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TP - Mach .Ecole

Les travaux pratiques en électrotechnique visent à renforcer les connaissances théoriques par une approche pratique, permettant aux étudiants de choisir des appareils appropriés, de réaliser des montages clairs et de mesurer avec précision. Le document détaille les méthodes de mesure des grandeurs électriques, mécaniques et thermiques, ainsi que les étapes pour étudier un transformateur monophasé, incluant des essais à vide, en court-circuit et en charge. La préparation, la manipulation et la rédaction d'un compte rendu structuré sont également soulignées comme essentielles pour maximiser l'apprentissage.

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Abdelmajid Akil
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TP - Mach .Ecole

Les travaux pratiques en électrotechnique visent à renforcer les connaissances théoriques par une approche pratique, permettant aux étudiants de choisir des appareils appropriés, de réaliser des montages clairs et de mesurer avec précision. Le document détaille les méthodes de mesure des grandeurs électriques, mécaniques et thermiques, ainsi que les étapes pour étudier un transformateur monophasé, incluant des essais à vide, en court-circuit et en charge. La préparation, la manipulation et la rédaction d'un compte rendu structuré sont également soulignées comme essentielles pour maximiser l'apprentissage.

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AVANT PROPOS

A quoi servent les travaux pratiques ?

L’ensemble des thèmes abordé en travaux pratiques fait l’objet de cours théoriques qui se
situent en amont. Les études théoriques permettent d’établir les schémas équivalents, l’accès
aux grandeurs fondamentales, les relations qui existent entre les différentes grandeurs. Ces
études sont, dans tous les cas, faites à partir de modèles mathématiques qui restent en tout état
de cause approximatifs et susceptibles d’amélioration.

Les travaux pratiques constituent une approche directe du monde physique. S’ils doivent dans
un premier temps venir appuyer, vérifier ce qui a fait l’objet d’une étude théorique, ils n’ont
pas ce seul but. Ils doivent vous amener à :

- Choisir les appareils et accessoires adéquate à la réalisation du banc d’étude.


- Regarder de plus près les objets physiques qui constituent le banc d’étude (appareils
de mesures, machines …). On s’intéressera particulièrement aux ordres de grandeurs.
- Réaliser des montages clairs, facilement « vérifiables ».
- Faire des mesures correctes. Ces mesures dépendant non seulement du choix des
appareils mais aussi des méthodes adoptées et des soins qu’on y apporte.
- Tracer des courbes correctes. Il faut éviter de falsifier des points de mesures de façon
que la courbe expérimentale soit celle que l’on aimerait bien obtenir : une courbe
expérimentale doit le rester. Il faut, enfin, éviter les changements d’échelles « idiots »
dans lesquels on oubli de reporter les rectangles d’erreur.
- Interpréter les résultats obtenus (mesures, tableaux, courbes …). S’il est inutile de
recopier des « pans » entiers de polycopiés de cours il est cependant très constructif
de voir quelle est la validité d’un modèle théorique, quelle en sont les limites, d’où
peuvent provenir les différences … et pourquoi pas l’améliorer.

Cet ensemble de point, qui n’est pas exhaustif, doit vous amener à exploiter aussi clairement
que possible l’influence de différentes grandeurs dites d’entrée sur les grandeurs de sorties de
la machine (Exemple: comment varie la tension quand on touche au courant d’excitation ?
Quelle est l’influence du couple résistant sur le courant d’induit ? …). Cette démarche très
importante vous permettra de faire le choix de machine le mieux approprié à un cahier des
charges donné.

Comment rentabiliser un thème de travaux pratiques ?

L’ensemble des points soulignés précédemment ne peut être réalisé qu’à certaines conditions :

- Faire une préparation individuelle pour chaque TP, l’échange dans le groupe n’en
sera que plus fructueux. Cette préparation peut nécessiter le recours à d’autres types
de document que ceux qui vous sont envoyés pour les cours ou les travaux pratiques.
- Faire une préparation des schémas de montage à réaliser et une prédétermination de
certaines valeurs caractéristiques du système étudié (Exemple : ordre de grandeurs
des puissances d’alimentation des excitations de machines …).
- Procéder à la visualisation de certaines grandeurs (Exemple : forme d’un courant).
L’aspect de cette grandeur peut apporter des éléments de réponse aux questions que
vous pourriez vous poser quant au fonctionnement d’un système ou aux distorsions
observées entre pratique et théorie.
- Avoir du matériel nécessaire aux calculs et aux tracés de courbes.
- Ne pas oublier que les enseignants ne sont pas dans la salle que pour vérifier les
montages mais aussi pour essayer d’apporter des réponses à certaines de vos
questions.

Et dans la pratique ?
Il y a, à votre disposition, dans la salle l’ensemble du matériel qui vous permet de
mener à bien votre travail pratique. Seul le matériel lourd (machines, transformateurs
…) est mis à poste, le reste du matériel est en libre service. Ce type de méthode de
travail, s’il est constructif, nécessite cependant quelques éléments de discipline de la
part de chacun.
- Tout appareil ou accessoires défectueux doit être signalé et mis à un endroit réservé à
cet effet.
- Tout le matériel dont vous n’avez plus besoin doit être rangé.

