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Bristol 04

Le document traite des courbes dans un plan, en introduisant les fonctions vectorielles, leurs limites, continuité et dérivation. Il définit également des arcs paramétrés, leurs propriétés, ainsi que des concepts cinématiques tels que la vitesse et l'accélération. Enfin, il aborde la tangente en un point, la concavité des courbes et les branches infinies.

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Courbes du plan

 
P désigne un plan rapporté à un repère orthonormé direct R = (O ; i , j ) .
On note P l’ensemble formé des vecteurs du plan P . I désigne un intervalle non singulier de ℝ .

I. Fonctions à valeurs vectorielles

1°) Définition
 I → P
Déf : On appelle fonction vectorielle du plan P définie sur I toute application f :    .
t ֏ f (t )


Pour tout t ∈ I , introduisons x (t ) et y (t ) les coordonnées du vecteur f (t ) .

Déf : Les fonctions réelles x , y : I → ℝ sont appelées fonctions composantes (ou coordonnées) de f .

2°) Limite d’une fonction vectorielle



Soit f : I → P de fonctions composantes x et y .
Soit a un point de I ou une extrémité éventuellement infinie de I
    
Déf : On dit que f tend vers ℓ ∈ P en a ssi f (t ) − ℓ  t →a
→ 0 . Le vecteur ℓ est alors unique, on l’appelle
    
limite de f en a . On note alors f (t ) 
t →a
→ ℓ ou ℓ = lim f (t ) .
t →a

Prop : Soit ℓ de coordonnées x 0 , y 0 .
  x (t )  →x 0
f (t )  
t →a
→ ℓ ⇔  t →a
.
y (t )  →y0
 t →a

3°) Continuité et dérivation


A l’aide de cette notion de limite, on définit, comme pour les fonctions numériques, les notions de continuité, de
dérivabilité, de classe... On obtient :

Prop : Une fonction f : I → P est continue ssi ses deux fonctions composantes x et y le sont.

Prop : Une fonction f : I → P est dérivable ssi ses deux fonctions composantes x et y le sont.

 df
De plus, son vecteur dérivé, noté f ′(t ) ou (t ) est donné a pour coordonnées x ′(t ) et y ′(t ) .
dt

Prop : Une fonction f : I → P est de classe C k (avec k ∈ ℕ ∪ {∞} ) ssi ses deux fonctions composantes x et
y le sont. De plus, pour tout ℓ ∈ ℕ tel que ℓ ≤ k , on a alors
 
dk f (k )
 (k )
 dk f x (k ) (t )
k
= x .i + y . j ou encore t
(t ) (k ) .
dt dt y (t )

4°) Formules de dérivation


 
Soit f , g : I → P deux fonctions vectorielles dérivables.
   
Prop : Si f , g : I → P sont dérivables alors pour tout λ , µ ∈ ℝ . t ֏ λ f (t ) + µg (t ) est dérivable et
 
d   df dg
(λ f (t ) + µg (t )) = λ (t ) + µ (t ) .
dt dt dt
 
Prop : Si f : I → P et α : I → ℝ sont dérivables alors t → α (t ) f (t ) l’est aussi et

d  dα  df
(α (t ).f (t )) = (t ).f (t ) + α (t ). (t ) .
dt dt dt

- 1 / 11 -
 
Prop : Si f : I → P et u ֏ ϕ (u ) dont dérivable alors u ֏ f (ϕ (u )) est dérivable et
 
df (ϕ(u )) df
= ϕ ′(u ) (ϕ (u )) .
du dt
   
Prop : Si f , g : I → P sont dérivables alors t ֏ f (t ) ⋅ g (t ) est dérivable et
 
d   df   dg
( f (t ) ⋅ g (t )) = (t ) ⋅ g (t ) + f (t ) ⋅ (t ) .
dt dt dt
   
Prop : Si f , g : I → P sont dérivables alors t ֏ Det( f (t ), g (t )) est dérivable et :
 
d   df   dg
dt
( )
Det( f (t ), g (t )) = Det( (t ), g (t )) + Det( f (t ),
dt dt
(t )) .

df 
(t ) ⋅ f (t )
   d  dt
Prop : Si ∀t ∈ I , f (t ) ≠ o alors t ֏ f (t ) est dérivable et f (t ) =  .
dt f (t )

II. Courbes paramétrées

1°) Arc paramétré


Déf : On appelle arc paramétré du plan P tout couple Γ = (I , M ) formé d’un intervalle non singulier I et
d’une fonction M : I → P (fonction ponctuelle). Pour tout t ∈ I , le point M (t ) est appelé point
(courant) de paramètre t de l’arc Γ .
L’ensemble Supp Γ = {M (t ) / t ∈ I } est appelé support (ou courbe représentative) de l’arc Γ .

