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Guide Pratique Du Praticien 1 Dépression - 123248

Ce guide pratique aborde la dépression, ses définitions, causes, symptômes et diagnostic clinique. Il décrit la triade clinique typique de l'épisode dépressif ainsi que les différentes formes et particularités de la dépression selon les âges. Des outils d'évaluation et des approches de prise en charge sont également présentés pour aider les praticiens dans leur travail avec les patients dépressifs.

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Guide Pratique Du Praticien 1 Dépression - 123248

Ce guide pratique aborde la dépression, ses définitions, causes, symptômes et diagnostic clinique. Il décrit la triade clinique typique de l'épisode dépressif ainsi que les différentes formes et particularités de la dépression selon les âges. Des outils d'évaluation et des approches de prise en charge sont également présentés pour aider les praticiens dans leur travail avec les patients dépressifs.

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Guide pratique du praticien (01)

La dépression

Amina BELHARIZI
Psychologue clinicienne

Formatrice en psychologie

Janvier 2025
Sommaire

Définition de la dépression 03
Les causes de la dépression 04
Humeur dépressive 04
Syndrome dépressif 04
Physiopathologie et psychopathologie 04
Diagnostic clinique 05
Triade clinique typique de l’épisode dépressif 05
Le syndrome de COTARD 08
L’épisode dépressif 08
Particularités de l’entretien clinique avec le patient dépressif 09
Formes clinique de la dépression 10
La dépression selon les âges 12
Examen clinique et paraclinique 14
Diagnostic étiologique et différentiel 14
Evolution 14
Prise en charge 15
Annexes 18
*SIS Suicide Intent Scale
*Guide d’évaluation de la personne à risque suicidaire
*Inventaire de BECK
* Échelle d’incapacité de SHEEHAN
* Questionnaire sur le trouble d’anxiété généralisé (GAD – 7)
*Questionnaire PHQ9
*Questionnaire HADS
*Fiche de préparation avant l’exposition
*Fiche d’expérience comportementale

2
Définition de la dépression :
La dépression compte parmi les expériences humaines les plus difficiles et les plus douloureuses. Elle
nous prive de notre énergie, de nos intérêts et de la volonté d’améliorer les choses. Elle entraîne une
vision profondément négative de soi, du monde et de l’avenir. Pendant une dépression, nous pouvons
avoir l’impression que rien ne changera et que nous ne nous sentirons jamais mieux.

La dépression n’est pas...

La plupart du temps, lorsque vous vous sentez déprimé, vous n’êtes pas en dépression. Il est normal
de se sentir triste ou déprimé, et il est impossible de l’éviter. Lorsque tout ne fonctionne pas comme
sur des roulettes, qu’il s’agisse d’une dispute avec votre partenaire, d’un conflit avec votre patron ou
d’un problème de santé, votre moral peut diminuer.

Si vous vous sentez particulièrement triste ou irritable en raison de cette situation, et que vous dormez
mal, n’avez pas envie de voir vos amis ou votre famille, mangez trop ou pas assez - alors votre humeur
est probablement maussade. Cet état disparaît généralement en une ou deux semaines, surtout si la
situation à l’origine de votre humeur maussade s’améliore.

La dépression est…

Mais supposons que votre état ne s’améliore pas et qu’il empire. Vous êtes peut-être en dépression
si:

1. Votre moral est à plat, vous ne ressentez presqu’aucun intérêt dans votre vie à peu près
tous les jours, et ce sentiment perdure pendant des semaines ; et si

2. Vous éprouvez d’autres problèmes, par exemple :

 Votre poids ou votre appétit varie beaucoup;

 Vous dormez trop ou pas assez;

 Vous vous sentez toujours agité ou au ralenti;

 Vous vous sentez inutile ou coupable;

 Vous vous sentez très fatigué la plupart du temps;

 Vous vous sentez engourdi ou vous éprouvez une sensation de vide;

 Vous éprouvez beaucoup de difficulté à vous concentrer ou à prendre des décisions;

 Vous pensez à la mort ou au suicide.

3
Les causes de la dépression :
Situation : Perte,
isolement, conflit,
stress

Action : Retrait social,


Pensées : Pensées
baisse du niveau
négatives, autocritique
d’activité, diminution
de l’hygiène sévère, pensées injustes
personnelle et irréalistes

Physiologie : Sommeil
Émotions : Découragement,
altéré, manque
tristesse, désespoir,
d’énergie, changements
dans la chimie du émoussement affectif,
cerveau anxiété

Humeur dépressive :
L’humeur est dite « dépressive » quand elle oscille vers le pôle bas. L’expression de cette oscillation
est personnelle à chacun. C’est pour cette raison que la sémiologie et le vocabulaire utilisé par les
patients sont variés : tristesse, douleur morale, perte du plaisir, etc. L’humeur dépressive fait partie du
syndrome dépressif. Elle ne suffit pas pour en affirmer le diagnostic.

Syndrome dépressif :
C’est un ensemble de signes cliniques qui traduisent :

- Une perte globale d’énergie


- Présents depuis au moins 15 jours
- Rupture avec l’état intérieur

Ces signes s’organisent en une triade clinique :

 Humeur dépressive
 Ralentissement psychomoteur
 Signes somatiques d’asthénie, réveil précoce, amaigrissement

Il existe de plus un retentissement fonctionnel au quotidien (arrêt des activités, du travail, des
loisirs,…)

Physiopathologie et psychopathologie:
Le syndrome dépressif est multifactoriel
Les principaux facteurs de risque de dépression sont :

- L’impact des grands événements de vie vu qu’ils soient négatifs (deuil, perte d’emploi,…)

4
- Ou positifs (mariage, enfants,…) car ils constituent des changements importants et
entraînent du stress
- Des facteurs psychologiques d’introversion,
- Une personnalité fragile
- Des conditions de vie difficiles
- Des antécédents biographiques traumatiques (maltraitance)
- Une plus grande vulnérabilité au stress

L’existence d’un ou plusieurs facteurs de risque de dépression ne suffit pas à déclencher une
dépression, il faut aussi tenir compte de l’environnement.

Différents hypothèses biologiques sont évoquées pour expliquer la dépression :


- Un déficit fonctionnel des monoamines (sérotonine, noradrénaline, dopamine)
- Des anomalies endocriniennes (hypothalamohypophysaire, thyroïdien)
- Des facteurs génétiques complexes
- Des anomalies structurelles cérébrales (diminution de volume de l’hippocampe)

Des hypothèses psycho dynamiques :

- La perte d’amour
- Les blessures narcissiques
- Le sentiment d’abandon ressenti par le patient

Des hypothèses cognitives :

- Des dysfonctionnements dans les schémas d’adaptation aux traumatismes

Diagnostic clinique :
Le diagnostic se repose sur l’anamnèse et l’observation médicale

Les éléments anamnestiques indispensables sont :

- Le terrain : âge, sexe


- Les antécédents familiaux de trouble de l’humeur, de suicide et de tentatives de suicide
- Antécédents personnels et troubles de l’humeur, de tentatives de suicide
- Antécédents médicaux, en particulier endocriniens et neurologiques
- Traitement en cours (à la recherche d’une cause iatrogène)
- Rechercher les comorbidités et les complications

Triade clinique typique de l’épisode dépressif


La présentation en tableaux a pour objectif de donner la traduction en termes médicaux des signes
subjectifs et ce qu’on observe chez le patient. Tous les signes ne sont pas obligatoirement présents.
Les plus importants sont soulignés en gras.

5
Humeur dépressive
Elle prédomine classiquement le matin et s’améliore au cours de la journée
Caractéristiques classiques de l’humeur dépressive dans la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le dit le patient Terme médical
« Je suis nul, je ne sers à rien, je ne suis plus utile » Perte d’estime de
soi=autodévalorisation=autodépréciation
« Je suis une charge pour les autres, je vous fais perdre votre Culpabilité, autoaccusation
temps, tout est de ma faute »
« Je ne prends plus soin de moi, je ne me maquille plus, je ne vais Laisser-aller, voire incurie
plus chez le coiffeur »
« Je suis triste, je souffre moralement » Tristesse, douleur morale
« Je ne ressens presque plus rien du tout/plus rien du tout » Emoussement affectif/anesthésie affective
« Je ne supporte plus rien, tout m’énerve, je m’emporte » Irritabilité, voire agressivité, impulsivité, on
parle d’ « instabilité des affects »
« Je suis nerveux, je me sens tendu, j’ai une boule à l’estomac, je Angoisse : signe non spécifique, mais toujours
me sens stressé, un rien me stresse, tout me fais peur » associé
« Je n’ai plus de plaisir, plus rien ne me fais plaisir, je n’ai plus Anhédonie
d’intérêt à mes activités habituelles, je n’ai plus envie »
« Mon avenir est bouché, il n’y a plus d’espoir, je ne guérirai Pessimisme, désespoir, catastrophisme
jamais »
« Je n’ai plus de volonté, je dors toujours faire des efforts pour Aboulie
tout »
« J’ai des idées noires, je broie du noir » Idées noires
« ça serait mieux que je sois mort, je ferais mieux de disparaître, ça Idées de mort et idées suicidaires : à rechercher
rendrait service à tout le monde, j’ai des idées suicidaires » systématiquement +++
« Je ne me rappelle que des choses tristes ou douloureuses de ma Hypermnésie douloureuse
vie »

Ralentissement psychomoteur
Caractéristiques du ralentissement psychomoteur dans la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
Ralentissement psychomoteur
Mouvements réduits Bradykinésie, attitude figée
Visage figé, perte des expressions Hypomimie, amimie
Discours lent, monotone, voix sans éclat Bradyphémie, aprosodie, ton monocorde
« Je passe tout mon temps dans mon lit, sans Clinophilie
forcément dormir »
Patient silencieux Mutisme
Le patient ne bouge plus du tout, sans réaction, Etat catatonique (dans les formes sévères)
voire ferme les yeux
Sourcils foncés en permanence, les plis entre les L’oméga mélancolique (dans les formes sévères)
sourcils forment un oméga
Ralentissement psychique
« Mes pensées sont lentes, mon cerveau tourne au Bradypsychie
ralenti »
« J’ai du mal à me concentrer » Troubles de la concentration
« J’ai des trous de mémoire, je n’arrive plus à Troubles de la mémoire, surtout antéograde
retentir les choses »
« Je suis incapable de prendre une décision » Indécision

6
Signes somatiques
Signes somatiques de la triade clinique typique de l’épisode dépressif
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
« Je me réveille entre 3 et 4 heures du matin » Réveil précoce +++
« J’ai du mal à m’endormir, je rumine plein de choses Insomnie d’endormissement
négatives »
« Je me réveille plusieurs fois la nuit » Réveils nocturnes
« Je n’arrive plus à dormir » Insomnie
« Je dors tout le temps, mais je me sens toujours Hypersomnie mais sommeil non réparateur
fatigué, j’ai besoin de plusieurs heures de sieste »
« Je n’ai plus faim, j’ai perdu l’appétit »/ « Je mange Anorexie / hyperphagie
plus que d’habitude »
« J’ai perdu du poids »/ « Je grossis » Amaigrissement/ prise de poids
« Je suis tout le temps fatigué, je n’arrive pas à Asthénie, prédomine le matin
récupérer »
« Je n’ai plus de libido, je suis devenu impuissant, Troubles sexuels
frigide »
« J’ai de la constipation, des nausées » Troubles neurovégétatifs
« J’ai des baisses de tension » Troubles cardiovasculaires : hypotension
« J’ai des tremblements, des fourmillements, des Troubles neuromusculaires et douleurs diffuses
douleurs partout »

