Université Moulay Ismail
Faculté des Sciences
Meknès
Cours
Virologie Générale et Moléculaire
BCM & SE
Pr A.Chahboune
Chapitre I
- Structure de la Particule Virale-
Historique et découverte des virus
•En 1720, H. Crave montra qu’une maladie (marbrure) de
fleurs de jasmin pouvait être transmise par greffe à une plante
ne présentant pas cette caractéristique
• La transmission de la maladie par greffe était observée pour
d’autres plantes par les hollandais (cas de la tulipe), par le
chercheur Vuibert (cas du pommier)
Historique et découverte des virus
L’agronome Mayer 1882
• décrivait une maladie du tabac ( la mosaïque du tabac) transmise à une
plante seine en la frottant avec le broyat d’une plante malade
• Le pouvoir infectieux du broyat
- diminue après son exposition à 65 -75°C
- disparaît après chauffage des heures à 80°C
- éliminé après sa précipitation à l’alcool
- conservé après filtration sur papier
Conclusion
Le principe infectieux avait les caractères
des microorganismes
Historique et découverte des virus
Plus tard, il a été montré que
•Le principe infectieux est ultrafiltrable
•Se multiplie uniquement dans des cellules vivantes
•Découverte de maladies dont l’ agents est ultrafiltrables chez
d’autres êtres vivants: animaux, oiseaux , bactéries (transformation
vitreuse).
L’agent responsable a été nommé virus
Définition de virus
Le virus est:
• Un agent ultra-filtrable
• Un agent infectieux (responsable de maladie)
• Nécessite une cellule vivante pour vivre
•A une forme extracellulaire: le virion (particule virale)
•Une forme intracellulaire variable
Structure des virus
• Le virus est le plus petit agent infectieux (taille <bactéries)
• Les plus petits virus ont la taille des ribosomes
(Ex: Parvovirus: 20nm; parvus = petit)
• Les plus gros ont une taille légèrement inférieure
à celle des petites bactéries ( Ex: Poxvirus: 300 nm)
Visible uniquement au microscope électronique
Structure des virus
Taille de la particule virale par rapport aux cellules
La taille d’une cellule animale = 60 à 500 fois celle d’un virus
La taille d’une cellule bactérienne = 10 à 50 fois celle d’un virus
Concept de virion définit par Lowff
Les quatre caractères essentiels d’un virion sont
• Génome avec un acide nucléique: ADN ou ARN (jamais les deux)
• Reproduction par réplication du génome (pas de division)
• Parasitisme obligatoire (utilise la machinerie de multiplication de l’hôte)
• Structure particulière (pas de structure cellulaire) avec symétrie
caractéristique (hélicoïdale, icosaédrique..)
Anatomie générale des particules virales
Le virion est formé de deux éléments constants:
• le génome constitué d’un acide nucléique ADN ou ARN
• Coque protéique englobant le génome = capside
L’ensemble AN+ capside forme la nucléocapside
Chez certains virus:
•la nucléocapside est entourée d’une enveloppe
appelée peplos
•L’enveloppe est un constituant facultatif
•L’acide nucléique peut être associé à des protéines
•L’ensemble acide nucléique + protéines= Core
Le génome viral
•Représente la partie noble du virus
•Renferme la totalité de l’information génétique du virion
•Constitué soit d’ADN ou d’ARN (jamais les deux)
Deux groupes: les virus à ADN et les virus à ARN
•Taille du génome viral
- ADN: 5 à 300 103 bases (5- 300 kb)
- ARN: 10 à 15 103 bases (10- 15 kb)
I- ADN viral
•Composition très caractéristique:
- % en CG varie de 32 à 72% (mammifères 42%)
-Entourée d’une forte sphère d’hydratation (~75%)
•Souvent bicaténaire (deux brins souvent en double hélice)
- Linéaire (1)
- Circulaire (2)
•Parfois partiellement bicaténaire et circulaire (3)
•Monocaténaire (un seul brin) linéaire (4)
II- ARN viral
•Souvent monocaténaire
- Linéaire (1)
- Segmenté (2)
•Rarement bicaténaire (3)
•Les ARN monocaténaires peuvent se circulariser
(formation de liaisons hydrogène ou covalentes)
•Polarité variable
- Positive: même sens que l’ARNm
- Négative: sens opposé de l’ARNm
- Ambisens: polarité positive et négative
II- ARN viral
•Polarité positive
-Traduit directement en protéines par les enzymes de l’hôte
•Polarité négative
- Convertit en ARN+ par une transcriptase virale
ARN-polymérase-ARN dépendant
•Extrémité 5’ bloqué par:
-une coiffe (7mG)
La coiffe nécessaire à la traduction
-une protéine (VPg = viral protein genome linked)
VPg joue le rôle d’amorce dans la réplication virale
•Extrémité 3’ peut présenter:
- une séquence poly A (AAAA…)protection contre les nucléases
- un acide aminé nécessaire à la traduction chez les plantes
II- ARN viral
• Polarité positive Virions formés
- Introduction de l’ARN+ seul dans la
cellule: fabrication de virions
- L’ARN est traduit en protéines
virale par la cellule, le génome
était répliqué
- L’ARNv s’est comporté comme un ARNm
Reconnu par les ribosomes cellulaires
• Polarité négative
- Introduction d’un ARN- seul dans la
cellule: pas de fabrication de virions
- L’ARNv non reconnu pas les
ribosomes cellulaire
- L’ARNv doit être transcrit en ARNm
- Le virion doit fournir une trancriptase
avec le génome
La Capside virale
• Assure la protection du génome viral
•Porte des signes de reconnaissance de la cellule hôte (virus nu)
• Deux formes de base: bâtonnet ou sphérique (Watson & Crik)
• Formée d’une répétition d’unités protéiques:
- capables de s’assembler spontanément (capsomère)
- l’assemblage doit posséder une symétrie élevée
• Deux types de symétrie:
- Hélicoïdale (formes en bâtonnets)
- Icosaédrique ou cubique (formes sphériques)
•La symétrie de la capside est un critère de classification
I- Capside hélicoïdale
• Unités de structure toutes équivalentes empilées
en hélice
• Formées généralement de 1 protéine chez les virus
des plantes, 2 ou 3 protéines chez les virus des
animaux et les bactériophages
• Reliées par des liens non covalents
• Acide nucléique enroulé en spirale
• Nucléocapside forme un tube rigide ou flexible
I- Capside hélicoïdale
• Chez TMV, deux agrégations possibles: courte hélice ou disque
• L’organisation en hélice est nécessaire pour l’encapsidation de l’ARNv
• En absence d’ARNv, l’hélice est désordonnée facilitant à l’ARN l’atteinte
de son site de fixation à l’intérieur
• Formation de complexe nucléoprotéique stabilise l’hélice
I- Capside hélicoïdale
Tube rigide: virus de la mosaïque du tabac (TMV)
Logement de l’ARN
assemblage
Unité de structure
protéine de 158 aa avec une
encoche où se loge le génome
TMV TMV
vue au microscope électronique Structure hélicoïdale de la capside
(bâtonnet)
Capside du TMV formée de 2130 unité
de structure protéiques identiques
I- Capside hélicoïdale
Tube flexible: virus animaux: Ex virus de la rage
Virus de la rage Virus de la rage
vue au microscope électronique Nucléocapside hélicoïdale enroulée en spirale
Entourée d’une enveloppe
I- Capside hélicoïdale
Virus de la grippe: Orthomyxovirus
- 8 nucléocapsides à structure hélicoïdale entourées d’une enveloppe unique
- L’ARN de chaque nucléocapside est associée à une polymérase
- Le diamètre chaque nucléocapside est de 8nm, particule virale de 100 nm
II- Capside icosaédrique
•Unités de structure identiques ou différents (capsomères)
•Les capsomères:
- Peuvent être à 5 unités (pentons: P) ou à 6 unités (hexons: H)
- Les pentons sur chacun des 12 sommets
- Les hexons sur les faces et les arêtes
- régulièrement disposés à la surface
•AN relativement indépendant au centre de la capside
•Le diamètre de la capside, le nombre de capsomères sont
des critères de distinction entre les virus icosaédriques
Ex: Herpesvirus: 162 capsomères (12 P et 150 H)
Adenovirus: 252 capsomères ( 12 P et 240 H)
II- Capside icosaédrique
Faces et arêtes: capsomères à 6 unités
Sommets: capsomères à 5 unités
Icosaédre
- Assemblage de 20 triangles équilatéraux
- Composé de:
12 sommets
20 faces
30 arêtes
II- Capside icosaédrique
Tous les virus à symétrie icosaèdrique possèdent:
-12 pentons ( car ils se trouvent sur les sommets)
- Un nombre variable d’hexons
Adenovirus Herpesvirus
12 pentons et 240 hexons 12 pentons et 150 hexons
III- Capside à structure binaire
combinaison de deux structures: hélicoïdale et icosaédrique
Tête à structure icosaedrique
Queue à structure hélicoïdale
IV- Capside à structure complexe
Nucléocapside ne correspond à aucune des structures connues
( hélicoïdale, icosaédrique ou binaire)
2 1 2
Poxvirus en coupe Virus de la variole Virus orf du mouton
Le génome est un nucléoïde (1) Surface recouvertte de tubes Surface recouvertte
entouré d’une coque protéique répartis au hasard d’un filament continue
déprimée par deux corps létéraux (2) encerclant la particule
Enveloppe virale
Virus enveloppé
Ex: virus de la grippe aviaire
(orthomyxovirus)
•L’enveloppe virale (appelé aussi peplos ou manteau):
- entoure certains virus : virus enveloppés
- acquise à la fin du cycle viral par bourgeonnement
- nature lipido-gluco-protéique
- confère une sensibilité au virus
¤ sensible aux actions physicochimiques
¤ thermosensible
I- Origine de l’enveloppe virale
• Origines diverses
- généralement de la membrane cytoplasmique
- parfois des membranes intracellulaires:
* membrane nucléaire (Herpesvirus)
* réticulum endoplasmique (Coronavirus)
* appareil de Golgi (Bunyavirus)
* Origine cytoplasmique
• provient de la membrane cytoplasmique (ex: Myxovirus)
1- membrane de la cellule avant infection ( ronds = protéines cellulaires )
2- modification de la membrane par:
* insertion des spicules virales dépassant les protéines membranaires
* dépôt de protéines virales sur la face intracellulaire de la membrane (matrice)
3- reconnaissance entre génome et matrice
4- bourgeonnement de la particule virale
5- détachement du virus de la cellule hôte
* Origine nucléaire
• Provient de la membrane nucléaire (ex: Herpèsvirus)
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La nucléocapside assemblée dans le noyau (1 ) bourgeonne à travers la face interne
de l’enveloppe nucléaire modifiée (2-4). Le virion libéré est transporté dans les visécules
du système membranaire intracellulaire. Les virions sortent de la cellule par exocytose (5 )
Les protéines virale
Deux catégories de protéines
•Les protéines de structure qui font partie du virion
1- Les protéines de l’enveloppe ( les spicules)
2- Protéines associées à l’acide nucléique (nucléoprotéines)
•Les protéines non structurale
1- présentes dans la cellule infectée (régulation ou enzymatique)
2- présentes dans le virion (enzymes nécessaires à la réplication)
I- Protéines de l’enveloppe
1- Les spicules: appelées aussi péplomères
-Glycoprotéines à 3 domaines associées
en 2 (dimère); 3 (trimère) ou 4 (tetramère)
2- Protéine de la matrice: protéine hydrophobes,
forme des canaux ionique
•Différents types de spicules :
- Protéine HA: fixation du virus à la cellule hôte
