Copie de Campus L'UAD PDF
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SOMMAIRE
Introduction générale
Introduction générale
1. Les charges
Les charges sont constituées par les éléments de consommations de
chaque ménages (lampes, charge de batteries, ordinateurs, télévision
climatiseurs, imprimante, cafetière, camera de surveillances, ventilateurs,
hautparleurs, les projecteurs et autres) et de ceux qui sont mises en
commun (exemple l’éclairage publique, la production d’eau et autres).
2. Optimisation du système
Les principaux facteurs de dimensionnement sont : les conditions
environnementales du site, le profil de charge, les préférences et
demandes du client, les ressources financières, la disponibilité de la
technologie et le support technique.
Le fonctionnement des composants du SEH doivent s’adapter aux
variations des charges et des ressources disponibles pour maximiser
l’utilisation des ressources renouvelables.
Introduction :
Une énergie renouvelable est une source d'énergie qui se renouvelle assez
rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de l'homme. Les
énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou
constants provoqués par les astres.
Parmi ses énergies on aura l’énergie éolienne qui produit l’électricité grâce à la
force des vents. L’objectif de ce premier chapitre est donc de présenter un état
de l’art sur l’énergie éolienne ainsi que les différentes chaines dans la
conversation de l’énergie éolienne soit dans les systèmes connectés au réseau
électrique ou dans les systèmes isolés et autonomes.
Historique :
L’énergie éolienne, qui tire son nom d’Éole (dieu du vent dans la Grèce antique)
est l’énergie produite par le vent.
Cette énergie a d’abord été longtemps utilisée à partir de l’Antiquité pour un
travail mécanique. Depuis des siècles, l’homme utilise l’énergie du vent pour faire
avancer les bateaux, moudre du grain ou pomper de l’eau. Cette ressource nous
sert désormais à produire de l'électricité.
Dans les années 90, l'amélioration de la technologie des éoliennes a permis de
construire des aérogénérateurs de plus de 1 MW.
L’énergie éolienne est aujourd’hui la plus accessible en termes de technologie et
de coût. Elle est donc tout naturellement appelée à prendre une place
importante dans le « mix énergétique » mondial.
Ces éoliennes servent à produire du courant alternatif pour les réseaux
électriques, au même titre qu'un réacteur nucléaire, un barrage hydroélectrique
ou une centrale thermique au charbon. Cependant, les puissances générées et
les impacts sur l'environnement ne sont pas les mêmes.
L’énergie éolienne se développe à un rythme soutenu dans presque tous les pays
du monde, avec une croissance de 30% par an. Ce fort développement est dû aux
qualités environnementales de cette forme d’énergie mais également à d’autres
facteurs économiques : rapidité d’installation, prévisibilité du coût sur le long
terme, indépendance énergétique, aides financières, etc.
Bien au point techniquement, la production électrique éolienne est en plein
essor. Que ce soit à l’échelle individuelle avec le petit éolien ou à l'échelle
nationale avec le grand éolien, l’énergie du vent peut contribuer à diversifier la
2
production électrique de façon décentralisée, en ne produisant directement ni
polluants ni CO2 et sans crainte d’épuisement de la ressource. C’est surtout grâce
à des tarifs liés aux fortes subventions, à son image vertueuse et à l’espoir que
son développement industriel réussisse à en faire baisser les coûts, que l’énergie
éolienne s’est développée.
Définition :
L’énergie du vent ou l’énergie éolienne est le résultat des déplacements de l’air.
Plus spécifiquement, c’est l’énergie tirée du vent au moyen d’un dispositif
aérogénérateur comme une éolienne ou un moulin à vent. Elle peut être utilisée
de deux manières : directe et indirecte.
Direct : c’estàdire l’énergie éolienne est directement utilisée, par exemple, le
vent est utilisé pour faire avancer un véhicule (navire à voile), pour pomper de
l’eau (éoliennes de pompage pour abreuver le bétail) ou pour faire tourner la
meule d’un moulin.
