Hnini Rajae. Rapport Pfe. Gfc. s10
Hnini Rajae. Rapport Pfe. Gfc. s10
Encadré par :
Je tiens tout d’abord, à exprimer mes plus profonds remerciements à ma petite famille,
mes parents, ma sœur et mes deux frères, qui m’ont toujours guidée, aidée, encouragée,
soutenue et poussée durant les années de mes études. Qu’ils trouvent, dans la réalisation
de ce travail, l’aboutissement de leurs efforts ainsi que l’expression de ma plus
affectueuse gratitude.
Mes remerciements vont à l’ENCG de Fès, la prestigieuse école où j’ai eu cette chance de
côtoyer un corps administratif attentif, toujours à l’écoute de ses étudiants, outre un corps
professoral de très haut calibre.
i
RESUMÉ
Pour réduire ses charges fiscales, une entreprise peut recourir à l’optimisation
fiscale. Cependant, pour que cette optimisation soit efficace et surtout ne pas la dévier de
son objet, afin de ne pas tomber dans la fraude fiscale, il est indispensable de faire le
recours à un spécialiste tel qu’un expert-comptable. En effet, grâce à ses compétences en
matière de comptabilité et de fiscalité, ce professionnel est en mesure de proposer des
conseils fiscaux visant à minorer, en toute légalité, l’impôt. Ce qui permettrait à
l’entreprise de réaliser des économies en matière de charges fiscales.
Le principal objectif de notre PFE issu d’un stage, chez le cabinet d’expertise
comptable OMNIPACT, est de mettre en lumière le rôle de l’expert-comptable dans
l’optimisation fiscale de l’entreprise, et ce, à travers le cas de groupe de cliniques.
ABSTRACT
To reduce its tax burden, a company can resort to tax optimization. However, for
this optimization to be effective and above all not to deviate from its purpose, in order not
to fall into tax evasion, it is essential to use a specialist such as an accountant.
Due to his to his skills in accounting and taxation, this professional is able to offer
tax advice aimed at reducing the tax, in complete legality. This would allow the company
to make savings in terms of tax charges.
The main objective of this report resulting from an internship at the accounting firm
OMNIPACT, is to highlight the role of the accountant in the tax optimization of the
company, and this, through the clinic group case.
ii
SOMMAIRE
REMERCIEMENTS................................................................................................................................................................................................ I
RESUMÉ............................................................................................................................................................................................................. II
ABSTRACT.......................................................................................................................................................................................................... II
SOMMAIRE......................................................................................................................................................................................................... I
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................................................................................................ 4
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE................................................................................................................................................................... 60
i
Liste des abréviations
CA : Chiffre d’Affaires
LF : Loi de Finance
S A : Société Anonyme
T P : Taxe Professionnelle
ii
Liste des figures
Tableau 1 : représentatif des règles fiscales de forme des documents (loi 9-88 relative aux obligations
comptables de commerçants).........................................................................................................................13
Tableau 2 : tableau représentatif des métiers et missions du cabinet.........................................................34
iii
INTRODUCTION GENERALE
La fiscalité est un élément essentiel dans la vie des entreprises. En effet, en plus
d’y être omniprésente, elle est considérée comme un levier opérationnel clé de ces entités
car toute entreprise est appelée à optimiser la gestion de son paramètre fiscal, et en faire
une dynamique au quotidien, mais tout en faisant preuve de citoyenneté et de civisme.
Pour atteindre cet objectif, l’étude cherche à répondre aux questions suivantes :
p. 2
- Quel est le régime fiscal appliqué aux cliniques privées au Maroc?
- En quoi consiste le processus d’une mission du conseil fiscal chez ce
genre d’entreprise ?
Notre problématique est liée à un sujet novateur, et d’actualité aussi, qui touche le
volet fiscal du secteur de santé au Maroc, un secteur qui n’est pas privilégié fiscalement
auprès de l’Etat, surtout en cas d’un investissement futur. De plus, lors de notre
investigation avant de choisir ce sujet, nous n’avons pas trouvé de travaux ayan abordé ce
thème à priori. Ce constat nous a encouragé pour s’aventurer dans la recherche dans un tel
sujet, d’autant plus que les cabinets d’expertise comptable et de conseil se trouvent
confrontés à un nouveau défi : guider les porteurs de projets des cliniques, à optimiser la
charge fiscale de leurs investissements.
p. 3
La deuxième partie illustre la pratique de l’optimisation et de la planification
fiscale tout en prenant comme cadre un groupe de cliniques privé. Elle est
constituée de deux chapitres :
Le premier est réservé au déroulement de la mission de conseil
fiscal ;
Le deuxième est consacré l’élaboration d’un montage fiscal afin
d’optimiser le coût d’investissement du groupe étudié.
p. 4
PARTIE I : L’optimisation
et
conseil fiscaux :
Concepts et
fondements
p. 5
Introduction de la première partie
En effet, cette dernière constitue l’un des facteurs clés de réussite et succès de
l’entreprise. L’attitude des chefs d’entreprise vis-à-vis de la fiscalité s’est développée.
Pour aboutir à ses objectifs en matière de gestion fiscale, le chef d’entreprise fait
recours à son expert-comptable pour demander son assistance et ses conseils. Cette
mission de consulting fiscal, qui requiert une expertise fiscale de haut niveau, doit être
exécutée dans un cadre légal prédéfini et conformément aux normes professionnelles, afin
d’être à l’abri de tout fait pouvant menacer l’expert-comptable et engager sa responsabilité
d’une part, et de réaliser les objectifs visés d’autre part.
