ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
(ESU)
INSTITUT SUPERIEUR PÉDAGOGIQUE DE BENI
(ISP-BENI)
B.P. BENI
COURS D’ADMINISTRATION
SCOLAIRE
Appartenant à l’étudiant(e) :………………………
Facilitateur : CT KAMBERE MWANGAZA Matama
Tel : +(243)997294423
+(243)829213541
E-mail : mwangamat@[Link]
anpcmwangaza@[Link]
Année Académique : 2024-2025
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PLAN DU COURS
Bibliographie
Objectifs du cours
Introduction
CHAP I : ORGANISATION DU TRAVAIL
1.1. Principes fondamentaux de l’organisation du travail
1.2. Principes des organisateurs du travail au sein de l’enseignement
CHAP II : HISTORIQUE DU SYSTEME EDUCATIF CONGOLAIS
2.1. Historique
2.2. L’avant indépendance
2.3. L’après indépendance
2.4. La mutation du système éducatif
2.5. Les missions assignées au secteur de l’enseignement primaire, secondaire
et professionnel
CHAP III : ORGANISATION DE L’ADMINISTRATION SCOLAIRE
3.1. Organigramme et structure au niveau national
3.2. Niveau provincial
3.3. Niveau sous – provincial
3.4. Niveau de l’école
3.5. La gestion d’une école
CHAP IV : QUALITES D’UN ADMINISTRATEUR : PROBLEMES DE TERRAIN
4.1. Quelques qualités d’un chef d’établissement
4.2. Problèmes de terrain
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BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE
Constitution de la RDC, 2006
DOTTRENS, R., Problème de l’éducation et inspection scolaires,
Delachaux, Genève, 1978.
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GANDAYI GABUDISHA B, Politiques éducatives au Congo-Zaïre, de Léopold
II à Mobutu, Le Harmattan, 1997
Gestion d’une école par le chef d’établissement, Module de formation à
distance des enseignants du primaire, Kinshasa, Juillet 2015
KAKUHI, K ; Cours d’administration et inspection scolaires, UNILUK,
Cours inédit, 2006-2007
La gestion d’une école secondaire, Module de formation destiné aux Chefs
d’Etablissement et aux Conseillers d’enseignement, Inspection Générale/
EPST Avec l’appui financier de la BAD, Kinshasa, mars 2010
MABANZA KOKA Eric, Rapport de l’étude sur l’estimation de la population
scolarisable par territoire et province éducationnelle en RDCONGO,
Octobre, 2022
Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous
droits réservés.
MINEPSP, Stratégie de développement de l’enseignement primaire,
secondaire et professionnel, (2010/11 - 2015/16), RDC, Mars 2010.
MOKONZI, G ; De l’école de la médiocrité à l’école de l’excellence au
Congo-Kinshasa, Le Harmattan, 2009
MUSEMO, K. Cours des fondamentaux de l’administration, Master
complémentaire, UNILUK, 2024-2025
Recueils des Directives et Instructions Officielles, ELISCO, 3e Edition,
1998
ROCHET. J.P ; L’inspection pédagogique aux risques de l’évaluation,
France, Harmattan, 2005
ROUSSEAU J.J., Le contrat social, PARIS, PUF, 1942
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OBJECTIFS DU COURS
Doter les étudiants d’un outil utile à leur future carrière. Ils doivent se
préparer à s’intégrer dans certains corps du terrain éducatif, leur faire sentir la
lourdeur de leur mission. A la fin de ce cours, l’étudiant devra :
Définir et expliquer les concepts clés du cours
Maitriser les fondamentaux de l’organisation du travail
Maîtriser la structure et l’organisation scolaire de la RDC
Situer chaque service au niveau soit national, soit provincial soit local
Maîtriser les conditions, les préalables d’un administrateur scolaire
Connaître les qualités que doit revêtir l’administrateur scolaire
Maîtriser les activités administratives de notre pays.
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INTRODUCTION
L’éducation constitue un puissant levier d’accession à des postes de
responsabilité. Soulignons ici que le rôle primordial de l’éducation consiste à
former des citoyens capables de contribuer au développement économique,
social et politique de leur communauté. La division du travail à l’ère actuelle
fait la différenciation des professions dans la société. Cette différenciation
consiste dans la distribution des fonctions, des groupements ou des catégories
d’individus appelés à accomplir des tâches précises. La conduite des individus,
leur mentalité reflèteraient leur niveau de développement et de celui de leur
société.
L’Etat congolais étant une nation organisée selon le principe de la
séparation du pouvoir a l’avantage d’avoir une division du travail. A l’ère
actuelle, il est impossible à tout savant, tout fonctionnaire de dominer
l’ensemble de sa discipline ou de son service. Dès lors, une rigoureuse
spécialisation s’impose. Cette spécialisation s’impose dans l’administration
congolaise où on constate la diversité des services et celle des groupes qui les
exercent.
L’Administration scolaire relève du droit administratif qui est l’ensemble
des dispositions règlementaires et législatives qui régissent les rapports dans
l’administration. Elle prend en compte aussi bien les pratiques administratives
que les écrits Administratifs (compte rendu, procès-verbal, rapport).
En effet, dans tous les services publics comme dans toutes les
entreprises privées, les fonctionnaires et les travailleurs sont soumis à la
bienveillance de leurs chefs hiérarchiques chargés de contrôler les bonnes
exécutions des tâches qui incombent à chacun.
Le contrôle, quelque que soit sa modalité, est une action nécessaire dans
toutes actions collectives. L’Etat, s’il oublie de contrôler, cela constituerait un
danger pour la société. En instituant un contrôle sur les écoles, l’Etat pour
s’est soumis à une nécessité d’ordre social beaucoup plus qu’il n’a fait acte
d’autorité. Il devrait veiller à ce que ces diverses éducations données à l’école et
ailleurs ne portent atteinte aux droits des futurs citoyens.
L’intervention de l’Etat dans l’éducation est donc justifiée, car la fonction
de coordinateur qu’a l’Etat pour les activités de la société est légitime. Aussi,
l’Etat dans la division du travail ou de son administration nomme un corps des
techniciens qui, par une action durable et en profondeur serait capable
d’influencer efficacement l’évolution qualitative du rendement scolaire.
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Dans le domaine de l’éducation, l’expérience professionnelle dans les
relations de service de l’Etat a prouvé que le supérieur hiérarchique de
l’enseignement ne peut se désintéresser de l’administration et du contrôle
scolaires.
En effet, l’organisation, l’administration et le contrôle scolaires sans
oublier les mesures administratives n’ont de valeur que dans la mesure où ils
ont été dictés et mis en jour, non seulement pour des raisons pédagogiques,
mais également pour veiller au respect de normes générales applicables aux
institutions d’enseignement.
Ce cours présente une vue d'ensemble du champ d'étude de
l'administration en milieu scolaire tel qu'il s'est développé dans le contexte de
la République démocratique du Congo.
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CHAP. I : ORGANISATION DU TRAVAIL
L’organisation du travail est un vaste sujet, souvent abordé en entreprise
avec l’évolution des pratiques managériales mais aussi avec le développement
personnel. Elle touche la structure dans sa collectivité, mais aussi chacun de
ses salariés individuellement. La manière dont l’entreprise organise le travail a
un impact sur son développement, sa pérennité, son image. Mais la façon de
s’organiser de chacun de ses membres influence directement sa réussite aussi.
Quel que soit votre poste, si vous avez un problème d’organisation et que
vous ne parvenez pas à structurer votre temps de façon optimale et à gérer les
priorités, vous trouverez ici des pistes de réflexion.
L’organisation du travail comprend :
la définition des tâches ;
leur attribution à des ressources humaines ;
leur planification ;
les méthodes et moyens mis en œuvre pour les réaliser.
Le cadre de l’organisation du travail est plus large que cela, le concept
touche aussi à la définition de l’environnement de travail, des conditions de
travail, de l’emploi du temps des salariés, leur répartition dans le bon service,
etc.
Bref, il s’agit de l’organisation de la vie en entreprise.
Il y a là une double dimension :
pour l’entreprise, il s’agit de concilier performance individuelle et
performance collective ;
au niveau de l’employé, il s’agit aussi, dans une certaine mesure, de
concilier la vie professionnelle à la vie personnelle.
1.1. Principes fondamentaux de l’organisation du travail
La fonction administrative découle d’un certain nombre des principes à
appliquer pour réaliser une organisation rationnelle de l’entreprise :
1. La division du travail : il faut nécessairement avoir une division
du travail pour produire mieux avec les efforts fournis. Il s’agit de
chercher à améliorer l’efficience à travers la réduction du gaspillage
en cherchant l’augmentation du rendement avec les mêmes
efforts ;
2. L’autorité et la responsabilité : l’autorité est le droit de
commander et le pouvoir de se faire obéir. Il faut distinguer
l’autorité statutaire conférée par la fonction de l’autorité
personnelle qui se dégage de la personne elle-même. La meilleure
hiérarchie est celle dite fonctionnelle qui se double de la valeur
intrinsèque, la meilleure garantie contre les abus d’autorité et les
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faiblesses d’un grand chef est la valeur personnelle et surtout la
haute valeur morale de ce chef. On sait que ni l’élection, ni la
propriété ne confèrent cette valeur. On ne peut pas concevoir
l’autorité sans responsabilité qui est sa conséquence naturelle. Les
plus belles qualités peuvent être annulées par la crainte de
responsabilité. Il faut vaillamment encourir la responsabilité. Il
importe aussi que les chefs à tous les niveaux et degrés apprécient
le courage de leurs subordonnés et leurs laissent suffisamment
d’autorité pour bien assumer les responsabilités leur imparties ;
3. La discipline : elle consiste dans le respect des conventions tacites
et formelles qui ont pour objectif l’obéissance, l’assiduité et le
respect. Aucune entreprise ne peut vivre et prospérer sans
discipline. Les conditions d’une bonne discipline dans une
entreprise sont : (a) l’excellence du chef à tous les degrés et
l’application judicieuse des sanctions nécessaires, (b) la clarté et
l’équité des conventions qui lient le personnel ;
4. L’unité de commandement : pour une action quelconque, un
agent ne doit recevoir des ordres que d’un seul chef. La règle
d’unité de commandement est d’une nécessité générale et
continuelle. Si elle est violée, l’autorité est atteinte, troublée et sa
stabilité est menacée. On constate parfois les ravages de cette
dualité de commandement dans l’Etat (administration publique),
dans les entreprises et même dans les familles. On trouble les
subordonnés et désorganise le corps social. Il faut que l’on sache à
qui obéir et à quel moment ;
5. L’unité de direction : une bonne organisation demande un seul
chef pour un ensemble d’opérations visant un seul but. C’est la
condition nécessaire de l’unité d’action, de coordination de forces
et de la convergence des efforts ;
6. La rémunération équitable du personnel : il faut arriver à
rémunérer le personnel en fonction de la valeur du travail et faire
de sorte que chacun là où il se trouve dans l’exercice de ses
fonctions soit satisfait de son travail ;
7. La hiérarchie : il s’agit ici du principe de la hiérarchie de l’ordre de
succession du pouvoir. On remédie aux lenteurs de la voie
hiérarchique par un bon système de liaison ;
8. L’ordre : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place
dans l’ordre social. Dans le service de l’administration, une place
pour chaque homme et chaque homme à sa place ;
9. Stabilité du personnel : pour que chaque agent ait le temps
nécessaire de rendre un service appréciable dans l’entreprise en
fonction de la spécialité pour laquelle il a été préparé, il faut qu’il
soit stable ;
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10. La centralisation : les managers sont responsables ultimes
des résultats du travail. Ex : En cas de conflit entre enseignants et
ses élèves, la coordination ira demander le compte au préfet des
études et non à l’enseignant.
11. L’équité : le désir d’équité et d’égalité de traitement sont des
aspirations dont les managers devraient tenir compte ;
12. L’initiative : les employés devraient être encouragé à
développer et à améliorer le plan du travail ;
13. Esprit de corps : l’autorité devrait favoriser et maintenir le
travail d’équipe, esprit d’équipe et un sens d’unité entre les
membres du groupe.
1.2. Principes des organisateurs du travail au sein de l’enseignement
A. Principes de Taylor
Tylor Frédérick Winslow (1856-1915) est le promoteur de l’organisation
du travail. Il est le premier à réaliser la mesure pratique du temps d’exécution
du travail. Il prône l’efficience (faire les choses en moindre temps et en
moindre coût) et l’efficacité (atteindre les objectifs en moindre temps). Pour ce
faire, il propose quatre principes :
1. L’analyse scientifique du travail : il suggère que par l’observation et
la collecte de données, par un mesurage soigné, le manager détermine
l’unique meilleur moyen d’accomplir une tâche, et ceci pour éviter la
routine ;
2. La sélection du personnel : une fois la tâche analysée, la tâche
suivante consiste à la sélection scientifique et puis à développer,
enseigner, former les ouvriers conformément au travail défini ;
3. Coopération du management : Taylor suggère que le manager doit
coopérer avec les ouvriers pour s’assurer que le travail est fait,
exécuté selon les principes scientifiques résultant de l’analyse du
travail à présence ;
4. Une supervision personnelle : Taylor reconnait la division du travail
entre manager et ouvrier. Le manager s’occupe de la planification et
de l’organisation et des activités de la prise de décision alors que les
ouvriers exécutent le travail.
Après avoir fait une analyse méthodique du travail des ouvriers et de
leurs outils, Taylor a synthétisé ses principes de la manière suivante :
(1) Développer pour chaque élément du travail des ouvriers une science
qui remplace les anciennes méthodes empiriques ;
(2) Former, entraîner et spécialiser l’ouvrier au lieu de le laisser comme
autrefois choisir son métier et l’apprendre comme il pouvait ;
(3) Suivre de près chaque homme pour s’assurer que le travail est bien
fait selon les principes posés ;
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(4) Partager également la responsabilité et la tâche entre la direction et
les ouvriers mais la direction se chargeant de tout ce qui dépasse les
compétences des ouvriers. Chaque personne doit être responsable des
actes posés et des tâches données.
L'Organisation scientifique du Travail se fonde sur des principes
simples :
La séparation du travail de conception et du travail de réalisation (la
division verticale);
L’analyse du travail et sa décomposition en opérations élémentaires (c’est
la division horizontale);
L’institution d’une rémunération au rendement ;
La mise en place d’un contrôle rigoureux.
Les avantages de l’Organisation Scientifique du Travail et du fordisme sont:
La réalisation de gains de productivité très importants ;
Production et consommation de masse.
Les inconvénients :
Le taylorisme crée des conditions de travail difficiles ;
La parcellisation, la répétition des tâches engendre la monotonie, la
démotivation,…
La psychologie de l'homme au travail n'est pas prise en compte.
B. Principes de Fayol
Pour Fayol Henri (1841-1925), il est le premier à développer une théorie
de gestion de l’entreprise mettant en valeur la fonction administrative. Il est
parmi les premiers qui ont déclaré que le manager exécute 5 fonctions : la
planification, l’organisation, le commandement, la coordination et le contrôle.
1. Prévoir : c’est planifier ou établir un plan du travail et s’appliquer à le
réaliser en y apportant des modifications que l’expérience et les faits
nouveaux suggèrent : état présent et possibilités d’avenir. Prévoir c’est
également connaître à la fois l’objet, le milieu, le sujet de l’action
collective et se fixer la direction, régler l’itinéraire et définir l’ordre de la
marche à suivre. C’est également compter à l’avenir et dresser le
programme d’actions, déterminer le but que l’on poursuit et trouver les
meilleurs moyens de l’atteindre.
2. Organiser : c’est concevoir la forme à imposer au groupe pour la bonne
réalisation de la marche à suivre. C’est pratiquer la division du travail et
déterminer la hiérarchie. C’est garnir le cadre conçu, recruter le
personnel, achever de l’instruire, faire avancer l’élite en éliminant ce qui
n’a pas de valeur tout en garantissant la stabilité de l’ensemble. C’est
placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment opportun.
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3. Commander : c’est faire entrer en branle la machine par la mise en jeu
de l’autorité, de la responsabilité, de l’initiative, de la discipline. Le
commandement se répartit entre ceux qui ont de l’autorité aux divers
degrés de la hiérarchie pour obtenir des subordonnés des meilleurs
rendements. C’est pour cela que celui qui commande doit : (a) avoir une
connaissance profonde du personnel, (b) éliminer les incapables, (c) bien
connaître les conventions qui lient l’entreprise et ses agents, (d) donner
des bons exemples, (e) faire des inspections périodiques.
Commander c’est aussi réunir ses principaux collaborateurs à des
conférences qui préparent l’unité. C’est ensuite viser à faire régner dans
le personnel l’activité, l’initiative et le dévouement. Dans ce cadre-là,
Fayol a limité à six au maximum le nombre des subordonnés à un chef,
mais dans le cadre de notre système éducatif, surtout à l’école primaire,
un inspecteur doit pouvoir visiter entre 200 et 500 enseignants par an.
4. Coordonner : c’est faire fonctionner les relations extra hiérarchiques des
liaisons avec l’extérieur des liaisons à l’intérieur du corps social. La
coordination fait prévaloir l’intérêt général sur l’intérêt particulier et elle
établit l’harmonie des activités diverses. Elle adapte les moyens dont on
dispose en moyens que l’on veut atteindre.
5. Contrôler : c’est exercer une surveillance générale et particulière afin
que les activités se déroulent selon les plans prévus et que les règles
dictées soient judicieusement appliquées. Il s’agit de s’assurer que les
objectifs ont été atteints.
Si Taylor a étudié les meilleurs procédés pour traiter les matières, Fayol, lui,
a étudié les moyens propres pour bien conduire les hommes. Quelques soient
les caractéristiques d’une entreprise, dit-il, les aspirations auxquelles elles
donnent lieu se répartissent en six groupes :
(1) Opérations techniques : production, fabrication, transformation et
consommation ;
(2) Opérations commerciales : achat, vente et échange ;
(3) Opérations financières : gérance de capitaux, recherche des capitaux et
investissement ;
(4) Opérations de sécurité : protections des biens et des personnes ;
(5) Opérations de comptabilité : inventaire, bilan
(6) Opérations administratives : organisation, gestion et contrôle du
personnel.
N.B. Il n’y a pas au monde, une entreprise qui ne s’occupe pas de ces genres
d’opérations. C’est cette dernière sorte d’opérations qui intéresse le plus dans
le cours des fondamentaux de l’administration scolaire.
C. Principes de Max Weber (1864-1920)
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Max Weber est un sociologue allemand qui s’est intéressé à la
bureaucratie qui est une forme particulière d’organisation garantissant
l’efficacité. Il distingue trois grands types d’autorité légitimes :
- L’autorité charismatique fondée sur les qualités personnelles du
leader ;
- L’autorité traditionnelle résulte du statut social dont a hérité le
leader ;
- L’autorité rationnelle ou légale (elle repose sur des dispositions
juridiques formalisées).
Sur le plan méthodologique, Weber utilise le principe de la typologie pour
classer et analyser les comportements sociaux et politiques. Il cherche à
repérer ce qu’il nommera des types idéaux qui réunissent les caractéristiques
essentielles d’un phénomène ou un comportement social.