L’arc Γ est dit de classe C k (avec k ∈ ℕ ∪ {∞} ) ssi t ֏ OM (t ) l’est.

Déf : Soit a < b ∈ ℝ et Γ = ([a ,b ], M ) un arc paramétré.


On appelle extrémités de l’arc Γ les points A = M (a ) et B = M (b ) .
.
Le support de Γ est alors parfois noté AB
Si A = B , on dit que l’arc Γ est fermé.
Déf : Soit Γ = (I , M ) un arc paramétré et N un point du plan.
On appelle multiplicité du point N dans l’arc Γ le nombre
m ∈ ℕ ∪ {∞} de paramètres t ∈ I tels que P = M (t ) .
Si m = 0 alors N ∉ Supp Γ .
Si m = 1 alors le point N est dit simple.
Si m ≥ 2 alors le point N est dit multiple (double, triple,...)

2°) Modes de définition d’une courbe paramétrée


a) paramétrage cartésien
Déf : Soit t ֏ x (t ) et t ֏ y (t ) deux fonctions réelles définies sur I .
x = x (t )
On appelle arc défini en coordonnées cartésiennes par   avec t ∈ I , l’arc Γ = (I , M ) avec
y = y (t )
  
OM (t ) = x (t ).i + y (t ).j
de sorte que M (t ) ait pour coordonnées cartésiennes x (t ) et y (t ) .
Prop : Si t ֏ x (t ), y (t ) sont des fonctions C k alors Γ est C k .
b) paramétrage polaire
     
On introduit uθ = cos θi + sin θ j et vθ = − sin θi + cos θ j .

- 2 / 11 -
Déf : Soit t ֏ ρ (t ) et t ֏ θ (t ) deux fonctions réelles définies sur I .
ρ = ρ (t )
On appelle arc défini en coordonnées polaires par   avec t ∈ I , l’arc Γ = (I , M ) avec
θ = θ (t )
 
OM (t ) = ρ (t )uθ (t ) de sorte (ρ (t ), θ (t )) soit un système de coordonnées polaires de M (t ) .
Prop : Si t ֏ ρ (t ), θ (t ) sont des fonctions C k alors Γ est aussi C k .
c) courbe définie par une équation polaire
Déf : Soit θ ֏ ρ (θ ) une fonction réelle définie sur I . On appelle arc défini par l’équation polaire ρ = ρ (θ )
 
l’arc Γ = (I , M ) avec M (θ ) déterminé par OM (θ ) = ρ (θ )uθ de sorte que (ρ (θ ), θ ) soit un système de
coordonnées polaires du point M (θ ) .
Prop : Si θ ֏ ρ (θ ) est de classe C k alors l’arc Γ est lui aussi de classe C k .

3°) Vocabulaire cinématique


Soit Γ = (I , M ) un arc C k avec k ≥ 2 .
Déf : L’application t ֏ M (t ) est appelée mouvement du point M .
Le support de l’arc Γ est appelé trajectoire du point M .

 dOM
Déf : v (t ) = (t ) : vecteur vitesse au point M (t ) ,
dt

v (t ) = v (t ) : appelé vitesse au point M (t ) . figure
 
 dv d 2OM
Déf : a (t ) = (t ) = (t ) : vecteur accélération au point M (t ) ,
dt dt 2

a (t ) = a (t ) : accélération au point M (t ) . figure
Déf : Le mouvement t ֏ M (t ) est dit uniforme (resp. accéléré, décéléré) ssi celui-ci a lieu à vitesse constante
(resp. croissante, décroissante)
 
Prop : Le mouvement t ֏ M (t ) est uniforme (resp. accéléré, décéléré) ssi ∀t ∈ I , v (t ) ⋅ a (t ) = 0 (resp.
≥ 0, ≤ 0 )
Déf : Le mouvement est dit rectiligne (resp. circulaire, parabolique...) ssi sa trajectoire est incluse dans une
droite (resp. un cercle, une parabole,...)