Le compte rendu :
Le compte rendu, qui n’est pas nécessairement un roman fleuve, s’adresse à un
lecteur qui est au fait du sujet … ne recopiez donc pas pour lui des pages de
polycopiés (d’autant qu’il a les mêmes). Vous devez cependant lui décrire les buts,
moyens, résultats, analyse et conclusions qui se rapportent au thème sur lequel vous
avez travaillé.
La documentation que vous aurez recherchée est, comme nous l’avons signalé plus
haut, utile mais ne doit pas se substituer au travail personnel et occulter vos propres
conclusions.
Le compte rendu devra être structuré (introduction … conclusion …).
S’il faut étayer son travail de rédaction, cela prend du temps, il ne faut pas le faire
trop longtemps après avoir manipulé … sous peine d’oubli. En tout état de cause le
document rédigé devra être rendu dans la quinzaine qui suit la dernière séance
d’un thème.
Moyens de mesure en Electrotechnique

L’Electrotechnique met en œuvre divers matériels et dispositifs par lesquels transitent


ou se transforme l’énergie.
Ces dispositifs peuvent être statiques (transformateurs, électronique de puissance,
panneaux photovoltaïques …) ou mobile (moteurs, générateurs tournants ou linéaires
…). La panoplie de mesures à faire est donc cossue. On peut y distinguer trois grands
ensembles :
 Les mesures de grandeurs électriques.
 Les mesures de grandeurs mécaniques.
 Les mesures de grandeurs thermiques.

I – Mesures de grandeurs électriques


Les grandeurs électriques typiques que l’on a à mesurer sont les suivantes :
- Tensions
- Courants
- Fréquence
- Puissance active
- Puissance réactive
- Déphasage (et facteur de puissance)
- Flux
- Taux d’harmoniques de signaux périodiques
- Signaux transitoires
A chacune de ces grandeurs correspond un appareil. Nous allons les passer en revue
de façon succincte.

I.1 – Mesures de tensions et de courants


Ces mesures se font à l’aide d’ampèremètres ou de voltmètres .
Des appareils numériques récents permettent des mesures de valeurs efficaces de
signaux périodiques (sinusoïdaux ou pas).

I.2 – Mesures de puissance active et réactive


Pour faire les mesures de puissances actives ou réactives on se sert de wattmètres ou
de varmètres respectivement. Sous certaines conditions, un wattmètre permet l’accès
non seulement à la puissance active mais aussi à la puissance réactive.

I.3 – Mesure de fréquences :


Ces mesures sont faites directement à l’aide d’un fréquencemètre ou d’un
oscilloscope.

I.4 – Mesures de déphasage (facteur de puissance)


Le déphasage entre deux signaux périodique peut être déterminé à partir de leur
observation simultanée sur un oscilloscope. Il existe, pour les signaux sinusoïdaux,
des phasemètres qui donnent le déphasage par lecture directe.
Le facteur de puissance intervient dans les mesures de puissance en courant alternatif,
il peut être déterminé à partir des valeurs de puissances active et réactive.
1.5 – Mesures de flux et d’induction
La mesure de flux et d’induction se fait grâce à un fluxmètre sur lequel est connectée
une bobine de mesures ou une sonde à effet hall.

1.6- Analyse de signaux


Un signal périodique non sinusoïdal est constitué d’harmoniques d’amplitudes, on est
appelé parfois à mesurer les valeurs de ces amplitudes. Cela se fait au moyen d’un
analyseur de spectres.

II - Mesures de grandeurs mécaniques


Dans le cadre des mesures qui nous intéressent en travaux pratiques de machines
électriques nous citerons :
- Les mesures de vitesse de rotation.
- Les mesures de couples.

II.1 – Mesures de vitesses de rotation


En régime permanent ou lentement variable il existe deux classes d’appareils de
mesures de vitesse :
- Appareils analogiques
- Appareils numériques
Dans les deux cas il faut un capteur de vitesse qui délivre un signal mesuré par un
appareil de type voltmètre ou fréquencemètre.
Dans les mesures de type analogique l’arbre est relié à une dynamo tachymétrique
(génératrice à courant continu) qui délivre une tension proportionnelle à la vitesse de
rotation, cette tension est mesurée par un voltmètre directement gradué en vitesse.
Pour les mesures de type numérique le capteur est de type optoélectronique ou
inductif. Ce capteur délivre un certain nombre d’impulsions par tour ; après la mise
en forme de ces signaux on en mesure la fréquence qui est convertie en vitesse et lue
sur un afficheur numérique.
La dernière méthode fait appel à un stroboscope directement gradué en vitesses.

