Guide Pratique Du Praticien 1 Dépression - 123248
Guide Pratique Du Praticien 1 Dépression - 123248
La dépression
Amina BELHARIZI
Psychologue clinicienne
Formatrice en psychologie
Janvier 2025
Sommaire
Définition de la dépression 03
Les causes de la dépression 04
Humeur dépressive 04
Syndrome dépressif 04
Physiopathologie et psychopathologie 04
Diagnostic clinique 05
Triade clinique typique de l’épisode dépressif 05
Le syndrome de COTARD 08
L’épisode dépressif 08
Particularités de l’entretien clinique avec le patient dépressif 09
Formes clinique de la dépression 10
La dépression selon les âges 12
Examen clinique et paraclinique 14
Diagnostic étiologique et différentiel 14
Evolution 14
Prise en charge 15
Annexes 18
*SIS Suicide Intent Scale
*Guide d’évaluation de la personne à risque suicidaire
*Inventaire de BECK
* Échelle d’incapacité de SHEEHAN
* Questionnaire sur le trouble d’anxiété généralisé (GAD – 7)
*Questionnaire PHQ9
*Questionnaire HADS
*Fiche de préparation avant l’exposition
*Fiche d’expérience comportementale
2
Définition de la dépression :
La dépression compte parmi les expériences humaines les plus difficiles et les plus douloureuses. Elle
nous prive de notre énergie, de nos intérêts et de la volonté d’améliorer les choses. Elle entraîne une
vision profondément négative de soi, du monde et de l’avenir. Pendant une dépression, nous pouvons
avoir l’impression que rien ne changera et que nous ne nous sentirons jamais mieux.
La plupart du temps, lorsque vous vous sentez déprimé, vous n’êtes pas en dépression. Il est normal
de se sentir triste ou déprimé, et il est impossible de l’éviter. Lorsque tout ne fonctionne pas comme
sur des roulettes, qu’il s’agisse d’une dispute avec votre partenaire, d’un conflit avec votre patron ou
d’un problème de santé, votre moral peut diminuer.
Si vous vous sentez particulièrement triste ou irritable en raison de cette situation, et que vous dormez
mal, n’avez pas envie de voir vos amis ou votre famille, mangez trop ou pas assez - alors votre humeur
est probablement maussade. Cet état disparaît généralement en une ou deux semaines, surtout si la
situation à l’origine de votre humeur maussade s’améliore.
La dépression est…
Mais supposons que votre état ne s’améliore pas et qu’il empire. Vous êtes peut-être en dépression
si:
1. Votre moral est à plat, vous ne ressentez presqu’aucun intérêt dans votre vie à peu près
tous les jours, et ce sentiment perdure pendant des semaines ; et si
3
Les causes de la dépression :
Situation : Perte,
isolement, conflit,
stress
Physiologie : Sommeil
Émotions : Découragement,
altéré, manque
tristesse, désespoir,
d’énergie, changements
dans la chimie du émoussement affectif,
cerveau anxiété
Humeur dépressive :
L’humeur est dite « dépressive » quand elle oscille vers le pôle bas. L’expression de cette oscillation
est personnelle à chacun. C’est pour cette raison que la sémiologie et le vocabulaire utilisé par les
patients sont variés : tristesse, douleur morale, perte du plaisir, etc. L’humeur dépressive fait partie du
syndrome dépressif. Elle ne suffit pas pour en affirmer le diagnostic.
Syndrome dépressif :
C’est un ensemble de signes cliniques qui traduisent :
Humeur dépressive
Ralentissement psychomoteur
Signes somatiques d’asthénie, réveil précoce, amaigrissement
Il existe de plus un retentissement fonctionnel au quotidien (arrêt des activités, du travail, des
loisirs,…)
Physiopathologie et psychopathologie:
Le syndrome dépressif est multifactoriel
Les principaux facteurs de risque de dépression sont :
- L’impact des grands événements de vie vu qu’ils soient négatifs (deuil, perte d’emploi,…)
4
- Ou positifs (mariage, enfants,…) car ils constituent des changements importants et
entraînent du stress
- Des facteurs psychologiques d’introversion,
- Une personnalité fragile
- Des conditions de vie difficiles
- Des antécédents biographiques traumatiques (maltraitance)
- Une plus grande vulnérabilité au stress
L’existence d’un ou plusieurs facteurs de risque de dépression ne suffit pas à déclencher une
dépression, il faut aussi tenir compte de l’environnement.