- protéine F: fusion de l’enveloppe avec la membrane de la cellule hôte
-Protéine NA: a activité enzymatique, détache les virions de la membrane
cellulaire
NB: une spicule peut avoir les deux activité, reconnaissance et fusion
* Protéines associées à l’acide nucléique
•Transcriptase
C’est une ARN polymérase-ARN dépendante présente chez les virus à ARN
de polarité négatif
•Reverse transcriptase
C’est une enzyme permettant la synthèse de l’ADNc à partir d’un brin d’ARN
On la trouve chez les Rétrovirus (HIV), les Hepadnavirus (HBV)
* Exemples de protéines virales
Virus du sida: VIH
Virus de l’herpès: HSV
Chapitre II- Multiplication virale
Virus des animaux
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Principe de la multiplication des virus
•A l’extérieur de la cellules
- le virion est la forme de dissémination passive du virus
- il représente l’état inerte et statique
•Dans la cellule
- le virus est un parasite obligatoire, il s’y multiplie
- Le virus réquisitionne la machinerie cellulaire et ses
matières premières pour sa reproduction
- la multiplication virale dépend de la réplication
de son génome
- production de milliers d’exemplaire en quelques heures
Cycle de multiplication viral
Phase d’éclipse (ou latence)
-disparition du virus inoculé
- exposition de l’acide nucléique
à la machinerie cellulaire
- durée variable selon les virus
(4-40 heures)
•Phase de maturation
-Assemblage des constituants viraux
•Apparition de nouveaux virions
Chez les animaux
La multiplication du virus passe par plusieurs étapes
• Adsorption du virus à la cellule hôte*
Multiplication virale
• Pénétration virale*
• Décapsidation*
• Multiplication intracellulaire
(Synthèses: AN, Protéines)
•Assemblage et maturation
• Libération ou sortie du virus de la cellule hôte
Adsorption du virus à la cellule hôte
• Présence de récepteurs (protéine ou glycoprotéine) à la surface
de la membrane cellulaire (104 à 5. 105 /cellule)
• Présence d’anti-récepteur (protéine d’attachement) à la surface
du virion
• Attachement du virus à la cellule hôte par interaction entre
un récepteur et un anti-récepteur
Adsorption du virus à la cellule hôte
•Les récepteurs sont fréquemment des molécules d’adhésion
à la cellule, les CAM (Cell Adhesion Molecule)
•Nature précise des récepteurs est mal connue
•Il existe des récepteurs spécifiques et des récepteurs ubiquistes
•Certains virus s’attachent à plus d’un récepteur
• Un récepteur peut servir des virus de différentes familles
Ex: CAR (CAR: Coxsackie and Adenovirus Receptor)
Adsorption du virus à la cellule hôte
Spectre de l’hôte
•Large quand le virus utilise les récepteurs ubiquistes
•Étroit si les récepteurs sont propres à une seule espèce
•Exemples:
¤ Virus de la rubéole, rougeole, sida propres à l’espèce humaine
¤ Virus de la rage affecte tous les mammifères
¤ Les virus de la grippe peuvent affecter l’homme, les oiseaux
migrateurs, le porc et le cheval
Adsorption du virus à la cellule hôte
Exemples de récepteurs et anti-récepteurs
Virus Protéine Récepteur
d’attachement cellulaire
anti-récepteur
Retrovoridae VIH Gp120 CD4
Orthomyxoviridae hémagglutinine Acide sialique
Influenza A (HA)
Hepadnaviridae PréS2 Gp180
HBV
Paramyxovirdae HN CD46
rougeole
Adsorption du virus à la cellule hôte
Comment se fait l’attachement?
Virus nus (absence d’enveloppe virale):
interactions spécifique entre les récepteurs et
une ou plusieurs protéines de la capside
Virus enveloppés ( présence d’enveloppe virale):
interactions entre les récepteurs et les glycoprotéines
de l’enveloppe (spicules)
Adsorption du virus à la cellule hôte
Virus nu: adénovirus
Adsorption du virus à la cellule hôte
Attachement et internalisation Libération de la nucléocapside
du virus dans l’endosome
Virus enveloppé: virus de l’influenza
Pénétration du virus dans la cellule hôte
Le virus doit accomplir plusieurs taches
•Traverser la membrane cellulaire
•Parfois la membrane nucléaire également
•Se désassembler et exposer son génome au cytoplasme
•Le génome doit atteindre le compartiment cellulaire convenable
La membrane cellulaire est imperméable aux grosse
molécule de la taille des virus
Les virus utilisent des mécanismes de transport spécifiques
Pénétration du virus dans la cellule hôte
Différents mécanismes d’entrée d’un virus
Translocation: entrée directe par un pore membranaire
Endocytose : invagination de la membrane relayée par des récepteurs
(virus nu et enveloppé)
Fusion: l’enveloppe et la membrane fusionnent (virus enveloppé)
Décapsidation du virus
Décapsidation:
- Élimination de la capside par les protéases Cellulaires ou virales
- Libération de l’acide nucléique dans la cellule
•Mécanismes variables d’un virus à l’autre
•Réalisée dans des compartiments différents de la cellule:
- au passage de la membrane cytoplasmique (Picornavirus)
- dans le compartiment cytoplasmique (Poxvirus)
- au sein du noyau cellulaire (SV40)
• Incomplète durant tout le cycle (Myxovirus)
Multiplication intracellulaire
Elle correspond à la phase d’éclipse:
le virus disparaît pendant cette phase
•La multiplication virale s’accompagne
d’une inhibition des fonctions cellulaires
•Elle se déroule en deux étapes:
- la réplication du génome
- la transcription des nouveaux génomes
Multiplication intracellulaire
Chez les virus à ADN
-Synthèse des protéines précoces nécessaires à la réplication du génome
-Synthèse des protéines tardives ou protéines de structure par
transcription des répliques (molécules d’ADN nouvellement synthétisées)
Chez les virus à ARN
ARN de polarité positive:
-immédiatement traduit en protéines dont une réplicase
-La réplicase synthétise un ARN- complémentaire du brin positif
- L’ARN- sert de matrice pour la synthèse de nouveaux génomes
-Les nouveaux génomes sont traduits en protéines de structure
ARN de polarité négative:
-Transcription de l’ARN- en ARN+ (messagers), par une transcriptase virale
Multiplication intracellulaire
ADNsb (monocaténaire)
(ex: Parvovirus)
ADNc ADN db
(ex: Rétrovirus)
ARN+ ARNm ARN db
(ex: Picornavirus, Flavivirus, (ex: Réovirus)
Togavirus)
ARN –
(ex: Paramyxovirus, Bunyavirus, Orthpmyxovirus)
Schéma général de la réplication de l’acide nucléique viral
Assemblage et maturation du virus
Virus nus (symétrie icosaédrique)
•Assemblage spontanée des protéines de structure
pour former les capsomères
•Auto-assemblage des capsomères et formation de la capside
•Encapsidation de l’acide nucléique (Nucléocapside)
Virus enveloppés (symétrie hélicoïdale ou icosaédrique)
•Formation de la nucléocapside
•Acquisition de l’enveloppe par bourgeonnement au dépend
d’une des membranes cellulaires
Sortie du virus
Mécanismes de libération du virus de la cellule infectée
- Virus nus: lyse cellulaire
- Virus enveloppés: bourgeonnement cytoplasmique ou au dépend d’une
autre membrane cellulaire (membrane nucléaire, appareil de Golgi…)
Modalités de libération
et acquisition de l’enveloppe chez quelques virus
(1)
Bourgeonnement à partir de:
(4)
- la membrane cytoplasmique (1)
- la membrane nucléaire (2)
(2)
(3)
- la membrane de l’appareil de Golgi (3)
- réticulum endoplasmique (4)
Multiplication des virus à ADN
Herpesviridae (ADN db, E)
Cycle de multiplication de HSV
Herpes simplex virus
Herpès-virus (ADN db, E)
1- Phase très précoce
•Fixation spécifique des virions à la matrice extracellulaire
•Fixation à un récepteur cellulaire
•Induction de la fusion de la membrane cytoplasmique
•Libération des nucléocapsides dans le cytoplasme
•Transport des nucléocapsides par les microtubules vers le noyau
•Décapsidation au contact des pores nucléaires
•Libération de l’ADNv dans le noyau où il se circularise
• Transcription des gènes précoces par la polymérase cellulaire et Vp16
•Transport des ARNm très précoces au cytoplasme
•Traduction de ces ARNm en protéines très précoces ( protéines )
Herpès-virus (ADN db, E)
2- Phase précoce
• Les protéine très précoces migrent dans le noyau
• Activation de la transcription des gènes précoces (par protéines )
• Traduction des transcrits précoces dans le cytoplasmes (protéines )
3-Phase tardive
•Migration des protéines dans le noyau et activation de la réplication
•Synthèse de l’ADN sous forme d’un concatémère (plusieurs copies liées)
•Transcription des répliques et migration des transcrits au cytoplasme
•Synthèse des protéines tardives (protéines = structurales et autres)
• Migration des protéines dans le noyau
Herpès-virus (ADN db, E)
3-Phase tardive
Assemblage des virions dans le noyau (protéines et ADNv)
Acquisition de l’enveloppe au dépens de la membrane nucléaire
Transport des virions vers la membrane cytoplasmique
Libération des virions enveloppés par exocytose
NB: Mécanisme de transport intracellulaire
des virions est mal connu
Stratégies de multiplication des virus à ARN
Picornaviridae (ARN sb+ ; N)
Cycle de multiplication
d’un poliovirus
Picornaviridae (ARN sb de polarité positive)
• Liaison aux récepteurs cellulaires et libération de l’ARNv
• L’ARNv est associé à une protéine VPg en 5’
• La VPg est clivée et l’ARNv s’associe aux ribosomes cellulaires
• Traduction de l’ARNv et production d’une polyprotéine
• Clivage de la polyprotéine en protéines virales individuelles
dont une polymérase (ARN polymérase-ARN dépendante)
• L’ARNv est transporté dans une vésicule où la polymérase synthétise
le brin complémentaire lié à VPg (forme réplicative)
• Synthèse de l’ARNv à partir du complémentaire
• Assemblage des virions (protéines de structure et ARNv-VPg)
• Libération des virions par lyse cellulaire
Rhabdoviridae (ARNsb -; E)
Cycle de multiplication du
VSV
(Virus de la Stomatite Vésiculaire)
Rhabdoviridae (ARN sb -)
•Adsorption du virus à un récepteur cellulaire
•Induction de l’endocytose
•Fusion de l’enveloppe virale avec la membrane de l’endosome
•Libération de la nucléocapside dans le cytoplasme
•La nucléocapside comprend l’ARN- , les protéines L et P
(synthèse d’ARN), N (protéine de nucléocapside)
•L’ARNv est copié en 5 ARNm subgénomiques
traduits en protéines G, M, N, L et P
Rhabdoviridae
(ARN sb -)
•Les protéines N, L et P s’associent avec l’ARNv (ribonucléoprotéine)
•Synthèse d’ARN+ qui reste toujours sous forme ribonucléoprotéique
•Synthèse d’ARN – et formation de la nucléocapside
•La protéine G migre vers la membrane cellulaire
•Association de la nucléocapside ,protéine M et acquisition
de l’enveloppe au endroits intégrant la protéine G
•Libération par bourgeonnement
Stratégies de multiplication des virus
utilisant la reverse transcriptase
Hepadnaviridae
ADN circulaire
partiellement bicaténaire
Para rétrovirus
Cycle de multiplication
de HBV
(Virus de l’Hépatite B)
Hepadnaviridae
( ADN circulaire partiellement bicaténaire)
•Attachement et pénétration du virus non connus
•Migration de la nucléocapside vers le noyau ?