4°) Tangente en un point


Soit Γ = (I , M ) un arc C k (avec k ≥ 1 ) et t0 ∈ I . On désire étudier l’existence d’une tangente en M 0 = M (t0 ) .
Déf : On dit que l’arc Γ admet une tangente en M 0 = M (t0 ) ssi la droite
(M 0M (t )) admet une position limite quand t → t0 .
Cette droite limite est alors appelée tangente à Γ en t0 .
 
Déf : On dit que le point M 0 = M (t0 ) est régulier ssi v (t0 ) ≠ o . Sinon on dit que ce point est singulier (ou
stationnaire). On dit que l’arc Γ est régulier ssi tous ses points le sont.
Théorème :
Si M 0 = M (t0 ) est régulier alors Γ admet une tangente en M 0 , c’est la droite passant par M 0 et dirigée

par v (t0 ) .

5°) Concavité de la courbe


Soit Γ = (I , M ) un arc C k (avec k ≥ 2 ) et t0 ∈ I de sorte que M 0 = M (t0 ) soit régulier. La droite

T = (M 0 ;v (t0 )) est tangente à Γ en M 0 .
On désire préciser l’allure de l’arc au voisinage de cette tangente.

- 3 / 11 -
 
Déf : On dit que le point M 0 = M (t0 ) est birégulier ssi v (t0 ) et a (t0 ) ne sont pas colinéaires i.e.
 
Det(v (t0 ),a (t0 )) ≠ 0 .
On dit que l’arc Γ est birégulier ssi tous ses points le sont.
Théorème :
Si M 0 = M (t0 ) est birégulier alors Γ se trouve, au voisinage de t0 , dans le demi-plan délimité par la

tangente T et pointé par le vecteur a (t0 ) .
 
Dans les deux cas f (t ) à le signe de Det(v (t0 ), a (t0 )) au voisinage de t0 .
 
Déf : Si Det(v (t0 ),a (t0 )) > 0 alors dit que Γ tourne à gauche en t0 (ou à sa concavité tournée à gauche)
 
Si Det(v (t0 ),a (t0 )) < 0 alors dit que Γ tourne à droite en t0 .
 
Si Det(v (t ),a (t )) s’annule en changeant de signe en t0 , on dit que Γ présente un point d’inflexion en
M (t0 ) (point régulier).

6°) Branches infinies


Soit Γ = (I , M ) un arc paramétré et a une extrémité ouverte de l’intervalle I éventuellement infinie. On désire
étudier le comportement du point M (t ) en a .
 
Déf : S’il existe un point L tel que OM (t ) → OL quand t → a alors on dit que L est un point limite de Γ en
a.
Déf : Si OM (t )  
t →a
→+∞ , on dit que Γ présente une branche infinie en a .
Déf : Supposons que Γ ait une branche infinie en a . Si la droite (OM (t )) admet une position limite quand
t → a alors cette droite limite D est appelée direction asymptotique de l’arc Γ en a .
Déf : Supposons que Γ admette une direction asymptotique en a .
Si d (M (t ), D ) 
t →a
→+∞ alors on dit que Γ présente une branche parabolique de direction D .
S’il existe ∆ parallèle à D telle que d (M (t ), ∆) 
t →a
→ 0 alors on dit que la droite ∆ est asymptote à
Γ en a .

