DIRECTION REGIONALE DE BOUAKE
PROGRAMME CULTURES MARAICHERES ET PROTEAGINEUSES
Station d’Anguédédou
01 BP 1740 Abidjan 01
Tél : (225) 23 45 09 05
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Fiche technique n°1/2006
Culture du gombo dans le Centre de la Côte
d’Ivoire : un itinéraire pour étaler
la production sur l’année
Par
FONDIO Lassina
Septembre 2006
RESUME
Le gombo est un légume de grande consommation en Côte d’Ivoire. Pour étaler sa
production sur toute l’année, des essais ont été conduits entre 1994 et 2002, en station de
recherche à Bouaké, pour déterminer la densité optimale de semis, la période appropriée de
culture, les régimes d’arrosage et de fertilisation pour les variétés de gombo Koto et Tomi.
Les observations ont porté principalement sur la précocité et les composantes du rendement.
Les résultats indiquent que la densité de 20 000 pieds/ha était optimale pour la culture les 2
variétés Koto et Tomi. Celles-ci fleurissent précocement pour les semis de Septembre à
Décembre et tardivement pour ceux de Mars à Juin (65-70 contre 85-90 Jours après semis).
Les rendements sont plus élevés pour les semis de Mars à Juin et faibles pour ceux de
Septembre à Décembre (6-7 t/ha contre 2-4 t/ha). Pour le semis de Juin, 2 arrosages par
semaine à raison de 20 L d’eau/m2 est nécessaire à cause de la petite saison sèche de Juillet-
Août à Bouaké. Entre Septembre et Mars, l’arrosage devient obligatoire pour la production du
gombo. En fertilisation, quelle que soit la période de culture, l’application, avant le semis de
250 kg/ha de NPK10-18-18 en engrais de fond et de 200 kg/ha d’urée à 60 jours après,
améliore le rendement du gombo (6 t/ha contre 2 t/ha pour le régime sans engrais).
Cependant, des études complémentaires permettraient de définir les régimes d’arrosage
appropriés pour la saison sèche.
Mots clés : gombo, consommation, Côte d’Ivoire, arrosage, fertilisation
2
INTRODUCTION
Le gombo est une plante cosmopolite dont les grands foyers de culture se localisent
principalement en Asie du Sud-est (Inde, Indonésie), en Amérique (Sud des Etats-Unis,
Amérique Latine), en Afrique et dans le bassin méditerranéen (Charrier, 1983). Au niveau de
l’alimentation humaine, le gombo est très riche en éléments minéraux. La consommation de
100 g de jeunes fruits de gombo peut procurer à l’organisme humain, 90 mg de Calcium, 1 g
de Fer, 18 mg de vitamine C et 33 calories (Grubben, 1977). Au plan économique, le gombo
offre de bonnes opportunités. Le gombo peut procurer à son planteur entre 339 100 et 835 000
F.C.F.A./ha, si un traitement chimique tous les quinze jours à l’Endosulfan (500 g de matière
active par hectare) avant la floraison et au deltaméthrine (12 g de matière active par hectare),
était appliqué (Hala, 1991). Au plan scientifique, de nombreux travaux de recherche ont été
consacrés au gombo dans le monde. En Côte d’Ivoire, les activités de recherche ont
principalement permis de caractériser les ressources génétiques du gombo. Ces travaux ont été
réalisés, notamment, par le Centre Néerlandais (1977 à 1980), l’O.R.S.T.O.M. (1981 à 1989),
l’[Link]. (1990 à 1999) et le C.N.R.A., depuis 1999.
Cependant, ces travaux n’avaient pas mis, suffisamment, l’accent sur l’élaboration des
itinéraires de culture du gombo. Pour combler ce déficit, des études ont été conduites de 1994
à 2002, en station de recherche à Bouaké dans le Centre du pays pour définir des densités
optimales de semis, des périodes appropriées de culture et des régimes d’arrosage et de
fertilisation au cours de l’année pour la culture du gombo.
Cette fiche technique a pour objectif de mettre ces résultats à la disposition des
producteurs afin de contribuer à l’accroissement de la productivité du gombo en Côte
d’Ivoire.
I. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE
1. Situation du milieu d’étude
Les expérimentations ont été réalisées à la Station de Recherche sur les Cultures
Vivrières du Centre National de Recherche Agronomique (C.N.R.A.) à Bouaké (7°46 de
Latitude Nord et 5°06 de Longitude Ouest) située dans le Centre de la Côte d’Ivoire. Le choix
de Bouaké pour la conduite de ces essais s’explique par le fait que cette ville regroupe de
nombreux producteurs de gombo et une diversité de populations aux régions alimentaires
différents. En outre, des enquêtes ont montré que sur 89 personnes interrogées à Bouaké, 98
% ont déclaré que le gombo figure dans les recettes de leurs repas quotidiens. Au moins 5 fois
par semaine, 52 % des enquêtés consomment le gombo et 48 % au moins 2 fois (Fondio,
2005). Le gombo constitue donc un aliment de grande consommation pour les populations de
cette région Centre de la Côte d’Ivoire.
2. Climat
Selon la nomenclature d’Aubreville (1949), Bouaké et sa région se trouvent dans le
sous climat baouléen-dahoméen du climat guinéen forestier caractérisé par un déficit hydrique
annuel variant entre 400 et 600 mm. A Bouaké, deux périodes de fortes pluies se distinguent :
mars à juin et septembre à octobre. La grande saison sèche s’étend de novembre à février et la
petite saison sèche couvre juillet et août. Mais, ce climat est marqué par de fortes fluctuations
3
du régime pluviométrique selon les années, ce qui rend difficile la maîtrise du calendrier
cultural par les paysans.
3. Sol
Les analyses du sol de la parcelle expérimentale effectuées par le C.N.R.A. de Bouaké,
ont révélé que le sol avait une texture sableuse faiblement argilo-limoneuse avec 60 % de
sable, 20 % d'argile et 20 % de limon. La matière organique est bien décomposée avec un
rapport C/N de 13,32. La somme des cations est moyenne (6,14). La capacité d'échange
cationique est faible (9,77 mé/100g) (Fondio, 2005).
II. MATERIEL ET METHODES
1. Matériel végétal
L’étude a porté sur deux variétés de gombo sélectionnées par le C.N.R.A. Il s’agit de
Koto appartenant à Abelmoschus esculentus (L.) Moench et Tomi à Abelmoschus caillei (A.
Chev.) Stevels. Les variétés Koto et Tomi se distinguent par la forme des fruits. Ceux-ci ont
une forme non côtelée et cylindrique chez Tomi et côtelée chez Koto (Figures 1 et 2). Au
niveau de la préférence des populations, ces deux variétés sélectionnées à partir du matériel
végétal de Côte d’Ivoire, représentent les deux types de gombo les plus appréciés par les
consommateurs. En effet, 53 % des personnes interrogées préfèrent le type Tomi 33 % le type
Koto (33%), contre 14 % des personnes qui n’ont pas de préférence entre les deux types
(Fondio, 2005).
2. Méthodes d’études
Les essais ont porté sur les thèmes suivants :
- la détermination de la densité optimale de semis ;
- la détermination de la période optimale de semis ;
- la définition du régime de fertilisation ;
- la définition du régime d’arrosage.
2.1. Essais de détermination de la densité optimale de semis
Les essais sur la détermination de la densité optimale de semis ont été réalisés de 1994
à 1996. Les variétés de gombo Koto et Tomi ont été semés selon 4 densités (D) obtenus en
modifiant les écartements dans la ligne et entre les lignes, à savoir :
- D1 (0,50 m x 0,50 m) : 40 000 plants/ha ;
- D2 (0,25 m x 1,00 m) : 40 000 plants/ha ;
- D3 (0,50 m x 1,00 m) : 20 000 plants/ha ;
- D4 (0,25 m x 0,50 m) : 80 000 plants/ha.
Les essais ont été disposés en split-plot avec 4 répétitions. En fertilisation minérale,
250 kg/ha d’engrais NPK10-18-18 ont été apportés au premier sarclage. Des traitements
phytosanitaires au deltaméthrine (Décis 12 CE) à raison de 1L/ha ont été effectués tous les 15
4
jours. Les observations et mesures ont porté principalement sur le nombre de rameaux
fructifères, le nombre et le poids des fruits selon les densités testées.
