Faozia Memoire Final
Faozia Memoire Final
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CENTRE UNIVERSITAIRE DE ZINIARE
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
(CUZ)
Présenté par :
i
ii
DEDICACE
au long de mon
cursus
c scolaire et académique
!
i
REMERCIEMENTS
DEDICACE.............................................................................................................................i
REMERCIEMENTS..............................................................................................................ii
iii
TABLE DES MATIERES....................................................................................................iii
SIGLES ET BREVIATIONS................................................................................................vi
RESUME.............................................................................................................................vii
ABSTRACT........................................................................................................................viii
INTRODUCTION..................................................................................................................1
2.1 Taxonomie........................................................................................................................3
I. Zone d’étude.....................................................................................................................10
iv
II. Matériel............................................................................................................................11
III Méthodes.........................................................................................................................12
I. Résultats............................................................................................................................16
II. Discussion........................................................................................................................22
CONCLUSION ET PERSPECTIVES.................................................................................24
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE..................................................................................25
v
Tableau V : Résultat de l’analyse de variance de 95% maturité, hauteu des plantes et nombre
de graine par gousse .................................................................................................................
19
Tableau VI : : Résultat d’analyse de variance poids de 1000 graines(g), longueur des ..
gousses et nombre de ramification par
plantes………………………………………………………. . 20
Tableau VIII : Résultat de l’analyse de variance de nombre de gousse par plantes et
rendement
graine ........................................................................................................................................
21
Figure 1 : Dessin d’un rameau fructifère de Vigna radiata (L.) R. Wilczek ..............................
6
Figure 2 : Localisation du CREAF/Kamboinsé .......................................................................
10
Figure 3 : Schéma du dispositif expérimental ..........................................................................
12
vi
SIGLES ET BREVIATIONS
vii
RESUME
Vigna radiata (L.) R. Wilczek communément appelé Mung bean est une légumineuse
originaire de l’inde. Il appartient à la famille des Fabacées. Il est très riche en nutriments et
possède de nombreuses vertus thérapeutiques. Cependant il n’est pas très répandu au Burkina
Faso. La présente étude vise à une meilleure connaissance du Mung bean par les Burkinabè à
travers l’étude agro morphologique de huit accessions de ladite culture. Ces accessions ont été
évaluées à travers 13 variables quantitatives et neuf variable qualitatives, dans un dispositif en
bloc de
Fisher complètement randomisé avec trois répétitions. L’essai a été mené sur le site
expérimental du CREAF de Kamboinsé. L’étude a montré l’existence d’une variabilité agro
morphologique au sein des accessions étudiées. L’analyse des variables qualitatives n’a pas
montré de différence entre les accessions. Par contre, l’analyse des variables quantitatives au
seuil de 5% a montré une différence significative pour les paramètres (taux de levée, et
nombre de ramification). Elle a également montré une différence hautement significative pour
les paramètres (date d’apparition de la 1 ère fleur, 50% floraison, 95% maturité, poids de 1000
graines, longueur des gousses et nombre de gousses par plantes). Pour les paramètres hauteur
des plantes, nombre graines par gousses et le rendement graines ils n’y a pas eu de différence
significative. L’accession AVMU1656 peut être considéré comme la plus performante sur le
plan agronomique (grosseur des graines maturité précoce, longueur des gousses, rendement et
poids de 1000 graines).
Mots clés : Accessions, Mung bean, variabilité agro morphologique, Burkina Faso.
viii
ABSTRACT
Vigna radiata (L.) R. commonly knows, as mung bean is a legume native to India. It belongs
to the Fabaceae family. It is very rich in nutrients and has many therapeutic properties.