•Libération du génome viral dans le noyau?
•Le brin + incomplet est complété?
•On a la configuration génome bicaténaire circulaire
super enroulée CCC ADN(Covalently Closed Circular DNA)
•Le brin – du CCC DNA sert de matrice pour la synthèse
d’ ARN prégénomique et d’ ARNm subgénomique plus courts
Hepadnaviridae ( ADN circulaire partiellement bicaténaire)
•Les ARNm subgénomiques sont traduits en protéines de surface:
avec antigènes de surface HBsAg
•L’ ARN prégénomique (ARNpg) produit la polymérase P à activité RT
et les protéines de la capside
•La polymérase P se lie au 3’ de son transcrit (ARNpg)
• Le complexe ARNpg- P est introduit dans la capside en formation
•La polymérase P rétro transcrit l’ADN- et dégrade l’ARNpg
•L’ADN- sert de matrice pour la synthèse de l’ADN+incomplet
•L’ADN circulaire partiellement bicaténaire est formé
•Acquisition de l’enveloppe au passage à travers le R E
•La libération des virions est réalisée par exocytose
Retroviridae
(ARN+ en 2 copies)
Cycle de vie d’un Rétrovirus
(Ex: VIH)
Retroviridae (ARN+ en 2 copies)
•Adsorption spécifique à la surface cellulaire
•Libération du core viral dans le cytoplasme et décapsidation
•Synthèse de l’ADN bicaténaire linéaire par la RT
•L’ADN est flanqué de deux séquences LRT (seq pour intégration)
•L’ADN et l’intégrasse (IN) migrent dans le noyau
•Circularisation et insertion de molécules d’ADN dans plusieurs
sites spécifiques du génome cellulaire (provirus)
•Transcription par l’ARN polymérase cellulaire
Retroviridae (ARN+ en 2 copies)
•Deux transcrits:
- ARNm complet code pour la polyprotéines Gag et Pol
- ARNm court code pour la polyprotéine Env (SU et TM)
•Les protéines SU et TM sont séparées par une protéase virale
•Les protéines de l’enveloppe sont transportées aux sites de
bourgeonnement la membrane cellulaire
•Les précurseurs protéiques Gag-Pol s’assemblent aux sites de
bourgeonnement au contact de la membrane cellulaire
• Libération des virions enveloppés sous forme immature
•Maturation par clivages des précurseurs par la protéase virale
Les phytovirus
Les phytovirus
Les phytovirus: (1200 espèces dans une 40aine de famille)
•Sont nus, pas d’enveloppe virale, impossibilité de
pénétration par endocytose, fusion ou bourgeonnement
(exception: les Rhabdoviridae et les Bunyaviridae)
• Structure plus simple que la majorité des virus
des mammifères ou des bactéries
• La majorité des phytovirus (70 à 90%) sont à ARN+(messager)
•Certains sont à ARN- ou ADN
Multiplication des virus des végétaux
Comme pour les virus animaux; elle passe par
plusieurs étapes:
•Pénétration
•Décapsidation
•Multiplication intracellulaire (traduction et réplication)
•Libération des virions
La cellule hôte des phytovirus
Pénétration du virus dans la plante
•Contrairement aux autres virus
les sites de reconnaissance virus- hôte n’ont jamais été
localisés pour les virus des plantes
•La plante possède une cuticule et une paroi pecto-
cellulosique qui s’oppose à l’entrée du virus
•Les mécanismes d’entrée des phytovirus sont différents
de ceux des virus des animaux
Pénétration du virus dans la plante
La pénétration du virus dans la plante nécessite
un vecteur (insecte, nématode, champignon …)
une blessure (taille, vent, frottement entre plante,…)
Schéma général du cycle de multiplicationd’un phytovirus
Multiplication du virus dans la plante
•Après décapsidation; L’acide nucléique est accessible
À la machinerie cellulaire
•Il est souvent messager, cas des virus à ARN +
•Parfois il n’est pas messager, cas des virus à ARN-
et à ADN, il est transcrit en messager reconnu par les
enzymes cellulaires
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ARN de polarité positive
•L’ARN viral est traduit directement en protéines
•L’ARN viral sans capside est infectieux
•La réplication se réalise sur un site membranaire
(chloroplastes, membrane vacuolaire, tubules ou
vésicules du RE, mitochondries, vésicules de l’AG,
structures nucléaire
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ARN de polarité positive
•La traduction de l’ARN parental (ARNp) produit les protéines
de réplication dont une réplicase
•Formation du complexe de réplication entre ARNp, protéines
de réplication et des protéines cellulaires
•Synthèse d’un ARN- à partir du brin parental
•On a la forme réplicative ARNp (ARN+) et son complémentaire
(ARN-)
•L’ARN- sert de matrice pour la synthèse de plusieurs brins
d’ARN+ (génome viral qui sera encapsidé)
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ARN de polarité positive
•Le complexe de réplication est associé à des structures
membranaires
• Le complexe de réplication renferme:
-Polymèrase: fournie le brin complémentaire de l’ARNp,
-parfois une hélicase: déroule l’acide nucléique bicaténaire
par destruction des liens (ponts hydrogène)
- Les protéines cellulaires: positionnent la polymérase sur
l’ARN viral et favorisent la synthèse des brins d’ARN+
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ARN de polarité négative
•ARN- transcrit , par la transcriptase virale, en ARN+
•Synthèse des protéines virales dont des protéines de réplication
•Synthèse de l’ARN génomique (ARN-) à partir du brin +
•Assemblage du génome (ARN-) et protéines virales et formation
des nouveaux virions
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ADN simple brin
Multiplication nucléaire utilisant les enzymes cellulaires
•Entrée et transport de l’ADN + virale dans le noyau
•Conversion de l’ADN simple brin en ADN double brin
•Transcription et synthèse de protéines
•Réplication du génome virale (ADN+)
•Assemblage
Multiplication du virus dans la plante
Virus à ADN double brin
•Entrée et transport de l’ADN double brin dans le noyau
•Transcription par les enzymes cellulaires
•Synthèse des protéines virales
•Synthèse de l’ADN- à partir de l’ARN par reverse transcription:
intervention de la transcriptase inverse( RT)
•Synthèse du brin complémentaire
•Assemblage des protéines virales et de l’ADN double brin
Virus de la mosaïque du tabac TMV (ARN+)
Caractéristiques du virus
•Genre: Tobamovirus
•Génome: ARN monocaténaire 6.4 kb; 4 orf
•Protéines:
2 protéines de réplication
- Protéine ( 126kDa) à activités méthy-transférase et hélicase
- Protéine (183 kDa) à activité polymérase
Protéine de mouvement (30 kDa)
Protéine de la capside
•Multiplication très importante (60.106 virion/ cellule)
•Virus très stable, infectieux après 50 ans de conservation à 4°C
Cycle de réplication du TMV (ARN+)
Cycle de réplication du TMV (ARN+)
1- Entrée du TMV dans la plante ( blessure ou vecteur)
2- Désassemblage organisé du virus, exposition de son ARN, traduction
et synthèse des protéines dont une réplicase : la RP
3- Synthèse du brin complémentaire : ARN- ( par la RP )
4- ARN- sert de matrice pour la synthèse de l’ARN génomique (ARN+) et
des ARN sub-génomique ( ARNsg)
5- Les ARNsg sont traduits en protéines: MP ( protéine de mouvement) et
CP ( protéine de capside)
6- Interactions entre les protéines virales et l’ARN génomique pour
l’assemblage et formation de nouveaux virons
7- Association ARN génomique et MP (ARNg-MP) et transfert via les
plasmodèsmes vers les cellules voisines
Geminiviridae ou Geminivirus (ADN sb)
Caractéristiques du virus
•Famille: Geminiviridae
•Capside: deux icosaèdres géminés
•Génome: une ou deux molécules d’ADN
monocaténaire circulaire
•Protéines: polymérase, Rep à activité
endonucléase et ligase indispensable
à la réplication
•Spectre d’hôte restreint
Geminiviridae ou Geminivirus (ADN sb)
Geminiviridae ou Geminivirus (ADN sb)
•Entrée virale
•Transfert de l’ADN+ dans le noyau par une protéine virale
Dans le noyau:
•Synthèse du brin complémentaire par les enzymes cellulaires
•ADNdb sert de matrice pour le transcription et la réplication
•La protéine virale Rep (endonucléase et ligase) coupe
l’ADN en un site spécifique
•Rep se lie à l’extrémité 5’ de façon covalente
•Induction de la réplication par les enzymes cellulaires (ADN+)
•Ligation par Rep ADN circulaire et encapsidation
Geminiviridae ou Geminivirus (ADN sb)
Cycle de multiplication d’un Géminivirus
Caulimovirus: CaMV (ADN db, circulaire, RT)
Caractéristiques du virus
•Famille: Caulimoviridae
•Capside: icosaèdrique
•Génome: ADN circulaire bicaténaire avec discontinuités (8 kb)
•Protéines: 6 protéines I (mvt), II (transmission) ,
III (associée à la capside), IV (capside), V (Poly et RT) et VI (viroplame)
Caulimovirus: CaMV (ADN db, circulaire, RT)
Para rétrovirus
Cycle de multiplication du CaMV
ARN prégénomique
PI: mouvement
PII: transmission par les aphides
PIII et PIV: protéines de la capside
PV: polymérase- transcriptase inverse
ARN subgénomique
PVI: Viroplasmes
Caulimovirus: CaMV (ADN db, RT)
• Entrée dans la cellule hôte et décapsidation
• Migration du génome virale dans le noyau et réparation
des interruptions du génome par les enzymes cellulaires
•Transcription par la transcriptase cellulaire en ARN sub-génomique
et ARN prégénomique
•Traduction en protéines dont une à activité polymérase - RT (PV)
et PVI qui forme les viroplasmes (accumulation des particules virales)
•Synthèse de l’ADN- par la RT PV à partir de l’ARN prégénomique
•Synthèse du complémentaire et encapsidation de l’ADNdb
Les bactériophages
•Découverts en 1915-1917 (transformation vitreuse des bactéries)
•Virus qui se nourrissent de bactéries
•Libération généralement par lyse cellulaire, rarement sans lyse
•Phage = plasmide évolué qui a acquit les éléments permettant
sa vie en dehors de sa hôte
• Les bactériophages ont permis:
- La définition des concepts de base de la virologie