- La perte d’amour
- Les blessures narcissiques
- Le sentiment d’abandon ressenti par le patient
Diagnostic clinique :
Le diagnostic se repose sur l’anamnèse et l’observation médicale
5
Humeur dépressive
Elle prédomine classiquement le matin et s’améliore au cours de la journée
Caractéristiques classiques de l’humeur dépressive dans la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le dit le patient Terme médical
« Je suis nul, je ne sers à rien, je ne suis plus utile » Perte d’estime de
soi=autodévalorisation=autodépréciation
« Je suis une charge pour les autres, je vous fais perdre votre Culpabilité, autoaccusation
temps, tout est de ma faute »
« Je ne prends plus soin de moi, je ne me maquille plus, je ne vais Laisser-aller, voire incurie
plus chez le coiffeur »
« Je suis triste, je souffre moralement » Tristesse, douleur morale
« Je ne ressens presque plus rien du tout/plus rien du tout » Emoussement affectif/anesthésie affective
« Je ne supporte plus rien, tout m’énerve, je m’emporte » Irritabilité, voire agressivité, impulsivité, on
parle d’ « instabilité des affects »
« Je suis nerveux, je me sens tendu, j’ai une boule à l’estomac, je Angoisse : signe non spécifique, mais toujours
me sens stressé, un rien me stresse, tout me fais peur » associé
« Je n’ai plus de plaisir, plus rien ne me fais plaisir, je n’ai plus Anhédonie
d’intérêt à mes activités habituelles, je n’ai plus envie »
« Mon avenir est bouché, il n’y a plus d’espoir, je ne guérirai Pessimisme, désespoir, catastrophisme
jamais »
« Je n’ai plus de volonté, je dors toujours faire des efforts pour Aboulie
tout »
« J’ai des idées noires, je broie du noir » Idées noires
« ça serait mieux que je sois mort, je ferais mieux de disparaître, ça Idées de mort et idées suicidaires : à rechercher
rendrait service à tout le monde, j’ai des idées suicidaires » systématiquement +++
« Je ne me rappelle que des choses tristes ou douloureuses de ma Hypermnésie douloureuse
vie »
Ralentissement psychomoteur
Caractéristiques du ralentissement psychomoteur dans la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
Ralentissement psychomoteur
Mouvements réduits Bradykinésie, attitude figée
Visage figé, perte des expressions Hypomimie, amimie
Discours lent, monotone, voix sans éclat Bradyphémie, aprosodie, ton monocorde
« Je passe tout mon temps dans mon lit, sans Clinophilie
forcément dormir »
Patient silencieux Mutisme
Le patient ne bouge plus du tout, sans réaction, Etat catatonique (dans les formes sévères)
voire ferme les yeux
Sourcils foncés en permanence, les plis entre les L’oméga mélancolique (dans les formes sévères)
sourcils forment un oméga
Ralentissement psychique
« Mes pensées sont lentes, mon cerveau tourne au Bradypsychie
ralenti »
« J’ai du mal à me concentrer » Troubles de la concentration
« J’ai des trous de mémoire, je n’arrive plus à Troubles de la mémoire, surtout antéograde
retentir les choses »
« Je suis incapable de prendre une décision » Indécision
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Signes somatiques
Signes somatiques de la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
« Je me réveille entre 3 et 4 heures du matin » Réveil précoce +++
« J’ai du mal à m’endormir, je rumine plein de choses Insomnie d’endormissement
négatives »
« Je me réveille plusieurs fois la nuit » Réveils nocturnes
« Je n’arrive plus à dormir » Insomnie
« Je dors tout le temps, mais je me sens toujours Hypersomnie mais sommeil non réparateur
fatigué, j’ai besoin de plusieurs heures de sieste »
« Je n’ai plus faim, j’ai perdu l’appétit »/ « Je mange Anorexie / hyperphagie
plus que d’habitude »
« J’ai perdu du poids »/ « Je grossis » Amaigrissement/ prise de poids
« Je suis tout le temps fatigué, je n’arrive pas à Asthénie, prédomine le matin
récupérer »
« Je n’ai plus de libido, je suis devenu impuissant, Troubles sexuels
frigide »
« J’ai de la constipation, des nausées » Troubles neurovégétatifs
« J’ai des baisses de tension » Troubles cardiovasculaires : hypotension
« J’ai des tremblements, des fourmillements, des Troubles neuromusculaires et douleurs diffuses
douleurs partout »
Idées délirantes
Caractéristiques des idées délirantes
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
« Je mérite la mort, les flammes de l’enfer, je suis damné, ce Indignité et culpabilité, damnation
qui m’arrive est une punition, je suis procédé par le diable, je
mérite la prison »
« Je ne pourrai jamais guérir » Incurabilité
« Je coûte cher à la sécurité sociale, j’ai ruiné ma famille, Ruine
mon entourage » (on a ainsi vu des patients se dénoncer à la
police, etc)
« Je n’ai plus d’organes, je n’ai plus de cerveau, de poumons, Négation d’organes et transformation
mes intestins ne fonctionnent plus, mes organes sont corporelle
pourris, je suis un cadavre »
« Je suis déjà mort » Immortalité
« Le monde n’existe plus, tout a disparu, je n’ai plus de Négation du monde
maison, de famille »
« J’ai une maladie grave (cancer, sida) » Idées hypocondriaques
7
Le syndrome de Cotard : Associe négation d’organes, négation du monde, d’immortalité et
de damnation
L’épisode dépressif :
Classification de l’épisode dépressif caractérisé selon le DSM-V et CIM-11
DSM-5 CIM 11
Durée
2 semaines
minimale
Symptômes / Humeur dépressive Humeur dépressive
Critères Perte d’intérêt ou de plaisir Perte d’intérêt ou de plaisir
essentiels/ Absence d’antécédents maniaques,
majeurs
hypomaniaques ou mixte
Présence 1 des symptômes toute la Présence 2 symptômes toute la journée,
journée, presque tous les jours. presque tous les jours.
Autres Perte ou gain de poids significatif Modification de l’appétit ou du sommeil
symptômes Insomnie ou hypersomnie Agitation ou retard psychomoteur
Agitation ou ralentissement Fatigue ou perte d’énergie
/ Critères
psychomoteur Sentiment de dévalorisation ou de
Fatigue ou perte d’énergie culpabilité excessive ou inappropriée
Sentiment de dévalorisation ou de Baisse de la concentration /attention
culpabilité excessive ou inappropriée Désespoir
(qui peut être délirante) Idées récurrentes de mort ou de suicide
Diminution de l’aptitude à penser ou
à se concentrer
Pensées de mort récurrentes, idées
suicidaires récurrentes sans plan
précis ou tentative de suicide ou plan
précis pour se suicider Présence d’autres symptômes de la liste ci- dessus
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Particularités de l’entretien clinique avec le patient dépressif
Le contact est lent, difficile à établir, le patient semble envahi par sa souffrance
Réactions de l’entourage
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Formes cliniques de la dépression
Episode dépressif majeur ou caractérisé (EDM)
- Il s’agit d’un épisode dépressif qui remplit les critères diagnostiques précités.