However, it is not very widespread in Burkina Faso. The present study aims at a better
knowledge of mung bean by Burkina Faso people through the agromorphological study of
eighteen accessions. These accessions were evaluated through the thirteen quantitatative
variables and nine qualitative variables, in a randomized complete block design with three
replicates. The trial was carried out at the Kamboinsé CREAF experimental station. The study
showed the existence of an agromorphological variability within studies accessions. Analysis
of qualitative variables did not show any difference between accessions. On the other hand,
analysis of quantitative variables at the 5% theshold showed a significant difference for the
parameters (emergence rate and number of branche). It also showed a highly signicant
difference for parameters (date of appearance of 1st flower, 50% flowering, 95% maturity,
weight of 1000 seeds, pod length and number of pods per plant). For the parameters plant
height, number of seeds yield there was no significant difference. Accession AVMU1656 can
be considered the best agronomic performer (seed size, early maturity, pod length yield and
1000-seed weight).
ix
INTRODUCTION
Les légumineuses jouent un rôle important dans l’alimentation humaine et sont les principales
cultures vivrières après les céréales (Bhadana et al.,2013). Elles constituent pour cela le
deuxième groupe de plante la plus précieuse dans la nutrition humaine et animale (Bhat et
Karim 2009). Le développement du Burkina Faso est un pays repose essentiellement sur la
production agricole (86% de la population active dans le domaine agricole et un apport de
40% au PIB). Depuis quelques années, l’une des options stratégiques retenues par l’Etat est
de stabiliser la croissance annuelle du produit intérieur brute (PIB) à un niveau de 5% de
façon à abaisser le taux de pauvreté de 30% (Dabat et al. 2012). Cela a donc pour effet une
tendance à l’accroissement des productions agricoles. De là interviennent des études sur
plusieurs espèces végétales pour créer de nouvelles variétés dans le but d’améliorer la
productivité en vue de combler le besoin alimentaire des populations, ce qui est le cas des
légumineuses et particulièrement le Mung bean.
L’espèce Vigna radiata (L) wilczek connue sous le nom de Mung bean ou haricot mungo est
une légumineuse vivrière alimentaire d’origine asiatique. De nous jours sa production est faite
dans de nombreux pays d’Europe, d’Amérique sud et du nord (shanmugasundaram,2009). Le
Mung bean est également produit partout en Afrique. Au Burkina Faso, le Mung bean a été
introduite à travers les coopérants indiens et étaient cultivé à petite échelle à la station de
Saria dès les années 1980. Il est très résistant à la sècheresse et il a une bonne productivité,
même sans traitement. Cependant très peu de travaux se sont orientés sur l’amélioration des
conditions de production et d’adaptation du Mung Bean. D’où la nécessite d’entreprendre des
travaux d’évaluation et d’amélioration pour un bon rendement. C’est dans ce contexte que
s’inscrit cette étude dont le thème est « Caractérisation agro morphologie de huit accessions
de Mung Bean (vigna radiata) à la station de kamboinsé » qui a pour objectif générale de
connaitre la diversité de Mung Bean afin d’accroitre sa productivité.il s’agit spécifiquement
de :
Le présent document est structuré en trois chapitres. D’abord la synthèse bibliographique sur
le thème, ensuite une description du matériel et des méthodes utilisées et enfin la présentation
1
des résultats et discussion. Le tout assorti d’une introduction et d’une conclusion suivie de
perspectives.
2
CHAPITRE 1 : SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Photo 1: Source(Dreamstime.com)
3
II. TAXONOMIE ET DESCRIPTION DU MUNG BEAN
2.1 Taxonomie
Le Mung Bean (Vigna radiata (L.) Wilczek), est une plante appartenant à la famille des
Fabacées (Degefa ,2016), à la sous-famille des papilionoideae et au genre Vigna (Tableau
1).Le
Mung Bean présente des similitudes morphologiques avec d’autres genres et espèces comme
le Phaseolus (Chattopadhyay et al., 2008), mais ils sont taxonomiquement différents (Sangsiri
et al. 2007). Le Vigna radiata comporte trois (03) sous-groupes dont l’un est cultivé (susbsp.
Radiata), et les deux autres sauvages à savoir susbsp. sublobata (Mogotsi, 2006).