III. Courbes en coordonnées cartésiennes


Soit t ֏ x (t ) et t → y (t ) des fonctions réelles définies sur I classe C k (avec k ≥ 2 )
x = x (t )
Soit Γ = (I , M ) l’arc paramétré défini par   .
y = y (t )

1°) Réduction du domaine d’étude


a) réduction par périodicité
Supposons, ici, I = ℝ . S’il existe T > 0 tel que les fonctions x et y soient simultanément T périodiques
alors ∀t ∈ ℝ , M (t +T ) = M (t ) . Par suite, en représentant les points M (t ) pour t variant dans un intervalle
d’amplitude T , on obtient l’intégralité du support de Γ .
b) réduction par parité
Supposons I symétrique par rapport à t0 .
x (2t0 − t ) = ±x (t ) x (t0 + h ) = ±x (t0 − h )
Si ∀t ∈ I ,  alors  et donc les points M (t0 + h ) et M (t0 − h ) sont, en
y (2t0 − t ) = ±y (t ) y (t0 + h ) = ±y (t0 − h )
fonction de la détermination des ± :
• confondus ( + et + ),
• symétriques par rapport à (Ox ) ( + et − ),
• symétriques par rapport à (Oy ) (− et + ),
• symétriques par rapport à O ( − et − ).
Dans tous les cas, on peut réduire l’étude à I ∩ [t0 , +∞[ ou I ∩ ]−∞, t0 ] et obtenir l’intégralité du support de Γ
en appliquant la symétrie adéquate.

- 4 / 11 -
2°) Tangente
Prop : Soit t0 ∈ I . Si (x ′(t0 ), y ′(t0 )) ≠ (0, 0) alors M (t0 ) est un point régulier de l’arc Γ . La tangente en ce
point a pour équation −y ′(t0 )(x − x (t0 )) + x ′(t0 )(y − y (t0 )) = 0 ,
y ′(t0 )
elle a pour pente m (t0 ) = ∈ ℝ ∪ {∞} .
x ′(t0 )

3°) Concavité
Prop : Si x ′(t0 )y ′′(t0 ) − x ′′(t0 )y ′(t0 ) > 0 alors la courbe tourne à gauche en t0 ∈ I .
Si x ′(t0 )y ′′(t0 ) − x ′′(t0 )y ′(t0 ) > 0 alors la courbe tourne à droite en t0 ∈ I .
Si x ′(t )y ′′(t ) − x ′′(t )y ′(t ) s’annule en changeant de signe en t0 ∈ I alors la courbe présente un point
d’inflexion en t0

4°) Branches infinies


Soit a une extrémité ouverte (éventuellement infinie) de I .
x0
Prop : Si x (t ) → x 0 et y (t ) → y 0 quand t → a alors L est point limite en a .
y0
Prop : Si x (t ) →± ∞ ou y (t ) →± ∞ de sorte que Γ présente une branche infinie en a .
t →a t →a

y (t )
Prop : Si Γ présente une branche infinie en a et que  → α ∈ ℝ alors la droite D : y = αx est
x (t ) t →a
direction asymptotique à Γ en a .
Si de plus, y (t ) − αx (t ) → +∞ ou −∞ alors Γ présente une branche parabolique de direction D en a .
Si en revanche, y (t ) − αx (t ) → β ∈ ℝ alors ∆ :y = αx + β est asymptote à Γ en a .
y (t )
Prop : Si → ±∞ alors Γ présente une branche infinie de direction D : x = 0 en a .
x (t )
Si x (t ) → +∞ ou −∞ alors Γ présente une branche parabolique de direction D .
Si x (t ) → x 0 alors ∆ : x = x 0 est asymptote Γ en a .

5°) Schéma d’étude


x = x (t )
Pour étudier une courbe paramétrée définie par  :
y = y (t )
• on précise l’intervalle (ou les intervalles) de définition et la classe des fonctions t ֏ x (t ) et t ֏ y (t ) ,
• on recherche d’éventuelles symétries et/ou périodicité afin de réduire le domaine d’étude,
• on calculer x ′(t ) et y ′(t ) et on détermine les valeurs d’annulation,
• on dresse le tableau des variations simultanées de t ֏ x (t ) et t ֏ y (t ) en y ajoutant l’étude du signe
y ′(t )
m (t ) = qui donne la pente de la tangente au point M (t ) lorsque celui-ci est régulier,
x ′(t )
• on étudie les éventuels points singuliers avec allure,
• on étudie les éventuelles branches infinies avec allure,
• on réalise le tracé final en commençant éventuellement par une ébauche et en ayant si besoin étudié
d’autres points et, si demandé, les inflexions.