- La compréhension des bases de la biologie moléculaire
- L’évolution du génie génétique
Les bactériophages
Plages de lyse provoquées par un bactériophage
sur une culture bactérienne
Les bactériophages
•Morphologie: Tête avec ou sans queue, filament
•Symétrie: binaire, icosaédrique, hélicoïdale
•Acide nucléique: ADNsb, ADNdb, ARNsb ou ARNdb
•Présence ou absence d’enveloppe
Caractéristiques structurelles
Les bactériophages
Caractéristiques de quelques Bactériophages
Bactériophage Acide nucléique Caractéristiques
MS2 ARN monocaténaire Structure icosaédrique
Non caudé
6 ARN bicaténaire Symétrie icosaédrique
Non caudé
174 ADN monocaténaire Symétrie icosaédrique
circulaire avec spicules de surface
Non caudé
M13, fd ARN monocaténaire Filament de symétrie
circulaire hélicoïdale; non caudé
T1 à T7, Mu, Lamda ADN bicaténaire Phages caudés
linéaire Symétrie binaire
Les bactériophages
Le cycle de vie d’un bactériophage
peut évoluer dans deux voie différentes
Voie lytique conduisant à la lyse bactérienne et libération des virions
Voie lygogènique permettant l’intégration du génome virale dans
le chromosome bactérien et sa réplication à chaque division cellulaire
Les bactériophages
Cycle lytique ou végétatif d’un bactériophage passe par les étapes:
•Adsorption du phage à la cellule hôte
•Décapsidation et pénétration du génome viral
•Dégradation du génome bactérien
•Réplication du génome et synthèse des protéines virales
•Assemblage et libération des virions
La capside du bactériophage reste à l’extérieur
Seul l’acide nucléique est injecté dans la bactérie
Les bactériophages
Cycle lysogénique
•Événement de faible fréquence
•L’ADN phagique est intégré dans le chromosome bactérien (prophage)
•L’ADN du phage est produit en faible nombre de copie:
réplication sous le contrôle de la bactérie
•La bactérie portant un prophage est dite lysogène
•Le passage de l’état lysogénique à l’état lytique se fait par induction
Cycle lytique ou végétatif du phage T4 (phage caudé, ADN db)
Caractéristiques du phage T4
•Structure complexe: tête, cou, queue, fibres caudales et plaque basale
•Symétrie binaire: tête icosaédrique; queue hélicoïdale
•Génome: ADN double brin avec des séquences répétés aux extrémités
•ADN possède un 5 -hydroxyméthyl-cytosine :
résistance aux enzymes de restriction bactériens
Cycle lytique ou végétatif du phage T4 (phage caudé, ADN db)
Attachement du phage à la cellule
•Interaction des fibres avec le core polysccharidique de la bactérie
•Contact des pinces avec le peptidoclycane
•Digestion enzymatique de la paroi (rigidité diminue)
•Contraction de la gaine caudale, introduction du tube dans la bactérie
•Contraction de la gaine et injection de l’ADNdb phagique
•Dégradation du génome bactérien par une DNAse
Cycle lytique du phage T4 (phage caudé, ADN db)
Cycle lytique du phage T4 (phage caudé, ADN db)
•Transcription du génome viral et synthèse des protéines des phases
précoce et moyenne (protéine nécessaire à la réplication)
•Réplication de l’ADN virale est synthèse des protéines tardives
(structurelles et le lysozyme)
•Assemblage séparé de la tête et queue du phage
•Encapsidation de l’ADN dans la tête assemblé, stabilisation par
les protéines du cou
•Attachement spontané de la queue et enfin les fibres
•Lyse de la paroi bactérienne par le lysozyme viral et libération
des nouveaux phages
Cycle lytique ou végétatif du phage T4 (phage caudé, ADN db)
Phage Lambda (phage caudé, ADN db)
Caractéristiques du phage
•Structure complexe : tête ,queue et une seule longue fibre
•Symétrie binaire : tête icosaédrique; queue hélicoïdale
• Génome: ADN bicaténaire linéaire à extrémités 5’ monocaténaires
complémentaires (circularisation, produisant un ADN bicaténaire
circulaire
Cycle de réplication du Phage Lambda
Lytique ou lysogénique
Attachement et injection du génome
Cycle de lytique du Phage Lambda
Dans le cytoplasme
•L’ADNdb linéaire se circularise grâce aux extrémités cohésive
• La soudure des deux extrémités se fait par l’ADN ligase cellulaire
• La circularisation confère une résistance contre la dégradation
•Initiation de l’expression des gènes en plusieurs étapes
• Réplication du génome et Synthèse des protéines virales
•Assemblage des particules phagiques
• Fragilisation de la paroi bactérienne (protéine S et protéine R):
- formation de canaux dans la membrane interne (protéine S)
- Dégradation des lien covalent entre NAM-NAG (protéine R)
Libération des particules assemblées par lyse cellulaire
lysogénie du phage Lambda (phage caudé, ADN db)
Cycle lysogénique
•Attachement spécifique au Récepteur: LamB (maltoporine) protéine de la
membrane externe d’E.coli
•injection du génome dans la bactérie Circularisation immédiate de l’ADN
•Intégration du génome virale par l’enzyme intégrase en un site unique dans le
chromosome d’ E.coli
•Réplication du génome virale en parallèle avec la réplication du génome de l’hôte
•Transmission de l’ADN virale à la descendance (Lambda présent sous forme de
prophage
En condition d’induction, le répresseur de la réplication du phage est inactivé, l’ADN
virale est libéré. Le cycle lytique est déclenché
Cycle lytique/ Lysogénique du phage Lambda
Chapitre V
Les interactions
virus /cellule
Interactions virus -cellule
Le cycle viral passe par plusieurs étapes
1-Adsorption et entrée
2-Décapsidation et libération du génome
3-Synthèses (génome et protéines virales)
4- Assemblage et libération
A chaque étape le virus interagit avec les constituants de la cellule
1- interaction avec la membrane cellulaire
(via les protéines de la capside ou de l’enveloppe)
2,3- Interaction du génome avec la machinerie de synthèse cellulaire
(synthèse des protéines, de l’acide nucléique)
4- La formation de particules virales
et libération par lyse, bourgeonnement, exocytose
Interactions virus - cellule
Trois types d’interactions ont été décrits
-Interaction productive
*la cellule favorise la production virale
-Interaction abortive
*le cycle virale démarre mais finit sans production virale
(défense antivirale)
-Interaction intégrative ou transformant
*Le génome viral persiste dans la cellule sous forme:
- épisomale libre dans le noyau
- intégrée dans l’ADN cellulaire
Interaction productive
L’entrée virale est suivie de:
* la réplication de son génome
* souvent par la lyse de la cellule hôte
Il existe deux voies d’interactions productives
• Voie lytique: l’infection virale induit une production massive
de virions suivie par la lyse cellulaire
•Voie à infection persistante: la production de virions est continue
mais faible. La lyse cellulaire est occasionnelle
Interaction productive
Deux états résultent d’une infection persistante
•L’état chronique
Toutes les cellules sont infectées et sont productrices de virions
mais d’apparence saine (équilibre entre ARNc et ARNv)
•L’état porteur
Quelques cellules sont productrices les autres sont
résistantes (guérison possible)
Interaction abortive
•L’infection virale ne produit pas souvent des virions
- La cellule peut survivre à l’infection sans séquelles
- Elle peut aussi mourir sans produire de virions
•L’absence de production de virion peut provenir de:
- La non permissivité des cellules hôtes
# l’entrée virale n’est pas suivie d’une réplication
- La cellule présente une défense anti-virale
# le génome virale est dégradé ou intégré dans le
génome de l’hôte
# Activation de la PCD (MPC) et mort cellulaire
° Blocage de la production virale
° Blocage de la propagation de l’infection
Interactions productive et abortive
Interactions intégrative et transformante
Association stable entre le génome viral et cellulaire
•Cette interaction conduit à la transformation de la cellule
• Le nouveau caractère est transmis à la descendance
•Le génome viral peut persister dans la cellule hôte sous forme:
- Episomale libre dans la cellule (HBV, HSV, HPV)
- Intégrée dans le génome de la cellule hôte (HIV)
la persistance du génome viral dans la cellule
peut avoir de graves conséquences (oncogenèse: HPV, EBV)
•Certains gènes viraux s’expriment:
- continuellement (expression constitutive ex HIV)
- occasionnellement (expression inductible ex: HSV (immuno-depression)
Conséquences cytologiques
Effets cytopathogènes
•L’infection virale peut causer des modifications
morphologiques cellulaires suivies de lésions
•Les lésions peuvent être localisées au niveau cytoplasmique
ou nucléaire
•La cytopathogénicité dépend du
mécanisme de multiplication du virus
Effet cytopathogène
Effet cytopathogène peut résulter de
- l’arrêt des synthèses cellulaires
- L’accumulation du matériel viral dans la cellule hôte
- Cytotoxicité des protéines virales
- Formation de syncytia par fusions des membranes cellulaires
- Induction de l’apoptose
La cytopathogénicité
•Dépend de la virulence du virus
•Peut être cytolytique ou cytoprolifèratrice
Effet cytopathogène cytolytique
L’infection se propage d ’une cellule à l’autre en causant la lyse
Il se manifeste par
1- Les inclusions
des accumulations de composants viraux dans la cellule infectée
•Les inclusion peuvent être
- Cytoplasmiques pour les virus qui se multiplient dans le
cytoplasme (ex: Poxvirus)
- Nucléaires pour les virus se multipliant dans le noyau (ex:
Herpesvirus, Hepadnavirus)
- Nucléaires et cytoplasmiques (ex Morbilivirus, Orthomyxovirus)
Effet cytopathogène cytolytique
2- Actions sur la membrane plasmique
•Fusion cellulaire et formation de syncytia et polycaryons
Ex:Paramyxovirus, Herpesvirus,..
•Hémadsorption des cellules infectées aux érythrocytes
provoquée par les glycoprotéines de surface des virus
hémagglutinant (paramyxovirus, orthomyxovirus..)