- Il dure environ 6 mois
- « Majeur » signifie « caractérisé), cela ne dit rien de la sévérité de l’épisode
- L’EDM est léger, modéré ou sévère
- Le degré de sévérité est important à définir, car il conditionne la prise en charge ultérieure
Critères diagnostiques pour l’épisode dépressif selon la CIM 10
Il existe deux rangs de symptômes. Le nombre de symptômes nécessaires est précisé pour chaque niveau de
sévérité de l’épisode (léger, moyen, sévère sans ou avec symptômes psychotiques)
Ils doivent être présents sur une période ≥ 2 semaines
A. Symptômes typiques
- Abaissement stable de l’humeur (pas de variation d’un jour à l’autre ou selon les circonstances). Mais
elle peut présenter des variations caractéristiques au cours du nycthémère
- Diminution de l’intérêt et du plaisir
- Réduction de l’énergie, entraînant une augmentation de la fatigabilité et une diminution de l’activité.
Des efforts minimes entraînent souvent une fatigue importante
B. Symptômes autres
- Une diminution de la concentration et de l’attention
- Une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi
- Une idée de culpabilité ou de dévalorisation
- Une attitude morose et pessimiste face à l’avenir
- Des idées ou actes auto-agressifs ou suicidaires
- Une perturbation du sommeil
- Une diminution de l’appétit
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Principales différences entre dépression endogène et dépression psychogène
Dépression endogène Dépression psychogène
Terrain Familial et personnel de trouble de névrotique
l’humeur
Formes cliniques -Accès mélancolique -Ralentissement modéré
-Intensité marquée de l’humeur -Dépression réactionnelle, névrotique,
dépressive, du ralentissement et signes épuisement (burn-out)
somatiques
-Prédominance matinale
Facteur déclenchant -Non, le plus souvent Fréquent
-Influence saisonnière
Risque suicidaire Suicide abouti plus fréquent Surtout des conduites suicidaires
Réponse aux ATD Meilleure Moins bonne
Evolution Plus récurrences Moins de récurrences
Dépression masquée
- Toutes ces formes cliniques présentent un risque suicide élevé et sont des urgences
thérapeutiques
- On parle de dépression masquée quand les plaintes somatiques sont au 1er plan (douleurs,
paresthésie, etc), devant l’humeur dépressive et le ralentissement
- La dépression a donc un « masque » somatique
- La dépression masquée est fréquente chez le sujet âgé
- Le diagnostic de dépression est à rechercher quand les différents examens cliniques et
paracliniques restent infructueux sur une cause organique
- Le traitement antidépresseur sert d’épreuve thérapeutique
Il s’agit d’une dépression sévère, par la présence d’idées délirante ou l’intensité de certains
symptômes
Principales dépressions mélancoliques
Dépression -Présence d’idées délirantes
délirante -On parle aussi de dépression avec symptômes psychotiques ou mélancolie délirante
Dépression agitée -Agitation psychomotrice au 1er plan
-Souvent une angoisse majeure s’y associe
-C’est un diagnostic différentiel de l’état mixte
Dépression -Etat catatonique, le patient semble totalement figé
stuporeuse -C’est un piège clinique car le risque d’un raptus suicidaire est toujours présent
Dépression -Le patient affiche un sourire de circonstance, trompeur pour la famille et le clinicien,
souriante qui peuvent alors sous-évaluer le diagnostic de dépression et le risque suicidaire
-Encore un piège !
Dépression -L’anxiété est au 1er plan, masquant l’humeur dépressive
anxieuse -Une agitation peut s’y associer
-Risque élevé de raptus suicidaire
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La dépression selon les âges
Chez le sujet âgé
- Les formes cliniques les plus fréquentes sont les dépressions masquées, délirantes, confuses,
pseusodémentielles.
- Les symptômes somatiques et les troubles caractériels (irritabilité, agressivité verbale) sont au
1er plan le plus souvent
- Ce qui se passe pour des troubles des caractères (on parle dépression hostile), chez le sujet
âgé, doit faire rechercher une dépression sous-jacente
- Dans la dépression pseusodémentielle, les troubles de la mémoire et de la concentration sont
au 1er plan
- La dépression d’involution est une dépression d’apparition tardive, chez un sujet dans
antécédents thymiques
- Le classique syndrome de glissement », entité discutée, est un équivalent dépressif
- Quelle que soit la forme, le risque suicidaire est élevé chez le sujet âgé, et le retentissement
somatique plus rapide (déshydratation, dénutrition)
Chez l’enfant
La dépression se manifeste par des plaintes somatiques, un repli, des difficultés scolaires, une
agitation, une irritabilité
Chez l’adolescent
On trouve, en plus des signes observés chez l’enfant, des troubles de conduites, des troubles de
comportement (fugue, etc), une opposition, des addictions, une irritabilité
Dépression saisonnière
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Formes cliniques Symptômes spécifiques Symptômes associés
Etat dépressif léger Au moins deux des trois Au moins deux autres symptômes
symptômes suivants : suivants :
-humeur dépressive -diminution de la concentration et de
-diminution de l’intérêt et du l’attention
plaisir -diminution de l’estime de soi et de la
-augmentation de la fatigabilité confiance en soi
Réduction de l’activité physique et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
psychique (quantité et rapidité) : -attitude morose et pessimiste face à
ralentissement psychomoteur l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido
Etat dépressif moyen : Au moins deux des trois Au moins deux autres symptômes
correspond à l’état dépressif léger symptômes suivants : suivants :
avec au moins trois (voire quatre) -humeur dépressive - diminution de la concentration et de
