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Ecu Methodologie de La Redaction Du Memoire Master 2

Le document présente une méthodologie de rédaction d'un mémoire en sciences sociales, en insistant sur l'importance du choix du sujet de recherche et les étapes de la rédaction. Il décrit les différentes parties d'un mémoire, y compris l'introduction, le cadre théorique, la méthodologie et la revue de littérature, tout en soulignant la nécessité d'une approche rigoureuse et objective. Enfin, il aborde la pertinence sociale et scientifique du sujet ainsi que la définition des concepts clés pour une recherche efficace.

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Ecu Methodologie de La Redaction Du Memoire Master 2

Le document présente une méthodologie de rédaction d'un mémoire en sciences sociales, en insistant sur l'importance du choix du sujet de recherche et les étapes de la rédaction. Il décrit les différentes parties d'un mémoire, y compris l'introduction, le cadre théorique, la méthodologie et la revue de littérature, tout en soulignant la nécessité d'une approche rigoureuse et objective. Enfin, il aborde la pertinence sociale et scientifique du sujet ainsi que la définition des concepts clés pour une recherche efficace.

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UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET BOIGNY UFR CRIMINOLOGIE

UE METHODOLOGIE DE REDACTION

ECUE1 : REDACTION D’UN MEMOIRE

MASTER 2
Dr Koko Lucie N’GORAN
Maître de Conférences
Email : ngorankokolucie@[Link] /05 05 95 90 90

INTRODUCTION GENERALE

En sciences sociales, la recherche scientifique est un processus dynamique ou une démarche


rationnelle qui permet d’examiner des phénomènes, de résoudre des problèmes reliés à la
connaissance des phénomènes du monde réel dans lequel nous vivons et d’obtenir des
réponses précises à partir d’investigations.
Par ses fonctions, la recherche permet de décrire, d’expliquer, de comprendre, de contrôler,
de prédire des faits, des phénomènes et des conduites. Il existe en général deux types de
recherche : la recherche fondamentale et la recherche appliquée.
La recherche fondamentale, parfois appelée recherche universitaire est d’ordinaire
considérée comme celle qui fait progresser les connaissances scientifiques par vérification des
hypothèses.
La recherche appliquée associée aux concepts d’action, de politique, d’évaluation, est
considérée comme celle orientée essentiellement vers la quête de solutions à des problèmes
scientifiques de comportement ou d’organisation. Son but est de changer ou d’améliorer la
situation existante.
Cette distinction est purement formelle car dans la pratique, une recherche peut combiner les
deux aspects Tout dépend de ce que le chercheur compte faire des résultats.
Enfin, pour la rigueur scientifique qui est guidée par la notion d’objectivité, le chercheur ne
traite que des faits à l’intérieur d’un canevas défini par la communauté scientifique en tenant
compte de la méthodologie qui est une démarche systématique et rigoureuse. Le processus de
la recherche comporte trois principales parties : La partie théorique, la partie méthodologie, et
la partie empirique (Résultats, discussion et recommandations).

Comment choisir un sujet de recherche ?

Le succès ou l’échec d’un travail de recherche dépend, en bonne partie, du choix du sujet
d’étude. Il importe donc de faire un choix éclairé en prenant en compte les éléments suivants :
- être captivé par le sujet, être intéressé ;
- avoir une idée sur l’étendue du traitement antérieur du sujet ;
- disponibilité de l’information pertinente ;
- disponibilité des instruments de travail pour l’analyse.

1
PRESENTATION DU MEMOIRE

PAGE DE TITRE (page extérieure)

SOMMAIRE
Au début du mémoire, il dégage les grandes lignes du document, différent de la table de
matière qui est la fin et qui recense tous les titres figurants dans le mémoire

LISTE DES TABLEAUX ET FIGURES

LISTE DES ABREVIATIONS

DEDICACE
On dédie le travail aux personnes qui nous sont chères.

REMERCIEMENTS
Il faut remercier les personnes qui ont contribué à la réalisation du travail ; le Directeur du
mémoire en premier.

AVANT-PROPOS
Il n’est pas obligatoire. Il doit décrire le cadre général ou institutionnel dans lequel l’étude
s’insère.

INTRODUCTION
Elle va du général au particulier : thème général puis sujet de recherche et enfin, énoncé du
plan ou les parties de l’étude.

PREMIERE PARTIE : CADRE OU CONSIDERATIONS THEORIQUES ET


METHODOLOGIQUES

DEUXIEME PARTIE : PHASE EMPIRIQUE ET RESULTATS

TROISIEME PARTIE : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS

CONCLUSION GENERALE

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXE

TABLE DES MATIERES

2
INTRODUCTION

Le mémoire doit montrer la capacité de l’étudiant à mobiliser les acquis méthodologiques et


scientifiques de la formation reçue en vue de définir et de traiter un sujet ayant trait aux
préoccupations relevant du grand domaine des sciences humaine et criminelle. Ainsi, faudra-t-
il mettre particulièrement l’accent sur la rédaction de l’introduction. Elle comporte trois
étapes : l’amorce, la problématique et l’annonce du plan.

- Amorce (7-8 lignes)


L'introduction débute par une vision globale puis se concentre sur votre domaine d'étude
particulier, en expliquant la logique de chaque étape. L’objectif est d’introduire le sujet de
manière à montrer qu’il est important de le traiter. Vous devez voir l’introduction comme une
pyramide inversée, vous commencez avec une vision globale, soit par un exemple d’actualité
en rapport avec le sujet (c’est l’idéal) ou de commencer en définissant les termes du sujet
(moins bien) ou encore situer le sujet dans son importance en présentant rapidement son
intérêt

- problématique (10 lignes)


C’est l’étape essentielle. Vous devez reformuler le sujet en montrant que vous avez compris
ses implications, que vous avez saisi le débat sous-jacent, et que vous allez le traiter dans sa
globalité et peut-être l’occasion de définir les termes du sujet (si vous ne l’avez pas déjà fait
dans l’amorce).
L’idéal, c’est de commencer par relier ce qui va suivre à l’amorce, puis on reformule le sujet,
soit en le paraphrasant, soit en se posant des questions qui se rapportent au sujet et à
l'énonciation de l'hypothèse.

- Annonce du plan
L’introduction se termine par une courte présentation du plan du développement à venir. Le
plan est la « colonne vertébrale » du mémoire et détermine en grande partie sa qualité. Il
nécessite donc de développer une structure logique avec un fil conducteur qui correspond aux
étapes de la démonstration. Le plan, qui structure donc le développement, c’est votre
démonstration. Il faut annoncer les trois grandes parties, et non les sous-parties. A la fin de
l'introduction, le lecteur devrait savoir exactement quel est votre but avec le mémoire.

NB :
- Ne pas répondre à la question dès l’introduction
- Ne pas donner d’éléments de réponses trop détaillés
- Ne pas donner votre avis
- Faire en sorte que l’on voit les trois étapes en allant à la ligne entre chaque étape,
mais en même temps relier ces étapes par des phrases de transition ou des mots («
cependant », « or », « malgré tout », « dans cette optique »…) afin que l’ensemble soit
fluide, ne se lise que d’un seul trait.
- L’introduction doit faire environ une moitié de page, voire plus si votre dissertation est
très longue.

3
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIQUE

CHAPITRE I CADRE THEORIQUE

I – JUSTIFICATION DU CHOIX DU SUJET

1-1- motivation et intérêt personnelle


Le chercheur évoque les motivations qui ont suscité son intérêt pour ce sujet. Une recherche
entreprise sans motivation peut être pénible et être vouée à la stagnation. En plus de son
intérêt personnel, il doit prendre en compte l’intérêt objectif de ce sujet c’est-à-dire par
rapport à la science et aux retombées sociales. La justification du choix du sujet de recherche
dépend ainsi des considérations qui interviennent au moment même de choisir le sujet
d’étude ainsi que de l’intérêt que l’on accorde au phénomène à étudier.