Weber met en évidence que nos sociétés passent d’une organisation
fondée sur une légitime de type traditionnelle à des sociétés où l’autorité
s’impose, soit par l’influence du charisme des individus qui exercent le pouvoir,
soit sur l’exercice de la raison. Cette dernière est étroitement associée à ce que
Weber appelle le processus de rationalisation des activités sociales. Il met en
évidence que les individus peuvent, dans le cadre de cette rationalité, être
guidés, soit par des fins, soit par des valeurs. Le type idéal de la rationalité
moderne légale est pour lui la bureaucratie.
La bureaucratie selon Weber est un système pyramidal hiérarchisé
permettant à la population de développer des compétences propres à
différentes capacités.
D. Etudes de Hawthorne : Elton MAYO (1880-1949)
Tout a commencé avec les expériences d’Elton Mayo à la Western
Electric, qui s’intéressait plus particulièrement aux conditions de travail. Après
avoir amélioré l’éclairage dans un atelier, il s’est aperçu que la productivité des
ouvriers augmentait. Mais plus original, le retour aux conditions d’éclairage
initiales n’a pas entraîné une baisse de la productivité. Il en a déduit que c’était
en fait l’intérêt porté aux salariés qui avait été source de motivation.
Pour Mayo, deux principes fondamentaux à prendre en compte dans
toute théorie de management :
l’importance de l’intérêt que l’on porte aux salariés ;
l’importance des relations interpersonnelles au sein d’un groupe.
Pour plus des détails, en 1914, la compagnie Western Electric de
Chicago, une recherche fut entreprise sur les conditions qui pourraient
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augmenter la production des travailleurs. On essaya de déterminer les effets de
l’éclairage sur la performance. Les ingénieurs chargés de l’enquête qui étaient
au courant des contraintes de l’expérimentation, employèrent la technique du
groupe contrôle.
Le plan de base consistait à varier l’illumination sur un grand nombre
de valeurs dans le groupe expérimental et à tenir l’illumination en
augmentation dans les conditions expérimentales. Des augmentations
importantes comparables furent aussi observées dans le groupe contrôle.
Au cours d’une recherche subséquente, l’illumination fut
systématiquement diminuée dans le groupe expérimental et maintenue
constante dans le groupe contrôle. Les résultats furent encore plus
déconcertants : l’illumination diminuée, la production augmentait de manière
sensible dans le groupe expérimental et dans le groupe contrôle.
Il s’agit sans doute d’un phénomène étrange. Remarquons que cette
recherche s’est étalée sur une période de 8 ans. Dans la suite, les
expérimentateurs ont été obligés d’examiner leurs résultats de plus près et
pousser leur investigation plus loin, pour finalement arriver à la conclusion
suivante : « les augmentations de production résulteraient d’une morale accrue
du travailleur qui, à son tour résultait de la conscience du travailleur de
participer à une expérience et du sentiment que la compagnie se souciait de lui.
Ce sentiment était ressorti également par les deux groupes. C’est ce qu’on a
appelé l’effet hawthorne qui illustre bien un danger qui guette la recherche en
psychologie ».
E. Le mouvement des relations humaines : Kurt LEWIN (1890-1947)
Les travaux de Kurt Lewin ont porté sur les styles de commandement et
la dynamique des groupes. Lewin distingue trois types de « leadership » :
Le leadership autoritaire, qui se tient à distance des individus et use des
ordres pour diriger ;
Le leadership de type « laisser faire », qui ne s’implique pas dans le
groupe ;
Le leadership « démocratique » qui s’appuie sur les propositions du
groupe et qui cherche à faire partager le point de vue retenu.
C’est ce dernier type de leadership qui a la préférence de Kurt Lewin. Kurt
Lewin est aussi l’inventeur, en 1943, du terme « dynamique des groupes». Les
gens adhèrent d’autant plus à une opinion qu’ils ont discuté entre eux, y
compris s’y opposant.
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F. La théorie de la hiérarchie des besoins : A. MASLOW (1908-1970)
Selon Abraham Maslow, les besoins humains peuvent être hiérarchisés
en cinq niveaux que l’on peut représenter par une pyramide.
Les besoins physiologiques (se nourrir, se vêtir, se loger ...);
Les besoins de sécurité et de protection (se mettre à l'abri de toutes
les agressions);
Les besoins sociaux (se sentir accepté et compris par les autres) ;
Les besoins d’estime (se comprendre et se respecter soi-même) ;
Les besoins d'accomplissement (créativité, développement
personnel…).
Tant qu’un besoin n’est pas satisfait, il constitue une source de
motivation. A partir du moment où il est satisfait, c’est le besoin du niveau
supérieur qui apparaîtra comme une nouvelle source de motivation.
Un chef est celui qui dirige ses administrés en tenant compte de leurs
besoins.
G. Douglas Mc GREGOR (1906-1964).
Professeur de psychologie aux USA (Harvard), Gregor a opposé deux
conceptions de l’homme au travail :
La théorie X : les individus qui n’aiment pas travailler, évitent les
responsabilités, cherchent la sécurité avant tout. Ils doivent être
contrôlés, dirigés, menacés de sanctions pour fournir les efforts
nécessaires à la réalisation des objectifs. (il les faut un
management autoritaire) ;
La théorie Y : les individus qui cherchent les responsabilités,
s’engagent au travail, prennent l’initiative, ont l’esprit de créativité.
(il les faut un Management participatif).
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CHAP II : HISTORIQUE DU SYSTEME EDUCATIF CONGOLAIS
2.1. HISTORIQUE
L’introduction du système éducatif en République Démocratique du
Congo a valu plusieurs décennies pour en arriver au stade de l’enseignement
structurel actuel.
Il fallait attendre l’expédition et le passage des missions après la
Conférence de Berlin (1885) sur le partage de l’Afrique (cfr Histoire du
Congo/6ème primaire). Ces dernières ont été à la fois des missions à caractère
politique et religieux. Et à force de faire découvrir aux nègres l’évangile naîtra
l’éducation qui a eu pour mobile principal de former, transformer et développer
la société qui a longtemps demeuré dans sa civilisation archaïque.
Le progrès connu par les missions, malgré les autres intérêts
métropolitains, ont permis de découvrir les hommes et leurs cultures au moyen
de navigation de grands cours d’eau avec tous les risques et périls.
En quittant l’océan Atlantique, ces explorateurs et colons belges ont
découvert l’embouchure du fleuve Congo jusqu’à longer les côtes de ses
affluents où ils ont installé sur les sites des grandes agglomérations de
population leurs premiers foyers d’administration à la fois de communication et
culturelle. Les antennes d’administration ont développé d’abord le milieu au
niveau économique, ensuite en arriver au point de créer des foyers d’éducation
de masses.
Les étapes imminentes qui ont déterminé l’historique de l’éducation au
Congo ont été découpées en périodes évolutives et événementielles qui ont
marqué la période de gestion.
Une autre partie liée à ces périodes de gestion décrit la mutation de
l'enseignement en général. Elle parle aussi de la fusion de l'enseignement
primaire, secondaire, supérieur et universitaire et le moment fixe de leur
éclatement.
Ces grandes étapes sont:
1. l’Avant Indépendance du Congo (époque coloniale : Etat belge),
2. l’Après Indépendance du Congo (1960 à ce jour),
3. la mutation du système éducatif.
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2.2. L’AVANT INDEPENDANCE
L’arrivée des missionnaires
Peu après l’entrée des missionnaires au Congo vers 1906, avec les
découvertes, la colonie belge a introduit le système d’enseignement sous forme
d’éducation des masses. C’est à partir de l’évangélisation instaurée par les
missionnaires afin d’apprendre aux nègres à lire et à écrire.
L’intérêt de l’évangile était de faire disparaître la diversité de petits dieux
des statuettes trouvées en Afrique et croire en un seul Dieu, le Père de Jésus-
Christ. Et c’était ici le début du cheminement de l’éducation.
Les foyers d’apprentissage
En 1926, le système de formation deviendra très évolutif jusqu’à être
transformé en foyers d’apprentissage, un groupement de masses sur des sites
de grandes agglomérations de population. Les femmes d’un côté pour
l’éducation ménagère et les hommes de l’autre pour une formation penchant
sur la professionnalisation.
Les Centres de formation de métiers et artisanale
Vers 1930, la première convention se pointait déjà à l’horizon, entre
l’Etat belge et les Eglises Protestantes et catholiques, les missions ayant déjà
acquis un grand impact sur le terrain sur l’éducation des indigènes.
Quelques tous premiers centres sont déjà installés progressivement un
peu partout mais leur liste n’est exhaustive.
Il s’agit des provinces surtout de la cuvette centrale :
Bas–Congo : Kimpese, Kisantu, Lemfu, Ntumba, Gombe, Matadi
BANDUNDU : Mbewo, Beno, Mukila
Equateur : Mbandaka, Lisala, Bansakusu
Province Orientale : Kisangani, Mambasa
Kasaï Occidental : Ilebo, Mweka
Kasaï Oriental : Lodja, Sankuru
Il est à remarquer que la province du Bas – Congo a résorbé le plus
grand nombre de centres d’apprentissage et des métiers, parce que les
explorateurs et colons belges ont pénétré le Congo par l’embouchure du fleuve
Congo, dans le Bas–Congo. Et la présence de ces centres a été justifiée par le
passage d’un grand cours d’eau facilitant l’accès par pirogues aux missions.
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L’ère des grandes réformes
Entre 1935 et 1940, plusieurs centres et foyers de métiers furent
débaptisés et transformés en écoles artisanales des métiers, et écoles
moyennes.
L’enseignement structurel
Entre 1945 et 1950, à la veille de l’ère de l’Indépendance, les écoles
moyennes et artisanales des métiers ont formé des intellectuels Congolais
complets capables de gérer l’administration et de transférer à leur tour le savoir
acquis.
Le niveau de l’école de métiers et artisanale était sanctionné par un titre
de D3 équivalant de D6 (Diplôme d'Etat) actuel. Tandis que le niveau de l’école
moyenne par un diplôme équivalant au titre du finaliste d’un Institut
Supérieur.
Schéma de l'évolution de l'éducation avant l'indépendance :
Quelques acquis pendant la période de gestion du système
d’enseignement colonial. Le nombre très réduit des apprenants a permis aux
colons :
d'appliquer la gratuité des études de la jeunesse congolaise ;
de supporter toute la charge des enseignants. La fonction enseignante
était valorisée et la qualité de l’enseignement dispensé restait
compétitive;
de subsidier toutes les écoles, selon les sites de grandes agglomérations
de population par la construction des écoles pilotes;
de faire bénéficier aux tous premiers intellectuels du Congo, de la bourse
de l'Etat colonial au niveau d'Etudes Supérieures ;
de construire des écoles par le concours des communautés locales.
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2.3. L’APRES INDEPENDANCE
Avec les moyens de bord hérités de la colonie, l'analyse de la période de
gestion post–coloniale a été, en ce qui concerne l'historique de l'Enseignement,
l'objet d'un reflet des bilans réalisés par les dirigeants de ce secteur au bout de
chaque mandat, en tenant compte de la politique globale et non de l'état
détaillé du fonctionnement.
De 1960 à 1971, la politique générale de l'enseignement a été presque la
même avec une caractéristique commune, à savoir la subdivision des écoles
par l'Etat et les études des enfants et des enseignants à charge complète de
l'Etat. En conséquence, la crédibilité de l'Enseignant ainsi que la qualité des
enseignements dispensés étaient au beau fixe.
Il y a donc lieu de découvrir ci-dessous la liste de différents dirigeants
ayant participé à la gestion du Ministère de l'enseignement post–colonial.
1. Le Ministre Pierre MULELE (1960 – 1961)
Bilan :
Transformation de l’enseignement fondamental de base par
l’enseignement primaire et le degré moyen en enseignement secondaire.
Frais d’études pour la jeunesse congolaise et enseignants à charge de
l'Etat
Toutes les écoles ont été subsidiées par l'Etat
Plusieurs étudiants ont été boursiers par l'Etat
Construction des bâtiments abritant certaines écoles pilotes à Kinshasa
comme à l'intérieur du pays (les Athénées).
2. Le Ministre colin Michel (1961 – 1964)
Bilan :
Bourse d’études accordées à plusieurs étudiants de l'Etat congolais.
Gratuité des études des jeunes congolais et enseignants à charge du
gouvernement.
3. Le Ministre BALONJI – NKANSHAMA (1964 – 1965)
Bilan :
Gratuité des frais d'études des élèves
Prise en charge des enseignants par l'Etat
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4. Le Ministre Athanase DJADI et le Vice–Ministre Bernardin MUNGUL–
DIAKA (1966 – 1967)
Bilan :
Gratuité des frais d’études des enfants.
Prise en charge totale des enseignants par l’Etat.
5. Le Ministre B. MUNGUL DIAKA (1966 – 1967) et le Vice–Ministre
KITHIMA Bin RAMAZANI (1968).
Bilan :
Gratuité des frais d’études des enfants
Prise en charge totale des enseignants par l’Etat
Transformation des écoles moyennes supérieures en Institut Supérieur
6. Le Ministre KITHIMA Bin RAMAZANI et le Vice-Ministre MARIO
CARDOSO LOSEMBE (1969)
Bilan :
Gratuité des études en faveur des enfants congolais
Prise en charge des enseignants par l’Etat
7. Le Ministre MARIO CARDOSO LOSEMBE et le Vice-Ministre Jacques
ALI-RISASI (1970)
Bilan :
Gratuité des études en faveur des enfants congolais
Prise en charge des enseignants par l’Etat
8. Le Ministre Jacques ALI-RISASI et le Vice – Ministre Claude MAFEMA
(1971)
Bilan :
Gratuité des études en faveur des enfants congolais
Prise en charge des enseignants par l’Etat
9. Le Ministre Claude MAFEMA et le Vice – Ministre MABOLIA INENGO
(1972)
Bilan :
Paiement des frais minerval par les parents au niveau secondaire
Gratuité des études en faveur des enfants congolais au niveau primaire
Prise en charge des enseignants par l’Etat
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10. Le Ministre MABOLIA INENGO et le Vice – Ministre MBULA MOKO
(1973 - 1975)
Bilan :
Paiement des frais d’études par les parents au niveau secondaire
Prise en charge des enseignants par l’Etat
Gratuité de l'enseignement au niveau primaire
11. Le Ministre MBULA MOKO (1976)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
12. Le Ministre KASUSULA DJUMA et Vice-Ministre KOLI ELOMBE (1977)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
13. Le Ministre M’VUENDY MABEKI NTU et Vice-Ministre KOLI ELOMBE
(1977-1981)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
14. Le Ministre ATIWIYA MASIKITA et Vice-Ministre NDOLELA SIKI-
KONDE (1981)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
15. Le Ministre NDOLELA SIKI-KONDE et Vice – Ministre MASEGABIO
NZANZU (1982)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
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16. Le Ministre MAKINDA WATA-WATA et Vice – Ministre SAMBA
KAPUTO (1983)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
17. Le Ministre NZEGE ALAZIAMBINA et les Vice–Ministres MATUKANGA
MBULU (1983 - 1990) et NZALI – LOPEMBE (1983 – 1990)
Bilan :
Création du Service de contrôle et de la Paie des enseignants "SECOPE".
Réforme scolaire par transformation et débaptisation des ex. cycles
d'orientation et cycles courts professionnels en Instituts
d'Etablissements scolaires à cycle long complet.
Initiation de la loi-cadre promulguée le 22 septembre 1986 et célébrée
chaque le 30 avril de l'année scolaire, consacrant ainsi la journée
nationale de l'enseignement.
La loi-cadre est issue d'une décision d'Etat n°44/86 du 11/04/1986 sur
demande de l'ex.- comité central du Mouvement Populaire de la
Révolution, de son temps, pour mettre un terme à certaines divergences
constatées dans les prises des actes: ordonnance, arrêtés, décisions,
circulaires et conventions scolaires, etc. …
La loi-cadre est un travail fouillé et approfondi, un produit des forces
vives de la nation intéressées au devenir de l'enseignement national:
Institutions, partenaires, parents, élèves et étudiants.
Son but primordial est d'assurer un Enseignement National qui vise à
répondre à la fois aux préoccupations des parents et de l'Etat.
La nouvelle politique éducative à mener fonde sur la Loi–cadre en ce sens
que toutes les instructions relatives au bon fonctionnement des activités
de l'Enseignement National sont désormais puisées dans celle-ci.
La Loi – cadre est restée incontournable à nos jours et continue à servir
comme instrument de travail au sein de l'Enseignement National. Elle est
donc un outil et un cadre juridique de référence. Sa contextualisation à
nos jours s'avère indispensable.
18. Le Ministre KOLI ELOMBE et les Vice–Ministres N’DOM NDA OMBEL,
NZUZI MULAMBA et ISALU ISANGI (1990-1991)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
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Réforme scolaire issue d'un symposium organisé par l'UNESCO en 1991
en collaboration avec l'université de Kinshasa sur le thème : "Les forêts
tropicales": Professionnalisation de l'enseignement par introduction de
nouvelles techniques dans le programme scolaire national: Industrie
alimentaire et vestimentaire, Ebénisterie, Froid, Foresterie, Maçonnerie,
Menuiserie, Agricole Pédagogie, Agricole Vétérinaire, etc.
19. Le Ministre Jean –Claude BIEBIE et Vice–Ministre MABAYA NAWEJ
(1991)
Bilan :
Plus ou moins 2 semaines d'existence de ce mandat à cause des effets
pervers de la transition pendant la période de la Conférence nationale
souveraine
20. Le Ministre KUFI KILANGA et Vice–Ministre MABAYA NAWEJ (1991-
1992)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
Essaimage des écoles privées et publiques à travers l'étendue du
territoire national.
21. Le Ministre LOKA ne KONGO (1992)
Bilan :
Plus ou moins 1 mois d'existence de ce mandat à cause des effets pervers
de la Transition pendant la période de « La Conférence Nationale
Souveraine »
22. Le Ministre NDOLELA SIKI-KONDE et Vice–Ministre BOGUO MAKELI
(1993-1994)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
Préparation du projet des Etats généraux de l'Education qui furent tenus
par son successeur le Ministre SEKIMONYO
Frais d'intervention ponctuels (FF) à charge des parents.
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23. Le Ministre SEKIMONYO WA MAGANGO et les Vice–Ministres IRUMU
AGOZIA KARIO et MASIALA MASOLO (1994-1996)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat et les parents
Frais d'intervention ponctuelle en guise de Frais de Fonctionnement
Tenue des Etats Généraux de l'Education en République Démocratique
du Congo avec l'appui de l'UNESCO
Options fondamentales issues du nouveau système éducatif né de ce
processus:
− L'Education, une priorité des priorités
− L'Education pour tous
− Le partenariat éducatif
− La professionnalisation de l'enseignement
− L'Education aux valeurs humaines et morales
24. Le Ministre EPEE GAMBWA et Vice–Ministre KAHEMBA BATILA
(1997)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents
Le système d'intervention ponctuel sur les frais scolaires.
