1 – Exercices : 37 - Rayonnement dipolaire [TD37.
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Exercices : 37 - Rayonnement dipolaire
1. Influence de la foudre
Un dipôle élémentaire placé en M produit les champs E et B en un point A situé à la distance r dans une
direction perpendiculaire à son moment dipolaire δp(t). Les champs sont donnés avec les notations habituelles
des coordonnées sphériques, par les deux expressions ci-dessous. On notera que la dérivée δ ṗ(t) doit être évaluée,
r
à l’instant t et à la distance r, pour la valeur u = t − de l’argument :
c
2
1 r r µ0 r
δE = 3
(δp + δ ṗ + 2 δ p̈)eθ et δB = 2
(δ ṗ + δ p̈)eϕ
4πε0 r c c 4πr c
1. Quel est le sens physique du remplacement de δp(t) par δp(t − r/c) ?
2. Dans une région de l’espace, à définir, les champs produits par un dipôle élémentaire δp(t) dirigé selon Oz
s’expriment par :
δp µ0
δE = eθ et δB = Idzeϕ
4πε0 r3 4πr2
Commenter ces résultats.
3. Calculer l’ordre de grandeur du champ magnétique créé par un courant de crête (lors d’un coup de foudre)
de 105 A circulant dans un élément de longueur de 1 m à une distance de 100 m. Faire une comparaison
intelligente.
4. Donner l’expression des champs rayonnés à très grande distance (r ≫ λ). Commenter. On exprimera en
particulier le rapport E/cB.
On considère un point A situé très loin d’une antenne de hauteur H. On tient maintenant compte de la
répartition du courant de foudre le long de la hauteur z de l’éclair de foudre. Chaque dipôle élémentaire
rayonne une onde plane dans la même direction quasi orthogonale à l’antenne. On peut admettre que
l’intensité I(z, t) dans l’antenne est de la forme :
z − 0, 01ct
I(z, t) = −I0 (1 − exp( ))
cτ
avec I0 = 80 kA et τ = 80 µs.
5. Calculer les champs électromagnétiques rayonnés par l’antenne de hauteur H.
6. Évaluer à l’instant t = 40 µs, la valeur du champ électrique pour r = 10 km et H = 1 km.
2. Radar de veille
Sur l’axe (Ox) on aligne 2N + 1 antennes parallèles à (Oz), équidistantes de a. Chaque antenne (numérotée
par k, avec −N 6 k 6 N ), de hauteur h, est parcourue par le courant électrique Ik (P ) = Im,k (P ) exp iωt avec
Im,k (P ) = I0 exp (−ikφ0 )) ; on pose λ = 2πc/ω.
z
b P (z)
h x
b
O
Fig. 1 – Radar de veille
On rappelle que l’expression du champ électrique élémentaire rayonné par un élément de courant Ik (P )dz
localisé au niveau du point P en un point M du plan (Oxz) repéré par ses coordonnées sphériques r = OM ,
θ = (ez , OM) est :
iω sin θ PM
dE = 2
Im,k (P )dz exp i(ω(t − ))eθ
4πε0 c r c
1. Montrer que P M ≃ r − z cos θ dans le cadre de l’approximation dipolaire.
JR Seigne Clemenceau Nantes
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2. Déterminer le champ électrique rayonné en M par l’antenne centrale k = 0 en se plaçant dans le cadre de
l’approximation dipolaire. Montrer que le rayonnement est maximal dans le plan Oxy.
3. On se place maintenant dans le plan Oxy. On repère le point M entre autres par l’angle traditionnel ϕ
des coordonnées sphériques qui est repéré avec pour origine l’axe Ox. On raisonnera pour les différentes
antennes à l’infini dans la direction ϕ. Montrer que le déphasage entre les champs de deux antennes
consécutives est : φ = 2π
λ a cos ϕ − φ0 .
4. En déduire l’expression du champ électrique rayonné en M par l’antenne k en fonction du champ rayonné
en M par l’antenne k = 0.
sin((2N + 1)u/2)
5. Déterminer le champ électrique total rayonné en M . On posera F (u) = .
sin(u/2)
6. À quelle condition sur ϕ aura-t-on un maximum d’émission ? Comment choisir a pour que ce maximum
soit unique ?
7. Dans les conditions de la question précédente, on impose φ0 = Ωt où Ω ≪ ω. Déterminer le vecteur de
Poynting R, moyenné sur une durée τ vérifiant 2π/ω ≪ τ ≪ 2π/Ω. Conclure.
Réponses : P M 2 = (OM − OP)2 = r2 − 2rOP cos θ d’où P M ≃ r − z cos θ,
Ek=0 = i 2εI00 c λh sinr θ sinc πh cos
λ
θ
exp iω(t − rc )eθ , rayonnement maximal en θ = π/2, φ = 2π λ a cos ϕ − φ0 , Ek =
2π 2π
Ek=0 exp ik( λ a cos ϕ − φ0 ), Etot = Ek=0 F (u) avec u = λ a cos ϕ − φ0 , les maxima principaux sont obtenus
φ0 λ φ0 φ0
pour u = m2π avec m entier donc cos ϕ = m λa + 2π a a
a ou encore − λ − 2π ≤ m ≤ λ − 2π , maximum unique pour
1 a I02 h2 2 1
2 < λ < 1, R = 4ε0 c λ2 F (u) r 2 er , le maximum unique tourne dans le plan Oxy à la vitesse Ω.
