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Ce document traite de l'énergie éolienne et solaire, en se concentrant sur leur utilisation combinée pour alimenter le campus de l'Université Ahmadou Dieng de Sangoyah. Il présente les caractéristiques des systèmes hybrides photovoltaïques-éoliens, ainsi que l'évaluation des besoins énergétiques du campus. L'étude conclut que cette combinaison d'énergies renouvelables est prometteuse pour assurer une alimentation électrique constante et durable.

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Ce document traite de l'énergie éolienne et solaire, en se concentrant sur leur utilisation combinée pour alimenter le campus de l'Université Ahmadou Dieng de Sangoyah. Il présente les caractéristiques des systèmes hybrides photovoltaïques-éoliens, ainsi que l'évaluation des besoins énergétiques du campus. L'étude conclut que cette combinaison d'énergies renouvelables est prometteuse pour assurer une alimentation électrique constante et durable.

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Theme:

SOMMAIRE

Introduction générale

Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien


1. ENERGIE EOLIENNE
1.1. Historique……………………….
1.2. Définition de l'énergie éolienne……
1.3. Architecture d’une
éolienne…………………
1.4. Rotor…………………………………
1.5. Nacelle………………………………
1.6. Tour……………………………………
1.7. Fonctionnement d'une éolienne…………
1.8. Caractéristiques des
éoliennes……………
- Eolienne à axe horizontal………………….
- Eolienne à axe vertical……………..……….
1.9. Conversion de l’énergie cinétique du vent en énergie
mécanique (Distribution de Weibull)
1.10. Loi de Betz………………………………………
1.11. Vitesse spécifique ou normalisée……………… 1.12.
Coefficient de puissance………………………….. 1.13.
Coefficient de couple……………………
1.14. Avantages et inconvénients de l’énergie éolienne…….
1.15. Conclusion…………………………………………
2. ENERGIE SOLAIRE
2.1. Définition……………
2.2. Historique……….
2.3. Principe de
fonctionnement………………………..17
2.4. Cellules
photovoltaïque………………………………18
2.5. Différents types des cellules
photovoltaïques…….20
2.6. Cellules monocristallines ………………………
2.7. Cellules poly cristallines
2.8. Cellules
amorphes……………………………………23
2.9. Modules (ou panneaux)
……………………………...24
2.10. Durée du
jour…………………………………………
2.11. L’ensoleillement …………………
2.12. Les types de centrale solaire
2.13. Avantages et inconvénients de la centrale
Photovoltaïque

CHAPITRE II : DETERMINATION DE LA CHARGE DU


CAMPUS DE L’UAD DE SANGOYAH
1. Evaluation de l’énergie électrique totale Campus de
l’UAD de Sangoyah ......2
1.1. La puissance active du Campus de l’UAD de
Sangoyah
1.2. La puissance apparente du Campus de l’UAD de
Sangoyah
1.3. L’énergie consommée du Campus de l’UAD de
Sangoyah
2. Choix des équipements des centrales Solaire et
Eolienne pour alimentation en énergie électrique du
Campus de l’UAD de Sangoyah

2.1. Choix des équipements de la centrale Solaire du


Campus de l’UAD de Sangoyah
2.2. Choix des équipements de centrale Eolienne du
Campus de l’UAD de Sangoyah
CHAPITRE II : CARACTERISTIQUES DU SYSTEME
HYBRIDE PHOTOVOLTAÏQUE-EOLIEN.
II. [Link]………………………………………………
.50
II.2. Définition du système d’énergie hybride (S.E.H)……...51
II.4. Système de conversion d'énergie hybride……………53
II.6. Descriptions des composantes du système hybride
photovoltaïque-éolien …. 55
III.4. Analyse du potentiel énergétique solaire et éolien
disponible.76

THEME : L’ENERGIE EOLIENNE COMBINEE A L’ENERGIE


PHOTOVOLTAÏQUE POUR L’ALIMENTATION ELECTRIQUE
DU CAMPUS DE L’UNIVERSITE AHMADOU DIENG DE
SANGOYAH

Introduction générale

Ce présent travail constitue une contribution à l’étude des systèmes de


conversion d’énergie électrique hybride photovoltaïque et éolienne au
campus d'Ahmadou Dieng afin de trouver une solution durable à une
énergie constante sans délestage.
Dans cette étude, nous avons recueilli les besoins énergétiques de
Technologie de Sangoyah ainsi que les données de l’Université Ahmadou
Dieng. Ensuite ces données pourraient être introduites et analysées par le
logiciel HOMER.
Le profil de consommation adopté du campus dans cette étude est de 577
kWh/jr avec une puissance maximale 65 kW. Cette distribution
énergétique horaire est considérée identique pour tous les jours de l’année
universitaire. Par ailleurs un surplus de production d’énergie est remarqué
pendant les mois de vacances. A l’issus de l’ensemble des résultats
obtenus dans cette étude, il ressort que la combinaison des deux sources
d’énergies renouvelables (solaire et éolienne) est prometteuse et
avantageuse pour la production continue et sans interruption d’énergie
pour la couverture totale du besoin énergétique de l’université Ahmadou
Dieng de Sangoyah.
Mots clés : système hybride, l'énergie photovoltaïque, l'énergie éolienne.

La consommation énergétique mondial s’est fortement augmentée dans


ces dernières années et va continuer à accroitre grâce à la consommation
d’électricité par habitant et l’effet de la croissance économique.
Actuellement, le monde contemporain cherche à se débarrasser des
énergies polluantes et se baser sur les énergies renouvelables. Ces formes
d’énergies non polluantes constituent une solution adéquate pour réduire
les gaz à effet de serre. Les énergies renouvelables sont devenues une
forme d’énergie indispensable par leur souplesse, la simplicité
d’utilisation et la multiplicité des domaines d’activités où elles sont
appelées à jouer un rôle. On peut compter sur les énergies renouvelables
pour alimenter l’Université A D qui pourrait rendre autonome et diminuer
la facturation annuelle du site de Sangoyah.
Il parait impensable de résoudre le problème de la production d’électricité
uniquement à travers une seule forme d’énergie, c’est pourquoi nous nous
sommes intéressés au système hybride (Photovoltaïque-Eolienne) du fait
de leur intense développement depuis quelques années.
Considérant leurs caractéristiques saisonnières respectives, ces deux
énergies ne se concurrencent pas mais au contraire peuvent se valoriser
mutuellement. C’est pourquoi on propose ici un système hybride
composé de deux sources d’énergies Photovoltaïque et Eolienne, qui
consiste en l’exploitation optimale de la complémentarité entre elles. A
Sangoyah le réseau électrique n’est pas stable et la ville possède un
ensoleillement variable selon les saisons (faible en saison des pluies). Vu
que le vent est plus dominant en saison des pluies, l’énergie
photovoltaïque peut remplacer par les éoliennes au moment où la
rentabilité n’est pas assurée.
Le thème « l’Energie éolienne combinée a l’Energie photovoltaïque pour
l’alimentation électrique du campus de l’université AHMADOU DIENG de
Sangoyah ».
Dans ce contexte, l’objectif est d’étudier et d’optimiser un système
hybride Photovoltaïque-Eolienne sur le site de L'université Ahmadou
Dieng en utilisant (Hybrid Renevable Energy Optimization Model).
Figure N°1 : Architecture d’un système d’énergie hybride

Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien


Les configurations du S.E.H que nous rencontrons dans la théorie peuvent
incorporer une distribution à courant alternatif CA et à courant continu
CC avec un système de stockage, des convertisseurs, des charges de
délestage et une option de gestion des charges ou un système de
supervision [2]. Dans la plupart des cas, les systèmes hybrides classiques
contiennent deux bus : un bus à courant continu (CC) pour les sources, les
charges à CC et les batteries et un bus à courant alternatif (CA) pour les
générateurs à CA et le système de distribution. Les sources d’énergies
renouvelables peuvent être connectées au bus à CA ou à CC en fonction
de la dimension et la configuration du système. L’interconnexion entre
les deux bus peut être réalisée par l’intermédiaire de l’électronique de
puissance (onduleurs/redresseurs ou convertisseurs bidirectionnels). A
part, la charge principale, un système hybride peut contenir aussi des
charges auxiliaires (charge différée, charge optionnelle, charge de
délestage) pour réaliser l’équilibre énergétique. Si la charge principale est
alimentée sans interruption, les charges auxiliaires sont alimentées en
énergie par ordre de priorité, seulement quand il existe un surplus
d’énergie. Ainsi, dans un S.E.H avec des batteries de stockages et charges
auxiliaires, s’il existe un excès d’énergie (venant des sources d’énergies
renouvelables), celui-ci passera d’abord dans les batteries et ensuite, il
sera utilisé pour alimenter les autres charges auxiliaires en fonction de
leur priorité. Dans un tel système, les batteries de stockages jouent un
double rôle (charge et source). Ces systèmes sont largement instrumentés,
avec des capteurs qui permettent d’obtenir les conditions météorologiques
: vitesse et direction du vent, ensoleillement, température ambiante et la
température des panneaux. Des capteurs nous permettent de mesurer les
courants, tensions et puissances (chaîne de production photovoltaïque,
éolienne, batterie, bus continu et réseaux).

1. Les charges
Les charges sont constituées par les éléments de consommations de
chaque ménages (lampes, charge de batteries, ordinateurs, télévision
climatiseurs, imprimante, cafetière, camera de surveillances, ventilateurs,
hautparleurs, les projecteurs et autres) et de ceux qui sont mises en
commun (exemple l’éclairage publique, la production d’eau et autres).

2. Optimisation du système
Les principaux facteurs de dimensionnement sont : les conditions
environnementales du site, le profil de charge, les préférences et
demandes du client, les ressources financières, la disponibilité de la
technologie et le support technique.
Le fonctionnement des composants du SEH doivent s’adapter aux
variations des charges et des ressources disponibles pour maximiser
l’utilisation des ressources renouvelables.
Introduction :
Une énergie renouvelable est une source d'énergie qui se renouvelle assez
rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de l'homme. Les
énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou
constants provoqués par les astres.
Parmi ses énergies on aura l’énergie éolienne qui produit l’électricité grâce à la
force des vents. L’objectif de ce premier chapitre est donc de présenter un état
de l’art sur l’énergie éolienne ainsi que les différentes chaines dans la
conversation de l’énergie éolienne soit dans les systèmes connectés au réseau
électrique ou dans les systèmes isolés et autonomes.

Historique :
L’énergie éolienne, qui tire son nom d’Éole (dieu du vent dans la Grèce antique)
est l’énergie produite par le vent.
Cette énergie a d’abord été longtemps utilisée à partir de l’Antiquité pour un
travail mécanique. Depuis des siècles, l’homme utilise l’énergie du vent pour faire
avancer les bateaux, moudre du grain ou pomper de l’eau. Cette ressource nous
sert désormais à produire de l'électricité.
Dans les années 90, l'amélioration de la technologie des éoliennes a permis de
construire des aérogénérateurs de plus de 1 MW.
L’énergie éolienne est aujourd’hui la plus accessible en termes de technologie et
de coût. Elle est donc tout naturellement appelée à prendre une place
importante dans le « mix énergétique » mondial.
Ces éoliennes servent à produire du courant alternatif pour les réseaux
électriques, au même titre qu'un réacteur nucléaire, un barrage hydroélectrique
ou une centrale thermique au charbon. Cependant, les puissances générées et
les impacts sur l'environnement ne sont pas les mêmes.
L’énergie éolienne se développe à un rythme soutenu dans presque tous les pays
du monde, avec une croissance de 30% par an. Ce fort développement est dû aux
qualités environnementales de cette forme d’énergie mais également à d’autres
facteurs économiques : rapidité d’installation, prévisibilité du coût sur le long
terme, indépendance énergétique, aides financières, etc.
Bien au point techniquement, la production électrique éolienne est en plein
essor. Que ce soit à l’échelle individuelle avec le petit éolien ou à l'échelle
nationale avec le grand éolien, l’énergie du vent peut contribuer à diversifier la

2
production électrique de façon décentralisée, en ne produisant directement ni
polluants ni CO2 et sans crainte d’épuisement de la ressource. C’est surtout grâce
à des tarifs liés aux fortes subventions, à son image vertueuse et à l’espoir que
son développement industriel réussisse à en faire baisser les coûts, que l’énergie
éolienne s’est développée.

Définition :
L’énergie du vent ou l’énergie éolienne est le résultat des déplacements de l’air.
Plus spécifiquement, c’est l’énergie tirée du vent au moyen d’un dispositif
aérogénérateur comme une éolienne ou un moulin à vent. Elle peut être utilisée
de deux manières : directe et indirecte.
Direct : c’estàdire l’énergie éolienne est directement utilisée, par exemple, le
vent est utilisé pour faire avancer un véhicule (navire à voile), pour pomper de
l’eau (éoliennes de pompage pour abreuver le bétail) ou pour faire tourner la
meule d’un moulin.
Indirect : l’énergie éolienne est transformée en énergie électrique, l’éolienne
est accouplée à un générateur électrique pour fabriquer un courant continu ou
alternatif.
Le générateur est relié à un réseau électrique ou bien il fonctionne de manière
autonome avec un générateur d’appoint (par exemple un groupe électrogène) ou
un parc de batteries ou un autre dispositif de stockage d’énergie.

Quelques notions sur le vent :


Le vent est le résultat des déplacements de l’air.
Sur la terre, presque tous les vents sont créés par le rayonnement solaire : Le
soleil réchauffe une masse terrestre et la chaleur de la terre est absorbée par l'air
environnant, lorsque l'air atteint une certaine température, il commence à
s'élever rapidement en hauteur.
Ceci crée au niveau du sol une région de basse pression, et audessus du sol une
région de haute pression.
La vitesse du vent varie selon les zones géographiques et les saisons, elle est
surtout élevée pendant la période d'hiver et au niveau des mers. Le vent est
défini par sa direction, et sa vitesse.
Le vent souffle en principe des zones de hautes pressions vers les zones de basses
pressions. Aux altitudes moyennes et aux grandes altitudes, sa direction est

3
cependant modifiée du fait de la rotation de la terre. Le vent devient alors
parallèle aux isobares au lieu de leur être perpendiculaire.
Dans l’hémisphère nord, le vent tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une
montre autour des aires cycloniques et dans le sens direct autour des zones
anticycloniques. Dans l’hémisphère sud. Les sens sont inversés par rapport aux
précédents.
La vitesse du vent est mesurée avec des anémomètres. Il en existe plusieurs types
classés en deux catégories principales (les anémomètres à rotation et les
anémomètres à pression). Une graduation a été établie, selon l’échelle Beaufort
qui divise les vents en fonction de leurs vitesses en 17 catégories.