II.2 – Mesures de couple


La mesure de couple peut être effectuée par deux voies différentes :
- La transmission du couple entre la machine à étudier et le dispositif entraîné se fait
par l’intermédiaire d’un arbre de transmission. La mesure de l’angle de torsion de
l’arbre est directement lié au couple.
- Dans les mesures en plateformes la machine à étudier est reliée à une machine
balance qui agit en frein.

III – Mesures de grandeurs thermiques


Dans les processus d’échange une partie de l’énergie se trouve sous forme
calorifique, elle donne lieu à des échauffements dans diverses parties de la machine
étudiée. Il est intéressant, parfois vital (tenue des isolants en particulier) de mesurer
l’élévation de température associée à cette énergie.
Généralement, un thermocouple est utilisé pour la mesure de cette température.
TP 1 : Etude d’un transformateur
monophasé
I) Introduction

Le transformateur est un convertisseur électrique statique qui permet de modifier la


tension et le courant dans un circuit c'est-à-dire l’adaptation d’une source à une
installation donnée. On le retrouve dans une multitude d’applications faisant
intervenir toutes les gammes de puissance :

- Transformateur de puissance pour le transport et la distribution de l’énergie électrique


(plus de 1000 MVA).
- Les procédures de démarrage ou le réglage de la vitesse pour certains moteurs.
- Transformateurs de mesures (T.I) monophasé.
- Transformateurs spéciaux pour fours électriques, poste de soudure …
- Transformateurs pour l’électronique (transformateur d’impulsions, …).

Les transformateurs triphasés sont équivalents à trois transformateurs couplés, ils


s’exécutent sous les formes dites à trois colonnes ou cuirassé pour une large gamme
de puissances :
 Quelques VA sous 230/400 V (masse inférieure à 1 kg).
 25 kVA, 20 kV/400 V (masse 150 kg) pour transformateur de distribution sur
poteau.
 290 MVA et plus, 20 kV/ 235 kV pour évacuation de la puissance au niveau
d’une centrale électrique (masse ≥ 300 t).

Dans tous les cas il est nécessaire de connaître les caractéristiques du transformateur
employé afin de réaliser au mieux l’adaptation source – récepteur. Il est en effet
important de prévoir sous quelles conditions de tension et de courant fonctionnera une
installation alimentée à travers un transformateur. La détermination des pertes du
transformateur constituera donc une partie importante de l’étude proposée au cours de
ce TP. A ce propos il faut remarquer que les ordres de grandeurs de ces pertes
peuvent être différents suivant les puissances transitées. Pour les très petites
puissances, les pertes peuvent être très élevées ; de 1% pour les gros transformateurs à
quelques % pour les moyennes puissances.

II) Buts

Faire les essais à vide, en court circuit et en charge sur un transformateur monophasé.

 Etude de rapport des tensions et des courants.


 Détermination de grandeurs caractéristiques à vide et en court-circuit.
 Etude du transformateur en charge (caractéristique courant-tension, courant-
puissance). Détermination des pertes et déduction du rendement d’un
transformateur monophasé.
𝑃2
𝜂=
𝑃1

Avec : 𝑃2 = 𝑃1 − 𝑝10 − 𝑝𝑐𝑢


𝑃1 : puissance active mesurée au primaire.

𝑝10 : puissance active mesurée au primaire lors de l’essai à vide (pertes fer).

𝑝𝑐𝑢 : puissance active mesurée au primaire lors de l’essai en court-circuit (p.Joule)

III) Préparation
Quelle méthode proposez-vous pour la mesure des résistances R1 et R2 des
enroulements du transformateur ? Justifier.

IV) Manipulation
Noter les caractéristiques du transformateur à partir de la plaque
signalétique.

1) Essai à vide
Mesures : V1, I1, P1 et V2 à vide pour V1 allant de 0 à 𝑉1 = 1.1𝑉1𝑛 (quatre
à cinq points de mesures).

Déterminer pour chaque point de mesures :


- le rapport de transformation m ;
- le facteur de puissance à vide (cos 𝜑10 ) ;
- les pertes fer (pertes Joule négligées) ;
- le courant I1F correspondant aux pertes fer ;
- le courant I10 correspondant au courant magnétisant ;
- la résistance RF représentant les pertes fer ;
- l’inductance L1 correspondant au courant magnétisant.

Rapport des tensions


Par la mesure à vide de la tension V2 en fonction de la tension V1, déterminer le rapport de
transformation m sur un tableau pour différentes valeurs de V 1 jusqu’à V1n (tension
nominale).

Tracer sur la même feuille les courbes :


 V1 = f(I1F)
 V2 = f(I10)
 Pfer = f(V12), vérifié que cette caractéristique est une droite. En déduire RF et L1
graphiquement.

2) Essai en court-circuit
Le transformateur est alimenté côté primaire sous tension réduite (à
travers un autotransformateur ou une source de tension variable). On
augmente la tension appliquée jusqu’à obtenir côté secondaire le courant
nominal.