1-2- pertinence sociale


La pertinence sociale du sujet s’établit en montrant en quoi il apporte une réponse aux
préoccupations. Il peut exprimer une conscience claire des conséquences sociales ou de
l’utilité pratique que sa recherche peut avoir au moment où il choisit son sujet. La pertinence
sociale doit tenir compte de l’actualité, de l’importance sociale et même politique du sujet. En
effet, la particularité des sciences sociales est d’ailleurs qu’elles étudient des phénomènes
comme la famille, l’école, le travail, les inégalités sociales, les relations interpersonnelles, la
déviance, etc. autant de phénomènes qui lui sont propres et dont les solutions idoines
constituent un apport pour la résolution des problèmes sociaux.

1-3- pertinence scientifique


Le chercheur exprime la pertinence scientifique du sujet en indiquant en quoi ce sujet s’inscrit
dans les préoccupations scientifiques d’autres chercheurs ou simplement a fait l’objet de
travaux, de thèses ou de mémoires de devanciers. Il a intérêt à relever que le sujet qu’il aborde
n’est ni dépassé, ni usé, ni épuisé et qu’il ne manque pas d’actualité et d’originalité surtout
sous l’angle qu’il l’aborde.
Si nous décidons de choisir d’étudier un phénomène qui attire notre attention et nous
intéresse, c’est que nous avons presque toujours une connaissance préalable et souvent une
expérience concrète. Ce qui a priori pose le problème de rupture (rupture épistémologique)
entre le sens commun, les idées préconçues et la connaissance scientifique. Il faut donc
s’intéresser aux recherches antérieures pour soit confirmer, soit réviser ou même contredire
les résultats dont le chercheur doit tirer profit, pour formuler son problème de recherche (non
les reproduire), et s’assurer que son sujet repose sur une théorie scientifique. Cette motivation
qui conduit notre recherche permet scientifiquement de produire une connaissance
véritablement nouvelle qui fait progresser la discipline dans laquelle l’on appartient

1-4- Définition des concepts de l’étude


l s’agit pour vous de clarifier les concepts essentiels de votre sujet. Aucune norme n’indique
le nombre de concepts à clarifier mais tout ne peut pas être défini. Faîtes un bon ciblage.
Passer en revue les concepts les plus usités et les moins. Enfin, dotez-vous d’une définition
des concepts vous permettant de vous affirmer et de permettre à un non spécialiste de vous
comprendre. Deux concepts doivent être pris : ce sont les concepts explicites et les concepts
implicites.
Les concepts explicites sont ceux qui composent le sujet et les concepts implicites sont ceux
qui sous-tendent des concepts explicites.

4
Exemple : Le genre et la violence criminelle

- Genre, violence, et violence criminelle composent les concepts explicites parce que ce
sont les concepts visibles dans le sujet.
- Le sexe (social ou biologique), la criminalité, la délinquance, l’agressivité sont autant
de concepts implicites qui permettent d’expliquer le sujet.

II - REVUE DE LITTERARURE ET CADRE DE REFERENCE

2-1- Revue de littérature

La revue de la littérature consiste à faire la recension des écrits pertinents. Il s’agit donc de
l’étude des divers documents ayant trait soit au thème soit au sujet retenu, en vue de
s’enquérir si oui ou non dans les travaux antérieurs quelqu’un d’autre a déjà répondu à la
question que vous vous posez, objet de votre recherche. Elle est une analyse critique qui
permet de relever les forces et les faiblesses des documents consultés en rapport avec le sujet
à l’étude. Elle n’est pas une juxtaposition des conclusions des études antérieures. Elle
nécessite une prise de notes des informations pertinentes et utiles lors de la lecture critique. Il
est conseillé d’utiliser les documents les plus récents, les plus actuels, les plus adaptés et de
noter la référence du document exploité en vue de la constitution des références des ouvrages
(documents) consultés (références bibliographiques).

- Comment rédiger la revue de la littérature ?

Le plan de rédaction comporte une introduction, une définition des concepts, un


développement et une conclusion.
- L’introduction expose les thèmes à l’étude ayant un lien avec le problème de recherche qui
unit les textes choisis.
- La conceptualisation ou construction des concepts constitue une construction qui vise à
rendre compte du réel. A cet effet, elle ne retient ce qui exprime l’essentiel du point de vue du
chercheur. Il s’agit donc d’une construction - sélection.
- le développement est constitué du résumé critique de chacun des textes. Ceux-ci sont
généralement regroupés dans un ordre qui présente la progression des écrits selon le sujet
traité.
Une revue de littérature comporte habituellement un élément critique. Des phrases ou des
paragraphes de transition sont utilisés entre les résumés pour mieux mettre en relief les
éléments communs et les éléments divergents.
- la conclusion met les textes étudiés en perspective les uns par rapport aux autres et les situe
dans la problématique générale.
Deux possibilités de présentations des références : notes de bas de page et référence dans le
corps du texte. Il est conseillé de plus en plus d’utiliser les références dans le corps du texte
pour rendre les textes fluides (Nom de l’auteur, date et page) et les références complètes sont
réservées à la bibliographie.
Exemples :
- Ne pas citer les renseignements bibliographiques en entier dans le texte ou en notes
infrapaginales. Il suffit d'indiquer, entre parenthèses, le nom de l'auteur suivi de l’année de
publication. S’il y a lieu, indiquer les pages auxquelles on se réfère en les faisant
précéder d’un deux-points. Ex : (Boileau, 1991 : 312-313).
- Si le nom de l’auteur est déjà mentionné dans le texte, le faire suivre par l’année (et
les pages s’il y a lieu) entre parenthèses. Ex : Boileau (1991).

5
- Lorsqu’un auteur a plus d’un ouvrage publié la même année, les distinguer par les
lettres a, b, c, etc., ajoutées à l’année. Ex : (Boileau, 1991a).
- Si plusieurs auteurs sont mentionnés, les indiquer par ordre croissant d’année de
publication et les séparer par un point-virgule. Ex : (Fagnan, 1991; Dupuis, 1995; Tardif,
1998).
- Si un ouvrage compte deux auteurs, mentionner les deux noms.
- Si un ouvrage compte plus de deux auteurs, ne mentionner que le premier nom suivi de “ et
al. ” en italique. Ex : (Bourbonnais et al. 1997).
- Les références complètes devront apparaître dans la liste des références, à la fin du
texte.

2-2 - Cadre de référence

Le cadre de référence théorique représente les assises qui permettent d’agencer les concepts
de manière à décrire, expliquer ou prédire les relations entre les concepts. C’est le modèle
théorique dans lequel le problème placé prend sens. Il s’agit pour le chercheur d’inscrire le
problème dans un cadre de référence en montrant qu’il connaît clairement les tenants et
aboutissants des théories et concepts engagés dans la formulation du problème en question.
Le cadre de référence définit la perspective selon laquelle le problème de recherche sera
abordé et fournit un contexte pour examiner le problème. Il sert de base pour affiner
l’hypothèse, pour faire les observations, pour définir les variables, arrêter le devis de
recherche, faire les interprétations et les généralisations.
Il est le lieu où les concepts sont expliqués dans la perspective de l’étude. Il permet au
chercheur d’indiquer clairement dans quelle perspective particulière se place son étude et
quels sont les concepts, les théories et modèles d’explication qu’il entend privilégier et pour
quelles raisons pertinentes, scientifiquement parlant.

En Criminologie, de nombreuses théories existent pour l’explication et la compréhension du


phénomène criminel :
- Lorsque une hypothèse énonce un lien entre la conduite criminelle (fraude, corruption,
etc.) et la rationalité du délinquant, c’est-à-dire du délinquant qui décide en fonction
de l’utilité qu’il attend des résultats de son activité criminelle, la théorie de référence
est la théorie économique de GARY, S. BECKER.
- Lorsque la thèse met l’accent sur le mode de vie habituel des victimes potentielles
lesquelles offrent des possibilités de réalisation, alors la théorie la mieux indiquée est
celle des opportunités de COHEN et FELSON.
- Dans le cadre des victimes d’actes criminels, l’étude peut s’inscrire dans un courant de
la théorie victimologique qui repose sur le vécu et l’expérience des victimes de
FATTAH.
- Lorsque la thèse porte sur la relation violence-fréquentation des pairs délinquants, on a
recours à la théorie cognitive comportementale de BANDURA, FELDMAN, AKERS,
SURTHERLAND.
- Lorsque le sujet met en exergue la manière dont e délinquant coordonne ses action,
manœuvre, pour atteindre un but et faire l’effort en sorte que le rapport de force
criminel-victimes et forces de l’ordre et tous ceux qui condamnent son acte soit à son
avantage, c’est la théorie de l’analyse stratégique de CUSSON qui paraît la mieux
indiquée.