Formation de syncytium par les cellules infectées
Effets cytopathogènes
Formation de syncytium
par le virus RSV
Effets Cytopathogènes
Provoqués par un adénovirus
Effet cytopathogène cytoprolifératif
•Causé par les virus activant la division cellulaire
•Certains sont oncogènes (Ex: EBV, HPV)
•D’autres induisent la formation de tumeurs bénignes
(Ex: les verrues provoquées par Papillomavirus)
•Les cellules transformées acquièrent de nouvelles propriétés:
- Perte de l’inhibition de contact (prolifération actives)
- Faible exigence en facteurs de croissance
- modification du cytosquelette (cellules arrondies,…)
Effet cytopathogène cytoprolifératif
- Chapitre VI -
Réactions de défense
aux infections virales
Chez les animaux
Défense antivirale
Entrée d’un virus implique des réactions de l’hôte
Réactions de défense contre l’infection
Réponse antivirale
•Comporte une série de mécanismes compliqués
•Deux phase successives
1- Immunité naturelle: immédiate
mais ne vise pas un virus en particulier
2- Immunité spécifique: nécessite un temps d’induction
mais spécifique et plus efficace
Défense antivirale
Immunité naturelle
•Barrières physico-chimiques:
peau, muqueuses, pH acide, enzymes,..
•Effecteurs tissulaires de nature biologique:
macrophage, cellules NK (tueuses naturelles)
•Médiateurs solubles:
interférons, système du complément, cytokines
•Réaction inflammatoire:
fièvre, chute de pH
Défense antivirale
Immunité naturelle: Effecteurs tissulaires de nature biologique
Le macrophage
• Provient des monocytes par différenciation
• Présent dans la plupart des tissus
• Contient:
- Granules cytoplasmiques riches en lysozyme
- Vacuoles phagocytaires
- Cytosquelette à filaments
Défense antivirale
Immunité naturelle: Le macrophage
Défense antivirale
Immunité naturelle
Interaction virus-macrophage
• Virucide, s’oppose à la dissémination virale aux phases
précoces de l’infection
•Mécanismes de reconnaissance virus macrophage sont
inconnus: probablement une attraction électrostatique
•Internalisation des virus par invagination de la membrane
et formation d’un phagosome
•Fusion phagosome et lysosomes : phagolysosome (estomac de la cellule)
•Dégradation des structures virales par les protéases
Défense antivirale
Immunité naturelle: Effecteurs tissulaires de nature biologique
Les cellules NK (Natural Killer)
•Non phagocytaires, à activité cytotoxique (enzymes)
•Reconnaissent les cellules infectées
•Permettent leur destruction sans reconnaître d’antigène
(perturbation des antigènes de l’identité biologique des cellules infectées)
•Lymphocytes à granulations
Défense antivirale
Immunité naturelle –Médiateurs solubles
Le complément
• Complète la réponse immunitaire antivirale
• Renferme une vingtaine d’enzymes, souvent des protéases
• Ces enzymes sont inactifs dans le sang
• Activation en cascade en réponse à un stimulus exogène
tel que l’entrée d’un virus
Défense antivirale
Immunité naturelle - Le complément
Le système du complément
-favorise la liaison des cellules infectées au macrophage
( phagocytose)
-Induit une réaction inflammatoire locale
(recrutement des cellules immunitaires)
-Active le complexe d’attaque des membranes
(Perforation des membranes cellulaires)
Défense antivirale
Immunité naturelle: Médiateurs solubles
Les interférons (INF)
Protéines secrétées par les cellules animales en réponse
à l’infection virales
•Les interférons produits par un type de cellule contre
différents types de virus sont identiques
•Les interférons secrétés contre un virus donné, différent
d’un type de cellules à l’autre et d’une espèce à l’autre
•La production d’interférons nécessite une réplication
au moins partielle du génome virale
Défense antivirale
Immunité naturelle: Les interférons (INF)
On distingue deux types d’interférons: type I et type II
Type Famille Abréviation
interféron INF
interféron INF
Type I « antiviral » interféron INF
interféron INF
Type II « immun » interféron INF
Défense antivirale
Immunité naturelle: Les interférons (INF)
Les interférons type I (INFI)
-A- -B-
Défense antivirale
Immunité naturelle: Les interférons type I (INFI)
Les PAV agissent sur une cible commune aux virus à ADN
et aux virus à ARN: l’ARNm
Actions des protéines antivirales
Hydrolyse des ARNm Activation d’une RNAse
Blocage de la traduction Inactivation d’un facteur
d’initiation de la traduction
Blocage de la transcription Inactivation des
transcriptase virales
Mutation des ARN viraux Désamination d’une Adénine
reconnue comme une Guanine
Le cycle viral avorte
Défense antivirale
Immunité naturelle: Réaction inflammatoire
Permet de limiter:
-la multiplication virale
-L’extension de l’infection virale
•Suite à la lyse cellulaire viro-induite:
- Augmentation de la température corporelle (fièvre)
- Chute du pH
Défense antivirale
Immunité spécifique
• Induite simultanément avec l’immunité naturelle
• Compense efficacement l’insuffisance
de l’immunité naturelle
• Génère une mémoire immunologique
(organisme armé contre une réinfection)
Défense antivirale
Immunité spécifique
Assurée par trois mécanismes:
•Neutralisation du pouvoir infectieux du virus (anticorps)
•L’action des interférons (INF II)
•La lyse des cellules infectées
Défense antivirale
Immunité spécifique
1-Neutralisation du pouvoir infectieux du virus
• Action assurée par les anticorps
• Les anticorps sont effectifs contre le virus entier:
- À l’étape précoce de l’infection avant l’entrée virale
- Lors de sa libération par lyse d’une cellule infectée
Défense antivirale: immunité spécifique
1-Neutralisation du pouvoir infectieux du virus
Les anticorps se lient:
• aux antigènes de surface du virus
• aux antigènes viraux exprimés à la surface de
la cellule infectée conduisant à sa lyse
Défense antivirale: immunité spécifique
1-Neutralisation du pouvoir infectieux du virus
- Agglutination
- Opsonisation
- Neutralisation
1- Les récepteurs de surface (BCR) des lymphocyte B (LB) reconnaissent l’antigène viral
2- Le complexe BCR-Agv est internalisé
3- Le complexe sera présenté aux lymphocytes T helper (Th)
4- Aidés par les Th, ces LB prolifèrent, se différencient et secrètent des anticorps
5- Les anticorps débarrassent les liquides physiologiques des virus libres par
agglutination, opsonisation, neutralisation
Défense antivirale: immunité spécifique
2- Interférons type II
•Constituée d’un seul groupe: interféron
•Produits par les lymphocytes T, B et les cellules NK en réponse
à la présence d’un corps étrangers d’origine microbien
Rôle des INF : Induction de l’immunité contre les
microbes intracellulaires par activation des
différents moyens de défenses cellulaires
Défense antivirale: immunité spécifique
3- Action antivirale intracellulaire
Assurée par les lymphocytes T cytotoxiques (LTCs)
•LTCs permettent la surveillance contre l’infection virale
•Reconnaissent les antigènes viraux endogènes
•Activées par les Th et/ou les secrétions des cellules infectées
• LTCs contiennent des granules cytoplasmiques riches en:
¤ perforine: provoque la perforation de la membrane
¤ granzyme: protéase
Défense antivirale: immunité spécifique
3- Action antivirale intracellulaire
¤ Le contact entre un LTC et une cellule infectée induit
1-l’activation de la perforine
* Libération de la perforine par exocytose
* Dimérisation en présence du Ca++ et formation de canaux
dans la membrane de la cellule infectée
* Déséquilibre osmotique
lyse de la cellule cible
Défense antivirale: immunité spécifique
3- Action antivirale intracellulaire
2- Activation du granzyme ( protéase)
* Libération du granzyme par exocytose
* Entrée dans la cellule cible probablement par les
canaux de perforine
*Activation des caspases (protéases cytoplasmiques)
* Induction de l’apoptose
lyse de la cellule cible
Mécanisme cytolytique des lymphocytes T cytotoxiques
Défense antivirale
Chronologie de l’immunité antivirale
En résumé
En résumé
Défense antivirale
Évasion du virus à la défense immunitaire
Quelques mécanismes d’évasion virale à la défense immunitaire
Altération des Ag Mutation Influenza, HIV
Inhibition de la Molécules CMH HSV, Cytomégalovirus
présentation de l’Ag
Inhibition de l’immunité Homologues des Poxvirus (INF )
Naturelle ou spécifique récepteurs des cytokines
Inactivation et lyse des Infection VIH
cellules immunocompétentes
Défense antivirale
chez les plantes
L’entrée virale déclenche des interactions virus-plante
*Interaction productive
- La multiplication du virus est importante
- La virémie atteint un maximum après un certains temps
*Interaction abortive
- Diminution rapide de la virémie à un niveau très bas
Les interactions virus-plantes ne favorise pas toujours le virus
La plante réagit pour diminuer la virémie
Les plantes ont développés une stratégie défensive
Plusieurs mécanismes de défense
contre les phytovirus
1- Réponse hypersensible
2- Résistance extrême
3- Rétablissement de la plante
1-Réponse hypersensible (RH/HR)
C’est une mort programmée des cellules infectées
PCD (Programmed Cell Death)
La PCD est définie par:
• la mort rapide des cellules autours du point d’infection
•Apparition de zones nécrotiques (mort de plusieurs cellules)
•Restriction de la croissance du pathogène
1-Réponse hypersensible (RH/HR)
Associée à plusieurs événements physiologiques
*La poussée oxydative (H 2O2, O2-, HO2)
*Production de l’oxyde nitrique (NO)
*Modification de perméabilité cellulaire aux ions
*Renforcement des parois cellulaires
*Accumulation d’acide salicylique
*Les protéines PR (Pathogenisis- Related proteins)
*Accumulation des phytoalexines
1-Réponse hypersensible (HR)
•La poussée oxydative:
production de molécules à oxygène réactif (H2O2, O2-, HO2)
(initiation de HR et probablement la PCD)
•Production de l’oxyde nitrique (NO)
- Chez les plantes de tabac infectées par TMV, l’activation de
l’enzyme NO synthase a été observée
-NO événement tardif, contribue à la transmission de signaux et
la propagation de HR dans la plante
1-Réponse hypersensible (HR)
•Modification de perméabilité aux ions induisant un flux d’ions
(entrée de Ca++ et H +; sortie de K+ et Cl-) qui intervient
probablement dans l’induction de HR
•Renforcement des parois cellulaires par:
-accumulation de callose (ralentissement de la propagation
virale)
-Dépôt de lignine ( diminution de la perméabilité)
-Synthèse de composés phénoliques (rigidité de la paroi)
1-Réponse hypersensible (HR)
•Accumulation d’acide salicylique (SA): induction de la
résistance locale et systémique (SAR). La synthèse de SA
augmente dans les cellules infectée et les cellules saines
•Les protéines PR (Pathogenisis- Related proteins): induites
suite à un stress cellulaire (infection ou autre) par SA et ses
analogues dans toute la plante (développement de SAR)
•Accumulation des phytoalexines: S’accumulent aux sites
d’infection et inhibent la croissance du pathogène
2-Résistance extrême
La plante ne montre aucun symptôme et se développe normalement