Mener une stratégie d'optimisation fiscale suppose de bien connaître tous les outils à
la disposition des entreprises. Une telle politique peut s'avérer très intéressante et permettre
de faire de réelles économies. En effet, la recherche de l’optimisation et la planification
fiscales doit d’abord passer par une distinction claire entre ces notions et celles de la fraude
et de l’évasion fiscales, ensuite, par l’instauration d’un climat de sécurité fiscale au sein de
l’entreprise, et enfin par la maîtrise des limites de l’optimisation fiscale.
1
Principalement les sources du droit fiscal marocain sont : le CGI, LF, et les Lois ordinaires.
p. 6
I. L’optimisation et la planification fiscales
a. L’optimisation fiscale
Dans le cadre de la gestion d’une entreprise, l’optimisation fiscale consiste à gérer
la fiscalité applicable à sa situation de manière optimale, c'est-à-dire la meilleure façon
possible.
Si les termes « optimisation » et « optimiser » ont été retenus par référence aux
mots anglais « optimisation » et « to optimize », on pourrait aussi utiliser les mots français
« optimalisation » et « optimaliser », tout proviennent en effet de la racine latine « optimus
», « le meilleur ». Ceci à rattacher au groupe d’ops, opis, « abondance » ;
2
https://www.editions-legislatives.fr/gestion-fiscale#2
3
J. C. PAROT, cité par Y. ELFELAH in « La gestion fiscale des entreprises (cas de la Tunisie) », Mémoire de fin
d’études de troisième cycle spécialisé en finances publiques, option fiscalité, Institut d’Economie Douanière et de
Fiscalité 2003, P 8.
4
https://www.etudier.com/dissertations/l'Optimisation-Fiscale/541606.html
p. 7
meilleure façon possible de gérer la fiscalité applicable à son entreprise, suppose donc à
priori l’existence d’option ouvertes au chef d’entreprise entre lesquels ce dernier va devoir
choisir au mieux des possibilités offertes par le droit afin de parvenir à un résultat de
moindre coût fiscal, l’impôt étant une charge comme une autre qu’il convient de minimiser
afin d’augmenter le profit.
b. La planification fiscale :
« La planification fiscale consiste à viser la performance maximale en recherchant
la minimisation de tous les coûts, aussi bien les coûts fiscaux que les coûts de transaction6
».7
5
https://www.etudier.com/dissertations/l'Optimisation-Fiscale/541606.html
6
Les coûts de transaction : s’assimilent à la somme des coûts engendrés avant le processus de fabrication d'un bien
ou la fourniture d'une prestation de service, à laquelle on ajoute les coûts commerciaux
7
M. SCHOLES et M. WOLFSON, cité par R.YAICH, in « Fiscalité et performance de l’entreprise, rôle de l’expert-
comptable », op.cit, P 22
p. 8
niveau des aspects autres que fiscaux de telle sorte qu’une stratégie de minimisation de
l’impôt peut se montrer non efficiente8.
Une planification fiscale efficace requiert de celui qui l’effectue les trois conditions
suivantes :
Toutes les conséquences fiscales d’une certaine transaction doivent être prises en
compte du point de vue de toutes les parties concernées par la transaction ;
Dans les décisions de financement et d’investissement, doivent être considérés, non
seulement les impôts explicites (c'est-à-dire ceux payés directement aux autorités
fiscales), mais aussi les impôts implicites (c’est à dire ceux qui sont payés
indirectement sous la forme de taux de rentabilité plus faible sur les investissements
bénéficiant de bonifications fiscales) ;
Reconnaître que les impôts ne sont qu’un aspect des coûts, et que tous les coûts
doivent être pris en compte. Certains montages fiscalement avantageux nécessitent
une restructuration coûteuse de la société9 ou des coûts d’apprentissage assez
élevés.
8
M. SCHOLES et M. WOLFSON, Fiscalité et stratégie d’entreprise, Editions PUF, 1996, P 9
9
M. SCHOLES et M. WOLFSON, Fiscalité et stratégie d’entreprise, op.cit, P 9.
p. 9
a. Incidence de la fiscalité sur la concurrence
«Si deux actifs dégagent des cash-flows identiques, mais que l’un est taxé plus
lourdement que l’autre, le prix de l’actif favorisé fiscalement sera supérieur à celui de
l’actif plus fortement imposé»10
L’impôt est l’un des éléments qui composent le coût de revient pour l’entreprise.
Par conséquent, il influence le prix de vente des produits commercialisés. En effet, une
augmentation des taux de l’imposition de l’entreprise, par exemple, entraîne une
augmentation du coût de revient impliquant la nécessité d’une augmentation des prix de
vente pour préserver la marge bénéficiaire. Une telle augmentation aura probablement
pour effet la réduction des ventes au profit des produits les moins fiscalisés, ce qui peut
avoir une mauvaise répercussion sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.
10
M. SCHOLES et M. WOLFSON, Fiscalité et stratégie d’entreprise, op.cit, P 127.
11
B. BOBE et P. LIAU, cités par S. ZGHAL, in « La gestion fiscale de l’entreprise », Mémoire pour l’obtention du
diplôme d’expertise comptable, 1997, P 56.
12
Loi de finance 2020
p. 10
=> Exonération au titre des 5 premières années ; taux de 20% à compter de la 6ème année
sur la tranche du bénéfice supérieur à 1 million DH
- Entreprises « CFC » :
=> Exonération au titre des 5 premières années ; taux spécifique de 15% à compter de la
6ème année.
