Mf-Ing Stgi1 2019 - Copie
Mf-Ing Stgi1 2019 - Copie
DES FLUIDES
1
GENERALITES
2
1 Généralités
1.1 Définition de la mécanique des fluides
La mécanique des fluides est une science vaste et complexe qui couvre tous les aspects du
comportement des fluides (au repos et équilibre ou en mouvement (écoulement, déformations)), qu’ils
soient compressibles (gaz) ou incompressibles, visqueux ou non visqueux.
Elle peut, à certain égard, paraître très théorique et difficilement accessible. Mais, comme la plupart des
sciences physiques, elle s’inspire de phénomènes concrets pour établir des hypothèses, tirer des lois
générales et ensuite les appliquer à la solution de problèmes bien précis.
La mécanique des fluides est la partie de la physique qui étudie le comportement des fluides au repos
et en mouvement. La mécanique des fluides appliquée a pour objet l’application de cette étude à la
résolution des multiples problèmes que posent l’aménagement des plans d’eau, le transport et la
distribution de l’eau et d’autres fluides.
1.2.4 Hydraulique
L’hydraulique est une branche de la mécanique des fluides appliquée qui traite avant tout de l’eau. Elle
a pour objectif l’étude des liquides en mouvement.
1.2.5 Aérodynamique
Elle a pour but l’étude des phénomènes qui apparaissent lorsqu’il existe un mouvement relatif entre un
corps et le fluide qui le baigne. Le corps peut se déplacer dans le fluide immobile ou encore le corps
peut baigner dans le fluide en mouvement.
2 Définition du fluide
Il convient de classer les corps, tels qu’on les aperçoit à l’œil nu, selon qu’ils sont solides, liquides ou
gazeux. Les liquides et les gaz se distinguent des solides par leur manque de rigidité et leur propension
à couler, d’où leurs caractéristiques particulières. Un fluide est donc un milieu matériel continu,
3
déformable sans rigidité, qui peut s’écouler c’est-à-dire subir de grandes variations de forme sous
l’action de forces qui sont d’autant plus faibles que ces variations de formes sont plus lentes.
L’hypothèse générale de la continuité est qu’en chaque point M(x, y, z) et à chaque instant t, on puisse
définir un certain nombre de propriétés physiques telles que la pression P, la masse volumique , la
température absolue T etc..
La notion de fluide s’oppose à celle de solide. Cependant l’un et l’autre sont considérés comme formés
d’un grand nombre de particules matérielles extrêmement petites,
- qui sont solidement liées entre elles dans le cas des solides,
- qui sont libres de se déplacer les unes par rapport aux autres dans le cas des fluides.
La limite entre solide et fluide est parfois difficile à préciser. Certains états de la matière sont
intermédiaires entre les deux :
- ainsi l’asphalte s’écoule d’un tonneau renversé, mais garde une empreinte et se brise au choc,
- le verre en se fondant passe par toute une série d’états intermédiaires entre le solide et le
liquide.
Parmi les fluides on distingue les liquides et les gaz.
- Isotropie :
Les propriétés du milieu fluide en un point ne dépendent pas de la direction ;
- Homogénéité :
La nature du milieu matériel est le même en tout (d’un certain domaine) ;
- Mobilité :
Les fluides n’ont pas une forme propre comme les solides. Ils prennent les formes les plus diverses
notamment celle du récipient qui les contient où ils s’écoulent ;
- Compressibilité :
Elle permet de distinguer les liquides et les gaz. La compressibilité est très faible pour les liquides. Un
gaz au contraire occupe toujours le volume maximal qui lui est offert : c’est un fluide essentiellement
compressible (ou expansible).
1 V
=− (1.1)
V P
Par exemple :
- - pour l’eau = 0,5.10-9 m2 / N
- pour le mercure = 0,39.10-10 m2 / N
- Viscosité :
Le coefficient de viscosité est le paramètre qui traduit l’existence d’efforts tangentiels dans les liquides
en mouvement. Les fluides au repos n’opposent aucune résistance à une contrainte tangentielle.
