0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues22 pages

Fautes O

Le document présente un guide sur l'orthographe française, intitulé 'Pour ne plus faire de fautes d’orthographe', écrit par Jean-Pierre Colignon. Il propose 300 trucs et astuces pour améliorer l'orthographe, incluant des règles de base, des faux amis et des formules mémorables. L'ouvrage vise à rendre l'apprentissage de l'orthographe ludique et accessible à tous les usagers de la langue française.

Transféré par

Bachir Gueye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
38 vues22 pages

Fautes O

Le document présente un guide sur l'orthographe française, intitulé 'Pour ne plus faire de fautes d’orthographe', écrit par Jean-Pierre Colignon. Il propose 300 trucs et astuces pour améliorer l'orthographe, incluant des règles de base, des faux amis et des formules mémorables. L'ouvrage vise à rendre l'apprentissage de l'orthographe ludique et accessible à tous les usagers de la langue française.

Transféré par

Bachir Gueye
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Retrouver ce titre sur Numilog.

com
Retrouver ce titre sur [Link]
Retrouver ce titre sur [Link]
Retrouver ce titre sur [Link]

Jean-Pierre Colignon

POUR NE PLUS FAIRE DE


FAUTES D’ORTHOGRAPHE
300 TRUCS ET ASTUCES EFFICACES ET FACILES
Retrouver ce titre sur [Link]

© Les Éditions de l’Opportun


16, rue Dupetit-Thouars
75003 PARIS
[Link]

Éditeur : Stéphane Chabenat


Suivi éditorial : Clotilde Alaguillaume / Servanne Morin
(pour l’édition électronique)
Conception graphique : Emmanuelle Noël
Conception couverture : Philippe Marchand

ISBN : 978-2-36075-343-7

« Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et stric-


tement réservée à l’usage privé du client. Toute repro-
duction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou
onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est stricte-
ment interdite et constitue une contrefaçon prévue par
les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété
Intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre
toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle
devant les juridictions civiles ou pénales. »

Ce document numérique a été réalisé par Pinkart Ltd


Retrouver ce titre sur [Link]

SOMMAIRE

Préface............................................................................................... 7

100 règles de base à connaître par cœur.................................... 9

100 faux amis dont il faut se méfier...........................................91

100 formules (magiques) à retenir...........................................183


Sortir avec ou sans chapeau............................185
« C’est grave ou c’est aigu ? ».......................195
« Des jumelles ou non ? »..............................198
« Avec ou sans thé ? ».....................................211
« Chercher la femme »...................................213
« Et pour une lettre de plus… »......................215
Du côté des noms propres..............................219
Et pour quelques trucs et ficelles de plus…...227

Table des entrées.........................................................................255


Retrouver ce titre sur [Link]
Retrouver ce titre sur [Link]

PRÉFACE

Pour maîtriser l’orthographe d’usage, plusieurs


démarches sont possibles. Bien évidemment, la
première d’entre elles consiste à apprendre conscien-
cieusement, dès l’école primaire, et peu à peu, les
orthographes correspondant (pas toujours) aux
sons, les récurrences graphiques, les accentuations
cohérentes…
Mais, si l’orthographe d’usage est bien plus logique
et conséquente que ne le disent des contempteurs
excessifs, il est cependant vrai que les consonnes
simples ou doubles, que les accents, que les traits
d’union, que les mots composés, que les adverbes
et autres mots complexes, suscitent des hésitations
et quelque perplexité. Sauf pour les « timbrés de
l’orthographe », les as, les doués, ceux qui, tout
jeunes, sont tombés dans la marmite du français,
s’y sont baignés avec délices, et qui, de chic, dès
l’enfance, ont « photographié » une fois pour toutes
les mots rencontrés dans leurs lectures…
Bien sûr, pour tout le monde, la pratique inten-
sive de la lecture (tous genres de textes confondus,
et tous supports compris) permet de retenir non
seulement l’orthographe de trois mille à cinq mille
mots usuels, en principe, mais aussi de termes
moins familiers.
Au-delà de ces acquisitions ordinaires, normales,
convenues, il existe quelques bases à connaître,
Retrouver ce titre sur [Link]