25. Le Ministre KAMARA RWAKAIKARA et les Vice–Ministres Jeanne
EBAMBA et MAKWANZA (1997 - 2000)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat
Instauration du système de motivation des enseignants par les parents
26. Le Ministre YERODIA NDOMBASI et les Vices–Ministres KAYAMBA
DADYE puis MASIALA MASOLO (2000-2001)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence de la motivation
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27. Le Ministre KUTUMISA B. KYOTA et Vice–Ministres MASIALA
MASOLO et MANDANGO MADRAGULE (remplacé par Mme LUDOVIC NZUZI
MANOKA (2001-2003)
Bilan :
Initiation et mise en place d’un service antifraude aux épreuves de
l'examen d’Etat.
Revalorisation du diplôme d’Etat dans les milieux de la Communauté
Internationale par le renforcement des mesures de sécurité d'impression
confiée dorénavant à l'Hôtel de monnaie de la Banque Centrale du
Congo.
Création d’un fonds social d’assistance pour l’Education Nationale.
Instauration et mise en œuvre de la bourse d’excellence au bénéfice de
finalistes du secondaire lauréat de l'Examen d'Etat.
Négociation avec la Communauté Internationale pour l’instauration de
l’Education Pour Tous en République Démocratique du Congo en vue de
la gratuité de l’enseignement.
Autorisation de fonctionnement de plusieurs écoles d’Enseignement
primaire, secondaire et professionnel.
Négociation avec la Banque Mondiale dans le cadre du partenariat
éducatif pour l’octroi des matériels informatiques et des moyens de
déplacement en faveur des Bureaux gestionnaires
Réflexion sur le projet d'informatisation de l'Examen d’Etat et
implantation du Réseau Intranet (Education Nationale).
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence de la motivation.
28. La Ministre Elysée MUNEMBWE et Vice–Ministre DINA MASIKA
YALALA (2003)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence des frais de motivation
29. Le Ministre Constant N’DOM NDA OMBEL et Vice-Ministre DINA
MASIKA YALALA (2003-2005)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence de la motivation
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Découpage de certaines divisions provinciales de l'Enseignement
primaire, secondaire et professionnel assez vastes en vue de rapprocher
le personnel enseignant de leur Bureau gestionnaire. Ce qui créa de
postes à pourvoir pour le cas de promotion des cadres et de l'emploi au
niveau de nouvelles unités qui proviennent du chômage.
30. Le Ministre Paul MUSAFIRI et Vice-Ministre BOSAGA SUMALI (2005-
2006)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents.
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence de la motivation.
Poursuite du système de découpage des entités administratives
provinciales.
31. Le Ministre BWANAKAWA NYONYI et Vice–Ministre ASTRID BUKA
(2006 – 2007)
Bilan :
Paiement des frais d’études des enfants à charge des parents.
Prise en charge des enseignants par l’Etat et par les parents avec la
présence de la motivation.
Poursuite du système de découpage des entités administratives
provinciales.
32. Le Ministre MAKER MWANGU FAMBA et Vice–Ministres OMBA
SAKATOLO (2007) puis ARTHUR SEDEA NGAMO (2007 à 2017)
Bilan :
a) Au niveau du plan cadre d'actions déjà menées :
La stabilisation des postes de gestionnaires par leur maintien à leur lieu
de travail (Mars 2007 – septembre 2008), sauf en cas de dossier
disciplinaire.
La lutte contre la corruption et les anti-valeurs.
La lutte contre les inégalités au service (les cadres de toute catégorie
confondue ont commencé à bénéficier des missions de service).
La revalorisation de la fonction enseignante par la récompense des
enseignants lauréats ayant obtenus pendant les deux dernières années
la cotation "ELITE" et "TRES BON" par les inspecteurs. A ce travers le
prix dénommé "prix du Meilleur Enseignant".
La suppression des frais de motivation payés par les parents.
L'instauration de la nomenclature unique des frais scolaires.
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La réduction progressive des charges aux parents, en vue de parvenir à
la gratuité de l'enseignement fondamental.
b) Au niveau des innovations :
Informatisation de la correction de l'Examen d'Etat : par l'installation
d'un outil informatique au centre national de correction à l'Inspection
générale
Implantation d'un Intranet pour assurer la paie des enseignants au
SECOPE
Installation d'un groupe électrogène industriel afin de résoudre le
problème de délestage en énergie électrique au SECOPE
Installation d'un site Internet capable de diffuser les résultats de
l'Examen d'Etat aux finalistes sur toute l'étendue du territoire national
Paie de proximité des salaires des enseignants par l'installation de
nouveaux bureaux de gestion de paie plus près des entités scolaires.
Projet de distribution progressive des véhicules (Pick Up 4x4) aux
directions provinciales SECOPE et autres postes gestionnaires (PROVED
et IPP) et autre matériel roulant (hors-bord pour les villes côtières) etc …
Distribution de kits scolaires au bénéfice des écoliers sur toute l'étendue
du territoire national en vue d'atteindre progressivement la gratuité
scolaire au primaire.
Impression et distribution des manuels scolaires.
Prise en charge total des frais minerval et d'assurance par l'Etat.
33. Le Ministre Gaston MUSEMENA BONGALA (Décembre 2016 à 2019)
Bilan :
A son arrivée à la tête du ministère de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Professionnel en décembre 2016, Gaston MUSEMENA BONGALA
avait inscrit son action dans la continuité et la préservation des acquis de son
prédécesseur. Le nouveau patron de l’EPSP avait aussi décidé d’apporter une
touche particulière dans ce secteur pour améliorer la qualité de l’enseignement
en RDC, parce que conscient que beaucoup reste encore à faire. Après un
diagnostic sérieux et sans complaisance, le ministre de l’EPSP a lancé trois
réformes importantes :
La libéralisation de la publication des résultats de l’Examen d’Etat ;
L’uniformisation des bulletins scolaires ;
La remise régulière des diplômes d’Etat;
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La multiplication des provinces éducationnelles.
L’élargissement de la publication des résultats de l’Examen d’Etat à
toutes les sociétés des télécommunications est motivé par l’intérêt
général a expliqué le ministre. Test réussi le 8 juillet 2017 avec la
publication officielle des résultats de l’Examen d’Etat, édition 2017
par tous les quatre réseaux de téléphonie cellulaire à savoir Vodacom,
Airtel, Orange et Africell. En plus, la compétition contribue à
l’amélioration de la qualité des services.
En ce qui concerne les diplômes d’Etat, la principale motivation était de
combler le vide de 5 ans, a souligné Gaston MUSEMENA BONGALA. L’occasion
pour le ministre de l’EPSP de remercier à ce sujet, le staff dirigeant de la
Banque Centrale du Congo sous le leadership de son Gouverneur Déogratias
MUTOMBO pour avoir mis à la disposition de l’EPSP les diplômes d’Etat
(éditions 2012 et 2013) sans contrepartie préalable.
Dernière réforme importante, l’uniformisation des bulletins scolaires
avec la réception le 15 avril 2017 de plus de 20 millions de bulletins pour les
élèves de la maternelle, du Primaire et du Secondaire. Après cinq ans de
carence de bulletins suite aux problèmes conjoncturels, les élèves de la RDC
ont de nouveau reçu à la fin de l’année scolaire 2016-2017 leurs bulletins
grâce à l’action du ministre Gaston MUSEMENA BONGALA. Par cette action
combien importante, le ministre de l’EPSP permet au gouvernement de
reprendre la main dans un secteur où, pendant cette longue période d’absence
de bulletins, chaque établissement, chaque réseau ou chaque individu pouvait
se permettre d’imprimer son bulletin, sans aucun respect des normes
favorisant ainsi la fraude. Le ministère de l’EPSP reprend ainsi ses prérogatives
d’imprimer les documents de valeur en l’occurrence le bulletin scolaire.
L’autre grande réforme initiée par le ministre MUSEMENA BONGALA
c’est la création d’une chaîne thématique de l’Education dénommée EDUC TV.
Cet outil de communication géré par le service de gestion de communication du
ministère de l’EPSP va émettre à partir de Kinshasa et ne propose aux
téléspectateurs que des programmes consacrés exclusivement à l’éducation.
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34. EMERY OKUNDJI NDJOVU (2019, quelques mois pendant la transition)
Bilan :
Décaissement du surplus du salaire des enseignants longtemps bloqué
par le gouvernement de MUSEMENA
Remise des diplômes juste après proclamation et gratuitement
Gratuité de l’enseignement primaire
35. MINISTRE : WILLY BAKONGA et VICE MINISTRE : DIDIER BUDIMBU
(Septembre 2019 à Avril 2021)
Bilan :
Effectivité de la gratuité de l’enseignement mais avec des difficultés faute
de nombreux enseignants non mécanisés ;
36. MINISTRE : TONY MWABA KAZADI et VICE-MINISTRE : MME AMINATA
NAMASIYA BAZEGO (Avril 2021 à 2024)
Bilan non encore connu comme étant juste au début du mandat.
37. MINISTRE : RAISSA MALU et VICE-MINISTRE : MME AMINATA
NAMASIYA BAZEGO (Juin 2024 à nos jours)
3.4. LA MUTATION DU SYSTEME EDUCATIF
Elle se situe dans les 2 périodes historiques de notre pays à savoir : la
période coloniale et celle post-coloniale.
La période coloniale (avant 1960)
Depuis l'étape de l'enseignement de base jusqu'à l'enseignement
structurel actuel, le système de politique éducative a fonctionné sous tutelle
unique de l'institution "Education" qui résorba en son sein les cycles
fondamental primaire, secondaire et supérieur.
Ce secteur a été gardé assez longtemps dans ce statut jusqu'au début
du premier gouvernement issu de l'indépendance de la République
Démocratique du Congo.
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Comme il a été signalé dans les lignes précédentes, des acquis
considérables et communs à chaque phase de transformation des méthodes
d'enseignement, se manifestèrent. Cela a été justifié par le nombre réduit des
apprenants et des écoles. A cela, il faut ajouter la participation communautaire
très active au niveau de construction des écoles et fabrication des bancs
pupitres et des briques cuites. Les ponts, les routes et les rails pour chemin de
fer servant de communication avec les écoles constituent une contribution de
nos populations qui ont sacrifié leur vie sous un service forcé.
La période post-coloniale (après 1960)
Entre 1960 et 1980, l'institution unique dénommée toujours
"EDUCATION" est restée sous le même statut. Mais alors il faut noter qu'à
partir de 1962 à 1965, le secteur "EDUCATION" a pris la nouvelle
dénomination de "EDUCATION NATIONALE".
Celle-ci a englobé les différents cycles: fondamental maternel, primaire,
secondaire et supérieur.
Parmi les mutations de l'enseignement, il a été relevé la première qui
amènera la scission de l'Education Nationale en 2 secteurs : l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel et l'Enseignement supérieur et
universitaire en 1983 avec l'entrée du Ministre NZEGE à la tête de
l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel.
Entre 1992 et 1993, à l'issue des résolutions de la Conférence Nationale
Souveraine, plusieurs secteurs furent fusionnés, entre autre l'Enseignement
Primaire, Secondaire et Professionnel et l'Enseignement supérieur et
universitaire sous tutelle du Ministère de l'Education Nationale. Ce Ministère a
été sous la conduite du Professeur LOKA ne KONGO, qui y resta pendant +
3mois.
A la fin de 1993, une nouvelle scission interviendra à l'issue de laquelle
le Ministre NDOLELA SIKIKONDE sera désigné à l'Enseignement primaire,
secondaire et professionnel pour un second mandat.
Entre 1997 et 2000, avec l'entrée du pouvoir de l'AFDL, une nouvelle
fusion aura lieu entre l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel et
l'Enseignement supérieur et universitaire sous la tutelle du Ministre KAMARA
RWAKAIKARA.
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Entre 2000 et 2003 sous le mandat des Ministres YERODIA NDOMBASI
et de KUTUMISA KYOTA, les 2 secteurs restèrent sous tutelle du Ministre de
l'Education Nationale.
De 2003 à ce jour, l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel
est resté autonome par rapport à son secteur frère de l'Enseignement supérieur
et universitaire.
Dans la succession des mandats de gestion, il a été relevé:
- le mandat de la Ministre Elysée MUNEMBWE : 2003 – 2004
- le mandat du Ministre NDOM NDA OMBEL : 2004 – 2006
- le mandat du Ministre MUSAFIRI Paul : 2006
- le mandat du Ministre BWANAKAWA : 2006 – 2007
- le mandat du Ministre Maker MWANGU FAMBA : 2007-2017
- le mandat du Ministre Gaston MUSEMENA : 2017-2019
- le mandat du Ministre Emery OKUNDJI NDJOVU : 2019
- le mandat du Ministre Willy BAKONGA : 2019-2021
- le mandat du Ministre TONY MWABA KAZADI : 2021-2024
- le mandat de la Ministre RAISSA MALU : 2024 à nos jours
Les acquis, comme il a été noté au niveau de la période coloniale, sont
nombreux en dépit de multiples nouvelles créations d’écoles qui ont de surcroît
investi la gestion dans une crise d'autofinancement, raison pour laquelle le
partenariat a pris part active dans notre système éducatif.
A compter entre autres partenaires : les organismes internationaux
ainsi que les différentes confessions religieuses nous liant au moyen des
conventions scolaires.
2.5. LES MISSIONS ASSIGNEES AU SECTEUR DE L’ENSEIGNEMENT
PRIMAIRE, SECONDAIRE ET TECHNIQUE
Le but est de former la jeunesse, par une éducation perméable à toutes
les catégories sociales, afin de combattre le phénomène d’analphabétisme sur
toute l’étendue du Territoire national. Faire de chaque enfant congolais un
élève.
Pour ce faire, les missions assignées sont entre autres :
Etendre la scolarisation à tous les jeunes, en assurer la gratuité et sa
plénitude au niveau fondamental,
Institutionnaliser l’alphabétisation fonctionnelle en développant les
centres d’alphabétisation et de récupération,
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Privilégier l’étude du milieu dans les programmes de formation et
organiser un enseignement préscolaire généralisé,
Multiplier les structures de formation administrative et pédagogique en
fonction de besoins réels et de spécificités régionales et locales,
Créer de nouvelles infrastructures scolaires et réhabiliter celles qui
existent déjà sur terrain,
Lutter contre la déperdition scolaire qui frappe certaines catégories des
personnes les plus démunies et ou avec handicap, en créant des centres
spéciaux scolaires en matière d’enseignement technique et spécial,
Renforcer la capacité de dotation des écoles en manuels, programmes
scolaires et matériel didactique,
Promouvoir les valeurs culturelles et linguistiques africaines à partir de
nos langues nationales comme langues de l’enseignement de base.
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CHAP III: ORGANISATION DE L’ADMINISTRATION SCOLAIRE
CONGOLAISE
3.1 Organigramme et structure au niveau national
Trois Ministères se partagent la charge des sous-secteurs clés du
système éducatif congolais. Le Ministère de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Technique (EPST), le Ministère de l’Enseignement Supérieur et
Universitaire (ESU), et le Ministère des Affaires Sociales (MAS). D’autres
Ministères sont impliqués, bien qu’à des degrés divers, portant ainsi à 7 le
nombre de ministères concernés par l’éducation. Chacun des Ministères est
dirigé : (i) au niveau central, par un Ministre nommé par le Président de la
République et responsable devant le Parlement, et (ii) au niveau provincial, par
un Ministre provincial nommé par le Gouverneur et responsable devant le
Parlement provincial. L’ensemble des services administratifs et pédagogiques
est placé sous la direction d’un Secrétaire général (SG) qui exécute la politique
du Gouvernement et assure la pérennité de l’action administrative (voir
l’organigramme du Ministère central ci-dessous).
Organigramme du ministère de l’EPST
Ministre
Vice-Ministre
Cabinet Sec Admin
Secrétaire Général
B.E D.U Sec Admin
Insp Général
Cons IGE Sec
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Au niveau national, le ministre de l’EPST est chargé de la tutelle de
l’éducation des jeunes. Le ministre joue comme rôle : communiquer aux
nouvelles générations la somme des connaissances que les sciences (disciplines)
détiennent en un moment donné de leur développement, accroître celles-ci par les
programmes d’étude. Il est secondé par le secrétaire général chargé de remplir
les missions essentielles du ministère. Exécuter, collaborer aux missions du
cabinet politique ; préciser, faciliter, faire contrôler la communication du
savoir, diffuser les textes, les instructions officielles constituant la législation
scolaire congolaise, …
Le secrétaire a 2 faces : la face administrative et la face politique.
Les services communs (érigés en directions) permettent à ce secrétariat
opérationnel d’atteindre ses objectifs en mettant à sa disposition des données
et des moyens.
A part ces services, l’administration scolaire comprend des organes de
relation qui donnent au ministère de l’EPST sa cohésion interne et établisse
des relations externes.
L’administration scolaire congolaise respecte l’unité de commandement
et se situe à 3 niveaux : le niveau de commandement, le niveau de
collaboration et le niveau d’exécution (de huissier à l’AGB1).
Du point de vue structure, l’administration centrale de l’éducation
scolaire congolaise comprend :
a) Le ministre de l’EPSP :
Il est responsable de la formation intellectuelle, morale et civique des
enfants de l’école primaire, secondaire et professionnelle. Il applique la
politique du gouvernement dans l’éducation : il constitue le pouvoir
organisateur du système éducatif dans son pays.
Ses tâches sont les suivantes :
Il est le chef du secteur et statue par arrêté : il arrête les mesures de
fonctionnement de l’enseignement à tous les niveaux : cycle, programme,
manuels, matériel didactique, …
Il prépare des projets de lois, des décrets et des ordonnances relatifs : à
l’organisation et fonctionnement, condition d’octroi des diplômes, des
certificats et des brevets ; l’équivalence entre les pièces et les titres
scolaires.
Il planifie le développement de l’EPST (construire les écoles, assurer leur
maintenance, les équiper en mobiliers, bibliothèques et laboratoires.
Agréer les écoles et délivrer les titres scolaires.
Rémunérer le personnel de l’enseignement (salaire + avantages sociaux).
Assurer les accords de coopération
Encourager et former les associations des parents
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ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
Garantir la sécurité de ses membres
Instruire ses services au sujet du travail à exécuter, …
b) Le secrétaire général de l’EPST :
C’est l’autorité collaborant directement avec le ministre. Il
supervise, coordonne, anime les activités administratives du ministère. Il
exécute les actes juridiques pris par le bon fonctionnement du ministère. Il
supervise les directions et les projets.
1) La direction des services généraux :
Elle centralise les informations relatives à la carrière de l’ensemble
du personnel du ministère.
2) La direction de l’administration de l’enseignement général et normal
Elle veille aux instructions relatives à la création, à l’agrément, à la
transformation, au développement des entités scolaires. Elle veille au
respect des instructions relatives à la législation scolaire, organise la
commission nationale de promotion scolaire, assure l’octroi des subsides
des écoles de l’enseignement général et normal, …
3) La direction de l’administration de l’enseignement technique Elle veille aux
instructions relatives à la création, à l’agrément, à la transformation, au
développement des entités scolaires. Elle veille au respect des
instructions relatives à la législation scolaire, organise la commission
nationale de promotion scolaire, assure l’octroi des subsides des écoles
techniques,…
4) La direction des programmes scolaires et des matériels didactiques
Elle s’occupe de la conception des programmes scolaires :
élaboration et diffusion des programmes et matériels, conception et
diffusion des innovations pédagogiques, approuver les manuels destinés aux
écoles.