IV. Courbes en coordonnées polaires


Soit θ ֏ ρ (θ ) une fonction réelle définie sur I et Γ = (I , M ) l’arc défini par l’équation polaire ρ = ρ (θ ) i.e.
 
l’arc de point courant M (θ ) avec OM (θ ) = ρ (θ )uθ .

- 5 / 11 -
1°) Tangente et allure en un point
a) étude au point O
Soit θ0 ∈ I tel que ρ (θ0 ) = 0 de sorte que M (θ0 ) = O .
Pour étudier ce point, on dresse le tableau de signe de ρ (θ ) au voisinage de θ0 .
Supposons que l’on se trouve dans l’un des 4 cas usuels suivants :
θ θ0 θ θ0
Cas 1 : Cas 2 :
ρ (θ ) + 0 − ρ (θ ) − 0 +
θ θ0 θ θ0
Cas 3 : Cas 4 :
ρ (θ ) + 0 + ρ (θ ) − 0 −

Etudions l’existence d’une tangente en M (θ0 ) . y



La droite (M (θ0 )M (θ )) est dirigée par uθ et
 
uθ 
θ → θ0
→ uθ0 donc l’arc admet une tangente T θ0 x
en M (θ0 ) = O c’est la droite d’équation polaire θ = θ0 . O
L’allure de Γ autour du point O est alors
y y y y

θ0 x θ0 x θ0 x θ0 x
O O O O

Cas 1 Cas 2 Cas 3 Cas 4


b) étude en un point différent de O dM
Soit θ ∈ I tel que ρ (θ ) ≠ 0 de sorte que M (θ ) ≠ O . y


  dOM    ρ (θ )
OM (θ ) = ρ (θ )uθ , (θ ) = ρ ′(θ )uθ + ρ (θ )vθ ≠ o puisque ρ (θ ) ≠ 0 . V

 M(θ ) ρ ′(θ )
dOM θ x
Le point M (θ ) est régulier et admet donc une tangente dirigée par (θ ) .
dθ O

 dOM ρ ′(θ )
Pour repérer cette tangente, on introduit V = (uθ , (θ )) [ 2π ] . La relation cotV = détermine V à
dθ ρ (θ )
π près puis permet de positionner T .
 
  dOM   d 2OM  
OM (θ ) = ρ (θ )uθ , (θ ) = ρ ′(θ )uθ + ρ (θ )vθ ≠ 0 , 2
(θ ) = (ρ ′′(θ ) − ρ (θ ))uθ + 2ρ ′(θ )vθ .
dθ dθ

 
 
 dOM d 2OM
Det  (θ ), (θ ) = (ρ 2 + 2ρ ′ 2 − ρρ ′′)(θ ) .
 dθ dθ 2


Si (ρ 2 + 2ρ ′ 2 − ρρ ′′)(θ ) ≠ 0 alors M (θ ) est birégulier
Si (ρ 2 + 2ρ ′ 2 − ρρ ′′)(θ ) > 0 alors la courbe tourne à gauche et donc sa concavité est tournée vers O .
Si (ρ 2 + 2ρ ′ 2 − ρρ ′′)(θ ) < 0 alors la courbe tourne à droite et sa concavité est tournée vers l’extérieur.
Si (ρ 2 + 2ρ ′ 2 − ρρ ′′)(θ ) s’annule en changeant de signe, il y a un point d’inflexion.

2°) Etude des branches infinies


Soit θ0 une extrémité ouverte de I . y
a) cas θ0 = +∞
Si lim ρ (θ ) = 0+ / 0− , on dit que x
θ →+∞
O
l’arc Γ s’enroule autour de O en l’infini.

- 6 / 11 -
lim ρ (θ ) = 0+ et lim ρ (θ ) = 0−
θ →+∞ θ →+∞ y
Si lim ρ (θ ) = R ≠ 0 , on dit que le cercle
θ →+∞

de centre O et de rayon R est asymptote O x


à l’arc Γ en l’infini.
pour R > 0, lim ρ (θ ) = R + . y
θ →+∞

Si lim ρ (θ ) = +∞ /−∞ , on dit que l’arc


θ →+∞

Γ présente une branche spirale en l’infini. O x

b) cas θ0 = −∞
On retrouve la même discussion mais cette fois-ci les flèches des enroulements sont inversés.
c) cas d’une extrémité finie
x (θ ) = ρ (θ ) cos θ
On passe en coordonnées cartésiennes via  .
y (θ ) = ρ (θ ) sin θ