- Sociétés sportives :
a. La fraude fiscale
La fraude fiscale est définie par l’OCDE, toute action du contribuable qui implique
une violation de la loi, lorsqu’on peut prouver que l’intéressé a agi dans le dessin délibéré
d’échapper à l’impôt.
Autrement dit, la fraude fiscale est toute sorte de violation de la loi fiscale afin
d’échapper aux impôts ou de minimiser leurs montants.13
b. L’évasion fiscale
Selon le comité des affaires fiscales de l’O.C.D.E.14, l’évasion fiscale est caractérisée par
la réunion des trois éléments suivants :
13
https://www.village-justice.com/articles/fraude-fiscale-etude-comparative-droit-francais-
marocain,27831.html#:~:text=La%20fraude%20fiscale%20est%20d%C3%A9finie,%C3%A9chapper%20%C3%A0%20l'i mp%C3%B4t
%20%C2%BB.
p. 11
Un élément de détournement de l’intention du législateur, soit que le contribuable
profite des failles de la législation, soit qu’il applique des dispositions légales à des
fins autre que prévues ;
Un élément d’artifice, qui consiste en ce que les dispositions prises par le
contribuable n’ont pas de véritables justifications ou une justification différente de
celle qui est affichée ;
Un élément de confidentialité, le contribuable cherchant à préserver le secret du
procédé, condition parfois prévue par le contrat de vente lorsqu’il est proposé par
un conseil fiscal.
p. 12
les immobilisations est une erreur fiscale dont les conséquences pèsent parfois lourdement
sur l’entreprise ;
Tableau 1 : représentatif des règles fiscales de forme des documents (loi 9-88 relative aux
obligations comptables de commerçants)
15
La loi 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants
p. 13
de l'autofinancement.
Le tableau de financement met en évidence l'évolution financière de
l'entreprise au cours de
l'exercice en décrivant les ressources dont elle a disposé et les emplois
qu'elle en a effectués.
L'état des informations complémentaires complète et commente
l'information donnée par le
bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes de gestion et le
tableau de financement.
p. 14
a. La régularité
La régularité peut être définie comme étant la conformité aux règles et procédures
en vigueur. Pour être régulière, la comptabilité doit satisfaire certaines conditions de fonds
et de formes
Un journal général
Un grand livre
p. 15
Une balance
Un livre d’inventaire
b. La sincérité
a. L’abus de droit
L’abus de droit consiste à combiner les clauses d’un acte ou d’une convention que
l’on oppose à l’administration fiscale dans le but de dissimuler la nature et l’objectif réel
p. 16
de l’opération. « L’administration fiscale va se trouver en présence de deux situations :
l’une apparente et juridiquement régulière et l’autre réelle mais dissimulée »16.
La théorie d’abus de droit n’a pas pour seul objectif la répression des contribuables
frauduleux, mais elle permet aussi, de préciser les limites de l’optimisation fiscale et de la
liberté du choix de la solution la moins imposée.
16
S. KAMMOUN « L’abus de droit en matière fiscale », Mémoire pour l’obtention du diplôme d’expertise comptable,
Sfax, Décembre 2006, P14.
p. 17
Le recours aux fonds propres pour acquérir un matériel et bénéficier du
dégrèvement physique sans étude préalable de la situation financière peut mettre en péril la
vie de la société.
« Une bonne optimisation fiscale ne saurait se faire sans une bonne mise en
perspective. Ainsi la recherche du maximum d’économie d’impôt dans un cadre légal ne
peut voiler la nécessité d’anticiper, autant que faire se peut, les éventuelles situations
pénalisantes subséquentes ». A cet effet, l’entreprise qui recourt à l’expert-comptable dans
le cadre du consulting fiscal s’attend à ce qu’il l’assiste à gérer au mieux sa situation
fiscale et assurer une bonne veille fiscale.
La phase préliminaire,
l’étendue et les limites de la mission de consulting fiscal ;
Les normes d’exercice et les compétences nécessaires à l’exercice de
cette mission ;
La responsabilité de l’expert-comptable dans le cadre d’une mission
de consulting fiscal.
Généralement, le client fait recours au conseil fiscal pour chercher des conseils
fiables et pertinents de nature à l’aider dans la gestion fiscale de ses affaires et dans la prise
de décision.
17
R. YAICH, Ethiques et compétences comptables, op.cit, P 119.
p. 20
a.3. La lettre de mission
Il est fortement recommandé, sans que cela ne soit une condition professionnelle
d’exercice de la mission de consulting que le professionnel rédige une lettre de mission.
Elle doit être établie par l’expert-comptable, en accord avec son client. Elle définit
la mission dont il est chargé ainsi que les droits et obligations de chacune des parties
conformément aux règles de déontologie et aux recommandations de l’O.D.E.C.
La lettre de mission n’est pas seulement un instrument juridique mais elle est aussi
un moyen d’organisation de la relation et de la communication avec le client. De ce point
de vue, elle constitue une référence utile.
»18.
18
Code civil Français art 1135, cité par P. BOURHIS, in « Le devoir de conseil en matière fiscale : responsabilité
Civile de l’expert-comptable dans le cadre des missions d’établissement des comptes annuels », Revue Economie et
p. 21
Comptabilité n°168,1989.