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Embranchement Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Sous-famille Papilionoideae
Genre Vigna
Epithète Radiata
Source : Wilczek, (1954)
Le Mung bean (figure 1) est une plante herbacée annuelle. Son appareil végétatif est composé
de feuilles, de la tige et de racines. C’est une plante dont les types sauvages ont tendance à
être prostré tandis que les types cultivés ont un port érigé, légèrement pubescent atteignant
une hauteur de 0,15 à 1,25 m. Le Mung Bean est une espèce diploïde avec une structure
chromosomique de 2n = 22.
4
Photo2 : jeune plante de mung bean , (Source : shutterstock.com 1970)
Les feuilles
Elles sont trifoliées avec des folioles de grandes tailles, ovales, entières, rarement lobées, avec
une longueur comprise entre 5 cm et 12 cm et une largeur variant de 2 cm à 10 cm. Les deux
premières feuilles sont opposées et entière. Elles sont ensuite alternées, avec des folioles
elliptiques.
La tige
Elle est ramifiée et recouvert de longs poils fin, avec un port semi-érigé ou érigé.
Les racines
Elles sont profondes, mesurant 25 cm à 100 cm de long avec une racine pivotante bien
développée, des racines latérales localisées en profondeur et des poils absorbants. Ces racines
profondes lui permettent d’explorer un volume important du sol, et de satisfaire ses besoins
en eau et nutriments.
5
Photo 3 : Gousses mature, (Source : ILBOUDO ,2023)
La fleur
Avec des stipules plus larges, elle est souvent de couleur jaune pâle ou jaune verdâtre avec
un racème axillaire ou terminal. Elle est papilionacée et bisexuée. Le Mung Bean est une
plante autogame avec un faible taux d’allogamie (5%). En générale la fécondité des fleurs à
lieu la nuit.
Les gousses
Elles sont produites au niveau de la voute foliaire et ont une forme subcylindrique, droite ou
légèrement courbée, avec des poils bruns courts. Elles mesurent environs 5 cm de long et sont
de couleur variable (brune, noir, marron, jaunâtre à noir), puis devient foncées au fur et à
mesure qu’elles murissent.
Les graines
Les graines ont une taille variant entre 2,5 mm à 4mm, et porte une île blanc, plat et bien
visible d’environ 0,5 mm à 1,5 mm, avec un tégument souvent marqué de stries rendant les
graines rugueuses au toucher. L’enveloppe de la graine a deux couches dont une couche
externe pouvant contenir un pigment bleu foncé ou noir et une couche de parenchyme verte,
qui contient diverses concentrations de chloroplastes.
6
III. Exigences écologiques
Le Mung Bean est relativement tolérant à la sècheresse et à une diversité de texture de sol,
mais préfère néanmoins des sols sableux ce qui lui confère un avantage concurrentiel et lui
permet de s’intègre à un autre système de culture en tant que culture intercalaire, de rotation
et culture de relais. Les besoins pluviométriques du Mung Bean varient entre 350 mm et 1000
mm d’eau par an. Les besoins photopériodiques journaliers du Mung Bean sont supérieur à 13
heures. La température optimale pour la germination des graines et la croissance des plantes
est de 28°C à 30°C. Une humidité élevée au moment de la maturité endommage les graines et
entraine leur décoloration ou une germination sur pied. On peut le récolter tous les trois (03)
jours pendant trois à quatre (04) mois, contrairement au maïs ou au niébé, qui ne produisent
qu’une fois par an. Il a également le potentiel de produire un rendement en graines plus élevé
de 1295 kg à 2961 kg / ha selon le génotype étudié. Le pH favorable au développement du
mung bean varie de 5 à 8.
La culture du Mung bean est confrontée à plusieurs contraintes d’ordre abiotique tels que le
stress hydrique, la salinité du sol et d’ordre biotique tels que les mauvaises herbes, les
insectes ravageurs et les maladies.
