LAHROUR Fadwa
BRI Rabab
àààààààààààààLe contrôle au sein des établissements publics
Introduction :
Le contrôle au sein des établissements publics (EP) et des organisations non
gouvernementales (ONG) joue un rôle clé dans la gestion et la bonne gouvernance de ces
structures. Il permet d'assurer la transparence, l'efficacité et la conformité des activités
menées, tout en garantissant une utilisation appropriée des ressources publiques ou privées.
Dans un contexte où ces organisations sont soumises à des exigences de responsabilité vis-à-
vis de leurs parties prenantes, le contrôle devient un outil indispensable pour évaluer la
performance, gérer les risques et optimiser les résultats.
Définition :
Le contrôle au sein des établissements publics consiste en un ensemble de mécanismes
visant à s'assurer que ces institutions remplissent leurs missions dans le respect des objectifs
fixés, des réglementations en vigueur et des principes de gestion transparente. Cela inclut le
contrôle financier, administratif et opérationnel, souvent exercé par des organes de tutelle
ou de contrôle externe, pour garantir une utilisation optimale des ressources publiques.
Selon les classiques :
Le contrôle dans les établissements publics repose sur une vision hiérarchique et
centralisée, où l'accent est mis sur la conformité aux règles et procédures. Il vise
principalement à assurer l'ordre, la discipline et l'efficacité dans l'exécution des missions, en
mettant l'accent sur la supervision stricte et la reddition de comptes.
Selon L'école des relations humaines :
L'école des relations humaines, développée notamment par Elton Mayo, met en avant le rôle
central des interactions humaines et de la dynamique sociale dans le fonctionnement des
organisations, y compris les établissements publics. Dans cette perspective, le contrôle ne se
limite pas à des mécanismes rigides et hiérarchiques, mais s'intéresse à des aspects tels que :
La motivation des employés : Plutôt que de les contraindre par des règles strictes, il
s'agit de les motiver en répondant à leurs besoins sociaux et psychologiques, comme la
reconnaissance et l'appartenance.
La communication : Une bonne circulation de l'information et des échanges ouverts
entre les différents niveaux hiérarchiques sont considérés comme essentiels pour
renforcer la confiance et la collaboration.
Le rôle des groupes informels : Les relations informelles et les groupes de travail
influencent fortement la productivité. Le contrôle doit donc prendre en compte ces
dynamiques sociales et les intégrer dans la gestion.
Un contrôle participatif : Plutôt que d'imposer des décisions, cette approche
encourage la participation des employés à la prise de décision et au processus de
contrôle, renforçant ainsi leur engagement et leur sentiment d'appartenance.
Selon l’école néo-classique :
L'école néo-classique combine les principes de l'école classique et de l'école des relations
humaines. Elle reconnaît l'importance des structures et des règles pour l'efficacité, tout en
intégrant les aspects humains, comme la motivation et la communication. Cette approche
met l'accent sur la flexibilité, l'adaptation et l'équilibre entre les objectifs organisationnels et
les besoins des employés. Elle favorise un contrôle moins rigide, encourageant l'initiative et
la responsabilisation des individus tout en maintenant une supervision structurée.
Selon l’école systémique :
L’organisation est vue comme un système ouvert, composé d'éléments interconnectés et en
interaction constante avec son environnement. Le contrôle y est conçu comme un processus
global et adaptatif, visant à coordonner les différentes parties de l'organisation tout en
tenant compte des influences externes. Cette approche met l'accent sur la flexibilité, la
rétroaction (feedback) et l'équilibre entre les objectifs internes et les exigences de
l'environnement.
Les outils du contrôle :
Les outils de contrôle dans une organisation sont des mécanismes permettant de suivre,
évaluer et ajuster les actions pour atteindre les objectifs fixés. Ils varient selon l'approche de
gestion adoptée et peuvent inclure :
Contrôle budgétaire : C'est un outil financier qui permet de comparer les dépenses
réelles avec celles prévues dans le budget, afin de détecter les écarts et d'ajuster les
actions.
Tableaux de bord : Utilisés pour suivre en temps réel les indicateurs clés de
performance (KPI) dans différents domaines (financiers, opérationnels, etc.). Ils offrent
une vue d'ensemble sur la performance de l'organisation.
