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Le document analyse la relation entre la philosophie et la théologie selon Saint Thomas d'Aquin, qui considère la philosophie comme une servante de la théologie, utile pour approfondir la compréhension des vérités révélées. Il souligne que la raison humaine est limitée dans sa capacité à percevoir l'essence divine, réservée aux bienheureux après la mort. Le texte invite à réfléchir sur la complémentarité des disciplines intellectuelles et les limites de la connaissance humaine face à la réalité divine.

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Le document analyse la relation entre la philosophie et la théologie selon Saint Thomas d'Aquin, qui considère la philosophie comme une servante de la théologie, utile pour approfondir la compréhension des vérités révélées. Il souligne que la raison humaine est limitée dans sa capacité à percevoir l'essence divine, réservée aux bienheureux après la mort. Le texte invite à réfléchir sur la complémentarité des disciplines intellectuelles et les limites de la connaissance humaine face à la réalité divine.

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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

UNIVERSITE DE DOUALA
FACULTE DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES

DEPARTEMENT DE PHILOSOPHIE

NIVEAU : 1

Enseignant : Dr. ASSAMBA Benoît Bertrand

Etudiant: ATEBA MBASSI Raymond Steve Amadeo

TEXTES D’APPROFONDISSEMENT

Texte 1 : La philosophie est la servante de la théologie

Le texte soumis à notre analyse est de Saint Thomas d’Aquin, également connu sous le nom
de Thomas Aquinas et l’un des philosophes et théologiens les plus influents de l’histoire de la
pensée occidentale, né en 1225 au château de Roccasecca près de d’Aquin, décédé en 1274 à
l’abbaye de Fossanova et canonisé par le pape Jean XXII en 1323 ; il est de Somme
théologique (1267-1273), œuvre écrite par l’auteur dans le but de fournir une synthèse
complète et systématique de la théologie en combinant la pensée philosophique avec la
doctrine chrétienne. Dans l’extrait qui nous intéresse, l’auteur aborde le thème du rapport
entre la théologie et la philosophie. Pourquoi la théologie a-t-elle besoin de la philosophie ?
Ainsi, pour Thomas d’Aquin, la théologie n’a pas besoin de la philosophie par nécessité, car
elle tire ses principes directement de Dieu par la révélation. Cependant, la théologie utilise la
philosophie pour compléter sa compréhension des vérités qui dépassent la raison humaine ou
encore comme outil pour mieux comprendre et expliquer le contenu de la foi. Quel est le rôle
de la raison dans la compréhension des vérités révélées ? La théologie (foi) doit-elle primer
sur la philosophie (raison) ?

Thomas d’Aquin soutient que la philosophie est au service de la théologie et pour étayer son
point de vue il avance plusieurs arguments. D’abord, il affirme que la théologie ne tire pas ses
principes des autres sciences, mais directement de Dieu par la révélation. Ainsi, la théologie

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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

n’a pas besoin de la philosophie par nécessité, mais elle utilise cette discipline pour rendre
plus complète sa compréhension des vérités qu’elle traite.

De plus, il note que : «elle ne reçoit rien des autres sciences comme si elles lui étaient
supérieures, mais use d’elles comme d’inférieures et de servantes ; c’est ainsi que les
sciences architectoniques usent des sciences qui traitent des services subordonnés : par
exemple la science politique de la science militaire. » comme pour dire que l’utilisation de la
philosophie par la théologie est justifiée par le fait que la théologie peut recevoir quelques
chose des disciplines philosophiques, cependant, cela ne signifie pas que la théologie est
inférieure à la philosophie. Au contraire, la théologie utilise la philosophie comme une
servante ou une discipline subordonnée servant juste à approfondir sa propre réflexion.

Troisièmement, La raison pour laquelle la théologie se sert des disciplines philosophiques est
expliquée par le défaut de notre intelligence. Notre raison naturelle, qui est à l’origine des
autres sciences, nous permet de comprendre certaines vérités par la seule utilisation de notre
raison. Cependant, pour accéder aux vérités qui dépassent la raison et qui sont traitées par la
théologie, notre intelligence a besoin d’être guidée plus facilement par la main, c’est-à-dire
par l’utilisation de la philosophie : «La raison pour laquelle la théologie se sert ainsi des
disciplines philosophiques n’est pas qu’il y aurait en elle du défaut ou de l’insuffisance : cela
est dû au défaut de notre intelligence qui, à partir de ce qui est connu par la raison naturelle
(de laquelle procèdent les autres sciences) est conduite plus facilement par la main aux
vérités dépassant la raison dont traite cette science. » Ainsi, le rapport entre la théologie et la
philosophie repose sur le fait que la théologie utilise la philosophie pour approfondir sa
compréhension des vérités révélées par Dieu. La philosophie n’est pas supérieure à la
théologie, mais elle lui est subordonnée et lui sert de support dans son processus de réflexion.
Telle est le point de vue de Thomas d’Aquin. Toutefois, la théologie (foi) doit-elle primer sur
la philosophie (raison) ? Ne dit-on pas de la philosophie qu’elle est la mère des sciences ?