Il faut cependant souligner qu’une recherche peut s’inscrire dans plusieurs courants
théoriques à la fois dans une perspective triangulaire
6
Comment Elaborer le cadre de référence

L’élaboration d’un cadre de référence passe par les cinq principales étapes suivantes :
- Spécifier l’objet de recherche ou du phénomène à expliquer (variable dépendante)
- Décrire les prémisses qui sous-tendent l’enchaînement des facteurs influençant l’objet ou le
phénomène ; les facteurs doivent être explicitement identifiés
- Identifier par facteur les variables par lesquels ils agissent sur le phénomène à expliquer
(variables indépendantes)
- Déterminer le ou les types de relations qui existeraient entre ces variables dépendantes et
indépendantes
- Illustrer par une figure ces variables avec leurs interrelations et dans l’ordre chronologique
selon lequel d’après vous elles s’influencent mutuellement et influencent le phénomène à
l’étude.

III – PROBLEME, QUESTIONS, OBJECTIFS, HYPOTHESE DE RECHERCHE

3-1 - Problème de recherche

Formuler un problème de recherche, c’est exprimer en termes non équivoques, dans un


énoncé affirmatif, la situation qui exige qu’une recherche soit menée pour que la lumière soit
apportée aux brouillards des interrogations. C’est montrer à l’aide d’une argumentation que
l’exploration empirique du problème est nécessaire, pertinente et qu’elle peut contribuer à
l’avancement des connaissances. En fait, un problème de recherche est l’écart qui existe
entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d’un phénomène donné.
C’est une difficulté ou un manque de connaissance prêt à être traité scientifiquement à
l’intérieur d’un champ de recherche. C’est une situation qui nécessite une solution, une
amélioration ou une modification. Il peut être de diverses natures. Cela peut être :

- Un problème pratique, comme une situation sociale difficile ou un problème technique


(par exemple : les conditions socio-économiques des familles monoparentales)
- Un problème empirique, c’est-à-dire d’un manque de connaissances des faits qu’une
observation ou expérimentation peut permettre de résoudre (par exemple : la
détermination du taux de productivité d’UNICAFE en Côte d’Ivoire)
- Un problème conceptuel, donc d’un problème concernant la définition adéquate d’un
terme ou sa signification exacte (par exemple : la définition adéquate du concept de
multipartisme)
- Un problème théorique, c’est-à-dire qui concerne l’explication d’un phénomène ou
l’évaluation d’une théorie explicative (par exemple : la détermination des causes de
l’inégalité sociale)

3-2- Questions de recherche

Une fois le problème de recherche identifié et formulé dans la forme d’énoncé affirmatif, il
s’agit maintenant de procéder à un retournement du problème sous forme d’énoncé
interrogatif écrit au présent de l’indicatif. C’est le premier problème qui se pose aux étudiants
ou/et aux chercheurs, c’est celui de savoir comment commencer le travail de recherche. Il
n’est pas toujours facile de traduire ce qui se présente couramment comme un centre d’intérêt
ou une préoccupation relativement vague en un projet de recherche opérationnel. Dès lors, le

7
chercheur doit s’obliger pour ne pas tourner en rond de choisir rapidement un fil conducteur
aussi clair que possible qui peut être provisoire ou non, qui servira de base, de départ de la
recherche : C’est la question de recherche. En effet la réussite du projet de recherche ou de
toute recherche dépend essentiellement de la question de départ. En effet, la meilleure
manière d’entamer un travail de recherche en sciences sociales consiste à s’efforcer
d’énoncer le projet sous la forme d’une question de départ nous dit Van Campenhoudt dans
son manuel de recherche (2011). Par cette question, le chercheur tente d’exprimer le plus
exactement possible ce qu’il cherche à savoir, à élucider, à mieux comprendre. C’est ce qui
lui servira de premier axe central. Cependant, traduire le sujet ou le projet de recherche sous
la forme d’une question de départ n’est utile que si cette question est correctement formulée.
Par exemple : « L’inégalité des chances devant l’enseignement a-t-elle tendance à décroître
dans les sociétés industrielles ? » est la question posée par Raymond Boudon au départ d’une
recherche dont les résultats ont été publiés sous le titre : « L’inégalité des chances : la
mobilité sociale dans les sociétés industrielles » (Paris, Armand Colin, 1973). La question de
recherche précise les concepts clés, spécifie les populations cibles et suggère une investigation
empirique. Elle tente d’exprimer ce que l’on cherche à savoir, à élucider, à comprendre le plus
exactement possible. Il convient ainsi donc de formuler une question qui ne prête pas à
confusion, une question dont les termes sont clairement définis pour que les résultats puissent
mettre en exergue le sujet formulé. De ce point de vue, pour remplir correctement sa fonction,
la question de départ doit présenter des qualités de clarté, de faisabilité et de pertinence.

- Les qualités de clarté : précise, concise et univoque ;


- Les qualités de faisabilité : réaliste et qui permet de mener à bien la recherche en
rapport avec les ressources personnelles, matérielles et techniques (connaissances de
base du phénomène, documentation, matériau indispensable : questionnaire,
interviews, échantillon…) ;
- Les qualités de pertinence : concerne le registre descriptif, explicatif, normatif,
prédictif dont relève la question de départ. Vraie question (en rapport avec le sujet
d’étude), aborder l’étude de ce qui existe.

Si le chercheur veut découvrir les différents éléments du problème en étude (étude


descriptive), la question de recherche est en rapport avec le problème. Exemple de problème
de recherche Taux élevé des femmes enceintes perdues de vue en consultation prénatale
Question : quelles sont les caractéristiques des femmes enceintes perdues de vue en
consultation prénatale ?
Si le chercheur veut découvrir les facteurs explicatifs du taux élevé des femmes enceintes
perdues de vue en consultation prénatale (étude analytique) ; la question de recherche est en
rapport avec les facteurs identifiés au niveau de l’analyse du problème.
Exemple : quels sont les facteurs explicatifs du taux élevé des femmes enceintes perdues

3-3- Objectifs de la recherche

Il s’agit de déclarations affirmatives qui expliquent ce que le chercheur vise, cherche à


atteindre. Les objectifs expriment l’intention générale du chercheur et spécifient les
opérations ou les actes qu’il devra poser pour atteindre les résultats escomptés. Généralement
deux types d’objectifs sont définis dans le cadre d’une recherche :- l’objectif général
- les objectifs spécifiques

- Objectif général

8
L’objectif général d’une étude énonce en termes généraux ce qui doit être accompli à
travers le projet de recherche. C’est le résultat global attendu de cette recherche. En général
on se limite à un seul objectif général. Quelques verbes utilisés: évaluer, analyser, étudier,
déterminer…

- Objectif spécifique
L’objectif spécifique est une communication d’intention qui exprime le résultat à atteindre
d’une manière précise, observable, mesurable.
Des objectifs spécifiques convenablement formulés facilitent l’élaboration de la méthode de
recherche et orientent la collecte, l’interprétation et l’utilisation des données. La formulation
des objectifs de recherche aide le chercheur à :
- délimiter l’étude (en le réduisant à l’essentiel)
- éviter la collecte des données qui ne sont pas absolument nécessaires à la compréhension et
à la résolution du problème
- diviser l’étude en étapes clairement définies.