Idées délirantes
Caractéristiques des idées délirantes
Ce que dit le patient, ce qu’on observe Terme médical
« Je mérite la mort, les flammes de l’enfer, je suis damné, ce Indignité et culpabilité, damnation
qui m’arrive est une punition, je suis procédé par le diable, je
mérite la prison »
« Je ne pourrai jamais guérir » Incurabilité
« Je coûte cher à la sécurité sociale, j’ai ruiné ma famille, Ruine
mon entourage » (on a ainsi vu des patients se dénoncer à la
police, etc)
« Je n’ai plus d’organes, je n’ai plus de cerveau, de poumons, Négation d’organes et transformation
mes intestins ne fonctionnent plus, mes organes sont corporelle
pourris, je suis un cadavre »
« Je suis déjà mort » Immortalité
« Le monde n’existe plus, tout a disparu, je n’ai plus de Négation du monde
maison, de famille »
« J’ai une maladie grave (cancer, sida) » Idées hypocondriaques

7
Le syndrome de Cotard : Associe négation d’organes, négation du monde, d’immortalité et
de damnation

Au total, le patient dépressif :


- Est triste, se trouve nul, voit tout en noir
- Est ralenti dans sa pensée et son corps
- Est fatigué, dort mal, ne mange plus, maigrit
- Prédominance des signes le matin
- Depuis au moins 15 jours
- Rupture avec l’état antérieur, retentissement dans la vie quotidienne+++

L’épisode dépressif :
Classification de l’épisode dépressif caractérisé selon le DSM-V et CIM-11

DSM-5 CIM 11
Durée
2 semaines
minimale
Symptômes /  Humeur dépressive  Humeur dépressive
Critères  Perte d’intérêt ou de plaisir  Perte d’intérêt ou de plaisir
essentiels/  Absence d’antécédents maniaques,
majeurs
hypomaniaques ou mixte

Présence 1 des symptômes toute la Présence 2 symptômes toute la journée,
journée, presque tous les jours. presque tous les jours.
Autres  Perte ou gain de poids significatif  Modification de l’appétit ou du sommeil
symptômes  Insomnie ou hypersomnie  Agitation ou retard psychomoteur
 Agitation ou ralentissement  Fatigue ou perte d’énergie
/ Critères
psychomoteur  Sentiment de dévalorisation ou de
 Fatigue ou perte d’énergie culpabilité excessive ou inappropriée
 Sentiment de dévalorisation ou de  Baisse de la concentration /attention
culpabilité excessive ou inappropriée  Désespoir
(qui peut être délirante)  Idées récurrentes de mort ou de suicide
 Diminution de l’aptitude à penser ou
à se concentrer
 Pensées de mort récurrentes, idées
suicidaires récurrentes sans plan
précis ou tentative de suicide ou plan
précis pour se suicider Présence d’autres symptômes de la liste ci- dessus

Présence 4 sur 7


Degré de sévérité
(la corrélation des degrés de sévérité entre DSM-5 et CIM-11 est approximative)
Léger ≥1 essentiel + 4 autres Pas de symptômes psychotiques
Moyen ≥ 6 symptômes dont au moins 1 essentiel +/- symptômes psychotiques, plusieurs symptômes
présents à un degré marqué ou modéré

Sévère ≥ 7 symptômes dont au moins 1 essentiel +/- symptômes psychotiques, plusieurs


symptômes présents à un degré marqué ou au
moins à un degré intense

8
Particularités de l’entretien clinique avec le patient dépressif
Le contact est lent, difficile à établir, le patient semble envahi par sa souffrance

Ce que peut ressentir le praticien

- Lenteur d’idéation lui-même


- Interrogation devant l’ampleur de la souffrance
- Sentiment de malheur, de contamination, tristesse
- Enervement devant l’aboulie
- Sentiment d’impuissance, de découragement
- Encourager le patient semble en effet ne servir à rien, il n’est plus possible de faire sortir de
son pessimisme

Réactions de l’entourage

- Très utiles à recueillir, elles donnent des indications diagnostiques pertinentes


- L’entourage a tendance à vouloir « booster » le patient, ne comprend pas la dépression car il
attribue l’état du patient à un manque d’énergie et de volonté, ce qui accroît la culpabilité de
ce dernier.
- L’entourage s’épuise, le degré d’épuisement du conjoint est un bon reflet de la sévérité de la
dépression.
- A plus long terme, l’entourage risque de se lasser et de ne plus soutenir le patient dans la
maladie.
- L’information à l’entourage est donc de 1re importance pour le soutenir dans cette épreuve.
Comment entrer en contact ?
- Repérer les signes avec le patient lui-même
- Normaliser son ressenti en expliquant que ce sont des signes de dépression et qu’il s’agit d’une
maladie
- Dire que les solutions sont possibles, même si le patient n’y croit pas (préparer l’alliance
thérapeutique)
- Ne pas chercher à convaincre systématiquement le patient
- Evaluer le risque suicidaire, surtout au début du traitement (levée d’inhibition, fin du
traitement, convalescence)

9
Formes cliniques de la dépression
Episode dépressif majeur ou caractérisé (EDM)

- Il s’agit d’un épisode dépressif qui remplit les critères diagnostiques précités.
- Il dure environ 6 mois
- « Majeur » signifie « caractérisé), cela ne dit rien de la sévérité de l’épisode
- L’EDM est léger, modéré ou sévère
- Le degré de sévérité est important à définir, car il conditionne la prise en charge ultérieure
Critères diagnostiques pour l’épisode dépressif selon la CIM 10
Il existe deux rangs de symptômes. Le nombre de symptômes nécessaires est précisé pour chaque niveau de
sévérité de l’épisode (léger, moyen, sévère sans ou avec symptômes psychotiques)
Ils doivent être présents sur une période ≥ 2 semaines
A. Symptômes typiques
- Abaissement stable de l’humeur (pas de variation d’un jour à l’autre ou selon les circonstances). Mais
elle peut présenter des variations caractéristiques au cours du nycthémère
- Diminution de l’intérêt et du plaisir
- Réduction de l’énergie, entraînant une augmentation de la fatigabilité et une diminution de l’activité.
Des efforts minimes entraînent souvent une fatigue importante
B. Symptômes autres
- Une diminution de la concentration et de l’attention
- Une diminution de l’estime de soi et de la confiance en soi
- Une idée de culpabilité ou de dévalorisation
- Une attitude morose et pessimiste face à l’avenir
- Des idées ou actes auto-agressifs ou suicidaires
- Une perturbation du sommeil
- Une diminution de l’appétit

Dépressions endogènes et psychogènes

- La dépression endogène serait plus d’origine « biologique », d’apparition spontanée, sans


facteur déclenchant apparent
- La dépression psychogène est une dépression survenant sur un terrain névrotique, plus
volontiers suite à un facteur déclenchant
- La distinction entre ces deux formes cliniques de dépression peut sembler artificielle, mais elle
permet d’identifier deux profils de patient dont la prise en charge sera différente
- Les psychothérapies seront privilégiées dans le traitement des dépressions psychogènes. Les
dépressions endogènes sont plus susceptibles d’évoluer vers une bipolarité

10
Principales différences entre dépression endogène et dépression psychogène
Dépression endogène Dépression psychogène
Terrain Familial et personnel de trouble de névrotique
l’humeur
Formes cliniques -Accès mélancolique -Ralentissement modéré
-Intensité marquée de l’humeur -Dépression réactionnelle, névrotique,
dépressive, du ralentissement et signes épuisement (burn-out)
somatiques
-Prédominance matinale
Facteur déclenchant -Non, le plus souvent Fréquent
-Influence saisonnière
Risque suicidaire Suicide abouti plus fréquent Surtout des conduites suicidaires
Réponse aux ATD Meilleure Moins bonne
Evolution Plus récurrences Moins de récurrences

Dépression masquée

- Toutes ces formes cliniques présentent un risque suicide élevé et sont des urgences
thérapeutiques
- On parle de dépression masquée quand les plaintes somatiques sont au 1er plan (douleurs,
paresthésie, etc), devant l’humeur dépressive et le ralentissement
- La dépression a donc un « masque » somatique
- La dépression masquée est fréquente chez le sujet âgé
- Le diagnostic de dépression est à rechercher quand les différents examens cliniques et
paracliniques restent infructueux sur une cause organique
- Le traitement antidépresseur sert d’épreuve thérapeutique

Dépression mélancolique : que des pièges diagnostiques !

Il s’agit d’une dépression sévère, par la présence d’idées délirante ou l’intensité de certains
symptômes
Principales dépressions mélancoliques
Dépression -Présence d’idées délirantes
délirante -On parle aussi de dépression avec symptômes psychotiques ou mélancolie délirante
Dépression agitée -Agitation psychomotrice au 1er plan
-Souvent une angoisse majeure s’y associe
-C’est un diagnostic différentiel de l’état mixte
Dépression -Etat catatonique, le patient semble totalement figé
stuporeuse -C’est un piège clinique car le risque d’un raptus suicidaire est toujours présent
Dépression -Le patient affiche un sourire de circonstance, trompeur pour la famille et le clinicien,
souriante qui peuvent alors sous-évaluer le diagnostic de dépression et le risque suicidaire
-Encore un piège !
Dépression -L’anxiété est au 1er plan, masquant l’humeur dépressive
anxieuse -Une agitation peut s’y associer
-Risque élevé de raptus suicidaire

11
La dépression selon les âges
 Chez le sujet âgé
- Les formes cliniques les plus fréquentes sont les dépressions masquées, délirantes, confuses,
pseusodémentielles.
- Les symptômes somatiques et les troubles caractériels (irritabilité, agressivité verbale) sont au
1er plan le plus souvent
- Ce qui se passe pour des troubles des caractères (on parle dépression hostile), chez le sujet
âgé, doit faire rechercher une dépression sous-jacente
- Dans la dépression pseusodémentielle, les troubles de la mémoire et de la concentration sont
au 1er plan
- La dépression d’involution est une dépression d’apparition tardive, chez un sujet dans
antécédents thymiques
- Le classique syndrome de glissement », entité discutée, est un équivalent dépressif
- Quelle que soit la forme, le risque suicidaire est élevé chez le sujet âgé, et le retentissement
somatique plus rapide (déshydratation, dénutrition)
 Chez l’enfant

La dépression se manifeste par des plaintes somatiques, un repli, des difficultés scolaires, une
agitation, une irritabilité

 Chez l’adolescent

On trouve, en plus des signes observés chez l’enfant, des troubles de conduites, des troubles de
comportement (fugue, etc), une opposition, des addictions, une irritabilité