3°) Réduction du domaine d’étude


a) périodicité
On suppose ici I = ℝ .
Supposons que ρ soit T périodique. M (θ + T )
   M(θ )
OM (θ +T ) = ρ (θ +T )uθ +T = ρ (θ )uθ +T et θ +T
 θ

OM (θ ) = ρ (θ )uθ .
Le point M (θ +T ) est l’image du point M (θ ) par la rotation de centre O et d’angle T . On peut alors limiter
l’étude de l’arc Γ à un intervalle de longueur T . On complète ensuite la représentation obtenue en lui
appliquant les rotations de centre O et d’angles T , 2T ,3T ,..., −T , −2T ,... i.e. kT avec k ∈ ℤ .
En particulier :
Si T = 2π alors la courbe n’a pas besoin d’être complétée
En fait : θ ֏ M (θ ) est dans ce cas 2π périodique.
Si T = 2k π ( k ∈ ℤ ) : idem
Si T = π alors on complète la courbe en lui appliquant seulement la symétrie de centre O .
2πk
Si T = ( k , n ∈ ℕ∗ ) alors on complète la courbe en lui appliquant seulement les rotations de centre
n
O et d’angles T , 2T ,..., (n −1)T .
b) symétries
M (θ 0 + α )
Soit θ0 ∈ ℝ tel que I soit symétrique par rapport à θ0 . θ = θ0
Si ρ (2θ0 − θ ) = ρ (θ ) alors ρ (θ0 + α ) = ρ (θ0 − α )
α
Le point M (θ0 + α ) est le symétrique de M (θ0 − α ) par rapport à la droite M(θ 0 − α )
d’équation polaire θ = θ0 . θ 0 −α
Si ρ (2θ0 − α ) = −ρ (θ0 + α ) , le point M (θ0 + α ) est le symétrique O
de M (θ0 − α ) par rapport à la droite d’équation polaire θ = θ0 + π 2 .
Dans les deux cas, on peut alors limiter l’étude de l’arc à I ∩ [θ0 , +∞[ ou I ∩ ]−∞, θ0 ] .
On complète ensuite la courbe obtenue par la symétrie considérée.
En particulier : ( θ0 = 0 )
Si ρ est paire alors la courbe est symétrique par rapport à l’axe (Ox ) .
Si ρ est impaire alors la courbe est symétrique par rapport à l’axe (Oy ) .

- 7 / 11 -
4°) Etude de courbes définies par une équation polaire
a) schéma d’étude
Pour étudier une courbe définie par un équation polaire ρ = ρ (θ ) .
• on cherche l’intervalle (ou les intervalles) de définition de θ ֏ ρ (θ ) et on précise la régularité la
fonction,
• on cherche d’éventuelles symétries et/ou périodicité afin de réduire le domaine d’étude,
• on dresse le tableau de variation de θ ֏ ρ (θ ) ,
• on précise les passages par l’origine ( ρ (θ ) = 0 ) avec allure du point,
• on précise les points de tangente orthoradiale ( ρ ′(θ ) = 0 , ρ (θ ) ≠ 0 ) avec allure,
• on étudie les éventuelles branches infinies avec allure,
• on représente la courbe après avoir éventuellement dresser une ébauche et complété l’étude par la
précision d’autres points,

V. Coniques

1°) Définition monofocale d’une conique


H M
Soit D une droite du plan P , F un point hors de D et e > 0 .
On étudie la courbe Γ formée des points M du plan tels que MF = e.d (M , D ) .

j
Déf : Γ est appelée conique de foyer F ,
de directrice D et d’excentricité e .
K F ∆

i
Soit K le projeté orthogonal de F sur D et ∆ = (FK ) .
Déf : ∆ est appelé axe focal de la conique Γ . D
Prop : Γ est symétrique par rapport à ∆ .
Déf : p est appelé paramètre de la conique Γ .