Dans leur formulation, il faut s’assurer que les objectifs de l’étude :


- soulèvent les différents aspects du problème et les facteurs qui y contribuent de manière
cohérente et en ordre logique
- sont clairement formulés en terme opérationnel, précisant exactement ce que le chercheur
compte faire, où et dans quel but ;
- sont réalistes compte tenu de la situation locale ;

3-3- Hypothèse(s) de recherche

L’hypothèse peut être envisagée comme une réponse anticipée que le chercheur formule à sa
question de recherche. C’est un énoncé affirmatif écrit au présent de l’indicatif, déclarant
formellement les relations plausibles, prévues entre deux variables ou plus. Elle est une
supposition ou une prédiction, fondée sur la logique de la problématique. C’est la réponse
anticipée à la question de recherche posée. Elle demande à être confirmée, infirmée ou
nuancée par la confrontation aux faits.
Elle peut être réduite, modifiée ou formulée différemment après consultation de la
bibliographie et du cadre conceptuel qui ont pour but de la clarifier, de l’affiner. Elle doit être
rédigée dans des termes simples, sans ambiguïté.

- Les facteurs à prendre en compte dans la formulation des hypothèses

- l’énoncé de relations : les hypothèses s’énoncent au présent sous forme affirmative (jamais
sous forme de question) et sous une forme permettant la vérification empirique. Elle décrit la
relation supposée exister entre deux variables, deux phénomènes, deux concepts ou plus.
Cette relation peut être causale (de cause à effet) ou d’association
- le sens de relation : les termes comme « moins que », « plus grand que », « différent de »,
« positif », « négatif » etc. indiquent le sens de la relation
- la vérifiabilité : une hypothèse n’en est une que parce qu’elle peut être vérifiée c'est-à-dire
qu’elle contient des variables observables, mesurables dans la réalité et analysables sur le plan
statistique
- la plausibilité : l’hypothèse doit être plausible c'est-à-dire pertinente par rapport au
phénomène à l’étude. Cette pertinence est démontrée par la connaissance que le chercheur a
du domaine d’étude.

9
L’hypothèse offre l’opportunité de développer les concepts et les variables de l’étude

- Construction du cadre opératoire

Le cadre opératoire représente l’organisation des variables des hypothèses et de leurs


indicateurs. On appelle variable une caractéristique, une propriété, un attribut d’un
phénomène observable, mesurable. Elle est donc un instrument de précision. La variable peut
être quantitative ou qualitative :
- la valeur de la variable quantitative est numérique. Elle est discrète (nombre d’enfants…) ou
continue (poids, taille, âge…)
- la valeur de la variable qualitative est non numérique. Elle est nominale (sexe,
ethnie, couleur des yeux…) ou ordinale (petit, moyen, grand). D’une façon générale, il existe
deux types de variables :
- la variable indépendante : elle est l’élément mobile de l’hypothèse. Le chercheur au cours de
l’expérimentation la manipule, la fait bouger pour permettre le jeu de la recherche. Elle est la
cause, la condition qui influence une autre (ou plusieurs
autres).
- la variable dépendante : elle est celle dont le chercheur mesure la modification pour
démontrer l’impact de la variable indépendante. Elle est l’effet qui subit l’influence de la
cause.
Cependant il existe d’autres variables qui peuvent influencer à la fois la variable indépendante
et la variable dépendante comme la variable intermédiaire qui conditionne la relation entre la
variable indépendante et la variable dépendante.

CHAPITRE II- CADRE METHODOLOGIQUE

2-1- Terrain

Selon Grawitz (2004), le terrain est le lieu sur lequel se produisent les faits à observer. Ici, il
importe de présenter d’abord le cadre de l’enquête (quartier, région, ville, établissements, en
fait le milieu de vie qui suscite votre recherche).Ensuite, justifier le choix du lieu ou du milieu
choisi. C’est le moment de répondre à la question pourquoi étudier le phénomène dans cet
environnement spécifique ? et enfin identifier les différentes étapes de la recherche (exemple
la pré-enquête sur le terrain à tel moment…)

2-2- Population

La population est l’ensemble fini ou infini d’éléments définis à l’avance sur lesquels portent
les observations (Grawitz, 2004). Exemple: population d’étudiants ou de criminels au sein de
la MACA. Cela peut aussi être l’ensemble des habitants d’un territoire déterminé ou une
fraction de cette population. Et c’est de cette population que l’on extrait les différents
échantillons de l’enquête.

2-3- Echantillon

L’échantillon est le sous-ensemble caractéristique d’une population d’enquête ou d’un


domaine d’activités qui requiert l’observation. Ainsi, l’échantillonnage qui est la forme
réduite de l’échantillon est constitué des différentes catégories représentatives de la

10
population entière concernée. L’échantillon est un sous-ensemble d’une population ou un
groupe de sujets faisant partie de la même population. C’est en quelque sorte la réplique en
miniature de la population cible. C’est la méthode du modèle réduit, car elle vise à faire de
l'échantillon quelque chose d'identique à l'ensemble dont il est tiré mais à plus petite échelle.
Il s'agit d'une transposition proportionnelle des caractères de la population dans l'échantillon
en tenant compte de la représentabilité des différentes catégories de l’échantillon
En ce qui concerne la taille de l’échantillon, le nombre de sujets à considérer pour constituer
un échantillon est un aspect qui suscite beaucoup d’interrogations. Il n’existe pas de formule
simple pour déterminer la taille d’un échantillon, car il faut prendre en compte le but de
l’étude, les tests d’analyse statistique, le coût de l’étude, les contraintes de temps, etc.
Il existe deux grandes méthodes d’échantillonnage ; les échantillonnages probabilistes et les
échantillonnages non probabilistes.

 Echantillonnage Probabiliste

Cette méthode, réputée plus scientifique que la première, s'appuie sur les lois des probabilités
et sur les plus grandes chances de représentativité d'éléments tirés au hasard. Elle se base sur
les lois des grands nombres, sur l'aléatoire, pour éviter, au moins, les aléas du choix personnel
et de la subjectivité du chercheur, quelle que soit sa rigueur. Un échantillon probabiliste est un
échantillon constitué de telle façon que tout élément qui y est retenu possède autant de
chances que n'importe quel autre élément de la population-mère d'y figurer. Autrement dit,
échantillonner au hasard revient à donner au chercheur une probabilité égale d'avoir dans son
échantillon des éléments ayant des caractéristiques équivalentes, à tout tirage. Le hasard joue
ici le rôle du facteur garantissant la représentativité de l'échantillon, puisque tout échantillon
ainsi constitué est, selon les lois des probabilités, équivalent à tout autre constitué sur les
mêmes bases. Chaque élément de la population cible a une probabilité connue et différente de
zéro d’être choisi lors d’un tirage au hasard pour faire partie de l’échantillon.
Quelques exemples à voir.

 Echantillonnage aléatoire simple


Les éléments de la population cible sont identifiés et une liste énumérative est dressée
pour constituer le cadre de l’échantionnage

Exemple : les étudiants inscrits en criminologie constituent la population accessible. Une


liste de ces étudiants est le plan de l’échantillonnage. Le chercheur prépare le plan en
inscrivant le nom de chaque individu sur une liste et en lui assignant un numéro
d’identification à l’aide de nombres consécutifs ou bien les noms peuvent être inscrits sur
des bouts de papier et déposer dans une urne. On mélange et on tire un nom à la fois
jusque le nombre d’éléments désiré pour constituer l’échantillon soit atteint.

 Echantillon aléatoire Stratifié


Variante de l’échantillonnage aléatoire simple, l’échantillonnage aléatoire stratifié
consiste à diviser la population cible en sous-groupe homogène appelés strates, puis à tirer
de façon aléatoire un échantillon dans chaque strate. Il est utilisé lorsque la population
entière est reconnue pour certaines caractéristiques précises comme l’âge, le sexe, etc. On
distingue l’échantillonnage stratifié proportionnel et l’échantillonnage stratifié non
proportionnel. le proportionnel peut être tiré par exemple dans deux strates, l’une
constituée d’hommes et l’autre de femmes, en prélevant dans les deux strates, le nombre
d’hommes et de femmes en proportion de leur nombre dans la population.