19
La norme 1 de l’O.E.C.T. relative à la participation de l’expert-comptable à l’établissement des états financiers
p. 22
Dans ce cadre, l’expert-comptable est invité notamment à :
Aider son client à prendre les décisions optimales en présence de plusieurs choix
comptables ayant une incidence sur la charge fiscale (choix du mode
d’amortissement, choix de la méthode d’évaluation des stocks etc.) ;
Inciter son client à veiller à ce que les pièces justificatives soient probantes, en plus
du fait que les informations qu’elles matérialisent sont raisonnables ;
Alerter son client sur toutes les erreurs, irrégularités et omissions qu’il découvre et
qui peuvent exposer l’entreprise ou ses dirigeants à des sanctions.
La consultation
L’assistance et la surveillance fiscale
b.1.1. La consultation
dispose à cet effet : « les missions d’élaboration des comptes comportent souvent des diligences ayant trait à la
fiscalité et au droit des affaires. Ainsi, l’assistance fiscale et le conseil juridique notamment paraissent-ils comme
étant le complément normal des activités d’élaboration des états financiers ».
p. 23
b.1.2. L’assistance et la surveillance fiscale
p. 24
c. Missions spécifiques confiées à l’expert-comptable
L’entreprise cliente peut confier à son expert-comptable des missions spécifiques
touchant à la fiscalité en marge d’une mission d’établissement des états financiers. Ces
missions portent notamment sur :
20
R. YAICH, Théorie et principes fiscaux, op.cit, P 75.
p. 25
fiscaux étudiés ou proposés soient qualifiés par l’administration fiscale comme des moyens
d’évasion fiscale.
p. 26
qu’il lui appartient de prendre les décisions et qu’il doit avoir conscience qu’il assumera la
plénitude de la responsabilité des décisions prises »21
21
R. YAICH, Ethiques et compétences comptables, op.cit, P 121.
22
8 A. FRANCONIE « Responsabilité de l’expert-comptable et garanties de ses clients », Revue Française de
comptabilité n°205, 1989, P 45
p. 27
b. En cours et en fin de mission
En cours et en fin de l’exercice de mission, l’expert-comptable est tenu, notamment,
de :
« Par ailleurs, pour garantir les risques liés à leur responsabilité civile, les experts
comptables sont tenus de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle ».
a. La lettre de diligences
La lettre de diligences doit être signée par le client. Elle vise essentiellement à
protéger le professionnel contre tout agissement du client visant à engager sa
responsabilité pour manquement aux diligences inhérentes à la mission de consulting
p. 28
fiscal. Notons que les résultats de l’enquête montrent que la quasi-totalité des experts
comptables interrogés rejoignent la norme professionnelle de l’O.D.E.C. sur l’importance
de la lettre de diligences comme moyen de protection à la disposition du professionnel.
b. Le rapport de mission
Au cours de l’exercice de sa mission, l’expert-comptable doit conserver dans son
dossier tous les éléments importants et jugés utiles à la rédaction d’un rapport et à la
motivation de son contenu. S’il est tenu de délivrer un rapport, ledit rapport doit être
préparé par le professionnel lui-même ou, confier la préparation d’un projet de rapport à un
collaborateur ayant la formation et la compétence technique nécessaires.
Il doit23 :
6. Enoncer que l’avis se fonde sur les faits, circonstances et hypothèses fournis et
qu’il pourrait ne pas s’appliquer si ces faits, circonstances ou hypothèses changeaient ou se
révélaient inexacts ;
23
R. YAICH «Conduite professionnelle des missions de consultation», RCF N°61, 2003, P16
p. 29
8. Préciser à qui est adressé le rapport et indiquer le nom de l’expert-comptable
consulté, ainsi que la date et le lieu de délivrance du rapport.
- Compétences techniques ;
- Compétences comportementales ;
- Compétences en matière de gestion des risques
24
D. GOLEMAN, L’intelligence émotionnelle-2, Editions J’AI LU, Paris, 2004, P 24
p. 30
Conclusion de la première partie
Cette première partie conceptuelle avait pour but de saisir l’optimisation fiscale,
ses objectifs, et les avantages qu’elle propose aux organisations, nous y avons abordé
également le conseil fiscal, principalement l’intervention de l’expert-comptable durant
cette mission.
p. 31
Partie II : La Pratique de
l’optimisation fiscale :
Cas de groupe des
cliniques « Alpha »
p. 32
Introduction de la deuxième partie
Parmi les défis majeurs auxquels les porteurs de projet d’un groupe des cliniques
privées sont confrontés, on trouve la fiscalité. Celle-ci est un enjeu important pour lesquels
l’expert-comptable peut les accompagner du fait que la loi de l’impôt n’est pas vraiment en
faveur de ce secteur.
En effet, Au niveau fiscal25, les cliniques sont exonérées de TVA sans droit à
déduction. Elles n’ont pas le droit à l’achat en exonération de la TVA de leurs biens
d’investissement acquis pendant les 36 premiers mois de début d’activité.
.Rappelons que le secteur de la santé au Maroc intéresse de plus en plus les fonds
d’investissements et les prises de participation se multiplient. À la fin de 2020, le sud-
africain Vantage Capital a injecté 28 millions de dollars dans le groupe Cliniques
internationales du Maroc. CDG Capital PrivateEquity a également pris une part dans le
groupe Oncorad à la suite d’une augmentation de capital.
Pour complémenter notre travail, nous finirons dans un dernier chapitre, par
quelques recommandations d’amélioration pour une optimisation fiscale bien réussie.