3-Rétablissement de la plante
•Après l’infection, la plante exprime des symptômes sévères
•Les nouvelles feuilles paraissent saines
•Les feuilles saines résistent à la surinfection
L’infection est abolie
La plante montre un état super-immun
Il y a un silence post-transcriptionnel
3-Rétablissement de la plante
Se fait par un mécanisme spécifique permettant
la dégradation de l’ARN viral ou messager
Ce phénomène de silence est désigné
PTGS ou VIGS
PTGS: ¨Post Transcriptional Gene Silencing
(silence post-transcriptionnel des gènes)
VIGS: (Virus Induced Gene Silencing)
(Induction du Silence des gènes viraux)
3-Rétablissement de la plante
Phénomène de résistance de type PTGS / VIGS
•Silence systémique: moyen de défense antivirale généralisée
•Dégradation spécifique de l’ARN viral après sa synthèse
Mécanismes mal connus
Distinction entre trois phases dans la défense par PTGS / VIGS
- Initiation du silencing
- Propagation du silencing à longue distance
- Maintien du silencing
3-Rétablissement de la plante: PTGS/ VIGS
I- Initiation du PTGS
Suite à l’infection, la cellule perçoit que:
•Un de ses ARNm dépasse les seuils physiologiques
OU
•La structure de certaines molécules d’ARN est aberrante
(Ex: présence d’ARN double brin: forme réplicative)
Initiation du PTGS
3-Rétablissement de la plante
L’initiation du PTGS
La plante réagit par:
•Synthèse de petits ARN anti-sens (siRNA) ̴ 25 nucléotides
•Ces siRNA sont présentes en corrélation avec PTGS / VIGS
•siRNA résultent Probablement de la transcription de l’ARN
cible par la polymérase de la plante
•Impliqués dans la dégradation spécifique de l’ARN cible
•Mécanisme mal connu, probablement en se liant à
l’ARN cible, le siRNA favorisent l’intervention d’une
nucléase spécifique des ARNdb
3-Rétablissement de la plante: PTGS/ VIGS
II-Propagation du signal
•Le signal se propage dans la plante comme un virus
•Il migre pour atteindre:
- les cellules voisines
- Puis toutes les parties de la plante
•Le signal garde sa spécificité après sa propagation
3-Rétablissement de la plante: PTGS/ VIGS
III- Maintien du silencing
•Le silencing reste probablement actif pendant
toute la vie de la plante (résistance à la surinfection)
•Des recherches sont en cours pour
mieux éclaircir ce mécanisme de défense
Mécanisme de résistance de type PTGS / VIGS
•PTGS/VIGS induit par un ARN db
•L’ARN db est clivé par la protéine Dicer à
activité ribonucléase en SiRNA (21-26 Ndes)
•SiRNA est double brin avec les extrémités
3’ en simple brin
•SiRNA est recruté dans un complexe
d’induction du silencing de l’ARN RISC
(RNA Induced Silencing Complex )
•RISC comporte une RNAse (endo et exo),
un SiRNA, un site de reconnaissance
de l’ARNm
•Le complexe se lie à l’ARN visé
•L’ARNm est clivé près du SiRNA qui guide
l’infection viral l’opération
avorte •Blocage de la traduction de l’ARNm
La contre défense des phytovirus
Comme pour les virus des animaux
les phytovirus ont développé une résistance
•Synthèse de suppresseurs du silencing
• Chez les PVY, la protéine HC-Pro (helper component-protease);
supprime le silencing installé
Le signal systémique se propage normalement
mais la plante ne répond pas
•Chez les CMV, le produit du gène 2b supprime
l’initiation et bloque la propagation du signal
•Chez les TBSV, le produit du gène 19 kDa bloque
le silencing à l’étape initiation
La contre défense des phytovirus
Contre défense de quelques phytovirus
Virus protéine contre défense
Potyvirus HC-Pro Suppression du silencing induit
CMV Produit du gène 2b Suppression de la propagation
TBSV Produit du gène 19 kDa Blocage à l’étape initiation
Défense antivirale
Chez
Les bactéries
Défense antivirale bactérienne
Système de restriction-modification (SRM)
•Ce système contient:
- une méthyl-transferase qui permet la méthylation
des A et C d’un site de restriction sur l’ADN bactérienne,
ce qui confère une résistance contre l’action de ses enzymes
- une endonucléase correspondant à l’enzyme de
restriction qui permet le clivage de l’ADN à des sites
spécifiques. S’il y a méthylation au niveau du site,
L’enzyme n’est pas efficace
Défense antivirale bactérienne
Système de restriction-modification
•Système de défense bactérien contre les phages à ADN (sb,db)
•Site de restriction est un palindrome: séquences répétées
Ex: CCA TGG GAG CTC
GGT ACC CTC GAG
•En réponse à un ADN étrangers, le SRM est activé, l’ADN
exogène est clivé en des sites bien précis et la réplication
virale avorte
•La perte du SRM est létale pour la bactérie:
- son ADN n’est plus méthylé, donc pas de protection
- son ADN est digéré par ses propres endonucléases
Défense antivirale bactérienne
Suicide bactérien
• Chez lactococcus, il existe un gène dont l’activation est
létale pour la bactérie
•L’expression du gène est induite par l’infection phagique
•Le suicide bactérien se fait après le déclenchement de la
réplication virale probablement car:
- Tuer une bactérie affaiblie par l’infection est plus facile
- Empêcher l’assemblage des virions et donc favoriser
l’avortement du cycle virale
Contre-défense des phages
Le bactériophage échappe aux SRM de la bactérie par:
•Évitement des palindromes dans le génome à ADN
•Élimination des sites de restriction
•Synthèse de formes méthylées de son information
génétique
VIRUS & CANCER
Cancer: Tumeur maligne
• Maladie génétique
• Croissance cellulaire incontrôlée
• Désorganisation des tissus atteints
•Capable de se reproduire après enlèvement
• Causes variables: chimiques, physiques , biologiques
Tumeur = Cellules tumorales
Les cellules tumorales sont :
•Cellules transformées
- ne répondent pas aux signaux physiologiques
- morphologie différente des cellules normales
- nouvelle propriétés de croissance
•Cellules immortelles
- nombre de divisions illimité
Cellules normales - Cellules tumorales
Découverte de l’oncogenèse virale
Pouvoir oncogène d’un virus
capacité d’induire la formation d’une tumeur
Association virus-cancer découverte chez le poulet en 1908
Virus de la leucémie aviaire (ALV )
Découverte d’un deuxième type de cancer chez le poulet en 1911
Virus du Sarcome de Rous (SRV)
Depuis, des tumeurs viro-induites ont été observées
chez d’autres animaux
Découverte de l’oncogenèse virale
*Les deux virus ALV et SRV sont des Rétrovirus
ALV induit la formation de tumeurs
plusieurs mois après l’infection
Faible fréquence d’induction
RSV induit la formation de tumeurs
Peu de temps après l’infection
Forte fréquence d’induction
Découverte de l’oncogenèse virale
Comparaison des génomes de SRV et ALV
LTR gag pol env LTR
Carte génétique de ALV
LTR gag pol env src LTR
Carte génétique de RSV
Les deux cartes diffèrent par la séquence src
src est présent dans les cellules infectées et les cellules normales
src est un gène cellulaire
SRV aurait été un ALV
il aurait acquit la séquence src par recombinaison
Origine du gène src? Probablement cellulaire
Découverte de l’oncogenèse virale
Comparaison des protéines c-Src et v-Src
Le gène cellulaire c-src code pour la protéine c-Src
La protéine c-Src active la division cellulaire
c-Src présente une auto-inhibition (région régulatrice Ct )
La séquence régulatrice Ct est absente dans v-Src
Absence d’auto-inhibition (pas de régulation)
Production constitutive de la protéine v-Src
Activation continue de la mitose : Induction de la transformation
v-src est un oncogène
Découverte du proto-oncogène
ALV et SRV induisent l’oncogenèse
Les deux mécanismes d’induction sont différents
Le génome de ALV est intégré dans toute les cellules infectées
Toutes les cellules renfermant ALV ne sont pas transformées
ALV ne possède pas d’oncogène
Transformation par ALV se fait par « mutagenèse insertionnelle »
L’insertion se fait de façon aléatoire (ARNm hybrides V&C)
Le point d’intégration est déterminant dans l’oncogenèse
L’intégration peut se localiser en amont d’un gène régulateur
Découverte du proto-oncogène
ALV et SRV induisent l’oncogenèse
Les deux mécanismes d’induction sont différents
Dans les cellules tumorales
ALV est intégré en amont du gène c-myc
c-myc est un activateur de la division cellulaire
c-myc est faiblement exprimé en conditions physiologiques
Sous le contrôle du promoteur viral
c-myc est sur-exprimé
Active la prolifération cellulaire
Induit la genèse d’une tumeur
c-myc est un proto-oncogène
Devient oncogène suite à sa sur-expression
Activation du proto-oncogène c-myc
LTR gag pol env LTR
Carte génomique de ALV
ADN cellulaire
Proto-oncogène
c-myc
LTR gag pol env LTR c-myc
Activation de l’expression du gène cellulaire c-myc
Induction d’un cancer
Comment un virus peut induire le cancer?
•Dans l’organisme, il y a un équilibre entre division et apoptose
•Le virus peut déséquilibrer cette balance par:
-Activation de la division cellulaire
(action sur les gènes régulateurs de la division cellulaire)
-Inhibition de l’apoptose
(immortalisation des cellules)
Cycle cellulaire
*La cellule vit selon un programme interne bien régulé
*Ce programme se traduit par des voies de signalisations
*La signalisation est déclenché, en cas de besoin par la
sécrétion d’un facteur de croissance
*Le facteur de croissance se lie au domaine extracellulaire
d’un récepteur membranaire spécifique
*Les signaux sont transmis vers l’intérieur (cascade de réactions)
*Dans le noyau, les signaux agissent sur les gènes responsables
*Expression des gènes et activation de la division cellulaire
Phases du cycles cellulaire
M
G2 G1
S Point de
contrôle
Quatre phases ont été distinguées
•G1: phase de croissance cellulaire
•S:phase de réplication ou de synthèse d’ADN
•G2:phase de préparation à la division
•M:division cellulaire
Régulation du cycles cellulaire
Les points de contrôle de la division cellulaire
Le passage d’une phase du cycle à une autre
nécessite le passage par un point de contrôle
Les contrôles sont assurés par des protéines
Le passage de G1 à S est contrôlé par la protéine Rb
Rb contrôlent l’expression des gènes mitotiques
En cas de dommage, Rb induit l’arrêt du cycle cellulaire
La protéine p53 activité déclenché par un ADN défectueux
Induit l’arrêt du cycle cellulaire entre G1 et S
Apoptose ou mort programmée des cellules
•Processus biologique naturel
- Assure le maintien de l’équilibre cellulaire des organismes
- Affecte les cellules isolées
- Aboutit à l’élimination des cellules endommagées
-Cascade d’événements, déclenché par des stimulus variables
•Comporte plusieurs phases
-Phase d’initiation (récepteur extracellulaire)
-Phase de contrôle et régulation (activation, inactivation)
-Phase d’exécution (activations des protéases: caspases)
-Phase de “nettoyage” (action des macrophages)
Apoptose ou mort programmée des cellules
Fait intervenir plusieurs protéines régulatrices
*Le facteur de transcription P53
- production et stabilité induites par un dommage d’ADN
- permet le blocage du cycle cellulaire entre G1 et S
- induit le programme d’apoptose.