2.2. Essais de détermination de la période optimale de semis, du régime d’arrosage et de
fertilisation
Dans le but de déterminer la période optimale de semis du gombo dans le Centre de la
Côte d’Ivoire, une série d’essais a été conduite entre 1996 et 2002 à la Station des Cultures
Vivrières du C.N.R.A. de Bouaké. Ces essais ont été conduits en deux phases.
La première étape a consisté à identifier l’effet de la période de semis sur le
comportement du gombo semé entre Mai et Octobre 1996 à intervalle de 15 jours. Les semis
ont été effectués à la densité de 20 000 plants/ha avec 0,50 m sur la ligne et 1,0 m entre les
lignes. Les essais ont été disposés en split-plot avec 3 répétitions. Les observations ont porté
sur la croissance en hauteur des plants du gombo, la précocité et les composantes du
rendement (nombre de récoltes, le nombre de fruits récoltés par plant, le poids des fruits et le
rendement).
La seconde étape a consisté à étudier le comportement du gombo tout au long de
l’année en appliquant des régimes d’arrosage et de fertilisation. Les essais ont été mis en
place en 2000, 2001 et 2002 à raison d’un semis tous les 3 mois. Au total, 6 semis ont été
effectués selon les dates de semis suivants : décembre 2000, mars 2001, juin 2001, septembre
2001, décembre 2001 et mars 2002. A chacune de ces dates, 2 facteurs ont été étudiés : le
régime d’arrosage et la fertilisation. Pour chaque semis, les essais étaient disposés en split-
plot.
a) Régime d’arrosage : 3 régimes d’arrosage ont été testés.
- R0 : régime pluvial ;
- R1 : une heure d’arrosage, 2 fois par semaine (Lundi et Vendredi) ;
- R2 : une heure d'arrosage, 3 fois par semaine (Lundi, Mercredi, Vendredi).
L’arrosage a été réalisé par aspersion classique en couverture totale sous l’action d’un
groupe motopompe. La quantité d’eau apportée à la parcelle en une heure d’arrosage mesurée
à l’aide d’un pluviomètre a été évaluée entre 40 et 45 mm soit 2 arrosoirs de 20 L/m².
b) Régime de fertilisation : 3 doses d’engrais minéraux ont été évaluées.
- E0 : sans fumure ;
- E1 : 250 kg/ha de NPK 10-18-18 en engrais de fond apportés, à un jour, avant le
semis ;
- E2 : 250 kg/ha de NPK 10-18-18 apportés, à un jour, avant le semis et 200 kg/ha
d'urée, en couverture, à 60 jours après le semis (Jas).
Les observations et mesures ont portés principalement sur les composantes du
rendement : le nombre de récoltes, le nombre de fruits par pied, le nombre total de fruits par
parcelle, le poids des fruits par pied, le poids moyen du fruit et le poids total des fruits par
parcelle. La formule du rendement s’établit ainsi :
Rendement = poids moyen du fruit X nombre de fruits par pied X nombre de pieds/ha
5
Pour obtenir ces paramètres, dans la parcelle utile, tous les fruits récoltés sont comptés
et pesés. Les récoltes se faisaient deux fois par semaine. A la fin de la récolte, on récapitulait
le nombre de récoltes, le nombre et le poids total des fruits.
III. RESULTATS
1. Densité de semis du gombo
Les résultats de l’analyse de variance indiquent que la densité de semis influence les
composantes du rendement. Par contre, l’interaction entre la densité et la variété n’est pas
significative. Ainsi quelle que soit la variété Koto ou Tomi, la densité D3 de 20 000 plants/ha
obtenu avec 0,50 m entre les poquets et 1,00 m entre les lignes correspond au plus niveau de
production et D4 de 80 000 plants/ha obtenu avec 0,25 m entre les poquets et 0,50 m entre les
lignes au plus faible. A 20 000 plants/ha, les pieds étant espacés, la compétition entre eux est
plus faible (Tableau I). S’agissant de la production en rameaux fructifères, la différence entre
les densités, d’une part et d’autre part, entre les variétés, est significative. Plus la densité est
forte moins les plants de gombo se ramifient. Mais, la variété de gombo Tomi produit plus de
rameaux fructifère que la variété Koto (Tableau I).