25
http://tax-news.ma/cliniques-privees-les-limites-juridiques-de-la-reforme/
p. 33
Chapitre 1 : Contexte et objectifs de la mission au sein du groupe
Logo de l’entreprise
I.C.E 000208927000006
Personnel 30
LinkedIn https://www.linkedin.com/company/omnipact/mycompany/
p. 34
II. Le secteur d’activité du cabinet
Le secteur d’activité de l’entreprise au sein de laquelle le stage fut effectué est celui
des «services». Cabinet d’expertise comptable et de commissariat aux comptes. Ce dernier
effectue essentiellement des missions d’audit et commissariat aux comptes, de conseil
juridique et fiscal et d’assistance comptable.
Au Maroc ce secteur est réglementé par un ordre des experts comptables (OEC). Ce
dernier a été institué par la loi n° 15.89 promulguée par le Dahir n° 1.92.139 du 8
janvier 1993.
26
https://www.oecmaroc.com/
p. 34
- Interventions connexes (fusion, opérations
concernant le capital social…)
Optimisation fiscale
a. Particularités juridiques
Il existe une multitude de textes réglementant le secteur médical. A notre avis, les
principaux textes de lois, décrets, arrêtés ministériels et règlements de ce secteur que
l’Expert-Comptable (auditeur ou conseil) doit connaître.
Réglementation spécifique
- La loi n° 131-13 relative à l’exercice de la médecine au Maroc publié au BO en
mars 2015 qui a abrogé la loi n° 10-94.
27
Cours de Driss Moumeni sur les cliniques privées au Maorc, Expert-Comptable
p. 36
- La loi n° 65-00 du 3 octobre 2002 portant code de la couverture médicale de
base et ses différents décrets d’application.
- La loi cadre 34-09 relative au système de santé et à l’offre de soins. Cette loi
est de première importance car elle comprend des dispositions à même de favoriser le
développement du secteur privé social et solidaire (privé à but non lucratif), et de
structurer des liens de complémentarité entre les secteurs privé et public dans le cadre de
cartes sanitaires régionales
p. 37
4. Si la clinique appartient à une personne morale de droit privé poursuivant
un but non lucratif, la responsabilité de sa direction médicale doit être confiée à un
médecin inscrit au tableau de l'Ordre dans la catégorie des médecins du secteur privé.
=>Modification
Autorisation majeure par rapport à l’ancienne loi : le capital d’une
d’exercice
clinique est désormais ouvert à l’investissement privé
1. Autorisation préalable
Autorisation du SGG après avis conforme du Ministère de la Santé et du CNOM
2. Autorisation définitive
Réalisation du projet (délai 3 ans)
b. Particularités
comptables
Avant de présenter les principales particularités comptables il convient de présenter
les processus globaux au sein d’une clinique privée
p. 38
Figure 1 : Processus opérationnels d'une clinique
Source : Cours de Driss Moumeni sur les cliniques privées au Maorc, Expert-Comptable
La facture émise
La facture émise comprend deux parties :
- Bloc opératoire.
- Pharmacie.
- Suppléments (frais liés au séjour d’un accompagnant, chambre
individuelle, frais de téléphone, etc.).
p. 39
Prestations externes : Analyses biologiques, Radiologies (scanner, IRM, etc.). Il est
à signaler que si la clinique dispose de son propre matériel de radiologie, les prestations y
afférentes feront bien évidemment partie du chiffre d’affaires de la clinique.
Source : Cours de Driss Moumeni sur les cliniques privées au Maorc, Expert-Comptable
(*) La clinique peut créer un sous compte pour le patient pour y enregistrer
uniquement sa quote-part : ticket modérateur et prestations supplémentaires.
c. particularités fiscales :
L’activité médicale d’une clinique privée au Maroc présente certaines particularités
fiscales en matière de:
Il convient de noter que pour l’IS (Impôt sur les Société), aucune
particularité fiscale n’est prévue par le CGI (Code Générale des impôts)
pour les cliniques
p. 40
En matière de TVA :
L’article 91-VI-1°28 du CGI (Code Général des Impôts) précise que les prestations
fournies par les exploitants de clinique sont exonérées de TVA sans droit à déduction.
En conséquence, les achats d’une clinique doivent être comptabilises TTC, la TVA
n’étant pas récupérable. En outre, le chiffre d’affaires des cliniques est facturé sans TVA
aux patients.
Notons, à ce titre, que le CGI n’a pas fait de distinction entre prestations médicales
et prestations supplémentaires (facturation spécifique à une chambre individuelle, lit et
repas d’un accompagnant, etc.) pour l’imposition à la TVA. En conséquence, même les
prestations supplémentaires ne sont pas imposables à la TVA.
En matière d’IR :
Les articles 73-II-G-2° et 157 du CGI précisent que les honoraires et rémunérations
versés aux médecins non soumis à la taxe professionnelle qui effectuent des actes
chirurgicaux dans les cliniques doivent faire l’objet de la retenue de 30% au titre de l’IR.
I. Description de la société :
28
Selon l’article 91.- Exonérations sans droit à déduction du CGI 2022,
<< Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée :
Les opérations portant sur : 1°- les prestations fournies par les médecins, médecins-dentistes, masseurs
kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages-femmes, exploitants de cliniques,
maisons de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires d’analyses médicales;>>
p. 41
Le groupe Alpha des cliniques a pour mission de développer un réseau
d’établissements de santé permettant d’offrir des soins de haut niveau et une prise en
charge globale aux standards internationaux.
2. Contexte Juridique
Lois applicables
La société ALPHA HOLDING est une SA régie par les lois suivantes :
Loi 17-95relative à la SAModifié et complété par les lois 81-99, 23-01,
20-05, 78-12
Loi 131-13 relative à l’exercice de la médecine réglementant la
profession des établissements privés de santé.