Une humidité élevée à tendance détériorer les graines qui peuvent germer avant la récolte.
Une forte pluie pendant le stade de maturation des gousses entraine une germination
prématurée, ce qui donne des graines de qualité inférieure. La salinité du sol inhibe la
germination des graines, et affecte la croissance et l’élongation des racines, entravant ainsi
l’absorption et la distribution des nutriments.
7
Photo4 : Plantes malade (Source : ILBOUDO 2023)
Le Mung bean est sensible à la concurrence des adventices pour les nutriment et l’eau, qui
peuvent affecter énormément les rendements. La présence des graines et de mauvaises herbes
dans un lot de semences entraine une dégradation de la qualité des semences.
Du stade plantule jusqu’à la conservation, le Mung Bean est victime de nombreux attaques
d’insectes qui limitent et réduisent considérablement sa production. Les mouches comme
Ophiomyia phaseoli, Ophiomyia centrocematis et Melanagromyza sojae sont les insectes les
plus répandus. Ils provoquent des dégâts importants au stade des semis (DPP, 2010). Les
mouches adultes sont minuscules et donc difficiles à reconnaitre. Les asticots se nourrissent à
l’intérieur de la tige de la plante et leurs dommages ne peuvent être vus de l’extérieur.
Le rendement du Mung bean peut être impacté négativement par des maladies d’origines
bactériennes, virales et fongiques.
8
Il existe diverses maladies tel que la brûlure bactérienne observée au cours de la croissance
provoquant des dégâts mineurs (DDP,2010). Les maladies bactériennes les plus importantes
sont les graisses provoquées par Xanthomonas et Pseudomonas spp. (Lawn et al., 1985).
Le Mung bean est confronté à plusieurs maladies virales qui ne sont pas bien décrites.
Cependant, la principale maladie virale du Mung bean est la mosaïque jaune dont le vecteur
potentiel est la mouche blanche (Bemisia tabaci) qui peut causer des pertes allant de 30 à
70% (Swaminathan et al.,2012).
Elles sont essentiellement causées par des champignons tels que Fusarium sp, Macrophomina
phaseoli, Rhizoctonia solani, qui sont à l’origine de la pourriture des graines et des plantules.
Les maladies fongiques les plus importantes et les plus répandus sont la cercosporiose causé
par Cercospora canescens et l’oïdium causé par erysiphe polygoni (DDP, 2010).
Les racines en symbiose avec les rhizobiums permettent la fixation biologique de l’azote
atmosphérique, ce qui contribue à restaurer la fertilité du sol (Hafeez et Malik, 1991). La
culture du Mung Bean réduit également l’emploie des engrais azotés et constitue de ce fait un
bon précèdent pour les céréales.
Par sa capacité d’améliorera de la fertilité du sol, il est utilisé dans les rotation des cultures
(Das et al., 2014). Le Mung Bean a la capacité d’établir des relations écologiques important
avec la majorité des micro-organisme du sol. En association avec le sorgho ou le mil, le
Mung Bean contribue à lutter contre striga hermonthica par la reduction du stock de
semences de Striga dans le sol (Joshi et al., 2002). Il est également cultivé pour le fourrage,
les engrais verts et comme plante de couverture (Duke, 1981).
Le Mung Bean est utilisé dans plusieurs produits alimentaires, à la fois sous forme de graines
entières ou transformées (Heuzé et al., 2015). Les graines mures ou la farine qu’on en tire
9
sont les ingrédients de beaucoup de mets, comme la soupe, la bouillie, des amuse-gueules, le
pain, les nouilles et crèmes glacées (Burkill, 1995). Ainsi il joue un rôle important dans la
nutrition humaine en particulier car il constitue une importante source de protéines et de
composé actifs. Le Mung Bean contient beaucoup de minéraux tels que le calcium, le
potassium et la vitamine C qui sont essentiels dans la fortification des os et des dents (Gwag
et al., 2010, Minh, 2014).