Dépression saisonnière

- Cette forme de dépression touche surtout les femmes, en automne ou hiver


- Les signes cliniques plus spécifiques sont l’hypersomnie diurne et hyperphagie avec
préférence pour les aliments sucrés
- Cette dépression est sensible à la photothérapie

Formes cliniques de dépression chez la femme


 Trouble dysphorique prémenstruel
- Ce trouble de l’humeur apparaît en période prémenstruelle
- Les symptômes dépressifs s’associent aux plaintes physiques de sensation de gonflement,
asthénie, etc
- La labilité de l’humeur est importante
 Dépression périnatale et du post-partum
- La dépression au cours de la grossesse et après l’accouchement est un problème fréquent et
sous-estimé
- Sous-traitée, cette dépression fait le lit d’une dépression chronique et résistante
- Elle a également un retentissement sur les interactions mère-enfant et sur le développement
psycho-affectif de ce dernier
- Le dépistage de la dépression périnatale est primordial
- Un 1 er épisode dépressif en post-partum est un argument fort en faveur d’une bipolarité future
+++

12
Formes cliniques Symptômes spécifiques Symptômes associés
Etat dépressif léger Au moins deux des trois Au moins deux autres symptômes
symptômes suivants : suivants :
-humeur dépressive -diminution de la concentration et de
-diminution de l’intérêt et du l’attention
plaisir -diminution de l’estime de soi et de la
-augmentation de la fatigabilité confiance en soi
Réduction de l’activité physique et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
psychique (quantité et rapidité) : -attitude morose et pessimiste face à
ralentissement psychomoteur l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido

Etat dépressif moyen : Au moins deux des trois Au moins deux autres symptômes
correspond à l’état dépressif léger symptômes suivants : suivants :
avec au moins trois (voire quatre) -humeur dépressive - diminution de la concentration et de
autres symptômes associés et -diminution de l’intérêt et du l’attention
accompagnés souvent de plaisir -diminution de l’estime de soi et de la
difficultés importantes à mener à -augmentation de la fatigabilité confiance en soi
bien les activités professionnelles, Réduction de l’activité physique et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
sociales ou ménagères psychique (quantité et rapidité) : -attitude morose et pessimiste face à
ralentissement psychomoteur l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido
Etat dépressif sévère sans Trois symptômes suivants : Au moins quatre (voire cinq) autres
symptômes psychotiques : -humeur dépressive symptômes suivants :
-diminution de l’intérêt et du - diminution de la concentration et de
plaisir l’attention
-augmentation de la fatigabilité -diminution de l’estime de soi et de la
(réduction de l’activité physique confiance en soi +++
et psychique (quantité et -idées de culpabilité ou de dévalorisation
rapidité : ralentissement -attitude morose et pessimiste face à
psychomoteur +++) l’avenir
-idées ou actes autoagressifs ou
suicidaires (idées suicidaires +++)
-symptômes somatiques : perturbation
du sommeil, diminution de l’appétit avec
perte de poids (ou hyperphagie avec
prise de poids), diminution de la libido
Etat dépressif sévère avec Idem état dépressif sévère Idem état dépressif sévère
symptômes psychotiques :

13
Examen physique et paraclinique
Ils sont justifiés pour

- Eliminer une étiologie somatique à la dépression (dépression secondaire)


- Etablir le retentissement biologique de la dépression, surtout chez le sujet âgé
(déshydratation, dénutrition)
- Bilanter une dépression résistante au traitement pharmacologique
- Le bilan préthérapeutique imposé avant la mise en place de traitements pharmacologiques
- Sont indispensables : le bilan thyroïdien (TSH), l’inogramme sanguin, l’EEG

Diagnostic étiologique et différentiel


Etiologie
La dépression primitive ou primaire est une dépression sans pathologie préexistante (psychiatrique
ou somatique)

Il s’agit alors :

- Soit d’un EDM isolé (rare)


- Soit d’un EDM s’intégrant dans un trouble bipolaire ou dépressif récurrent

Diagnostic différentiel
Dépression secondaire Concomitante à une affection somatique générale (neurologique, tumorale,
(par opposition à systémique, endocrinopathie, etc) ou à une pathologie psychiatrique (addictions,
primaire) troubles anxieux, psychose, trouble de la personnalité)
Dépression iatrogène Ce sont : corticoïdes, interféron, cimétidine, antihypertenseurs, isoniazide, etc
Entrée dans la Un 1er épisode dépressif chez un sujet âgé sans antécédent psychiatrique
démence (addictions, troubles anxieux, psychose, trouble de la personnalité, etc)
Autre troubles de Dysthymie, double dépression (dysthymie et EDM), état mixte
l’humeur
Deuil
PTSD
Troubles somatoformes

Evolution
Evolution de l’EDM
- Naturellement favorable : 6 mois environ, mais peut durer plus longtemps si non ou
insuffisamment traité
- Rémission : amélioration de l’EDM sur 4 mois
- Guérison : rémission d’au moins 4 mois
- EDM unique : rare
- Rechute : réapparition des symptômes pendant la rémission, avant la guérison. Souvent
favorisée par un traitement insuffisamment pris
- Récidive : nouvel épisode, après la guérison. Facteurs de récidive : femme, vivre seul, bas
niveau socio-économique, événements stressants pendant l’enfance (perte parentale
précoce), isolement

14
Complications
- Chronicité : durée supérieure à 2 ans
- Résistance : échec de 2 traitements antidépresseurs de familles différentes, à dose suffisante,
sur une durée suffisante d’au moins 1 mois, avec une bonne observance
- Suicide
- Conduites addictives
- Altérations du fonctionnement social et professionnel

Prise en charge
Les cas d’urgences thérapeutiques +++
- Risque suicidaire élevé
- Risque vital somatique (par déshydratation et dénutrition, surtout sujet âgé)
- Symptômes sévères : idées délirantes, catatonie, angoisse majeure, agitation
- Hospitalisation, sans consentement si nécessaire
- Prévention du risque suicidaire +++

Anticipation

Situation

Emotion et
sensations

Signification
personnelle

Comportement ouvert Cognitions

Entourage Images

15
Contrat thérapeutique :
- Phase 1 : évaluation au cours des 3ères séances, prise en compte des plaintes du patient, auto
observation centrée sur les comportements
- Phase 2 : thérapie en utilisant la restructuration cognitive
- Phase 3 : suivi, permet d’observer le maintien des résultats acquis sur plusieurs mois

Objectifs thérapeutiques :
- Mettre un terme aux pleurs et aux états de tristesse inexpliquée
- Modifier les idées négatives en pensées plus réalistes
- Se sentir mieux dans sa peau et appréhender de manière plus adaptée les relations avec les
autres

Techniques thérapeutiques
- Techniques cognitives : mise à jour et modification des pensées automatiques,
questionnement socratique, technique de la flèche descendante
- Comportementales : relaxation, élaboration de la fiche « maîtrise-plaisir »
- Prescription de tâches à domicile

Protocole A-B

- La phase A correspond à la ligne de base (trois séances), et permet d’observer le


comportement du patient avant le traitement
- La phase B est la phase de suivi proprement dit (13 séances)
- Phase de suivi permettant d’évaluer le maintien des résultats (4 séances)

La thérapie consiste en une séance hebdomadaire d’une heure puis elle se poursuit au rythme d’une
séance par mois pendant la phase de suivi

Planning des séances

- Bilan de la semaine écoulée avec une revue des tâches à domicile


- Agenda de séance
- Choix d’un problème-cible et travail cognitif ou comportemental
- Prescription des tâches à domicile
- Résumé de la séance, puis feed-back réalisé par le patient

16
Extrait des 3 colonnes de Beck
Situations Emotions Pensées automatiques

Fiche de modification des pensées automatiques en pensées alternatives


Situations-Emotions Pensées automatiques Pensées alternatives

17
Annexes

*SIS Suicide Intent Scale

*Guide d’évaluation de la personne à risque suicidaire

*Inventaire de BECK

* Échelle d’incapacité de SHEEHAN

* Questionnaire sur le trouble d’anxiété généralisé (GAD – 7)

*Questionnaire PHQ9

*Questionnaire HADS

*Test d’évaluation de la dépression

18
SIS Suicide Intent Scale (A.T. BECK 1974)
Hétéro-évaluation Applicable aux suicidants (12 items)

Nom : Date :
Prénom : Date de naissance :
Examinateur : Score :
SCORE INTENTIONNALITÉ
0à3 Intentionnalité faible
4 à 10 Intentionnalité moyenne
11 à 25 Intentionnalité forte

I : CIRCONSTANCES OBJECTIVES LIÉES A LA TENTATIVE DE SUICIDE


1 - Isolement
• Quelqu-un de présent : 0
• Une personne est proche ou en contact visuel ou vocal (téléphone par exemple) : 1
• Isolement total (personne à proximité, pas de contact visuel ou vocal : 2
2 - Moment choisi
• Intervention probable : 0
• Intervention improbable : 1
• Intervention très improbable : 2
3 - Précautions prises contre la découverte et/ou l'intervention d'autrui
• Aucune précaution prise : 0
• Précautions passives (telles qu'éviter les autres sans empêcher leur intervention : Seul dans
sa chambre, porte non fermée à clé) : 1
• Précautions actives (porte fermée à clé...) : 2
4 - Appel à l'aide pendant ou après la tentative
• a averti de son geste, une personne pouvant le secourir : 0
• A contacté quelqu'un sans l'avertir spécialement de son geste : 1
• N'a contacté ou averti personne : 2
5 - Dispositions anticipant la mort (actes préparatoires, par exemple : Testament, cadeaux,
assurance vie...)
• Aucune : 0
• A pris quelques dispositions ou a pensé les prendre : 1
• A pris toutes ses dispositions ou a fait des plans définitifs : 2
6 - Lettre d'adieu
• Pas de lettre : 0
• Lettre écrite mais déchirée ou jetée : 1
• Présence d'une lettre : 2
II - PROPOS RAPPORTES PAR LE PATIENT
1 - Appréciation de la létalité du geste par le patient
• Pensait que son geste ne le tuerait pas : 0
• N'était pas sûr que son geste le tuerait : 1
• Était sûr que son geste le tuerait : 2
2 - Intention de mort
• Ne voulait pas mourir : 0
• Incertain ou mélange des 2 : 1
• Voulait mourir : 2
3 - Préméditation
• Aucune, geste impulsif : 0
• Suicide envisagé moins d'une heure avant la tentative : 1
• Suicide envisagé moins d'un jour avant la tentative : 2
• Suicide envisagé plus d'un jour après la tentative : 3
4 - Position actuelle vis-à-vis de la tentative
• Patient heureux de s'en être sorti :0
• Patient incertain ou mélange des 2 : 1
• Patient désolé d'avoir survécu : 2

III- DANGEROSITÉ

1 - Issue prévisible (selon le patient) dans les circonstances du scénario choisi (Exemple : Si
quelqu'un n'était pas venu lui porter secours ?)
• Issue favorable certaine : 0
• Mort improbable : 1
• Mort probable ou certaine : 2
2 - La mort serait-elle survenue en l'absence d'intervention médicale ?
• Non : 0
• Incertain :1
• Oui : 2
INVENTAIRE DE DÉPRESSION DE BECK

Description :

L'inventaire de dépression de Beck est le questionnaire de dépression le plus


utilisé parmi la population adulte. Chacune de ses 21 questions propose quatre énoncés
correspondant à quatre degrés d'intensité des symptômes de dépression, ce qui permet
une estimation quantitative de l'intensité de la dépression.