On mesure :
 V1cc, V2cc, P1cc, I1cc , I2cc pour différentes valeurs allant de 0 à 1.1 I2n.
Comme V1cc est très faible, les pertes fer sont négligeables et il ne reste que les
pertes Joule.

Rapport des courants


Par la mesure de I2cc en fonction de I1cc, déterminer le rapport de transformation
sur un tableau pour différentes valeurs de I1cc
(𝐼2 ≤ 1.1𝐼2𝑛 ).

- Sur un tableau, déterminer :


 les pertes Joule pj(I2) ;
 les paramètres Rs et Xs ;
 Tracer la caractéristique pj = f(I2cc2)

Précaution : V1cc très réduite.


3) Essai en charge
Le transformateur est alimenté côté primaire sous tension V1=V1n et constante.
Pour une charge résistive, varier le courant I2 de 0 à 1,1. I2n.

Tracer la caractéristique V2 =f(I2) à V1 = V1n (constante) et cos 𝜑1 = 1 (charge


résistive).
Déduire de cette courbe le modèle équivalent du transformateur vu du secondaire
en précisant la valeur des éléments le constituant.

4) Détermination du rendement par la méthode des pertes séparées


 Pou différentes valeurs du courant secondaire, déterminer le rendement et tracer
la caractéristique 𝜂 = 𝑓 𝐼2 à cos 𝜑2 = 1 et à V1 = V1n.

5) Détermination d’un point de fonctionnement en charge (Méthode de


Kapp)
 Déduire des essais les éléments Zs, Rs et Xs du schéma équivalent vu du
secondaire.
 A l’aide du diagramme de Kapp et pour un cos 𝜑2 = 0.85 inductif et U1=U1n,
déterminer la tension V2 pour I2=0.5I2n.
 Déterminer également le 𝜂 du transformateur.
TP 2 : Machine à courant continu
1) Introduction
Les machines électriques tournantes sont des convertisseurs
électromécaniques réversibles : elles transforment de l’énergie électrique en
énergie mécanique (moteur) ou l’inverse (génératrice).
Dans les utilisations industrielles, elles fonctionnent souvent suivant des
cycles : accélération, palier de vitesse constante, freinage …. Il est alors
intéressant d’étudier les deux fonctionnements : moteur et générateur.

2) Intérêt des machines à courant continu


La vitesse de rotation de l’arbre et la tension aux bornes de la machine étant
liées par une relation simple, il sera aisé de faire varier cette vitesse en jouant
sur la valeur de cette tension. C’est là le principal domaine d’utilisation de
ces machines : la vitesse variable.

3) Description et domaine d’utilisation


Une machine à courant continu est constituée d’un circuit inducteur, placé au
stator, et d’un circuit d’induit placé au rotor.
Le circuit inducteur peut être alimenté de diverses manières :
 En série, avec le circuit d’induit ; c’est alors une machine série (traction
électrique, moteur d’une puissance variant de quelques kW à quelques MW. Par
exemple, certains trains à grande vitesse sont équipés avec se type de moteurs.
 En parallèle (shunt) sur le circuit d’induit.
 De manière découplée du circuit d’induit : c’est une machine à excitation
indépendante (puissance variant de quelques watts jusqu’au MW). On rencontre
ce type de machine dont les utilisations nécessitant une vitesse de rotation
variable.

Durant ces travaux pratiques, il ne faudra jamais perdre de vue que, toutes les
machines sur lesquelles vous manipulez convertissent l’énergie de la même
manière. Le fait de connecter l’enroulement d’excitation de manières différentes
ne fait que modifier les équations et le comportement externe des machines, sans
modifier le principe de conversion de l’énergie (voir cours).

4) Notations

Equation des machines à courant continu


Les tensions aux bornes de la machine s’écrivent :
Induit : 𝑈𝑖𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 = ± 𝑅𝑖𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 𝐼𝑖𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 + 𝐸 ± 𝜖(𝐼𝑖𝑛𝑑𝑢𝑖𝑡 )
Inducteur : 𝑈𝑒𝑥𝑐 = 𝑅𝑒𝑥𝑐 𝐼𝑒𝑥𝑐
La f.é.m : 𝐸 = 𝑘𝑁𝜙
(signe + : moteur ; signe - : génératrice)
L’équation mécanique s’écrit : (Ce : couple électromagnétique et Cr : couple
résistant) :
𝑑Ω
𝐶𝑒 − 𝐶𝑟 = 𝐽 ; où J est l’inertie des pièces tournantes.
𝑑𝑡

𝑬.𝑰
En régime constant (permanent) : 𝑪𝒆 − 𝑪𝒓 = 𝟎 𝒆𝒕 𝑪𝒆 = 𝛀
Manipulation
I) Génératrice à excitation indépendante

Le fonctionnement de la machine en générateur est basé sur la loi de Faraday, la


variation du flux dû à l’inducteur, à travers les conducteurs de l’induit, donne
naissance à une f.é.m.
L’objectif consiste à déterminer la caractéristique à vide E =f(Iexc) à vitesse
constante et voir l’effet de la saturation magnétique du flux sur cette dernière.

