Page 1 sur 6
Le bonheur selon les philosophes
Épicure et le simple plaisir d'exister
Le seul bien, selon Épicure, c’est le plaisir. (Il n'y a pas de valeurs supérieures au
plaisir,
il n'y a aucune raison de sacrifier son plaisir : il faut rejeter les morales qui
condamnent
le plaisir.)
Mais tout plaisir n’est pas à rechercher. Le critère pour juger le plaisir, c’est le
plaisir lui-‐
même : certains plaisirs amènent avec eux davantage de souffrances. Il faut
donc
apprendre à distinguer les plaisirs entre eux.
Il faut apprendre à discerner les désirs naturels et les plaisirs vains. Celui qui
cultive des
plaisirs vains se condamne au malheur, se complique l'existence. Baloo, dans le
Livre de
la Jungle, a une philosophie très proche d'Épicure :
Il en faut très peu pour être heureux : il faut se contenter du nécessaire ! C'est
pourquoi
il faut distinguer les désirs nécessaires (ou au moins les désirs naturels) et les
désirs
vains :
Désir naturel
nécessaire
pour le
bonheur, la
tranquillité de
l'âme : la
philosophie
Les désirs
naturels
nécessaires
pour la
tranquillité du
corps : se
loger, se vêtir
Les désirs
naturels
nécessaires
pour la vie: la
faim, la soif, le
sommeil
Les désirs
naturels
non
nécessaires :
des plaisirs
variés, la
sexualité
Les désirs
vains
artificiels
: désirs de
richesse et
de gloire
Les désirs
vains
impossibles :
désir
d'immortalité
C’est en nous-‐mêmes que résident les vrais obstacles au bonheur. Le bonheur
est
toujours là, à portée de main, comme le soleil est toujours présent derrière les
nuages. Il
n’y a rien à acquérir pour devenir heureux, il y a au contraire des craintes et des
désirs à
écarter. Celui qui est sans souffrance et sans angoisse éprouve naturellement un
plaisir
continu de se sentir exister.
Épicure conseille 4 remèdes pour accéder au bonheur :
1. Ne pas craindre les dieux (car les dieux étant bienheureux, ne sont pas jaloux
et ne
se mettent pas en colère, ils ne nous veulent aucun mal) ;
2. Ne pas craindre la mort (car quand la mort est là, nous ne sommes plus : il n'y
a
donc aucune souffrance dans la mort, tandis que par la peur nous nous créons
maintenant une souffrance inutile) ;
3. Le bonheur est accessible (si nous apprenons à limiter, à simplifier nos désirs) ;
4. La souffrance est supportable (car comme l'averse, une souffrance violente est
souvent passagère et nous nous habituons à elle si elle dure)