autres symptômes associés et -diminution de l’intérêt et du l’attention
accompagnés souvent de plaisir -diminution de l’estime de soi et de la
difficultés importantes à mener à -augmentation de la fatigabilité confiance en soi
bien les activités professionnelles, Réduction de l’activité physique et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
sociales ou ménagères psychique (quantité et rapidité) : -attitude morose et pessimiste face à
ralentissement psychomoteur l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido
Etat dépressif sévère sans Trois symptômes suivants : Au moins quatre (voire cinq) autres
symptômes psychotiques : -humeur dépressive symptômes suivants :
-diminution de l’intérêt et du - diminution de la concentration et de
plaisir l’attention
-augmentation de la fatigabilité -diminution de l’estime de soi et de la
(réduction de l’activité physique confiance en soi +++
et psychique (quantité et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
rapidité : ralentissement -attitude morose et pessimiste face à
psychomoteur +++) l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires (idées suicidaires +++)
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido
Etat dépressif sévère avec Idem état dépressif sévère Idem état dépressif sévère
symptômes psychotiques :
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Examen physique et paraclinique
Ils sont justifiés pour
Il s’agit alors :
Diagnostic différentiel
Dépression secondaire Concomitante à une affection somatique générale (neurologique, tumorale,
(par opposition à systémique, endocrinopathie, etc) ou à une pathologie psychiatrique (addictions,
primaire) troubles anxieux, psychose, trouble de la personnalité)
Dépression iatrogène Ce sont : corticoïdes, interféron, cimétidine, antihypertenseurs, isoniazide, etc
Entrée dans la Un 1er épisode dépressif chez un sujet âgé sans antécédent psychiatrique
démence (addictions, troubles anxieux, psychose, trouble de la personnalité, etc)
Autre troubles de Dysthymie, double dépression (dysthymie et EDM), état mixte
l’humeur
Deuil
PTSD
Troubles somatoformes
Evolution
Evolution de l’EDM
- Naturellement favorable : 6 mois environ, mais peut durer plus longtemps si non ou
insuffisamment traité
- Rémission : amélioration de l’EDM sur 4 mois
- Guérison : rémission d’au moins 4 mois
- EDM unique : rare
- Rechute : réapparition des symptômes pendant la rémission, avant la guérison. Souvent
favorisée par un traitement insuffisamment pris
- Récidive : nouvel épisode, après la guérison. Facteurs de récidive : femme, vivre seul, bas
niveau socio-économique, événements stressants pendant l’enfance (perte parentale
précoce), isolement
14
Complications
- Chronicité : durée supérieure à 2 ans
- Résistance : échec de 2 traitements antidépresseurs de familles différentes, à dose suffisante,
sur une durée suffisante d’au moins 1 mois, avec une bonne observance
- Suicide
- Conduites addictives
- Altérations du fonctionnement social et professionnel
Prise en charge
Les cas d’urgences thérapeutiques +++
- Risque suicidaire élevé
- Risque vital somatique (par déshydratation et dénutrition, surtout sujet âgé)
- Symptômes sévères : idées délirantes, catatonie, angoisse majeure, agitation
- Hospitalisation, sans consentement si nécessaire
- Prévention du risque suicidaire +++
Anticipation
Situation
Emotion et
sensations
Signification
personnelle
Entourage Images
15
Contrat thérapeutique :
- Phase 1 : évaluation au cours des 3ères séances, prise en compte des plaintes du patient, auto
observation centrée sur les comportements
- Phase 2 : thérapie en utilisant la restructuration cognitive
- Phase 3 : suivi, permet d’observer le maintien des résultats acquis sur plusieurs mois
Objectifs thérapeutiques :
- Mettre un terme aux pleurs et aux états de tristesse inexpliquée
- Modifier les idées négatives en pensées plus réalistes
- Se sentir mieux dans sa peau et appréhender de manière plus adaptée les relations avec les
autres
Techniques thérapeutiques
- Techniques cognitives : mise à jour et modification des pensées automatiques,
questionnement socratique, technique de la flèche descendante
- Comportementales : relaxation, élaboration de la fiche « maîtrise-plaisir »
- Prescription de tâches à domicile
Protocole A-B
La thérapie consiste en une séance hebdomadaire d’une heure puis elle se poursuit au rythme d’une
séance par mois pendant la phase de suivi
16
Extrait des 3 colonnes de Beck
Situations Emotions Pensées automatiques
17
Annexes
*Inventaire de BECK
*Questionnaire PHQ9
*Questionnaire HADS
18
SIS Suicide Intent Scale (A.T. BECK 1974)
Hétéro-évaluation Applicable aux suicidants (12 items)
Nom : Date :
Prénom : Date de naissance :
Examinateur : Score :
SCORE INTENTIONNALITÉ
0à3 Intentionnalité faible
4 à 10 Intentionnalité moyenne
11 à 25 Intentionnalité forte
III- DANGEROSITÉ
1 - Issue prévisible (selon le patient) dans les circonstances du scénario choisi (Exemple : Si
quelqu'un n'était pas venu lui porter secours ?)
• Issue favorable certaine : 0
• Mort improbable : 1
• Mort probable ou certaine : 2
2 - La mort serait-elle survenue en l'absence d'intervention médicale ?
• Non : 0
• Incertain :1
• Oui : 2
INVENTAIRE DE DÉPRESSION DE BECK
Description :
Il suffit enfin d'additionner les scores obtenus pour chacun des 21 énoncés. Le
résultat total peut donc varier de 0 à 63.
Si le score du client permet au thérapeute de croire que celui-ci est aux prises
avec un problème de dépression, il devra, comme c'est le cas pour tout autre problème
juxtaposé au jeu pathologique, évaluer l'ampleur du trouble et déterminer si le traitement
du problème de jeu est possible dans de telles conditions.
Inventaire de Dépression de Beck
(Aaron T. Beck. M.D.)