Lorsque nous jetons un regard superficiel sur le point de vue de notre auteur, nous sommes
tentés de croire qu’il est à l’abri de toute tentative de remise en question. Mais à y jeter un
regard plus profond, nous constatons qu’il ne manque pas de limites et qu’il mérite une remise
en question. S’agissant de la connaissance humaine, soulignons qu’elle nait de la raison et non
de la foi. La foi ne suffit pas à elle seule à établir une réelle connaissance de la nature. Si elle
peut affirmer certaines choses, elle ne peut néanmoins pas les démontrer. La véritable science
est rationnelle.

Thomas d’Aquin en démontrant l’existence de Dieu, le fait de manière rationnelle. Ce n’est ni


par la foi, ni par une simple croyance, qu’il affirme l’existence de Dieu, mais au terme d’une
démonstration rationnelle qui fait apparaitre la nécessité de l’existence de Dieu. En effet,
Thomas d’Aquin constate d’abord l’existence d’êtres finis, pour montrer ensuite que la cause
des êtres finis est nécessairement un être infini, à savoir Dieu. Finalement, nous pouvons
conclure que le mode de connaissance spécifiquement humain est la raison, qui permet de

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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

parvenir à des vérités démontrées et en harmonie avec les règles de la logique. Thomas
d’Aquin

La philosophie joue un rôle fondamental dans le développement de la pensée rationnelle et de


la méthode. Elle a été la discipline précurseur de nombreuses sciences modernes, car elle a
posé les bases de la réflexion logique, de la recherche de la vérité et de la compréhension du
monde. D’après Albert CAMUS « La philosophie est un dialogue constant entre l’homme et
le monde, une quête de sens et de vérité qui nous aide à donner du sens à notre existence et à
orienter nos choix. » Tout ceci a valu à la philosophie le qualificatif de « mère des
sciences ». Vue sous cet angle, la philosophie ne saurait être la « servante » d’une autre
science.

Cependant, cette tentative de questionnement ou de remise en question du point de vue de


l’auteur peut-elle nous amener à discréditer ou à ignorer son intérêt philosophique ?

Malgré les limites ci-haut soulevées, le texte de Thomas d’Aquin garde toute sa pertinence et
sa validité. En effet, son intérêt philosophique réside tout d’abord dans sa proposition selon
laquelle la philosophie peut servir de moyen facilitant l’accès aux vérités théologiques qui
dépassent la simple raison humaine. En reconnaissant les limites de notre intelligence face
aux mystères divins, Thomas suggère que la philosophie peut agir comme un outil permettant
d’approfondir notre compréhension des vérités révélées. De plus, en comparant la relation
entre la théologie et la philosophie à celle entre une science subordonnées, l’auteur met en
avant l’idée d’une hiérarchie intellectuelle ou la philosophie occupe une place subordonnée
mais néanmoins essentielle. Cette vision hiérarchique invite à réfléchir sur les différentes
strates de connaissance et sur la complémentarité des disciplines intellectuelles dans notre
quête de vérité.

En somme, notre préoccupation au début de cet exercice était de savoir pourquoi la théologie
a besoin de la philosophie. Il en ressort que, d’après l’auteur, la théologie n’a pas besoin de la
philosophie par nécessité, car elle tire ses principes directement de Dieu par la révélation.
Cependant, la théologie utilise la philosophie pour compléter sa compréhension des vérités
qui dépassent la raison humaine ou encore comme outil pour mieux comprendre et expliquer
le contenu de la foi. Autrement dit, d’après l’auteur, la théologie a besoin de la philosophie
car elle est le garant de la compréhension de ses vérités. Cependant, une telle posture n’est pas
passée sans encombre puisque nous avons questionné la théologie comme discipline
supérieure à la philosophie et nous avons mis en avant le fait que la philosophie soit
considérée comme la mère des sciences. Malgré ces limites, nous avons trouvés que ce texte
revêt un intérêt philosophique tout d’abord dans sa proposition selon laquelle la philosophie
peut servir de moyen facilitant l’accès aux vérités théologiques qui dépassent la simple raison
humaine et aussi une vision hiérarchique qui invite à réfléchir sur les différentes strates de
connaissance et sur la complémentarité des disciplines intellectuelles dans notre quête de
vérité.
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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

Texte 2 : L’essence de Dieu nous est-elle accessible ?