Cependant, dès qu’il y a amorce d’écoulement, la cohésion des molécules se traduit par un freinage,
4
une résistance à cet écoulement ; on la dénomme résistance visqueuse. Certains liquides coulent
facilement comme l’eau et l’alcool éthylique ; ils sont relativement peu visqueux. D’autres, par contre,
comme les huiles épaisses, la glycérine et la mélasse, sont très visqueux et résistent davantage à
l’écoulement. Dans le cas des gaz, la résistance à l’écoulement est particulièrement faible à cause de
leur cohésion minime. La résistance visqueuse qu’offre un fluide à l’écoulement traduit cette propriété
qu’on appelle la viscosité.
Cependant dans un certain nombre de configurations, cette résistance provoquant des phénomènes de
dissipation ou de frottements s’opposant au mouvement restera faible et il sera donc possible de la
négliger. Les fluides qui bénéficient de cette simplification sont dits fluides idéaux ou fluides parfaits.
Dans la réalité il n’existe pas de fluide parfait, l’hélium liquide est une exception car il se comporte
pratiquement comme un fluide parfait (viscosité nulle).
La viscosité traduit l’existence d’efforts tangentiels dans les fluides en mouvement. Si l’on considère une
couche d’un fluide quelconque, soit d’un gaz ou d’un liquide simple, retenue entre deux plaques lisses,
horizontales, (figure 1) de surface S, distantes de l’une de l’autre de y1. La plaque inférieure étant
immobile, si on applique à la plaque supérieure une légère force horizontale F, on observe que cette
plaque acquière presque instantanément une vitesse constante v 1. On peut donc conclure qu’une force
de résistance provenant du fluide vient équilibrer la force F : c’est la résistance visqueuse qu’exerce le
fluide. La force nécessaire pour produire le mouvement du fluide est donc donnée par la relation
suivante :
v1 (1.2)
F = S
y1
F dv (1.3)
==
S dy
5
Figure 1 : Résistance visqueuse exercée par un fluide.
Le paramètre noté est le coefficient de viscosité dynamique appelé encore viscosité dynamique ou
viscosité absolue, ou encore de cisaillement. L’analyse dimensionnelle montre qu’il a pour dimension
[ML-1T-1]. Dans le système international (SI), on utilise le Poiseuille (N s /m2) ou le Pascal-seconde
(Pa.s). Dans les formulaires on exprime souvent la viscosité dynamique en unité C.G.S, c’est-à-dire en
poises (dyne s /cm2) et en centipoises. Dans le système Anglo-saxon, la viscosité s’exprime en livres
seconde par pied carré (pound second per square foot :lb sec/sq ft).
Notons que 1 Pl = 10 Po.
La détermination de la viscosité dynamique étant une opération longue et délicate, on utilise
industriellement le coefficient de viscosité cinématique, encore appelé viscosité cinématique, noté , qui
est le rapport entre la viscosité dynamique et la masse volumique notée .
Les dimensions de sont [L2T-1]. Il s’exprime en m2/s dans le système international. Dans le système
C.G.S., l’unité correspondante est le stoke (St) soit cm2/s. On emploie ordinairement le centistoke (un
stoke est égal à 10-4 m2/s).
La viscosité cinématique est mesurée au moyen de viscosimètres.
En Europe, on emploie habituellement le viscosimètre Engler ; la viscosité est mesurée en degrés
Engler, °E ou secondes Engler.
Aux Etats-Unis, on emploie ordinairement le viscosimètre Saybolt Furol pour les viscosités moyennes et
le viscosimètre Saybolt Universal pour les hautes viscosités ; la viscosité est mesurée en sSU (second
Saybolt Universal) ou en sSF (second Saybolt Furol).
En Angleterre, on emploie le viscosimètre Redwood Standard pour les hautes viscosités et le
viscosimètre Redwood Admiralty pour les moyennes viscosités ; la viscosité est mesurée en sRA
(second Redwood Admiralty) ou en sRS (second Redwood Standard).
Il existe de nombreuses relations approchées entre les différentes unités utilisées, par exemple celle de
UBBELOHDE utilisée couramment :
Le tableau 3 établit la relation de toutes ces unités de viscosité entre elles, et permet de les réduire en
centistokes.
