication non-systématique (idem VHB, selon lésions hépatiques/charge virale)
 Guérison quasi-systématique en cas de co-infection VHB-VHD, rare en cas de surinfection (=> chronicisation++)

CODEX.:, S-ECN.COM
R2C : Rang A en NOIR - Rang B en BLEU - Rang C en VERT Révision 24/10/2023

HÉPATITE E
VHE = virus à ARN, nu : hépatites aiguës épidémiques ou sporadiques, contamination différente selon le génotype
- En France : 1ère cause d’hépatite aiguë virale, par transmission zoonotique
- Transmission par voie féco-orale (eau contaminée surtout), ++ dans les zones hyperendémiques (Inde, Egypte…)
- Transmission par ingestion de viande contaminée (zoonose) dans les pays industrialisés
- Réservoir : environnement, homme porteur asymptomatique, animal (élevage de porcs, gibiers : sangliers, cervidés…)
- Prévention : mesures d’hygiène, cuisson des aliments (transmission zoonotique), dépistage PSL (immunodéprimé)
- Incubation : 10 à 40 jours
- Hépatite aiguë : pas/peu symptomatique, <5% d’hépatite fulminante (surtout si hépatopathie chronique sous jacente)
Infection

- Diagnostic : -
. ARN VHE = méthode de référence : dans le sérum ou dans les selles
. Ac anti-VHE : IgM (peu sensibles, très spécifiques : hépatite aiguë de l’immunocompétent) et IgG
- Guérison sans séquelle en 1 mois
- Forme chronique avec virémie persistante : jusqu’à 60%, uniquement chez l’immunodéprimé +++

CODEX.:, S-ECN.COM

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