Le texte soumis à notre analyse est de Saint Thomas d’Aquin, également connu sous le nom
de Thomas Aquinas et l’un des philosophes et théologiens les plus influents de l’histoire de la
pensée occidentale, né en 1225 au château de Roccasecca près de d’Aquin, décédé en 1274 à
l’abbaye de Fossanova et canonisé par le pape Jean XXII en 1323 ; il est de Somme
théologique (1267-1273), œuvre écrite par l’auteur dans le but de fournir une synthèse
complète et systématique de la théologie en combinant la pensée philosophique avec la
doctrine chrétienne. Dans l’extrait qui nous intéresse, l’auteur aborde le thème de Dieu et son
essence et soulève le problème de la capacité de l’homme à percevoir l’essence de Dieu.
Ainsi, pour Thomas d’Aquin, les bienheureux peuvent voir l’essence de Dieu, mais les âmes
humaines ne peuvent pas le faire pendant leur vie terrestre en raison de leurs limitations
naturelles. Peut-on affirmer sans risque de nous tromper que la nature de l’âme humaine, liée
à une matière corporelle, limite effectivement sa capacité à percevoir les réalités non
matérielles comme l’essence divine ?

L’opinion de l’auteur sur les limites du pouvoir de la raison humaine semble être que la raison
humaine, en raison de sa nature liée à la matière corporelle, est limitée dans sa capacité à
percevoir des réalités non matérielles comme l’essence divine. Il soutient qu’ « Il faut donc
absolument admettre que les bienheureux voient l’essence de Dieu », ce qui veut dire en
d’autres termes que seuls les saints peuvent voir Dieu dans son essence, aussi que cette
capacité est possible parce qu’ils ont quitté cette vie mortelle. Raison pour laquelle il poursuit
en disant : « Un homme, en tant qu’homme, ne peut pas voir Dieu dans son essence, à moins
qu’il n’ait quitté cette vie mortelle ». L’auteur justifie cette thèse en affirmant que « La
raison en est que la manière de connaître est relative à la nature du sujet
connaissant ».Comme notre âme existe dans une matière corporelle pendant sa vie terrestre,
elle est limitée à connaitre naturellement seulement les réalités matérielles ou ce qui peut être
connu à partir de ces réalités : Les réalités matérielles ne peuvent pas révéler l’essence divine,
et donc l’âme humaine ne peut pas la percevoir sauf si son hôte venait à quitter le monde des
mortels.

D’un second abord, nous observons que Thomas d’Aquin fait quand même une
reconnaissance du désir naturel de l’homme de connaitre Dieu et que ce désir serait vain si
l’homme ne pouvait pas percevoir l’essence divine. Ainsi, il affirme : « Si (…) l’intellect de
la créature raisonnable ne pouvait pas atteindre la cause des choses, son désir naturel serait
vain ». Cela soulève la question de savoir s’il est possible pour l’homme, même pendant sa
vie terrestre, de parvenir à une connaissance de l’essence divine d’une manière différente de
celle proposée par Thomas d’Aquin : N’y a-t-il pas une condition par laquelle l’homme peut
accéder à l’essence de Dieu ?

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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

Lorsque nous jetons un regard superficiel sur le point de vue de notre auteur, nous sommes
tentés de croire qu’il est à l’abri de toute tentative de remise en question. Mais à y jeter un
regard plus profond, nous constatons qu’il ne manque pas de limites et qu’il mérite une remise
en question. Les humains sont perçus comme incapables de saisir pleinement l’essence de
Dieu d’après Thomas d’Aquin mais il est important de préciser que les conditions d’accès à
l’essence de Dieu varient selon les croyances religieuses et les traditions théologiques.
D’abord, Dans le christianisme, par exemple, l’accès à l’essence de Dieu est associé à la foi et
à la révélation. Les chrétiens croient que Dieu s’est révélé à l’humanité à travers les Écritures
saintes et l’incarnation de Jésus-Christ. Par conséquent, la foi en Dieu et en sa révélation est
considérée comme une condition essentielle pour approcher son essence. De plus, la prière, la
méditation et la contemplation sont présentées comme des moyens par lesquels les croyants
peuvent se rapprocher de Dieu et expérimenter sa présence.