Indirect : l’énergie éolienne est transformée en énergie électrique, l’éolienne
est accouplée à un générateur électrique pour fabriquer un courant continu ou
alternatif.
Le générateur est relié à un réseau électrique ou bien il fonctionne de manière
autonome avec un générateur d’appoint (par exemple un groupe électrogène) ou
un parc de batteries ou un autre dispositif de stockage d’énergie.
3
cependant modifiée du fait de la rotation de la terre. Le vent devient alors
parallèle aux isobares au lieu de leur être perpendiculaire.
Dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une
montre autour des aires cycloniques et dans le sens direct autour des zones
anticycloniques. Dans l’hémisphère sud. Les sens sont inversés par rapport aux
précédents.
La vitesse du vent est mesurée avec des anémomètres. Il en existe plusieurs types
classés en deux catégories principales (les anémomètres à rotation et les
anémomètres à pression). Une graduation a été établie, selon l’échelle Beaufort
qui divise les vents en fonction de leurs vitesses en 17 catégories.
4
Figure . Eléments constituants une éolienne.
la Fondation : C’est une assise de béton qui
permet de fixer de façon rigide l'ensemble de la
structure de l'éolienne.
la Tour ou mât : Généralement un tube d'acier ou
éventuellement un treillis métallique, doit être le
plus haut possible pour éviter les perturbations près
du sol.
Le mât peut être réalisé en acier roulé ou plié, protégé contre la corrosion
ou bien en béton armé.
Types de tours
Il existe trois grands types de tour :
Tours haubanés
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Tours treillis
Tours hybrides
Quel que soit le type du support utilise il faut tenir compte de :
• la Protection contre la corrosion.
• la Facilité de montage.
• Risque de givrage.
C. la nacelle : Son rôle est d’abriter l’installation de
génération de l’énergie électrique ainsi que ses
périphériques. Différentes configurations peuvent être
rencontrées suivant le type de la machine utilisée.
c
Figure 1.2. Constitution d'une
nacelle. Les différents composants d’une nacelle :
L’arbre de transmission : Il est
composé de deux arbres :
L'arbre primaire : cet arbre transmet l’effort fourni par le rotor au
multiplicateur. Il est dit arbre lent, car il tourne à des vitesses comprises
entre (20 40 tr/min).
6
Figure 1.3. Palier et arbre lent.
L’arbre secondaire : il entraîne la génératrice à des vitesses élevées (environ
2000 tr/minute) et est muni d’un frein à disque actionné en cas d’urgence.
Frein : L’arbre secondaire comporte généralement un frein mécanique qui
permet d’immobiliser le rotor au cours des opérations de maintenance et
d'éviter l’emballement de la machine.
8
Réducteur à couple conique permet une disposition de l’arbre de sortie
perpendiculaire à l’arbre d’entré. Les multiplicateurs industriels sont
conçus pour assurer le fonctionnement silencieux des éoliennes.
La génératrice : C’est elle qui convertit l’énergie mécanique en énergie
électrique.
11
Figure 1.10. Puissance suivant le diamètre de l'éolienne.
Moyeu :
En générale c’est une pièce d’acier moulé, il reçoit les pales sur des brides
normaliséeset se monte sur l’arbre lent (primaire) du multiplicateur. Sa
conception utilise les éléments finis. Il est souvent protégé par une coupe en
polyester forme d’obus qui lui donne une forme aérodynamique (plus esthétique
que fonctionnelle).
12
Figure 1.11. Le moyeu et le couronne d’orientation des pales.
Figure 1.12. Moyeu. ¾ Les Pales
13
Les pales sont une partie très importante des éoliennes, le nombre de pales
influence directement l’efficacité de conversion du rotor, plus le nombre de pales
est élevé, plus le couple transmis à l’arbre du rotor sera grand.
Principe de fonctionnement :
Pour augmenter l’efficacité d’une éolienne, la nacelle s’oriente pour être
toujours face en vent.
Si le vent est trop faible, les pales pivotent de manière à capter le maximum de
vent. Si le vent est trop fort il se maintiendra pour mesure de sécurité et
l’éolienne s’arrête.