11
 Echantillonnage en grappe
Il est utilisé lorsque les éléments de la population sont naturellement groupés de sorte
qu’il convienne de les utiliser par groupe. On l’utilise également lorsqu’on ne peut pas
obtenir une liste de la population cible.

Exemple : On désir étudier un échantillon d’enfants provenant de toutes les écoles


d’une région. On peut tirer au hasard un échantillon d’écoles parmi les écoles de la
région. A l’intérieur de celles-ci, on choisira au hasard les classes et à l’intérieur des
classes, on choisira au hasard également le nombre d’enfants désiré.

 Echantillonnage Non Probabiliste


C’est le procédé selon lequel chaque élément de la population cible n’a pas une probabilité ou
une chance d’être choisi pour former l’échantillon.
 Echantillonnage accidentel
Il est composé de sujets facilement accessibles et présents à un endroit déterminé, à un
moment précis.

Exemple : Les personnes hospitalisées. Les sujets sont inclus dans l’étude au fur et à mesure
qu’ils se présentent et jusqu’ç ce que l’échantillon ait la taille désirée.
 Echantillonnage par choix raisonné
Technique utilisée pour le choix des sujets présentant des caractéristiques typiques.
Exemple : Une étude sur le sommeil
Instruction : si vous êtes un homme, si vous pesez de préférence plus de 80 kg et que vous
ne ronflez pas et dormez bien en général. Vous êtes un sujet idéal pour notre étude. Celle-
ci consiste à enregistrer vos ondes cérébrales pendant 2 jours et 2 nuits.

CHAPITRE VI : METHODES DE RECHERCHE, TECHNIQUES DE RECUEIL DES


DONNÉES ET METHODE D’ANALYSE DES DONNEES

5-1- Méthodes de recherche

Les méthodes de recherche sont les paradigmes qui expliquent et analysent le fait social en
vue de sa compréhension. Elle est un ensemble d’opérations intellectuelles qui visent à rendre
accessible la réalité à saisir. Les méthodes de recherche sont choisies selon le cadre de l’étude.
Quelques exemples :
- la méthode historique permet de reconstituer des événements jusqu’au fait initial en
essayant de rassembler, d’ordonner, de hiérarchiser.
- La méthode phénoménologique s’intéresse au vécu des acteurs. Elle accorde une
importance à l’interprétation que vit le sujet. C’est une science des phénomènes et du vécu.
Elle se penche sur le sens que les individus attribuent aux choses et aux situations pour en
extraire la signification
- La méthode dialectique permet l’explication sociologique des faits par l’appréhension de
tous les aspects de la réalité sociale et met en évidence les avantages et les inconvénients des
choses appréhendées au cours de la recherche. Elle privilégie l’analyse des rapports sociaux

12
sous leurs multiples angles sous l’éclairage de leurs contradictions.
- L’approche systémique considère que toute organisation, structure ou institution est un
système qui doit être pris dans sa totalité, sa complexité et son dynamisme propre en rapport à
l’environnement.
Dans son sens étroit, la méthode doit être distinguée de la technique. A l’instar de la méthode,
la technique doit répondre à la question du ‘’ comment ‘’. Elle constitue un moyen d’atteindre
un but. Ainsi perçue, la technique représente les étapes d’opérations limitées, liées à des
éléments pratiques, adaptées à un but défini alors que la méthode est une conception
intellectuelle, coordonnant un ensemble d’opérations de description, de ré transcription,
d’organisation, d’interprétation, d’explication... ainsi, la méthode d’analyse vise à analyser les
informations recueillies devant déboucher sur une action.

5-2- Techniques de recueil des données

Les techniques de recueil des données vise à :


- Préparer une activité de collecte de données sur une situation réelle
- Élaborer un outil de recherche (questionnaire, entretien et conduire une observation
sur une situation donnée)

Différentes techniques de recueil des données

L’objectif de cette première partie est de présenter les différents éléments que devraient
comporter les techniques de recueil et leur utilité. Mais avant tout, il importe de savoir que
c’est l’énoncé du problème qui oriente les différents instruments de collecte. Ainsi, après
avoir été confronté à l’enquête exploratoire qui comprend les lectures et l’observation directe,
concevoir des instruments de collecte (questionnaire d’enquête , un guide d’entretien ou
d’interview ou un grille d’observation)capable de fournir des informations adéquates et
nécessaires pour tester les hypothèses. Une fois la question de recherche énoncée, la collecte
des données devient primordiale. A tous les niveaux, l’enquête doit être conduite avec un
souci de rigueur méthodologique pour réduire la part de subjectivité.
- Étude documentaire ou revue de littérature

Lorsqu’un chercheur entame un travail, il est peu probable que le sujet traité n’ait jamais été
abordé par quelqu’un d’autre auparavant, au moins en partie ou indirectement. On a souvent
l’impression qu’il n’y a « rien sur le sujet »mais cette opinion résulte généralement d’une
mauvaise information. Tout travail de recherche s’inscrit dans un continuum et peut être dans
ou par rapport à des courants de pensée qui le précédent et l’influencent. Il est normal qu’un
chercheur prenne connaissance des travaux antérieurs qui portent sur des objets comparables
et qu’il soit explicite sur ce qui rapproche et sur ce qui distingue son propre travail de ces
courants de pensée. Il est donc indispensable de prendre connaissance d’un minimum de
travaux de référence sur le même thème ou, plus largement, sur des problématiques qui y sont
liés. L’étude documentaire passe donc par des traces recueillies à travers des écrits divers, des
relevés statistiques ou des inventaires d’objets et de traités comme des faits de société.
Les lectures visent à assurer la qualité du questionnement à travers les documents existants
sur le problème de recherche (documents officiels : journal officiel, archives, articles de
presse, œuvres littéraires, documents statistiques, documents de référence, ouvrages
scientifiques, documents iconographiques comme les images, photos, films et même des
éléments sonores).

13
Concrètement, il s’agit de sélectionner très soigneusement un petit nombre de lectures et de
s’organiser pour en tirer le maximum. C’est-à-dire une revue de littérature bien sélectionnée
par les thèmes qui semblent les plus en rapport avec la question de départ, une revue en vue
de faire un état des lieux. C’est donc, une méthode d’organisation, de réalisation et de
traitement des lectures. Elle permet ainsi de faire le point critique et évaluatif des publications
scientifiques, publications qui peuvent se rapprocher de votre étude ou qui permettent de faire
des comparaisons (similarité ou dissemblance). Une revue qui permet de formuler la
problématique, de fonder la légitimité de sa recherche par l’élaboration des hypothèses et des
questions de recherches, de conduire la méthodologie par rapport aux investigations les plus
souvent utilisées (approche qualitative, quantitative), traitement des données et cadre
d’analyse et de préparer la discussion.

Où trouver les lectures? Que peut-on en faire ?l

- La sélection des sources en lien avec le sujet (diversité des sources : bibliothèques
scientifique, académique, numérique ; logiciel infosphere, persée, [Link], Google
scholar…)
- Rapporter les informations retenues (citer, paraphraser, reformuler...)les critiquer
(opposer et comparer les résultats de la recherche et les classifier selon le choix du
thème de recherche) et les sauvegarder en vue de les confronter aux réalités du terrain
par les techniques de recueil choisies.

Cette documentation permettra de concevoir des instruments capables de fournir des


informations adéquates et nécessaires pour tester les hypothèses. Ce sont : les guides de
l’observation, du questionnaire et de l’entretien.