quelques faux amis à reconnaître et quelques trucs


et formulettes ludiques qui – tout en amusant, en
distrayant – instruisent !
Tout usager de la langue française se jouera
d’un certain nombre de prétendus obstacles dont
on se fait toute une montagne grâce à ces 300 trucs.
Directeur de cette collection des « Timbrés de
l’orthographe », Jean-Pierre Colignon s’est attelé
personnellement, et avec conviction, à créer et à
réunir pour les lecteurs-usagers du français, quels
que soient leur âge et leur formation, ces astuces
ludiques et faciles à retenir. Depuis longtemps
enseignant, formateur et moniteur en écoles de
journalisme et en écoles de correcteurs-réviseurs,
il aide ainsi chacun à améliorer son orthographe,
sans souffrance, mais dans l’humour…
Retrouver ce titre sur [Link]

100 RÈGLES DE BASE À


CONNAÎTRE PAR CŒUR
Retrouver ce titre sur [Link]
Retrouver ce titre sur [Link]

1. Illettrisme, n. m., illettré(e), adj. et n.


Parmi les fautes à ÉVITER ABSOLUMENT
figurent au premier plan – hélas ! – les innombrables
erreurs portant, c’est un comble, sur illettrisme et
sur illettré(e) !
L’orthographe de ces mots est pourtant d’une
simplicité biblique et d’une logique incontestable.
Le mot-centre étant lettre, il va de soi que les deux
t se retrouvent dans les mots composés et dérivés.
Ensuite, comme l’on a ajouté un préfixe devant un
mot commençant par un l (lettre, lettrisme), ledit
préfixe est il-. Il- est la variante, devant un l, du
préfixe latin à sens négatif in- (accessible/inacces-
sible, actif/inactif, nommé(e)/innommé(e)…). Cet
élément négatif in- devient aussi im- devant b, m, et
p (maturité/immaturité, parfait/imparfait, buvable/
imbuvable…) et ir- devant un r (réaliste/irréaliste,
réel(le)/irréel(le), respect/irrespect).
Il est donc on ne peut plus logique d’avoir les
graphies illettrisme et illettré(e) ! Et la même norme
se retrouve dans légal/illégal, illégalement, illégalité ;
légitime/illégitime, illégitimement, illégitimité ; licite/
illicite, illicitement ; limité(e)/illimité(e) ; lisible,
illisible, illisiblement, illisibilité ; etc.
Retrouver ce titre sur [Link]

2. Quelque, adv.
Quelque – en un mot – est un adjectif variable :
Quelques spectateurs assistaient au spectacle ; cet
objet ne coûte que quelques euros ; faire quelques
pas dans le jardin ; quelques précautions que vous
preniez, il y a tout de même des risques… Il est
toujours adjectif, et VARIABLE, quand il n’est
séparé d’un nom que par un adjectif : Les quelques
maigres efforts qu’elle fit suffirent à lui valoir une
seconde place au classement ; quelques timides
démarches qu’il effectua lui permirent d’obtenir
des délais.
MAIS quelque est un adverbe, donc un mot
INVARIABLE quand :
– il signifie « environ », « à peu près » : Selon
le ministre de l’Intérieur, il y a eu quelque quinze
mille manifestants ; pour les syndicats, le défilé a
regroupé plus de deux cent mille personnes ; c’est
un homme de quelque cinquante ans ; cela remonte
à quelque trente ans.
N.B. : comme la notion relève de l’à-peu-près,
il est interdit (car ce serait illogique) d’employer
quelque (… et environ) devant un nombre précis. Il
est inconséquent de dire ou d’écrire : Les députés
en séance étaient quelque 243 ; son loyer est
d’environ 845 euros.
– suivi de que, il a la signification de « si »,
et précède un adjectif ou un participe passé NON
SUIVI d’un nom, ou modifie un autre adverbe :
Quelque puissants qu’ils soient, ils ne pourront
vaincre la révolte populaire ; quelque réputés que
soient ces restaurants, j’en suis ressorti déçu… et
Retrouver ce titre sur [Link]

affamé ! ; quelque subtilement qu’il agisse, son


double jeu sera mis au jour 1.
En cas de doute, penser toujours à voir si
« environ », ou bien « si », peut remplacer quelque.
Si oui, c’est un adverbe, invariable.