Audit interne : Un processus d'examen systématique des activités et des pratiques de
l'organisation pour s'assurer de leur conformité avec les politiques et les objectifs.
Rapports de performance : Des documents réguliers qui mesurent l'accomplissement
des objectifs et des tâches par rapport aux standards ou aux prévisions.
Contrôle par les objectifs (MBO) : Un système où les managers et les employés
définissent des objectifs communs, et où le contrôle est effectué en mesurant les
résultats obtenus par rapport à ces objectifs.
Systèmes de feedback : Mécanismes permettant d'obtenir des retours réguliers de la
part des employés, des clients ou des partenaires, afin d'ajuster les actions en cours.
Évaluations des performances : Des évaluations formelles du travail des employés
basés sur des critères prédéfinis, qui permettent de mesurer leur contribution à l'atteinte
des objectifs.
Les formes de contrôle :
Les cellules de crise :
Dans les EP et les ONG, les cellules de crise sont des structures mises en place pour gérer des
situations d'urgence ou des événements imprévus (par exemple, une catastrophe naturelle, un
scandale, ou une crise sanitaire). Elles permettent une réponse rapide et coordonnée en
mobilisant les ressources nécessaires pour minimiser les impacts négatifs sur l'organisation et
ses bénéficiaires.
Les audits externes :
Les audits externes sont réalisés par des entités indépendantes pour examiner les activités, les
finances et la gestion des ressources de l'organisation. Cela permet d'assurer la conformité
avec les régulations et d’évaluer la performance de l'organisation. Les résultats de ces audits
renforcent la transparence et la crédibilité des EP et ONG, en garantissant qu'ils respectent les
normes légales et les objectifs fixés.
L'instauration de la qualité :
La gestion de la qualité est un outil de contrôle visant à garantir que les services et produits
fournis par les EP et les ONG respectent des standards de qualité. Cela peut inclure la mise en
place de certifications, de processus d'amélioration continue, ainsi que des audits de qualité
réguliers. L'objectif est d'assurer la satisfaction des usagers et la bonne gestion des ressources.
L'analyse des réactions des clients et des usagers :
L'analyse des réactions des clients ou des usagers est un mécanisme important pour évaluer
l'impact des services ou projets fournis. Cela inclut des enquêtes de satisfaction, des groupes
de discussion, et des retours d'expérience qui permettent d'identifier les besoins, les attentes et
les éventuels problèmes rencontrés par les bénéficiaires. Cette analyse permet d'ajuster les
actions et d'améliorer la qualité des services offerts par les EP et les ONG.
Classification du contrôle selon l’objet :
La classification des contrôles selon l'objet inclut plusieurs types de décisions et de
contrôles :
Décision stratégique :
Elle concerne les choix à long terme de l'organisation, orientant sa direction générale et
ses objectifs à long terme.
Décision opérationnelle :
Elle se rapporte aux choix quotidiens et aux actions à court terme, visant à assurer le
bon fonctionnement des activités quotidiennes de l'organisation.
Décision tactique :
Elle se situe entre la stratégie et l'opérationnel, et concerne la mise en œuvre des
stratégies à moyen terme, en prenant en compte les ressources disponibles.
Contrôle de projet :
Il s'agit de suivre et d'évaluer l'avancement d'un projet spécifique pour s'assurer qu'il
respecte les objectifs, les délais et le budget fixés.
L’utilité de contrôle :
Le contrôle est essentiel pour assurer l'efficacité et la transparence au sein d'une
organisation. Il permet de mesurer l'atteinte des objectifs et d'ajuster les actions en fonction
des résultats. Le contrôle de performance évalue l'efficacité des actions et la réalisation des
objectifs, en utilisant des indicateurs de performance pour optimiser les résultats. Quant au
coût de production réel, il permet de comparer les coûts engagés avec ceux prévus,
identifiant ainsi les écarts et permettant de prendre des décisions pour améliorer la
rentabilité et l'efficacité des processus.
Conclusion :
En conclusion, le contrôle au sein des établissements publics (EP) et des ONG est essentiel
pour assurer la transparence, l'efficacité et la conformité des actions. Il permet de garantir
une gestion optimale des ressources et de répondre aux attentes des parties prenantes tout
en assurant la réalisation des objectifs sociaux et environnementaux.