2. Période optimale de semis du gombo dans le Centre de la Côte d’Ivoire
a. Effet de la période de semis sur la précocité du gombo
Les résultats indiquent qu’en effectuant des semis successifs du gombo entre Mai et
Juin à Bouaké, on note que les plants de gombo fleurissent précocement au fur et à mesure.
Pour la variété Koto, la durée du semis-floraison (100 %) est passée de 81 Jours après semis
(JAS) pour le semis de Mai à 61 JAS pour celui d’Août. S’agissant de la variété Tomi, la
durée semis-floraison (100 %) est passée de 107 JAS pour le semis de Mai à 75 JAS pour
celui d’Août (Figure 3 et 4). Avec les semis tous les 3 mois, on a obtenu que les plants de
gombo semés en Septembre et Décembre fleurissent plus précocement que ceux semés en
Mars et Juin (68 contre 90 JAS) selon Fondio (2005). Cette variation de la durée semis-
floraison selon les périodes de semis s’explique par la sensibilité du gombo à la photopériode.
Plus la durée du jour se raccourcit plus le gombo fleurit précocement.
b. Effet de la période de semis sur les composantes du rendement du gombo
Pour les deux variétés Koto et Tomi, le nombre de récoltes, le nombre de fruits par
pied et le rendement du gombo varient selon les périodes de semis à Bouaké. Les rendements
du gombo semé entre Mai et Juin sont plus élevés que celui semé entre Juillet et Août (6 à 8
t/ha contre 2 à 3 t/ha). Avec le semis tous les 3 mois, les rendements du gombo semé en Mars
et Juin sont plus élevés que ceux des semis de Septembre et Décembre (6 contre 2 t/ha).
L’effet de la saison sèche à partir d’Octobre expliquerait ce faible rendement pour les semis
de Septembre et Décembre.
6
3. Effet des régimes d’arrosage et de fertilisation sur la production du gombo
a. Effet des régimes d’arrosage et de fertilisation sur la précocité du gombo
Les régimes d’arrosage et de fertilisation n’ont pas affecté de façon significative la
date de floraison du gombo semé en Mars et Juin. Par contre, pour le semis de Septembre,
l’effet de l’arrosage était significatif. Les plants de gombo soumis au régime pluvial ont fleuri
plus précocement que ceux ayant été arrosés 2 ou 3 fois par semaine (65 contre 70 JAS).
S’agissant de l’engrais, quelle que soit la période de semis, les doses de fertilisation n’ont pas
affecté de façon significative la date de floraison du gombo. L’interaction entre l’arrosage et
la fertilisation n’a pas été significative.
b. Effet des régimes d’arrosage et de fertilisation sur les composantes du rendement du
gombo
Selon les dates de semis, le nombre de fruits par pied, poids des fruits par pied, le
poids moyen du fruit et le rendement ont été affectés significativement par le régime
d’arrosage et de fertilisation. Ainsi, pour le semis de Mars, l’arrosage n’a pas eu d’effet
significatif sur les composantes du rendement. Par contre, ces paramètres ont fortement varié
selon le régime d’arrosage pour les semis de Juin, Septembre et Décembre. Ainsi avec le
semis de Juin, l’arrosage 2 fois par semaine a mis le gombo à l’abri de l’effet de la petite
saison de pluies qui s’étend sur la période de Juillet à Août à Bouaké. A partir de Septembre,
à cause de l’installation de la saison sèche, l’arrosage du gombo devient obligatoire pour la
production des fruits. A ce niveau, l’arrosage 3 fois par semaine peut être appliqué. Avec le
semis de Décembre, les besoins du gombo en eau deviennent importants à cause de l’effet de
l’harmattan. L’essai de Décembre a alors montré que les régimes d’arrosage se sont révélés
faibles pour assurer un plein épanouissement du gombo (Fondio, 2005).