a) Mesurer les valeurs des résistances de l’induit et de l’inducteur à chaud


(méthode volt-ampèremétrique).

b) Essai à vide
Réaliser le montage et régler la vitesse de rotation du moteur à la vitesse de
rotation nominale, puis relever et tracer la caractéristique à vide E = f(Iexc).
Faire varier le courant d’excitation de 0 à 1.2 Iexcn (à vitesse constante).
 Interprétation et conclusion.

c) Essai en charge
Toujours à vitesse constante (Ω𝑛 ) :
 Régler le courant d’excitation de la génératrice à sa valeur nominale Iexcn.
 Rélever et tracer la caractéristique U =f(I) en variant la résistance de charge.
 Interprétation et conclusion.

II) Moteur à courant continu à excitation shunt


La vitesse de n’importe quel moteur à courant continu dépend principalement de
sa tension d’induit et de l’intensité du courant d’excitation. Dans un moteur
excité en dérivation, tant l’induit que l’inducteur reliés en parallèle à la même
source ; ainsi si la tension d’alimentation est constante, l’intensité du champ
magnétique sera elle aussi constante. Il faut rajouter un rhéostat d’excitation pour
pouvoir varier l’excitation indépendamment de la tension.

L’objectif est de relever les principales caractéristiques d’un moteur shunt


fonctionnant sous tension d’induit constante.
Les courbes utiles à étudier sont entre autres :
1) Caracteristique à vide
N0 = f(Iexc) à Uinduit constante (prendre la valeur nominale).
Prévoir un rhéostat d’excitation.

2) Caractéristique de vitesse en charge : N=f(Iinduit) à Uinduit et Iexc constants.


Relever et tracer les caractéristiques de vitesse pour deux courants
d’excitation ; Iexc(nominal) et Iexc(nominal)/2.
En déduire les caractéristiques du Ce=f(Iinduit).

3) Interprétation et conclusion.
TP 3 : Rendement des machines électriques
1) Introduction

Quelques méthodes de détermination de rendements de la machine à courant continu


vous sont présentées dans ce TP. D’autres méthodes existent et ne sont pas
développées dans le cadre de ce TP.

La démarche suivie dans ce TP convient pour la détermination des rendements


d’autres types de machines électriques, machine synchrone notamment.

La mise en œuvre des méthodes exposées se fera sur machine à courant continu ou sur
machine synchrone.

2) Rappel

Une machine électrique permet la conversion d’énergie mécanique en énergie


électrique ou inversement .

La puissance fournie par une machine est toujours inférieure à la puissance absorbée.
La différence des deux puissances provient des pertes. On a :

puissance fournie = puissance absorbée + pertes.

𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒇𝒐𝒖𝒓𝒏𝒊𝒆
𝜼=
𝒑𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒃𝒔𝒐𝒓𝒃é𝒆

La détermination des pertes permet de calculer le rendement.

3) Détermination du rendement d’une machine électrique


 On pourrait essayer de déterminer directement le rendement en chargeant
la machine et en mesurant les puissances d’entrée et de sortie. Cette
méthode a deux inconvénients :
- Pour une machine bien déterminée, les pertes étant faible devant la puissance
utile, la précision sur la détermination du rendement par une méthode directe
est mauvaise.
- Les puissances mises en jeu au cours de cet essai sont de l’ordre de grandeurs
de la puissance de la machine.

En fait, ces deux inconvénients suscitent une question et sa réponse.


Si les pertes sont faibles, pourquoi doit-on les mesurer ?
Pour apprécier leur importance, on les calculera dans le cas d’un alternateur de
1000 MW de rendement égal à 99.9 %.

 On peut essayer de mesurer directement, et seulement, les pertes pour un


point de fonctionnement donné et en déduire le rendement. Pour faire cela,
il faut connaitre la nature des pertes.
Nature des pertes dans les machines électriques
Les pertes, donc le rendement, dépendent du point de fonctionnement de la
machine.
 Pertes d’origine mécanique : elles sont liées à la vitesse de rotation de la
machine, si une partie de cette puissance sert à la ventilation du moteur,
une autre partie est dissipée en chaleur dans les paliers et par frottement
visqueux du rotor. Les pertes mécaniques peuvent s’écrire :
𝑝𝑚 = 𝑓(Ω) ; Ω étant la vitesse de rotation en rad/s.
𝑓(Ω) peut être approchée par un polynôme simple :
𝒑𝒎 = 𝒂 + 𝒃𝛀 + 𝒄𝛀𝟐

Certaines méthodes permettent de déterminer les coefficients du polynôme. Nous


nous contenterons, quant à nous, de déterminer les pertes pour un point de
fonctionnement donné : donc pour une vitesse de rotation donnée.