Dans la nacelle le mouvement de rotor est transmit à l’arbre lent, la vitesse de
rotation de l’arbre lent est augmentée par le multiplicateur qui est la boite de
vitesse de l’éolienne.
La génératrice fonctionne sur le principe de la dynamo (produit un courant
continu, peut aussi être utilisé comme générateur. Ce courant ne peut pas
transporter facilement car il y a des grosses déperditions d’électricité dans les
câbles électriques, (transformer le courant continue en courant alternatif grâce à
un alternateur), il transforme l’énergie de vent en électricité. Le frein permet de
stopper le mouvement de rotation de rotor, il est utilisé le cas d’urgence, sur le
toit se trouve le capteur pour le pilotage d’éolienne.
Le feux d’obstacle est un élément de sécurité qui permet au trafic aérienne de
repérer à l’éolienne à distance.
14
Figure 1.15. Le paratonnerre.
Quatre puissant de moteur peut pivoter la nacelle pour s’orienté la direction
de vent.
15
Figure 1.17. Convertisseur et convertisseur.
L’électricité ainsi produite par l’éolienne est envoyée par le poste de source qui
est composé d’un transformateur et d’un disjoncteur.
Le transformateur sert à élever la tension électrique de 30000 V à 225000 V.
Le disjoncteur sert à protéger le réseau électrique des surtensions. Le poste de
source permet de distribuer l’électricité sur l’ensemble des réseaux électrique.
[18]
16
contrairement aux procédés continus de la plupart des centrales
thermiques et des centrales nucléaires.
Les parcs éoliens se démontent très facilement et ne laissent pas de trace.
C'est une source d'énergie locale qui répond aux besoins locaux en
énergie.
La durée de vie des éoliennes modernes est maintenant de 20 à 25 ans, ce
qui est comparable à de nombreuses autres technologies de production
d'énergie conventionnelles.
C’est une énergie dont l’utilisation ne pollue pas, ni de gaz à effet de serre,
ni de production de déchets « déchets radioactifs contrairement à l’énergie
nucléaire ». 9 Utilisable dans tous les endroits fortement exposés aux
vents.
Les inconvénients :
Mêmes s’ils ne sont pas nombreux, l’éolien a quelques des avantages:
Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes c’est le
multiplicateur, ce dernier commence à disparaitre après l’apparition des
éoliennes à attaque directe.
énergie change suivant la météo : la source d’énergie éolienne étant
stochastique, la puissance électrique produite par les aérogénérateurs
n’est pas constante.
Impact visuel: les éoliennes installées sur terre ont tendance à défigurer le
paysage.
Les oiseaux: les éoliennes, selon certains, pourraient constituer pour la
migration des oiseaux un obstacle mortel. En effet, les pales en rotation sont
difficilement visibles par mauvais temps ou la nuit. Les oiseaux peuvent alors
entrer en collision avec cellesci.
Différents types d’éoliennes :
Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical et
celles à axe horizontal :
Eoliennes à axe horizontal
Dans ces types d'éoliennes, l'arbre est parallèle au sol. Bien qu'elles doivent
s'aligner suivant la direction du vent, les éoliennes à axe horizontal sont simples
du point de vue mécanique et nécessitent un encombrement au sol relativement
faible pour le montage et la fixation de la tour. La plupart des petites et grandes
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éoliennes installées aujourd'hui sont des éoliennes à axe horizontal. Les
différentes constructions des aérogénérateurs utilisent les voilures à deux, trois
pales (les plus courantes) et les multi pales.
18
Figure Technologie éolienne à axe vertical.
A nos jours, ce type d’éolienne est plutôt marginal et son utilisation est beaucoup
moins rependue. Elles présentent des avantages et des inconvénients que nous
pouvons citer comme suit.
Avantages :
La conception verticale offre l’avantage de mettre le multiplicateur, la
génératrice et les appareils de commande directement au sol.