S’agissant de la fertilisation, en saison des pluies (Mars à Juin), les fortes pluies ont un
effet défavorable sur la nutrition minérale du gombo. Ces pluies accéléraient la dissolution
des engrais minéraux et la migration des éléments fertilisants dans les profondeurs du sol. Par
contre, pour la période de la petite saison sèche (Juillet à Août), l’étude de la fertilisation a
montré que les besoins du gombo en engrais étaient plus importants pendant la phase de
fructification que pendant la phase végétative. La dose de fumure constituée de 250 kg/ha
avant le semis et de 200 kg/ha à 60 JAS, a significativement amélioré le rendement du gombo
par rapport à celui du régime sans fumure (6,7 contre 5 t/ha pour le régime sans fumure).
Avec les semis de Septembre et de Décembre, les doses de fumure n’ont pas significativement
affecté le nombre et le poids moyen du fruit du gombo à cause, probablement, d’une mauvaise
dissolution des engrais liée aux doses et fréquences d’arrosage testées qui auraient été
inadéquates pour rendre les éléments fertilisants disponibles pour les plants de gombo
(Fondio, 2005).
En conséquence avec un bon arrosage ou une bonne pluviométrie, on pourrait dire que
quelle que soit la période de semis du gombo à Bouaké, l’application, avant le semis de 250
kg/ha de NPK10-18-18 en apport de fond et de 200 kg/ha d’urée à 60 jours après, améliore le
rendement (6 t/ha contre 2 t/ha pour le régime sans engrais).
7
CONCLUSION
On peut retenir de cette fiche technique le comportement du gombo varie fortement au
cours de l’année et selon les techniques culturales dans la région Centre de la Côte d’Ivoire.
Ainsi, la densité de 20 000 pieds/ha (avec 0,5 m sur la ligne et 1,00 m entre lignes) peut être
conseillée pour la culture des variétés Koto et Tomi dans la région de Bouaké. Pour la culture
de saison des pluies, la période de Mars à Juin est indiquée pour le semis des deux variétés de
gombo (Koto et Tomi). L’arrosage ne semble pas nécessaire pour les semis de Mars. Il est
utile, par contre, pour le semis de Juin à cause de la petite saison sèche qui s’observe entre
Juillet et Août dans la région de Bouaké. A partir de Septembre, l’arrosage devient obligatoire
pour la production du gombo. En matière de fertilisation, quelle que soit la période de culture
à Bouaké, l’application, avant le semis de 250 kg/ha de NPK10-18-18 en apport de fond et de
200 kg/ha d’urée à 60 jours après, améliore le rendement du gombo (6 t/ha en moyenne contre
2 t/ha pour le régime sans engrais). Cependant, une recherche complémentaire est nécessaire
pour définir les régimes d’arrosage et de fertilisation appropriés afin d’augmenter les
rendements du gombo de 1 à 3 t/ha à plus 7 t/ha en saison sèche.
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
AUBREVILLE (A.) 1949. Climats, forêts et désertification de l'Afrique tropicale. Société
d'Editions Géographiques, Maritimes et Coloniales. Paris. p.106-120.
CHARRIER (A.) 1983. Les ressources génétiques du genre Abelmoschus Med. (Gombo).
Conseil International des Ressources Phytogénétiques. Ed. CIRPG, FAO, Rome, 61 p.
FONDIO (L.). 1994. Etude de l’effet de la densité de semis sur la croissance, le
développement et la production de deux lignées de gombo (Abelmoschus spp.). Mémoire de
DEA d’Ecologie Tropicale (Option Végétale). FAST Université d’Abidjan, Côte d’Ivoire.
74 p.
FONDIO (L.). 2005. Contribution au développement du gombo dans le Centre de la
Côte d’Ivoire : analyse socio-économique et amélioration de la productivité de la variété Tomi
(Abelmoschus caillei (A. Chev.) Stevels), par l’arrosage et la fertilisation, selon les périodes
de semis. Thèse de Doctorat Unique, UFR/Biosciences, Université de Cocody-Abidjan. Côte
d’Ivoire. 162 p.