*Les protéines anti-apoptotiques Bcl-2, Bcl-xL (répresseurs)
- protéines de la membrane externe de la mitochondrie
*La protéine pro-apoptotique Bax
- protéine de la membrane externe de la mitochondrie
Cibles des Virus oncogènes
Les régulateurs de la division cellulaire
Les virus activent les gènes mitotiques
Désactivent les freins de la division cellulaire
Les régulateurs de l’apoptose
Désactivent les inducteurs de l’apoptose
Renforce la répression de l’apoptose
Information virale dans la cellule transformée
La persistance de l’information génétique virale est
nécessaire au maintien de la transformation
•Le génome virale peut persister dans la cellule hôte sous forme:
- épisomale libre dans la cellule
- Intégrée dans le génome de la cellule hôte ( provirus)
-L’intégration du génome viral peut être totale ou partielle
•Certains gènes viraux s’expriment de façon constitutive
(expression continue) ou après induction (transformation
tumorale des cellules animales)
Les virus oncogènes
20% des cas de cancer Humain sont d’origine virale
25% des virus animaux connus peuvent induire la formation de tumeurs
Les virus oncogènes peuvent être des virus à ADN ou à ARN
Cancers Humain
-Papillomavirus (HPV) Induction expérimentale
-Herpèsvirus (EBV) du cancer
-Hépadnavirus (HBV) -Adénovirus (AdvA)
-Flavivirus (HCV) -Polyomavirus (SV40)
-Rétrovirus (HTLV)
Le virus du papillome humain: HPV
Le virus du papillome humain: HPV
Famille: PAPILLOMAVIRIDAE
Capside: icosaédrique, 55 nm
ADN: bicaténaire circulaire de 8 kb, un brin codant
E (Early), Late (L), Long Control Region (LCR)
Protéines: protéines régulatrices (E1, E2, E4, E5, E6, E7)
protéines de la capside (L1, L2)
Cycle de vie de HPV
HPV nécessite une cellule capable de se différencier
Pénétration via des micro-lésions
Infection des cellules basales de l’épithélium (comment?)
ADNv dans le noyau de la cellule sous forme d’épisome
Réplication assurée par les protéines E1 et E2
Différentiation cellulaire limite la synthèse d’ADN
( 50 à 100 copie /C)
En phase terminale de différentiation
HPV stimule la division cellulaire (tumeur bénigne)
Synthèse des protéines tardives L1 et L2
Les particules virales sont libérée dans l’environnement
(par desquamation des cornéocytes)
Cycle de vie de HPV
Sous forme episomale on a une tumeur bénigne (Ex: Verrues)
Induction du cancer par HPV
Intégration dans l’ADN cellulaire
Intégration du génome de HPV
Zone d’intégration en E1 ou E2
Perte des gènes E4, E5 et une partie de L2
Maintient systémique des gènes E6 et E7
E2 ou E1 inactivé par interruption
E2 régulateur de transcription
Inactivation de E2 = dérèglement de l’expression de E6/E7
Division des cellules exprimant E6/E7 activée
Induction de l’oncogenèse
E6/E7 nécessaires au maintient de la transformation
Induction du cancer par HPV
Organisation de l’ADN de HPV
et son intégration dans l’ADN cellulaire
Induction du cancer par HPV
Fonction physiologique de P53
Induction de l’apoptose et arrêt du cycle cellulaire en G1
Action de E6 sur p53
E6 interagit avec p53 et favorise sa dégradation
Perturbation de la réaction de p53 à l’ADN endommagé
La p53 n’induit plus l’apoptose ni l’arrêt du cycle cellulaire
E6 lève donc la répression transcriptionnelle induite par p53
Formation de tumeur malignes
Induction du cancer par HPV
Fonction physiologique de pRb
La protéine Rb contrôle le passage du cycle cellulaire de G1 à S
Passe par deux états: phosphorylé ou non phosphorylé
Non phosphorylée, pRb est liée au facteur de transcription E2F
Sa phosphorylation libère E2F activation de la division
Action de E7 sur pRb
E7 interagit avec le régulateur pRb (comme la phosphorylation)
Interaction E7/pRb libère le facteur de transcription E2F
E2F active l’expression des gènes stimulateurs de la division
E7 permet le passage du cycle cellulaire de G1 à S (Synthèses)
Induction de la formation de tumeur malignes
Induction du cancer par HPV
E6/p53
HPV/E6
E7/pRb
HPV/E7
Virus Epstein Barr: EBV
Le virus Epstein Barr: EBV
Famille: Herpesviridae
Capside: icosaédrique, 150- 180 nm,
Enveloppe: de nature lipoprotéique
ADN: bicaténaire linéaire de 170 kb
Protéines: très précoces, précoces et tardives
protéines très précoces: les antigènes EBNA (1à 6)
protéines précoces : antigènes EA (réplication virale)
antigènes LMP (1 et 2)
Protéines tardives: antigène de la capside VCA
Le virus Epstein Barr: EBV
•EBV infecte les cellules épithéliales et les lymphocytes B
•EBV transforme les lymphocytes B (LB)
•Peut causer le cancer des cellules épithéliales du nasopharyx
•Persiste toute la vie de l’individu sous forme de latence
•Persistance sous forme épisomale dans le noyau (50 copies)
•Possède des fonctions d’immortalisation
•L’infection par EBV n’a pas de signes cliniques
•Cause la mononucléose infectieuse
•L’infection par EBV induit une réaction immunitaire intense
•forte prolifération des LB et LT, mais EBV reste en latence
Le virus Epstein Barr: EBV
Cycle de vie de EBV
Pénétration dans les cellules épithéliales de l’oropharynx
•Multiplication du virus
•Libération et infection des lymphocytes B
•Induction de la prolifération des LB (division polyclonale)
•LB montrent des antigènes viraux à la surface
•Réponse immunitaire par LTC troublée
•Constitution d’un réservoir de latence dans les LB mémoires
• Par fois le virus échappent à la défense immunitaire
• Réinfection de cellules épithéliales et transmission du virus
Le virus Epstein Barr: EBV
Cycle de vie de EBV
EBV et cancer
Le génome EBV code pour des oncoprotéines
•EBNA1: intervient dans la réplication épisomale (persistance)
•LMP2 : bloque la réactivation de EBV
assure la survie des LB infectées
•EBNA2: régulateur transcriptionnel
active la prolifération des LB
module la transcription de gènes cellulaire (ex c-myc)
induit l’immortalisation des LB infectées
induit une immunosuppression
•LMP1: induit la transformation et l’immortalisation
active les anti-apoptotiques
Virus de l’Hépatite B: HBV
Le virus l’hépatite B: HBV
Famille: Hepadnaviridae
Genre: Orthohepadnavirus
Capside: icosaédrique
Enveloppe: de nature lipoprotéique
ADN: ADN circulaire partiellement bicaténaire
4 régions C, P, S et X
Protéines
C :Protéine de la capside (codée par la région C)
P: polymérase à activité RT (codée par P)
S: protéines de l’enveloppe (codées par S)
X: protéine trans-activatrice (codées par X)
Le virus l’hépatite B: HBV
Cycle de vie de HBV (voir chapitre II)
Le cycle de réplication du HBV peut être subdivisé en quatre étapes
- ADN devient bicatenaire circulaire
-Transcription d’ARNs viraux dont l’ARN pré-génomique
-Synthèse de l’ADN-viral à partir de l’ARN pré-génomique
par la transcriptase inverse ( RT)
-Synthèse de l’ADN + à partir du brin –
HBV et cancer
80% des carcinomes hépatocellulaire
ont des marqueurs d’infection par HBV
Suite à l’infection par HBV
•Endommagement des hépatocytes par HBV (perte de cellules)
•Activation de la prolifération (régénération du foie)
•Régénération continue induit le dommage d’ADN (mutations)
•Accumulation de mutations peut conduire à l’oncogenèse
HBV et cancer
Au niveau moléculaire
•HBV n’a pas d’oncogène
•Séquences de HBV intégrées dans l’ADN des cellules tumorales
•Le point d’intégration est aléatoire (longue période de latence)
•L’intégration peut être en relation avec un proto-oncogène
•Mutations dans p53/pRB ( gènes suppresseurs de tumeurs)
•Protéines X à activité transactivatrice
- pX active l’expression du gène régulateur c-Src
- pX se lie à p53 et empêche MPC (apoptose)
Activation de l’oncogenèse hépatique
Virus de l’Hépatite C: HCV
Le virus l’hépatite C: HCV
Famille: Flaviviridae (genre: Hepacivirus)
Capside: icosaédrique (32 capsomère)
Enveloppe: de nature lipoprotéique
ARN: ARN+ simple brin, 9.6 kb
Protéines: protéine de structure et des protéines non structurale
Protéine structurales: C, E1, E2
*C (p21): protéine de la capside
*E1 (gp31) et E2(gp70): protéines de l’enveloppe (organisées en dimère)
Protéine non structurales: NS2, NS3, NS4A, NS4B, NS5A; NS5B
NS2, NS3: auraient des activités enzymatiques (protéase)
NS4A, NS4B, NS5A; NS5B: rôles non encore déterminés
HCV et cancer
•HCV provoque la cirrhose du fois dans 20% des cas
•Les malades ayant une cirrhose ont une forte probabilité
de développer un carcinome hépatocellulaire
•Rôle direct de HCV /cancer n’a pas été établit comme HBV
Génome HCV : ARN donc impossibilité d’intégration
et interaction avec l’ADN cellulaire
•In vitro, la protéine C de la capside montre certaines propriétés:
- régulation des promoteurs viraux et cellulaires
- effet inhibiteur de l’apoptose (dans certaines conditions)
- interaction avec des protéines cellulaires
Possibilité d’intervention de la protéine C
dans l’induction du cancer du foie
virus HTLV
Human T-cell Lymphotropic Virus
Le virus HTLV (human T-cell Lymphotropic Virus)
Famille: Retroviridae
Capside: icosaédrique, 100 nm
Enveloppe: de nature lipoprotéique
Génome: 2 molécules d’ARN monocaténaire de 9kb
(gènes gag, pro, pol, env et région pX)
Protéines:
protéines de structure internes (gag)
protéines de la capside, de la matrice et de la nucléocapside (pro )
Transcriptase inverse et intégrase (pol )
Glycoprotéines de l’enveloppe (env)
Rex p 27, Rex p21, Tax ( région pX)
Virus HTLV (Human T-cell Lymphotropic Virus)
Cycle de réplication de HTLV
Cycle de HTLV suit le schéma classique des rétrovirus (chapitre II)
•Adsorption à un récepteur et pénétration par fusion
•Synthèse de l’ADNc par RT
