Conférences
CO1 : LE DIAGNOSTIC MYCOLOGIQUE DES 1) épidémiologique : elle renseigne sur l’origine du
MYCOSES SUPERFICIELLES contage, les circonstances favorisantes, et les
mesures prophylactiques éventuelles à prendre.
A. FATHALLAH, F. SAGHROUNI 2) thérapeutique : la nature et la durée du
traitement étant fonction du champignon
(CHU Farhat Hached. Sousse) responsable.
Les techniques classiques (caractères
Les mycoses superficielles sont des infections macroscopiques et microscopiques de la souche
provoquées par le développement sur la peau, les isolée, tests biochimiques et physiologiques) sont
phanères et les muqueuses de champignons dans la majorité des cas suffisantes pour le
microscopiques qui sont : diagnostic des mycoses superficielles.
►soit des champignons filamenteux, En revanche la biologie moléculaire est d’un grand
principalement représentés par les dermatophytes apport dans :
au sein desquels on distingue les dermatophytes ♣Les onychomycoses des pieds où le
anthrop-ophiles ( Trichophyton violaceum, T. dermatophyte responsable est souvent rapidement
rubrum, T. mentagrophytes var interdigitale), les envahi par les contaminants et risque de ne pas
dermatophytes zoophiles ( Microsporum canis, T. être isolé et identifié ; de même ces nouvelles
mentagro-phytes, T. verrucosum) et les techniques (PCR ou PCR- RFLP) peuvent
dermatophytes géophiles (T. gypseum ) . confirmer la pathogénicité d’un contaminant quand
A coté des dermatophytes, certaines espèces de il est isolé dans les squames .
moisissures (contaminants) habituellement non ♣Les malassezioses où nous assistons à
pathogènes peuvent attaquer parfois la kératine de l’augmentation du nombre des espèces
la peau (Scytalidium) et les ongles (Scytalidium, appartenant au genre Malassezia qui compte
Scopulariopsis, Aspergillus, Acremonium, actuellemet 11 espèces dont :
Fusarium). -les sept plus anciennes sont difficilement
►soit des levures dont la majorité vivent en identifiables morphologiquement, ne poussent que
saprophytes sur les muqueuses (Candida albicans, sur des milieux spéciaux et exigent des tests
Candida sp., Trichosporon, Saccharomyces, difficiles et longs à réaliser en routine, et pas
Rhodotorula), ou la peau des sujets sains (Candida toujours discriminatifs.
non albicans, Malassezia, Trichosporon, - et les quatre nouvelles espèces qui ont été
Saccharomyces, Rhodotorula,). créées sur des arguments moléculaires (contenu
La pathogénicité de l’ensemble de ces en G+C de leur ADN, séquençage de l’ADNr 26 S).
champignons est sous la dépendance de facteurs Très récemment une PCR-RFLP a été mise au
locaux, généraux liés au terrain, ou iatrogènes. point permettant une nette distinction entre les 11
Le diagnostic d’une mycose superficielle repose espèces de Malassezia.
essentiellement sur la mise en évidence du ♣Enfin, les techniques de biologie moléculaire (et
champignon en cause dans le matériel prélevé. notamment la PCR), en raison de leur grande
Si la pathogénicité du champignon isolé est sensibilité seraient particulièrement intéressantes
généralement évidente pour les dermatophytes, dans le cas où la charge mycélienne intra
elle l’est beaucoup moins pour les moisissures ou lésionnelle est trop faible pour être mise en
les levures endogènes, en dehors de Candida évidence par les techniques mycologiques
albicans et Cryptococcus neoformans dont classiques.
l’isolement au niveau la peau est signe de
virulence. En dehors de ces deux situations, le CO2 : LA MALADIE DERMATOPHYTIQUE
résultat de l’examen mycologique doit être
confronté aux données cliniques et D. EL EUCH, A. BEN OSMAN
épidémiologiques ainsi qu’à la réponse au
traitement antimycosique. SERVICE DE DERMATOLOGIE- EPS LA RABTA
L’établissement du lien de causalité entre le
champignon et la maladie est d’autant plus ardu La maladie dermatophytique est une
que nous assistons depuis une vingtaine d’années dermatophytose cutanéo-viscérale chronique, rare,
à un accroissement considérable du nombre probablement liée à un déficit de l’immunité envers
d’espèces longtemps considérées comme de des dermatophytes communs. Elle est définie par
saprophytes banaux, mais dont la pathogénicité a Badillet comme : « l’extension au-delà de la
pu être démontrée dans de nouvelles situations surface cutanée du parasitisme dermatophytique ».
cliniques. Hadida et Schousboë en 1959 en font une étude
L‘identification de l’espèce mycosique responsable très complète et ont définit les caractères de la
a un double intérêts : maladie dermatophytique.