Il existe encore des unités telle que l’unité SAE (Society of Automotive Engineers), la plus utilisée dans
l’industrie automobile. Les équivalences approchées pour la température de 50°C sont exprimées dans
le tableau 2
6
Tableau 2 : Viscosités cinématiques exprimées en unité SAE
Remarque
1 Les fluides qui respectent l’équation 1.3 sont dits fluides newtoniens. La plupart des liquides et des
gaz usuels (eau, alcools glycérine, etc..) que nous étudierons sont newtoniens ou classiques c’est à dire
isotropes et homogènes en général.
2 Bien d’autres milieux fluides se présentent à notre attention mais dont le comportement offre de
grandes différences avec celui des fluides classiques. Tels sont les fluides non newtoniens dont la
technique moderne met à notre disposition de nombreux exemples : solutions colloïdales, latex,
peintures, polymères, les fluides polyphasiques, suspensions de particules fines (aérosols) solides,
liquides ou gazeuses dans un autre fluide.
D’autres substances, comme la mayonnaise et la pâte dentifrice, exigent une certaine contrainte avant
de céder et de couler ; leur masse conserve alors l’aspect d’un solide tant que la contrainte n’a pas
atteint une valeur critique c et coule par la suite. C’est aussi le cas des argiles, des sables mouvants et
des boues qu’on trouve dans les stations d’épuration des eaux usées. Les courbes de la figure 2
illustrent ces divers types de comportement.
%
7
3 La viscosité sans qualificatif indique la viscosité dynamique et il faut ajouter le qualificatif quand il
s’agit de la viscosité cinématique.
4 Notion de la particule
Pour l’étude du mouvement d’un fluide, l’on considère la particule fluide. C’est à dire pour suivre
l’évolution du fluide, on isole par la pensée des petits éléments n’ayant aucune réalité physique appelés
particules. Et on leurs applique les principes généraux de la mécanique et de la thermodynamique. Ces
principes se ramènent aux trois principes de conservation suivants :
- principe de conservation de la masse (il se traduit par l’équation de continuité),
- principe de conservation de la quantité de mouvement (il se traduit par les équations des quantités de
mouvement ou l’équation fondamentale de la dynamique),
- principe de conservation de l’énergie (premier principe de la thermodynamique).
Bien entendu, pour écrire ces équations fondamentales et poser sous forme mathématique complète un
problème de mécanique des fluides, il faut auparavant connaître les informations sur :
- la nature des forces (forces intérieures, extérieures, de surfaces et de volumes (champs de forces :
pesanteur, magnétique, etc.…)),
- les énergies mises en jeu,
- la nature du fluide,
- la nature des conditions aux frontières (condition aux limites et initiales).
Remarque
La grandeur de la particule est une notion tout à fait subjective car elle dépend du problème qu’on
étudie et des instruments qu’on utilise. Ce choix est lié à une notion d’échelle tout à fait relative. Ainsi
dans les problèmes d’aérologie, la particule fluide aura des dimensions évaluées à l’aide du décimètre
ou du mètre et sa vitesse moyenne sera calculée sur une moyenne temporelle de 1 minute par
exemple. Dans l’étude de la couche limite, la particule sera beaucoup plus petite, elle aura des
dimensions de l’ordre d’une fraction de micron, et sa vitesse sera déterminée pour un temps de 1/100
de seconde par exemple.
8
Tableau 3 : Equivalence entre différentes unités de viscosité cinématique.
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A1 - Masse volumique et Densité
La masse volumique d’un corps est la quantité de matière contenue dans un mètre cube de ce corps.
Elle est notée généralement et a pour unité kg.m-3. La densité d’un corps est définie comme étant le
rapport entre la masse volumique de ce corps et la masse volumique d’un corps de référence.
- aux températures ordinaires, la masse volumique de l’eau vaut 1000 kg.m-3.
- au voisinage de 0°C, la masse volumique de l’air vaut 1,293 kg.m-3.
Pour les corps solides et liquides, le corps de référence est l’eau, tandis pour les corps gazeux, la
référence est prise par rapport à l’air.