- Observation

Observer, c’est se rendre sur un terrain pour étudier, pour s’informer, pour contrôler les dires
et les informations en vue de la vérification des hypothèses.
Aussi appelée « travail de terrain, l’observation est une méthode essentielle dans la démarche
en sciences sociales car elle permet toujours de récolter des matériaux concrets tels que des
réponses aux questions posées dans un questionnaire, des données statistiques, des propos
recueillis dans le cadre des entretiens ou observer directement les lieux de vie des personnes
étudiées.
L’observation comprend ainsi l’ensemble des opérations par lesquelles le modèle d’analyse
(constitué d’hypothèses et de concepts avec leur dimension et leurs indicateurs) est soumis à
l’épreuve des faits, confronté à des données observables.
L’étape de l’observation est une démarche qui se construit autour de trois questions
auxquelles le chercheur doit répondre :
- Observer quoi ? Les données pertinentes utiles à la vérification des hypothèses qui
sont déterminées par les indicateurs de variables.
- Sur qui ? circonscrire le champ d’analyse empirique dans l’espace géographique et
social ainsi que dans le temps et selon le cas le chercheur pourra étudier soit
l’ensemble de la population considérée, soit seulement un échantillon représentatif ou
significatif de cette population.
- Comment ? Renvoie aux instruments d’observation et de la collecte des données.
(grille d’observation).
Lorsque l’observateur se retrouve sur le terrain pour étudier le fait, il regarde ce qui se
passe, interroge des informateurs et essaie de contrôler leurs dires par des vérifications

14
à partir d’une grille d’observation préalablement constituée. L’observation peut être
participante ou non, engagée ou non engagée.

- Observation non participante

L’observation non participante est celle où le chercheur procède directement lui-même au


recueil des informations, sans s’adresser aux sujets concernés. Elle fait directement appel à
son sens de l’observation (basée sur l’observation visuelle).Le chercheur ne participe pas à la
vie du groupe, il observe donc de « l’extérieur ». Ainsi, le chercheur observe discrètement les
sujets en se faisant oublier. Elle peut se faire à l’insu ou avec l’accord des personnes
concernées ou encore être réalisée sans ou avec l’aide de grilles d’observation détaillées. La
particularité et l’avantage de l’observation non participante sont que les informations
recueillies par le chercheur sont «brutes» dans le sens où elles n’ont pas été spécialement
aménagées voire arrangée pour lui. Les sujets observés n’interviennent pas dans la production
de l’information recherchée. Celle-ci est directement prélevée par l’observateur. Elle est la
seule méthode de recherche sociale qui capte les comportements au moment où ils se
produisent sans l’intermédiaire d’un document ou d’un témoignage.

- Observation participante

Dans le cas de l’observation participante, l’observateur s’adresse au sujet pour obtenir


l’information recherchée. Le chercheur s’engage davantage pour tenter de comprendre en
profondeur la vie d’un groupe : par exemple il s’intègre à ce groupe en participant à ses
activités tout en s’efforçant de faire oublier son statut. Dans l’observation participante,
l’identité du chercheur peut être avouée (les ethnologues par exemple tentent de se faire
admettre dans les sociétés qu’ils étudient) ou l’identité de l’observateur peut aussi être
clandestine. Ce procédé est adapté à certaines circonstances, en particulier pour étudier des
populations en situation précaire, marginale ou aux pratiques illicites. Elle est celle qui répond
globalement le mieux aux préoccupations habituelles des chercheurs en sciences sociales.
Selon la forme que peut prendre l’observation, celle-ci convient particulièrement à l’analyse
du nom verbal et de ce qu’il révèle (les conduites instituées, les codes comportementaux, les
modes de vie, les traits culturels, l’organisation spatiale et de la société,...).De manière
générale, l’observation permet de :
- saisir des comportements et des événements sur le vif ;
- Le recueil de matériaux d’analyse non suscité par le chercheur et donc relativement
spontané.
- La relative sincérité des comportements par rapport aux paroles et aux écrits.

Malgré ces différents avantages, l’observation présente, certaines limites à savoir les
difficultés couramment rencontrées pour se faire accepter comme observateur par les groupes
concernés, le problème des traces (le chercheur ne peut se fier à sa seule mémoire), le
problème de l’interprétation des observations (superficielles et mécaniques). Il faut donc
utiliser en complément d’autres techniques précises comme le questionnaire ou l’entretien.

- Questionnaire

Le questionnaire est un ensemble de questions ou une série de questions standardisées


construit dans le but d’obtenir ou de recueillir des informations correspondant aux objectifs
d’une étude. C’est un outil adapté pour recueillir des informations précises auprès d’un

15
nombre important de participants. Ainsi, un bon questionnaire doit décliner la problématique
de base en questions élémentaires auxquelles le répondant saura répondre. On ne doit pas en
cours de passation, modifier les questions ou ajouter des explications. En même temps, le
questionnaire devra correspondre aux besoins de l’enquête : chaque question est là parce
qu’elle a une utilité.
L’enquête par questionnaire à perspective sociologique est un outil d’observation qui vise à
vérifier les hypothèses théoriques et l’examen de corrélations que ces hypothèses suggèrent.
C’est un outil d’observation très performant, notamment pour la collecte d’informations
auprès d’un grand nombre de personnes. Les personnes sur lesquelles porte l’enquête sont
choisies selon différentes méthodes afin de constituer un échantillon représentatif de
l’ensemble de la population auprès de laquelle on cherche les informations (la qualité de
l’échantillon est essentielle pour la fiabilité des résultats. L’échantillon doit être le plus
fidèlement possibles proche de la population d’ensemble. Il doit être le modèle réduit de celle-
ci).
Le questionnaire a pour principal avantage la possibilité de quantifier, de multiplier les
données et de procéder dès lors à de nombreuses analyses de corrélations.
Les enquêtes combinent souvent deux formes de questionnaire avec une dominante de
questions fermées et quelques questions ouvertes.

- Questions fermées

Une question fermée est une question pour laquelle la personne interrogée se voit proposer un
choix parmi les réponses préétablies. Une question fermée peut donner le choix entre deux
modalités de réponses (question dichotomique) ou proposer un nombre d’éventualités plus
important. La question fermée peut imposer de ne retenir qu’une seule réponse (choix
unique) ou encore laisser la possibilité de donner plusieurs réponses (questions à choix
multiple). Exemple : Dans votre foyer possède-t-on un DVD ? Oui/Non ou Écoutez – vous la
radio que ce soit chez vous, en voiture, ailleurs ? Tous les jours / Environ 3 ou 4 jours par
semaine /Plus rarement /Pratiquement jamais
Les questions fermées facilitent le traitement des réponses mais nécessite une
connaissance préalable des réponses adéquates, sous peine d’avoir un grand nombre de
réponses sous le choix « autre ».Elles ont l’avantage de permettre les comparaisons et
d’être faciles à administrer et à traiter. C’est pourquoi, bien que plus difficile à mettre au
point, elles constituent l’essentiel des questionnaires destinés à l’analyse statistique.

- Questions ouvertes

Les questions ouvertes sont celles où les personnes interrogées sont libres de répondre comme
elles le veulent. Elles donnent en général des informations riches et diversifiées. Ainsi, elles
renseignent la connaissance d’une population sur ses conditions et ses modes de vie, ses
comportements et ses pratiques, ses valeurs ou ses opinions. Par exemple : Quelles sont vos
inquiétudes en ce qui concerne les cinq prochaines années ? Les questions ouvertes, à
l’inverse des questions fermées, privilégie les catégories dans lesquelles les individus
perçoivent le monde social et, leurs opinions permettent d’établir de nombreuses analyses de
corrélations. Ainsi, une question sur le dernier livre lu peut faire ressortir plusieurs variables :
le titre, la date de parution, le niveau de lecture (difficile ou non).
Cependant, des biais peuvent se constater dans la formulation des questions (claire, précise et
univoque) mais aussi dans l’administration de celles-ci.

- Entretien

16
Processus fondamental de communication, l’interview ou l’entretien est une situation
d’interaction particulière entre enquêteur et enquêté. C’est une méthode qui se caractérise par
un contact direct entre le chercheur et ses interlocuteurs et par une faible directivité du
chercheur. Correctement mis en valeur, l’entretien permet au chercheur de retirer des
informations sur un thème de recherche en instaurant en principe un véritable échange au
cours duquel l’interlocuteur du chercheur exprime ses perceptions d’un événement ou d’une
situation, ses interprétations ou ses expériences tandis que par ses questions ouvertes,
interventions et relances (de façon neutre), le chercheur évite que l’interlocuteur s’éloigne
des objectifs de la recherche mais plutôt amener l’interlocuteur à accéder à un maximum de
sincérité et de profondeur.