3. Chaotique, adj.
Il n’existe pas, en français, d’adjectif « cahotique »
(dont l’orthographe indiquerait qu’il serait de la
famille de cahot) !
Un cahot est un saut que fait un véhicule
roulant sur un sol inégal. Le mot est donc aussi
un synonyme de « secousse », de « heurt ». (Les
ornières entraînent beaucoup de cahots.) Au sens
figuré, le mot s’applique aux heurs et malheurs, les
hauts et les bas d’une vie : Ils n’ont pas été épargnés
par les cahots de la vie. Deux adjectifs découlent
de cahot, et qu’il ne faut pas confondre : cahotant,
« qui cahote », et cahoteux, « qui provoque, qui fait
éprouver, des cahots ». Ce sont donc les véhicules
qui sont cahotants, et les routes et chemins qui
sont cahoteux.
Chaotique (qui se prononce « ka-o-tik », puisque
cahot et chaos sont homonymes) est l’adjectif

1. Ne pas confondre mettre au jour, « découvrir, révéler,


dévoiler, rendre public, divulguer » (Lors des fouilles, on
a mis au jour de la vaisselle carolingienne ; la presse a mis
au jour l’entente illicite liant ces firmes), et mettre à jour,
« adapter, compléter, modifier quelque chose en tenant
compte des derniers événements, des derniers renseigne-
ments, des derniers résultats… ».
Retrouver ce titre sur [Link]

dérivé de chaos, « confusion, désordre, tohu-bohu,


bouleversement » et aussi « entassement naturel et
désordonné de blocs de pierre, de rochers ». Cela par
analogie avec le grand Chaos (avec une majuscule
obligatoire) de la Genèse…
On écrit donc : une démarche chaotique (= confuse),
un paysage chaotique, des projets chaotiques, une
vie chaotique…

4. Dû, adj., part. passé et n.


Le participe passé du verbe devoir est dû, avec
un accent circonflexe. Cet accent permet de distin-
guer ledit participe de l’article partitif du : J’ai dû
partir avant la fin du film ; l’intérêt dû est de 8 %...
Ce souci, ce besoin d’éviter l’homographie de
plusieurs mots n’a pas lieu d’être, ni au féminin
ni au pluriel, donc l’accent circonflexe disparaît :
– La somme due est de 2 000 euros.
– Il a été reçu avec les égards dus à un chef
d’État.
– Les invitations dues au titre de la réciprocité
tardent à venir !
À chacun son dû : l’accent circonflexe est
maintenu, bien sûr, dans le nom masculin singulier
issu de devoir.

5. Fatigant(e), adj.
Les participes présents se terminent toujours
par -ant et sont INVARIABLES : Il s’est aguerri
en naviguant dans ces mers agitées ; vaquant à
Retrouver ce titre sur [Link]

leurs affaires, ils ne se sont pas aperçus que l’orage


approchait…
Ils peuvent être employés comme adjectifs
(on les appelle adjectifs verbaux), sont terminés
également par -ant… à part quelques exceptions
(adhérent, convergent, équivalent, précédent, etc.),
et sont VARIABLES : des arguments convaincants,
des propos extravagants, les places vacantes…
Des différences orthographiques autres que
-ant/-ent existent, en particulier avec les verbes
en -ger, -guer et -quer. Ainsi : convainquant (part.
prés.) et convaincant (adj.), convergeant (part.
prés.) et convergent (adj.), divergeant (part. prés.)
et divergent (adj.), extravaguant (part. prés.) et
extravagant (adj.), fringuant (part. prés.) et fringant
(adj.), vaquant (part. prés.) et vacant (adj.), fatiguant
(part. prés.) et fatigant (adj.).
Pas de u, donc, dans l’adjectif verbal: un travail
trop fatigant, des enfants fatigants…

6. Fabricant(e), n.
Nous avons vu précédemment, avec fatigant(e),
n° 5, qu’il fallait se méfier des différences ortho-
graphiques pouvant exister entre participes présents
et adjectifs verbaux homonymes appartenant à une
même famille de mots. Ici, avec le nom commun
fabricant(e), ce sont des différences graphiques
entre participes présents et noms homonymes
des mêmes familles que nous souhaitons mettre
en évidence.
Le participe présent du verbe fabriquer s’écrit
en -quant : C’est en fabriquant des chapeaux que
Retrouver ce titre sur [Link]

la modiste s’aperçut que… Le « nom verbal » tiré


du même verbe s’écrit avec un c : des fabricants
de santons. L’emploi adjectival du nom est rare :
des industriels fabricants.
Voici quelques exemples de différences ortho-
graphiques entre participes présents et noms :
Participes présents Noms
adhérant adhérent
affluant affluent
confluant confluent
présidant président
En revanche, le nom trafiquant s’écrit comme le
participe présent de trafiquer. Comme dans trafic,
il n’y a qu’un f. (Ne pas se laisser influencer par
l’orthographe de l’anglais traffic !)