Dahirdu12août1913formantleCodedesObligationsetdesContrats.
Structure de l’actionnariat :
Le capital social du groupe Alpha holding dépasse les 100 KMAD. Il est
réparti comme suit :
100% Groupe Alpha Holding.
3. Contexte fiscal
Impôt sur les sociétés (IS)
Les cliniques du groupe sont soumises à l’impôt sur les sociétés selon le barème
normal.
p. 42
Chapitre 2 : Intervention de l’expert-comptable pour l’optimisation de la
charge fiscale de la nouvelle ouverture de clinique.
Par ailleurs, il existe une autre solution qui consiste à acquérir ledit bien par crédit-
bail en vertu duquel la société utilise les biens d’équipement loués pendant une certaine
durée, puis a la possibilité de les acquérir en fin de contrat moyennant une valeur
résiduelle fixée au début. Le crédit-bail peut porter sur des biens mobiliers (matériels
d’exploitation, véhicules utilitaires…) ou sur des immeubles.
29
Mémoire de fin d’étude sur l’optimisation fiscale de l’entreprise marocaine, rédigé par bouziane tarik
p. 43
Ce système peut s’analyser comme une technique de prêt car l’entreprise a
l’intention de devenir propriétaire du bien en fin de contrat, mais il faut noter que :
Au plan de l’impôt des patentes, le choix est neutre puisque cet impôt taxe les biens
utilisés par l’entreprise pour son exploitation, qu’elle soit propriétaire ou locataire. La
technique du leasing a l’avantage de la souplesse, mais constitue un moyen de financement
onéreux malgré la déduction fiscale.
La société qui projette une nouvelle activité ou l’extension des activités existantes
peut :
p. 44
etc.) qui rendent exigibles les droits d’enregistrement. Mais cela suppose que,
préalablement, la société mère ait acquitté les droits d’enregistrement liés à la constitution.
Au regard des différents impôts liés au fonctionnement (impôt sur les sociétés,
TVA) la situation n’est pas la même, sur les plans juridique et fiscal, entre l’établissement
qui dépend totalement du siège et de la filiale qui dispose d’une large autonomie. Si la
succursale peut, sur le plan comptable, établir le résultat de son activité, celui-ci est
confondu avec le résultat du siège qui règle l’impôt à son niveau (sous réserve du principe
de territorialité, c’est-à-dire la non-imposition des résultats d’un établissement situé à
l’étranger).
Dans le même sens, les opérations effectuées entre la société mère et la succursale
sont considérée comme des opérations internes à la société. D’où, le non prise en compte
de la TVA dans le cadre de ces opérations entre les deux entités. Seul le siège existe
juridiquement vis-à-vis des tiers et acquitté la TVA. La filiale a une personnalité fiscale et
se trouve imposée à l’IS sur son résultat et à la TVA sur ses ventes, ce qui implique des
charges administratives plus importantes. En ce qui concerne les impôts locaux, et
notamment l’impôt des patentes, le choix entre succursale et filiale est totalement neutre
puisque cet impôt taxe une capacité d’exploitation installée indépendamment des critères
juridiques.
p. 45
Principalement, lors de la création d’une société d’investissement, elle bénéficie de
certains avantages, tel que l’exonération en TVA, seulement en 36 premiers mois. 30
30
Selon le CGI : Pour les entreprises qui procèdent aux constructions de leurs projets d’investissement, le délai de
trente-six (36) mois commence à courir à partir de la date de délivrance de l’autorisation de construire avec un délai
supplémentaire de six (6) mois en cas de force majeure, renouvelable une seule fois ;
p. 46
Figure 4 : Schéma représentatif du calcul de l’IS de la clinique ABC
Produits en
• expoiltation • les charges en TTC
• location (auprès de HT >Produits
la sté beta) • moins d'impôt
• personnel • Préstation de service
• Dotation
IMMOBILISATION EN NON
289 125 163 CAPITAUX PROPRES 12 254
VALEUR
IMMOBILISATIONS DETTES DE
1 390 580 809 0
INCORPORELLES FINANCEMENT
PROVISIONS
IMMOBILISATIONS
204 521 26 192 178 329 DURABLES POUR 0
CORPORELLES
RISQUES ET
CHARGES
IMMOBILISATIONS ECARTS DE
FINANCIERES 32 0 32 CONVERSION - 0
PASSIF
ECARTS DE CAPITAUX
CONVERSION - 0 0 0 PROPRES 0
ACTIF ASSIMILES
Actif Immobilisé 209 459 29 135 180 324 Financement Permanent 155 094
p. 47
DETTES DU
STOCKS 0 0 0 52 754
PASSIF
CIRCULANT
AUTRES
CREANCES DE
L'ACTIF 26 859 0 26 859 PROVISIONS 0
CIRCULANT POUR RISQUES ET
CHARGES
ECARTS DE
ECART DE CONVERSION - 0 0 0 0
ACTIF CONVERSION -
PASSIF
Actif circulant 26 859 0 26 859 Passif circulant 52 754
Total Actif 236 984 29 135 207 848 Total Passif 207 848
Reprises d'exploitation ;
Transfert de 2 093
charges
CHARGES D'EXPLOITATION (II) 36 682
Achats revendus de -
marchandises
Achats consommés 1 137
RESULTAT D'EXPLOITATION
(III)=( I - II ) 3 226
p. 48
RESULTAT COURANT (V)=( III +
IV) 261
IMMOBILISATION EN NON
4 906 2 943 1 962 CAPITAUX PROPRES 8 669
VALEUR
IMMOBILISATIONS DETTES DE
0 0 0 146 424
INCORPORELLES FINANCEMENT
PROVISIONS
IMMOBILISATIONS
11 988 2 471 9 516 DURABLES POUR 0
CORPORELLES
RISQUES ET
CHARGES
IMMOBILISATIONS ECARTS DE
17 755 0 17 755 0
FINANCIERES CONVERSION -
PASSIF
ECARTS DE CONVERSION - CAPITAUX PROPRES
0 0 0 0
ACTIF ASSIMILES
DETTES DU
STOCKS 4 790 0 4 790 64 237
PASSIF
CIRCULANT
AUTRES
CREANCES DE
L'ACTIF 47 826 1 540 46 285 PROVISIONS 0
CIRCULANT POUR RISQUES ET
CHARGES
ECARTS DE
ECART DE CONVERSION - 0 0 0 0
ACTIF CONVERSION -
PASSIF
Actif circulant 52 616 1 540 51 075 Passif circulant 64 237
p. 49
Tableau des produits et charges au 31/12/2021, de la clinique ABC
Rubriques en KMAD 31/12/2021
Reprises d'exploitation ;
Transfert de 40
charges
CHARGES D'EXPLOITATION (II) 128 834
Achats revendus de 0
marchandises
Achats consommés 60 202
RESULTAT D'EXPLOITATION
(III)=( I - II ) 20 049
PRODUITS FINANCIERS
p. 50
Les éléments chiffrés du 2èmescénario :
Dans ce cas, la clinique ABC va prendre en charge de la construction de son propre siège.