Dans la région de l’Est et du Nord de l’Ouganda, les agriculteurs l’utilisent comme aliment
complémentaire pour l’engraissement du bétail (Mogotsi, 2006). Il est parfois cultivé pour
être utilise plus tard comme fourrage, paille ou comme ensilage.
Photo 5 : Food.ndtv.com 2019 photo 6:(callistatour.com 2023) photo 7:( Savoryspin.com 2021)
5.3Importance médicinale
Le Mung bean est riche en élément nutritif comme les protéines et les fibres qui sont très
importants pour faire baisser le taux de cholestérol dans le corps (Madar et stark,2002). Il a
un effet positif sur la réduction de la graisse du foie, et régule son fonctionnement normal à
cause de sa richesse en lécithine (Tensay, 2015). Les graines du Mung Bean serait
traditionnellement utilisé comme traitement contre la paralysie, les rhumatismes, la toux, la
fièvre et les troubles hépatiques (Niampa, 2016).
10
VI. Culture du Mung Bean au Burkina-Faso
La culture du Mung Bean n’est pas trop développé au Burkina Faso. Le Mung Bean est
produit à petite échelle à la station de Saria depuis les années 1980 par les coopérants venant
d’Inde. Sa culture se faisait au niveau des pourtours, des essais, et des parcelles de
multiplication de semences. Il est également produit par un certain nombre de producteurs en
partenariat avec l’association Belwet qui vise à promouvoir les produits agrosylvopastoraux
notamment le Mung Bean (Niampa, 2016).
I. Zone d’étude
11
Figure 1 : Carte geographique du CREAF/Kamboinsé
Source : BNDT(IGB) et géolocalisation du CREAF (INERA, CTIG, 2012)
II. Matériel
Le matériel végétal utilisé est constitué de 8 accessions de Mung bean de provenance diverse.
Le Tableau 2 présente la liste des lignées de Mung bean utilisées dans l’étude et leur origine.
N° Accessions Provenance
1 IC-103245 NBPGR
2 AVMU 1656 AVRDC
12
4 IPM 02-14 NBPGR
5 GANGA 1 NBPGR
6 AVMU 1621 AVRDC
7 Beng-tigré (Témoin) INERA
8 AVMU 1614 AVRDC
Pour les opérations effectuées au champ, les outils suivants ont été utilisé :
Une corde, un mètre ruban, un marteau, un rayonneur et des piquets pour la mise en
place des parcelles élémentaire ;
III Méthodes
13
occupée par chaque parcelle principale a été de 7.2m² avec 88 plants. La superficie totale de
l’essai a été de 298,8 m² (12 m x 24,9 m) avec 1408 plants.
3m 3m
1,5m 1,5m
1,8m
1,5m
1,8m
1,5m 24,9m
1,5m
1,8m
1m
2
Figure 2 : Schéma du dispositif expérimental
Les travaux pour la préparation du sol ont été le labour réalisé à l’aide d’un tracteur le 24
juillet 2023 suivi du nivelage. Les semis ont été réalisés 26 juillet 2023, en raison de deux
graines par poquet. Au cours de l’essai, des travaux d’entretien des plantes ont été réalisés
pour les protections contre les mauvaises herbes et les attaques des ravageurs. En effet deux
sarclage suivi d’épandage d’engrais NPK 14-23-14 de formule a été réalisée à la volée le
14ème et 28ème JAS avec une dose de 100 kilogrammes à l’hectare. Un traitement
phytosanitaire a été appliqué avec du K-optimal le 35 ème JAS afin de lutter contre les maladies
et les attaques des ravageurs soit une dose de 1 litre à l’hectare.
14
3.3 Collecte des données
Le nombre de plants levée ont été comptés sur les deux (02) lignes centrales de chaque
parcelle élémentaire lors du 14ème jour (deux semaine) après semis.
La hauteur des plants consiste a mesuré la plante de la base à partir du sol jusqu’au bourgeon.