7. Cauchemar, n. m.
Eh bien (oui : eh !), ce mot a une finale en
-ar, pas du tout en « -ard » comme on pourrait le
croire à cause des dérivés cauchemarder (verbe),
cauchemardesque (adj.) et cauchemardeux (adj.).
Cauchemarder et cauchemardeux sont d’un registre
plus familier que cauchemardesque. L’acception de
cauchemardeux est « plein de cauchemars » (un
sommeil cauchemardeux), tandis que la signification
de cauchemardesque est « terrible, horrible, affreux,
fantastique… », « qui évoque l’atmosphère des
cauchemars », « qui ressemble aux visions qu’on
a lors d’un cauchemar ».
Retrouver ce titre sur [Link]

Noter quelques terminaisons en -ar :


alcazar
avatar
bazar (en dépit de bazarder)
calamar
casoar
caviar (en dépit de caviarder)
dinar
dollar
douar
hangar
lascar
lupanar
nectar
nénuphar
samovar

8. Pallier, v. tr. dir.


Le verbe pallier s’écrit avec deux l alors que
le nom commun ne comporte qu’un l (attendre
sur le palier).
Il en est de même, logiquement, pour l’adjectif et
nom palliatif : Il est en soins palliatifs, une mesure
palliative ; c’est là un simple palliatif de l’incurie
régnant depuis trois ans…
Pallier, il est impératif de le rappeler eu égard
aux nombreuses erreurs de construction, est un
verbe transitif DIRECT. Employer « pallier à » est
une grosse erreur. Les seules formulations licites
résident dans l’utilisation au sens absolu (cela ne fait
que pallier) ou avec un complément d’objet direct
(pallier une lacune ; tenter de pallier ses fautes…).
Retrouver ce titre sur [Link]

9. Pécuniaire, adj.
D’un genre à l’autre, l’orthographe de la termi-
naison de cet adjectif ne change pas : c’est toujours
-aire (disposer d’avantages pécuniaires, avoir
des difficultés pécuniaires). Ces mêmes lettres se
retrouvent dans l’adverbe pécuniairement.
Le barbarisme « pécunier/pécunière » est fort
répandu, bien qu’étant une faute grossière, due
sans doute à l’influence de pénitencier et financier.
Pécuniaire est de la famille de pécune, n. f.,
« argent comptant », et de pécule, n. m., « somme
amassée grâce au travail et/ou à l’économie ».
Le mot est issu du latin pecunarius, via pecunia,
« pécune, argent ». Tout cela étant lié à pecus,
« troupeau », celui-ci représentant, dans la Rome
antique, la richesse !

10. Soi-disant, part. prés., adj. invar. et adv.


Soi-disant est un participe présent, soit un mot
INVARIABLE. C’est une forme archaïque du verbe
se dire, « se prétendre ». La signification du parti-
cipe présent est donc : « qui se dit tel(le) », « qui se
prétend », et il ne peut alors – en toute logique – se
rapporter qu’à des personnes : un soi-disant artiste ;
un médecin soi-disant conventionné ; de soi-disant
grandes cuisinières…
Une faute fréquente consiste à écrire « soit-
disant »… Dans soi-disant, le premier élément est
le pronom soi (et non la 3e personne du singulier
du subjonctif présent [soit] du verbe être).
Retrouver ce titre sur [Link]

