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L'union économique et monétaire représente le degré le plus élevé d'intégration, tandis que la zone de libre échange est moins intégrée, permettant la circulation de produits sans droits de douane sous certaines conditions. Les obstacles économiques et les divergences de politiques monétaires compliquent l'intégration régionale, rendant difficile la certification de l'origine des produits. Les accords d'intégration régionale doivent être soigneusement conçus pour ne pas nuire aux échanges avec le reste du monde, mais leur mise en œuvre pratique pose des défis significatifs.
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L'union économique et monétaire représente le degré le plus élevé d'intégration, tandis que la zone de libre échange est moins intégrée, permettant la circulation de produits sans droits de douane sous certaines conditions. Les obstacles économiques et les divergences de politiques monétaires compliquent l'intégration régionale, rendant difficile la certification de l'origine des produits. Les accords d'intégration régionale doivent être soigneusement conçus pour ne pas nuire aux échanges avec le reste du monde, mais leur mise en œuvre pratique pose des défis significatifs.
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L’union économique et monétaire : création d’une monnaie commune et unique

 Degré croissant d’intégration : la zone de libre échange est la moins intégrée et l’union

économique et monétaire est la + intégrée.

Dans les faits, il existe des accords moins intégrés que la zone de libre-échange

Une zone de libre échange est une forme élargie de la zone préférentielle. Dans ce cas, chaque pays membre s’engage à ne plus prélever

de droits ou taxes douaniers sur tous les produits en provenance des autres pays de la zone. Ce démantèlement des tarifs douaniers ne

se réalise pas en même temps pour tous les produits; pour certains produits dits «sensibles», le calendrier d’abaissement tarifaire est

plus espacé ; et certains produits sont même exemptés de la libre circulation (c’est le cas par exemple des armes à feu).

Dans le cas d’une zone de libre échange, il est, bien sûr, très important de savoir que les produits circulant librement proviennent bien

d’un pays membre de la zone; c’est à dire que la marchandise circulant librement doit avoir la « nationalité » d’un pays membre. Pour

déterminer cette « nationalité » d’un produit, il y a ce qu’on appelle les règles d’origine.

La détermination des règles d’origine peut-être simple, comme c’est le cas pour les matières premières agricoles ou minières, qui sont

donc produites « entièrement » dans leur pays d’origine. C’est quand les produits subissent une transformation que des difficultés

quelquefois apparaissent dans la certification de l’origine, particulièrement quand des composantes de la transformation proviennent de

pays tiers. Généralement, on définit un pourcentage minimum de composantes du produit provenant du pays d’origine, par exemple

40%, pour définir que ce produit possède la « nationalité » de ce pays. Mais la procédure de certification de l’origine (c'est-à-dire de ce

pourcentage) est quelquefois si technique, qu’elle en constitue une barrière commerciale (non- tarifaire).

L’intégration régionale est rendue également difficile par des obstacles économiques. Les transactions internationales dans plusieurs

pays africains sont soumises à différentes réglementations en matière de commerce et de change. Les barrières tarifaires sont, dans

plusieurs cas, très élevées, et certaines opérations commerciales se voient appliquer des procédures administratives extrêmement

longues et coûteuses.

Certains aspects des politiques monétaires et fiscales des pays entravent eux aussi l’intégration régionale. En font partie les politiques de

change divergentes, les réglementations de change et la surévaluation des taux de change. Les divergences des politiques budgétaires

entraînent également des désalignements des prix qui affectent le climat des affaires. Une convertibilité satisfaisante des monnaies est

indispensable à l’intégration régionle.

***^***

Une des rares questions sur lesquelles les économistes s'accordent concernant les
accords commerciaux est l'idée de bon sens qu'un Accord d'Intégration Régionale
(AIR) entre un groupe de pays peut être conçu de manière à laisser le reste du
monde indifférent, à avantager au moins un pays membre, et à ne pas détériorer la
situation des autres (Kemp et Wan, 1976 ; Panagariya et Krishna, 2002).
Malheureusement, atteindre un tel résultat exige que le tarif extérieur soit fixé de
telle sorte que le commerce total des pays membres avec le reste du monde (pour
chaque produit) soit maintenu au niveau d'avant l'union, et que des transferts
concrets de recettes aient lieu entre les partenaires. Les tarifs extérieurs nécessaires
sont pratiquement impossibles à calculer – et pourraient être contraires aux
obligations envers l'OMC – et les transferts ne peuvent jamais être effectués dans la
pratique¹.

Compte tenu des difficultés à assurer qu'un AIR améliore le bien-être, et du fait que
la conclusion d'un AIR exclut ou complique la conclusion d'autres AIR avec d'autres
partenaires, la question de savoir pourquoi un AIR peut être souhaitable ne peut être
dissociée de la composition de celui-ci. Nous examinons donc dans cette section à la
fois les arguments généraux en faveur des discriminations et quelques autres plus
spécifiques sur les attraits particuliers d'AIR avec certains types de partenaires.

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