Le client répond au questionnaire en entourant la lettre qui correspond à l'énoncé


qui décrit le mieux la façon dont il s'est senti au cours des sept derniers jours. Il peut
entourer plusieurs énoncés par question si plusieurs propositions lui conviennent.

Consignes pour la cotation (facultative) :

Même si le client peut sélectionner plusieurs énoncés par question, il faut


seulement tenir compte de l'énoncé dont la cote est la plus forte lors du calcul du
résultat.

L'inventaire de dépression de Beck se cote très facilement et aucun énoncé n'est


inversé. Les points doivent être calculés de la manière suivante :
a = 0 point
b = 1 point
c = 2 points
d = 3 points

Il suffit enfin d'additionner les scores obtenus pour chacun des 21 énoncés. Le
résultat total peut donc varier de 0 à 63.

Selon Beck, on peut classer les résultats du client de la façon suivante :


9 points ou - : score normal
de 10 à 18 : dépression légère
de 19 à 29 : dépression modérée
30 ou + : dépression sévère

Si le score du client permet au thérapeute de croire que celui-ci est aux prises
avec un problème de dépression, il devra, comme c'est le cas pour tout autre problème
juxtaposé au jeu pathologique, évaluer l'ampleur du trouble et déterminer si le traitement
du problème de jeu est possible dans de telles conditions.
Inventaire de Dépression de Beck
(Aaron T. Beck. M.D.)

À lire avant de faire le test

Il faut faire ce test en se basant sur votre état psychologique des dernières semaines, voire même des derniers
mois. Il ne faut pas vous fier à un état dépressif passager causé par un syndrome pré menstruel chez la femme
par exemple, ou après avoir appris une bien mauvaise nouvelle. Il faut répondre aux questions en tenant compte
depuis combien de temps dure cet état, 2 jours ? 2 semaines, 2 mois?? On peut parler d'une dépression quand
vous vivez ces symptômes depuis au moins 3 ou 4 semaines et à tous les jours. Si vous ne tenez pas compte
depuis combien de temps vous vivez cet état, le résultat du test sera faussé. Il est inutile de faire ce test après
seulement quelques jours de tristesse, on ne parle nullement de dépression mais d'un état dépressif situationnel,
soit une tristesse due à une situation donnée, il faut attendre quelques semaines avant de faire ce test et il y a
bien des chances que cet état sera déjà disparu par lui-même :)

Questions

Pour chacun des groupes d'énoncés suivants, cochez celui qui décrit le mieux votre état.

*0- Je ne me sens pas triste.

1- Je me sens triste.

2- Je me sens perpétuellement triste et je n'arrive pas à m'en sortir.

3- Je suis si triste ou si découragé(e) que je ne peux plus le supporter.

*0- Je ne me sens pas particulièrement découragé(e) en pensant à l'avenir.

1- Je me sens découragé(e) en pensant à l'avenir.

2- Il me semble que je n'ai rien à attendre de l'avenir.

3- L'avenir est sans espoir et rien ne s'arrangera.

*0- Je n'ai pas l'impression d'être une(e) raté(e).

1- Je crois avoir connu plus d'échecs que le reste des gens.

2- Lorsque je pense à ma vie passée, je ne vois que des échecs.

3- Je suis un(e) raté(e).

*0- Je tire autant de satisfaction de ma vie qu'autrefois.

1- Je ne jouis pas de la vie comme autrefois.

2- Je ne tire plus vraiment de satisfaction de la vie.

3- Tout m'ennuie, rien ne me satisfait.

*0- Je ne me sens pas particulièrement coupable.

1- Je me sens coupable une grande partie du temps.

2- Je me sens vraiment coupable la plupart du temps.

3- Je me sens constamment coupable.

*0- Je n'ai pas l'impression d'être puni(e).

1- J'ai l'impression d'être parfois puni(e).


2- Je m'attends à être puni(e).

3- Je sens parfaitement que je suis puni(e).

*0- Je ne me sens pas déçu(e) de moi-même.

1- Je suis déçu(e) de moi-même.

2- Je suis dégoûté(e) de moi-même.

3- Je me hais.

*0- Je ne crois pas être pire que les autres.

1- Je critique mes propres faiblesses et défauts.

2- Je me blâme constamment de mes défauts.

3- Je suis à blâmer pour tout ce qui arrive de déplaisant.

*0- Je ne pense jamais à me tuer.

1- Je pense parfois à me tuer mais je ne le ferai probablement jamais.

2- J'aimerais me tuer.

3- Je me tuerais si j'en avais la possibilité.

*0- Je ne pleure pas plus que d'habitude.

1- Je pleure plus qu'autrefois.

2- Je pleure constamment.

3- Autrefois, je pouvais pleurer, mais je n'en suis même plus capable aujourd'hui.

*0- Je ne suis pas plus irritable qu'autrefois.

1- Je suis légèrement plus irritable que d'habitude.

2- Je me sens agacé(e) et irrité(e) une bonne partie du temps.

3- Je suis constamment irrité(e) ces temps-ci.

*0- Je n'ai pas perdu mon intérêt pour les autres.

1- Je m'intéresse moins aux gens qu'autrefois.

2- J'ai perdu la plus grande partie de mon intérêt pour les autres.

3- Les gens ne m'intéressent plus du tout.

*0- Je prends mes décisions exactement comme autrefois.

1- Je remets les décisions au lendemain beaucoup plus fréquemment qu'autrefois.

2- J'éprouve de grandes difficultés à prendre des décisions de nos jours.

3- Je suis incapable de prendre des décisions.

*0- Je ne crois pas que mon apparence a empiré.

1- Je crains d'avoir l'air plus âgé(e) ou moins attrayant(e).

2- Je crois que mon apparence a subi des changements irréversibles qui me rendent peu attrayant(e).
3- Je crois que je suis laid(e).

*0- Je travaille aussi bien qu'autrefois.

1- J'ai besoin de fournir un effort supplémentaire pour commencer un travail.

2- Je dois me forcer vraiment très énergiquement pour faire quoi que ce soit.

3- Je suis absolument incapable de travailler.

*0- Je dors aussi bien que d'habitude.

1- Je ne dors pas aussi bien que d'habitude.

2- Je me réveille une à deux heures plus tôt que d'habitude et j'ai du mal à me rendormir.

3- Je me réveille plusieurs heures plus tôt que d'habitude et ne parviens pas à me rendormir.

*0- Je ne me sens pas plus fatigué(e) que d'habitude.

1- Je me fatigue plus vite qu'autrefois.

2- Un rien me fatigue.

3- Je suis trop fatigué(e) pour faire quoi que ce soit.

*0- Mon appétit n'a pas changé.

1- Mon appétit n'est pas aussi bon que d'habitude.

2- Mon appétit a beaucoup diminué.

3- Je n'ai plus d'appétit du tout.

*0- Je ne crois pas avoir maigri ces derniers temps.

1- J'ai maigri de plus de cinq livres (2.2 kg).

2- J'ai maigri de plus de dix livres (4.5 kg).

3- J'ai maigri de plus de quinze livres (6.8 kg).

*0- Ma santé ne m'inquiète pas plus que d'habitude.

1- Certains problèmes physiques me tracassent comme des douleurs, des maux d'estomac ou de la
constipation.

2- Je suis très inquiet(e) à propos de problèmes physiques et il m'est difficile de penser à autre chose.

3- Mes problèmes physiques me tracassent tant que je n'arrive pas à penser à rien d'autre.

*0- Je n'ai pas remarqué de changements à propos de ma libido.

1- Je m'intéresse moins aux rapports sexuels qu'autrefois.

2- Je m'intéresse beaucoup moins aux rapports sexuels.

3- J'ai perdu tout intérêt pour les rapports sexuels.


Interprétation de l'Inventaire de Dépression de Beck:

Une fois le test achevé, cliquez sur le bouton pour connaître le total. Le chiffre le plus élevé que vous puissiez
cocher à chaque question était "3", le plus haut total que vous puissiez obtenir est soixante-trois (il signifie que
vous avez coché le chiffre "3" à chaque question)

Vous pouvez donc évaluer maintenant la gravité de votre état en vous référant au tableau ci-dessous : plus le
total obtenu est élevé, plus la dépression est sérieuse et profonde. En revanche, plus le total est faible, plus vous
vous sentez bien dans votre peau.

1 - 10: Hauts et bas considérés comme normaux.

11 - 16: Troubles bénins de l'humeur (mais corrections à apporter).

17 - 20: Cas limite de dépression clinique.

21 - 30: Dépression.

31 - 40: Dépression grave.

Plus de 40: Dépression extrême.

Il est utile, pour évaluer ses progrès, de procéder à cet auto-examen à chaque semaine jusqu'à amélioration et
occasionnellement par la suite..

Test d’évaluation de la dépression

Je prends plaisir aux mêmes choses qu'autrefois.

0 Oui, tout autant.

1 Pas autant.

2 Un peu seulement.

3 Presque plus.

Je ris facilement et vois le bon côté des choses.

0 Autant que par le passé.

1 Plus autant qu'avant.

2 Vraiment moins qu'avant.

3 Plus du tout.

Je suis de bonne humeur.

0 La plupart du temps.

1 Assez souvent.

2 Rarement.

3 Jamais.

J'ai l'impression de fonctionner au ralenti.

0 Jamais.

1 Parfois.

2 Très souvent.
3 Presque toujours.

Je me sens à la hauteur face aux évènements de la vie.

0 Souvent.

1 Parfois.

2 Rarement.

3 Très rarement.

Je me m'intéresse plus à mon apparence.

0 J'y prête autant d'attention que par le passé.

1 Il se peut que je n'y fasse plus autant attention.

2 Je n'y accorde pas autant d'attention que je devrais.

3 Plus du tout.

Je me réjouis d'avance à l'idée de faire certaines choses.

0 Autant qu'avant.

1 Un peu moins qu'avant.

2 Bien moins qu'avant.

3 Presque jamais.

Je peux prendre plaisir à un bon livre ou à une bonne émission de radio ou de télévision.

0 Souvent.

1 Parfois.

2 Rarement.

3 Très rarement.

Analyse des résultats : faites le total de vos points et observez dans quelle tranche vous vous situez

Entre 0 et 6 points : pas d’état dépressif et humeur positive

Entre 7et 12 points : présence d’une légère tendance à un état de déprime, surtout pour un score s’approchant
de 12

Entre 13 et 18 points : présence d’un état dépressif d’intensité moyenne

Au‐delà de 18 points : présence d’un état dépressif sévère


No dossier / Chart no DDN / DOB Sexe / Sex

Nom / Name Prénom / First Name

Nom de la mère / Name of mother

Adresse / Address

Tél. / Tel.