Rev Tun Infectiol, Avril 08, Vol 2, Supplément N°2, 1 - 78 1
Dans la littérature, elle est rapportée sous des des CVV : des facteurs génétiques, la grossesse,
appellations variées : Maladie dermatophytique, un diabète mal équilibré, un traitement hormonal
trichophytie verruqueuse généralisée, deep substitutif, une antibiothérapie, un traitement
generalized trichophytosis. Une cinquantaine immunosuppresseur. [Link] est l’agent
d'observations ont été publiées et dont la majorité responsable dans 85 – 90% des cas. Le passage
sont d’Afrique du Nord. L'Algérie reste le pays où le d’une colonisation asymptomatique vers une
maximum de cas a été observé. candidose symptomatique pourrait être dû à un
La maladie dermatophytique évolue dans un déséquilibre de la balance entre les mécanismes
contexte de consanguinité où elle est supposée se de défense notamment locaux (cellules épithéliales
transmettre sur un mode autosomique récessif. vaginales, mannose binding lectin, flore
Cette affection débute souvent dans l’enfance sous bactérienne vaginale, système phagocytaire…) et
forme de teigne (82%) avec onyxis et parfois une la virulence des Candida (production de
atteinte de la peau glabre puis elle évolue mycéliums, sécrétion d’enzymes protéolytiques,
longtemps sous forme de dermatophytie toxines, phospholipases, switch phénotypique). Les
superficielle extensive avant que le dermatophyte étiologies des récurrences sont complexes et peu
atteint le derme, l’hypoderme, les ganglions et les élucidées. Les sources d’infections pourraient être
viscères. Les aspects cliniques sont variés : d’origine intestinale, une transmission sexuelle ou
plaques érythémato-squameuses, érythrodermie, une récidive due aux souches persistantes dans le
papulo-nodules, placards ulcéro-végétants, abcès vagin.
sous-cutanés, verrucosités ou hyperkératoses Comme les manifestations cliniques ne sont pas
exubérantes. Les localisations viscérales spécifiques, le diagnostic repose sur une
conditionnent le pronostic vital. combinaison des critères cliniques et
L’agent fongique responsable est souvent mycologiques. Il est par ailleurs important
[Link], plus rarement [Link] ou [Link]. d’identifier l’espèce en cause en cas de CVVR. En
L’examen histologique est un élément évocateur effet, [Link] et les autres C. non albicans sont
de la maladie en révélant la présence de nodules retrouvées dans 10-20% des cas et leur sensibilité
mycotiques centrés par de la nécrose et par des aux antimycosiques (tel que les azolés) est plus
touffes de filaments. faible que [Link].
La maladie dermatophytique pose un problème La prise en charge thérapeutique préconisée est la
thérapeutique. En effet même les nouvelles suivante :
molécules antifongiques (terbinafine, azolés) ou - En cas de CVV simples non compliquées,
immunostumilantes (Interféron, facteurs de caractérisées par un caractère sporadique, une
transfert) n’entrainent qu’une rémission partielle de symptomatologie discrète, la responsabilité de
la maladie car le primum movens du déficit [Link] et la survenue chez une femme sans
immunitaire cellulaire n'est pas clairement élucidé terrain sous jacent, un traitement antimycosique de
(rôle des lymphocytes CD8 de type TC2 courte durée serait efficace.
suppresseurs, un excès d'antigènes - En cas de CVV compliquées, caractérisées par
trichophytiques paralysant le système immunitaire). au moins une des situations suivantes : CVVR ou
une symptomatologie sévère ou la responsabilité
CO3 : LES CANDIDOSES VULVO-VAGINALES d’un C. non albicans ou un terrain sous jacent (un
diabète non contrôlé, la grossesse, un traitement
H. SELLAMI, A. AYADI immunosuppresseur), un traitement intensif et
prolongé est nécessaire.
Laboratoire de Parasitologie mycologie – Hôpital Habib
bourguiba - Sfax CO4 : LES PITYROSPOROSES
La candidose vulvovaginale (CVV) est une B. FAZAA
affection fréquente. On estime que 70 - 75% des
femmes en souffriront au moins une fois durant Service de Dermatologie, EPS Charles Nicolle.
leur vie. 40 à 50% des femmes feront une récidive.