1.5 Etat de l’art, principes et descriptif d'une éolienne

L’énergie éolienne peut être utilisée de trois manières :


 Conservation de l’énergie mécanique: le vent est utilisé pour faire avancer
un véhicule (navire à voile ou char à voile), pour pomper de l’eau (moulins
de Majorque, éoliennes de pompage pour irriguer ou abreuver le bétail)
ou pour faire tourner la meule d’un moulin.
 Transformation en force motrice (pompage de liquides, compression de
fluides...).
 Production d'énergie électrique; l’éolienne est alors couplée à un
générateur électrique pour produire du courant continu ou alternatif. Le
générateur est relié à un réseau électrique ou bien fonctionne au sein d'un
système « autonome » avec un générateur d’appoint (par exemple un
groupe électrogène) et/ou un parc de batteries ou un autre dispositif de
stockage d’énergie.

Descriptif d’une éolienne


Une éolienne est généralement constituée de:
Fondation, le mât (tour ou pylône), le rotor (moyeu et pales) et la nacelle
comme il est montré sur la figure suivante:

4
Figure . Eléments constituants une éolienne.
la Fondation : C’est une assise de béton qui
permet de fixer de façon rigide l'ensemble de la
structure de l'éolienne.
la Tour ou mât : Généralement un tube d'acier ou
éventuellement un treillis métallique, doit être le
plus haut possible pour éviter les perturbations près
du sol.
Le mât peut être réalisé en acier roulé ou plié, protégé contre la corrosion
ou bien en béton armé.
Types de tours
Il existe trois grands types de tour :
 Tours haubanés
5
 Tours treillis
 Tours hybrides
Quel que soit le type du support utilise il faut tenir compte de :
• la Protection contre la corrosion.
• la Facilité de montage.
• Risque de givrage.
C. la nacelle : Son rôle est d’abriter l’installation de
génération de l’énergie électrique ainsi que ses
périphériques. Différentes configurations peuvent être
rencontrées suivant le type de la machine utilisée.

c
Figure 1.2. Constitution d'une
nacelle. Les différents composants d’une nacelle :
L’arbre de transmission : Il est
composé de deux arbres :
L'arbre primaire : cet arbre transmet l’effort fourni par le rotor au
multiplicateur. Il est dit arbre lent, car il tourne à des vitesses comprises
entre (20 40 tr/min).

6
Figure 1.3. Palier et arbre lent.
L’arbre secondaire : il entraîne la génératrice à des vitesses élevées (environ
2000 tr/minute) et est muni d’un frein à disque actionné en cas d’urgence.
Frein : L’arbre secondaire comporte généralement un frein mécanique qui
permet d’immobiliser le rotor au cours des opérations de maintenance et
d'éviter l’emballement de la machine.

Figure 1.4. Frein d’urgence.

Multiplicateur de vitesse : Il sert à élever la vitesse de rotation


entre l’arbre primaire mu par le vent, et l’arbre secondaire qui entraîne la
génératrice électrique.
Le multiplicateur est un convertisseur de puissance. Il multiplier la vitesse
d’entrée (rotor) pour atteindre la vitesse de sortie exigée par la génératrice
7
électrique. La puissance produite par la rotation du rotor d’une éolienne
est transmise à la génératrice par toute une chaîne dynamique, càd, par
l’arbre lent (primaire), le multiplicateur et l’arbre rapide (secondaire). Le
multiplicateur est monté sur plots élastiques (plots de caoutchouc) pour
amortir les vibrations et limiter la transmission du bruit à la structure
porteuse. Il peut aussi être monté flottant pour encaisser les àcoups de
couple.

Figure 1.5. Le multiplicateur.


:
Trois types de multiplicateurs peuvent être utilisés :
 Multiplicateur à engrenages à un ou plusieurs trains de roues d’entrées
cylindriques. D’une réalisation économique. Pour un rapport de
multiplication élevée, il est encombrant.
 Multiplicateur à engrenages avec trains planétaires qui permettent de
réaliser des rapports de multiplication élevée sous un encombrement
réduit et avec un bon rendement de transmission.

8
 Réducteur à couple conique permet une disposition de l’arbre de sortie
perpendiculaire à l’arbre d’entré. Les multiplicateurs industriels sont
conçus pour assurer le fonctionnement silencieux des éoliennes.
 La génératrice : C’est elle qui convertit l’énergie mécanique en énergie
électrique.

Figure 1.6. Générateur.


Un contrôleur électronique : Chargé de surveiller le fonctionnement de
l’éolienne.
Il s’agit en fait d’un ordinateur qui peut gérer le démarrage de la machine lorsque
la vitesse du vent est suffisante (de l’ordre de 5 m/s), gérer le pas des pales, le
freinage de La machine, l’orientation de l’ensemble rotor nacelle face au vent de
manière à Maximiser la récupération d’énergie. Pour mener à bien ces différentes
tâches, le contrôleur utilise les données fournies par un anémomètre (vitesse du
vent) et une girouette (direction du vent), habituellement situés à l’arrière de la
nacelle. Enfin, le Contrôleur assure également la gestion des différentes pannes
éventuelles pouvant survenir.
9
Chaque éolienne est équipée de son propre automate de contrôle. En générale
on installe un système de contrôle et de commande tout en bas de la tour et à
l’intérieur de la nacelle, la communication entre les deux systèmes est assurée
par des fibres optiques. Sur certains nouveaux modèles, on a placé un troisième
système de contrôle dans le moyeu du rotor. Cette unité communique avec le
système de contrôle situé dans la nacelle par des communications en série au
travers de câbles couplés par des bagues et des balais sur l’arbre lent.
Divers dispositifs de refroidissement : Le refroidissement des composantes
situées à l’intérieur de la nacelle est assuré par des ventilateurs ou bien par des
radiateurs d’eau
ou d’huile.
Les outils de mesure du vent : nous avons deux types
:
Une girouette : permet de mesurer la direction du vent. Celleci est fixée sur un
axe vertical à la base duquel se trouve une rose des vents
un anémomètre :: fournit le module du vecteur vent (vitesse ou force du vent),
on l’exprime en mètre/seconde ou en nœud (1 nœud = 0.515 m/s). Il existe
plusieurs types d’anémomètre (à ultrason ou à laser, à fil chaud) mais
l’anémomètre le plus utilisé c’est l’anémomètre à coupelle (moulinet) : Il est muni
d’un rotor de trois coupelles en métal ou en plastique qui sous l’effet du vent se
met à tourner autour d’un axe vertical. La vitesse est enregistrée
électroniquement.

Figure 1.7. Girouette. Figure 1.8. Anémomètre.


Moteur d’orientation : Le dispositif d’orientation de la nacelle permet la
rotation de la nacelle à l’extrémité supérieure de la tour, autour de l’axe
vertical. L’orientation est généralement assurée par des moteurs
électriques, par l’intermédiaire d’une couronne dentée. Cette couronne est
intégrée au roulement d'orientation et peut être extérieure ou intérieure ;
elle est soumise à des efforts importants.
10
Figure 1.9. Moteur directionnel.
.Le rotor (moyeu et pales) :
Le rotor est composé des pales qui sont montées sur un moyeu, c’est la partie
mobile du système.
Le vent circule audessus des pales et convertit l’énergie cinétique du vent qui se
déplace en mouvement de rotation du rotor. Le diamètre du cercle formé par les
pales du rotor détermine la quantité d’énergie pouvant être extraite du vent et
par conséquent la puissance générée par le système.