Il faut faire ce test en se basant sur votre état psychologique des dernières semaines, voire même des derniers
mois. Il ne faut pas vous fier à un état dépressif passager causé par un syndrome pré menstruel chez la femme
par exemple, ou après avoir appris une bien mauvaise nouvelle. Il faut répondre aux questions en tenant compte
depuis combien de temps dure cet état, 2 jours ? 2 semaines, 2 mois?? On peut parler d'une dépression quand
vous vivez ces symptômes depuis au moins 3 ou 4 semaines et à tous les jours. Si vous ne tenez pas compte
depuis combien de temps vous vivez cet état, le résultat du test sera faussé. Il est inutile de faire ce test après
seulement quelques jours de tristesse, on ne parle nullement de dépression mais d'un état dépressif situationnel,
soit une tristesse due à une situation donnée, il faut attendre quelques semaines avant de faire ce test et il y a
bien des chances que cet état sera déjà disparu par lui-même :)
Questions
Pour chacun des groupes d'énoncés suivants, cochez celui qui décrit le mieux votre état.
1- Je me sens triste.
3- Je me hais.
2- J'aimerais me tuer.
2- Je pleure constamment.
3- Autrefois, je pouvais pleurer, mais je n'en suis même plus capable aujourd'hui.
2- J'ai perdu la plus grande partie de mon intérêt pour les autres.
2- Je crois que mon apparence a subi des changements irréversibles qui me rendent peu attrayant(e).
3- Je crois que je suis laid(e).
2- Je dois me forcer vraiment très énergiquement pour faire quoi que ce soit.
2- Je me réveille une à deux heures plus tôt que d'habitude et j'ai du mal à me rendormir.
3- Je me réveille plusieurs heures plus tôt que d'habitude et ne parviens pas à me rendormir.
2- Un rien me fatigue.
1- Certains problèmes physiques me tracassent comme des douleurs, des maux d'estomac ou de la
constipation.
2- Je suis très inquiet(e) à propos de problèmes physiques et il m'est difficile de penser à autre chose.
3- Mes problèmes physiques me tracassent tant que je n'arrive pas à penser à rien d'autre.
Une fois le test achevé, cliquez sur le bouton pour connaître le total. Le chiffre le plus élevé que vous puissiez
cocher à chaque question était "3", le plus haut total que vous puissiez obtenir est soixante-trois (il signifie que
vous avez coché le chiffre "3" à chaque question)
Vous pouvez donc évaluer maintenant la gravité de votre état en vous référant au tableau ci-dessous : plus le
total obtenu est élevé, plus la dépression est sérieuse et profonde. En revanche, plus le total est faible, plus vous
vous sentez bien dans votre peau.
21 - 30: Dépression.
Il est utile, pour évaluer ses progrès, de procéder à cet auto-examen à chaque semaine jusqu'à amélioration et
occasionnellement par la suite..
1 Pas autant.
2 Un peu seulement.
3 Presque plus.
3 Plus du tout.
0 La plupart du temps.
1 Assez souvent.
2 Rarement.
3 Jamais.
0 Jamais.
1 Parfois.
2 Très souvent.
3 Presque toujours.
0 Souvent.
1 Parfois.
2 Rarement.
3 Très rarement.
3 Plus du tout.
0 Autant qu'avant.
3 Presque jamais.
Je peux prendre plaisir à un bon livre ou à une bonne émission de radio ou de télévision.
0 Souvent.
1 Parfois.
2 Rarement.
3 Très rarement.
Analyse des résultats : faites le total de vos points et observez dans quelle tranche vous vous situez
Entre 7et 12 points : présence d’une légère tendance à un état de déprime, surtout pour un score s’approchant
de 12
Adresse / Address
Tél. / Tel.
FACTEURS ADDITIONNELS
Description du plan :
Signes avant-coureurs : Message d’adieu Documents légaux (Testament)
Dons des biens Rémission spontanée, euphorie
Isolement Autres :
Tentatives de suicide antérieures Faible Modéré Élevé
Nombre : Il y a plus de 1 an Entre 2 mois et 1 an Il y a moins de 2 mois
Tentative de suicide récente : Honte, déçu(e), fâché(e) d’être en vie Désire répéter le geste
Autre :
Idées suicidaires antérieures Nombre :
Gestes autodestructeurs / automutilations Nombre :
Date (AAAA / MM / JJ) Événement(s) précipitant(s) Moyen(s)
Adresse / Address
Tél. / Tel.
2
Planification
Obsession des idées
Tension émotive
Accepter de l’aide
Létalité
1 3
Accès au moyen
Facteurs additionnels
Niveau de risque global
Signature
Date (AAAA / MM / JJ) :
Heure (HH / MM / SS) :
Idées suicidaires
Durée des idées
Intention suicidaire
Planification
Obsession des idées
Tension émotive
4 5 6
Accepter de l’aide
Létalité
Accès au moyen
Facteurs additionnels
Niveau de risque global
Signature
Jour / Mois
Heure (HH / MM / SS)
Élevé
Modéré
Faible
Absent
Initiales
OM-0091-F (Rév. 2019-09) GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE SUICIDAIRE 3 de 3
ÉCHELLE D'ÉVALUATION DE COLUMBIA
SUR LA GRAVITÉ DU RISQUE SUICIDAIRE
(C-SSRS)
Depuis la dernière visite
Version du 14/01/09
Posner, K.; Brent, D.; Lucas, C.; Gould, M.; Stanley, B.; Brown, G.; Fisher, P.; Zelazny, J.;
Burke, A.; Oquendo, M.; Mann, J.
Avertissement :
Cette échelle est destinée à être utilisée par des personnes ayant été formées à son
administration. Les questions contenues dans l'Échelle d'évaluation de Columbia sur la gravité
du risque suicidaire (C-SSRS) sont des suggestions à titre indicatif. Au final, la détermination de
l'existence d'une idéation ou de comportements suicidaires repose sur
l'appréciation de la personne qui administre l'échelle.