FONDIO (L.), DJIDJI (A.H.), KOUAME (C.) et TRAORE (D.). 2003. Effet de la date de
semis sur la production du gombo (Abelmoschus spp.) dans le Centre de la Côte d’Ivoire.
Agronomie Africaine, XV (1):1-50.
FONDIO (L.), KOUAME (C.), TRAORE (D.) et DJIDJI (A.H.). 1999. Densités de semis,
croissance et production de deux lignées de gombo (Abelmoschus spp.) en Côte d'Ivoire.
Cahiers/Agricultures N°8, p.413-5.
GRUBBEN (G.J.H.).1977. Tropical vegetables and their genetic resources. H.D. Tindall and
J.T. Williams (Eds). I.B.P.G.R., F.A.O., Rome. Italia. 197 p.
HALA (N.F.), 1991. Contribution à l'étude de l'entomofaune du gombo (Abelmoschus spp.).
Incidence économique. Mémoire de D.E.A. d'Ecologie Tropicale (Option Animale). F.A.S.T.,
Université Nationale Abidjan, Côte d'Ivoire, 41 p.
8
Figure 1 : Fruits côtelés de la variété de gombo Koto
( Abelmoschus esculentus (L.) Moench)
Figure 2 : Fruits non côtelés de la variété de gombo Tomi
(Abelmoschus caillei (A. Chev.) Stevels
9
Tableau I : Effet de la densité de semis sur les composantes du rendement du gombo semé à la
station de recherche de Bouaké (Fondio et al., 1999).
Nombre de Poids des Nombre de rameaux
Densité (pieds/ha) fruits/pieds fruits/pieds
(g) Koto Tomi
D3 (0,50 m x 1,00 m, 20 000 plants/ha) 24,75 a* 384,41 a 3a 5a
D2 (0,25 m x 1,00 m, 40 000 plants/ha) 20,25 a 327,50 a 2a 3b
D1 (0,50 m x 0,5 m, 40 000 plants/ha) 15,13 ab 229,88 ab 2a 2b
D4 (0,25 m x 0,50 m, 80 000 plants/ha) 9,00 b 131,60 b 1a 1b
* Les chiffres de la même colonne affectés de la même lettre ne diffèrent pas significativement au seuil de 5¨%
(Test de Newman-Keuls).
10
8
Rendement (t/ha)
Koto
4
0
Mai Juin Juillet Août
Dates de semis
Figure 3: Rendement du gombo Koto (A. esculentus ) selon les dates de semis à Bouaké
(Fondio et al. , 2003)
7
Rendement (t/ha)
5
Tomi
0
Mars Juin Septembre Décembre
Dates de semis
Figure 4: Rendement du gombo Tomi (A. caillei) selon les dates de semis à Bouaké (Fondio, 2005)
11
Tableau III: Proposition d’un itinéraire technique de la culture du gombo Tomi dans le
Centre de la Côte d’Ivoire (Fondio, 2005)
Périodes de Régimes d’arrosage Régimes de fertilisation Rendements
semis escomptés
Régime pluvial. L’arrosage Avant semis : 250
Mars d’appoint n’est pas nécessaire kg/ha de NPK10-18-18 6-7 t/ha
60 Jas* : 200 kg/ha
d’urée
1 à 2 arrosages d’appoint (2 Avant semis : 250
arrosoirs de 20 L/m²) par kg/ha de NPK10-18-18
Juin semaine en juillet et début août 60 Jas* : 200 kg/ha 5-6 t/ha
pour résister à la petite saison d’urée
sèche
3 arrosages par semaine à raison Avant semis : 250
Septembre de 2 arrosoirs de 20 L/m² kg/ha de NPK10-18-18 4-5 t/ha
60 Jas* : 200 kg/ha
d’urée
3 arrosages par semaine à raison Avant semis : 250 2-3 t/ha (recherche
Décembre de plus de 2 arrosoirs de 20 L/m² kg/ha de NPK10-18-18 complémentaire
60 Jas* : 200 kg/ha pour améliorer le
d’urée rendement)
*Jas : Jours après semis
12