Il existe plusieurs variantes de l’entretien :

- L’entretien non directif


Dans l’entretien non directif, l’enquête organise son discours à partir d’un thème qui lui est
proposé (stimulus ou une consigne). Il choisit librement les idées qu’il va développer sans
limitation, sans cadre préétabli. L’enquêteur joue le rôle de facilitateur et par ses interventions
montre qu’il écoute et comprend sans être indifférent. Il instaure ainsi une confiance qui
permet d’obtenir des informations riches.
- L’entretien semi-directif ou semi-dirigé, est certainement le plus utilisé en recherche
sociale. Il est semi-directif en ce sens qu’il n’est ni entièrement ouvert, ni canalisé par un
grand nombre de questions précises. Il combine une attitude non-directive pour favoriser
l’exploitation de la pensée dans un climat de confiance et une attitude directive pour obtenir
des informations sur des points définis à l’avance dans une série de questions guide
répertoriant les thèmes à aborder. Dans ce type d’entretien, l’interviewé peut parler
ouvertement dans les mots qu’il souhaite et dans l’ordre qui lui convient. Le chercheur
s’efforcera simplement de recentrer l’entretien sur les objectifs chaque fois qu’il s’en n’écarte
et de poser les questions au moment le plus souvent approprié et de manière aussi naturelle
que possible.

- L’entretien de groupe ou focus group


C’est un entretien collectif qui à pour objectif d’analyser l’impact d’un événement, d’une
expérience précise ou d’un sujet précis sur ceux qui y ont assisté ou participer. La
conduite de l’entretien en ligne est plus délicate que dans l’entretien individuel : en plus
de l’attitude non directive et des thèmes du guide, l’animateur a le souci d’assurer la prise
de parole et l’intervention de chaque participant. Il faudra en outre tenir le rôle de
régulateur de la dynamique du groupe.

- D’autres formes d’entretiens


L’approche biographique, avec des récits de vie qui combinent la référence à différentes
séquences temporelles de la vie de l’individu et le développement de thèmes en rapport avec
l’étude.

Ainsi, l’importance de recueillir des informations qui rendent compte du sujet d’étude via les
indicateurs de variables conduisent le choix des différentes techniques de recueil des données
qui dépendent elles aussi des hypothèses de travail et de la définition des données pertinentes
qui en découle et du type d’analyse envisagée.

5-3- Méthode d’analyse des données

17
 Analyse quantitative/ statistique
L’analyse quantitative désigne l’ensemble des méthodes et des raisonnements utilisés pour
analyser des données standardisées (c’est-à-dire des informations dont la nature et les
modalités de codage sont strictement identiques d’un individu ou d’une situation à l’autre).
Ces données résultent souvent d’une enquête par questionnaire mais peuvent également être
produites par le codage de documents d’archives, de dossiers administratifs, de sources
sonores ou visuelles.
S’appuyant sur des méthodes statistiques (qui sont conçues comme des outils d’analyse des
grandes séries de données), l’analyse quantitative produit des informations chiffrées
(pourcentages, probabilités, effectifs, ratios, classifications, indicateurs de liaison, graphiques
…). Ces chiffres ne constituent toutefois pas une fin en soi : le sociologue les utilise pour
étayer son raisonnement, pour identifier des faits… Les chiffres ne sont que des
intermédiaires ou des étapes dans le cheminement qui va de l’enquête à la présentation des
résultats de l’enquête. Ils permettent de saisir des régularités dans les comportements (ou
attitudes ou opinions), des liens entre des variables (décrivant des comportements, attitudes,
caractéristiques sociales des situations ou des individus), d’estimer la fiabilité d’un résultat
établi sur un échantillon, de classer des individus ou des situations, de hiérarchiser les facteurs
concourants à la production d’un fait social.
L’analyse quantitative offre au sociologue, au même titre que l’analyse qualitative, des outils
pour l’accompagner dans son raisonnement, dans sa démarche empirique, dans sa recherche et
son analyse des données d’enquête.
Elle est donc une approche extensive impliquant une grandeur, une étendue ; basée sur une
étude statistique, réalisée à partir d’un questionnement fortement structuré et prend en compte
un échantillon élevé.
 Analyse qualitative ou analyse de contenu
L’analyse qualitative peut être définie comme une démarche discursive de ré- formulations,
d’explication ou de théorisation de témoignages, d’expériences ou de phénomènes. L’analyse
qualitative est une activité de l’esprit humain tentant de faire du sens face à un monde qu’il
souhaite comprendre et interpréter, voire transformer. Elle ne nécessite ni comptage ni
quantification pour être valide même si elle n’exclut pas de telles pratiques. L’analyse des
données de terrain (témoignages, notes, images, vidéos…) permet d’extraire le sens plutôt que
les transformer en pourcentage ou en statistiques. Elle met en profit les capacités naturelles de
l’esprit du chercheur et vise la compréhension et l’interprétation des pratiques et des
expériences plutôt que la mesure de variables à l’aide de procédés mathématiques. Elle
occupe une place essentielle dans la recherche sociale car elle offre la possibilité de traiter de
manière méthodique des informations et des témoignages qui présentent un certain degré de
profondeur et de complexité.

En conclusion, l’analyse des informations est l’étape qui traite l’information obtenue par
l’enquête pour la présenter de manière à pouvoir comparer les résultats observés aux résultats
attendus par les hypothèses. Cette étape comprend trois opérations qui sont toujours
nécessaires et inévitables et seront vues alternativement avec l’analyse quantitative et avec
l’analyse qualitative.

- La première consiste à préparer les données et informations selon les


Hypothèses, les variables et indicateurs testés sur le terrain.
- La deuxième consiste à mesurer les relations entre les variables conformément à la
manière dont les relations ont été prévues par les hypothèses.
- La troisième consiste à comparer les relations observées aux relations théoriquement
attendues par hypothèse et à mesurer l’écart entre les deux.
18
DEUXIEME PARTIE : PHASE EMPIRIQUE ET RESULTAS

1- Collecte des données ou travail sur le terrain

- Enquête de terrain

C’est le travail qui consiste, pour le chercheur, à se déplacer sur le terrain et à


recueillir auprès des personnes retenues dans l'échantillon, les données qui
constitueront, en fait, la véritable base de sa recherche, de ce qu'il démontrera ou
découvrira. Pour cela deux aspects essentiels doivent être prise en compte : la
préparation et le mode de passation du questionnaire. C’est la phase pendant laquelle
on effectue les observations et les mesures.

- Préparation de l’enquête de terrain


C’est une étape critique à laquelle il faut accorder beaucoup de soin car les conditions
dans lesquelles se déroule la phase de collecte des données sont déterminantes dans la
qualité et la fiabilité des résultats. Elle tient compte du calendrier des
rencontres ( s'assurer que les membres de l'échantillon seront effectivement
disponibles et selon des échéanciers et programmes préétablis), du mode
d'introduction de l'enquête (faire intervenir des institutions officielles ou non,
entreprise, organisation sociale, ...les prévenir à l'avance, par écrit ou non (les
autorisations requises), de la présentation du questionnaire et du guide
d’entretien (préparer la façon dont on va présenter l'enquête à chacun des
répondants), du lieu de passation et les horaires (s'assurer de la disponibilité
effective des locaux et de leur neutralité sur plusieurs plans, tels que bruits,
dérangements divers, température, aération... Le répondant doit être dans des
conditions optimales de confort et de concentration.

- Mode de passation du questionnaire


La mise en confiance préalable et l'information la plus large possible (en savoir plus
sur le pourquoi et le comment de l'enquête) contribuent à diminuer les appréhensions
et l'anxiété que peuvent ressentir les enquêtés (méfiance et la fuite devant les
questions, réactions à la personne et risques de suggestion et d'influence sont des
écailles à éviter pour ne pas biaiser les réponses des enquêtés). Il faut adopter, une
apparence neutre et un langage adapté à chaque milieu d’enquête. Les mimiques, le
regard, les gestes, les hochements de tête, le ton sont autant d'indices pour l'interviewé
qui donnera alors des réponses qu'il croira conformes à ce que semble penser ou
attendre l'enquêteur

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2- La préparation (dépouillement) et présentation des données ou informations

Méthode Expérimentation Action à mener

Analyse décrire et - Décrire les données ou les informations d’une


quantitative agréger variable revient à présenter la distribution à l’aide de
tableaux ou graphiques. L’essentiel ici consiste à
mettre en évidence les caractéristiques de la
distribution de la variable.
- Agréger les données ou les variables consiste à les
regrouper en sous catégories ou à les exprimer par
une nouvelle donnée pertinente.