No assurance maladie / Medicare Card No Expiration

GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE


SUICIDAIRE
NIVEAUX DE RISQUE
Absent Faible Modéré Élevé
Idées Aucune 1 fois par 2 à 5 fois Tous les jours
suicidaires semaine par semaine ou presque, ou
ou moins plusieurs fois /
jour
Durée des Aucune Brièvement, 1 à 8 heures Plus de 8
idées moins d’une heures ou
heure continuellement
Intention Aucune Souhaite Souhaite Déterminé
suicidaire intention parfois mourir souvent mourir à mourir
Planification N’a aucun plan Pense à un A choisi un Plan complet
moyen, un lieu moyen, un lieu. et imminent
ou un moment Moment (d’ici 24h)
sans intention au-delà de 24h
de passer ou imprévisible.
Urgence à l’acte Préparatifs
suicidaire
Obsession Capable de Peu ou Beaucoup Incapable de
des idées chasser ses certaines de difficulté à chasser ses
pensées/idées difficultés à chasser ses pensées / idées
chasser ses pensées / idées Hallucinations
pensées / idées mandatoires
Tension Est / Se sent Est / Se sent un Est / Se sent Est / Se sent
émotive détendu peu ou parfois souvent tendu, toujours tendu,
tendu déplaisant mais insupportable
supportable
Capacité à Agit de façon Légère Réticence Refuse l’aide,
accepter de à recevoir réticence à modérée, garde mutisme
l’aide de l’aide recevoir de de l’information
l’aide, distant
Létalité du Sans objet Peu probable Probabilité Probabilité
moyen d’entraîner des d’entraîner élevée
blessures des blessures d’entraîner la
Dangerosité majeures mort
Accès au Aucun Difficile Envisageable, Direct, à portée
moyen réalisable de main

OM-0091-F (Rév. 2019-09) GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE SUICIDAIRE 1 de 3


No dossier / Chart no Nom / Name Prénom / First Name

FACTEURS ADDITIONNELS

Description du plan :
Signes avant-coureurs : Message d’adieu Documents légaux (Testament)
Dons des biens Rémission spontanée, euphorie
Isolement Autres :
Tentatives de suicide antérieures Faible Modéré Élevé
Nombre : Il y a plus de 1 an Entre 2 mois et 1 an Il y a moins de 2 mois
Tentative de suicide récente : Honte, déçu(e), fâché(e) d’être en vie Désire répéter le geste
Autre :
Idées suicidaires antérieures Nombre :
Gestes autodestructeurs / automutilations Nombre :
Date (AAAA / MM / JJ) Événement(s) précipitant(s) Moyen(s)

Facteurs / événements précipitants (proximaux) Facteurs contribuants et prédisposants


(développementaux et distaux)
Symptômes ou trouble de santé mentale : Déficits cognitifs Anxiété élevée
Abus de substances et autres dépendances
Augmentation récente de la consommation Histoire ou conditions de vie difficiles :
Abus ou négligence dans l’enfance
Maladie physique / invalidante Mère adolescente Isolement social
(ex.: cancer, douleur chronique) : Monoparentalité Violence
Impulsivité
Événements ou condition de vie difficile : Autres :
Échec Rupture
Abus Harcèlement Antécédents familiaux de suicide :
Humiliation Culpabilité
Honte Difficultés financières
Perte ou deuil récent Circonstances périnatales Population vulnérable :
Conflits relationnels Conflits juridiques LBGTQ2+ Militaire Détenu, ex-détenu
Intimidation Autres, précisez : Minorité ethnique Déficience intellectuelle - Autisme
Itinérance Enfant Adolescent
Personnes âgées Homme
Autres, précisez :
Facteurs de protection
Qu’est-ce qui aide, peut aider ?
Éléments dissuasifs, forces : Identifie des raisons de vivre Croit que le suicide est immoral
Grande spiritualité
Soutien social perçu comme significatif / soutenant
Famille ou réseau impliqué et se tient responsable :
⯈ Nom : Lien :
⯈ Coordonnées :
Peur de la mort ou de mourir en douleur et souffrance Engagé dans son travail ou à l’école
Autres :

OM-0091-F (Rév. 2019-09) GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE SUICIDAIRE 2 de 3


No dossier / Chart no DDN / DOB Sexe / Sex

Nom / Name Prénom / First Name

Nom de la mère / Name of mother

Adresse / Address

Tél. / Tel.

No assurance maladie / Medicare Card No Expiration

GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE


SUICIDAIRE
Date (AAAA / MM / JJ) :
Heure (HH / MM / SS) :
Niveaux de risque Absen Faible Modér Élevé Absen Faible Modér Élevé Absen Faible Modér Élevé
t é t é t é
Idées suicidaires
Durée des idées
Intention suicidaire

2
Planification
Obsession des idées
Tension émotive
Accepter de l’aide
Létalité
1 3
Accès au moyen
Facteurs additionnels
Niveau de risque global
Signature
Date (AAAA / MM / JJ) :
Heure (HH / MM / SS) :
Idées suicidaires
Durée des idées
Intention suicidaire
Planification
Obsession des idées
Tension émotive
4 5 6
Accepter de l’aide
Létalité
Accès au moyen
Facteurs additionnels
Niveau de risque global
Signature
Jour / Mois
Heure (HH / MM / SS)
Élevé
Modéré
Faible
Absent
Initiales
OM-0091-F (Rév. 2019-09) GUIDE D'ÉVALUATION DE LA PERSONNE À RISQUE SUICIDAIRE 3 de 3
ÉCHELLE D'ÉVALUATION DE COLUMBIA
SUR LA GRAVITÉ DU RISQUE SUICIDAIRE
(C-SSRS)
Depuis la dernière visite

Version du 14/01/09

Posner, K.; Brent, D.; Lucas, C.; Gould, M.; Stanley, B.; Brown, G.; Fisher, P.; Zelazny, J.;
Burke, A.; Oquendo, M.; Mann, J.

Avertissement :

Cette échelle est destinée à être utilisée par des personnes ayant été formées à son
administration. Les questions contenues dans l'Échelle d'évaluation de Columbia sur la gravité
du risque suicidaire (C-SSRS) sont des suggestions à titre indicatif. Au final, la détermination de
l'existence d'une idéation ou de comportements suicidaires repose sur
l'appréciation de la personne qui administre l'échelle.

Les définitions des comportements suicidaires de ce questionnaire sont basées sur celles
utilisées dans The Columbia Suicide History Form, développé par John Mann, MD, et Maria
Oquendo, MD, Conte Center for the Neuroscience of Mental Disorders (CCNMD), New York
State Psychiatric Institute, 1051 Riverside Drive, New York, NY, 10032. (Oquendo M. A.,
Halberstam B. & Mann J. J., Risk factors for suicidal behavior: utility and limitations of research
instruments. Dans M.B. First [Ed.] Standardized Evaluation in Clinical Practice, p. 103 -130, 2003.)

Pour obtenir des copies du C-SSRS veuillez contacter Kelly Posner, Ph.D., New York State
Psychiatric Institute, 1051 Riverside Drive, New York, New York, 10032 ; pour toute question et
besoins en matière de formation, écrire à : posnerk@[Link]
© 2008 The Research Foundation for Mental Hygiene, Inc.
C-SSRS-SinceLastVisit - France/French - Version of 07 Apr 14 - Mapi.
ID7651 / C-SSRS-SinceLastVisit_AU5.1_fra-[Link]
IDÉATION SUICIDAIRE
Posez les questions 1 et 2. Si les deux réponses sont négatives, passez à la section « Comportement suicidaire ». Si la
Depuis la
réponse à la question 2 est « oui », posez les questions 3, 4 et 5. Si la réponse à la question 1 et/ou 2 est « oui », dernière visite
complétez la section « Intensité de l'idéation » ci-dessous.
1. Désir d'être mort(e)
Le sujet souscrit à des pensées concernant le désir de mourir ou de ne plus être en vie, ou le désir de s'endormir et de ne pas se réveiller. Oui Non
Avez-vous souhaité être mort(e) ou vous endormir et ne jamais vous réveiller ?
□ □
Si oui, décrivez :

2. Pensées suicidaires actives non spécifiques


Pensées d'ordre général non spécifiques autour de la volonté de mettre fin à ses jours/se suicider (par ex. « J'ai pensé à me suicider »), non associées à Oui Non
des pensées sur les manières permettant de se suicider/méthodes associées, ni à une intention ou à un scénario, au cours de la période d'évaluation.
Avez-vous réellement pensé à vous suicider ? □ □
Si oui, décrivez :

3. Idéation suicidaire active avec définition de méthodes (sans scénario), sans intention de passage à l'acte
Le sujet pense au suicide et a envisagé au moins une méthode pour y parvenir au cours de la période d'évaluation. Il ne s'agit pas ici de l'élaboration d'un Oui Non
scénario spécifique comprenant le moment, le lieu ou la méthode (par ex. le sujet a pensé à une méthode pour se suicider, mais ne dispose pas d'un
scénario précis). Il s'agit par exemple d'une personne déclarant : « J'ai pensé à avaler des médicaments, mais je n'ai pas de scénario précis sur le □ □
moment, le lieu ou la manière dont je le ferais... et je n'irais jamais jusque là ».
Avez-vous pensé à la manière dont vous vous y prendriez ?

Si oui, décrivez :

4. Idéation suicidaire active avec intention de passage à l'acte, sans scénario précis
Pensées suicidaires actives, le sujet exprime une intention plus ou moins forte de passer à l'acte et ne se contente pas de déclarer : « J'ai des pensées Oui Non
suicidaires, mais je ne ferai jamais rien pour les mettre en œuvre ».
Avez-vous eu des pensées de ce genre et l'intention de passer à l'acte ? □ □
Si oui, décrivez :

5. Idéation suicidaire active avec scénario précis et intention de passage à l'acte


Pensées suicidaires associées à l'élaboration complète ou partielle d'un scénario détaillé ; le sujet exprime une intention plus ou moins forte de mettre ce Oui Non
scénario à exécution.
Avez-vous commencé ou fini d'élaborer un scénario détaillé sur la manière dont vous voulez vous suicider ? Avez-vous l'intention de mettre ce □ □
scénario à exécution ?