3. Antenne demi-onde
Une antenne demi-onde est constituée d’un fil rectiligne de longueur L = λ/2 colinéaire à l’axe (Oz) et de point
milieu O origine des espaces. Alimentée par un amplificateur de puissance, elle est parcourue par le courant
i(z, t) = I0 cos(πz/L) cos(ωt).
On rappelle que l’expression du champ électrique élémentaire rayonné par un élément de courant I(P )dz localisé
au niveau du point P en un point M repéré par ses coordonnées sphériques r = OM , θ = (ez , OM) est :
iω sin θ PM
dE = I(P )dz exp i(ω(t − ))eθ
4πε0 c2 r c
1. Exprimer le courant d’antenne en notation complexe ī(z, t).
2. On souhaite déterminer le champ électrique Ē(M, t) en M dans la zone de rayonnement. Pour ce faire, on
considère un élément de courant ī(z, t) dz ez , au point P de l’antenne à la cote z. Exprimer en fonction
de z et de θ, la différence de marche δ entre les ondes rayonnées par N et par O dans la direction définie
par (θ, ϕ) en coordonnées sphériques d’axe Oz.
3. Déterminer en notation complexe, l’expression du champ électrique Ē(M, t) rayonné par l’antenne en M
Zπ/2
cos aπ
2
dans la direction (θ, ϕ). On donne cos x exp (iax) dx = 2 .
1 − a2
−π/2
cos( π2 cos θ)
4. En déduire le champ électrique cherché, Ē(M, t) = iµ0 cI0 exp i(ωt − kr)eθ .
2πr sin θ
5. Donner l’expression du champ magnétique B̄(M, t) rayonné par l’antenne.
6. Exprimer le vecteur de Poynting R(M, t) et la moyenne temporelle de sa norme hRi.
Zπ
cos2 π2 cos θ
7. Sachant que dθ = 1, 22, calculer la puissance moyenne P rayonnée par cette antenne.
sin θ
0
1
8. La résistance de rayonnement d’une antenne demi-onde est la grandeur Ra définie par P = Ra I02 où I0
2
est l’intensité au ventre d’intensité de l’antenne. Déterminer Ra pour une antenne demi–onde et justifier
la dénomination de résistance de rayonnement. Calculer numériquement Ra .
9. Quelle serait la valeur de l’intensité maximale I0 , pour une antenne demi-onde dont la puissance moyenne
de rayonnement est P = 2100 kW (puissance de l’émetteur Grande Ondes de France Inter à Allouis) ?
Quelle est l’intensité du champ électrique rayonné dans le plan équatorial de cette antenne (θ = π/2) à la
distance d = 100 km de l’antenne ?
JR Seigne Clemenceau Nantes
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4. Stabilité d’un atome
Un électron de charge −e = −1, 6 × 10−19 C et de masse m = 9, 1 × 10−31 kg est en orbite circulaire de rayon
r0 = 53 pm autour d’un proton supposé fixe au point O. Un tel atome constitue à la fois un dipôle électrique
rayonnant et un dipôle magnétique rayonnant. Toutefois, on pourrait montrer que le rayonnement dipolaire
magnétique est négligeable devant le rayonnement dipolaire électrique.
1. Déterminer la vitesse v0 et l’énergie E0 de l’électron. Exprimer aussi son accélération γ0 .
2. Donner l’expression du moment dipolaire électrique p et du moment dipolaire magnétique m de ce dipôle.
3. Préciser l’état de polarisation du rayonnement émis par l’électron dans le plan de l’orbite d’une part, et
sur l’axe de révolution de cette orbite d’autre part.
4. Exprimer la puissance moyenne P0 émise par l’électron ; en déduire l’énergie perdue par révolution ∆E.
5. Calculer aussi ∆E/E et la variation ∆r/r du rayon de l’orbite par tour.
6. Déterminer la loi d’évolution du rayon r de la trajectoire. Calculer la durée de vie τ de ce niveau fonda-
mental ; comparer à la période du mouvement initial ; conclure.
7. Les durées des transitions 2p ֒→ 1s et 6h ֒→ 5g de l’atome d’hydrogène sont (expérimentalement) mesurées
à τ2p֒→1s = 1, 6 ns et τ6h֒→5g = 0, 61 µs. Comparer au modèle ci-dessus ; commenter.
q
e2 v02 2
Réponses : v0 = 4πε0 r0 m = 2, 2 × 106 m · s−1 , γ0 = r0 = 9 × 1022 m · s−2 , E0 = − 8πεe 0 r0 = −2, 2 × 10−18 J =
−13, 6 eV ; p = −er0 er , m = − 12 ev0 r0 ez ; polarisation rectiligne dans le plan de l’orbite, polarisation circulaire
µ0 e2 v04 µ0 e2 v03 ∆E v3 e 2
sur l’axe de l’orbite ; P0 = 12πcr02
, ∆E = − 6cr0 ; E = − 8π
6 c3 ≃ −1, 65 × 10
0 −6
, ∆E
E = r ; E
∆r
= − 8πε0r
,
e2 4 2
e2 4 8π 2 ε20 m2 c3 r03
dE
dt = dr
8πε0 r 2 dt = −P , dr
dt = − 23 vc3 , m vr = 4πε0 r 2 , r3 − r03 = − 8π2 εe2 m2 c3 t, τ = e4 = 3 × 10−11 s,
0
2πr0
T0 = v0 = 1, 5
× 10 s, le raisonnement sur des orbites circulaires est justifié ; le modèle de Bohr ne
−16
convient pas, il faut un modèle quantique.
JR Seigne Clemenceau Nantes