11
Figure 1.10. Puissance suivant le diamètre de l'éolienne.
Moyeu :
En générale c’est une pièce d’acier moulé, il reçoit les pales sur des brides
normaliséeset se monte sur l’arbre lent (primaire) du multiplicateur. Sa
conception utilise les éléments finis. Il est souvent protégé par une coupe en
polyester forme d’obus qui lui donne une forme aérodynamique (plus esthétique
que fonctionnelle).

12
Figure 1.11. Le moyeu et le couronne d’orientation des pales.
Figure 1.12. Moyeu. ¾ Les Pales

Figure 1.13. Pales de remplacement mesurant environ 15 m de long.

13
Les pales sont une partie très importante des éoliennes, le nombre de pales
influence directement l’efficacité de conversion du rotor, plus le nombre de pales
est élevé, plus le couple transmis à l’arbre du rotor sera grand.

Principe de fonctionnement :
Pour augmenter l’efficacité d’une éolienne, la nacelle s’oriente pour être
toujours face en vent.
Si le vent est trop faible, les pales pivotent de manière à capter le maximum de
vent. Si le vent est trop fort il se maintiendra pour mesure de sécurité et
l’éolienne s’arrête.
Dans la nacelle le mouvement de rotor est transmit à l’arbre lent, la vitesse de
rotation de l’arbre lent est augmentée par le multiplicateur qui est la boite de
vitesse de l’éolienne.
La génératrice fonctionne sur le principe de la dynamo (produit un courant
continu, peut aussi être utilisé comme générateur. Ce courant ne peut pas
transporter facilement car il y a des grosses déperditions d’électricité dans les
câbles électriques, (transformer le courant continue en courant alternatif grâce à
un alternateur), il transforme l’énergie de vent en électricité. Le frein permet de
stopper le mouvement de rotation de rotor, il est utilisé le cas d’urgence, sur le
toit se trouve le capteur pour le pilotage d’éolienne.
Le feux d’obstacle est un élément de sécurité qui permet au trafic aérienne de
repérer à l’éolienne à distance.

Figure 1.14. Feux d’obstacle.


Le paratonnerre protège l’éolienne contre la foudre.

14
Figure 1.15. Le paratonnerre.
Quatre puissant de moteur peut pivoter la nacelle pour s’orienté la direction
de vent.

Figure . Moteur d’orientation de la nacelle.


Le courant est transporté au bas de mât il passe par le convertisseur qui
synchronisé l’électricité produite par l’éolienne à celle présente sur le réseau
électrique, le courant est transformé en électricité en tension et passant de 680 V
à 30000 V.

15
Figure 1.17. Convertisseur et convertisseur.
L’électricité ainsi produite par l’éolienne est envoyée par le poste de source qui
est composé d’un transformateur et d’un disjoncteur.
Le transformateur sert à élever la tension électrique de 30000 V à 225000 V.
Le disjoncteur sert à protéger le réseau électrique des surtensions. Le poste de
source permet de distribuer l’électricité sur l’ensemble des réseaux électrique.
[18]

Avantages et inconvénients de l’énergie éolienne :


La croissance de l'énergie éolienne est évidemment liée aux avantages de
l'utilisation de ce type d'énergie. Cette source d'énergie a également des
désavantages qu'il faut étudier, afin que ceuxci ne deviennent pas un frein à son
développement.
Les avantages :
 L’énergie éolienne est une énergie renouvelable propre, fiable, gratuit,
inépuisable économique, et écologique, c’est une énergie qui respecte
l'environnement.
 Chaque mégawatheure d’électricité produit par l’énergie éolienne aide à
réduire de 0,8 à 0,9 tonne les émissions de CO2 rejetées chaque année par
la production d’électricité d’origine thermique.
 L'exploitation de l'énergie éolienne n'est pas un procédé continu puisque
les éoliennes en fonctionnement peuvent facilement être arrêtées,

16
contrairement aux procédés continus de la plupart des centrales
thermiques et des centrales nucléaires.
 Les parcs éoliens se démontent très facilement et ne laissent pas de trace.
 C'est une source d'énergie locale qui répond aux besoins locaux en
énergie.
 La durée de vie des éoliennes modernes est maintenant de 20 à 25 ans, ce
qui est comparable à de nombreuses autres technologies de production
d'énergie conventionnelles.
 C’est une énergie dont l’utilisation ne pollue pas, ni de gaz à effet de serre,
ni de production de déchets « déchets radioactifs contrairement à l’énergie
nucléaire ». 9 Utilisable dans tous les endroits fortement exposés aux
vents.

Les inconvénients :
Mêmes s’ils ne sont pas nombreux, l’éolien a quelques des avantages:
Le bruit : la source essentielle du bruit dans les éoliennes c’est le
multiplicateur, ce dernier commence à disparaitre après l’apparition des
éoliennes à attaque directe.
énergie change suivant la météo : la source d’énergie éolienne étant
stochastique, la puissance électrique produite par les aérogénérateurs
n’est pas constante.
Impact visuel: les éoliennes installées sur terre ont tendance à défigurer le
paysage.
Les oiseaux: les éoliennes, selon certains, pourraient constituer pour la
migration des oiseaux un obstacle mortel. En effet, les pales en rotation sont
difficilement visibles par mauvais temps ou la nuit. Les oiseaux peuvent alors
entrer en collision avec cellesci.
Différents types d’éoliennes :
Les éoliennes se divisent en deux grandes familles : celles à axe vertical et
celles à axe horizontal :
Eoliennes à axe horizontal
Dans ces types d'éoliennes, l'arbre est parallèle au sol. Bien qu'elles doivent
s'aligner suivant la direction du vent, les éoliennes à axe horizontal sont simples
du point de vue mécanique et nécessitent un encombrement au sol relativement
faible pour le montage et la fixation de la tour. La plupart des petites et grandes

17
éoliennes installées aujourd'hui sont des éoliennes à axe horizontal. Les
différentes constructions des aérogénérateurs utilisent les voilures à deux, trois
pales (les plus courantes) et les multi pales.

Figure 1.18. Exemple d’une éolienne à axe horizontal.