Son axe vertical possède une symétrie de révolution ce qui permet de
fonctionner quel que soit la direction du vent sans avoir à orienter le rotor.
Sa conception est simple, robuste et nécessite peu d’entretien.
Inconvénient :
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(le système contrôle commande..) sont plus ou moins les mêmes, quel que soit la
taille de l'éolienne.
Les grandes éoliennes sont particulièrement appropriées à l'installation en mer.
Le coût des fondations n'augmente pas proportionnellement avec la taille de
l'éolienne, et les coûts d'entretien sont dans une large mesure indépendants de
la taille.
Dans les zones où il est difficile de trouver des sites pour plus qu'une seule
éolienne, une grande éolienne avec une tour haute tire mieux partie de la
ressource éolienne qu'une petite.
Les raisons pour choisir une éolienne plus petite :
Il arrive que le réseau électrique local soit trop faible pour supporter la
production électrique d'une grande éolienne. C'est souvent le cas dans les parties
les plus extérieures du réseau où la densité de la population et les besoins en
électricité est très basse.
La production d'électricité est moins fluctuante dans un parc éolien composé de
plusieurs petites éoliennes, étant donné que les variations du vent sont
aléatoires, ayant donc tendance à s'annuler. Et en plus, comme déjà mentionné,
le choix d'éoliennes plutôt petites peut se révéler avantageux dans un réseau
électrique faible.
Les coûts liés à l'usage de très grandes grues et à la construction de chemins
suffisamment robustes pour supporter le transport des composants de l'éolienne
constituent un autre facteur qui, dans certains endroits, rend plus économique le
choix de petites éoliennes.
Avec plusieurs éoliennes d'une moindre puissance, on assure la répartition du
risque en cas de défaillance temporaire d'une éolienne ([Link]. par suite d'une
foudre).
Des considérations esthétiques du paysage peuvent parfois dicter le choix
d'éoliennes plus.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Figure
Diagramme de la puissance utile sur l’arbre en fonction de la vitesse du vent.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
dEc 1
Pm¿ dt 2 ρ So V 3
Loi de Betz :
La théorie globale du moteur éolien à axe horizontal a été établie par Albert
BETZ en
Soit 𝑉’, la vitesse au travers de S, la section balayée par les pales de l’éolienne ,
de fluides traverse le générateur éolien en s’élargissant.
1 2 2
∆ Ec= m (V 1 −¿ V 2 )
1
Paer¿ 2 ρ S V’ (V 21−V 22 )
Par ailleurs, la force de l’air (F) sur l’éolienne est donnée par:
F= ρ S V ' ¿ )
D’où : Paer¿F V ' =ρ S V '2(V 1−V 2)
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
'
V 1+V 2
V ¿
2
Et donc :
1
Pae ¿ 4 ρ S ¿ ) .(V 1−V 2 )
On peut donc en déduire que même si la forme des pales permet d’obtenir
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Cette limite n’est en réalité jamais atteinte, et les meilleures machines à axe
horizontal, bipale ou tripale, se situent à 60-65% de la limite de BETZ ; on ne
récupère globalement que 40% de l’énergie due au vent. On déduit alors le
rendement aérodynamique :
Ω𝑡n.
Coefficient de couple
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Avec :
Le modèle le plus utilisé pour traduire la variation des vitesses de vent est
la loi de distribution de Weibull Sa densité de probabilité se présente
En assimilant les fréquences aux probabilités, la densité de probabilité
(𝑉) représente la distribution en fréquences des vitesses mesurées.
𝐾 et 𝐶 sont des paramètres appelés communément les paramètres de Weibull.
Le paramètre 𝐾 (facteur de forme) est sans dimension et caractérise la forme de
la distribution de fréquence alors que 𝐶 détermine la qualité du vent (facteur
d’échelle). Ce dernier a la dimension d'une vitesse.
La détermination de ces paramètres permet la connaissance de la
distribution des vents pour un site donné. Le traitement peut se faire directement
ou en passant par les fréquences par classes en considérant les moyennes.