Ensuite, dans l’islam, l’accès à l’essence de Dieu est également lié à la foi et à la soumission à
sa volonté. Les musulmans croient que Dieu (Allah) s’est révélé à travers le Coran et que la
pratique des enseignements du prophète Mahomet est essentielle pour se rapprocher de Dieu.
La prière quotidienne, le jeûne pendant le mois de Ramadan et le pèlerinage à la Mecque sont
considérés comme des moyens par lesquels les musulmans peuvent chercher la proximité
avec Dieu.

Malgré les limites ci-haut soulevées, le texte de Thomas d’Aquin garde toute sa pertinence et
sa validité. S’agissant de la capacité de l’homme à connaitre l’essence de Dieu, l’auteur
souligne que l’intellect humain, bien qu’il aspire naturellement à comprendre la cause des
choses, est limité dans sa capacité à appréhender l’essence divine. Ce texte soulève des
questions importantes sur les limites de la connaissance humaine et sur la nature de la réalité
divine. Il met en lumière la tension entre le désir naturel de l’homme de connaitre Dieu et les
limitations de son intellect et de sa condition terrestre. Ce débat remonte aux premiers
penseurs et continue d’être un sujet de réflexion profonde dans les traditions religieuses et
philosophiques.

En somme, notre préoccupation au début de cet exercice était d’analyser le problème de la


capacité de l’homme à percevoir l’essence de Dieu. Il en ressort que, d’après l’auteur, les
bienheureux peuvent voir l’essence de Dieu, mais les âmes humaines ne peuvent pas le faire
pendant leur vie terrestre en raison de leurs limitations naturelles. Autrement dit, d’après
Thomas d’Aquin, la raison humaine, en raison de sa nature liée à la matière corporelle, est
limitée dans sa capacité à percevoir des réalités non matérielles comme l’essence divine.
Cependant, une telle posture n’est pas passée sans encombre puisqu’en jetant un regard plus
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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

profond sur la question des conditions d’accès à l’essence divine, il nous a été donné de noter
que les conditions d’accès à l’essence de Dieu varient selon les croyances religieuses et les
traditions théologiques. Malgré ça, nous avons trouvés que ce texte revêt un intérêt
philosophique dans la mesure où il soulève des questions importantes sur les limites de la
connaissance humaine et sur la nature de la réalité divine. Il met en lumière la tension entre le
désir naturel de l’homme de connaitre Dieu et les limitations de son intellect et de sa
condition terrestre.

Texte 3 : Que faisait Dieu avant la création ?

Le texte soumis à notre analyse est de Saint Augustin, également connu sous le nom
d’Augustin d’Hippone et l’un des plus grands philosophes et théologiens de l’Eglise
catholique. IL est né à Thagaste, en Numidie (aujourd’hui Algérie) en 354 et est décédé à
Hippone (également en Algérie) en 430. Augustin est célèbre pour ses écrits théologiques et
philosophiques qui ont profondément influencé la pensée occidentale ; il est de Les
confessions (vers 400), livre XI, chap.12 et 13, traduction L. Moreau (1879), œuvre écrite par
l’auteur dans le but de partager son cheminement spirituel, sa conversion au christianisme et
sa relation personnelle avec Dieu. Dans l’extrait qui nous intéresse, l’auteur semble aborder le
thème de Dieu et soulever le problème de sa nature et son rapport au temps et à la création.
Ainsi, pour Augustin, Dieu, en tant que créateur du temps et de l’espace, existait
éternellement avant la création du monde, et que par conséquent, la question de ce qu’il faisait
avant la création n’a pas de sens dans le cadre de sa nature éternelle. Quelle est la relation
entre Dieu et le temps, considérant qu’il est l’architecte des temps passés, présents et futurs ?

Sur la question de la nature de Dieu en tant que créateur et sur la question du temps par
rapport à sa nature éternelle, Augustin mentionne que Dieu est le père de toute créature et
affirme que « avant de créer le ciel et de la terre, Dieu ne faisait rien », puisque toute action
de sa part aurait nécessairement créé quelque chose, ce qui serait alors une créature. Il est
évident que l’auteur en émettant cette idée entendait souligner la transcendance de Dieu par
rapport au temps et à l’existence même.