 Pertes d’origine magnétiques : elles sont de deux types :


- Dans tout matériau conducteur , soumis à champ variable dans le temps, il y a
des pertes par courant de Foucault. Ces pertes dépendent :
a) de la conductivité du matériau ;
b) de l’amplitude et de la fréquence de l’induction.

- Les autres pertes concernent toutes les parties ferromagnétiques et sont


directement liées au cycle d’hystérésis : elles dépendent :
a) de la surface du cycle d’hystérésis ;
b) de la fréquence du champ.
A ces deux types de pertes s’ajoutent les pertes dites «supplémentaires »
liées aux rangs supérieurs des harmoniques du courant d’alimentation
(elles peuvent avoir d’autres origines : vibrations mécaniques des circuits
magnétiques par exemple).

Toutes ces pertes sont groupées sous le non de « pertes fer ». Les
fournisseurs de matériaux précisent la valeur des pertes spécifiques (ex :
pfe1/50 = 1.9 W/kg, veut dire que l’on a 1.9 W de pertes par kg pour B
crête à 1 T et de fréquence 50 Hz).
Donc pour déterminer les pertes fer en un point de fonctionnement donné
il faut fixer :
- la vitesse de rotation ;
- la valeur de l’induction magnétique résultante (donc de flux, donc du courant
inducteur).
𝒑𝒇𝒆𝒓 = 𝒌𝑩𝟐

 Pertes par effet Joule : les enroulements des machines électriques


parcourus par des courants, sont le siège de pertes « Joule ».
Pour déterminer ces pertes il suffit donc de fixer l’intensité du courant qui
parcourt ces enroulements et de mesurer les résistances à la température de
fonctionnement normale.
𝒑𝒋 = 𝑹𝑰𝟐

A ces pertes s’ajoutent des pertes supplémentaires (d’origine diverses) qui


dépendent du courant induit (effet de peau en particulier).

Dans cette partie, le soin apporté aux mesures est très important. Il n’est
pas nécessaire d’étudier tous les montages possibles mais de faire des
choix éclairés et de mener à terme les manipulations entreprises après en
avoir compris le principe.

Séparation des pertes


Pour faire cette série d’expériences. Il faut disposer, en plus de la machine
à l’essai, d’un moteur auxiliaire. En principe , ce moteur auxiliaire doit
être de faible puissance (comparée à celle de la machine à l’essai), cette
puissance doit être de l’ordre de grandeur de celle des pertes. Les pertes
sont déduites des mesures de la puissance transmise sur l’arbre de la
machine à l’essai.

Fonctionnement en moteur à excitation shunt (ou composé)

Uexc, Iexc pfer


pj-induit=pj1
Puissance
pj-inducteur=pj2
absorbée pméc
psupp
U, I (induit)

La figure permet de faire le bilan des puissances.

Où :

U, I est la puissance absorbée par l’induit (plus l’enroulement de compensation


éventuellement).
Uexc, Iexc est la puissance absorbée par l’inducteur et son rhéostat de champ.
A la sortie nous avons la puissance mécanique ou utile : Pu
On a alors la relation :
𝑷𝒖 𝑼𝑰 + 𝑼𝒆𝒙𝒄 𝑰𝒆𝒙𝒄 − (𝒑𝒋𝟏 + 𝒑𝒋𝟐 + 𝒑𝒇𝒆𝒓 + 𝒑𝒎é𝒄 + 𝒑𝒔𝒖𝒑𝒑 )
𝜼= =
𝑷𝒂 𝑼𝑰 + 𝑼𝒆𝒙𝒄 𝑰𝒆𝒙𝒄
A) Méthode de la dépense à vide
1) Principe

Le principe de la méthode est de déterminer les pertes mécaniques et


électromagnétiques de la machine, pour un point de fonctionnement donné. En y
ajoutant les pertes Joule qui correspondent à ce point de fonctionnement nous
obtenons l’ensemble des pertes. Il faut donc régler le courant d’excitation et la vitesse
de façon à se mettre dans les conditions qui correspondent au point de fonctionnement
choisi.

2) Montage

La machine étant désaccouplée mécaniquement de tout autre machine.

L’induit est relié à une source de tension continue variable.

L’inducteur étant relié à une source de tension continue variable à travers un


autotransformateur et un redresseur.

3)Réglage de Iexc et U (induit)

Soient Un et In la tension et le courant de l’induit qui correspondent au point de


fonctionnement pour lequel on veut déterminer le rendement.

Nous avons en régime moteur pour ce point de fonctionnement :

𝑼𝒏 = 𝑬𝒏 + 𝑹𝑰𝒏 (𝟏)
𝛀 = 𝛀𝒏 (𝟐)

Il s’agit alors dans l’essai que l’on va faire de régler Iexc de façon à avoir En.

Supposons ce réglage fait on a :

𝑼𝟎 = 𝑬𝒏 + 𝑹𝑰𝒏 (𝟑)

En éliminant En entre (1) et (3) on a :

𝑼𝟎 = 𝑼𝒏 − 𝑹𝑰𝒏 + 𝑹𝑰𝟎
I0 étant très faible, la connaissance de R permet de déterminer U0. On règle alors Iexc
de façon que la relation (2) soit satisfaite. En génératrice il suffit de changer I en –I.