Analyse retranscrire et - Retranscrire, c’est restituer intégralement et


qualitative organiser parfaitement les discours.
- Organiser les variables en les mettant en parallèle ou
en les regroupant selon les finalités voulues par le
chercheur

3- La mise en relation des données ou informations

Analyse Analyser des relations entre variables


quantitative
Les variables à mettre en relation sont celles qui correspondent aux concepts
impliqués dans les hypothèses : soit les dimensions, soit les indicateurs définis.
Dans la pratique, on procède d’abord à l’examen des liens entre les variables des
hypothèses principales et on passe ensuite aux hypothèses complémentaires qui
naissent en cours d’analyse à la suite d’informations inattendues. C’est ici
qu’interviennent les variables-tests qui sont introduites par les hypothèses
complémentaires pour s’assurer que la relation supposée par l’hypothèse n’est pas
fallacieuse.

Analyse Comparaisons et Typologies


qualitative
L’utilisation d’une grille d’analyse pour traiter les informations qualitative
émanant des entretiens permet d’établir des liens, de mettre en évidence les
représentations. Les comparaisons peuvent être faites, des convergences et les
divergences peuvent être mises en évidence de manière à faire apparaître les
logiques sociales implicites, qui à l’occurrence pourront conduire à la typologie.
Qu’il s’agisse de méthode quantitative ou qualitative, le principe de l’analyse est
toujours de faire des liens (ou de montrer qu’il n’y en a pas) quels que soient les
modalités et les termes utilisés : corrélation, opposition, indépendance,
convergence ou divergence, etc. Ainsi, de la mise en relation des composantes

20
(variables, matériaux) de l’enquête, des perspectives d’explication non perçue à
l’origine de la recherche sont relevées, jetant un regard éclairé sur les phénomènes.

4- Interprétation des résultats observés avec les résultats attendus et l’interprétation


des écarts

Interpréter des résultats, c'est faire parler les données et les coefficients tirés de leur traitement. C'est
mettre du sens dans les chiffres, donner des significations concrètes, opérationnelles (et rattachées au
terrain particulier de la recherche) à tous les indices, hypothèses, questions, indicateurs, variables et
ratios élaborés par le calcul statistique. C'est la phase d'inférence, de « mise de signification » dans les
résultats obtenus à l'étape précédente. Il s'agit, selon l'expression plus familière, de faire parler les
chiffres, indices, coefficients... dégagés par l'analyse, et exprimer de façon claire, argumentée,
comment ces résultats constituent un progrès par rapport au point de départ.

TROISIEME PARTIE : DISCUSSION DES RESULTATS ET RECOMMANDATIONS

Chaque hypothèse de recherche lors de sa construction exprime les relations que l’on pense
correctes et qui devraient être confirmé par l’enquête de terrain et l’analyse. La comparaison
des résultats observés et des résultats attendus par hypothèse conduit la discussion.
- Y-a-t-il divergence entre les résultats observés et les résultats attendu ?
- Les Hypothèses sont-elles infirmées ou vérifiées ?
- Ainsi donc, Si l’écart est nul ou très faible, on pourra conclure que l’hypothèse est
confirmée sinon, il faudra examiner d’où vient l’écart et tirer des conclusions
appropriées.
- Etablir les comparaisons entre les résultats de l’étude et les résultats d’autres travaux,
des théories
- Indiquer les limites et énonce des conséquences.

CONCLUSION GENERALE

La conclusion est un des éléments le plus important du mémoire. En effet, la conclusion doit
répondre à différents critères. La conclusion du mémoire doit être original et répondre à la
problématique de recherche.

Pour réussir la conclusion du mémoire, posez-vous les bonnes questions :

 Ce résultat est-il surprenant ? Est-ce une confirmation de l'idée reçue ?


 A-t-on ou non confirmé ses hypothèses ? Pourquoi ? Qu'a-t-on apporté de plus par rapport à ce
qui est déjà connu sur le problème ?
 Jusqu'à quel point a-t-on trouvé réponse aux questions posées au départ ? Pourquoi ?
 Qu'avez-vous appris, qu'avez-vous démontré ?
 Quelles sont les déviations ? Les insuffisances ? Pourquoi ?
 Quelles sont les situations particulières où les résultats se vérifient ? Ne se vérifient pas ?
Pourquoi ?
 Quelles sont les possibilités d'applications théoriques et/ou pratiques ?
 Quelle a été la finalité de ce travail ?
Retenez que votre conclusion doit être globale. Il faut qu'elle conclue l'intégralité de votre
propos, en intégrant des éléments provenant des différentes parties
Rappel des objectifs
Rappel des hypothèses en termes de confirmation ou d’infirmation
21
Rappel de la théorie
Rappel des grandes lignes de la méthodologie
Rappel des principaux résultats, y compris les grandes recommandations ou proposition
de solution
Pensez à terminer sur une ouverture, une réflexion qui permettrait de pousser encore
davantage votre réflexion.

VIII – BIBLIOGRATIQUE

La liste des références doit être présentée à la fin du texte dans La bibliographie qui doit être
sélective. Il convient de mentionner une vingtaine de références bibliographiques en rapport
avec le sujet. Il faut toujours inscrire les références exactes des documents utilisés. Lorsque
plusieurs références se rapportent à un même auteur, les présenter en ordre croissant d'année
de publication.
Lorsque qu’une référence comporte plusieurs auteurs, tous les noms doivent être mentionnés.
Ne pas utiliser et al. dans la liste des références. Normes à suivre pour la présentation des
références (normes de l’APA) Les noms et abréviation des prénoms des auteurs, l’année
entre parenthèse, le titre, la ville et la maison d’édition.

- Livre
Sanders, D.H., Murph, A.F., & Eng, R.J. (1984). Les statistiques, une approche
nouvelle. Montréal : McGraw-Hill Éditeurs.
- Article
Brillon, Y. (1986). L’opinion publique et les politiques criminelles. Criminologie, 19
(1), 227- 238.
- Chapitre d’un livre.
Lasvergnas, I. (1987). La théorie et la compréhension du social. In B.
Gauthier (ed.), Recherche sociale (111-173). Sillery : Presses de l’Université du Québec.
Sources électroniques
- Périodique en ligne
Auteur, S. (Année). Titre de l’article. Titre du périodique, VV, NN. Consulté le jour, mois,
année, URL. Ex. : Smith, C. A. & Ireland, T. O. (2005). Les conséquences
développementales de la maltraitance des filles. Criminologie, 38, 1. Consulté le 23 février
2006,
[Link]
- Document en ligne
Auteur, A. (Année). Titre du document. Consulté le jour, mois, année, URL. Ex.: APA
Online (2001). Electronic References. Consulté le 23 février 2006,
[Link]

- Diffusion des résultats


Communication des résultats (rapport – exposé - Soutenance)
Conférences scientifiques
Publications d’articles

Lectures conseillées

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- BERTHIER N (2014). Les techniques d’enquête en sciences sociales : Méthodes et
exercices corrigés, 4ème édition, Paris, Armand Colin.
- DE SINGLY F. (2014). L’enquête et ses Méthodes : Le questionnaire, 3ème édition,
Paris, Armand Colin.
- CAMPENHOUDT L.C./QUIVY R. (2011). Manuel de recherche en sciences sociales,
4ème édition, Paris, Dunod
- Opadou KOUDOU (2014), Séminaire Méthodologique : conduite d’un projet de
recherche.
- PAILLÉ P. et MUCCHIELLI A. (2013). L’analyse qualitative en sciences humaines et
sociales, 3ème édition, Paris, Arman Colin.

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