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Philo 4

Selon Épicure, le plaisir est le seul bien, mais il faut distinguer les plaisirs naturels nécessaires des plaisirs vains qui mènent au malheur. Le bonheur est accessible en écartant les craintes et en simplifiant ses désirs, et il existe quatre remèdes pour y parvenir : ne pas craindre les dieux, ne pas craindre la mort, limiter ses désirs et accepter la souffrance. Le bonheur est toujours à portée de main, comme le soleil derrière les nuages.

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Selon Épicure, le plaisir est le seul bien, mais il faut distinguer les plaisirs naturels nécessaires des plaisirs vains qui mènent au malheur. Le bonheur est accessible en écartant les craintes et en simplifiant ses désirs, et il existe quatre remèdes pour y parvenir : ne pas craindre les dieux, ne pas craindre la mort, limiter ses désirs et accepter la souffrance. Le bonheur est toujours à portée de main, comme le soleil derrière les nuages.

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Le bonheur selon les philosophes


Épicure et le simple plaisir d'exister
Le seul bien, selon Épicure, c’est le plaisir. (Il n'y a pas de valeurs supérieures au
plaisir,
il n'y a aucune raison de sacrifier son plaisir : il faut rejeter les morales qui
condamnent
le plaisir.)
Mais tout plaisir n’est pas à rechercher. Le critère pour juger le plaisir, c’est le
plaisir lui-‐
même : certains plaisirs amènent avec eux davantage de souffrances. Il faut
donc
apprendre à distinguer les plaisirs entre eux.
Il faut apprendre à discerner les désirs naturels et les plaisirs vains. Celui qui
cultive des
plaisirs vains se condamne au malheur, se complique l'existence. Baloo, dans le
Livre de
la Jungle, a une philosophie très proche d'Épicure :
Il en faut très peu pour être heureux : il faut se contenter du nécessaire ! C'est
pourquoi
il faut distinguer les désirs nécessaires (ou au moins les désirs naturels) et les
désirs
vains :
Désir naturel
nécessaire
pour le
bonheur, la
tranquillité de
l'âme : la
philosophie
Les désirs
naturels
nécessaires
pour la
tranquillité du
corps : se
loger, se vêtir
Les désirs
naturels
nécessaires
pour la vie: la
faim, la soif, le
sommeil
Les désirs
naturels
non
nécessaires :
des plaisirs
variés, la
sexualité
Les désirs
vains
artificiels
: désirs de
richesse et
de gloire
Les désirs
vains
impossibles :
désir
d'immortalité
C’est en nous-‐mêmes que résident les vrais obstacles au bonheur. Le bonheur
est
toujours là, à portée de main, comme le soleil est toujours présent derrière les
nuages. Il
n’y a rien à acquérir pour devenir heureux, il y a au contraire des craintes et des
désirs à
écarter. Celui qui est sans souffrance et sans angoisse éprouve naturellement un
plaisir
continu de se sentir exister.
Épicure conseille 4 remèdes pour accéder au bonheur :
1. Ne pas craindre les dieux (car les dieux étant bienheureux, ne sont pas jaloux
et ne
se mettent pas en colère, ils ne nous veulent aucun mal) ;
2. Ne pas craindre la mort (car quand la mort est là, nous ne sommes plus : il n'y
a
donc aucune souffrance dans la mort, tandis que par la peur nous nous créons
maintenant une souffrance inutile) ;
3. Le bonheur est accessible (si nous apprenons à limiter, à simplifier nos désirs) ;
4. La souffrance est supportable (car comme l'averse, une souffrance violente est
souvent passagère et nous nous habituons à elle si elle dure)

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