Si oui, décrivez :

INTENSITÉ DE L'IDÉATION
Les aspects suivants doivent être évalués en fonction du type d'idéation le plus grave (c.-à-d. idéations 1 à 5 ci-dessus, 1 étant la
moins grave et 5 la plus grave). Idéation
la plus
Idéation la plus grave : _________ __________________________________________ grave
N° du type (1 à 5) Description de l'idéation
Fréquence
Combien de fois avez-vous eu ces pensées ?
(1) Moins d'une fois par semaine (2) Une fois par semaine (3) 2 à 5 fois par semaine (4) Tous les jours ou presque (5) Plusieurs fois par ____
jour
Durée
Lorsque vous avez ces pensées, combien de temps durent-elles ?
(1) Quelques instants : quelques secondes ou quelques minutes (4) 4 à 8 heures/une grande partie de la journée ____
(2) Moins d'une heure/un certain temps (5) Plus de 8 heures/en permanence ou tout le temps
(3) 1 à 4 heures/longtemps
Maîtrise des pensées suicidaires
Pourriez-vous/pouvez-vous arrêter de penser au suicide ou à votre envie de mourir si vous le voul(i)ez ?
(1) Maîtrise facilement ses pensées. (4) Capable de maîtriser ses pensées avec de grandes difficultés. ____
(2) Capable de maîtriser ses pensées avec de légères difficultés. (5) Incapable de maîtriser ses pensées.
(3) Capable de maîtriser ses pensées avec quelques difficultés. (0) N'essaie pas de maîtriser ses pensées.
Éléments dissuasifs
Y a-t-il quelque chose ou quelqu'un (par ex. votre famille, votre religion ou la douleur au moment de la mort) qui vous a
dissuadé(e) de vouloir mourir ou de mettre à exécution vos pensées suicidaires ?
(1) Des éléments dissuasifs vous ont véritablement empêché(e) de (4) Vous n'avez très probablement été arrêté(e) par aucun élément dissuasif. ____
tenter de vous suicider. (5) Les éléments dissuasifs ne vous ont pas du tout arrêté(e).
(2) Des éléments dissuasifs vous ont probablement arrêté(e). (0) Sans objet
(3) Vous ne savez pas si des éléments dissuasifs vous ont arrêté(e).
Causes de l'idéation
Quelles sont les raisons pour lesquelles vous avez souhaité mourir ou vous suicider ? Était-ce pour faire cesser la douleur ou
bien pour ne plus ressentir votre mal-être (en d'autres termes, vous ne pouviez pas continuer à vivre avec cette douleur ou ce
mal-être), ou bien pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les autres ? Ou tout cela à la fois ?
(1) Uniquement pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les (4) Principalement pour faire cesser la douleur (vous ne pouviez pas continuer ____
autres. à vivre avec cette douleur ou ce mal-être).
(2) Principalement pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir (5) Uniquement pour faire cesser la douleur (vous ne pouviez pas continuer à
les autres. vivre avec cette douleur ou ce mal-être).
(3) Autant pour attirer l'attention, vous venger ou faire réagir les (0) Sans objet
autres que pour faire cesser la douleur.

© 2008 Research Foundation for Mental Hygiene, Inc. C-SSRS- Depuis la dernière visite (Version du 14/01/09) Page 1 sur 2
COMPORTEMENT SUICIDAIRE Depuis la
(Cochez toutes les cases correspondant à des événements distincts ; le sujet devra être interrogé sur tous les types de dernière
comportements) visite
Tentative avérée : Oui Non
Acte potentiellement auto-agressif commis avec l'intention plus ou moins forte de mourir suite à cet acte. Ce comportement a été en partie envisagé
comme moyen de se suicider. L'intention suicidaire n'est pas nécessairement de 100 %. Si une intention/volonté quelconque de mourir est associée à
□ □
l'acte, celui-ci pourra être qualifié de tentative de suicide avérée. La présence de blessures ou de lésions n'est pas obligatoire, mais
seulement potentielle. Si la personne appuie sur la gâchette d'une arme à feu placée dans sa bouche, mais que cette arme ne fonctionne pas et qu’aucune
blessure n’est engendrée, cet acte sera considéré comme une tentative.
Intention présumée : même si la personne nie son intention/sa volonté de mourir, on peut supposer d'un point de vue clinique l'existence de cette
intention/volonté d'après le comportement ou les circonstances. Par exemple, un acte pouvant entraîner une mort certaine et ne relevant clairement pas
d'un accident, de sorte qu'il ne peut être assimilé qu'à une tentative de suicide (par ex. balle tirée dans la tête, défenestration d'un étage élevé). On peut
également présumer une intention de mourir lorsqu'une personne nie son intention de mourir, tout en indiquant qu'elle pensait que ce qu'elle faisait
pouvait être mortel.
Avez-vous fait une tentative de suicide ?
Avez-vous cherché à vous faire du mal ? Nombre total
Avez-vous fait quelque chose de dangereux qui aurait pu entraîner votre mort ? de tentatives
Qu'avez-vous fait ?
Avez-vous ______ dans le but de mettre fin à vos jours ? ______
Vouliez-vous mourir (même un peu) quand vous ______ ?
Avez-vous tenté de mettre fin à vos jours quand vous ______ ?
Ou avez-vous pensé que vous pouviez mourir en ______ ?
Ou l'avez-vous fait uniquement pour d'autres raisons/sans AUCUNE intention de vous suicider (par exemple pour être
moins stressé(e), vous sentir mieux, obtenir de la compassion ou pour que quelque chose d'autre arrive) ? (Comportement auto-
agressif sans intention de suicide)
Si oui, décrivez : Oui Non
Le sujet a-t-il eu un comportement auto-agressif non suicidaire ? □ □
Tentative interrompue : Oui Non
Interruption (par des facteurs extérieurs) de la mise en œuvre par la personne d'un acte potentiellement auto-agressif (sinon, une tentative avérée aurait
eu lieu). □ □
Surdosage : la personne a des comprimés dans la main, mais quelqu'un l'empêche de les avaler. Si elle ingère un ou plusieurs comprimés, il s'agit d'une
tentative avérée plutôt que d'une tentative interrompue. Arme à feu : la personne pointe une arme vers elle, mais l'arme lui est reprise par quelqu'un ou
quelque chose l'empêche d'appuyer sur la gâchette. Si elle appuie sur la gâchette et même si le coup ne part pas, il s'agit d'une tentative avérée. Saut Nombre total
dans le vide : la personne s'apprête à sauter, mais quelqu'un la retient et l'éloigne du bord. Pendaison : la personne a une corde autour du cou mais ne de tentatives
s'est pas encore pendue car quelqu'un l'en empêche. interrompues
Vous est-il arrivé de commencer à faire quelque chose pour tenter de mettre fin à vos jours, mais d’en être empêché(e) par ______
quelqu’un ou quelque chose avant de véritablement passer à l'acte ?
Si oui, décrivez :

Tentative avortée : Oui Non


La personne se prépare à se suicider, mais s'interrompt d'elle-même avant d'avoir réellement eu un comportement autodestructeur. Les exemples sont
similaires à ceux illustrant une tentative interrompue, si ce n'est qu'ici la personne interrompt d'elle-même sa tentative au lieu d'être interrompue par un □ □
facteur extérieur.
Nombre total
Vous est-il arrivé de commencer à faire quelque chose pour tenter de mettre fin à vos jours, mais de vous arrêter de vous- de tentatives
même avant de véritablement passer à l'acte ? avortées
Si oui, décrivez :
______
Préparatifs : Oui Non
Actes ou préparatifs en vue d'une tentative de suicide imminente. Il peut s'agir de tout ce qui dépasse le stade de la verbalisation ou de la pensée, comme
l'élaboration d'une méthode spécifique (par ex. se procurer des comprimés ou une arme à feu) ou la prise de dispositions en vue de son suicide (par ex. □ □
dons d'objets, rédaction d'une lettre d'adieu).
Avez-vous pris certaines mesures pour faire une tentative de suicide ou pour préparer votre suicide (par ex. rassembler des
comprimés, vous procurer une arme à feu, donner vos objets de valeur ou écrire une lettre d'adieu) ?
Si oui, décrivez :

Comportement suicidaire : Oui Non


Un comportement suicidaire a-t-il été observé au cours de la période d'évaluation ?
□ □
Suicide réussi : Oui Non
□ □
Répondre en tenant compte des tentatives avérées uniquement Tentative la
plus létale
Date:
Létalité/lésions médicales observées : Inscrire le
0. Aucune atteinte physique ou atteinte physique très légère (par ex. égratignures). code
1. Atteinte physique légère (par ex. élocution ralentie, brûlures au premier degré, légers saignements, entorses). correspondant
2. Atteinte physique modérée nécessitant une prise en charge médicale (par ex. personne consciente mais somnolente, altération de la réactivité,
brûlures au deuxième degré, saignement d'un vaisseau important). ______
3. Atteinte physique grave, hospitalisation nécessaire et soins intensifs probablement nécessaires (par ex. état comateux avec réflexes intacts, brûlures
au troisième degré sur moins de 20 % de la surface corporelle, hémorragie importante mais sans risque vital, fractures importantes).
4. Atteinte physique très grave, hospitalisation et soins intensifs nécessaires (par ex. état comateux avec absence de réflexes, brûlures au troisième
degré sur plus de 20 % de la surface corporelle, hémorragie importante associée à une instabilité des signes vitaux, atteinte majeure d'un organe
vital).
5. Décès
Létalité potentielle : ne répondre que si la létalité observée = 0 Inscrire le
Létalité probable d'une tentative avérée en l'absence de lésions médicales (exemples de tentatives n'ayant entraîné aucune lésion médicale, mais pouvant code
potentiellement présenter un degré très élevé de létalité : la personne place le canon d'une arme à feu dans sa bouche, appuie sur la gâchette, mais le coup correspondant
ne part pas et aucune lésion médicale n'est engendrée ; la personne s'allonge sur les rails à l'approche d'un train mais est relevée par quelqu'un avant
d'être écrasée). ______
0 = Comportement peu enclin à engendrer des blessures
1 = Comportement susceptible d'engendrer des blessures mais ne pouvant causer la mort
2 = Comportement susceptible de causer la mort malgré des soins médicaux disponibles
© 2008 Research Foundation for Mental Hygiene, Inc. C-SSRS- Depuis la dernière visite (Version du 14/01/09) Page 2 sur 2
QUESTIONNAIRE SUR LA SANTÉ DU PATIENT
– 9
(PHQ-9)
Au cours des 2 dernières semaines, selon quelle fréquence Plus de Presque
avez-vous été gêné(e) par les problèmes suivants ? Plusieurs la moitié tous
(Veuillez cocher (✔) votre réponse) Jamais jours du temps les jours

1. Peu d’intérêt ou de plaisir à faire les choses 0 1 2 3

2. Être triste, déprimé(e) ou désespéré(e) 0 1 2 3

3. Difficultés à s’endormir ou à rester endormi(e), ou


0 1 2 3
dormir trop

4. Se sentir fatigué(e) ou manquer d’énergie 0 1 2 3

5. Avoir peu d’appétit ou manger trop 0 1 2 3

6. Avoir une mauvaise opinion de soi-même, ou avoir le


sentiment d’être nul(le), ou d’avoir déçu sa famille ou s’être 0 1 2 3
déçu(e) soi-même

7. Avoir du mal à se concentrer, par exemple, pour lire le


0 1 2 3
journal ou regarder la télévision

8. Bouger ou parler si lentement que les autres auraient pu le


remarquer. Ou au contraire, être si agité(e) que vous avez 0 1 2 3
eu du mal à tenir en place par rapport à d’habitude

9. Penser qu’il vaudrait mieux mourir ou envisager de vous


0 1 2 3
faire du mal d’une manière ou d’une autre

FOR OFFICE CODING 0 + ______ + ______ + ______


=Total Score: ______

Si vous avez coché au moins un des problèmes évoqués, à quel point ce(s) problème(s) a-t-il (ont-
ils) rendu votre travail, vos tâches à la maison ou votre capacité à vous entendre avec les autres
difficile(s) ?