IMMOBILISATION EN NON
6 176 3 658 2 518 CAPITAUX PROPRES 16 129
VALEUR
IMMOBILISATIONS DETTES DE
1 390 580 809 122 000
INCORPORELLES FINANCEMENT
PROVISIONS
IMMOBILISATIONS
257 413 33 902 223 511 DURABLES POUR 0
CORPORELLES
RISQUES ET
CHARGES
IMMOBILISATIONS ECARTS DE
17 755 0 17 755 0
FINANCIERES CONVERSION -
PASSIF
ECARTS DE CAPITAUX
0 0 0 0
CONVERSION - PROPRES
ACTIF ASSIMILES
Actif Immobilisé 282 736 38 141 244 594 Financement Permanent 138 129
DETTES DU
STOCKS 4 790 0 4 790 154 713
PASSIF
CIRCULANT
AUTRES
CREANCES DE
47 826 1 540 46 285 PROVISIONS 0
L'ACTIF
CIRCULANT POUR RISQUES ET
CHARGES
ECARTS DE
ECART DE CONVERSION - 0 0 0 0
CONVERSION -
ACTIF
PASSIF
Actif circulant 52 616 1 540 51 075 Passif circulant 154 713
Total Actif 336 900 39 681 297 219 Total Passif 297 219
Reprises d'exploitation ;
Transfert de 40
charges
CHARGES D'EXPLOITATION (II) 122 646
p. 51
Achats revendus de 0
marchandises
Achats consommés 60 202
RESULTAT D'EXPLOITATION
(III)=( I - II ) 122 902
PRODUITS FINANCIERS 0
Scénario 1 Scénario 2
La clinique 5 120
p. 52
On constate qu’il y a une économie d’impôt de 2 058 KMAD à payer pour la clinique,
s’elle fait recours à la société d’investissement Beta pour la construction.
Groupe Alpha
des cliniques
La société
la nouvelle
d'investissement Beta
clinique ABC
Charges:
Produits: Produits:
loyer+ personnel+...
Services Location
p. 54
Conclusion de la deuxième partie
p. 55
CONCLUSION GENERALE
p. 56
Dans un environnement mondial de plus en plus en concurrence, les entreprises
sont appelées à pratiquer une bonne gestion de leur ressource notamment en saisissant
toutes les opportunités qui s’offrent à elles afin d’être plus compétitives. C’est dans ce
cadre que nous avons jugé opportun d’analyser ces dites opportunités que la
réglementation fiscale offre aux entreprises pour leur permettre un développement
dynamique en matière d’investissement et de fonctionnement.
31
F. CHOYAKH «La gestion du contrôle fiscal et le rôle de l’expert-comptable », op.cit, P 127.
p. 57
Mais bien que ce type de projets constitue l’essence même de la mission d’un ordre
professionnel, les activités ordonnables consacrent peu d’importance aux recherches et à la
production d’outils de travail et de qualification.
Pour qu’on puisse répondre à cette problématique, nous avons développé une
analyse sur l’importance d’une mission de conseil fiscal pour une entreprise afin
d’optimiser ses charges fiscales, ainsi que, le rôle joué par l’expert-comptable dans
l’élaboration d’un montage fiscal. Dans le cas traité, la solution proposée, était la création
d’une nouvelle filiale dans le groupe, une société d’investissement chargée seulement de la
construction des cliniques. Cette dernière va louer le local à la nouvelle clinique. Ceci va
nettement baisser son résultat fiscal, et en conséquence l’impôt exigible.
p. 58
ANNEXES
Annexe 1 :
« Sont exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée :
Les opérations portant sur : 1°- les prestations fournies par les médecins, médecins-dentistes,
masseurs kinésithérapeutes, orthoptistes, orthophonistes, infirmiers, herboristes, sages-femmes,
exploitants de cliniques, maisons de santé ou de traitement et exploitants de laboratoires
d’analyses médicales; »
L’article 91 du CGI 2022
Annexe 2 :
« 6°- les biens d'investissement à inscrire dans un compte d'immobilisation et ouvrant droit à la
déduction prévue à l'article 101 ci-dessous, acquis par les entreprises assujetties à la taxe sur la
valeur ajoutée pendant une durée de trente-six (36) mois à compter du début d’activité, à
l’exclusion des véhicules acquis par les agences de location de voitures.