Avantages :
 Une très faible emprise au sol par rapport aux éoliennes à
axe vertical.
 Cette structure capte le vent en hauteur, donc plus fort et plus régulier
qu’au voisinage du sol.
 Le générateur et les appareils de commande sont dans la nacelle au
sommet de la tour.
Inconvénients Coût de construction très élevé :
L’appareillage se trouve au sommet de la tour ce qui gêne l’intervention en cas
d’incident.
Eoliennes à axe vertical :
Ils ont été les premières structures développées pour produire de l’électricité.
De nombreuses variantes technologies ont été testées dont seulement deux
structures sont parvenues au stade de l’industrialisation, le rotor de Savonius et
le rotor de Darrieux

18
Figure Technologie éolienne à axe vertical.
A nos jours, ce type d’éolienne est plutôt marginal et son utilisation est beaucoup
moins rependue. Elles présentent des avantages et des inconvénients que nous
pouvons citer comme suit.
Avantages :
 La conception verticale offre l’avantage de mettre le multiplicateur, la
génératrice et les appareils de commande directement au sol.
 Son axe vertical possède une symétrie de révolution ce qui permet de
fonctionner quel que soit la direction du vent sans avoir à orienter le rotor.
 Sa conception est simple, robuste et nécessite peu d’entretien.
Inconvénient :

Les raisons pour choisir une grande éolienne :


Le principe des économies d'échelle vaut évidemment également pour les
éoliennes.
Ainsi, une grande éolienne produit normalement de l'électricité à un moindre
coût qu'une petite. La raison pour cela est que les coûts de fondations, de
construction, de raccordement au réseau et d'autres composants de l'éolienne

19
(le système contrôle commande..) sont plus ou moins les mêmes, quel que soit la
taille de l'éolienne.
Les grandes éoliennes sont particulièrement appropriées à l'installation en mer.
Le coût des fondations n'augmente pas proportionnellement avec la taille de
l'éolienne, et les coûts d'entretien sont dans une large mesure indépendants de
la taille.
Dans les zones où il est difficile de trouver des sites pour plus qu'une seule
éolienne, une grande éolienne avec une tour haute tire mieux partie de la
ressource éolienne qu'une petite.
Les raisons pour choisir une éolienne plus petite :
Il arrive que le réseau électrique local soit trop faible pour supporter la
production électrique d'une grande éolienne. C'est souvent le cas dans les parties
les plus extérieures du réseau où la densité de la population et les besoins en
électricité est très basse.
La production d'électricité est moins fluctuante dans un parc éolien composé de
plusieurs petites éoliennes, étant donné que les variations du vent sont
aléatoires, ayant donc tendance à s'annuler. Et en plus, comme déjà mentionné,
le choix d'éoliennes plutôt petites peut se révéler avantageux dans un réseau
électrique faible.
Les coûts liés à l'usage de très grandes grues et à la construction de chemins
suffisamment robustes pour supporter le transport des composants de l'éolienne
constituent un autre facteur qui, dans certains endroits, rend plus économique le
choix de petites éoliennes.
Avec plusieurs éoliennes d'une moindre puissance, on assure la répartition du
risque en cas de défaillance temporaire d'une éolienne ([Link]. par suite d'une
foudre).
Des considérations esthétiques du paysage peuvent parfois dicter le choix
d'éoliennes plus.

20
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Eolienne à axe vertical :


Elles présentent certains avantages : machineries au sol, pas besoin d’orientation
en fonction de la direction du vent, construction souvent simple. Elles tournent à
faible vitesse et sont de ce fait peu bruyantes. Elles présentent par contre des
difficultés pour leur guidage mécanique, le palier bas devant supporter le poids
de l’ensemble de la turbine.
Il existe principalement trois technologies de ce type d’éoliennes :
 Turbines Darrieus classiques,
 Turbines Darrieus à pales droites (type-H),
  Turbines Savonius .

Figure 23 : Eoliennes à axes vertical.

Régulation mécanique de la puissance d’une


éolienne :
La régulation d’une source éolienne de secours est un facteur primordial pour
son bon fonctionnement. Ce système permet d’assurer la sécurité de l’éolienne
en cas de trop forte vitesse de l’avion au déploiement, mais aussi, de limiter sa
puissance pour éviter une détérioration des composants mis en jeu. Cette source

nécessaire, dénommée puissance nominale 𝑃𝑛. Cette puissance 𝑃𝑛 est obtenue


éolienne est dimensionnée pour développer sur son arbre une puissance

à partir de la vitesse 𝑉𝑛 (vitesse nominale) du vent relatif. Lorsque la vitesse du


vent est supérieure à 𝑉𝑛 la turbine éolienne doit modifier ses paramètres afin

reste pratiquement constante. A côté de la vitesse nominale 𝑉𝑛 du vent relatif,


d’éviter sa destruction mécanique, en faisant de sorte que sa vitesse de rotation

 Vitesse de démarrage VD, à partir de laquelle l'éolienne commence à


on spécifie aussi :

 Vitesse maximale du vent relatif VM, pour laquelle la turbine ne convertit


fournir de l'énergie.

plus l'énergie éolienne, pour des raisons de sûreté de fonctionnement. Les

Page 34
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

vitesses 𝑉N, 𝑉D et 𝑉M définissent quatre zones sur le diagramme de la


puissance utile en fonction de la vitesse du vent (Fig.24).

Figure
Diagramme de la puissance utile sur l’arbre en fonction de la vitesse du vent.

 Zone I, où P = 0 (la turbine ne fonctionne pas).


 Zone II, dans laquelle la puissance fournie sur l'arbre dépend de la vitesse
du vent V.

puissance P fournie reste égale à 𝑃𝑛.


 Zone III, où la vitesse de rotation est maintenue constante et où la

 Zone IV, dans laquelle le système de sûreté de fonctionnement arrête le


transfert de l'énergie.
Notions théoriques sur l’éolien :
Conversion de l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique :

en énergie mécanique. L’énergie cinétique d’une colonne d’air de longueur 𝑑,


La turbine éolienne est un dispositif qui transforme l’énergie cinétique du vent

de section S, de masse volumique 𝜌, animée d’une vitesse v, ) s’écrit :


1
dEc¿ 2 ρS . dx . V 2

Page 35
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Figure 25 : Colonne d’air animée d’une vitesse V.


La puissance 𝑃𝑚 extraite du volume d’air en mouvement est la dérivée

En supposant dx = vdt, on déduit l’expression de 𝑃𝑚 :


de l’énergie cinétique par rapport au temps.

dEc 1
Pm¿ dt 2 ρ So V 3

ρ : Densité volumique de l’air (Kg/m³)

V : vitesse du vent (m/s)

𝐸𝑐 : Energie cinétique du vent (Joules).

Loi de Betz :
La théorie globale du moteur éolien à axe horizontal a été établie par Albert
BETZ en

amont d’une vitesse 𝑉1 et à l’infini en aval d’une vitesse 𝑉2. La production


1929, qui suppose que le moteur éolien est placé dans un air animé à l’infini en

vent, la vitesse 𝑉2 est nécessairement inférieure à 𝑉1. Il en résulte que la veine


d’énergie ne pouvant se faire que par la conversion de l’énergie cinétique du

Soit 𝑉’, la vitesse au travers de S, la section balayée par les pales de l’éolienne ,
de fluides traverse le générateur éolien en s’élargissant.

et M la masse d’air qui traverse l’éolienne, la variation de l’énergie cinétique


Δ𝐸𝑐 est :

1 2 2
∆ Ec= m (V 1 −¿ V 2 )

La puissance aérodynamique de l’éolienne 𝑃aer s’écrit alors :


2

1
Paer¿ 2 ρ S V’ (V 21−V 22 )

Par ailleurs, la force de l’air (F) sur l’éolienne est donnée par:
F= ρ S V ' ¿ )
D’où : Paer¿F V ' =ρ S V '2(V 1−V 2)

En identifiant les équations, il vient :

Page 36
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

'
V 1+V 2
V ¿
2
Et donc :
1
Pae ¿ 4 ρ S ¿ ) .(V 1−V 2 )

Figure 26 : Théorie de Betz : Schéma de principe.