10 à 20% des femmes sont asymptomatiques. 5 à Introduction : Les pityrosporoses sont des
8% auront une candidose vulvovaginale récurrente mycoses superficielles, bénignes et cosmopolites,
(CVVR) qui est définie par la survenue de 4 dues à une levure du genre Malassezia,
épisodes ou plus par an. Ces récurrences sont anciennement dénommée Pityrosporum.
associées à un coût et un nombre de visites Malassezia est une levure dimorphique faisant
médicales élevés, une automédication et une partie de la flore résidente normale commensale de
possible augmentation de la résistance aux la peau humaine. Elle est lipophile et son habitat
antifongiques. Plusieurs facteurs prédisposants naturel est essentiellement le follicule pilosébacé.
sont associés à une augmentation de la prévalence Les pityrosporoses sont dues à la transformation
Rev Tun Infectiol, Avril 08, Vol 2, Supplément N°2, 1 - 78 2
de cette levure d’une phase saprophyte en une dermatite séborrhéique. La dermatite séborrhéique
phase filamenteuse pathogène. Elles peut également atteindre le cuir chevelu, réalisant
correspondent à trois principaux tableaux : le un pityriasis capitis ou état pelliculaire. Dans la
pityriasis versicolor, la dermatite séborrhéique et forme la plus discrète, le pityriasis simplex, le
les folliculites pityrosporiques. patient présente des pellicules avec un cuir
Le pityriasis versicolor est fréquent dans toutes chevelu non érythémateux. Dans la forme
les races et les deux sexes sont également inflammatoire, le pityriasis gras, les squames sont
atteints. Il se présente cliniquement sous forme de plus épaisses et collent au cuir chevelu avec un
macules arrondies, à limites nettes, de taille érythème à la bordure frontale et mastoïdienne du
variable, allant d’un aspect en gouttes à de cuir chevelu. À l’extrême, les squames sont très
grandes nappes à contours polycycliques. La teinte épaisses, formant un casque engainant les
varie du rose chamois au brun foncé. Les lésions cheveux. Au tronc, la dermatite séborrhéique
sont finement squameuses, desquamation bien débute par des macules péripilaires qui
mise en évidence par le grattage (signe du « s’élargissent en des plaques
copeau »). La forme achromiante serait due à la érythématosquameuses, bien limitées, annulaires
production par le champignon d’un inhibiteur de la ou circinées. Le siège de prédilection de ces
tyrosinase, l’acide azélaïque. L’atteinte siège lésions est la région préthoracique et la gouttière
préférentiellement dans les zones cutanées les médiodorsale.
plus riches en glandes sébacées. Le pityriasis Chez le nouveau-né et le nourrisson, la
versicolor est peu contagieux, c’est une infection présentation clinique est différente. Les lésions se
qui ne se développe qu’en présence de certaines manifestent entre 2 semaines et 3 mois par des
conditions locales ou générales favorisantes. Dans plaques érythémateuses recouvertes de squames
la majorité des cas, le diagnostic clinique est aisé. épaisses, grasses et jaunâtres, au vertex et en
Différents diagnostics différentiels peuvent regard de la fontanelle antérieure («croûtes de lait
cependant être discutés. L’examen avec une »). Elles peuvent s’étendre à l’ensemble du cuir
lampe de Wood révèle une fluorescence jaune chevelu et à la face. Il peut s’y associer un
verdâtre. La méthode du scotch-test met en érythème rouge vif du siège (atteinte bipolaire),
évidence au microscope le champignon dans sa une atteinte des plis axillaires et parfois quelques
phase pathogène. Le traitement antifongique local éléments à distance. L’état général est conservé et
est le plus souvent suffisant. Un traitement les lésions n’engendrent pas de gêne fonctionnelle.
systémique peut être proposé dans les formes Les lésions disparaissent spontanément en
étendues ou récidivantes. Les rechutes sont quelques semaines. La dermatite séborrhéique doit
fréquentes, s’expliquant par une recolonisation du être distinguée de la dermatite atopique et du
tégument sur un terrain cutané resté favorable au psoriasis pour lesquels elle pourrait représenter un
développement de la maladie. Pour leur mode de début.