Les définitions des comportements suicidaires de ce questionnaire sont basées sur celles
utilisées dans The Columbia Suicide History Form, développé par John Mann, MD, et Maria
Oquendo, MD, Conte Center for the Neuroscience of Mental Disorders (CCNMD), New York
State Psychiatric Institute, 1051 Riverside Drive, New York, NY, 10032. (Oquendo M. A.,
Halberstam B. & Mann J. J., Risk factors for suicidal behavior: utility and limitations of research
instruments. Dans M.B. First [Ed.] Standardized Evaluation in Clinical Practice, p. 103 -130, 2003.)
Pour obtenir des copies du C-SSRS veuillez contacter Kelly Posner, Ph.D., New York State
Psychiatric Institute, 1051 Riverside Drive, New York, New York, 10032 ; pour toute question et
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C-SSRS-SinceLastVisit - France/French - Version of 07 Apr 14 - Mapi.
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IDÉATION SUICIDAIRE
Posez les questions 1 et 2. Si les deux réponses sont négatives, passez à la section « Comportement suicidaire ». Si la
Depuis la
réponse à la question 2 est « oui », posez les questions 3, 4 et 5. Si la réponse à la question 1 et/ou 2 est « oui », dernière visite
complétez la section « Intensité de l'idéation » ci-dessous.
1. Désir d'être mort(e)
Le sujet souscrit à des pensées concernant le désir de mourir ou de ne plus être en vie, ou le désir de s'endormir et de ne pas se réveiller. Oui Non
Avez-vous souhaité être mort(e) ou vous endormir et ne jamais vous réveiller ?
□ □
Si oui, décrivez :
3. Idéation suicidaire active avec définition de méthodes (sans scénario), sans intention de passage à l'acte
Le sujet pense au suicide et a envisagé au moins une méthode pour y parvenir au cours de la période d'évaluation. Il ne s'agit pas ici de l'élaboration d'un Oui Non
scénario spécifique comprenant le moment, le lieu ou la méthode (par ex. le sujet a pensé à une méthode pour se suicider, mais ne dispose pas d'un
scénario précis). Il s'agit par exemple d'une personne déclarant : « J'ai pensé à avaler des médicaments, mais je n'ai pas de scénario précis sur le □ □
moment, le lieu ou la manière dont je le ferais... et je n'irais jamais jusque là ».
Avez-vous pensé à la manière dont vous vous y prendriez ?
Si oui, décrivez :
4. Idéation suicidaire active avec intention de passage à l'acte, sans scénario précis
Pensées suicidaires actives, le sujet exprime une intention plus ou moins forte de passer à l'acte et ne se contente pas de déclarer : « J'ai des pensées Oui Non
suicidaires, mais je ne ferai jamais rien pour les mettre en œuvre ».
Avez-vous eu des pensées de ce genre et l'intention de passer à l'acte ? □ □
Si oui, décrivez :
Si oui, décrivez :
INTENSITÉ DE L'IDÉATION
Les aspects suivants doivent être évalués en fonction du type d'idéation le plus grave (c.-à-d. idéations 1 à 5 ci-dessus, 1 étant la
moins grave et 5 la plus grave). Idéation
la plus
Idéation la plus grave : _________ __________________________________________ grave
N° du type (1 à 5) Description de l'idéation
Fréquence
Combien de fois avez-vous eu ces pensées ?
(1) Moins d'une fois par semaine (2) Une fois par semaine (3) 2 à 5 fois par semaine (4) Tous les jours ou presque (5) Plusieurs fois par ____
jour
Durée
Lorsque vous avez ces pensées, combien de temps durent-elles ?
(1) Quelques instants : quelques secondes ou quelques minutes (4) 4 à 8 heures/une grande partie de la journée ____
(2) Moins d'une heure/un certain temps (5) Plus de 8 heures/en permanence ou tout le temps
(3) 1 à 4 heures/longtemps
Maîtrise des pensées suicidaires
Pourriez-vous/pouvez-vous arrêter de penser au suicide ou à votre envie de mourir si vous le voul(i)ez ?
(1) Maîtrise facilement ses pensées. (4) Capable de maîtriser ses pensées avec de grandes difficultés. ____
(2) Capable de maîtriser ses pensées avec de légères difficultés. (5) Incapable de maîtriser ses pensées.
(3) Capable de maîtriser ses pensées avec quelques difficultés. (0) N'essaie pas de maîtriser ses pensées.
Éléments dissuasifs
Y a-t-il quelque chose ou quelqu'un (par ex. votre famille, votre religion ou la douleur au moment de la mort) qui vous a
dissuadé(e) de vouloir mourir ou de mettre à exécution vos pensées suicidaires ?
(1) Des éléments dissuasifs vous ont véritablement empêché(e) de (4) Vous n'avez très probablement été arrêté(e) par aucun élément dissuasif. ____
tenter de vous suicider. (5) Les éléments dissuasifs ne vous ont pas du tout arrêté(e).
(2) Des éléments dissuasifs vous ont probablement arrêté(e). (0) Sans objet
(3) Vous ne savez pas si des éléments dissuasifs vous ont arrêté(e).
Causes de l'idéation
Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez souhaité mourir ou vous suicider ? Était-ce pour faire cesser la douleur ou
bien pour ne plus ressentir votre mal-être (en d'autres termes, vous ne pouviez pas continuer à vivre avec cette douleur ou ce
mal-être), ou bien pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les autres ? Ou tout cela à la fois ?
(1) Uniquement pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les (4) Principalement pour faire cesser la douleur (vous ne pouviez pas continuer ____
autres. à vivre avec cette douleur ou ce mal-être).
(2) Principalement pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir (5) Uniquement pour faire cesser la douleur (vous ne pouviez pas continuer à
les autres. vivre avec cette douleur ou ce mal-être).
(3) Autant pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les (0) Sans objet
autres que pour faire cesser la douleur.