5) La direction de planification statistique scolaire :
Cette direction produit des informations sur les apprenants, les
enseignants, les écoles. Elle élabore le plan d’implantation des écoles et
assure la programmation de l’ouverture des nouvelles écoles et classes.
6) Inspectorat général :
Il s’occupe de l’inspection pédagogique et administrative des écoles,
le recyclage et la formation des inspecteurs, des enseignants, des chefs
d’établissement.
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7) La direction des relations internationales :
Elle initie, élabore et discute les projets d’accord à conclure avec
les pays étrangers.
8) La direction de l’imprimerie pilote :
Elle imprime les documents essentiels.
9) La direction de l’organisation et de l’informatique
10) La direction de l’enseignement spécial
11) La direction des infrastructures scolaires
12) La direction des pensions et de rente de survie
13) La direction de service de contrôle de la paie des enseignants
14) La direction des jeux, loisirs et sports scolaires
15) La direction du service national d’identification des élèves
16) La direction du suivi d’exécution des travaux des Etats Généraux de
l’éducation.
3.2 Structure de l’administration provinciale
Le Ministère de l’EPST est divisé en 60 provinces « éducationnelles » et
638 sous-divisions opérationnelles sur les 642 prévues.
Liste des provinces éducationnelles de l’EPST en RDC1
Voici un tableau qui reprend la liste de toutes les provinces éducationnelles de l’EPST en RDC.
Province Provinces éducationnelles
[Link] Tshangu,
[Link] Lukunga,
Kinshasa [Link] Funa,
[Link] Mont-Amba,
[Link] Plateau.
[Link]-Katanga 1,
Haut-Katanga
[Link]-Katanga 2.
[Link] Central 1,
Kongo Central [Link] Central 2,
[Link] Central 3.
1
[Link] consulté ce 26 mars 2024 à 11 h 44 min
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[Link]-Ndombe 1,
Mai-Ndombe [Link]-Ndombe 2,
[Link]-Ndombe 3.
[Link] 1,
Tanganyika
[Link] 2.
[Link] 1,
Kwilu [Link] 2,
[Link] 3.
[Link] 1,
Equateur
[Link] 2.
[Link] 1,
Kwango
[Link] 2.
[Link]-Kivu 1,
Nord-Kivu [Link]-Kivu 2,
[Link]-Kivu 3.
[Link]-Ubangi 1,
Sud-Ubangi
[Link]-Ubangi 2.
[Link]-Kivu 1,
Sud-Kivu [Link]-Kivu 2,
[Link]-Kivu 3.
[Link] 1,
Tshuapa
[Link] 2
[Link] 1,
Mongala
[Link] 2
[Link]-Ubangi 1,
Nord-Ubangi
[Link]-Ubangi 2.
[Link] 1,
Tshopo
[Link] 2
[Link] 1,
Ituri [Link] 2,
[Link] 3
Haut-Uélé [Link]-Uélé 1,
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ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
[Link]-Uélé 2
Bas-Uélé [Link]-Uélé
[Link] 1,
Manieme
[Link] 2
[Link]-Lomami 1,
Haut-Lomami
[Link] Lomami 2.
[Link] 1,
Lualaba
[Link] 2
[Link] 1,
Kasai
[Link] 2
[Link]-Central 1,
Kasai-Central
[Link]-Central 2.
[Link]-Oriental 1,
Kasai-Oriental
[Link]-Oriental 2.
[Link] 1,
Sankuru
[Link] 2
[Link] 1,
Lomami
[Link] 2
(Liste des provinces éducationnelles, sous divisions et communes2)
En 2017, la RD Congo comptait 33 villes, 145 territoires, 137
communes urbaines, 174 communes rurales, 471 secteurs, 264 chefferies et
5.908 groupements (INS, Annuaire statistique 2020).
Chaque province éducationnelle est dirigée par un PROVED qui
coordonne une équipe de sous-PROVED chargée de diriger des sous-divisions
provinciales. Chaque sous-division travaille en collaboration avec les
inspecteurs de pools. En pratique, la gestion administrative et pédagogique des
provinces « éducationnelles » est déjà fortement déconcentrée. Celles-ci
jouissent d’une large autonomie vis-à-vis du Ministère central. Les réseaux
2
Voir annexe
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
confessionnels (écoles conventionnées) sont organisés de la même manière avec
des représentants au niveau national, provincial et sous-provincial.
La division provinciale de l’EPST comprend 4 services : La division
provinciale, l’inspection provinciale, le DINACOPE (anciennement SECOPE) et
le SERNIE.
Actuellement, le ministère est scindé en deux : le MINEPST et le MINETP.
Ce dernier n’est pas encore opérationnel faute de définition des attributions et
infrastructures.
Le PROVED actuel s’appelle SHALUMOO TSAMBALI Salomon, l’IPP :
MASUMBUKO MUNIKE Jean Pierre, le DIPROCOPE : Edmond MANYANGA
PERROT et le Chef de Division du SERNIE-ILPS : MUHINDO MBUSA Placide.
(Données recueillies à la Division Provinciale de l’EPST, 2024).
a) La Division Provinciale
Attributions
Elle coordonne et supervise l’ensemble des services qui relèvent du
ministère au niveau de la province. Elle instruit les services dépendants de son
secteur sur le travail à exécuter ; Elle fait le rapport à l’autorité locale et de
tutelle sur le fonctionnement de l’EPST dans sa province.
La Sous – Division de Butembo, la première du Grand Nord a été créée
en 1975. Elle couvrait à l’époque les deux territoires de Beni et Lubero. En
1991, avec un nombre de plus en plus croissant d’écoles, la sous – division de
Butembo, par l’arrêté ministériel du 23/9/1991 a été scindée en deux pour
donner naissance à :
- La sous – division de Beni qui s’étendait sur le territoire de Beni ;
- La sous – division de Butembo, réduite en un seul territoire de
Lubero.
Ce changement est intervenu dans le souci de rapprocher le pouvoir du
peuple dans le processus de démocratisation amorcé dans notre pays à partir
de l’année 1990.
L’arrêté qui définit les structures de l’EPST en province est l’arrêté
N° MINEPSP/CABMIN/3/28/2004 du 30/08/2004 portant structures de
l’EPSP en province. Ainsi, nous dénombrons quatre Sous – Divisions qui
constituent la Division Nord – Kivu II :
a) Deux sous – divisions urbaines :
♦ La sous – Division de Butembo réduite à la seule Ville de Butembo ;
♦ La Sous – Division de Beni, réduite à la seule Ville de Beni ;
b) Deux sous – divisions rurales:
♦ Celle d’OЇCHA qui s’étend sur le territoire de Beni ;
♦ Celle de Lubero qui s’étend sur le territoire de Lubero.
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L’Arrêté MINISTERIEL N0MINEPSP/CABMIN/0190/2010 du
31/05/2010 portant création des sous – divisions provinciales de
l’enseignement primaire, secondaire et professionnel dans les territoires et la
province éducationnelle Nord – Kivu II de son Excellence Monsieur le Ministre
de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel portant création des
Sous – Divisions provinciales de l’enseignement primaire, secondaire et
professionnel respectivement dans les territoires de Beni et de Lubero à
savoir :
1) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BUTEMBO a son siège à BUTEMBO
2) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BENI a son siège à BENI
3) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/OЇCHA a son siège à OЇCHA
4) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BULONGO a son siège à BULONGO
5) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/KYONDO a son siège à KYONDO
6) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/LUBERO a son siège à LUBERO
7) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/KIRUMBA a son siège à KIRUMBA
8) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/NJIAPANDA a son siège à
NJIAPANDA
L’Arrêté MINISTERIEL N0MINEPS-INC/CABMIN/0216/2016 du
23/09/2016, portant désignation et affectation des chefs des sous-divisions
provinciales de l’enseignement primaire, secondaire dans la province Nord-
Kivu :
Au Nord-Kivu II, les dirigeants sont:
1) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BUTEMBO : KATSUVA VIVUYA
2) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BENI : MATSORO LENGE
3) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/OЇCHA : KAMBALE TASILUWE
4) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/BULONGO : KAMBALE SONDIRYA
5) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/KYONDO :
6) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/LUBERO : KAVIRA KAMUHA
7) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/KIRUMBA : PALUKU MUVUNGA
8) La Sous – Division provinciale de l’EPSP/NJIAPANDA : MIVIMBA NKORORO.
L’Arrêté MINISTERIEL N0MINEPSP/CABMIN/1976/2018 du
28/06/2018, portant restructuration des sous-divisions provinciales de
l’enseignement primaire, secondaire et professionnel dans la Province du Nord
Kivu.
Sont restructurées de la manière suivante les Sous-Divisions
Provinciales de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel de
Butembo et de Lubero dans la Province du Nord Kivu :
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No ENTITE INTITULE SIEGE ETENDUE
1 VILLE DE Sous-Division Urbaine Commune de Communes :
BUTEMBO de l’EPSP/BUTEMBO 1 VULAMBA Bulengera et
Vulamba
2 Sous-Division Urbaine Commune de Communes Mususa
de l’EPSP/BUTEMBO 2 MUSUSA et Kimemi
3 TERRITOIRE Sous-Division Cité de Groupements :
DE LUBERO Provinciale de LUBERO Kimbulu, Musienene,
l’EPSP/LUBERO 1 Muhangi, Vuyinga,
Ndeko, Vusamba et
Musimba
4 Sous-Division Cité de Cité de Masereka
Provinciale de MASEREKA Groupements :
l’EPSP/LUBERO 2 Mutambi, Magheria,
Kipese, Luotu,
Lukanga, Katolo,
Mubana
5 Sous-Division Cité de Cités : Kirumba et
Provinciale de KIRUMBA Kayna
l’EPSP/KIRUMBA Villages : Kikuvo,
Vikohwa, Bungenye,
Burhole et Kataviro
6 Sous-Division Cité de Cité de Kitsumbiro
Provinciale de KITSUMBIRO Villages : Kasingiri,
l’EPSP/KITSUMBIRO Kaseghe et
Bukununu
Sont désignés et affectés pour exercer les fonctions des Chefs de
Sous-Division Provinciale de l’EPSP dans la Province du Nord Kivu, les
personnes dont les noms, Post-noms et grades repris ci-dessous :
No NOM ET POST-NOM GRADE AFFECTATION
1 MUHINDO NGUKA Baudouin 130 Sous-Division Provinciale de
l’EPSP/BUTEMBO 2
2 KASEREKA BAGHUMA 130 Sous-Division Provinciale de
l’EPSP/LUBERO 2
3 KASEREKA TAGHOYA 130 Sous-Division Provinciale de
l’EPSP/KITSUMBIRO
1. Le Proved (Chef de la Province Educationnelle)
Bureau des services généraux (7 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule du personnel, chef de cellule
de finances, des intendances, questions sociales, relations publiques.
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Bureau de l’administration de l’enseignement maternel et primaire (4
agents).
Chef de service, secrétaire, chef de cellule de maternel ; chef de cellule
primaire.
Bureau de l’administration de l’enseignement secondaire (4 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule de l’enseignement secondaire,
chef de cellule de l’enseignement normal.
Bureau des services pédagogiques (6 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule d’exploitation maternel, chef de
cellule d’exploitation du primaire, chef de cellule d’exploitation du
secondaire général et normal, chef de cellule du matériel didactique &
programmes scolaires.
Bureau d’antenne de la planification & statistiques scolaires (5 agents)
Chef d’antenne, secrétaire, chef de cellule de la planification et
statistique scolaire, chef de cellule de la carte scolaire, chef de cellule
plan et construction.
Bureau de l’enseignement technique et formation professionnelle (4
agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule de l’enseignement
professionnel, chef de l’enseignement technique.
Bureau de l’enseignement spécial (5 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule technique, chef de cellule des
sourds-muets, chef de cellule des handicapés physiques.
Bureau de la pension et de rente de survie (4 agents)
Chef d’antenne, secrétaire, chef de cellule des pensionnés, chef de cellule
de rente de survie.
Bureau de service national d’identification des élèves (6 agents)
Chef d’antenne, secrétaire, chef de cellule d’identification des élèves, chef
de cellule d’exploitation, chef de cellule d’intendance, chef de cellule de
liaison.
Bureau d’éducation à la vie familiale (5 agents)
Chef d’antenne, secrétaire, chef de cellule formation des enseignants,
chef de cellule recensement des enseignants formés, chef de cellule de
suivi.
Bureau d’orientation scolaire et professionnelle (4 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule d’exploitation du maternel et
primaire, chef de cellule d’exploitation du secondaire.
Bureau de l’enseignement privé (4 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule de l’enseignement maternel et
primaire, chef de l’enseignement général et normal.
Bureau de culture et sport scolaire (4 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule de culture, chef de cellule de
sport scolaire.
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Bureau des documentations, presse et médias (3 agents)
Chef de service, secrétaire, chef de cellule médias.
3.3. Structure d’une Sous-Division
Chef de Sous-Proved
Cellule des services généraux (6 agents)
Chef de cellule, chargé du personnel, chargé des finances, intendance,
questions sociales, relations publiques
Cellule d’administration de l’enseignement maternel et primaire (3
agents)
Chef de cellule, chargé de l’enseignement maternel, chargé de
l’enseignement primaire.
Cellule d’administration de l’enseignement secondaire (3 agents)
Chef de cellule, chargé de l’enseignement secondaire, chargé de
l’enseignement normal.
Cellule de service pédagogique (5 agents)
Chef de cellule, chargé d’exploitation du maternel, chargé du primaire,
chargé d’exploitation du secondaire général & normal, chargé
d’exploitation du matériel didactique et programmes scolaires.
Cellule de station de planification et statistique scolaire (5 agents)
Chef de station, chargé de plan et statistique scolaire, chargé de carte
scolaire, chargé de construction.
Cellule de l’enseignement technique et formation professionnelle (3
agents)
Chef de cellule, chargé de l’enseignement professionnel, chargé de
l’enseignement technique.
Cellule de l’enseignement spécial (4 agents)
Chef de cellule, chargé des techniques, chargé des sourds-muets, chargé
des handicapés physiques.
Cellule de pension et des rentes (3 agents)
Chef de cellule, chargé des pensionnés, chargé des rentes de survie.
Cellule service national d’identification des élèves (5 agents)
Chef de station, chargé de l’identification des élèves, chargé de
l’exploitation, chargé de l’intendance, chargé de liaison.
Cellule d’éducation à la vie familiale (4 agents)
Chef de cellule de station, chargé de formation des enseignants,
recensement des enseignants formés, chef de cellule de suivi.
Cellule d’orientation scolaire et professionnelle (3 agents)
Chef de cellule, chargé du maternel et primaire, chargé d’exploitation du
secondaire.
Cellule culture et sport scolaire (3 agents)
Chef de cellule, chargé de culture, chargé de sport scolaire.
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3.4. Au niveau de l’école : les organes scolaires et leurs attributions
Arrêté ministériel N°MINEDUC/CABMIN/EPSP/0164/98 du
24/12/1998, portant organisation administrative des établissements
d’enseignement national de niveau maternel, primaire et secondaire.
a) Le Comité de Direction
Le comité de direction ce sont des personnes chargées de gérer, de
coordonner, de contrôler, d’administrer, de diriger, de conduire, de mener,
d’organiser, de régir, d’animer l’ensemble des services confiés au chef
d’établissement.
Composition
Au niveau secondaire
Moins de 12 classes : Préfet des Etudes et DIDI
Plus de 12 classes : Préfet des Etudes, Directeur des Etudes et DIDI
Au niveau primaire
Moins de 14 classes : Directeur et l’enseignant de relève
Plus de 14 classes : Directeur, Directeur-Adjoint et l’enseignant de relève.
Attributions
* Inscrire les élèves sur base des documents authentiques
* Assurer à l’école la discipline et le bon ordre par l’application du ROI
* Intégrer l’école dans la vie religieuse
* Assurer la cohésion de l’équipe enseignante
* Assurer la formation des enseignants
* Coordonner et contrôler l’enseignement : documents, visites, réunions,
…
* Instruire les enseignants par l’exploitation des circulaires et autres
documents officiels
* Equiper l’école en matériel didactique, manuels, fournitures, mobilier, à
partir des frais de fonctionnement et des dons.
* Tenir la comptabilité (entrées, sorties, garder des pièces comptables)
* Veiller au patrimoine de l’école (concession, …)
* Assurer le fonctionnement des autres organes scolaires.
* Aider le comité des parents à animer leurs réunions.
* Assurer la division du travail ; responsabiliser les enseignants.
* Apprécier objectivement le personnel : compétence pédagogique,
relation, activités différentes.
* Confectionner les rapports ordinaires et circonstanciés à expédier à la
hiérarchie : la non existence des rapports signifie incompétence,
détournement, obscurantisme.
* Signer les documents émis par son bureau.
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* Assurer le rayonnement de l’école dans son milieu d’implantation par
des activités parascolaires (théâtre, football, mouvement des jeunes,
chorales, …)
"Tel préfet, telle école"
b) Le Conseil de Discipline
C’est l’organe de décision, de direction scolaire en matière de discipline.
Composition
Au niveau secondaire
Le chef d’Etablissement qui est le président
Le Directeur des Etudes
Le DIDI qui est le secrétaire
Le Président du comité des parents
3 à 4 enseignants
Doyen des élèves
Au niveau primaire
Comité de direction
Un enseignant par degré (voté par ses collègues, sage et expérimenté)
Président du comité des parents
Attributions
* Constater, acter les fautes, les manquements du personnel par rapport
aux dispositions réglementaires et disciplinaires officielles.
* Arrêter les sanctions appropriées
* Arbitrer les conflits entre membres de l’école
* Veiller à la stricte application des instructions officielles en matière de
sanction et de gestion du personnel.
* Veiller à la stricte application du ROI de l’école et de la loi-cadre.
* Apporter les amendements nécessaires au règlement intérieur de
l’école.
L’enseignant ou l’élève n’ont pas de vie privée. La discipline est la clé de
réussite au sein d’une école. Si le conflit oppose les 2 chefs, l’autorité
hiérarchique doit intervenir.
c) Le Comité des Parents
C’est quelques parents d’élèves choisis pour s’occuper des affaires
scolaires au nom de tous les parents qui les mandatent.
Composition (7 membres)
Un président
2 vice-présidents
2 secrétaires
2 trésoriers
Un représentant de l’église locale pour les écoles conventionnées.
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Rôles
* Servir de trait d’union entre l’école et les parents
* Représenter les parents à l’école
* Sensibiliser les parents au versement des frais scolaires
* Concevoir, en collaboration avec le chef l’autofinancement et
l’utilisation des recettes.
* Veiller en collaboration avec le chef à la gestion des frais scolaires
* Surveiller la conduite des enseignants
* Examiner, en collaboration avec le chef les doléances des parents
* Arbitrer les différends entre élèves et enseignants et même les conflits
entre personnel.
d) Le Conseil de Gestion
C’est l’ensemble des personnes qui délibèrent et donnent leur avis sur
l’administration des affaires scolaires.