 KF    
Soit i = et j unitaire, orthogonal à i . RF = (F ; i , j ) est un repère orthonormé de P .
KF
p
Dans RF : F 0 et D : x = − . Pour M x : M ∈ Γ ⇔ MF 2 = e 2d (M , D ) 2 ⇔ x 2 + y 2 = (ex + p ) 2
0 e y
Ainsi, dans RF , on a Γ : x + y = (ex + p )2 . Pour poursuivre, on va distinguer 3 cas :
2 2

Si e = 1 , on dit que Γ est une parabole.


Si 0 < e < 1 , on dit que Γ est une ellipse.
Si e > 1 , on dit que Γ est une hyperbole.

2°) Etude de la parabole D


On reprend les notations ci-dessus avec e = 1 . y
Considérons S le milieu du segment [F , K ] . 2p
  p
Dans le repère RS = (S ; i , j ) . On a : Γ : y 2 = 2px .
S F x
Déf : L’équation y 2 = 2px est appelée
équation réduite de la parabole Γ .
p 2p 2
Déf : S est appelé sommet de la parabole Γ .
2p 2p
Positionnement de F et D : F p 2 et K − p 2 .
0 0

Pour t = 1 2 , M (1) p 2 . L’intersection de Γ et de la droite d’équation y = 2x permet de positionner F et D .


p
x0
Prop : En tout point M ∈ Γ , Γ admet une tangente d’équation : yy 0 = p (x + x 0 ) .
y0

- 8 / 11 -
3°) Etude de l’ellipse
On reprend les notations du 1°) avec 0 < e < 1 .
a) équation réduite
  
Il existe un point O appartenant à la demie droite d’origine O dirigée par i telle que RO = (O ; i , j ) ,
x 2 y2 p p
Γ: + = 1 avec a = et b = = 1−e 2 a ( < a ). B
a 2 b2 1 −e 2 1−e 2

x 2 y2
Déf : L’équation + = 1 est appelée équation réduite de l’ellipse Γ . A′ O A
a 2 b2
Prop : (Ox ) et (Oy ) sont axes de symétries de Γ . O est centre de symétrie de Γ .
B′
Déf : On dit que O est le centre de l’ellipse Γ et on dit aussi qu’une ellipse est une conique à centre.
Déf : Ces points sont appelés sommets de l’ellipse Γ .
Déf : Les segments A′, A et B ′, B  sont respectivement appelés grand axe et petit axe de l’ellipse Γ .
Les longueurs a et b sont respectivement appelés demi-grand axe et demi-petit axe de l’ellipse Γ .
x0 xx yy
Prop : En tout point M ∈ Γ , Γ admet une tangente d’équation : 20 + 20 = 1 .
y0 a b

Prop : L’ellipse Γ est l’image du cercle C = C (O ,a ) par la transformation : M x ֏ M ′ x


y by a
b) positionnement de F et D
pe
Pour positionner F introduisons c = OF = = ae (appelé demi-distance focale).
1 −e 2
B
p2 p 2e 2
On a b 2 + c 2 = + = a 2
.
1−e 2 (1−e 2 ) 2 b
Par suite le triangle rectangle (OBF ) a pour hypoténuse BF = a = OA . A′ F a a A
Ceci permet de positionner F . c c
a
2
a
La droite D a donc pour équation : x = − .
c D
On positionne D en exploitant Thalès.
c) définition bifocale
Γ est symétrique par rapport à (Oy ) . Notons F ′ et D ′ les symétriques de F et D par rapport à (Oy ) .
Prop : Γ est encore l’ellipse de foyer F ′ , de directrice D ′ et d’excentricité e .
Théorème :
Pour M ∈ P on a : M ∈ Γ ⇔ MF + MF ′ = 2a .
Déf : L’équation MF + MF ′ = 2a est appelée définition bifocale de l’ellipse Γ .

4°) Etude de l’hyperbole


On reprend les notations du 1°) avec e > 1 .
a) équation réduite
 
Il existe un point O situé sur ∆ au delà de K par rapport à F tel que dans R0 = (O ; i , j ) ,
x 2 y2 p p
Γ: − = 1 avec a = et b = .
a 2 b2 1 −e 2 2
e −1 b b
y =− x y= x
a y a
x 2 y2
Déf : L’équation 2 − 2 = 1 est appelée équation réduite de l’hyperbole Γ .
a b
Prop : (Ox ) et (Oy ) sont axes de symétries de Γ . O est centre de symétrie de Γ . A ′ A x
O
Déf : On dit que O est le centre de l’hyperbole Γ .
On dit encore qu’une hyperbole est une conique à centre.
Déf : Les points A et A′ sont appelés sommets de l’hyperbole Γ .