© 2008 Research Foundation for Mental Hygiene, Inc. C-SSRS- Depuis la dernière visite (Version du 14/01/09) Page 1 sur 2
COMPORTEMENT SUICIDAIRE Depuis la
(Cochez toutes les cases correspondant à des événements distincts ; le sujet devra être interrogé sur tous les types de dernière
comportements) visite
Tentative avérée : Oui Non
Acte potentiellement auto-agressif commis avec l'intention plus ou moins forte de mourir suite à cet acte. Ce comportement a été en partie envisagé
comme moyen de se suicider. L'intention suicidaire n'est pas nécessairement de 100 %. Si une intention/volonté quelconque de mourir est associée à
□ □
l'acte, celui-ci pourra être qualifié de tentative de suicide avérée. La présence de blessures ou de lésions n'est pas obligatoire, mais
seulement potentielle. Si la personne appuie sur la gâchette d'une arme à feu placée dans sa bouche, mais que cette arme ne fonctionne pas et qu’aucune
blessure n’est engendrée, cet acte sera considéré comme une tentative.
Intention présumée : même si la personne nie son intention/sa volonté de mourir, on peut supposer d'un point de vue clinique l'existence de cette
intention/volonté d'après le comportement ou les circonstances. Par exemple, un acte pouvant entraîner une mort certaine et ne relevant clairement pas
d'un accident, de sorte qu'il ne peut être assimilé qu'à une tentative de suicide (par ex. balle tirée dans la tête, défenestration d'un étage élevé). On peut
également présumer une intention de mourir lorsqu'une personne nie son intention de mourir, tout en indiquant qu'elle pensait que ce qu'elle faisait
pouvait être mortel.
Avez-vous fait une tentative de suicide ?
Avez-vous cherché à vous faire du mal ? Nombre total
Avez-vous fait quelque chose de dangereux qui aurait pu entraîner votre mort ? de tentatives
Qu'avez-vous fait ?
Avez-vous ______ dans le but de mettre fin à vos jours ? ______
Vouliez-vous mourir (même un peu) quand vous ______ ?
Avez-vous tenté de mettre fin à vos jours quand vous ______ ?
Ou avez-vous pensé que vous pouviez mourir en ______ ?
Ou l'avez-vous fait uniquement pour d'autres raisons/sans AUCUNE intention de vous suicider (par exemple pour être
moins stressé(e), vous sentir mieux, obtenir de la compassion ou pour que quelque chose d'autre arrive) ? (Comportement auto-
agressif sans intention de suicide)
Si oui, décrivez : Oui Non
Le sujet a-t-il eu un comportement auto-agressif non suicidaire ? □ □
Tentative interrompue : Oui Non
Interruption (par des facteurs extérieurs) de la mise en œuvre par la personne d'un acte potentiellement auto-agressif (sinon, une tentative avérée aurait
eu lieu). □ □
Surdosage : la personne a des comprimés dans la main, mais quelqu'un l'empêche de les avaler. Si elle ingère un ou plusieurs comprimés, il s'agit d'une
tentative avérée plutôt que d'une tentative interrompue. Arme à feu : la personne pointe une arme vers elle, mais l'arme lui est reprise par quelqu'un ou
quelque chose l'empêche d'appuyer sur la gâchette. Si elle appuie sur la gâchette et même si le coup ne part pas, il s'agit d'une tentative avérée. Saut Nombre total
dans le vide : la personne s'apprête à sauter, mais quelqu'un la retient et l'éloigne du bord. Pendaison : la personne a une corde autour du cou mais ne de tentatives
s'est pas encore pendue car quelqu'un l'en empêche. interrompues
Vous est-il arrivé de commencer à faire quelque chose pour tenter de mettre fin à vos jours, mais d’en être empêché(e) par ______
quelqu’un ou quelque chose avant de véritablement passer à l'acte ?
Si oui, décrivez :
Si vous avez coché au moins un des problèmes évoqués, à quel point ce(s) problème(s) a-t-il (ont-
ils) rendu votre travail, vos tâches à la maison ou votre capacité à vous entendre avec les autres
difficile(s) ?
Développé par les Dr Robert L. Spitzer, Janet B.W. Williams, Kurt Kroenke et leurs collègues grâce à une allocation d’études
de Pfizer Inc. La reproduction, la traduction, l’affichage ou la distribution de ce document sont autorisés.
Le questionnaire HADS (de l’anglais Hospital Anxiety and Depression Scale)
Dans la série de questions ci-dessous, cochez la réponse qui exprime le mieux ce que vous avez éprouvé au
cours de la semaine qui vient de s’écouler. Ne vous attardez pas sur la réponse à faire : votre réaction
immédiate à chaque question fournira probablement une meilleure indication de ce que vous éprouvez,
qu’une réponse longuement méditée.
Chaque réponse correspond à un chiffre. En additionnant ces chiffres, on obtient un score total par colonne (anxiété et dépression). Si le score d ’une
colonne est supérieur ou égal à 11, cela signifie que vous souffrez d’anxiété ou de dépression (selon la colonne concernée).
ÉCHELLE D’INCAPACITÉ DE SHEEHAN
Travail* et école
Dans quelle mesure vos symptômes ont-ils nui à votre travail ou à vos études ?
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Je n’ai pas du tout travaillé/étudié au cours de la dernière semaine pour des raisons sans lien avec mon problème.
*Par travail, on entend les tâches rémunérées, le bénévolat ou la formation. Si vos symptômes ont nui à votre capacité à trouver ou à conserver
un emploi ou ont contribué d'une façon ou d'une autre au fait que vous ne travaillez pas, vous devez indiquer une note sur l’échelle ci-dessus.
Vie sociale
Dans quelle mesure vos symptômes ont-ils nui à votre vie sociale ou à vos activités de loisir ?