Composition (5 membres)
Un président (Représentant des parents à part le président des
parents)
Le chef d’établissement (Secrétaire)
Représentant des enseignants
Représentant de l’autorité politico-administrative
Représentant de l’église gestionnaire de l’école.
Attributions
* Exercer un pouvoir de décision et de contrôle administratif et financier
* Recevoir et approuver les rapports financiers à envoyer par la direction.
* Statuer sur la meilleure utilisation des frais scolaires aux fins de bon
fonctionnement.
* Viser tous les documents administratifs importants (Rapports de
rentrée, mise en place, de fin d’année, palmarès, …
* Assurer le rôle d’arbitre en cas de différends entre enseignants et
dirigeants.
* Contrôler la perception des frais scolaires
* S’assurer de l’utilisation des dons et legs
* Contrôler les dépenses et veiller à l’utilisation rationnelle de tous les
frais
* Concevoir des projets d’autofinancement de l’école.
Dans le temps, il existait aussi le conseil d’orientation scolaire, le conseil
pédagogique, des assistants sociaux, des profs des cours techniques, …
3.5. La gestion d’une école
La gestion quotidienne est assurée par le chef d’établissement lui-même.
Il est le responsable de tous les aspects. La gestion d’une école peut-être
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pédagogique, administrative, financière, des ressources humaines et
matérielles.
Conditions de nomination
Cfr TP
Taches éducatives du D6 à l’école secondaire
Il enseigne en 1ère et 2e année : le dessin, la musique, l’éducation
physique, la religion, les travaux manuels.
3.5.1 Tâches pédagogiques du chef d’établissement
Documents du chef d’établissement
Les recueils des directives et instructions officielles, les PV de remise –
reprise, les rapports d’inspections administratives, les statistiques, les contrats
d’assurance, les documents comptables, les dossiers des élèves, le registre de
la matricule, le registre des retenus ou des exclus temporaires ou définitifs,
l’indicateur de correspondance, le cahier des ordres de service et
communiqués, le registre des PV des réunions, le registre des absences des
élèves, registre des absences des enseignants et du personnel administratif,
classeur des lettres reçues, le classeur des lettres expédiées, le calendrier
scolaire, le ROI, les dossiers psychopédagogiques des élèves, les registres des
inscriptions des diplômes (certificats, brevets), recueils des bulletins, recueils
des palmarès et autres documents, cahiers de visites des classes, l’inventaire
du matériel didactique, la liste des manuels par classe et par discipline, les
grilles horaires et emplois de temps de tous les enseignants, cahiers des
répartitions des matières, les paquets des papiers d’examens, …
Documents pédagogiques d’un professeur :
Le journal de classe
Il a pour but, le reflet de l’enseignant, le résumé de la leçon, un
instrument de référence pour les années ultérieures, un moyen de contrôle du
travail accompli.
Le carnet des prévisions
Pour l’établir, on doit se baser sur le calendrier scolaire, le programme
officiel, le répartition des matières de l’année scolaire précédente des classe de
même niveau, de l’année scolaire précédente de celle où l’on donne cours, des
classes supérieures, les cahiers des élèves de ces 3 classes susmentionnées, les
manuels des élèves. Ce carnet doit être visé par le chef d’établissement pour
vérifier l’équilibre et remis au DE à la fin de la période pour établir son rapport,
à la fin de l’année tous les carnets sont à remettre pour qu’ils soient classés
dans les archives.
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La fiche de préparation
Le carnet des notes
L’interrogation échouée doit être analysée.
Le cahier de questions et composition des examens
Habituer aux enseignants à bien poser les questions
Viser l’objectivité de la correction, les questions doivent couvrir toute la
matière
A part ce travail, on ajoute le travail de titulariat
Le titulaire :
Au début de l’année
Constitution des dossiers individuels des élèves
Perception du minerval ou par le bureau (direction)
Etablissement des cartes d’élèves ou par la direction.
Au cours de l’année
La guidance de sa classe : responsabilité morale, aide aux élèves en
difficultés, contact avec les familles.
Il est l’intermédiaire entre la classe, les autres enseignants, la direction,
le personnel administratif.
Il est le responsable du registre des présences.
Le contrôle régulier des journaux de classe.
La transcription des côtes (à la période, semestre, …)
Etablissement des bulletins.
Organisation de la classe (entretien de la classe, …)
A la fin de l’année
L’établissement des bulletins définitifs
Le moteur de la délibération de sa classe
L’établissement du palmarès
NB : Il faut éviter des erreurs de transcription, d’addition, de calcul de
pourcentage sur les bulletins.
3.5.2 Gestion des ressources humaines
a) Critères d’engagement du personnel d’encadrement
L’école, en tant qu’institution chargée de la formation de la jeunesse,
doit répondre aux mêmes exigences que les autres entreprises pour offrir
au pays une main d’œuvre qualifiée dont il a besoin pour réaliser son
développement. C’est à ce titre que les dispositions officielles appliquées à
certains égards dans les écoles seront aussi d’application.
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a. Critères socio-administratifs : - la nationalité ; - l’ancienneté ; -
l’expérience ; - le stage probatoire ; - la réussite à un concours (au cas
où le nombre de places est inférieur au nombre de demandeurs);
b. Critères techniques : - le niveau professionnel ;
c. Des personnes interdites au recrutement :
- Des personnes sans titre pédagogique requis ;
- Personnes présentant des infirmités physiques incompatibles avec la
fonction d’encadreur.
b) Positions administratives du personnel
Au cours de sa carrière, tout agent se trouve placé dans l’une des
positions ci-après : en activité, détachement, disponibilité, suspension.
1. Activité : lorsqu’il exerce effectivement les fonctions à l’emploi lui
attribuées (Art.25). Toutefois l’agent en congé, en mission officielle, en
absence autorisée est également considéré comme agent en activité (Art.24).
A la fin de chaque année, tout agent en activité a droit à sa cotation et le chef
hiérarchique a le devoir de le coter par un bulletin de signalement, selon
l’article 21 de l’ordonnance numéro 232 du 15 août 1991, déterminant
les compétences en la matière.
2. Détachement : position de l’agent autorisé à interrompre
temporairement ses fonctions pour occuper un emploi ou assurer un mandat
d’agent en détachement est payé par l’organisme, mais sa carrière est suivie
par son administration d’origine.
3. Disposition (Art.30) : positions de l’agent qui, momentanément,
n’exerce pas ses fonctions pour cause de maladie ou pour une raison sociale
reconnue par la loi.
4. L’agent est mis en disponibilité :
- A sa demande (art. 32) pour effectuer des études ou des recherches (la
durée ne peut pas excéder 5 ans) et pour des raisons sociales
(accompagner un conjoint en mutation, accompagner son conjoint ou un
enfant dans un lieu de traitement ou d’hospitalisation).
- D’office (art. 31) pour cause de maladie ou d’infirmité (sa durée ne peut
dépasser 1 an) ou suite à l’impossibilité de rejoindre son poste d’attache
administrative (la durée ne peut excéder 6 mois).
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A l’expiration de la période de la mise en disponibilité l’agent est
replacé an activité pour autant que la cause ait trouvé une solution.
5. Suspension (Art.6) : position de l’agent qui est interdit
momentanément d’exercer ses fonctions.
L’agent qui, après des indices suffisamment graves est présumé avoir
commis une faute lourde peut être suspendu immédiatement de ses
fonctions.
La suspension n’est pas une sanction, c’est une mesure préventive
pour l’intérêt du service. Sa durée ne peut excéder 3 mois. Elle doit être
accompagnée de l’ouverture d’une action disciplinaire. Elle est décidée par
l’autorité hiérarchique dont relève directement l’agent.
c) Gestion de la carrière du personnel des établissements scolaires
(Ordonnance-loi n°81-003 du 17/07/81 portant statut du personnel de
carrière des services publics de l’Etat).
Le personnel des établissements scolaires est régi comme pour les
fonctionnaires de l’administration publique, par le statut des agents de
carrière des services publics de l’Etat.
L’ordonnance n°91-232 du 15/08/91 portant règlement
d’administration relatif au personnel des établissements publics
d’enseignements maternel, primaire, secondaire et professionnel introduit
une reforme dans la mode de gestion de ce personnel :
Désormais, en effet les enseignants vont évoluer dans une carrière à la
fois plane et hiérarchisée : ainsi tout en demeurant au même poste durant
toute sa carrière, l’enseignant a l’avantage de l’avancement en grade et en
échelon jusqu’à atteindre parfois les grades de commandement.
Chaque enseignant est aussi titularisé à son poste par un acte de
nomination de l’autorité compétente, pour le grade auquel il a accédé.
- Les emplois et affectations (art. 18)
Les emplois auxquels sont affectés les agents administratifs et ouvriers
des Etablissements scolaires en tant qu’agents de carrière des services
publics sont repartis en trois catégories :
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A. Les emplois de commandement : Secrétaire Général (11),
Directeur (12),
Chef de Division(13),
Chef de Bureau(14)
B. Les emplois de collaboration: Attaché de bureau de 1ère classe (21)
Attaché de bureau de 2ème classe (22)
Agent de bureau de 1ère classe (31)
C. Les emplois d’exécution : Agent de Bureau de 2e classe (32)
Agent auxiliaire de 1e classe (33)
Agent auxiliaire de 2e classe(34)
Huissier (35)
Les effectifs aux emplois collaboration et d’exécution sont effectués
Ministre
de de l’éducation tandis quepar les
le agents de commandement sont
nommés à leur poste par le Président de la République.
- Recrutement (Ord. n°91-232, Art 10, 12, 14)
Le recrutement des enseignants s’effectue en principe sur concours
dans le cas où le nombre des candidats dépasse celui des emplois à pourvoir.
Le recrutement de tout agent s’effectue en tenant compte des titres
académiques ou scolaires exigés des vacances d’emplois prévues par le
budget de l’Etat, et aux emplois de collaboration et d’exécution. Suivant la
nécessité et dans les limites de la loi budgétaire, il peut être recruté les
enseignants à temps partiel.
- Période probatoire (art. 16)
D’après le statut des Agents de carrière, pour être retenu à titre
définitif, le candidat à un emploi doit accomplir une période probatoire.
Elle permet au chef d’établissement de se rendre compte de degré de
conscience professionnelle et de moralité de l’agent.
A l’issue de cette période probatoire, il établit un rapport sur
l’opportunité de l’admission définitive de l’agent, celui-ci est adressé pour
décision à l’autorité investie du pouvoir d’engagement. En cas d’avis
favorable cette autorité remettra à l’agent une commission d’affectation pour
confirmer son engagement.
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d) Mouvement du personnel
L’agent peut, au cours de sa carrière, connaitre des déplacements de
son poste ou des changements de poste sans que cela soit un avancement de
grade.
A. Mutation : Elle est, par exemple, le changement d’affectation d’un agent
opéré au sein d’un même réseau d’enseignement et dans la même province.
B. Transfert : Le transfert est le passage exceptionnel d’un service public de
l’Etat à un autre. Il concerne le cas de mutation d‘agent entre régimes de
gestion différents au sein d’une même province ou d’une province à une
autre. L’agent reçoit en plus des documents de mutation déjà cités, une lettre
de transfert du pouvoir gestionnaire qu’il quitte.
C. Démission :
- La démission d’office (Art.72, al. 2) de ses fonctions est prononcée à
l’endroit de l’agent (considéré aussi comme déserteur) :
Qui abandonne son poste plus de 1 mois.
Qui n’est pas à son service à l’expiration d’un congé ou d’une
exclusion temporaire (lorsque cette interruption de service sans
justification atteint 1 mois).
- La démission volontaire (Art.72) : L’agent qui veut mettre fin à la ses
services pour telle ou telle raison adresse une demande de démission
à l’autorité hiérarchique. La demande est acceptée par l’autorité investie
du pouvoir de nomination ou son délégué. Mais si l’acceptation de la
demande est retardée dans l’intérêt de service, l’agent est tenu de
continuer jusqu’à l’acceptation expresse de sa démission.
D. Licenciement ou exclusion définitive (Art. 75, 76 et 77)
L’agent est licencié d’office pour inaptitude physique (art.77) :
- lorsqu’il est reconnu définitivement inapte au service (inaptitude appréciée
par une commission médicale officielle)
- lorsque la mise en disponibilité pour cause de maladie ou d’infirmité a
duré un an et qu’il n’est pas apte à reprendre son service à l’expiration de
ce terme.
L’agent est licencié pour inaptitude professionnelle (art.76) : lorsqu’il
fait preuve d’insuffisance professionnelle constatée par la cotation des trois
dernières années c’est-à- dire lorsqu’il a reçu au signalement des 3 années
consécutives la mention « Médiocre»
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Le licenciement ou exclusion définitive d’un agent est prononcé par
l’autorité investie du pouvoir de nomination.
E. Réintégration (Art.78)
C’est le fait pour un agent d’être rétabli dans ses fonctions ou son
emploi après les avoir perçu par exclusion définitive.
La réintégration est en principe possible que pour le cas des agents
ayant été exclus pour cause d’adaptation physique lorsqu’ils sont à nouveau
reconnu physiquement apte à remplir leur fonction. Ces agents retrouvent
leurs emplois au grade dont ils étaient revêtus à la date ou ils cessé les
services.
F. Retraite (Art.73) : L’agent est d’office mis en retraite lorsqu’il atteint
l’âge de 55 ans et une ancienneté de 30 ans de service.
S’il n’a pas 30 ans de service à 55 ans, peut être autorisé à
continuer jusqu’au moment où il totalisera ses 30 ans de service. Toutefois
les diplômés d’études supérieures ne peuvent être retraités qu’à l’âge de 60
ans.
La mise en retraite est prononcée par l’autorité investie du pouvoir de
nomination. L’agent peut solliciter une retraite prématurée lorsqu’il a
accompli 20 ans de service au moins pour des raisons personnelles.
L’éméritat est la retraite honorable dont bénéficie l’agent justifiant
d’une cotation égale ou supérieur à TB au cours de cinq dernières années de
sa carrière. Sa pension de retraite est égale au traitement d’activité du
dernier grade acquis.
e) Rémunération (Art.38)
L’agent a droit à une rémunération qui comprend le traitement et les
primes.
A. Traitement
On distingue le traitement initial du traitement acquis.
- Le traitement initial est celui qui est attaché au grade dont l’agent est
revêtu.
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- Le traitement acquis est le traitement initial majoré des augmentations
annuelles découlant de l’avancement c.à.d. par l’Etat.
B. Primes
La prime est un supplément au traitement de l’agent accordé par l’Etat
pour l’encouragement d’une fonction exercée. Il s’agit notamment de :
- La prime d’intérim
- La prime pour prestations supplémentaires
- La prime de risque professionnel
- La prime de fonction spéciale.
C. Avantages sociaux (Art 39)
Les avantages sociaux dont bénéficient des agents en cours de carrière
sont :
- Les allocations familiales pour enfants à charge
- Les frais médicaux et soins de santé
- L’indemnité de logement
- L’allocation d’invalidité
- Les frais d’équipement
- Octroi de crédit et l’avance sur traitement
- Les frais de transport
- Allocation de fin de carrière
- Pension de retraite
- Frais funéraires
- Allocation de décès
Ils sont fixés par le gouvernement
f) Les congés (Art25, 26)
Tout agent en activité de service a droit à :
- Un congé de reconstitution de 30 jours ouvrables par année entière de
service. Ce congé est pris chaque année selon la convenance de l’agent
et les nécessités de services. L’enseignant lui bénéficie de son congé de
reconstitution statutaire pendant la période des grandes vacances.
Cependant il est obligé de se rendre disponible quinze jours avant la
rentrée des classes pour préparer cette rentrée.
- Un congé de maladie : à justifier avec une attestation médicale
obtenue dans une formation médicale digne de ce nom.
- Un congé de maternité (pour agent de sexe féminin) de quatorze semaines
consécutives dont huit au moins après l’accouchement. Ce congé est
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accordé sur présentation d’un certificat médical indiquant la date
probable de l’accouchement. Toutefois l’agent du sexe féminin qui a
bénéfice d’un congé de maternité ne peut plus au cours de la même
année, faire valoir son droit au congé de reconstitution.
La nature et la durée des congés de circonstances sont fixées comme
suit :
Nature de l’événement Durée maximale autorisée
Mariage de l’agent 3 jours ouvrables
Accouchement de l’épouse 4 jours ouvrables
Décès du conjoint ou d’un parent du 1er degré 6 jours ouvrables
Décès du parent et allié proche au 2e degré 3 jours ouvrables
Déménagement 1 jour ouvrable
Mariage d’un enfant 2 jours ouvrables
Les congés sont accordés par les chefs hiérarchiques dans les
conditions fixées par le règlement d’administration.
g) Cotation et avancement en grade
A. Cotation (Art.64)
La cotation est attribuée chaque année et elle est obligatoire pour les
agents.
Le chef hiérarchique compétent établit un bulletin de signalement qui
décrit brièvement les fonctions exercées par l’agent pendant l’année écoulée
ainsi que sa manière de servir. Il y propose l’appréciation de mérite qu’il
estime devoir être attribuée à l’agent. Aux différentes rubriques de ce
bulletin est affectée une cotation chiffrée.
L’appréciation du mérite est synthétisée par l’une mentions
suivantes : Elite, Très bon, Bon, Assez bon, Médiocre (Art. 64)
L’autorité qui établit les bulletins de cotation en transmet une copie
à l’agent dans un délai de 15 jours (Art. 65).
Le recours contre l’appréciation du mérite en cas de contestation doit
être introduit par l’agent auprès de la même autorité dans les huit jours de
la réception du bulletin de cotation.
Le recours accompagnée des avis de cette autorité est transmis aves le
bulletin de cotation à l’autorité compétente pour l’attribution définitive des
appréciations.
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Nul ne peut s’opposer à la transmission d’un recours introduit par
l’agent sous peine de sanctions disciplinaires (Art.65, a.l2)
La décision d’attribution définitive de la cotation n’est pas susceptible
de recours.
Les autorités compétentes pour établissement du bulletin de cotation
et pour l’attribution de l’appréciation synthétique définitive des agents du
personnel des établissements scolaires sont indiquées dans le tableau ci-
après: (Voir TP).
B. La promotion en Grade
Les agents de carrière sont répartis en trois catégories :
les agents de commandement, les agents de collaboration et les agents
exécution. Chaque catégorie comporte plusieurs grades. (Voir n°3.2.p.22)
Tout membre du personnel des établissements scolaires est positionné
à l’un des grades de la nomenclature du statut et porte un titre et
équivalence des grades. Exemple 21/3 pour un attaché de bureau de 1ère
classe, 3ème échelon.
L’ordonnance n°231 du 15 août 1991 établit une distinction dans le
personnel des établissements scolaires entre les enseignants de carrière et
les enseignants de complément.
- Les enseignants de carrière sont ceux qui possèdent des titres scolaires
ou académiques pédagogiques requis pour être autorisés de faire carrière
dans l’enseignement.
- Les enseignants de complément sont ceux qui ne possèdent pas ces
titres.