La puissance de l’éolienne sera alors maximale quand sa dérivée est


nulle,

soit pour la puissance est maximale et vaut :

On peut donc en déduire que même si la forme des pales permet d’obtenir

on ne récupère au mieux que 0.593 fois l’énergie cinétique de la masse d’air


amont, on écrira alors :

Où 𝐶𝑝 est le coefficient de puissance de l’éolienne (valeur maximale


0.593). Ce coefficient dépend de la vitesse du vent en amont 𝑉1, du nombre de
pales, de leur rayon, de leur angle de calage et de leur vitesse de rotation.
. Vitesse spécifique ou normalisée

Page 37
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

On définit la vitesse spécifique ou normalisée λ comme étant le rapport de

vent 𝑉 (Fig.27) et donné par l’expression suivante:


la vitesse linéaire en bout de pales de la turbine Ω R sur la vitesse instantanée de

Figure 27 : Vitesse de vent (𝑉) et vitesse tangentielle de l’aubage Ω𝑡 𝑅𝑡

𝑅𝑡: Rayon de la surface balayée (m)


V : Vitesse de vent (m/s)
Ω𝑡: Vitesse de rotation avant multiplicatrice (rad/s).
. Coefficient de puissance

Le coefficient 𝐶𝑝 est variable, il est en fonction de la vitesse du vent, de


la vitesse de rotation de la turbine Ω𝑡, et les paramètres des pales de la turbine
comme l’angle d’incidence et l’angle de calage . Il est souvent représenté en
fonction de la vitesse spécifique λ. La valeur maximale théorique possible du
coefficient de puissance, appelée limite de BETZ, est de 16/27 soit 0.593.

Cette limite n’est en réalité jamais atteinte, et les meilleures machines à axe
horizontal, bipale ou tripale, se situent à 60-65% de la limite de BETZ ; on ne
récupère globalement que 40% de l’énergie due au vent. On déduit alors le
rendement aérodynamique :

𝐶𝑝max Étant la valeur maximale que peut prendre le coefficient de


puissance 𝐶𝑝. Cette valeur est associée à une vitesse spécifique nominale 𝜆𝑜pt

𝑉𝑛 et une vitesse de rotation nominale


pour laquelle la turbine a été dimensionnée suivant une vitesse de vent nominale

Ω𝑡n.

Coefficient de couple

Le coefficient de couple 𝐶𝑚 est assez proche du coefficient de puissance


𝐶𝑝. Il est fort utile afin d’estimer la valeur des couples pour différents points de

une valeur de 𝐶𝑝 nulle pour une valeur de 𝐶𝑚 non nulle .


fonctionnement, notamment à vitesse de rotation Ω𝑡 nulle, ce qui correspond à

Page 38
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

En combinant les équations (23) (24) (25), la puissance mécanique 𝑃𝑚


disponible sur l’arbre d’un aérogénérateur peut s’exprimer par :

Avec :

D’où l’expression du couple est la suivante :

La valeur du coefficient de couple est déterminée par la formule suivante :

𝑇𝑡 : Couple de la turbine éolienne (N.m).


Distribution de Weibull

Le modèle le plus utilisé pour traduire la variation des vitesses de vent est
la loi de distribution de Weibull Sa densité de probabilité se présente
En assimilant les fréquences aux probabilités, la densité de probabilité
(𝑉) représente la distribution en fréquences des vitesses mesurées.
𝐾 et 𝐶 sont des paramètres appelés communément les paramètres de Weibull.
Le paramètre 𝐾 (facteur de forme) est sans dimension et caractérise la forme de
la distribution de fréquence alors que 𝐶 détermine la qualité du vent (facteur
d’échelle). Ce dernier a la dimension d'une vitesse.
La détermination de ces paramètres permet la connaissance de la
distribution des vents pour un site donné. Le traitement peut se faire directement
ou en passant par les fréquences par classes en considérant les moyennes.
La fonction de répartition est donnée par :

Historique :
L'hélio-électricité, qui traite de la transformation directe de l'énergie solaire en
énergie
électrique, est apparue en 1930 avec les cellules à oxydes cuivreux puis au
sélénium, mais ce n'est qu'en 1954, avec la réalisation de premières cellules
photovoltaïques au sélénium dans les laboratoires de la compagnie Bell
téléphonent, que l'on entrevoit la possibilité de fournir de l'énergie. Très
rapidement utilisées pour l'alimentation des véhicules spatiaux, leur
développement et de rapides progrès ont été motivés par la conquête de l'espace.

Page 39
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Au cours des années 80, la technologie photovoltaïque terrestre à progresser


régulièrement par la mise en place de plusieurs centrales de quelque mégawatt,
et même devenue familière des consommateurs à travers de nombreux produits
de faibles puissances y faisant appel : montres,
calculatrices, balises radio et météorologique, pompes et réfrigérateurs solaires.
Des
évènements tels que les courses de véhicules solaires offrant une image de haute
technologie futuristes et écologique y ont également contribué.

Définition ;
L'énergie solaire photovoltaïque (PV) provient de la conversion directe de
l'énergie
provenant de photons, compris dans le rayonnement lumineux (solaire ou autre)
en énergie électrique. Elle utilise pour ce faire des modules photovoltaïques
composés de cellules ou de photopiles fabriqués avec des matériaux sensibles
aux longueurs d'ondes du visible qui réalisent cette transformation d’énergie.
L’association de plusieurs cellules PV en série/parallèle donne lieu à un
générateur photovoltaïque (GPV) qui a une caractéristique statique courant-
tension I(V) non linéaire et présentant un point de puissance maximale (PPM).
Cette caractéristique dépend du niveau d’éclairement et de la température de la
cellule ainsi que du vieillissement de l'ensemble.
Principe de fonctionnement :
L’effet photovoltaïque a été découvert par le physicien français BECQUEREL
dès 1839, l’effet photovoltaïque permet de convertir directement l’énergie
lumineuse des rayons solaires (photon) en électricité (Volt), par le biais de la
production et du transport dans un matériau semi-conducteur de charges
électriques positives et négatives sous l’effet de la lumière. Ce matériau
comporte deux parties, l’une présentant un excès d’électrons et l’autre un déficit
en électrons, dites respectivement dopée de type n et dopée de type p. Lorsque
la première est mise en contact avec la seconde, les électrons en excès dans le
matériau n diffusent dans le matériau p.
La zone initialement dopée n devient chargée positivement, et la zone
initialement dopée p chargée négativement. Il se crée donc entre elles un champ
électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone n et les trous vers la
zone p.

Page 40
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Donc ce principe réside en une collision des photons incidents (flux lumineux)
avec les électrons libres et les électrons de valence en leur communiquant une
énergie (hv)

Page 41
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

- Si cette énergie est supérieure ou égale à l'énergie de gap de ce semi-


conducteur

Eg =Ec-Ev
l’électron passe de la bande de valence à la bande de conduction en laissant un
trou derrière lui, d’où l’apparition des paires électron- trou dans différents
points de la jonction. Donc toute particule minoritaire prés de la jonction a une
probabilité très forte pour la traverser et la jonction s’oppose uniquement le
passage
des porteurs majoritaires.
- Si les photons ont une énergie très supérieure à Eg, ils passent de la bande de
valence à un niveau instable de la bande de conduction. L'excès d'énergie sera
transmis sous forme de photons réseau cristallin puis perdue en chaleur et
l'électron prendra un niveau stable dans la bande de conduction.
-Si les photons ont une énergie inférieure à Eg, ils ne seront pas absorbés et
leurs
énergies ne contribuent pas à la conversion photovoltaïque.