A2 - Pression
La pression est la force exercée par unité de surface. Elle s’exprime en Pascal (Pa) en SI. Mais
plusieurs unités dérivées sont utilisées.
- Le bar (1 bar = 105 Pa)
- L’atmosphère (1 atm = 1,013 bar)
- Le millimètre de mercure (1 atm = 760 mm Hg ; 1 bar = 750 mm Hg)
- Le millimètre d’eau (1 mm CE = 9,806 Pa)
- Le torr (1 atm = 760 torr)
- Le psi (pound square inch) qui vaut 6894,75 Pa.
Remarque
On peut distinguer plusieurs types de pressions dont les plus couramment utilisées sont : la pression
absolue, effective, relative, atmosphérique, partielle, etc..
A3 - Dimensions et Unités
Les dimensions et les unités des principales dérivées sont données dans le tableau 4.
10
Chapitre
2
CINEMATIQUE DES FLUIDES
11
La cinématique des fluides étudie le mouvement des particules de fluide, abstraction faite des forces qui
les produisent.
z
dy
dz
x dx
Figure 2.1
12
u
vv
w
M (x, y, z, t )
M 0 (x 0 , y 0 , z 0 , t 0 )
x
Figure 2.2
x0, y0, z0, t sont les variables de LAGRANGE et x, y, z sont fonction des variables de LAGRANGE.
Dès lors les trajectoires sont définies par les équations différentielles suivantes :
dx dy dz
= = = dt (2.2)
u ( x, y, z , t ) v( x, y, z , t ) w( x, y, z , t )
Remarque
On peut définir la vitesse instantanée de la particule et son accélération.
1 - Vitesse de la particule
r
V = = V (t , M 0 )
t r0 (2.3)
ou encore notation indicielle
xi ( x 0 , y 0 , z 0 , t )
ui =
t
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2 - Accélération de la particule
V (2.4)
= = (M 0 , t )
t r0
2 xi ( x 0 , y 0 , z 0 , t )
i =
t2
- Trajectoire
Dans un système de référence quelconque, on appelle trajectoire d’une particule M, la ligne
géométrique des positions prises par la particule au cours du temps.
Expérimentalement
On peut observer cette trajectoire en introduisant dans le fluide des particules solides de même densité
que le fluide. Chacune d’elles est entraînée dans un mouvement comme le serait la particule fluide
qu’elle remplace.
- Ligne d’émission
On appelle ligne d’émission relative à un point A de l’espace et à l’instant t, le lieu des points occupés à
cet instant par toutes les particules fluides qui sont passées en A au cours du mouvement.
Expérimentalement
Pour matérialiser une ligne d’émission, on place en un point A pendant un écoulement un tube capillaire
qui émet un filet coloré de liquide ou une fumée ayant la même densité que le fluide.
La ligne d’émission est la ligne colorée (qu’on observe quand on visualise l’écoulement) qui se déforme
au cours du temps alors que la trajectoire se prolonge mais ne se déforme pas.
3 Description d’EULER
En pratique les particules ne conservent pas longtemps leur individualité en raison de la diffusion
moléculaire et il est difficile de définir leur trajectoire. Il est donc préférable de fixer son attention sur un
point M fixe de l’espace.
Aussi la vitesse en un point est-elle une quantité plus intéressante à connaître.
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Considérons qu’à l’instant t, il y a en M une particule de vitesse v . A l’instant t + dt, c’est une autre
particule qui s’y trouve, avec une vitesse généralement différente.
On a donc au point M à l’instant t :
dx dy dz
= = (2.6)
u(x,y,z,t 1 ) v(x,y,z,t 1 ) w(x,y,z,t 1)
En général la vitesse v en un point M change avec le temps ; les lignes courant changent donc de
forme avec le temps.
Toutes les lignes de courant qui s’appuient sur une courbe fermée constitue un tube courant. Si le tube
est de section infiniment petite on a un filet de courant.
La frontière d’un écoulement constituée par une paroi solide immobile imperméable est toujours une
ligne (ou surface) de courant.