•Passage dans le noyau et intégration (provirus)
•Transcription par l’ARN polymérase cellulaire
•Synthèse des protéines virales et de l’ARN viral
•Assemblage et libération par bourgeonnement
HTLV et cancer
HTLV n’a pas d’oncogène
Ne s’intègre pas près d’un proto-oncogène cellulaire
La protéine Tax induit l’oncogenèse
•Tax trans-activateur puissant
•Active la transcription des gènes viraux (trans-action avec LTR)
• Agirait de la même façon sur les gènes mitotiques
Prolifération des lymphocytes T
Les antiviraux Saquinavir
AZT
Efavirenz INNTR
Référence
S. Abdellaoui & S. Sadik
Les Antiviraux : Cibles, Mécanismes d’action
et Limites d’utilisation Chez l’Homme
Université Moulay Ismail, Département de Biologie, Projet de fin
d’étude, SVI- Biologie Générale; Juillet 2009
Les antiviraux
• Découverte du premier vaccin contre la rage en 1880 par Louis
Pasteur
• En absence d’un vaccins efficace, Les antiviraux sont utilisés
• La Métisazone est le premier antiviral utilisé contre la variole
cependant, un vaccin efficace a été produit
• L’ Idoxuridine, antiviral pour le traitement locale des infection
Herpétique de l’œil
• L’ Idoxuridine était le premier antiviral approuvé par l’OMS
en1962
• Depuis 1970 , les scientifiques ont prouvés le succès de
l’utilisation des antiviraux en chimiothérapie antivirale
Caractéristiques des antiviraux
- Substances virostatiques qui empêchent la
multiplication virale
- Inactifs sur les virus quiescents
- Ne doivent pas altérer les synthèses cellulaires
- Sont d’autant plus performant que leur indice de
sélectivité est élevé
Caractéristiques des antiviraux
L’indice de sélectivité (IS) dépend de:
* La concentration inhibitrice de l’antiviral (CI50)
* La concentration cytotoxique (CC50)
CI50= concentration qui induit une
diminution de 50% du titre viral
CC50= concentration qui provoque la mortalité
de 50% des cellules traitées
IS= CC50 / CI50
Plus IS est grand plus l’antiviral est efficace
CC50›› CI50
Cibles des antiviraux
L’antiviral vise une étape du cycle viral
-Empêche l’attachement et/ou la pénétration
du virus
-Bloque la décapsidation
-Inhibe la réplication du génome viral
-Bloque la libération des particules virales
formées
-Empêche la maturation
Cibles des antiviraux
L’antiviral varie selon les mécanismes de déroulement des
≠ étapes du cycle viral
- Attachement: interaction protéines virales et cellulaires
- Pénétration: Translocation, endocytose, fusion…
- Décapsidation: au contact de la Mb cytoplasmique, nucléaire,
dans le cytoplasme, …
- Réplication : dépend de la nature du génome (ADN, ARN, sb, db,
polarité + ou - , circulaire, linéaire,..) et des enzymes impliquées
- Libération des particules virales formées (exocytose,bourgeonnement,
lyse cellulaire,…
- Maturation: intervention d’enzymes ou autres…
Ex- Les anti-rétroviraux
Le Virus de l’Immunodéficience Humaine (HIV)
Cycle de réplication du VIH passe par plusieurs étapes
- Attachement = interaction gp120 / CD4 – gp120/corécepteur
- Entrée par fusion des membranes via gp41
-Synthèse du cDNA à l’aide de la transcriptase inverse
- Entrée du cDNA dans le noyau et intégration dans l’ADN
cellulaire par l’intervention de l’intégrase
-Synthèse de l’ARN viral par les enzymes cellulaires
-Assemblage et maturation du virus formé par la protéase virale
Chaque étape peut être la cible d’un antiviral spécifique
VIH-Attachement et entrée virale
- Inhiber l’interaction gp120/CD4
- Inhiber l’interaction gp120 / corécepteur
- Bloquer la fusion par inhibition l’action de gp41
VIH/ Inhibition de la fixation de gp120 sur CD4
CD4 soluble
- CD4S = CD4 dépourvu de son domaine transmembranaire
- Se fixe sur la gp120 et occupe son site de fixation au CD4 cellulaire
- Inhibe l’interaction anti-récepteur / récepteur
Conséquences: Blocage de l’entrée virale
Inhibition de l’infection de la cellule
VIH/ Inhibition de l’interaction gp120/ CXCR4 ou CCR5
-L’antiviral utilisé est la N-pyridinylméthylène cyclame (AMD3465)
- AMD 3465 occupe le site de fixation de gp120 sur le CXCR4/CCR5
Conséquences:
- blocage de l’exposition du domaine de fusion de gp41
- Inhibition de la fusion et donc de l’entrée virale
VIH/ Inhibition de la fusion par gp41
Gp41 est organisée en domaines:
Peptide de fusion (Nt) ; Domaine HR1; Domaine HR2;
Peptide d’ancrage à l’enveloppe virale (Ct)
L’interaction entre HR1 et HR2 permet:
* Changement conformationnel de gp41
* L’activation du domaine de fusion
* Fusion de l’enveloppe virale et membrane de T4 (entrée virale)
VIH/ Inhibition de la fusion par gp41
L’antiviral Enfuvirtide (T20)
- Peptide synthétique de 36 acides aminés
- Séquence copiée sur le domaine HR2 de GP41
- T20 interagit avec HR1 (mime l’interaction HR1/HR2)
- Domaine HR1 occupé par T20
interaction HR1/HR2 inhibée
pas de fusion et pas d’entrée virale
VIH/ Inhibition de la fusion par gp41
-Interaction gp120 avec CD4
-Interaction gp120 avec CCR5/CXCR4
-Changement de conformation de gp120
-Exposition du domaine de fusion de gp41
-Fixation de T20 sur HR1
-Blocage de l’interaction HR1/HR2
-Inhibition de la fusion des membranes
Blocage de l’entrée du VIH
VIH/ Inhibition de la réplication
La réplication du génome du VIH passe par:
1- Étape de synthèse du cDNA par la transcriptase inverse
2- Étape de pré-intégration
3- Étape de l’intégration du cDNA dans l’ADN cellulaire
Pour inhiber la réplication du génome du VIH on cible
La reverse transcriptase
- ou perturber son action (inhibiteur compétitif)
- inhiber directement l’enzyme (inhibiteur non compétitif)
L’intégrase
- Bloquer le transfert de cDNA dans le noyau
- Inhiber l’intégration du cDNA dans l’ADN cellulaire
VIH/ Inhibition de la réplication
Inhibition de transcription inverse
EX: La zidovudine (AZT)= Azidothymidine
- Inhibiteur Nucléosidique
-Le groupement 3’OH remplacé par un radical azide (N3)
-entre en compétition avec la thymidine
Thymidine Azidothymidine (AZT)
VIH/ Inhibition de la synthèse du cDNA
Inhibition de transcription inverse
- Les enzymes cellulaire transforme AZT AZT-TP
- AZT – TP est activée par tri-phosphorylation en 5’ (AZT-TP)
- La RT incorpore l’AZT-TP dans la chaîne cDNA en formation
-l’absence d’hydroxyl en 3', bloque la formation du lien phospho-diester
avec nucléoside suivant
- L’élongation de la chaîne d’ADN est bloquée
- AZT-TP agit comme terminateur de chaîne
En conclusion: Pas de synthèse du cDNA
Cycle du VIH avorte
VIH/ Inhibition de la réplication
Inactivation de la transcriptase inverse
Inhibiteur non nucléosidiques (INNTI)
- Inhibition non compétitive de la RT
- L’inhibiteur se fixe a proximité du site actif de l’enzyme
- Blocage de l’activité enzymatique
- L’incapacité de l’enzyme d’ assurer la synthèse du cDNA
VIH/ Inhibition de l’intégration
Inactivation de l’intégrase
-Intégrase est une enzyme absente chez l’homme donc bonne cible
-Pas de risque d’interférence dans la cellule
-Les anti-integrase peuvent cibler:
La pré-intégration = bloquer l’entrée du cDNA dans le noyau
L’intégration = bloquer l’activité de l’enzyme
Les études sur les anti-intégrases sont en cours
et sont très prometteuses
VIH/ Inhibition de la maturation du VIH
Cible: la protéase virale
-La protéase du VIH agit en fin du cycle viral
-Indispensable à la maturation du VIH
- Elle clive les précurseurs protéiques gag-pol et produit:
* les protéines de structure (capside, matrice...)
* les enzymes (protéase, RT...)
Inhibition de la protéase virus non infectieux
Chute de la charge viral du patient
VIH/ Inhibition de la maturation du VIH
Cible: la protéase virale
Inhibiteur de la protéase du VIH
EX: Saquinavir = pseudopeptide
* analogue du site de clivage de la protéase
Site de fixation sur la protéase du VIH
Structure moléculaire
Virologie systématique
Les virus possèdent différentes caractéristiques
Les critères de différentiation entre virus sont nombreux
-Nature de l’hôte
-Le tropisme cellulaire
-Le pouvoir pathogène
-Le mode de transmission
-Nature de l’acide nucléique, capside, enveloppe, etc…
Proposition de plusieurs modes de classification
La classification des virus =
différentiation entre les milliers de virus
Classification de Lwoff, Horne et Tournier (LHT)
Se base sur:
•Nature de l’acide nucléique
•Symétrie de la capside
•Présence ou absence de l’enveloppe
•Dimensions du virion et de la capside
Inconvénient de cette classification
virus différent coexiste dans la même famille
Système de classification de Baltimore
Utilise la biologie moléculaire du virus et de la cellule
Bases de cette classification
Le système génétique de chaque virus
La relation de parenté entre le génome viral et son ARNm
Prend en considération des critères supplémentaires
(symétrie de la capside, enveloppe, enzymes virales...)
Système de classification de Baltimore
Selon cette classification
1- Séparation entre virus à ARN et virus à ADN
2- Architecture du génome viral : sb, db, polarité + ou –
linéaire ou circulaire, cercle fermé ou ouvert
3- Symétrie de la capside: cubique, hélicoïdale, complexe
4-Enveloppe virale: présente ou absente
Système de classification de Baltimore
Système de classification de Baltimore
Virus à ADN (Animaux)
ADN
Icosaèdrique Hélicoïdale Complexe
N E E/N E E
sb db db db cercle db db db db
linéaire+/- circulaire linéaire ouvert Linéaire Linéaire circulaire linéaire
classe II classe I classe I classe I classe I classe I classe I classe I
Parvo Papova Adeno Hepadna Herpes Irido Baculo Pox
Système de classification de Baltimore
Virus à ARN (Animaux)