Pas du tout Assez Très Extrêmement


difficile(s) difficile(s) difficile(s) difficile(s)

Développé par les Dr Robert L. Spitzer, Janet B.W. Williams, Kurt Kroenke et leurs collègues grâce à une allocation d’études
de Pfizer Inc. La reproduction, la traduction, l’affichage ou la distribution de ce document sont autorisés.
Le questionnaire HADS (de l’anglais Hospital Anxiety and Depression Scale)

Dans la série de questions ci-dessous, cochez la réponse qui exprime le mieux ce que vous avez éprouvé au
cours de la semaine qui vient de s’écouler. Ne vous attardez pas sur la réponse à faire : votre réaction
immédiate à chaque question fournira probablement une meilleure indication de ce que vous éprouvez,
qu’une réponse longuement méditée.

Score Anxiété Score Dépression


Je me sens tendu ou énervé : Je prends plaisir aux mêmes choses qu’autrefois
3  la plupart du temps 0  oui, tout autant
2  souvent 1  pas autant
1  de temps en temps 2  un peu seulement
0  jamais 3  presque plus
J’ai une sensation de peur comme si quelque chose Je ris facilement et vois le bon côté des choses
d’horrible allait m’arriver 0  autant que par le passé
3  oui, très nettement 1  plus autant qu’avant
2  oui, mais ce n’est pas grave 2  vraiment moins qu’avant
1  un peu, mais cela ne m’inquiète pas 3  plus du tout
0  pas du tout
Je me fais du souci : Je suis de bonne humeur :
3  très souvent 3  jamais
2  assez souvent 2  rarement
1  occasionnellement 1  assez souvent
0  très occasionnellement 0  la plupart du temps
Je peux rester tranquillement assis à ne rien faire et J’ai l’impression de fonctionner au ralenti :
me sentir décontracté : 3  presque toujours
0  oui, quoi qu’il arrive 2  très souvent
1  oui, en général 1  parfois
2  rarement 0  jamais
3  jamais
J’éprouve des sensations de peur et j’ai l’estomac Je ne m’intéresse plus à mon apparence :
noué : 3  plus du tout
0  jamais 2  je n’y accorde pas autant d’attention que je le devrais
1  parfois  il se peut que je n’y fasse plus autant attention
2  assez souvent 1  j’y prête autant d’attention que par le passé
3  très souvent
0
J’ai la bougeotte et n’arrive pas à tenir en place : Je me réjouis d’avance à l’idée de faire certaines choses :
 oui, c’est tout à fait le cas  autant qu’auparavant
3  un peu 0  un peu moins qu’avant
2  pas tellement 1  bien moins qu’avant
1  pas du tout 2  presque jamais
0 3
J’éprouve des sensations soudaines de panique : Je peux prendre plaisir à un bon livre ou à une bonne
 vraiment très souvent émission radio ou de télévision :
3  assez souvent 0  souvent
2  pas très souvent 1  parfois
1  jamais 2  rarement
0 3  très rarement
 Total du score pour l’anxiété  Total du score pour la dépression

Chaque réponse correspond à un chiffre. En additionnant ces chiffres, on obtient un score total par colonne (anxiété et dépression). Si le score d ’une
colonne est supérieur ou égal à 11, cela signifie que vous souffrez d’anxiété ou de dépression (selon la colonne concernée).
ÉCHELLE D’INCAPACITÉ DE SHEEHAN

Mesure de l’incapacité et du dysfonctionnement selon l’évaluation du patient


Encerclez une seule valeur dans chaque section

Travail* et école
Dans quelle mesure vos symptômes ont-ils nui à votre travail ou à vos études ?

Pas du tout Un peu Modérément Beaucoup Extrêmement

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Je n’ai pas du tout travaillé/étudié au cours de la dernière semaine pour des raisons sans lien avec mon problème.

*Par travail, on entend les tâches rémunérées, le bénévolat ou la formation. Si vos symptômes ont nui à votre capacité à trouver ou à conserver
un emploi ou ont contribué d'une façon ou d'une autre au fait que vous ne travaillez pas, vous devez indiquer une note sur l’échelle ci-dessus.

Vie sociale
Dans quelle mesure vos symptômes ont-ils nui à votre vie sociale ou à vos activités de loisir ?

Pas du tout Un peu Modérément Beaucoup Extrêmement

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Vie familiale et tâches domestiques


Dans quelle mesure vos symptômes ont-ils nui à votre vie familiale ou vous ont-ils empêché d’accomplir vos tâches domestiques ?

Pas du tout Un peu Modérément Beaucoup Extrêmement

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Jours perdus
Au cours de la dernière semaine, combien de jours avez-vous dû vous absenter de l’école ou du travail
ou avez-vous été incapable d’accomplir vos tâches courantes ?

Perte de productivité
Au cours de la dernière semaine, combien de jours vos symptômes ont-ils été si invalidants que votre productivité
à l’école, au travail ou dans vos autres tâches quotidiennes a diminué ?

 1983, 2010, 2012 David V. Sheehan. Tous droits réservés. Reproduction autorisée.
QUESTIONNAIRE SUR LE TROUBLE D’ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉ (GAD-7)

Au cours des 14 derniers jours, à quelle fréquence avez-vous été dérangé(e) par les problèmes suivants ?
(Utilisez un « ✓ » pour indiquer votre réponse)

Plusieurs Plus de la Presque


Jamais
jours moitié des tous les
jours jours
Sentiment de nervosité, d’anxiété ou de tension 0 1 2 3

Incapacité d’arrêter de vous inquiéter ou de


0 1 2 3
contrôler vos inquiétudes
Inquiétudes excessives à propos de tout et de rien 0 1 2 3

Difficulté à se détendre 0 1 2 3

Agitation telle qu’il est difficile de rester tranquille 0 1 2 3

Devenir facilement contrarié(e) ou irritable 0 1 2 3

Peur que quelque chose d’épouvantable puisse arriver 0 1 2 3

Score total

Source: Spitzer L,Williams JB, Kroenke K et coll. GAD-7. New York: Pfizer. Site Internet : [Link]/pdfs/03_GAD-
7/GAD7_French%20for%[Link]
(Date de consultation : septembre 2014). Reproduction autorisée.

DEGRÉ DE GRAVITÉ DES SYMPTÔMES


D’ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉE À L’AIDE
DU GAD-7

Degré de gravité Note totale

Minime 0-4

Léger 5-9

Modéré 10-14

Grave 15-21
AUTO EVALUATION DES PHOBIES

Nom : Age : Sexe : Date :

Veuillez choisir un chiffre dans l’échelle ci-dessous : il permet de chiffrer à quel point vous évitez par
peur (ou du fait de sensations ou sentiments désagréables) chacune des situations énumérées ci-dessous.

Ensuite, veuillez écrire le nombre choisi dans la case correspondant à chaque situation.

0 1 2 3 4 5 6 7 8

n’évite évite évite évite évite


pas un peu souvent très souvent toujours

1 Injections et interventions chirurgicales minimes


2 Manger et boire avec les autres
3 Aller dans les hôpitaux
4 Faire seul(e) des trajets en bus ou en car
5 Se promener seul(e) dans les rues où il y a foule
6 Etre regardé(e) ou dévisagé(e)
7 Aller dans les magasins remplis de monde
8 Parler à des supérieurs hiérarchiques ou à toute personne exerçant une autorité
9 Voir du sang
10 Etre critiqué
11 Partir seul(e) loin de chez vous
12 Penser que vous pouvez être blessé(e) ou malade
13 Parler ou agir en public
14 Les grands espaces vides
15 Aller chez le dentiste

Ne pas remplir
AG B S TOTAL

Docteur Jules SANOU


4, rue Voltaire - 33000 Bordeaux ~ Tél : 05 56 74 78 37 ou 06 72 71 85 83
ECHELLE DE RATHUS MODIFIEE

Nom : Prénom : Date :

Mettez une croix dans la case qui vous semble la mieux vous caractériser.

Tout à Vrai Plutôt Plutôt Faux Tout


fait vrai faux à fait
vrai faux
1. La plupart des gens semblent s’affirmer et
défendre leurs droits mieux que moi
2. Il m’arrive par timidité d’hésiter à donner ou à
accepter des rendez-vous
3. Quand au restaurant un plat ne me satisfait pas,
je m’en plains au serveur
4. Je fais attention à ne pas heurter les sentiments
des autres même si j’ai été offensé(e)
5. Si un vendeur s’est donné beaucoup de mal
pour me présenter une marchandise qui ne me
convient pas tout à fait, il m’est difficile de dire
non
6. Quand on me demande de faire quelque chose,
je n’hésite pas à demander un complément
d’information
7. En cas de problème, je tiens à aller en discuter
pour faire valoir mes arguments
8. Dans mon travail, je ne reste pas dans mon
coin à attendre que l’on découvre mes mérites,
je me bats autant que les autres pour qu’ils
soient reconnus
9. A la vérité, les gens profitent souvent de ma
gentillesse
10. J’engage volontiers la conversation avec des
gens que je ne connais pas
11. Je ne sais souvent que dire à des personnes
pour lesquelles je ressens de l’attirance
12. J’hésiterais à téléphoner à des sociétés ou à des
administrations
13. Il me serait plus facile de poser ma
candidature à un emploi ou à un stage par écrit
car je redoute les entretiens
14. Je trouve embarrassant d’avoir à rendre une
marchandise
15. Si un parent proche et respecté me gêne par
son comportement, je cache mes sentiments
plutôt que d’exprimer ma contrariété

Docteur Jules SANOU


4, rue Voltaire - 33000 Bordeaux ~ Tél : 05 56 74 78 37 ou 06 72 71 85 83
Tout à Vrai Plutôt Plutôt Faux Tout
fait vrai faux à fait
vrai faux
16. Il m’arrive d’éviter de poser des questions
de peur de paraître idiot(e)
17. Parfois j’ai peur de laisser paraître des
signes physiques que j’estime gênants
(tremblements, transpiration,
rougissements ou autres)
18. Si un conférencier renommé et respecté
faisait une affirmation que j’estime
inexacte, j’exposerais quand même mon
point de vue à l’auditoire
19. J’évite de marchander
20. Quand j’ai fait quelque chose d’important
ou de valable, je n’hésite pas à en parler et
à le faire savoir.
21. J’exprime ouvertement et franchement mes
sentiments
22. Si quelqu’un a fait courir de faux bruits ou
des calomnies à mon sujet, je vais le voir
aussitôt que possible pour une explication
23. Il m’est souvent difficile de dire non
24. Je suis porté(e) à me retenir plutôt qu’à
exprimer mon mécontentement ou ma
colère
25. Je me plains lorsque le service est mal fait
dans un restaurant ou ailleurs
26. Souvent je ne sais pas quoi dire lorsqu’on
me fait un compliment
27. Si au théâtre, au cinéma ou à une
conférence mes voisins me gênent en
parlant, je m’adresse directement à eux
pour leur demander de se taire
28. Quand je fais la queue, je ne me laisse pas
passer devant sans rien dire
29. Je suis rapide à exprimer mon opinion
même si elle est différente de celle des
autres
30. Il m’arrive parfois d’avoir peur de ne pas
savoir quoi dire