Remarque
En général ces diverses lignes ne sont pas confondues. On peut dire par exemple :
- que les lignes de courant donnent une image des directions de vitesse aux différents points à un
instant donné,
- tandis que les trajectoires donnent une image des directions de vitesses prises successivement au
cours du temps par une même particule.
dx i
u i ( x j ,t ) =
dt
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Cette relation donne un système d’équations différentielles indépendantes permettant de connaître les
trois variables inconnues (xj, t) qui représentent les conditions de la particule.
Par exemple en coordonnées cartésiennes, l’équation s’écrit :
dx dy dz
dt = = =
u(x,y,z,t) v(x,y,z,t) w(x,y,z,t)
Remarque
1 - L’accélération est telle que :
du u (x + dxi , t + dt ) − u j (xi , t )
j = j = j i
dt dt
Or
uj uj
u j (xi + dxi , t + dt ) = u j (xi , t ) + dxi + dt
xi t
d’où :
du j u j dx i u j
j = = +
dt x i dt t
dxi
= ui
dt
Ainsi
du j uj uj (2.7)
j = = ui +
dt xi t
2 - Autre forme de
V V2 (2.8)
= + grad + + V
t 2
du j Du j
= est appelée dérivée particulaire.
dt Dt
Les variables d’EULER bien que paraissant plus complexes sont employées parce que plus commode à
utiliser.
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Soit le mouvement de la particule dans le référentiel suivant.
e3
z
On supposera que le centre de
G
gravité G bouge. e2
e1
Au cours du mouvement
M → M'
G → G'
A l’instant t on caractérise
xi
u i (x j , t )
G
e’3 e3 xi + dxi
u i (x j + dx j , t )
M
M
M’
e’2
e2
e’1
e1
A l’instant t+dt
xi + ui (x j , t ) dt
ui (x j , t )
G'
xi + dxi + ui (x j + dx j , t ) dt
ui (x j + dx j , t )
M'
On pose e i = dx i
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On a
G ' M ' = e'i = ei + u i (x j + e j , t ) − u i (x j , t ) dt
(G bouge)
or
ui
ui (x j + e j , t ) = ui (x j , t ) + dx j
x j
ui
e'i = ei + e j dt
x j
ui
exprime la déformation de la particule.
x j
ui (2.9)
= aij + bij
x j
avec
1 ui u j
qui représente le tenseur symétrique (2.10)
aij = +
2 x j xi
1 ui u j (2.11)
bij = − qui est le tenseur antisymétrique.
2 x j xi
u1
g3 g2
x1 0 − w3 w2
u 2
aij = g 3 g1 bij = w3 0 − w1
x2
u3 − w2 w1 0
g2 g1
x3
18
On note :
1 u3 u 2 1 u3 u 2
g1 = + w1 = −
2 x2 x3 2 x2 x3
1 u1 u3 1 u1 u3
g2 = + w2 = −
2 x3 x1 2 x3 x1
1 u u 1 u u
g 3 = 2 + 1 w3 = 2 − 1
2 x1 x2 2 x1 x2
Remarque
1 - Le vecteur tourbillon dont on explicitera plus tard a les mêmes composantes que le tenseur bij.
2 - La déformation peut être décomposée en deux composantes :
- une déformation dite propre : contraction ou une dilatation.
- une rotation
Soit
V (u 'i ) , composante de la vitesse au point M.
VG (ui ) , composante de la vitesse au point G.
Ainsi la vitesse VM au point M peut s’écrire :
VM = VG + G GM + D (2.12)
Remarque
VG : vitesse au point G
G GM : vitesse due à la rotation
: vitesse due à la déformation
D
1
G = rot VG
2 : vecteur tourbillon
Si D dérive d’un potentiel, on peut écrire :
D
aij e j = = composante du vecteur gradD (On suppose le potentiel égal à D)
ei
Autrement :
VM = VG + G GM + gradD (2.13)
19
5 Les écoulements
5.1 Les écoulements permanents
Un écoulement est dit permanent si le champ de vitesse, de pression et de la masse volumique sont
indépendants du temps.
Les composantes ui de la vitesse ne dépendent que de xi . Les lignes de courant sont indépendantes du
temps et sont confondues avec les trajectoires et les lignes d’émission.