prévention, aucun schéma thérapeutique Les thérapeutiques visent à diminuer la séborrhée,
consensuel n’est établi. à calmer l’inflammation et à réduire la colonisation
La dermatite séborrhéique est une dermatose de la peau par Malassezia. Dans les formes
courante, d’évolution chronique et récidivante. La modérées, un traitement local est suffisant : toilette
séborrhée et les levures du genre Malassezia avec un pain surgras, un syndet ou un savon au
jouent un rôle clé dans sa physiopathologie. Sa pyrithione de zinc, associée à un traitement topique
prévalence est augmentée au cours de certaines par le kétoconazole ou la ciclopyroxolamine Pour le
pathologies, telles que l’infection par le virus de pytiriasis capitis simplex, le traitement peut se
l’immunodéficience humaine, la maladie de limiter à des shampoings antipelliculaires à visée
Parkinson ou les syndromes dépressifs. Il convient antifongique ou anti-inflammatoire, telles que la
de distinguer la dermatite séborrhéique de l’adulte, pyrithione de zinc, la piroctone olamine ou le
touchant surtout les hommes de 18 à 40 ans, et sulfure de sélénium, plus ou moins associées à
celle du nourrisson. des kératolytiques (acide salicylique, ichthyol...).
Chez l’adulte, la dermatite séborrhéique de la face Dans les formes plus sévères, le kétoconazole 2 %
est la plus typique, réalisant des plaques en gel moussant est efficace. L’alternative est la
érythémato-squameuses, d’intensité variable, peu ciclopiroxolamine en shampoing. Dans les
prurigineuses, prédominant dans la partie médiane dermatites séborrhéiques sévères du visage ou
du visage, les plis des pavillons auriculaires et la profuses du tronc, survenant en général chez les
lisière du cuir chevelu. Une amélioration spontanée patients immunodéprimés, ou dans les dermatites
en été est notée. Le principal diagnostic différentiel séborrhéiques résistant au traitement local, on peut
est le psoriasis des zones séborrhéiques être amené à prescrire un antifongique per os. La
(sébopsoriasis). Le pemphigus séborrhéique dermatite séborrhéique du nourrisson est dans la
débutant peut plus rarement être pris pour une majorité des cas bénigne et transitoire, ne
Rev Tun Infectiol, Avril 08, Vol 2, Supplément N°2, 1 - 78 3
Les BMR qui sont l’objet d’une surveillance
nécessitant donc pas de traitement spécifique. On prioritaire sont Staphylococcus aureus résistants à
conseillera l’utilisation de pain surgras pour la la méticilline (SARM), les entérobactéries
toilette puis l’utilisation d’émollients pour aider au
ème
décapage. résistantes aux céphalosporines de 3 génération
Les folliculites pityrosporiques prennent l’aspect (ERC3G) par production de bétalactamases à
de papules folliculaires du tronc, prurigineuses, spectre élargi (BLSE) dont le potentiel pathogène
parfois centrées par des pustules, d’évolution est élevé et la diffusion clonale et épidémique. Ils
spontanée chronique. Leur apparition est favorisée constituent ainsi des marqueurs reflétant la
par certains facteurs tels que l’humidité et la diffusion par transmission croisée. La surveillance
chaleur, les corticoïdes ou l’usage de topiques porte aussi sur d’autres BMR comme
occlusifs. Malassezia peut être mis en évidence à Pseudomonas aeruginosa et Acinetobacter
l’intérieur des follicules pilaires à l’examen baumanii résistants à la ceftazidime et/ ou à
mycologique ou histologique. l’imipénème qui reflètent plutôt l’émergence des
BMR par pression de selection par les
CO5 : PRISE EN CHARGE DES MYCOSES antibiotiques.
SUPERFICIELLES Une surveillance continue et régulière des BMR
établie depuis 1999 à partir des laboratoires de
O. CHOSIDOW microbiologie de différents centres hospitaliers
Hôpital [Link] tunisiens montre une fréquence sans cesse
croissante des ERC3G notamment Klebsiella
pneumoniae (allant de 28% en 1999 à 46% en
2006). Ces taux sont d’autant plus alarmants que
les incidences les plus élevées sont observées
dans les hémocultures (58 à 68%) et dans les
services de réanimation, de pédiatrie et de
néonatalogie où elles évoluent par bouffées
épidémiques sur un fond d’endémie Pour P.
aeruginosa, les taux de résistance à l’imipénème
varient de 14 à 27% avec une incidence élevée
dans les services de réanimation allant de 33 à
66%. Dans nos hôpitaux, les SARM semblent
moins préoccupants avec des taux globaux
variant entre 14 et 22%. Les fréquences les plus
élevées sont observées dans les hémocultures (19
CO6 : ROLE DU LABORATOIRE DE à 26%) et dans les services de réanimation (17 à
MICROBIOLOGIE DANS LA SURVEILLANCE 33%).