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Jours perdus
Au cours de la dernière semaine, combien de jours avez-vous dû vous absenter de l’école ou du travail
ou avez-vous été incapable d’accomplir vos tâches courantes ?
Perte de productivité
Au cours de la dernière semaine, combien de jours vos symptômes ont-ils été si invalidants que votre productivité
à l’école, au travail ou dans vos autres tâches quotidiennes a diminué ?
1983, 2010, 2012 David V. Sheehan. Tous droits réservés. Reproduction autorisée.
QUESTIONNAIRE SUR LE TROUBLE D’ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉ (GAD-7)
Au cours des 14 derniers jours, à quelle fréquence avez-vous été dérangé(e) par les problèmes suivants ?
(Utilisez un « ✓ » pour indiquer votre réponse)
Difficulté à se détendre 0 1 2 3
Score total
Source: Spitzer L,Williams JB, Kroenke K et coll. GAD-7. New York: Pfizer. Site Internet : [Link]/pdfs/03_GAD-
7/GAD7_French%20for%[Link]
(Date de consultation : septembre 2014). Reproduction autorisée.
Minime 0-4
Léger 5-9
Modéré 10-14
Grave 15-21
AUTO EVALUATION DES PHOBIES
Veuillez choisir un chiffre dans l’échelle ci-dessous : il permet de chiffrer à quel point vous évitez par
peur (ou du fait de sensations ou sentiments désagréables) chacune des situations énumérées ci-dessous.
Ensuite, veuillez écrire le nombre choisi dans la case correspondant à chaque situation.
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Ne pas remplir
AG B S TOTAL
Mettez une croix dans la case qui vous semble la mieux vous caractériser.
p s p s
A E
Cocher la colonne qui décrit le mieux le comportement ou l’attitude que vous adoptez avant ou pendant
une situation sociale angoissante.
Sur une échelle de 0 à 10, suivant le diagramme ci-dessous, indiquez le nombre qui décrit le mieux votre
degré de gêne ou d’incapacité aujourd’hui dans chacun des domaines suivants : travail, vie sociale et
activités de loisir, vie familiale et responsabilités domestiques.
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
TRAVAIL :
A l’heure actuelle, du fait de votre problème, dans quelle __________
mesure votre travail est-il perturbé ? 0 à 10
CATASTROPHER : Envisager le pire pour une situation et surestimer la probabilité qu’il survienne.
ABSTRACTION SELECTIVE :
- Tirer une conclusion négative à partir d’un seul élément isolé de son contexte.
- Négliger les autres aspects (positifs) importants et pertinents.
RAISONNEMENT EMOTIONNEL : Etre convaincu que ce qui est ressenti est la réalité.
PERSONNALISATION :
- Se rendre responsable de façon disproportionnée du négatif.
- Ramener des évènements extérieurs à soi-même sans qu’il y ait de faits, de preuves qui le
justifient.
SURGENERALISATION :
Tirer des conclusions générales à partir d’un fait particulier aléatoire et étendre ces conclusions
(négatives) à un large éventail de situations ou évènements dans différents domaines ou à l’avenir.
(Mots radicaux, généraux : toujours, rien, jamais, tout, tous, personne…).
INJONCTIONS :
- Règles concernant la performance, la réussite… dans les interactions sociales.
- Impératifs à propos de soi-même présupposant un contrôle sur l’extérieur : « je dois », « il faut ».
TOUT OU RIEN :
- Considérer que si quelque chose n’est pas parfait, alors c’est mauvais.
- Etablir une relation exclusive entre un évènement et la signification supposée.
- Hypothèses alternatives : quelles sont les autres interprétations possibles. Ma pensée est une
hypothèse, une façon de voir la réalité, quelles sont les autres hypothèses, les autres façons ?
- Arguments (faits, évidences) pour (en faveur de l’idée négative) et contre (contraires à l’idée
négative).
- Inversion des rôles : je me mets à la place de l’autre et l’autre à ma place dans la même situation,
est-ce que j’aurai la même idée négative ? ou d’autres idées ?
- Distanciation :
Comparer la situation actuelle à d’autres expériences passées similaires vécues. Je vérifie si mon
idée négative actuelle s’est confirmée à l’époque.
- Recueil de donnée : poser des questions aux autres pour vérifier ma pensée négative.
_______________________________________________
Emotions ressenties avec des pensées et leur intensité
entre 0 et 10 :
4. Critiques des pensées automatiques : utiliser les techniques de restructuration cognitive. Critiquer la
plus importante des PA listées ci-dessus.
5. Pensées rationnelles : résumer vos critiques par une réponse rationnelle. Indiquez votre taux de
croyance dans cette pensée rationnelle sur une échelle de 0 à 100.
6. But comportement attendu : quelque chose que vous pouvez faire et qui peut être éventuellement vu
par les autres
7. Outils thérapeutiques
(Penser à une (Que va-t-il se produire si vous (Comment vérifier ? Que (Que s’est-il passé en réalité ? vos observations ? Tenez-vous
situation qui appelle ne vous protégez pas ? feriez-vous différemment ? ) en aux faits. La prédiction était-elle correcte ? Y a-t-il une
un comportement de Comment pourriez-vous-le pensée alternative plus réaliste ? Quelle est la signification ?)
sécurité) savoir, s’en apercevoir ?)
10
FICHE D’EXPERIENCE COMPORTEMENTALE
- Qu’est-ce qui va se A faire pour tester la - Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?
passer selon vous ? prédiction - La prédiction était-elle correcte ?
- Comment pourriez- - Y a-t-il une pensée alternative plus réaliste ?
vous le savoir, s’en - Quelle est à l’avenir la probabilité que la prédiction
apercevoir ? initiale se réalise ?
- Quelle est la probabilité
que cela arrive ?
11
Date Situation Sociale % Foc. % Foc. % Foc. Remarques
oui/non Interne Interaction Environnement
12