La fonction de répartition est donnée par :
Historique :
L'hélio-électricité, qui traite de la transformation directe de l'énergie solaire en
énergie
électrique, est apparue en 1930 avec les cellules à oxydes cuivreux puis au
sélénium, mais ce n'est qu'en 1954, avec la réalisation de premières cellules
photovoltaïques au sélénium dans les laboratoires de la compagnie Bell
téléphonent, que l'on entrevoit la possibilité de fournir de l'énergie. Très
rapidement utilisées pour l'alimentation des véhicules spatiaux, leur
développement et de rapides progrès ont été motivés par la conquête de l'espace.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Définition ;
L'énergie solaire photovoltaïque (PV) provient de la conversion directe de
l'énergie
provenant de photons, compris dans le rayonnement lumineux (solaire ou autre)
en énergie électrique. Elle utilise pour ce faire des modules photovoltaïques
composés de cellules ou de photopiles fabriqués avec des matériaux sensibles
aux longueurs d'ondes du visible qui réalisent cette transformation d’énergie.
L’association de plusieurs cellules PV en série/parallèle donne lieu à un
générateur photovoltaïque (GPV) qui a une caractéristique statique courant-
tension I(V) non linéaire et présentant un point de puissance maximale (PPM).
Cette caractéristique dépend du niveau d’éclairement et de la température de la
cellule ainsi que du vieillissement de l'ensemble.
Principe de fonctionnement :
L’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien français BECQUEREL
dès 1839, l’effet photovoltaïque permet de convertir directement l’énergie
lumineuse des rayons solaires (photon) en électricité (Volt), par le biais de la
production et du transport dans un matériau semi-conducteur de charges
électriques positives et négatives sous l’effet de la lumière. Ce matériau
comporte deux parties, l’une présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit
en électrons, dites respectivement dopée de type n et dopée de type p. Lorsque
la première est mise en contact avec la seconde, les électrons en excès dans le
matériau n diffusent dans le matériau p.
La zone initialement dopée n devient chargée positivement, et la zone
initialement dopée p chargée négativement. Il se crée donc entre elles un champ
électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone n et les trous vers la
zone p.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Donc ce principe réside en une collision des photons incidents (flux lumineux)
avec les électrons libres et les électrons de valence en leur communiquant une
énergie (hv)
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Eg =Ec-Ev
l’électron passe de la bande de valence à la bande de conduction en laissant un
trou derrière lui, d’où l’apparition des paires électron- trou dans différents
points de la jonction. Donc toute particule minoritaire prés de la jonction a une
probabilité très forte pour la traverser et la jonction s’oppose uniquement le
passage
des porteurs majoritaires.
- Si les photons ont une énergie très supérieure à Eg, ils passent de la bande de
valence à un niveau instable de la bande de conduction. L'excès d'énergie sera
transmis sous forme de photons réseau cristallin puis perdue en chaleur et
l'électron prendra un niveau stable dans la bande de conduction.
-Si les photons ont une énergie inférieure à Eg, ils ne seront pas absorbés et
leurs
énergies ne contribuent pas à la conversion photovoltaïque.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Cellules photovoltaïque :
La cellule photovoltaïque est un moyen de conversion de la lumière en énergie
électrique par le processus « effet photovoltaïque ». Elle est réalisée à partir de
deux couches de silicium, une dopée P (dopée au bore) et l’autre dopée N
(dopée au phosphore) créant ainsi une jonction P-N avec une barrière de
potentiel. Lorsque les photons sont absorbés par le semi-conducteur, ils
transmettent leur énergie aux atomes de la jonction P-N de telle sorte que les
électrons de ces atomes se libèrent et créent des électrons (charges N) et des
trous (charges P).
Ceci crée alors une différence de potentiel entre les deux couches. Cette
différence de potentiel est mesurable entre les connexions des bornes positives
et négatives de la cellule. A travers une charge continue, on peut en plus récolter
des porteurs. La tension maximale de la cellule est d’environ 0,6v pour un
courant nul. Cette tension est nommée tension de circuit ouvert (Uc),Le courant
maximal se produit lorsque les bornes de la cellule sont court-
circuitées, il est appelé courant de court-circuit (Ic) et dépend fortement du
niveau d’éclairement.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
de cellule est caractérisé par a un rendement et un coût qui lui sont propres.