4) Mesures
- Relever les caractéristiques de la machine à essayer.
- Mesurer les différentes résistances (induit et inducteur à chaud).
- Déterminer une valeur approchée (à R et I0 près) de U0 pour le point de
fonctionnement nominal.
- L’excitation Iexc étant maximale on amènera U à la valeur déterminée U0.
- On diminue Iexc de façon que la vitesse soit égale à la vitesse nominale.
- On relève : U0, I0, Uexc, Iexc.
- On calcule alors les pertes Joule qui correspondent au point de
fonctionnement.
On a alors :
𝑼𝟎 𝑰𝟎 = 𝒑𝒇𝒆𝒓 + 𝒑𝒎é𝒄 + 𝑹𝑰𝟐𝟎

Soit :

𝒑𝒇𝒆𝒓 + 𝒑𝒎é𝒄 = 𝑼𝟎 𝑰𝟎 − 𝑹𝑰𝟐𝟎

Les pertes (en négligeant les pertes supplémentaires) sont donc déterminées pour un
point de fonctionnement donné et un montage donné (excitation shunt, composée,
indépendante).

La méthode de la dépense à vide a pour avantages de ne mettre en œuvre qu’une


source électrique de puissance modeste (par rapport à celle de la machine) et de
ne demander aucun entrainement par moteur externe.

Elle ne permet, cependant pas, de séparer les pertes et néglige les pertes
supplémentaires.

B) Méthode des pertes séparées


Pour cette méthode il est nécessaire de disposer d’un moteur auxiliaire taré de
rendement connu pour chaque mesure. N’ayant pas à disposition ce moteur, on va
changer un peu de méthode.

1) Essai à vide
Monter un moteur à courant continu shunt et déconnecter le de la génératrice.
Rajouter un rhéostat d’excitation sur l’inducteur afin de varier le courant
d’excitation.
Relever le courant (Ia) et la tension (Ua) d’induit à vitesse et à courant
d’excitation nominale.
𝑷𝟎 = 𝑼𝒂 𝑰𝒂 = 𝒑𝒎é𝒄 + 𝒑𝒇𝒆𝒓 = 𝒑𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒆𝒔 = 𝒑𝒄 ( pertes Joule négligées)

2) Mesures des résistances à chaud


Par la méthode voltampère- métrique, mesurer les résistances de l’induit et de
l’inducteur du moteur.

3) Essai en charge
Remettre la génératrice sur l’arbre du moteur, à vitesse et à courant
d’excitation constants (valeurs nominales) relever le courant et la tension de
l’induit pour différentes valeurs de la charge.

- Pour chaque point de mesure :


 Calculer les pertes joule et la puissance absorbée.
 En déduire la puissance utile correspondante .
 En déduire le rendement et le couple électromagnétique.

4) Interprétation des résultats et conclusion


TP 4 : Moteur asynchrone
1) Introduction

L’importance de la machine asynchrone peut être déduite d’une statistique qui


indique que près de 60 % de l’énergie produite est transformée en énergie
mécanique par les moteurs asynchrones.
Comme, par ailleurs, leur coefficient d’utilisation est souvent très faible (par
exemple sur les machines outils ou sur l’électroménager) par rapport à celui
des alternateurs de production, on en déduit que la puissance installée des
moteurs asynchrones est du même ordre de grandeur que celle des centrales de
production.
La gamme de puissance des moteurs asynchrones est très étendue : de
quelques dizaines de watts pour des entraînements synchrones de réducteurs à
5000 kW en haute tension pour des entraînements de compresseurs, pompes et
ventilateurs. La production industrialisée de série que l’on trouve sur
catalogue s’arrête au environ de 250 kW en basse tension et 500 kW en
moyenne tension.

2) Description technologique

Dans sa forme classique la machine asynchrone comprend un stator et un


rotor.
1. Dans les encoches du circuit magnétique du stator sont logés les
conducteurs d’un bobinage triphasé présentant 2p pôles. Ce dernier est
relié au réseau d’alimentation triphasé par l’intermédiaire d’une boite à
bornes permettant d’effectuer facilement sur ce bobinage soit le couplage
étoile soit le couplage triangle en fonction de la tension du réseau et des
caractéristiques de la machine
Fig 1 : Schéma de principe d’un moteur asynchrone et types de couplage
(étoile ou triangle)

2. Les conducteurs du bobinage rotorique sont logés de la même façon dans les
encoches du circuit magnétique rotorique. Ce bobinage présente deux types de
réalisation.

a) Machine à bagues ou à rotor bobiné

C’est un bobinage triphasé de même polarité que celui du stator.


Généralement il est couplé en étoile et les trois extrémités libres sont
reliées sur l’arbre du moteur (Fig 2).