Page 42
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Cellules photovoltaïque :
La cellule photovoltaïque est un moyen de conversion de la lumière en énergie
électrique par le processus « effet photovoltaïque ». Elle est réalisée à partir de
deux couches de silicium, une dopée P (dopée au bore) et l’autre dopée N
(dopée au phosphore) créant ainsi une jonction P-N avec une barrière de
potentiel. Lorsque les photons sont absorbés par le semi-conducteur, ils
transmettent leur énergie aux atomes de la jonction P-N de telle sorte que les
électrons de ces atomes se libèrent et créent des électrons (charges N) et des
trous (charges P).
Ceci crée alors une différence de potentiel entre les deux couches. Cette
différence de potentiel est mesurable entre les connexions des bornes positives
et négatives de la cellule. A travers une charge continue, on peut en plus récolter
des porteurs. La tension maximale de la cellule est d’environ 0,6v pour un
courant nul. Cette tension est nommée tension de circuit ouvert (Uc),Le courant
maximal se produit lorsque les bornes de la cellule sont court-
circuitées, il est appelé courant de court-circuit (Ic) et dépend fortement du
niveau d’éclairement.

Page 43
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Fonctionnement des cellules photovoltaïques:


La cellule photovoltaïque est composée d’un matériau semi-conducteur qui
absorbe l’énergie lumineuse et la transforme directement en courant électrique.
Le régime photovoltaïque est un régime où aucun potentiel n’est appliqué, mais
où un courant circule à travers une charge.
Le système développe donc une puissance électrique. Le principe de
fonctionnement de la cellule fait appel aux propriétés du rayonnement et celles
des semi-conducteurs.
La conversion de photons en électrons dans un matériau pouvant produire un
courant
électrique nécessite :
-Absorption des photons par le matériau (absorption optique) et la génération
des
porteurs de charges.
-Collecte des porteurs excités avant qu’ils ne reprennent leur énergie initiale
(relaxation).
Une cellule photovoltaïque produit une tension de 0,5A en circuit ouvert.
L’intensité du Courant fourni par cette cellule dépend des conditions
environnantes et en fonction de la recharge.
Différents types des cellules photovoltaïques :
Il existe différents types de cellules solaires ou cellules photovoltaïques.
Chaque type

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

de cellule est caractérisé par a un rendement et un coût qui lui sont propres.
Cependant, quel que soit le type, le rendement reste assez faible : entre 8 et 23
% de l’énergie que les cellules reçoivent. Actuellement, il existe trois principaux
types de cellules .
Cellules monocristallines :
Les cellules monocristallines sont les photopiles de la première génération,
elles sont
élaborées à partir d'un bloc de silicium cristallisé en un seul cristal.
Son procédé de fabrication est long et exigeant en énergie; plus onéreux, il est
cependant plus efficace que le silicium poly-cristallin. Du silicium à l'état brut
est fondu pour créer un barreau. Lorsque le refroidissement du silicium est lent
et maîtrisé, on obtient un monocristal.

Un Wafer (tranche de silicium) est alors découpé dans le barreau de silicium.


Après
divers traitements (traitement de surface à l'acide, dopage et création de la
jonction P-N, dépôt de couche antireflet, pose des collecteurs), le Wafer devient
cellule.
Les cellules sont rondes ou presque carrées et, vues de près, elles ont une
couleur
uniforme. Elles ont un rendement de15 à 22 %, mais la méthode de production
est l'aborieuse.

Schéma

Cellules poly cristallines


Les cellules poly cristallines sont élaborées à partir d'un bloc de silicium
cristallisé en

Page 45
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

forme de cristaux multiples. Vus de près, on peut voir les orientations


différentes des cristaux (tonalités différentes),
Elles ont un rendement de 11 à 15%, mais leur coût de production est moins
élevé que
les cellules monocristallines. Ces cellules, grâce à leur potentiel de gain de
productivité, se sont aujourd'hui imposées.
L'avantage de ces cellules par rapport au silicium monocristallin est qu'elles
produisent peu de déchets de coupe et qu'elles nécessitent 2 à 3 fois moins
d'énergie pour fabrication.
Le wafer est scié dans un barreau de silicium dont le refroidissement forcé a
crée une
structure Poly-cristalline. Durée de vie estimée : 30 ans.

Cellules amorphes :
Les modules photovoltaïques amorphes ont un coût de production bien plus bas,
mais
malheureusement leur rendement n'est que 6 à 8% actuellement. Cette
technologie permet d'utiliser des couches très minces de silicium qui sont
appliquées sur du verre, du plastique souple ou du métal, par un procédé de
vaporisation sous vide.
Le rendement de ces panneaux est moins bon que celui des technologies Poly-

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

cristallines ou monocristallines.
Cependant, le silicium amorphe permet de produire des panneaux de grandes
surfaces
à bas coût en utilisant peu de matière première.

Modules (ou panneaux) :


Typiquement une cellule photovoltaïque produit moins de 2 watts sous
approximativement 0,5 Volt. Alors Pour produire plus de puissance les cellules
sont
assemblées pour former un module Une association série de plusieurs cellules
donne un module et une association série et/ou parallèle de plusieurs modules
permet de réaliser un panneau photovoltaïque

Page 47
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Un module photovoltaïque se compose généralement d’un circuit de 36 cellules


en
série, protégées de l’humidité par un capsulage de verre et de plastique.
L’ensemble est ensuite muni d’un cadre et d’une boîte de jonction électrique.
Le passage d’un module à un panneau se fait par l’ajout de diodes de protection,
une
en série pour éviter les courants inverses et une en parallèle, dite diode by-pass,
qui
n’intervient qu’en cas de déséquilibre d’un ensemble de cellules pour limiter la
tension inverse aux bornes de cet ensemble et minimiser la perte de production
associée .
Les connections en série de plusieurs cellules augmentent la tension pour un
même
courant, tandis que la mise en parallèle accroît le courant en conservant la
tension. La

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

puissance crête, obtenue sous un éclairage maximal sera proportionnelle à la


surface du module. La rigidité de la face avant (vitre) et l’étanchéité sous vide
offerte par la face arrière soudée sous vide confèrent à l’ensemble sa durabilité.
Générateur photovoltaïque :
Dans des conditions d’ensoleillement standard (1000W/m² ; 25°C ; AM1.5), la
puissance maximale délivrée par une cellule silicium de 150 cm² est d'environ
2.3 Wc sous une tension de 0.5V. Une cellule photovoltaïque élémentaire
constitue donc un générateur électrique de faible puissance insuffisante en tant
que telle pour la plupart des applications domestiques ou industrielles. Les
générateurs photovoltaïques sont, de ce fait réalisés par association, en série
et/ou en parallèle, d'un grand nombre de cellules élémentaires.
Vcon(NS)=[Link] Avec Icc=Icc(ns)
Une association de ns cellules en série permet d’augmenter la tension du
générateur
photovoltaïque (GPV). Les cellules sont alors traversées par le même courant et
la
caractéristique résultant du groupement série est obtenue par addition des
tensions
élémentaires de chaque cellule, l’équation résume les caractéristiques
électriques d’une association série de ns cellules.
Ce système d’association est généralement le plus communément utilisé pour
les
modules photovoltaïques du commerce. Comme la surface des cellules devient
de plus en plus importante, le courant produit par une seule cellule augmente
régulièrement au fur et à mesure de l’évolution technologique alors que sa
tension reste toujours très faible. L’association série
permet ainsi d’augmenter la tension de l’ensemble et donc d’accroître la
puissance de
l’ensemble. Les panneaux commerciaux constitués de cellules de première
génération sont habituellement réalisés en associant 36 cellules en série
Vcons=0,6×36=21,6v) afin d’obtenir une tension optimale du panneau Vopt
proche de celle d’une tension de batterie de 12V.
Schéma

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

D’autre part, une association parallèle de np cellules est possible et permet


d’accroître le courant de sortie du générateur ainsi créé. Dans un groupement de
cellules identiques connectées en parallèle, les cellules sont soumises à la même
tension et la caractéristique résultant du groupement est obtenue par addition
des courants . L’équation résume à son tour les caractéristiques électriques
d’une association parallèle de np cellules.