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Déf : a est appelé demi-axe focal.
b b
Déf : Les droites d’équations y = x et y = − x
a a
sont asymptotes à l’hyperbole Γ .
x0 xx yy
Prop : En tout point M ∈ Γ , Γ admet une tangente d’équation : 20 − 20 = 1 .
y0 a b
b) positionnement de F et D
pe
Pour positionner F introduisons c = OF = 2
= ae (appelé demi-distance focale).
e −1
y
p2 p2 D
On a a 2 + b 2 = + = c2 . l
(e 2 −1)2 e 2 −1 fo ca
le
rc

Ce
c = OF apparaît comme l’hypoténuse d’un triangle rectangle de côtés a et b .
Ceci permet de positionner F . b
O
F x
a2
La droite D a donc pour équation : x = .
c
On positionne D en exploitant Thalès.
a
c) définition bifocale
c
Γ est symétrique par rapport à (Oy ) .
Notons F ′ et D ′ les symétriques de F et D par rapport à (Oy ) .
Prop : Γ est aussi l’hyperbole de foyer de F ′ de directrice D ′ et d’excentricité e .
Théorème :
Pour M ∈ P on a :
M ∈ Γ ⇔ MF − MF ′ = 2a .

Déf : L’équation MF − MF ′ = 2a est appelée définition bifocale de l’hyperbole.


d) hyperbole équilatère
Prop : Les asymptotes d’une hyperbole sont orthogonales ssi e = 2 .
Déf : Une telle hyperbole est dite équilatère.

5°) Equation polaire d’une conique


 
On suppose le plan muni d’un repère orthonormé direct R = (O ; i , j ) .
Théorème :
p
ρ= est équation polaire de la conique Γ de foyer O , d’axe focal θ = α et de directrice
1 + e cos(θ − α)
p
D d’équation polaire ρ = .
e cos(θ − α )
p
Prop : ρ = est l’équation polaire de la tangente à Γ au point de paramètre θ0 .
cos(θ − θ0 ) + e cos(θ − α)

6°) Réduction de courbes du second degré.


 
On suppose le plan muni d’un repère orthonormé R = (O ; i , j ) .
Déf : On appelle courbe du second degré toute courbe Γ d’équation :
α.x 2 + β .xy + γ .y 2 + ξ.x + ψ.y = κ avec (α, β , γ ) ≠ (0, 0, 0) .
On appelle discriminant de cette courbe le réel ∆ = β 2 − 4αγ
  x 2 y2
Si ∆ < 0 alors il existe un repère orthonormé (Ω; u , v ) tel que l’équation de Γ y soit de la forme 2 + 2 = ε
a b
avec a ,b > 0 et ε = 1, 0, −1 .

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Quand ε = −1 , Γ = ∅ , quand ε = 0 , Γ = {Ω} et quand ε = 1 , Γ est un cercle de centre Ω (si a = b ) ou une
 
ellipse de centre Ω et d’axe focal (Ω; u ) (si a > b ) ou (Ω; v ) (si a < b ).
  x 2 y2
Si ∆ > 0 alors il existe un repère orthonormé (Ω; u , v ) tel que l’équation de Γ y soit de la forme 2 − 2 = ε
a b
avec a ,b > 0 et ε = 1, 0, −1 .
Quand ε = 0 , Γ est la réunion de droites sécantes en O et sinon, Γ est une hyperbole de centre Ω et d’axe
 
(Ω; u ) (si ε = 1 ) ou d’axe (Ω; v ) (si ε = −1 ).
 
Si ∆ = 0 alors il existe un repère orthonormé (Ω; u , v ) tel que l’équation de Γ y soit de la forme y 2 = 2px

avec p > 0 (parabole de sommet Ω d’axe focal (Ω; u ) ) ou de la forme y 2 = q avec q ∈ ℝ ( Γ est alors vide ou
la réunion de droites parallèles, éventuellement confondues).

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