Ce sont les enseignants de carrière qui sont concernés par le
promotion en grades qui, toutefois, est conditionnée par le mérite et
éventuellement par la réussite d’un concours.
En effet, les enseignants de carrière (dont les chefs d’établissements et
leurs adjoints, les directeurs de disciplines, le surnuméraire, le directeur
d’internat et les conseillers d’orientation) bénéficient de deux types
d’avancement (ord.231, art.23) :
- L’avancement en titre correspondant aux grades définis par le statut du
personnel de carrière des services publics de l’état.
- L’avancement en échelon à l’intérieur d’un grade.
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Les autres agents administratifs et ouvriers, les enseignants de
complément, ne peuvent bénéficier que de l’avancement en échelon.
L’avancement en échelon est accordé par le Ministre de l’Education
aux agents et enseignants revêtus des grades d’exécution et de collaboration
et par le Président de la République aux enseignants et autres agents
administratifs revêtus des grades de commandement.
L’avancement en échelon est cependant subordonné à l’une
des conditions suivantes : justifier de 2 cotes synthétiques successives «
Elite », de 3 cotes synthétiques
« Très bon » ou de 4 côtes synthétiques « Bon » (Ord. n°
231, Art.25)
L’avancement sur traitement consiste en une augmentation annuelle de
traitement. Il est accordé à tous les membres du personnel des établissements
scolaires chaque année à l’exclusion de ceux qui obtiennent les cotes « assez
bon » ou « médiocre ». Le taux annuel d’augmentation est respectivement de :
5%, 3% et 1% du traitement initial selon que l’agent a obtenu « Elite », « Très
bon », ou « Bon ».
h) Droits et obligations des agents des services publics
Ils sont traités dans Décret- loi n °17/2002 du 03/oct./2002 portant
Code de conduite de l’agent public de l’Etat qui s’est référée à l’ordonnance
n°81-067 du 7 mai 1981 portant règlement d’administration relatif à la
discipline.
On y relève notamment des dispositions ci- après :
- L’agent jouit de droit syndical et du droit de grève
- Il doit servir l’Etat avec fidélité, loyauté, dignité, intégrité
- Il doit accomplir avec conscience les obligations de sa fonction
- Il doit éviter de faire un usage abusif des ressources publiques tant
matérielles que financières
- Il doit s’abstenir de toute pratique contraire à la morale et à l’éthique :
- Corruption, détournement des biens publics, de la main d’œuvre ainsi que
des élèves des établissements, de recevoir des dons pour rendre les
services dus au public, actes sexuels au lieu de travail, etc.
- Il a le devoir d’être courtois : dans son langage, ses écrits et s’abstenir
des menaces, injures, intimidation, violence à l’endroit des autres agents,
élèves, parents, etc.
- Il doit faire preuve de sincérité, d’honnêteté, d’hospitalité, de civilité et de
bonne tenue
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- Il a le devoir d’encadrer ses collaborateurs pour assurer leur promotion
et la continuité du service public.
- Il doit faire preuve de disponibilité et d’obéissance vis-à-vis de la
hiérarchie, « d’où, tout manquement par un agent aux devoirs de son état,
à l’honneur ou à la dignité de ses fonctions, constitue une faute
disciplinaire » (Art. 60)
i) Du régime disciplinaire
Pour le personnel des écoles, tout manquement aux devoirs, à l’Etat, à
l’honneur ou à la dignité de ses fonctions, constitue une faute
disciplinaire et mérite une action disciplinaire. Et toute faute disciplinaire
mérite l’ouverture d’une action qui sera prononcée par une des autorités.
L’ouverture de l’action disciplinaire doit impérativement respecter les
délais légaux, à savoir, 20 jours à dater de la prise de connaissance de la
faute commise par l’agent. Dépassé ce délai, l’action disciplinaire ne peut
plus être ouverte, quelle que soit la gravité de la faute commise. L’agent a
aussi 20 jours pour déposer ses justifications. 20 jours si l’on est dans le
même milieu et 30 jours si l’on est dans des milieux différents.
L’autorité a trois mois pour clôturer l’action ouverte. Dépassé ce délai,
l’action tombe caduque, quelle que soit la gravité de la faute commise et
l’agent est replacé d’office à son poste.
Sanctions applicables (Art.61)
Suivant la gravité des faits, les peines disciplinaires (Art.61) à infliger à
un agent fautif :
- Le blâme
- La retenue du tiers du traitement pour une durée ne dépassant pas 1 mois
- L’exclusion temporaire avec privation de traitement pour une période ne
dépassant pas trois mois.
- La révocation (elle n’est prononcée que par l’autorité investie du pouvoir
de nomination au grade dont l’incriminé est revêtu.)
Procédure d’ouverture d’action disciplinaire (art. 4, ord n°82 – 031 du
15 mars 1982
L’autorité hiérarchique constate une faute ou un manquement à charge
d’un agent. Elle ouvre une action disciplinaire à charge de l’intéressé, s’il
l’estime nécessaire, eu égard à la gravité de la faute, en lui notifiant un
procès-verbal d’ouverture d’action disciplinaire rédigé sur formulaire ad hoc.
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Les pièces éventuellement invoquées contre l’agent doivent être jointes
au PV. Le procès-verbal est établi en double exemplaire et signé par l’autorité
qui ouvre l’action disciplinaire : un exemplaire est remis à l’agent qui doit le
dater et signer pour réception le deuxième exemplaire. Si l’agent refuse de
signer le procès-verbal, le constat de ce refus est noté sur le PV contresigné
par deux témoins.
L’autorité compétente pour l’ouverture de l’action disciplinaire est celle
qui, exerçant un emploi de commandement, se situe à l’échelon hiérarchique
immédiatement supérieur à celui de l’agent. Celle-ci peut agir de sa propre
initiative ou sur réquisition d’une autorité supérieure.
L’agent auquel l’ouverture d’une action disciplinaire est notifiée doit
présenter ses justifications par écrit à l’autorité ayant ouvert l’action
disciplinaire, dans un délai de vingt jours francs. Ce délai est prolongé de dix
jours si l’agent en cause ne se trouve pas dans la même localité.
Suite de l’action disciplinaire
Toute action disciplinaire doit être clôturée dans les 3 mois à dater du
jour de son ouverture, sous peine de tomber caduque. Elle est clôturée par
une décision de classement sans suite ou par l’application d’une sanction
disciplinaire. La décision de classement sans suite ou d’infliger une sanction
à l’agent fait l’objet d’un procès-verbal de clôture d’action disciplinaire
rédigé conformément au modèle ad hoc. Ce procès-verbal est établi en double
exemplaires : un exemplaire est remis à l’agent qui doit dater et
signer le deuxième exemplaire pour réception.
Le dossier disciplinaire, les justifications de l’agent et les avis et
considérations du conseil de discipline sont transmis à l’autorité
hiérarchique lorsque les peines infligées ne sont pas de la compétence de
l’autorité ayant ouvert l’action disciplinaire.
L’agent incriminé peut, s’il estime la faute injuste, introduire un
recours dans les 8 (huit) jours qui suivent la prise de connaissance de la
sanction prise à son endroit.
Les voies de recours (art. 6-8)
L’agent qui s’estime injustement puni peut, dans un délai de vingt
jours, introduire par voie hiérarchique, un recours auprès de l’autorité
immédiatement supérieure à celle qui a infligé la peine ou auprès de cette
même autorité si elle est l’autorité compétente pour infliger la peine la plus
élevée à l’égard de l’intéressé.
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Il existe deux sortes de recours :
- Recours administratif : introduit auprès de sa hiérarchie administrative
- Recours juridictionnel : introduit auprès des instances judiciaires
Le recours administratif introduit auprès du Ministre de la fonction
publique est subordonné à l’épuisement des autres voies de recours et la
décision de ce Ministre est prépondérante.
L’autorité qui reçoit le recours peut décider du classement sans suite
du dossier disciplinaire ou confirmer à l’intéressé la peine disciplinaire qui lui
a été infligé au 1ère degré, ou lui infligé une autre peine.
La décision finale prise après examen du recours fait l’objet d’un PV de
décision sur recours en matière disciplinaire, infligé conformément au modèle
ad hoc. La décision prise à cet échelon est sans appel.
L’agent qui n’a pas obtenu satisfaction suite au recours qu’il a
introduit auprès de ses supérieurs hiérarchique et fait l’objet d’exclusion ou
de révocation, peut introduire un recours auprès de Ministre de l’Education.
Si après épuisement de ces moyens administratifs, l’agent n’obtient
pas satisfaction, il peut introduire un recours dit juridictionnel auprès des
juridictions compétentes
Pour que son recours soit recevable, l’agent doit remplir les conditions
suivantes :
- L’introduire dans le délai règlementaire,
- Avoir pris connaissance de l’action disciplinaire et signé pour réception,
- L’avoir rédigé en des termes courtois,
- Se limiter aux points des désaccords
La clôture de l’action disciplinaire se fait soit par le classement sans
suite, soit par une des peines ci-dessus évoquées. La peine de révocation est
prononcée par celui qui engage.
j) Les imprévus
Pourquoi gérer les imprévus?
Les imprévus, les situations inattendues sont inévitables dans nos
écoles comme cela est le cas dans toutes les sociétés humaines.
Certains imprévus, tels que les batailles, les visites intempestives de certaines
personnes, peuvent troubler l’ordre à l’école. Ainsi le chef d’établissement, en
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sa qualité de premier responsable de l’école, doit toujours être prêt pour
solutionner tout problème éventuel en vue d’éviter les interruptions ou
blocages des activités. En cette matière, il ne perdra pas de vue qu’il est comme
l’entrepreneur, le dépanneur, le négociateur, etc.
Il appartient donc au chef d’établissement d’y apporter des solutions
adéquates.
Quelques cas d’imprévus possibles
En principe, lorsqu’on envisage une chose, il ne faut pas perdre de vue
les autres solutions possibles.
A certains cas d’imprévus, les solutions sont apportées par le règlement
intérieur ou la déontologie. Tandis que dans d’autres cas, le chef
d’établissement doit mettre en jeu certaines de ses facultés
psychologiques ou certaines de ses qualités en vue de trouver des
solutions.
Citons-en quelques cas:
L’écroulement d’un mur d’une salle de classe à la suite d’une
tempête
Solution possible:
- Retirer vite les élèves de cette classe et les abriter dans une autre classe
plus confortable.
- Voir si dans les prévisions budgétaires, les recettes de la rubrique
« imprévus » peuvent permettre de réhabiliter le mur écroulé. Dans le cas
contraire, recourir aux partenaires, par exemple.
Arrivée inattendue d’une autorité
Solution:
- Installer vite au bureau pour éviter la curiosité des élèves. Là, au bureau,
le chef d’établissement s’informera de la raison de cette visite et y
apportera une solution.
Un élève pique une crise d’une maladie quelconque
Solution:
- Le retirer immédiatement de la salle de classe, lui assurer les premiers
soins dans une infirmerie de l’école ou des environs. Si le cas est estimé
grave, le conduire dans un centre hospitalier viable pendant qu’au même
moment on informer les parents.
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Un fou fait irruption dans l’enceinte de l’école
Solution:
- Demander aux enseignants de bloquer les élèves dans les salles de
classe, de ne pas céder à la panique et ne pas provoquer le fou.
Entretemps, le chef d’établissement prend les dispositions ou fait appel
aux gens de l’ordre pour évacuer cet élément perturbateur.
Le décès d’un membre du groupe/école
Solution:
- Désigner quelques membres pour préparatifs des obsèques avec la
famille du défunt jusqu’au jour de l’enterrement et garder les autres pour
la continuité scolaires.
L’absence d’un enseignant
Solution : s’arranger pour occuper les élèves pendant les heures du membre
absent.
Plusieurs autres cas possibles:
- Cas d’indisponibilité brusque ;
- Cas de maladie ou d’épidémie ;
- Cas de désaccord des agents, cessation de travail ;
- Cas d’une menace venue de l’extérieur envers des élèves ou soi-même ;
- Cas d’une erreur grave commise par soi-même ;
- Cas d’un problème de l’école porté à l’extérieur ;
- Cas d’élèves qui refusent un professeur pour une raison ou une autre ;
- L’école fait 100 % à l’Examen de fin de cycle et l’autorité récompense
seulement l’enseignant des cours ou de la classe et les autres sont
mécontents ;
- Deux chefs hiérarchiques vous instruisent contradictoirement ;
- Un parent taxe un enseignant de sorcier et cela a crée un grand
problème ;
- Vous avez dans l’une de vos classes un enfant génie, il s’ennuie des
matières qu’on enseigne en le traitant d’un niveau trop bas ;
- Cas de flagrance : fille-garçon dans les mêmes installations ;
- Cas d’accident lors de l’apprentissage ;
- Etc.
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CHAP IV : QUALITES D’UN ADMINISTRATEUR SCOLAIRE : PROBLEMES
DE TERRAIN
3.1. Quelques qualités d’un chef d’établissement
Une santé robuste et saine
Etre collaborateur et collaborant, accueillant, social, travailleur, courtois,
impartial, patient, modèle, de bonne conduite, vie et mœurs.
Aptitudes morales non reprochables : dévouement, amour, honnêteté,
justice, …
Avoir les qualités intellectuelles requises : compétent, esprit d’initiative et
de créativité, être informé.
Maîtrise de soi, autoritaire, mûrit ses décisions, respectueux de toute
personne, ferme.
Désintéressé : vouloir le bien du groupe, être au service du service et non
à son service, ne vise pas ses intérêts.
La simplicité et l’humilité
Aime la vérité, l’objectivité et se tient aux fins
Sait écouter, sait accueillir et sait aussi se taire
Il est discret
Il voit le positif et encourage
Il est un enseignant compétent, un bon éducateur, connaissant les
ensembles d’enseignement, la pédagogie et la psychologie.
A le sens de l’organisation, de l’ordre, de prévision et de ponctualité, …
4.3. Problèmes de terrain
Constats de la CNS
L’insuffisance et l’inadéquation de la formation du contrôle, de
l’évaluation pédagogique au sein des écoles congolaises
Depuis la création du SECOPE, les contrôles pédagogiques dans les
établissements scolaires sont devenus inexistants.
Constats de la Division Nord-Kivu II
La fuite de responsabilité de l’Etat congolais suite à : la dévalorisation de
la fonction enseignante, l’insuffisance et le manque de salaire, la fuite
des cerveaux vers les autres secteurs rémunérateurs, non payement des
retraités, l’absence des subsides à l’école, inaccessibilité à l’enseignement
élémentaire par la plupart d’enfants en âge de scolarisation, le manque
de suivi de rapports lui transmis, le manque de planification de
l’éducation.
Le manque d’élaboration des prévisions budgétaires et non passation
d’écritures comptables
Il existe de cas d’immoralité de certains éducateurs, élèves, écoliers,
entre autre la débauche
La corruption, le manque d’effort, pas de goût pour le travail bien fait
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Le non-respect des instructions officielles
Le manque de personnel qualifié surtout dans les milieux ruraux
L’ouverture anarchique des écoles
Les classes pléthoriques ou non viables
La démotivation des enseignants
Le manque d’équipement et d’infrastructure scolaire
Le manque d’intérêt et d’assiduité vis-à-vis des élèves
La perturbation des programmes
Le manque de formation et de recyclage des enseignants
L’indiscipline chez certains enseignants et chez certains élèves
Le cumul de fonctions
Plusieurs conséquences de la guerre : une perte des vies humaines,
mutilations, tortures, enlèvements, arrestations arbitraires, orphelins
abandonnés à eux-mêmes, écoles pillés et détruites, spoliations des
concessions scolaires, non cadastrées.
Sur le plan administratif : fermeture momentanée ou définitive des
écoles dans certains milieux, perturbation du calendrier scolaire,
dépeuplement des écoles en milieu insécurisé et surpeuplement en
milieu sécurisé, déperdition des effectifs scolaires, rareté du personnel
qualifié dans les milieux insécurisés d’où baisse du niveau de
l’enseignement.
Sur le plan financier : la paupérisation des parents, l’inexistence de
salaire, l’insolvabilité des enfants, la scolarisation gratuite des enfants
démobilisés, le fonctionnement difficile des bureaux.
Sur le plan psychologique et moral : viol, traumatismes, enrôlement
des mineurs, consommation des drogues, la délinquance juvénile et
dépravation des mœurs,...
Quelques anomalies
Inexpédition des rapports
Inscription des apprenants sans tenir compte des critères
Négligence des séances de Sernafor
Visite complaisante des classes (par formalité)
Négligence des activités pédagogiques et administratives au profit de la
perception des frais scolaires
Fonctionnement d’écoles sans titre foncier
Manque d’unité dans l’action pédagogique : il y a divorce entre vieux et
jeunes enseignants, qualifiés et sous-qualifiés, nouveaux et anciens,
recyclés et non recyclés, parfois les enseignants et chefs, l’éloignement et
enclavement de certaines écoles
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
Recommandations
* CNS et Etats généraux de l’éducation
Recréer un cadre d’inspecteur pour chaque discipline
Recyclage périodique des inspecteurs et chefs d’établissement
Imposer aux enseignants un contrôle périodique pour tous les
documents
Impliquer le partenariat et le comité de gestion dans le contrôle de
l’établissement
Supprimer la prise en charge des enseignants par les parents
Que l’éducation soit considérée comme priorité des priorités car celle-ci
forme des ressources humaines
Professionnaliser tous les cycles
Intégrer à l’EP les techniques locales et régionales
Elaborer de contrats avec l’Etat fixant les droits, devoirs et
responsabilités de chacun
Décentralisation de toutes les entités éducatives
Faire correspondre à chaque type d’enseignement l’infrastructure
appropriée
Affecter les 30% du budget national à l’éducation
Planifier les activités scolaires (création des écoles)
Retenir le principe de gratuité de l’enseignement fondamental
Rechercher des nouvelles sources de financement
Accorder à l’alphabétisation une valeur prépondérante.
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
CONCLUSION
S’il y a une question fondamentale que le responsable d’un
système scolaire donné pourrait se poser : c’est celle des finalités, en tant
qu’objectifs à atteindre. Si le pouvoir organisateur conçoit un système scolaire
en termes de maximisation, de pérennité et de croissance immédiate ; il se
trompe ; car tout système scolaire, comme toute entreprise consomme des
ressources, de grandes ressources humaines et matérielles sans oublier le
temps.
L’éduction est un des secteurs les plus couteux de l’administration
publique et dont les effets sont en court, moyen et long termes, rarement
immédiats. L’éducation ne peut être moins gérée que n’importe quelle autre
organisation moins cohérente. C’est pour cela que l’éducation peut être
considérée comme un phénomène d’interaction de trois grandes composantes :
L’enseignant
L’apprenant
La matière
Et le tout se mouvant dans un environnement donné
Les exigences de la complexité de l’évaluation et de la direction qui
caractérise aujourd’hui notre système scolaire demandent les méthodes de
gestion saine, transparente, exigent une inspection scolaire adéquate et de bon
aloi (réputation).