De plus, l’auteur met en lumière sa vision théologique du temps comme étant subordonnée à
l’éternité divine. En effet, il soutient que Dieu est l’artisan de tous les temps et qu’il précède
les temps passés par l’éminence de son éternité toujours présente : « vous dominez les temps à
venir, parce qu’ils sont à venir, et qu’aussitôt venus, ils seront passés. Et vous, « vous êtes
toujours le même, et vos années ne s’évanouissent point ». Ce passage du Psaume met en
avant l’éternité de Dieu et sa permanence au-delà du temps humain. Toutefois, qu’en est-il
des théories sur l’activité de Dieu avant la création?

Il existe des théories, issues de la pensée humaine, sur l’activité de Dieu avant la création.
Elles ne prétendent pas fournir des réponses définitives à la question de ce que Dieu faisait
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UE 112 : Histoire de la philosophie occidentale médiévale

avant la création, mais plutôt offrir des perspectives différentes sur cette question profonde et
mystérieuse. Nous pouvons citer entre autre la théorie de la nécessité métaphysique qui
stipule, d’après certains philosophes à l’instar de Gottfried Wilhelm Leibniz, que Dieu a créé
le monde par nécessité métaphysique, c’est-à-dire que la création du monde était inévitable en
raison de la nature même de Dieu. Selon cette théorie, avant la création, Dieu était engagé
dans un acte nécessaire de manifestation de sa nature.

Aussi, nous citons la contemplation divine souvent associée à des penseurs « mystiques » et
néo-platoniciens comme Plotin. D’après elle, Dieu était engagé dans une contemplation de sa
propre perfection et de sa propre essence.

Cependant, cette tentative de questionnement peut-elle nous amener à discréditer ou à ignorer


l’authenticité de la pensée de saint Augustin?

Ce texte est une réponse à la question philosophique de ce que Dieu faisait avant la création.
L’auteur déclare son incapacité à répondre de manière humoristique, mais refuse de se
moquer de la question profonde. Il affirme que Dieu, en tant que créateur de toute chose,
n’existait pas dans un état d’inaction avant la création, car toute notion de temps et
d’existence même était le produit de l’œuvre divine. Ainsi, l’auteur souligne que Dieu
transcende le temps et qu’il est éternellement présent, dominant à la fois le passé et le futur y
compris le présent. Ce texte soulève des questions fondamentales sur la nature du temps, de
l’existence et de la divinité. Il aborde la difficulté de concevoir l’idée d’un « avant »la
création dans un cadre où le temps et l’existence sont eux-mêmes des créations divines. Cela
invite donc à réfléchir sur les limites de la compréhension humaine face à des concepts aussi
vastes que l’éternité et la création divine.

En somme, notre préoccupation au début de cet exercice était d’analyser le problème de la


nature de Dieu et son rapport au temps et à la création. Il en ressort que, d’après l’auteur,
Dieu, en tant que créateur du temps et de l’espace, existait éternellement avant la création du
monde, et que par conséquent, la question de ce qu’il faisait avant la création n’a pas de sens
dans le cadre de sa nature éternelle. Toutefois nous nous interrogés sur les différentes théories
sur l’activité de Dieu avant la création mais cela n’a pas suffit pour discréditer la pertinence
de la pensée de saint Augustin au plan philosophique. En effet, ce texte est une réponse à la
question philosophique de ce que Dieu faisait avant la création. L’auteur déclare son
incapacité à répondre de manière humoristique, mais refuse de se moquer de la question
profonde. Il affirme que Dieu, en tant que créateur de toute chose, n’existait pas dans un état
d’inaction avant la création, car toute notion de temps et d’existence même était le produit de
l’œuvre divine. Ainsi, l’auteur souligne que Dieu transcende le temps et qu’il est
éternellement présent, dominant à la fois le passé et le futur y compris le présent. Ce texte
soulève des questions fondamentales sur la nature du temps, de l’existence et de la divinité. Il
aborde la difficulté de concevoir l’idée d’un « avant »la création dans un cadre où le temps et
l’existence sont eux-mêmes des créations divines. Cela invite donc à réfléchir sur les limites
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de la compréhension humaine face à des concepts aussi vastes que l’éternité et la création
divine.

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