Ses mesures ont été prise dès le début de la formation des gousses et enregistrées comme
moyenne de cinq plants sélectionnés aléatoirement sur les deux lignes centrales.
Elle a été déterminée à partir du comptage du nombre de jours écoulé, au jours ou la première
fleur a apparu.
Elle a été déterminée à partir du comptage du nombre de jours écoule du semis, au jour où la
moitié des plants sur les deux lignes centrales ont fleuris.
Cette date a été déterminée lorsque 95% des plants ont commencés à montrer 95% de leurs
gousses qui ont atteint la maturité.
Il a été compté et enregistré comme moyenne de cinq pieds sélectionnés au hasard parmi les
plants appartenant aux deux lignes centrales.
15
Elle a été mesurée à l’aide d’une règle et consignée comme moyenne de la taille de cinq
gousses sélectionnés au hasard parmi les gousses des plants appartenant aux deux lignes
centrales.
Il a été compté et enregistré sur cinq pieds sélectionnés au hasard parmi les plants
appartenant aux deux lignes centrales.
Il a été évalué par comptage sur cinq gousses par plant sélectionnés de façon aléatoire sur
chaque parcelle utile.
Il a été déterminé par pesée de l’ensemble des graines obtenu sur les deux lignes centrales à
l’aide d’une balance électronique de précision de 0,1 g.
Il a été déterminé par pesée de l’ensemble des graines à l’aide d’une balance électronique de
précision de 0,1 g.
Il a été déterminé par pesée de 1000 grains par accession à l’aide d’une balance électronique
de précision 0.001g.
Ces variables ont été déterminées par appréciation à l’œil nu directement sur la parcelle :
Couleur de la tige
16
Elle a été observée lorsque la majorité des plants ont atteint la maturité.
Elle a été également observée lorsque la majorité des plants ont atteint la maturité.
Elle a été observée lorsque les plants ont commencé à donner des gousses.
Elle a été observée lorsque la majorité des gousses ont commencé à changer de couleur.
Le calcul des fréquences, la saisie et le traitement des données collectées sur le terrain ont été
effectué dans un tableur Excel 2016. Les données quantitatives ont été soumis à une analyse
17
de variance (ANOVA) afin de comparer les moyennes des variables au seuil de significativité
de 5% (P < 0.05).
I. Résultats
Type de port de la tige : les tiges ont été à 100% érigées. Il n’existe donc pas de
différence entre les accessions par rapport au port de la tige.
Couleur de la tige : les tiges de toutes les accessions sont de couleur verte.
Couleur des feuilles : les feuilles sont toutes de couleur au verte foncée.
Couleur des gousses fraiches et matures : les gousses fraiches sont de couleur verte et les
gousses matures de couleur noir.
18
Tableau III : Fréquence des qualitatifs étudiés pour les huit-huit accession de Mung Bean
étudiées.
Caractères Modalités Fréquences
Types de port de la tige Erigé 100%
Couleur de la tige Vert 100%
Couleur des feuilles Vert foncé 100%
Couleur de la fleur épanouie Jaune 100%
Couleur des gousses fraiches Vert 100%
Couleur des gousses matures Noire 100%
Couleur des graines Vert 100%
Texture des graine Lisse 100%
Forme des graines Globuleuse 100%
19
a varié en moyenne maximal une valeur de (38,33) JAS pour l’accession AVMU1621 et elle
a eu une floraison lente. Par contre les accessions IPM0214 et IC-103245 ont eu des valeur
minimal moyenne respectivement (32,50) et (32.50cd) JAS et ont eu une floraison rapide.