DES BACTERIES MULTIRESISTANTES. Ainsi, les chiffres élevés de BMR enregistrés dans
nos hôpitaux, notamment parmi les bacilles à gram
S. BEN REDJEB négatif, sont le reflet essentiellement de la
transmission croisée mais aussi de la politique
CHU Charles Nicolle. Tunis
d’utilisation des antibiotiques.
La surveillance des bactéries multirésistantes Aussi, est-il nécessaire de mettre actuellement en
(BMR) à l’hôpital est essentielle en raison de leur place, sur le plan national, un programme de
fréquence, des difficultés thérapeutiques qu’elles maîtrise des BMR en particulier un programme de
entraînent, de la morbidité et des coûts qui leur prévention de la transmission croisée qui doit être
sont associés. De plus, la fréquence des BMR effectivement appliqué dans tous les
dans un service constitue un marqueur du taux établissements de soins et doit être complété par
d’infections nosocomiales (IN), un indicateur simple une politique active en matière d’utilisation des
de la qualité des soins. Ils ont aussi un impact sur antibiotiques afin de réduire la pression de
la diffusion extra-hospitalière. Le laboratoire de sélection.
microbiologie, de par sa position centrale et grâce La maîtrise des BMR s’inscrit dans une démarche
à l’outil informatique, peut contribuer efficacement globale de qualité et de sécurité des soins
aux programmes de surveillance des BMR au sein permettant d’assurer aux patients les meilleures
de l’hôpital: détection, notification des BMR et prestations, une utilisation optimale des moyens et
fonction d’alerte en cas d’épidémie ainsi que la maîtrise des coûts.
l’évaluation de l’impact des programmes de
prévention.
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CO7 : LES INFECTIONS A BMR EN MILIEU DE
REANIMATION CO11 : CONFERENCE D’ACTUALITE
ACTUALITES DU TRAITEMENT
N. BORSALI
ANTIRETROVIRAL
(CHU Habib [Link])
JP. STAHL
CO8 : EMERGENCE DES BMR EN MILIEU (CHU Grenoble)
COMMUNAUTAIRE
A. HAMMAMI
(CHU Habib [Link])
CO12 : MECANISMES DE LA
CARCINOGENESE VIRALE
P. MORAND
(CHU Grenoble)
CO9 : PRISE EN CHARGE ET PREVENTION
DES INFECTIONS A BMR.
S. ALFANDARI
(CHU Tourcoing. Lille)
CO13 : EBV ET CANCER DU CAVUM :
ACTUALITES SUR LE DIAGNOSTIC
VIROLOGIQUE ET SUIVI
H. KARRAY
(Laboratoire de Microbiologie CHU Habib
[Link])
Le cancer du nasopharynx (NPC) est une tumeur
CO10 : BEST OFF
localisée dans la partie postérieure du
M. GASTLI rhinopharynx. Ce carcinome constitue une entité
très particulière parmi les tumeurs malignes
(Tunis)
d’origine épithéliale des voies aérodigestives
supérieures et représente le premier cancer de
cette région anatomique chez la femme et le
deuxième, après le cancer du larynx, chez l’homme
en Tunisie. Avec une incidence de 3.76
cas/100.000 habitants/an, la Tunisie constitue une
zone d’incidence intermédiaire dans la distribution
mondiale du NPC.
La particularité de ce cancer réside dans son
association étroite avec le virus d’Epstein-Barr
(EBV) qui contribue, par une interaction complexe
avec d’autres facteurs environnementaux,
Rev Tun Infectiol, Avril 08, Vol 2, Supplément N°2, 1 - 78 5
génétiques et épi-génétiques dans la genèse du
NPC. CO14 : LES HPV ET LA CARCINOGENESE DU
D’autre part, ce cancer est remarquable COL UTERIN : PLACE DU TEST HPV ET DE LA
cliniquement par son diagnostic tardif, dû à son VACCINATION.
développement dans une cavité de topographie
C. BERGERON
profonde d’accès difficile et à une symptomatologie
d’emprunt diverse, liée à l’atteinte des structures
voisines. De plus, plusieurs biopsies sont parfois ([Link])
nécessaires pour le diagnostic histopathologique.
L’implication de l’EBV dans le développement du
NPC a été justement mise à profit pour aider au
diagnostic primaire de ce cancer et au suivi des
malades après traitement.
Dans cette conférence, seront abordés en premier
les données récentes de la littérature concernant
les moyens diagnostiques et pronostiques
virologiques utilisés dans le NPC puis les résultats
des travaux sur ce sujet menés dans notre
laboratoire depuis une quinzaine d’années.
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