Cependant, quel que soit le type, le rendement reste assez faible : entre 8 et 23
% de l’énergie que les cellules reçoivent. Actuellement, il existe trois principaux
types de cellules .
Cellules monocristallines :
Les cellules monocristallines sont les photopiles de la première génération,
elles sont
élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallisé en un seul cristal.
Son procédé de fabrication est long et exigeant en énergie; plus onéreux, il est
cependant plus efficace que le silicium poly-cristallin. Du silicium à l'état brut
est fondu pour créer un barreau. Lorsque le refroidissement du silicium est lent
et maîtrisé, on obtient un monocristal.
Schéma
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Cellules amorphes :
Les modules photovoltaïques amorphes ont un coût de production bien plus bas,
mais
malheureusement leur rendement n'est que 6 à 8% actuellement. Cette
technologie permet d'utiliser des couches très minces de silicium qui sont
appliquées sur du verre, du plastique souple ou du métal, par un procédé de
vaporisation sous vide.
Le rendement de ces panneaux est moins bon que celui des technologies Poly-
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
cristallines ou monocristallines.
Cependant, le silicium amorphe permet de produire des panneaux de grandes
surfaces
à bas coût en utilisant peu de matière première.
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Les deux types de regroupement sont en effet possibles et souvent utilisés afin
d’obtenir en sortie des valeurs de tension et intensité souhaités.
Ainsi, pour ns cellules en série, constituant des branches elles-mêmes np en
parallèle, la puissance disponible en sortie du générateur PV est donnée par :
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien
Nord.
- Les jours les plus longs se trouvent en juin-juillet, pendant la saison des
pluies.
- Même pendant la saison sèche, la durée du jour reste supérieure à 11 h 30.
2.11 Ensoleillement à Matoto
L’ensoleillement, c’est la quantité de rayonnement solaire reçue au sol. Il est
exprimé en kWh/m²/jour.
Matoto, comme tout Conakry, a un climat tropical humide avec deux saisons
principales : saison sèche (novembre à avril) et saison des pluies (mai à
octobre). La nébulosité est plus forte pendant la saison des pluies, ce qui
réduit l’ensoleillement.
Ensoleillement moyen par saison :
Saison Ensoleillement moyen
(kWh/m²/jour)
Saison sèche (déc. à avril) 5à6
Saison des pluies (mai à oct.) 3à4
Données spécifiques :
- Mars et avril sont généralement les mois les plus ensoleillés.
- Juillet et août sont les mois les plus nuageux et pluvieux.
- En moyenne annuelle, Matoto reçoit environ 4,5 à 5 kWh/m²/jour.
Conclusion : Le potentiel solaire à Matoto est élevé, surtout en saison sèche.
Pour un projet solaire, il est recommandé de prévoir un système hybride ou
des batteries pour compenser la baisse de production en saison pluvieuse.
L’orientation idéale des panneaux est plein sud avec une inclinaison de 10 à
15.
Avantages et inconvénients de la technologie photovoltaïque :
- Avantages :
-Haute fiabilité. L’installation ne comporte pas de pièces mobiles qui la
rendent particulièrement appropriée aux régions isolées. C’est la raison de
son utilisation sur les engins spatiaux.
-Caractère modulaire des panneaux photovoltaïques permet un montage
simple et adaptable à des besoins énergétiques divers. Les systèmes
peuvent être dimensionnés pour des applications de puissances allant du
Milliwatt au Mégawatt.
- Coût de fonctionnement est très faible vu les entretiens réduits et il ne
nécessite ni combustible, ni son transport, ni personnel hautement
spécialisé.
- Technologie photovoltaïque présente des qualités sur le plan écologique
car le produit fini est non polluant (électricité propre), silencieux et
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