Page 50
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Les deux types de regroupement sont en effet possibles et souvent utilisés afin
d’obtenir en sortie des valeurs de tension et intensité souhaités.
Ainsi, pour ns cellules en série, constituant des branches elles-mêmes np en
parallèle, la puissance disponible en sortie du générateur PV est donnée par :

Ppv= ns.V [Link]

Si l’on désire avoir un générateur PV ayant un courant de sortie plus intense, on


peut
soit faire appel à des cellules PV de plus grande surface et de meilleur
rendement, soit

Page 51
Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

associer en parallèle plusieurs modules PV de caractéristiques similaires. Pour


qu’un
générateur PV ainsi constitué puisse fonctionner de façon optimale, il faut que
les (ns,np)cellules se comportent toutes de façon identique. Elles doivent pour
cela être issues de la même technologie, du même lot de fabrication et qu’elles
soient soumises aux mêmes conditions de fonctionnement (éclairement,
température, vieillissement et d'inclinaison).
La puissance du générateur PV sera optimale si chaque cellule fonctionne à sa
puissance maximale notée par Pmax . Cette puissance est le maximum d’une
caractéristique P(V) du générateur, et correspond au produit d’une tension
optimale notée Uopt d’un courant optimal Iopt
. Cette caractéristique dépend fortement de l’éclairement auquel est soumis le
noté ptgénérateur et de sa température.
Conversion de l’énergie solaire photovoltaïque:
Chaîne de conversion électrique Dans le cas d’installations autonomes,
l'énergie produite par les panneaux solaires photovoltaïques est utilisée
immédiatement (pompage, ventilation, etc.…) ou stockée dans des batteries
pour une utilisation différée (Fig.15). Le courant continu produit alimente
directement des appareils prévus à cet effet ou est transformé en 230 Volts
alternatif

Analyse de la Durée du Jour et de l'Ensoleillement à Matoto


2.10 Durée du jour à Matoto
La durée du jour (nombre d’heures pendant lesquelles le Soleil est visible) à
Matoto varie très peu au cours de l’année car Conakry est proche de
l’équateur (environ 9,5° de latitude nord). Voici les moyennes
approximatives :
Mois Durée moyenne du jour
Janvier – Mai 11 h 45 à 12 h 30
Juin – Août 12 h 30 à 12 h 45
Septembre – Décembre 11 h 45 à 12 h 15
Observations :
- Il n’y a pas de grandes variations comme en Europe ou en Amérique du

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

Nord.
- Les jours les plus longs se trouvent en juin-juillet, pendant la saison des
pluies.
- Même pendant la saison sèche, la durée du jour reste supérieure à 11 h 30.
2.11 Ensoleillement à Matoto
L’ensoleillement, c’est la quantité de rayonnement solaire reçue au sol. Il est
exprimé en kWh/m²/jour.

Matoto, comme tout Conakry, a un climat tropical humide avec deux saisons
principales : saison sèche (novembre à avril) et saison des pluies (mai à
octobre). La nébulosité est plus forte pendant la saison des pluies, ce qui
réduit l’ensoleillement.
Ensoleillement moyen par saison :
Saison Ensoleillement moyen
(kWh/m²/jour)
Saison sèche (déc. à avril) 5à6
Saison des pluies (mai à oct.) 3à4
Données spécifiques :
- Mars et avril sont généralement les mois les plus ensoleillés.
- Juillet et août sont les mois les plus nuageux et pluvieux.
- En moyenne annuelle, Matoto reçoit environ 4,5 à 5 kWh/m²/jour.
Conclusion : Le potentiel solaire à Matoto est élevé, surtout en saison sèche.
Pour un projet solaire, il est recommandé de prévoir un système hybride ou
des batteries pour compenser la baisse de production en saison pluvieuse.
L’orientation idéale des panneaux est plein sud avec une inclinaison de 10 à
15.
Avantages et inconvénients de la technologie photovoltaïque :
- Avantages :
-Haute fiabilité. L’installation ne comporte pas de pièces mobiles qui la
rendent particulièrement appropriée aux régions isolées. C’est la raison de
son utilisation sur les engins spatiaux.
-Caractère modulaire des panneaux photovoltaïques permet un montage
simple et adaptable à des besoins énergétiques divers. Les systèmes
peuvent être dimensionnés pour des applications de puissances allant du
Milliwatt au Mégawatt.
- Coût de fonctionnement est très faible vu les entretiens réduits et il ne
nécessite ni combustible, ni son transport, ni personnel hautement
spécialisé.
- Technologie photovoltaïque présente des qualités sur le plan écologique
car le produit fini est non polluant (électricité propre), silencieux et

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

n’entraîne aucune perturbation du milieu, si ce n’est par l’occupation de


l’espace pour les installations de grandes dimensions.
- Fonctionnent de façon rentable dans les régions éloignées et dans de
nombreuses applications résidentielles et commerciales.
- Flexibilités et peuvent être élargis à n'importe quel moment pour
répondre à vos besoins en matière d'électricité.
-Temps de réalisation d’une centrale PV minimum.
- Longue durée de vie
- Elimination des frais des risques de transport associé des énergies
fossiles.
-Inconvénients :
- Fabrication du module photovoltaïque relève de la haute technologie et
requiert des
Investissements d’un coût élevé.
- Rendement réel de conversion d’un module est faible, de l’ordre de 10-15
% avec une
limite théorique pour une cellule de 28%.
- Générateurs photovoltaïques ne sont compétitifs par rapport aux
générateurs diesel
que pour des faibles demandes d’énergie en régions isolées.
- Tributaire des conditions météorologiques.
- Beaucoup d’appareils vendus dans le marché fonctionnent au 220 à 230V
alternatif.
Or, l’énergie issue du générateur PV est unidirectionnelle et de faible
voltage (< 30V),
elle doit donc être transformée par l’intermédiaire d’un onduleur.
- Stockage de l’énergie électrique dans des accumulateurs qui sont les plus
souvent des batteries au Plomb. Sachant que les batteries ne doivent pas se
décharger à plus de 60%(70% maximum) de leur capacité maximale. En
outre, les batteries ont une faible
durée de vie (3 à 5ans), ce qui entraîne un surcoût au fonctionnement.

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Chapitre I : Généralités sur le solaire et l’éolien

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