La nécessité de systématiser la préparation de celui qui doit
dynamiser le système scolaire apparaît comme première nécessité. Bref, la
demande de certains étudiants souhaitant la présence de l’inspection
universitaire. L’intellectuel congolais de demain n’est rien d’autre que
l’apprenant que l’on forme aujourd’hui. D’où le sort du pays est donc en jeu ;
d’où, il faut contrôler cette formation du futur citoyen de ce pays. Les futurs
administrateurs scolaires devront en être conscients. C’est un devoir
inéluctable.
Nous vous avons montré, dans ce cours, l’aspect à la fois noble et
ingrat de cette profession qui exige de vous des qualités non seulement
intellectuelles indéniables mais aussi morales indiscutables. D’où,
l’administrateur scolaire de demain doit se montrer à la hauteur de sa
responsabilité par son savoir, son savoir-être et son savoir-faire.
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ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
ANNEXE
Répartition des provinces administratives selon les provinces éducationnelles,
commune/territoires
PROVINCE ADMINISTRATIVE, EDUCATIONNELLE ET CHEF-LIEU LES TERRITOIRES LES SOUS-DIVISIONS ET LEURS LIEUX D'IMPLANTATION
NOMBRE
PROVINCE
LES PROVED DE L'EPST Source: INS/Min PLAN NOM DE LA SOUS-PROVED ou S/D Lieu d'Implantation
ADMIN (26) NOMBRE N°
N° PROVINCE (DIVISIONS=60) (Territoires=145) SOUS-DIVISIONS =637/642 N° Q/Cité/Chefferie/Village
5 GOMBE GOMBE 1 Gombe
KITAMBO KITAMBO 2 Kitambo
NGALIEMA 1 3 Ngaliema
NGALIEMA 2 4 Ngaliema
NGALIEMA
NGALIEMA 3 5 Ngaliema
NGALIEMA 4 6 Ngaliema
1 KINSHASA -LUKUNGA 13 MONT NGAFULA 1 7 Mont Ngafula
MONT NGAFULA MONT NGAFULA 2 8 Mont Ngafula
MONT NGAFULA 3 9 Mont Ngafula
KINSHASA KINSHASA 10 Kinshasa
BARUMBU 1 11 Barumbu
BARUMBU
BARUMBU 2 12 Barumbu
LINGWALA LINGWALA 13 Lingwala
KINSHASA
Total KINSHASA-LUKUNGA 13 Gombe
1 BANDALUNGWA BANDALUNGWA 14 Bandalungwa
BUMBU 1 15 Bumbu
BUMBU
BUMBU 2 16 Bumbu
KALAMU 1 17 Kalamu
KALAMU
KALAMU 2 18 Kalamu
KASA VUBU KASA VUBU 19 Kasa Vubu
2 KINSHASA-FUNA 12
MAKALA MAKALA 20 Makala
NGIRI NGIRI 1 21 Ngiri Ngiri
NGIRI NGIRI
NGIRI NGIRI 2 22 Ngiri Ngiri
SELEMBAO 1 23 Selembao
SELEMBAO SELEMBAO 2 24 Selembao
SELEMBAO 3 25 Selembao
Total KINSHASA-FUNA 12 Kasa Vubu
KINSENSO 1 26 Kinsenso
3 KINSHASA-MONT-AMBA 10 KINSENSO
KINSENSO 2 27 Kinsenso
12
Tandis que les autres provinces ont la même configuration en termes d’appellation.
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LEMBA 1 28 Lemba
LEMBA
LEMBA 2 29 Lemba
LIMETE 1 30 Limete
LIMETE LIMETE 2 31 Limete
LIMETE 3 32 Limete
MATETE 1 33 Matete
MATETE
MATETE 2 34 Matete
NGABA NGABA 35 Ngaba
Total KINSHASA-MONT-AMBA 10 Limete
KIMBANSEKE 1 36 Ep2 Kingasani,Q/King
KIMBANSEKE 2 37 Institut Botosi, Q/
KIMBANSEKE KIMBANSEKE 3 38 Institut Zola
KIMBANSEKE 4 39 Epa.1,2,3
KIMBANSEKE 5 40 Colg Mikondo,Q/
4 KINSHASA-TSHANGU 10
MASINA 1 41 Iti Masina, Q/1 Masina
MASINA MASINA 2 42 Iscom, Q/2 Masina
MASINA 3 43 Ep. Lokali, Q/3 Masina
N'DJILI 1 44 Its/N'djili Q/7
N'DJILI
N'DJILI 2 45 Kizuana, Q/4
Total KINSHASA-TSHANGU 10 N'djili
N'SELE 1 46 N'sele
N'SELE 2 47 N'sele
N'SELE
N'SELE 3 48 N'sele
N'SELE 4 49 N'sele
5 KINSHASA-PLATEAU 8
MALUKU 1 50 Maluku
MALUKU 2 51 Maluku
MALUKU
MALUKU 3 52 Maluku
MALUKU 4 53 Maluku
Total KINSHASA-PLATEAU 8 N'sele
5 Total KINSHASA 53 Gombe
3 MATADI 1 54 Mvuzi
MATADI
MATADI 2 55 Ville Base
BOMA BOMA 56 Nzadi
MUANDA 1 57 Cité de Muanda
MOANDA
MUANDA 2 58 Boma Bungu
KONGO-CENTRAL I
6 11 LUKULA 1 59
BAS-FLEUVE LUKULA
LUKULA 2 60
TSHELA 1 61 Territoire
TSHELA
TSHELA 2 62 Mbanga
SEKE BANZA 1 63 Kinzau Mvuete
KONGO-CENTRAL
SEKE BANZA
SEKE BANZA 2 64 Chef Lieu
Total KONGO-CENT 1/BAS- 11 Matadi
2 MBANZA NGU 1 65 Mbanza Ngungu
MBANZA NGUNGU
MBANZA NGU 1 66 Kwilu Ngongo
KONGO-CENTRAL II LUOZI 1 67 Luozi
7 CATARACTES 6 LUOZI
LUOZI 2 68 Tadi
SONGOLOLO 1 69 Kimpese
SONGOLOLO
SONGOLOLO 2 70 Songololo
Total KONGO-CENT 2/ 6 Mbanza Ngungu
MADIMBA 1 71 Inkisi
MADIMBA
KONGO-CENTRAL III MADIMBA 2 72 Kimpemba
8 4
LUKAYA KASANGULU KASANGULU 73 Kasangulu
KIMVULA KIMVULA 74 Kimvula
Total KONGO-CENT 3/LUKAYA 4 Inkisi
3 Total KONGO-CENTRAL 21 Matadi
2 FESHI 1 75 Feshi Cité
FESHI 2 76 Mukoso
KWANGO
FESHI
GANAKETI 77 Mwela Lembwa
3 9 KWANGO I 15
LOBO 78 Lobo
KENGE 1 79 Kenge 1
KENGE
KENGE 2 80 Kenge 2
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KIMBAU 81 Kimbau
KOBO 82 Kobo
KOLOKOSO 83 Kolokoso
PONT KWANGO 84 Pont Kwango
POPOKABAKA 1 85 Popokabaka cité
POPOKABAKA 2 86 Ipongi
POPOKABAKA POPOKABAKA 3 87 Intenga
POPOKABAKA 4 88 Kabama
POPOKABAKA 5 89 Kiamvu Kinzadi
Total KWANGO I 15 Kenge
KAHEMBA 1 90 Kahemba Cité
KAHEMBA KAHEMBA 2 91 Kulindji
KAHEMBA 3 92 Mwamushiko
KASA 93 Mukunzi
KASONGO LUNDA 1 94 KoLunda Cité
KASONGO LUNDA 2 95 Tembo
10 KWANGO II 12
KIBUNDA 96 Nzamba
KASONGO LUNDA KINGULU 97 Kingulu
KINGWANGALA 98 Kingwangala
MAWANGA 99 Mawanga
PANZI 100 Panzi
SWA_TENDA 101 Kitenda
Total KWANGO II 12 Kasongo-Lunda
Total Province du KWANGO 27 Kenge
3 BANDUNDU-Ville BANDUNDU 102 Bandundu-Ville
BAGATA 1 103 Bagata Cite
BAGATA 2 104 Fatundu
11 KWILU I 6 BAGATA
BAGATA 3 105 Mpo-Etat
BAGATA 4 106 Manzasay
BULUNGU * BULUNGU 3 107 Djuma
Total KWILU 1 6 Bandundu-Ville
BULUNGU 1 108 Bulungu
BULUNGU 2 109 Nkara
BULUNGU 4 110 Dwe
BULUNGU * BULUNGU 5 111 Zaba
BULUNGU 6 112 Lusanga
BULUNGU 7 113 Kikoti
BULUNGU 8 114 Mikwi
KIKWIT 1 115 Kikwit
KIKWIT 2 116 Kikwit
12 KWILU II 19 KIKWIT 3 117 Kikwit
KIKWIT
KIKWIT 4 118 Kikwit
KWILU
4 KINZENGA 119 Masamuna
KITOY 120 Kikoy
MASI-MANIMBA 1 121 Masi
MASI-MANIMBA 2 122 Pay-kongila
MASI-MANIMBA 3 123 Leta
MASI-MANIMBA
MASI-MANIMBA 4 124 Mosango
MOKAMO 125 Mokamo
MUTELO 126 Mutelo
Total KWILU 2 19 Kikwit
IDIOFA CENTRE 127 Idiofa-C.
BANDA 128 Banda
BULWEM 129 Bulwem
KALO 130 Kalo
IDIOFA KIPUKU 131 Kipuku
13 KWILU III 15
MANGAI 132 Mangai
MATEKO 133 Mateko
DIBAYA-LUBWE 134 Dibaya
OBALA 135 Obala
GUNGU GUNGU 1 136 Gungu-Cite
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GUNGU 2 137 Mukedi
GUNGU 3 138 Kandala
GUNGU 4 139 Kabudi
GUNGU 5 140 Kakobola
GUNGU 6 141 Kilembe
Total KWILU 3 15 Idiofa
3 Total KWILU 40 Bandundu-Ville
3 INONGO 1 142 Inongo Ville
INONGO 2 143 Banzow Moke
INONGO INONGO 3 144 Ntand’Embelo
INONGO 4 145 Mbala
INONGO 5 146 Selenge
KIRI 147 Kiri
14 MAÏ-NDOMBE I 12
KIRI PENDJWA 148 Pendjwa
BERONGE 149 Beronge
OSHWE 1 150 Oshwé
OSHWE 2 151 Bena Bendi
OSHWE
OSHWE 3 152 Lokolama
OSHWE 4 153 Nkaw
MAÏ-NDOMBE
Total MAI-NDOMBE 1 12 Inongo
5 BOLOBO BOLOBO 154 Bolobo
15 MAÏ-NDOMBE II 3 KWAMOUTH KWAMOUTH 155 Kwamouth
YUMBI YUMBI 156 Yumbi
Total MAI-NDOMBE 2 3 Bolobo
KUTU 1 157 Nioki
KUTU 2 158 Semendua
KUTU 3 159 Bosobe
KUTU
KUTU 4 160 Kutu
16 MAÏ-NDOMBE III 8
KUTU 5 161 Tolo
KUTU 6 162 Bokoro
MUSHIE 1 163 Mushie
MUSHIE
MUSHIE 2 164 Mbali
Total MAI-NDOMBE 3 8 Nioki
3 Total MAÏ-NDOMBE 23 Inongo
2 MBANDAKA 1 165 N° 33 Bosomi
MBANDAKA 2 166 N° Av de la Justice
MBANDAKA
MBANDAKA 3 167 Cecli Wendji
MBANDAKA 4 168 Bolombo
BIKORO 1 169 Bikoro Centre
BIKORO 2 170 Mc Itipo
BIKORO
BIKORO 3 171 Kalamba
BIKORO 4 172 Mc Iboko
INGENDE 1 173 Ingende Centre
INGENDE 2 174 Eungu
INGENDE INGENDE 3 175 Bokatola
17 EQUATEUR I 23 INGENDE 4 176 Belondo
EQUA TEUR
INGENDE 5 177 Lotumbe
6 LUKOLELA 1 178 Lukolela Centre
LUKOLELA 2 179 Nkololingamba
LUKOLELA
LUKOLELA 3 180 Ngombe
LUKOLELA 4 181 Bobanga
BOMONGO 1 182 Bomongo Centre
BOMONGO 2 183 Lilanga
BOMONGO 3 184 Bokondo
BOMONGO
BOMONGO 4 185 Buburu
BOMONGO 5 186 Bosobele
BOMONGO 6 187 Libaya
Total EQUATEUR 1 23 Mbandaka
BASANKUSU 1 188 Basankusu Centre
18 EQUATEUR II 15 BASANKUSU BASANKUSU 2 189 Djombo
BASANKUSU 3 190 Waka
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BASANKUSU 4 191 Mpelenge
BASANKUSU 5 192 Kodoro
BOLOMBA 1 193 Bolomba Centre
BOLOMBA 2 194 Mc Bokote
BOLOMBA 3 195 Lolanga
BOLOMBA
BOLOMBA 4 196 Djoa
BOLOMBA 5 197 Motua
BOLOMBA 6 198 Bongbonga
MANKANZA 1 199 Mankanza Centre
MANKANZA 2 200 Mobeka
MANKANZA
MANKANZA 3 201 Bolombo
MANKANZA 4 202 Bonginda
Total EQUATEUR 2 15 Basankusu
2 Total EQUATEUR 38 Mbandaka
2 BEFALE 1 203 Befale
BEFALE 2 204 Mompono
BEFALE BEFALE 3 205 Boonia
BEFALE 4 206 Baringa
BEFALE 5 207 Ekembela
BOENDE 1 208 Boende
BOENDE 2 209 Wema
BOENDE 3 210 Bokondji
BOENDE 4 211 Bolemba
19 TSHUAPA I 19 BOENDE 5 212 Lokolia
BOENDE
BOENDE 6 213 Hevea Bandaka
BOENDE 7 214 Watsi
BOENDE 8 215 Ibangalakata
BOENDE 9 216 Likete
BOENDE 10 217 Djonema
MONKOTO 1 218 Monkoto
MONKOTO 2 219 Wafanya
MONKOTO
MONKOTO 3 220 Nongo
MONKOTO 4 221 Boangi
Total TSHUAPA 1 19 Boende
TSHUAPA
BOKUNGU 1 222 Bokungu
7
BOKUNGU 2 223 Yalifafu
BOKUNGU 3 224 Busanga
BOKUNGU BOKUNGU 4 225 Bulukutu
BOKUNGU 5 226 Bofili
BOKUNGU 6 227 Bokela
BOKUNGU 7 228 Yangambo
DJOLU 1 229 Djolu
DJOLU 2 230 Lingomo
DJOLU 3 231 Bokondo
20 TSHUAPA II 20
DJOLU DJOLU 4 232 Wanga
DJOLU 5 233 Yoseki
DJOLU 6 234 Iyenga
DJOLU 7 235 Botonku
IKELA 1 236 Ikela
IKELA 2 237 Mondombe
IKELA 3 238 Bosango
IKELA
IKELA 4 239 Yolombo
IKELA 5 240 Yalusaka
IKELA 6 241 Ikomaloki
Total TSHUAPA 2 20 Bokungu
2 Total TSHUAPA 39 Boende
2 LISALA 1 242 Lisala
MONGALA
LISALA LISALA 2 243 Binga
8 21 MONGALA I 8 LISALA 3 244 B/Dua
BONGANDANGA 1 245 Bgdbga C.
BONGANDANGA
BONGANDANGA 2 246 B/Simba
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BONGANDANGA 3 247 B/Nzanoa
BONGANDANGA 4 248 B/Melo
BONGANDANGA5 249 Pimu
Total MONGALA 1 8 Lisala
BUMBA 1 250 Bumba
BUMBA 2 251 Monzamboli
22 MONGALA II 4 BUMBA
BUMBA 3 252 Lolo
BUMBA 4 253 Yandongi
Total MONGALA 2 4 Bumba
Total MONGALA 12 Lisala
2 GBADOLITE GBADOLITE 254 Gbadolite
BUSINGA 1 255 Businga
BUSINGA 2 256 Loko
BODANGABO 1 257 Bodangabo
BUSINGA
BODANGABO 2 258 Gbosasa
23 NORD-UBANGI I 10
KARAWA 1 259 Karawa
KARAWA 2 260 Inera
BOSOBOLO 1 261 Bosobolo
BOSOBOLO
BOSOBOLO 2 262 Bili
MOBAYI MBONGO* OTTO-MBANZA 263 Pambwa
Total NORD-UBANGI 1 10 Gbadolite
NORD-UBANGI
MOBAYI MBONGO* MOBAYI MBONGO 1 264 Mobayi-Mbo Centre
9 YAKOMA 1 265 Yakoma
YAKOMA 2 266 Abuzi
YAKOMA 3 267 Wapinda
MONVEDA 268 Monveda
WASOLO 269 Wasolo
24 NORD - UBANGI II 12
YAKOMA NDAYO 270 Ndayo
KOTAKOLI 271 Yakoma/Kotakoli
SALONGO 272 Salongo
KANDO 273 Kando
UELE 274 Uele
NZAMBA 275 Nzamba
Toal NORD-UBANGI 2 12 Yakoma
2 Total NORD-UBANGI 22 Gbadolite
2 GEMENA 1 276 Gemena
GEMENA 2 277 Mbari
GEMENA GEMENA 3 278 Bobito
GEMENA 4 279 Bogose-Nub
GEMENA 5 280 Bangakungu
25 SUD-UBANGI I 10
BUDJALA 1 281 Budjala
BUDJALA 2 282 Likimi
BUDJALA BUDJALA 3 283 Kuma
BUDJALA 4 284 Likaw
BUDJALA 5 285 Bango-NZe.