Docteur Jules SANOU


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SOCIAL ANXIETY SCALE (Liebowitz)
Trad. française : JP Lépine & H Cardot (1990)

Nom : Prénom : Age : Date :

PEUR OU ANXIETE EVITEMENT


0 : aucune 0 : jamais
1 : légère 1 : occasionnel (0-33
2 : moyenne %)
3 : sévère 2 : fréquent (34-66 %)
3 : habituel (67-100 %)
1. Téléphoner en public  
2. Participer au sein d’un petit groupe  
3. Manger dans un lieu public  
4. Boire en compagnie dans un lieu public  
5. Parler à des gens qui détiennent une autorité  
6. Jouer, donner une représentation ou une  
conférence devant un public
7. Aller à une soirée  
8. Travailler en étant observé  
9. Ecrire en étant observé  
10. Contacter par téléphone quelqu’un que  
vous ne connaissez pas très bien
11. Parler à des gens que vous ne connaissez  
pas très bien
12. Rencontrer des inconnus  
13. Uriner dans les toilettes publiques  
14. Entrer dans une pièce alors que tout le  
monde est déjà assis
15. Etre le centre d’attention  
16. Prendre la parole à une réunion  
17. Passer un examen  
18. Exprimer son désaccord ou sa  
désapprobation à des gens que vous ne
connaissez pas très bien
19. Regarder dans les yeux des gens que vous  
ne connaissez pas très bien
20. Faire un compte-rendu à un groupe  
21. Essayer de « draguer » quelqu’un  
22. Rapporter des marchandises dans un  
magasin
23. Donner une soirée  
24. Résister aux pressions d’un vendeur  
insistant
Autres : ………………………….

p s p s
A E

Docteur Jules SANOU


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QUESTIONNAIRE DU COMPORTEMENT SOCIAL
Nom : Prénom : Date :

Cocher la colonne qui décrit le mieux le comportement ou l’attitude que vous adoptez avant ou pendant
une situation sociale angoissante.

Toujours Souvent Parfois Jamais


Consommer de l’alcool pour me détendre
Essayer de ne pas attirer l’attention
Faire l’effort de parler avec des mots justes
M’assurer que je fais bonne impression
Eviter de croiser les regards
Parler peu, participer peu à la conversation
Eviter de poser des questions
Imaginer comment les autres me voient
Serrer fort les verres, les tasses
Me positionner de façon à ne pas être
remarqué
Chercher à contrôler le tremblement
Choisir des vêtements qui préviennent ou
masquent la transpiration
Choisir des vêtements ou me maquiller pour
cacher le rougissement
Préparer ou répéter les phrases dans ma tête
avant de les dire
Me censurer ce que je m’apprête à dire
Faire abstraction de l’environnement, me
déconnecter mentalement
Eviter de parler de moi
Me tenir immobile, me faire discret
Poser beaucoup de questions
Faire l’effort de penser positivement
Rester à l’écart des groupes
Eviter les pauses, le silence, pendant la prise
de parole
Se cacher le visage
Essayer de penser à autre chose
Parler encore plus
Essayer d’agir normalement
Essayer de garder le contrôle de mon
comportement
Faire un effort pour faire bonne impression
Autres :

Docteur Jules SANOU


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EVALUER LE HANDICAP
Avec l’échelle de Sheehan
(Sheehan Disability Scale ou SDS)

Nom : Prénom : Date :

Sur une échelle de 0 à 10, suivant le diagramme ci-dessous, indiquez le nombre qui décrit le mieux votre
degré de gêne ou d’incapacité aujourd’hui dans chacun des domaines suivants : travail, vie sociale et
activités de loisir, vie familiale et responsabilités domestiques.

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Pas du Légèrement Moyennement Sévèrement Très


tout perturbé perturbé perturbé sévèrement
perturbé perturbé

TRAVAIL :
A l’heure actuelle, du fait de votre problème, dans quelle __________
mesure votre travail est-il perturbé ? 0 à 10

VIE SOCIALE ET LOISIRS :


A l’heure actuelle, du fait de votre problème, dans quelle __________
mesure votre vie sociale et vos loisirs sont-ils perturbés ? 0 à 10

VIE DE FAMILLE ET RESPONSABILITES DOMESTIQUES :


A l’heure actuelle, du fait de votre problème, dans quelle
mesure votre vie familiale et vos responsabilités domestiques __________
sont-elles perturbées ? 0 à 10

Docteur Jules SANOU


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ERREURS DE RAISONNEMENT
INFERENCE ARBITRAIRE, SAUTER A LA CONCLUSION :
Tirer une conclusion en absence de preuves suffisantes.

TELEPATHIE : Deviner les pensées des autres.

BOULE DE CRISTAL : Deviner l’avenir.

CATASTROPHER : Envisager le pire pour une situation et surestimer la probabilité qu’il survienne.

ABSTRACTION SELECTIVE :
- Tirer une conclusion négative à partir d’un seul élément isolé de son contexte.
- Négliger les autres aspects (positifs) importants et pertinents.

RAISONNEMENT EMOTIONNEL : Etre convaincu que ce qui est ressenti est la réalité.

PERSONNALISATION :
- Se rendre responsable de façon disproportionnée du négatif.
- Ramener des évènements extérieurs à soi-même sans qu’il y ait de faits, de preuves qui le
justifient.

SURGENERALISATION :
Tirer des conclusions générales à partir d’un fait particulier aléatoire et étendre ces conclusions
(négatives) à un large éventail de situations ou évènements dans différents domaines ou à l’avenir.
(Mots radicaux, généraux : toujours, rien, jamais, tout, tous, personne…).

MAXIMALISER LE NEGATIF ET MINIMISER LE POSITIF :


Réduire l’importance et la conséquence des évènements positifs, augmenter l’importance et la
conséquence des évènements négatifs.

INJONCTIONS :
- Règles concernant la performance, la réussite… dans les interactions sociales.
- Impératifs à propos de soi-même présupposant un contrôle sur l’extérieur : « je dois », « il faut ».

TOUT OU RIEN :
- Considérer que si quelque chose n’est pas parfait, alors c’est mauvais.
- Etablir une relation exclusive entre un évènement et la signification supposée.

ETIQUETAGE : Jugement global concernant soi-même ou d’autres (exp : je suis nul).

EVITEMENT COGNITIF des pensées ou des émotions déplaisantes.


FOCALISATION SUR SOI : Focaliser son attention sur ses pensées, ses sensations, ses
comportements.

Docteur Jules SANOU


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TECHNIQUES DE
RESTRUCTURATION COGNITIVE
1 - Identifier la pensée la plus pénible et préciser un degré de croyance entre 0 et 100.

2- EST-CE QUE MA PENSEE NEGATIVE EST VRAIE ?

- Préciser le sens des termes ou de la pensée (contextualiser).

- Si ma croyance dans ma pensée n’est pas à 100 %, pourquoi pas à 100 % ?

- Hypothèses alternatives : quelles sont les autres interprétations possibles. Ma pensée est une
hypothèse, une façon de voir la réalité, quelles sont les autres hypothèses, les autres façons ?

- Arguments (faits, évidences) pour (en faveur de l’idée négative) et contre (contraires à l’idée
négative).

- Inversion des rôles : je me mets à la place de l’autre et l’autre à ma place dans la même situation,
est-ce que j’aurai la même idée négative ? ou d’autres idées ?

- Décentration (observateur, ami)


o Je suis témoin de la situation, mais pas concerné, qu’est-ce que j’en pense, quels conseils ?
o Qu’est-ce que je dirais à un ami qui dans la même situation a la même idée ?

- Distanciation :
Comparer la situation actuelle à d’autres expériences passées similaires vécues. Je vérifie si mon
idée négative actuelle s’est confirmée à l’époque.

- Avantages et inconvénients de ma pensée négative.

- Recueil de donnée : poser des questions aux autres pour vérifier ma pensée négative.

2- SI PENSEE NEGATIVE EST VRAIE , EST-CE QUE C’EST GRAVE ?


- Et alors ? Au pire, qu’est-ce que je redoute ?
- Qu’est-ce ça représente pour moi ?

3- CETTE PENSEE NEGATIVE EST LE REFLET DE QUELS PRINCIPE,


REGLE, CROYANCE PERSONNELS ?

Docteur Jules SANOU


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FICHE DE PREPARATION AVANT L’EXPOSITION
1. Situation : décrire brièvement la situation provoquant l’anxiété

2. Pensées automatiques : listes les PA à propos de la 3. Comportement : évitements, fuite, passage


situation et évaluer votre taux de croyance entre 0 et 100 en force, micro évitements
(préciser les erreurs de pensée)

_______________________________________________
Emotions ressenties avec des pensées et leur intensité
entre 0 et 10 :

4. Critiques des pensées automatiques : utiliser les techniques de restructuration cognitive. Critiquer la
plus importante des PA listées ci-dessus.

5. Pensées rationnelles : résumer vos critiques par une réponse rationnelle. Indiquez votre taux de
croyance dans cette pensée rationnelle sur une échelle de 0 à 100.

6. But comportement attendu : quelque chose que vous pouvez faire et qui peut être éventuellement vu
par les autres

7. Outils thérapeutiques

Docteur Jules SANOU


4, rue Voltaire - 33000 Bordeaux ~ Tél : 05 56 74 78 37 ou 06 72 71 85 83
FICHE D’EXPERIENCE COMPORTEMENTALE

Situation Prédiction Expérience Bilan

(Penser à une (Que va-t-il se produire si vous (Comment vérifier ? Que (Que s’est-il passé en réalité ? vos observations ? Tenez-vous
situation qui appelle ne vous protégez pas ? feriez-vous différemment ? ) en aux faits. La prédiction était-elle correcte ? Y a-t-il une
un comportement de Comment pourriez-vous-le pensée alternative plus réaliste ? Quelle est la signification ?)
sécurité) savoir, s’en apercevoir ?)

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FICHE D’EXPERIENCE COMPORTEMENTALE

Situation précise Prédiction Expérience Bilan

- Qu’est-ce qui va se A faire pour tester la - Qu’est-ce qui s’est réellement passé ?
passer selon vous ? prédiction - La prédiction était-elle correcte ?
- Comment pourriez- - Y a-t-il une pensée alternative plus réaliste ?
vous le savoir, s’en - Quelle est à l’avenir la probabilité que la prédiction
apercevoir ? initiale se réalise ?
- Quelle est la probabilité
que cela arrive ?

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Date Situation Sociale % Foc. % Foc. % Foc. Remarques
oui/non Interne Interaction Environnement

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