Pour des objets ou toute notion abstraite, on doit


employer d’autres mots : un prétendu suicide, un
fauteuil prétendument Louis XV, un supposé marché
de gré à gré… (le suicide, le fauteuil et le marché
ne sauraient parler, ne sauraient être « soi-disant »).
Soi-disant est employé assez souvent adver-
bialement, au sens de « prétendument, censément,
au prétexte de… » : Elle a pénétré dans le salon,
soi-disant pour prendre des photos ; je suis accusé
pour avoir soi-disant dénigré l’épouse du chef de
l’État. Cet emploi est condamné par les linguistes
« classiques », généralement, et accepté par certains
autres grammairiens.
À tout le moins, il convient d’éviter cette exten-
sion de sens quand il en résulte des phrases qui – au
regard de la logique – sont inacceptables, quand
bien même prêteraient-elles à sourire. Adolphe
V. Thomas, dans son excellent Dictionnaire des
difficultés de la langue française (Larousse), cite
les « exemples » cocasses suivants :
– « La belle et soi-disant infâme Mme de Vaubadon »
(Barbey d’Aurevilly, Une vieille maîtresse). Voilà
donc une femme qui se reconnaît « infâme » !]
– « La brigade criminelle n’avait pu décou-
vrir la voiture dans laquelle Gueule-en-Or s’était
soi-disant suicidé » (France-Soir, 7-IX-1940). [Là,
c’est un suicidé qui, post mortem, nous parle…]
– « Qu’est devenu le cadavre de […] soi-disant
décédé à Madrid ? » (Dimanche-Matin, 28-II-1954).
[Encore un mort qui fait part de son trépas…]
N.B. : « soi-disant que » est du langage plus que
familier, « popu » dirons-nous !
Retrouver ce titre sur [Link]

297. « Le premier Romain s’est classé dixième du


marathon de Lutèce. »
Est-ce sous l’influence de l’orthographe de
douzième, un certain nombre d’usagers du français
écrivent « dizième » à la place de dixième. Pourtant,
la terminaison respective des deux mots conduit à
garder le z pour le premier, et le x pour le second…
De plus : dans dixième on retrouve la lettre qui,
en majuscule (X), représente le chiffre romain
correspondant à 10 !
N.B. : ethnonyme, ou gentilé, employé ici comme
nom propre, Romain s’écrit naturellement avec une
majuscule. Mais, en tant qu’adjectif, le mot perd
cette majuscule : les armées romaines, les camps
romains…
Il n’y a jamais de majuscules aux ethnonymes
quand ils désignent autre chose qu’une personne :
une firme, une société (le japonais Hitachi, l’alle-
mand Siemens…).

298. « Abrégeons là-dessus, en disant “etc.” ! »


L’expression latine et cetera peut aussi s’écrire
et cætera. On la connaît surtout sous sa forme
abrégée : etc., qui doit se terminer sur un point…
abréviatif, puisque le c n’est pas la dernière lettre
de la locution.
Et cetera – et, donc, etc. – signifiant « et la
suite » (au sens de « et TOUTE la suite »), il est
inutile, et FAUTIF, car pléonastique, de cumuler
l’expression ou son abréviation avec des points de
suspension. Jamais de « etc… » ni de « etc.… », donc.
De l’acception de la locution, y compris lorsqu’elle
est représentée par son abréviation, il ressort qu’il
est superfétatoire de la doubler ou de la tripler.
Toutefois, et fort heureusement, la langue française
ne doit pas être traitée comme une matière figée,
morte. Si la répétition de etc. est effectivement,
en toute rigueur, inutile dans un texte courant, où
la répétition ne présente en effet aucun intérêt, il
faut avoir l’intelligence d’accepter le « doublon »
dans des répliques théâtrales, dans des dialogues
de films, dans des sketchs plaisants…, dès lors que
cette répétition est bien en situation, correspond à
la faconde, au bagou d’un personnage, ou quand il
s’agit de caricaturer, voire de stigmatiser le verbiage
insipide d’un « radioteur » ou d’un politique.

299. « Sortie de son ghetto professionnel, la ghesha, au


Grand Hôtel, se fit servir une platée de spaghettis ! »
Le digramme (groupe de deux lettres) gh se
rencontre principalement dans un groupe de mots
étrangers francisés et lexicalisés. Ghetto et spaghetti
viennent de l’italien, ghesha (ou geisha, graphie
préférée par le Petit Larousse, entre autres) du
japonais.
Tous ces mots, étant accueillis dans le vocabulaire
usuel, n’ont plus à être traités en exceptions gardant
leurs particularités… ce qui complique la tâche des
usagers de la langue, des enseignants comme des
apprenants. Moins il y a d’exceptions, plus une
langue est facile à écrire et à parler. Donc, foin de
l’exotisme ! Foin des préciosités que voudraient
maintenir des « puristes »… On dit donc, très

Vous aimerez peut-être aussi