En fonctionnement nominal ces 3 bagues sont court-circuitées.


Fig 2 : Rotor bobiné

b) Machine à cage d’écureuil

Le bobinage rotorique est constitué par des barres conductrices


(aluminium, cuivre ou bronze) court-circuitées aux extrémités du rotor
par des anneaux de court circuit.
Si le nombre de barres est suffisamment grand, ce qui est le cas
général, la cage a la propriété de prendre automatiquement la polarité
du bobinage statorique (fig3).

Fig 3 : Schéma d’une cage d’écureuil

Cette technologie est beaucoup plus robuste et économique que


celle du rotor bobiné, aussi son utilisation est nettement
prédominante.
Dans tous les cas, la machine asynchrone n’est alimentée qu’au stator
par le réseau et des courants sont induits dans le bobinage rotorique en
court-circuit. C’est pour cela que l’on appelle aussi cette machine :
« machine à induction ».
Exemple de plaque signalétique

kW : 15
D 230 V 55 A
Y 400 V 32 A
cos 𝜑 = 0.82 𝑓 = 50 𝐻𝑧
tr/mn : 1425
Rotor Y 150 V 68 A
Isolation classe E

Isolation classe e : température de fonctionnement 75° température limite


115°.

On en déduit que c’est un moteur à 4 pôles avec une vitesse de


synchronisme = 1500 tr/mn = Ns

𝟔𝟎 𝒇𝟏 = 𝒑. 𝑵𝒔

Les grandeurs électriques nominales par phase sont :

Au stator : 230 V - 32 A

Au rotor : 87 V - 68 A

Comme la vitesse du rotor est reliée à la vitesse synchrone du stator par la


relation :

𝑵𝒓 = 𝑵𝒔 (𝟏 − 𝒈)

On en déduit le glissement nominal : 𝒈𝒏 = 𝟎. 𝟎𝟓


𝑷𝒖
Et le couple nominal : 𝑪𝒏 = = 𝟏𝟎𝟎 𝑵. 𝒎
𝛀𝒏

3) Objectif proposé pour le TP

Cette machine asynchrone pouvant fonctionner soit en moteur 𝑁𝑟 < 𝑁𝑠 soit en


génératrice 𝑁𝑟 > 𝑁𝑠 soit en freinage à contre courant 𝑁𝑟 < 0.

Il est donc demandé dans le cadre des objectifs fixés, de :

1- Tracer la caractéristique 𝐶𝑚 (𝑁) du moteur.


2- Déterminer les grandeurs électriques relatives au fonctionnement nominal du
moteur, pour cela on prendra comme données : soit le couple nominal de la
plaque signalétique, soit le courant nominal du stator.
3- Calculer le rendement du moteur au point nominal précédent par la méthode
de la dépense à vide (voir TP mesure du rendement) applicable à toutes
machine asynchrone. On sépare les pertes fer et les pertes mécaniques par la
méthode de Mordey en traçant la courbe 𝒑𝒇𝒆𝒓 + 𝒑𝒎é𝒄 = 𝒌𝑼𝟐𝒔𝒕𝒂𝒕𝒐𝒓.
4- Effectuer un essai en charge directe du moteur asynchrone en le chargeant par
une génératrice à courant continu.

4) Essais
Identifier la machine à l’essai et le synoptique correspondant sur les plaques à bornes
Relever les caractéristiques nominales sur la plaque signalétique du moteur. En
déduire le couplage des phases compte tenu de la source d’alimentation triphasée
disponible au laboratoire.

1. Essais indirects
Effectuer les essais indirects nécessaires à la construction du diagramme
circulaire de Blondel (voir Annexe) :
a) Essai à vide (moteur isolé) sous tension variable en vue de déterminer le
point A du cercle et de séparer les pertes fer et les pertes mécaniques.
b) Essai à rotor bloqué (g=1) sous tension réduite en vue de déterminer le
point M1.
c) Mesure des résistances R1 et R2 à chaud.

2. Essais directs
On charge le même moteur utilisé en 1 par des générateurs débitant sur
résistances.

Manipulation
On démarre le moteur asynchrone et on fait fonctionner la machine à courant
continu en génératrice à excitation indépendante débitant sur un rhéostat.
On fera varier la puissance demandée par la génératrice en agissant sur son
excitation et sur la valeur de la résistance de charge. On mesurera le couple, la
vitesse de rotation, le courant absorbé par la machine asynchrone, le
glissement, la puissance active et réactive absorbée au réseau.
𝑈
La machine asynchrone sera alimentée sous la tension 𝑈𝑛 𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑛 .
3

3. Compte rendu
On tracera, en fonction du glissement ou de la vitesse les caractéristiques
donnant :
- Le courant absorbé I1.
- Le couple utile Cu.
- La puissance active P1
- La puissance réactive Q1.
- Le facteur de puissance.
- Le rendement.

On comparera ces caractéristiques avec les courbes théoriques déduites du


cours.

4. Conclusion
Annexe

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