Cette exonération s'applique également auxdits biens d'investissement acquis par les entreprises
assujetties, dans le cadre de l’opération « Mourabaha».
Par début d’activité, il faut entendre la date du premier acte commercial qui coïncide avec la
première opération d’acquisition de biens et services à l’exclusion :
- des frais de constitution des entreprises ;
- et des premiers frais nécessaires à l’installation des entreprises dans la limite de trois (3) mois.
Pour les entreprises qui procèdent aux constructions de leurs projets d’investissement, le délai de
trente-six (36) mois commence à courir à partir de la date de délivrance de l’autorisation de
construire. »
L’article 101 du CGI 2022
Annexe 3 :
«Le bilan décrit séparément les éléments actifs et passifs de l'entreprise. Le compte de produits et
charges récapitule les produits et les charges de l'exercice, sans qu'il soit tenu compte de leur
date d'encaissement ou de paiement. L'état des soldes de gestion décrit la formation du résultat
net et celle de l'autofinancement. Le tableau de financement met en évidence l'évolution
financière de l'entreprise au cours de l'exercice en décrivant les ressources dont elle a disposé et
les emplois qu'elle en a effectués. L'état des informations complémentaires complète et
commente l'information donnée par le bilan, le compte de produits et charges, l'état des soldes
de gestion et le tableau de financement. »
p. 59
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE
Bibliographie:
Code civil Français art 1135, cité par P. BOURHIS, in « Le devoir de conseil
en matière fiscale : responsabilité Civile de l’expert-comptable dans le cadre
des missions d’établissement des comptes annuels », Revue Economie et
Comptabilité n°168,1989
p. 60
Le comité des affaires fiscales de l’O.C.D.E, cité par le CONSEIL DES
IMPOTS de France in « Fiscalité et vie des entreprises », 13éme rapport au
président de la république, Tome 1
Webographie:
https://www.editions-legislatives.fr/gestion-fiscale#2, consulté le 14/05/2022
https://www.village-justice.com/articles/fraude-fiscale-etude-comparative-droit-francais-
marocain,27831.html#:~:text=La%20fraude%20fiscale%20est%20d%C3%A9finie,%C3%A9chapper%20%C3
%A0%20l'imp%C3%B4t%20%C2%BB, consulté le 18/05/2022
https://dial.uclouvain.be/memoire/ucl/en/object/thesis%3A11009/datastream/PDF_01/view?consulté le
09/05/2022
p. 61
https://unctad.org/system/files/official-document/diae_insurance2011d05_en.pdf?consulté le
09/05/2022
https://assets.kpmg/content/dam/kpmg/ch/pdf/mehrwertsteuer-im-gesundheitswesen-fr.pdf, consulté
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https://www.fiduciaireassocies.be/blog/secteur-medical-optimisez-votre-fiscalite,consulté le 14/05/2022
https://www.challenge.ma/cliniques-privees-un-fonds-finlandais-investit-10-millions-de-dollars-au-
maroc-225326/, consulté le 09/05/2022
https://www.ornano-querner-dhuin.fr/interne- lexique.php?r=3&sr=4&ssr=38&ref_word=54#:~:text=Le%20montage
%20fiscal%20consiste%20%C3%A0,n 'avait%20pas%20%C3%A9t%C3%A9%20r%C3%A9alis%C3%A9, consulté le
10/05/2022
https://www.vie-publique.fr/sites/default/files/rapport/pdf/024000601.pdf
p. 62
TABLE DES MATIERES
REMERCIEMENTS................................................................................................................................................... I
RESUMÉ................................................................................................................................................................ II
ABSTRACT............................................................................................................................................................. II
SOMMAIRE............................................................................................................................................................ I
LISTE DES ABRÉVIATIONS...................................................................................................................................... II
INTRODUCTION GENERALE.................................................................................................................................... 4
PARTIE I : L’OPTIMISATION ET CONSEIL FISCAUX : CONCEPTS ET FONDEMENTS.....................................................5
p. 64
III. les compétences nécessaires pour accomplir la mission.............................................................29
Conclusion de la première partie.............................................................................................................30
PARTIE II : LA PRATIQUE DE L’OPTIMISATION FISCALE : CAS DE GROUPE DES CLINIQUES « ALPHA ».....................31
p. 65
1. Choix entre l’acquisition et la location des biens d’investissement..........................................43
2. Choix entre la création d’une succursale et celle d’une filiale..................................................44
Section 2 : l’élaboration d’un montage fiscal afin d’optimiser le coût d’investissement du groupe....45
Scénatio1 : La construction de la nouvelle clinique ABC par la société d’investissement Beta....45
Les éléments chiffrés du 1er scénario........................................................................................47
La société d’investissement BETA (construction).................................................................47
La clinique ABC, (location auprès de la société d’investissement Beta)...............................49
Les éléments chiffrés du 2èmescénario......................................................................................51
Comparaison de l’impôt à payer en KMDH..................................................................................52
Section 3 : Recommandations et conseils............................................................................................53
Conclusion de la deuxième partie............................................................................................................55
ANNEXES............................................................................................................................................................. 59
BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE...................................................................................................................... 60
p. 66