En ce qui concerne le paramètre 95% maturité, l’analyse a également montré une différence
hautement significative (P (0,05) =0,0012. La maturité à 95% est intervenue en moyenne
20
maximal (59,00) jours après semis pour les accessions AVMU1614 et AVMU1621.Par contre
l’accession AVMU1657 a attient premièrement la maturité avec une moyenne minimal
d’environ (56,50) jours. AVMU1657 a été précoce
Le nombre de graine varie en moyenne maximal de (12,40) graines /gousse pour l’accession
Beng-tigre et une valeur moyenne minimal de (11,00) graines/gousse pour l’accession
IC103245.L’analyse de variance n’a pas été significative, P (5%)=0,1086.
Tableau V : Résultat de l’analyse de variance de 95% maturité, hauteur des plantes et nombre
de graine par gousse
21
Légende : 95% Mat : date 95% maturité, HP : hauteur des plantes,
NGr/Gs : nombre graines par gousse
22
Paramètre nombre de gousses par plante
Pour ce paramètre, la différence n’a pas été significative P (5%)=0,2085. L’accession IC-
103245 a présenté le rendement le plus élevé (1069,45) kg/ha tandis que l’accession
AVMU1657 a présenté le plus faible rendement (296,20).
Tableau VII : Résultat de l’analyse de variance de nombre de gousse par plantes et rendement
Graine
Accessions NGs/plant RmntGr.
AVMU1614 13,80bc 713,97ab
AVMU1621 11,43c 444,88b
AVMU1656 1,.00c 478,72b
Beng-tigre 12,00c 672,12ab
IC-103245 19,50a 1069,45a
$AVMU1657 10,30c 296,20b
GANGA1 11,50c 489,22ab
IPM0214 16,40a 787,26ab
SE± 1,400 198,593
Probabilité 0,0040 0,2089
23
24
II. Discussion
L’étude a montré une variabilité des accessions pour certains caractères quantitatifs étudiés de
même que la présence de plusieurs modalités pour les caractères qualitatifs montrant une
variabilité agro morphologique du matériel végétal ainsi étudié. L’ensemble des accessions
ont montré une homogénéité pour tous les caractères qualitatifs (port de tige, pigmentation de
la tige, couleur des feuilles, couleur de la fleur épanouie, couleur des gousses fraiches et
mature, texture des graine, couleur de la graine et forme des graines). Selon Kaur et al.
(2017), le port érigé est l’une des principales caractéristiques du Mung Bean et selon CH.
Chang et al. (2017) qui avait observé 77% de graine de couleur vert dans sa collection montre
que la couleur verte est la couleur dominante chez le Mung Bean. Duke (1981) avait par
contre obtenu une diversité génétique entre les lignées qu’il avait utilisé. Les fleurs étaient de
couleur verte ou jaune vif, les tiges, semi érigés ou érigés, les graines quant à elles étaient de
couleur brillante ou terme recouverte d’une enveloppe verte, jaune, noire ou marbré. La
couleur des gousses variait du noir et brun au gris pale à la maturité
Les résultats de l’analyse de la variance ont montré des différences significatives entre autres
pour le nombre de ramifications des plantes et le taux levé. C’est différence significative
s’expliquerais par le fait que les accessions ont présenté un cycle de développement variable.
Les résultats de l’analyse de la variance ont montré des différences hautement significatives
pour les paramètres date d’apparition de la première fleur, le nombre de jours 50%floraison,
le nombre de jours 95% maturité, le poids de 1000 graines et le nombre de graine par gousse
par plantes. Ces résultats sont similaires à ceux obtenu par Kumar et al. (2017) et
Mithuswamy et al. (2019). Les différences hautement significatives observés s’expliqueraient
par le fait que les accessions ont des cycles différents et qu’elles sont génétiquement
différentes les unes des autres pour ses paramètres. En effet pour les paramètres liés au cycle
comme la date d’apparition de la première fleur et le nombre de jours 95% maturité, les
valeur moyenne maximal obtenues ont été respectivement de 38,33 JAS et 59,00 JAS.
Waniale et al. (2014) ont obtenu pour la date d’apparition de la première fleur, une valeur
moyenne de 48,3 JAS pour les accessions collectées auprès des agriculteurs en Ouganda. La
différence en nombre de jours date d’apparition de la première fleur observé entre les
accessions et celles collectées auprès des agriculteurs en Ouganda pourrait s’expliquer par les
conditions climatiques, le milieu de culture et l’origine des accessions.