Total SUD-UBANGI 1 10 Gemena
SUD-UBANGI
ZONGO ZONGO 286 Zongo
BOKONZI 287 Bokonzi
10
BONYANGA 288 Bonyanga
GOSUMA 289 Gosuma
KUNGU 1 290 Kungu
KUNGU
KUNGU 2 291 Bomboma
26 SUD-UBANGI II 13 KUNGU 3 292 Dongo
KUNGU 4 293 Bomole
KUNGU 5 294 Bozene
LIBENGE 1 295 Libenge
LIBENGE 2 296 Kutu-Bongo
LIBENGE
LIBENGE 3 297 Mawuya
MOGALO 298 Mogalo
Total SUD-UBANGI 2 13 Zongo
2 Total SUD-UBANGI 23 Gemena
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ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
2 KISANGANI 1 299 Kisangani
KISANGANI KISANGANI 2 300 Kisangani
KISANGANI 3 301 Kisangani
BAFWASENDE 1 302 Bafwasende
BAFWASENDE
BAFWASENDE 2 303 Bafwasende
27 TSHOPO I 10
BANALIA 1 304 Banalia
BANALIA
BANALIA 2 305 Banalia
UBUNDU 1 306 Ubundu
UBUNDU UBUNDU 2 307 Ubundu
UBUNDU 3 308 Ubundu
Total TSHOPO 1 10 Kisangani
ISANGI 1 309 Isangi
TSHOPO
ISANGI 2 310 Isangi
11
ISANGI ISANGI 3 311 Isangi
ISANGI 4 312 Isangi
ISANGI 5 313 Isangi
BASOKO 1 314 Basoko
BASOKO
28 TSHOPO II 13 BASOKO 2 315 Basoko
OPALA 1 316 Opala
OPALA OPALA 2 317 Opala
OPALA 3 318 Opala
YAHUMA 1 319 Yahuma
YAHUMA YAHUMA 2 320 Yahuma
YAHUMA 3 321 Yahuma
Total TSHOPO 2 13 Isangi
2 Total TSHOPO 23 Kisangani
3 BUNIA BUNIA 322 Bunia
IRUMU 1 323 Irumu
IRUMU IRUMU 2 324 Bogoro
IRUMU 3 325 Gety
DJUGU 1 Mongwalu? 326 Djugu
29 ITURI I 10
DJUGU DJUGU 2 327 Kpandroma
NIZI 328 Nizi
MAMBASA 1 329 Mambasa
MAMBASA MAMBASA 2 330 Biakato
MAMBASA 3 331 Nia-Nia
Total ITURI 1 10 Bunia
ARU 332 Aru
ADRANGA 333 Adranga
ARIWARA 334 Ariwara
ATSINIA 335 Atsina
ITURI
12 30 ITURI II 9 ARU INGBOKOLO 336 Ingbokolo
LUNDI 337 Lundi
MADO 338 Mando
ONDOLEA 339 Ondolea
YUKU 340 Yuku
Total ITURI 2 9 Aru
MAHAGI 1 341 Mahagi
MAHAGI 2 342 Nyalebe
MAHAGI 3 343 Ngote
MAHAGI 4 344 Angumu
31 ITURI III 8 MAHAGI
MAHAGI 5 345 Ndrele
MAHAGI 6 346 Aungba
MAHAGI 7 347 Djegu
MAHAGI 8 348 Nioka
Total ITURI 3 8 Mahagi
3 Total ITURI 27 Bunia
2 ISIRO ISIRO 349 Isro Centre
HAUT-UELE
WAMBA 1 350 Wamba
13 32 HAUT-UELE I 5 WAMBA
WAMBA 2 351 Ibambi
RUNGU RUNGU 352 Isiro/Rungu
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
NIANGARA NIANGARA 353 Niangara
Total HAUT-UELE 1 5 Isro
DUNGU DUNGU 354 Dungu
FARADJE 1 355 Faradje
33 HAUT-UELE II 4 FARADJE
FARADJE 2 356 Aba
WATSA WATSA 357 Watsa
Total HAUT-UELE 2 4 Dungu
2 Total HAUT-UELE 9 Isro
1 BUTA BUTA 358 Buta
AKETI AKETI 359 Aketi
ANGO ANGO 360 Ango
BAS-UELE
34 BAS-UELE 6
BONDO BONDO 361 Bondo
14
BAMBESA/DINGILA * DINGILA 362 Dingila
POKO POKO 363 Poko
Total BAS-UELE 6 Buta
1 Total BAS-UELE 6 Buta
3 GOMA 364 Goma
HIMBI 365 [Link]/Himbi
GOMA
KARISIMBI 1 366 Q. Murara
KARISIMBI 2 367 Q. Kasika
NYIRAGONGO 1 368 Munigi
NYIRAGONGO
35 NORD-KIVU I 11 NYIRAGONGO 2 369 Kibumba
RUTSHURU 1 370 Rutshuru Centre
RUTSHURU 2 371 Nyanzale
RUTSHURU RUTSHURU 3 372 Rumangabo
RUTSHURU 4 373 Nyamilima
RUTSHURU 5 374 Bambo
Total NORD-KIVU 1 11 Goma
BENI 375 Beni
BULONGO 376 Bulongo
BENI
KYONDO 377 Kyondo
KAMANGO 378 Kamango
BUTEMBO 1 379 Butembo
BUTEMBO
BUTEMBO 2 380 Butembo
36 NORD-KIVU II 12
NORD-KIVU
LUBERO 1 381 Lubero 1
15 LUBERO 2 382 Masereka
LUBERO KITSOMBIRO 383 Kitsumbiro
KIRUMBA 384 Kirumba
NJIAPANDA 385 Njiapanda
OICHA OICHA 386 Oicha
Total NORD-KIVU II 12 Beni
MASISI 1 387 Masisi Centre
MASISI 2 388 Sake
MASISI 3 389 Kitshanga
MASISI 4 390 Katoyi
MASISI
MASISI 5 391 Ngungu
MASISI 6 392 Burungu
37 NORD-KIVU III 12
MWESO 393 Mweso
BWEREMANA 394 Bweremana
WALIKALE 1 395 Walikale Centre
WALIKALE 2 396 Kashebere
WALIKALE
WALIKALE 3 397 Pinga
WALIKALE 4 398 Hombo
Total NORD-KIVU III 12 Masisi
3 Total NORD-KIVU 35 Goma
3 BUKAVU 1 399 La Botte
BUKAVU 2 400 Kadutu
SUD-KIVU
BUKAVU
BUKAVU 3 401 Bagira
16 38 SUD-KIVU I 16
BUKAVU 4 402 Panzi
IDJWI 1 403 Bugarula
IDJWI
IDJWI 2 404 Rambo
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
KABARE 1 405 Cirunga
KABARE
KABARE 2 406 Lwiro
KALEHE 1 407 Ihusi
KALEHE KALEHE 2 408 Bunyakiri
KALEHE 3 409 Kalonge
WALUNGU 1 410 Walungu-Centre
WALUNGU 2 411 Nyangezi
WALUNGU WALUNGU 3 412 Kaziba
WALUNGU 4 413 Burhale
WALUNGU 5 414 Ciherano
Total SUD-KIVU I 16 Bukavu
FIZI 1 415 Fizi-Centre
FIZI 2 416 Baraka
FIZI FIZI 3 417 Mboko
FIZI 4 418 Kilembwe
39 SUD-KIVU II 8
FIZI 5 419 Minembwe
UVIRA 1 420 Uvira
UVIRA UVIRA 2 421 Luvungi
UVIRA 3 422 Makobola
Total SUD-KIVU II 8 Baraka
MWENGA 1 423 Kamituga
MWENGA 2 424 Burhinyi
MWENGA MWENGA 3 425 Mikenge
MWENGA 4 426 Mwenga-Centre
MWENGA 5 427 Kitutu
SHABUNDA 1 428 Shabunda-Centre
40 SUD-KIVU III 13 SHABUNDA 2 429 Lulingu
SHABUNDA 3 430 Penekusu
SHABUNDA 4 431 Kigulube
SHABUNDA
SHABUNDA 5 432 Kitindi
SHABUNDA 6 433 Mulungu
SHABUNDA 7 434 Matili
SHABUNDA 8 435 Byangama
Total SUD-KIVU III 13 Mwenga
3 Total SUD-KIVU 37 Bukavu
2 KASUKU 436 Kindu
KINDU MIKELENGE 437 Kindu
ALUNGULI 438 Kindu
KAILO 1 439 Kailo
KAILO
41 MANIEMA I 9 KAILO 2 440 Katako
PANGI 441 Kampene
PANGI
KALIMA 442 Kalima
PUNIA PUNIA 443 Punia
LUBUTU LUBUTU 444 Lubutu
Total MANIEMA I 9 Kindu
MANIE MA
KABAMBARE 445 Kabambare
17
KABAMBARE LWANA 446 Kibangula
WAMAZA 447 Wamaza
KASONGO 1 448 Kasongo
KASONGO 2 449 Samba
42 MANIEMA II 10
KASONGO KASONGO3 450 Mwanandeke
KUNDA 1 451 Kipaka
KUNDA 2 452 Mingana
KIBOMBO 1 453 Kibombo
KIBOMBO
KIBOMBO 2 454 Tunda
Total MANIEMA II 10 Kabambare
2 Total MANIEMA 19 Kindu
2 KANANGA 1 455 Kananga
CENTRAL
KANANGA
KASAÏ-
KANANGA 2 456 Katoka
18 43 KASAÏ-CENTRAL I 12
DIBAYA 1 457 Tshimbulu
DIBAYA
DIBAYA 2 458 Tshikula
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
DIBAYA 3 459 Kamponde
DEMBA 1 460 Territoire
DEMBA
DEMBA 2 461 Beneleka
DIMBELENGE 1 462 Territoire
LUBUNGA 463 Lubunga
DIMBELENGE DIMBELENGE 2 464 Mashala
MUNKAMBA 465 Munkamba
DIMBELENGE 3 466 Kasonga Mule
Total KASAÏ-CENTRAL I 12 Kananga
LUIZA 1 467 Luiza Centre
LUIZA 2 468 Yao
LUIZA
LUIZA 3 469 Luambo
LUIZA 4 470 Masuika
44 KASAÏ-CENTRAL II 9 KAZUMBA CENTRE 471 Kazumba
KAZUMBA NORD 1 472 Tshibala
KAZUMBA KAZUMBA NORD 2 473 Kalomba
KAZUMBA SUD 1 474 Matamba
KAZUMBA SUD 2 475 Bulungu
Total KASAÏ-CENTRAL II 9 Luiza
2 Total KASAÏ-CENTRAL 21 Kananga
2 TSHIKAPA 1 476 Mbumba
TSHIKAPA
TSHIKAPA 2 477 Dibumba 1
BIAKABOMBA 478 Biakabomba
KABAMBAIE 479 Mbawu
KAMONIA 480 Kamonia
KAMUESHA 481 Kamuesha
KANZALA 482 Kanzala
45 KASAÏ I 15 KAMONIA KATANGA 483 Katanga
KITANGUA 484 Kitangua
LUNYEKA 485 Lunyeka
MUTENA 486 Mutena
NYANGA 487 Nyanga
SHAMBUANDA 488 Shambuanda
LUEBO 2 489 Ndjoko-Punda
LUEBO *
LUEBO 3 490 Kabemba
KASAÏ
Total KASAÏ I 15 Tshikapa
19
LUEBO * LUEBO 1 491 Luebo-Centre
ILEBO 1 492 Ilebo-Centre
ILEBO 2 493 Mapangu
ILEBO
ILEBO 3 494 Mibalayi
SUD-BANGA 495 Banga/Centre
DEKESE 1 496 Dekese Etat
DEKESE 2 497 Idumbe
46 KASAÏ II 14 DEKESE
DEKESE 3 498 Isandja
DEKESE 4 499 Anga
DOMIONGO 500 Domiongo
KAKENGE 501 Kakenge
MWEKA KAMPUNGU 502 Bakatombe
MISUMBA 503 Misumba
MWEKA 504 Mweka
Total KASAÏ II 14 Ilebo
2 Total KASAÏ 29
2 MBUJI-MAYI 1 505 Mbujimayi
MBUJI-MAYI MBUJI-MAYI 2 506 Mbujimayi
KASAÏ-ORIENTAL I
KASAÏ-ORIENTAL
MBUJI-MAYI 3 507 Mbujimayi
TSHILINGE 1 508 Tshilenge
47 8 TSHILINGE
20 TSHILINGE 2 509 Lukalaba
KATENDA 1 510 Katanda
KATENDA
KATENDA 2 511 Tshitenge
LUPATAPATA LUPATAPATA 512 Tshibombo
Total KASAÏ-ORIENTAL I 8 Mbuji-Mayi
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
KABEYA KAMWANGA 1 513 Keena Nkuna
ORIENTAL II
KABEYA KAMWANGA
KASAÏ-
KABEYA KAMWANGA 2 514 Munkamba
48 4
MIABI 1 515 Miabi
MIABI
MIABI 2 516 Tshijiba
Total KASAÏ-ORIENTAL II 4 Kabeyakamwanga
2 Total KASAÏ-ORIENTAL 12 Mbuji-Mayi
2 LODJA 1 517 Lodja
LODJA 2 518 Hiambe
LODJA 3 519 Onema Ototo
LODJA 4 520 Okolo
LODJA 5 521 Lokavukavu
LODJA
LODJA 6 522 Ngembe
LODJA 7 523 Kutshakoie
LODJA 8 524 Onyumbe
LODJA 9 525 Dikombe
LODJA 10 526 Duimi
KOLE 1 527 Kole
49 SANKURU I 23 KOLE 2 528 Bena-Dibele
KOLE 3 529 Nienie
KOLE
KOLE 4 530 Kolombe
KOLE 5 531 Ingengwa
KOLE 6 532 Wongo
LOMELA 1 533 Lomela
LOMELA 2 534 Loto
LOMELA 3 535 Elingapango
LOMELA LOMELA 4 536 Same-Lomami
SANKURU
LOMELA 5 537 Inera Mukumari
21
LOMELA 6 538 Ekumakoko
LOMELA 7 539 Tshula Otenga
Total SANKURU I 23 Lodja
LUSAMBO 1 540 Lusambo
LUSAMBO 2 541 Mpanya Mutombo
LUSAMBO LUSAMBO 3 542 Bakwa Mbumba
LUSAMBO 4 543 Lusambo Ville
LUSAMBO 5 544 Kabamba
LUBEFU 1 545 Lubefu
LUBEFU 2 546 Tshumbe
LUBEFU LUBEFU 3 547 Milela
50 SANKURU II 16
LUBEFU 4 548 Shenga
LUBEFU 5 549 Menga Otete
KATAKO KOMBE 1 550 Katako Kombe
KATAKO KOMBE 2 551 Wembonyama
KATAKO KOMBE 3 552 Ndjeka
KATAKO KOMBE
KATAKO KOMBE 4 553 Djalo
KATAKO KOMBE 5 554 Kahudi
KATAKO KOMBE 6 555 Djeko
Total SANKURU II 16 Lusambo
2 Total SANKURU 39 Lodja
2 KABINDA URBAIN 556 Kabinda
KABINDA 2 557 Kipushya
KABINDA 3 558 Kamende
KABINDA
BALUBA LUBANGULE 559 Kalonda
LUDIMBI LUKULA 560 Miombe Muavi
51 LOMAMI I 11 VUNAYI 561 Muamba Mitanta
LOMA MI
22 LUBAO 1 562 Lubao
LUBAO 2 563 Kamana
LUBAO
LUBAO 3 564 Tshofa
KISENGWA 565 Mulenda
NGANDAJIKA * NGANDAJIKA 3 566 Kananga
Total LOMAMI I 11 Kabinda
52 LOMAMI I I 8 NGANDAJIKA* NGANDAJIKA 1 567 Ngandajika
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
NGANDAJIKA 2 568 Bakua Mulumba
MUENE-DITU MUENE-DITU 569 Muene-Ditu
LUILU 1 570 Luputa
LUILU 2 571 Mulundu
LUILU
LUILU 3 572 Kamanda Kadile
KANINTSHIN 573 Wikong
KAMIJI KAMIJI 574 Tshisangu
Total LOMAMI II 8 Muene-ditu
1 Total LOMAMI 19
2 LUBUMBASHI 1 575 Lubumbashi
LUBUMBASHI 2 576 Lubumbashi
LUBUMBASHI LUBUMBASHI 3 577 Lubumbashi
HAUT-KATANGA I
LUBUMBASHI 4 578 Lubumbashi
LUBUMBASHI 5 579 Lubumbashi
53 10
KIPUSHI KIPUSHI 580 Kipushi
HAUT-KATANGA
SAKANIA SAKANIA 581 Kasumbalesa
LUKASI 1 582 Likasi
LUKASI
23 LUKASI 2 583 Likasi
KAMBOVE KAMBOVE 584 Kambove
Total HAUT-KATANGA I 10 Lubumbashi
PWETO 585 Pweto
PWETO
KILWA 586 Kilwa
54 HAUT- 4
KATANG MITWABA MITWABA 587 Mitwaba
A II KASENGA KASENGA 588 Kasenga
Total HAUT-KATANGA II 4 Pweto
2 Total HAUT-KATANGA 14 Lubumbashi
2 KOLWEZI 1 589 C/Dilala
KOLWEZI
KOLWEZI 2 590 C/Manika
55 LUAL 5 LUBUDI 1 591 Lubudi Terr
ABA I LUBUDI
LUBUDI 2 592 Fungurume
MUTSHATSHA MUTSHATSHA 593 Mutshatsha
Total LUALABA I 5 Kolwezi
LUALABA
KAPANGA 1 594 Musumba
24 KAPANGA (Kasaji) KAPANGA 2 595 Kalamba
KAPANGA 3 596 Musumba
56 LUAL 7 DILOLO 1 597 Kasaji
ABA II DILOLO
DILOLO 2 598 Dilolo
SANDOA 1 599 Sandoa
SANDOA
SANDOA 2 600 Kafakumba
Total LUALABA II 7 Kapanga
2 Total LUALABA 12 Kolwezi
18 KALEMIE 1 601 Kalemie
KALEMIE KALEMIE 2 602 Auxeltra
KALEMIE 3 603 Tabac-Congo
57 TANGA 7 MOBA 1 604 Moba
NYIKA I MOBA
MOBA 2 605 Kasenga
NYUNZU 1 606 Nyunzu
NYUNZU
NYUNZU 2 607 Lengwe
TANGANYIKA
Total TANGANYIKA I 7 Kalemie
KABALO 1 608 Kabalo
KABALO KABALO 2 609 Ngwena
25
KABALO 3 610 Kakuyu
ANKORO 1 611 Ankoro
ANKORO
ANKORO 2 612
58 TANGA 11 KONGOLO 1 613 Kongolo
NYIKA II KONGOLO 2 614 Mubulula
KONGOLO
KONGOLO 3 615 Katea
KONGOLO 4 616 Sola
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
MANONO 1 617 Manono
MANONO
MANONO 2 618
Total TANGANYIKA II 11 Kabalo
18 Total TANGANYIKA 18 Kalemie
2 KAMINA 1 619 Kamina
KAMINA KAMINA 2 620 Kibula
KAMINA 3 621 Kipukwe
KANIAMA 1 622 Kaniama
KANIAMA
KANIAMA 2 623 Kimpanga
KABONGO 1 624 Lubyay
59 HAUT- 12
LOMAMI KABONGO 2 625 Kitenge
I KABONGO 3 626 Kaboto
KABONGO KABONGO 4 627 Budi
KAYAMBA 1 628 Kamay
HAUT-LOMAMI
KAYAMBA 2 629 Mwala
26 KYONDO KIAMBIDI 630 Nsompe
Total HAUT-LOMAMI I 12 Kamina
BUKAMA 1 631 Bukama
BUKAMA 2 632 Kipamba
BUKAMA
BUKAMA 3 633 Kabondo
BUKAMA 4 634 Luena
60 HAUT- 8
LOMAMI MALEMBA-NKULU 1 635 Malemba
II MALEMBA-NKULU 2 636 Mulongo
MALEMBA-NKULU
MALEMBA-NKULU3 637 Mukanga
MALEMBA-NKULU 4 638 Lwamba
Total HAUT-LOMAMI II 8 Bukama
2 Total HAUT-LOMAMI 20 Kamina
Total RDC 60 Total RDC 638 Sous-divisions Opérationnelles sur 642
Source : Ministère de l’Intérieur, Sécurité et affaires coutumières ; Ministère de l’Enseignement Primaire,
Secondaire et Technique ; Institut National de la Statistique, 2020.
CT KAMBERE MWANGAZA Matama
ADMINISTRATION SCOLAIRE 2024-2025
CT KAMBERE MWANGAZA Matama 79