25
Selon Pandey et al. (2006), la différence en nombre de jour date d’apparition de la première
fleur serait liée au caractère variétal, à la date de semis et a l’environnement de croissance.
Pour le nombre à 95% maturité, Kumar et al. (2017) ont obtenu une valeur moyenne de 53.44
JAS. Cette différence en nombre de jours à 95%maturité, serait liée aux conditions
climatiques ou à la constitution génétique des génotype testés (Doumbia et al.,2013).
La date de 95% maturité se situe entre 56,50 et59,00 JAS. Ces résultats sont similaires à ceux
du cycle des lignées mis au point par AVRDC en Tanzanie en 1990. Ces lignées avaient un
cycle de maturité précoce du 55ème au 65ème JAS. Pandey (1987) avait classé les variétés à
cycle extra précoce (moins de 60 jours), les variétés à cycle précoce (60-65 jours), les variétés
à cycle intermédiaire (65-85 jours) et les variétés a cycle tardif (85-115 jours). Au regard de
sa classification nous constatons que tous nos accessions ont un cycle inferieur a 60 jours et
peuvent être considéré comme des accession a cycle extra précoce. Vu la précocité des
accessions étudiées, elle présente un grand intérêt agronomique car elles pourront contribuer à
lutter contre les courtes saisons pluvieuses, les sècheresses en fin des campagnes dans les
zones ou les conditions climatiques sont défavorables.
L’analyse de variance n’a cependant pas été significative pour les paramètres rendement
graines, hauteur des plantes, nombre de graine par gousses. Cela traduit une diversité
génétique non perceptible à l’échelle des paramètres. Le rendement graines est plus élevé
chez certaines accessions comparativement a d’autre. C’est le cas de l’accession IC-103245
qui a enregistré la quantité de rendement graines les plus élevés. Cette variation du poids des
graines peut être due à l’accumulation des réserves dans les graines qui dépend du type de
génotype et le milieu de culture. Cette idée est soutenue par Khan et al. (2010) qui affirme
que l’accumulation des réserves dans les graines dépend du type de génotype et des facteurs
climatiques. Ainsi selon Doumbia et al. (2013), la grosseur des graines est une caractéristique
très importante aussi bien pour les producteurs que les sélectionneurs. Le sélectionneur
prendra toujours le soin de choisir des plantes produisant de grosses graines et présentant de
bons traits morphologiques.
26
CONCLUSION ET PERSPECTIVES
La présente étude nous a permis de mettre en évidence l’existence d’une grande variété au
sein des accessions étudiées. Il existe une variété pour les caractères quantitatifs et une
homogénéité pour ceux qualitatifs observés. L’hypothèse selon laquelle il existe une
variabilité au sein des accessions est vérifié. En effet, l’accession AVMU1656 fait partie des
accessions qui ont des longues gousses. En terme de productivité, elle qui a enregistré le
poids le plus élevé de 1000 graines. Elle présente les meilleur trait agronomique (longueur
des gousses, grosseurs des graines maturité précoce, poids de 1000 graines). Cette accession
peut être proposé pour des essais plus approfondis en vue de sa vulgarisation. L’hypothèse de
recherche selon laquelle il existe des accessions qui possède des meilleures performances
agronomiques est vérifié. Les accessions ayant des cycles extra précoce et précoce pourraient
être soumis à une étude plus approfondies afin de contribuer à l’amélioration de la production
du Mung Bean dans ce contexte de changement climatique. En terme de perspective, nous
suggérons :
Une évaluation des accessions précoces présentant des traits agronomiques intéressant afin de
les utiliser dans des nouveaux programmes de sélection.
L’utilisation d’un nombre plus important d’accessions afin de permettre l’expression tous les
caractères.
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