1 t +T
u1 =
T
t
u1 d t
1 t +T
1 t +T p = T p dt
u 2 =
t
u2 d t 1 t +T
T t
= dt
1 t +T T t
u 3 = T
t
u3 d t
6 Equation de continuité
L’équation de continuité traduit le principe de conservation de la masse. L’augmentation de masse
pendant un certain temps, du fluide contenu dans un volume donné, doit être égale à la somme des
masses de fluide qui y entrent, diminuée de celles qui en sortent.
Considérons un milieu continu, homogène ne présentant ni source, ni puits. Considérons un
parallélépipède élémentaire de dimension dx1, dx2, dx3.
On considère le volume qui entre par la face AD au temps dt.
x3
D
C
dx1
A dx3 B
( u 2 )
u2 u2 + dx2
x2
dx2
x2
x1
Figure 2.6
20
Au temps dt, suivant la direction (x1), le volume du fluide qui entre par la face AD ainsi que sa masse
sont :
volume = u1 d x2 d x3 d t
masse = u1 d x2 d x3 d t
La masse perdue selon (x1) s’écrit :
( u1 )
d x1 d x2 d x3 d t
x1
Si on tient compte de toutes les autres directions (x2) et (x3), la masse totale perdue pendant l’instant dt
est dm telque :
( u1 ) ( u2 ) ( u3 )
dm = + +
x3 1 2 3
d x d x d x dt
x1 x2
dm = − dt d x1 d x2 d x3
t
( u1 ) ( u2 ) ( u3 ) (2.14)
+ + + =0
t x1 x2 x3
soit encore
+ div( u ) = 0 (2.15)
t
Remarque
1 - en utilisant la dérivée particulaire d’une intégrale, on aboutit à l’équation de continuité.
On sait que la masse s’écrit :
m = dV
V
Dm
Dt
=
V t
( )
dV + u, n ds = 0
S
or
21
(u , n ) ds =
S V
div( u ) dv
Ce qui permet d’écrire que
+ div( u ) dv = 0
Dm
=
v t
Dt
d’où
+ div( u ) = 0
t
D
+ ..u = 0
Dt
=0
t
( )
div V = 0 (2.16)
(u ) = 0
ou encore
.u = 0 (2.18)
22
Remarque
Si le champ de vitesse dérive d’un potentiel
V = grad
2 2 2 (2.19)
+ + =
x12 x2 2 x3 2
ou encore
= 0
(2.20)
23
Chapitre
3
DYNAMIQUE DES FLUIDES
HYDROSTATIQUE
24
La dynamique des fluides étudie les relations entre les forces et les mouvements des particules fluides.
D’une manière générale, les propriétés visqueuses des fluides newtoniens sont caractérisées par deux
paramètres et .
L’expérience de couette permet de mettre en évidence l’existence de forces de viscosité tangentielle.
Figure 3.1
Si le cylindre extérieur est entraîné un moteur avec la vitesse angulaire constante, on constate que le
cylindre intérieur à tendance à tourner dans le même sens.
Pour le maintenir immobile, il faut appliquer un couple C de sens opposé.
La distance e entre les deux cylindres étant petite devant le rayon moyen r, on peut schématiser
l’expérience en considérant un plan mobile P’ se déplaçant parallèlement à un plan fixe P parallèle à
l’axe 0x, de surface S = 2 r h, à la distance e et avec la vitesse
V=r
Sur la plaque fixe P s’applique une force parallèle à P. C’est une force de frottement due à la présence
du fluide intermédiaire.
On note que, tant que reste inférieur à une valeur critique c, l’expérience montre que la force(F)
sv
varie proportionnellement au terme , et on peut écrire :
e
sv (3.1)
F =
e
25
F v (3.2)
0 = =
s e
Explication
Sous l’action de ce frottement, il s’établit dans le fluide en état de mouvement tel que les couches qui se
trouvent en contact direct avec les plaques qui ont la même vitesse qu’elles (adhérence aux plaques)
tandis que les couches intermédiaires glissent les unes sur les autres avec des vitesses proportionnelle
() à leur distance y à la plaque fixe.
La vitesse du fluide varie donc de 0 à V quand y croît de 0 à e et comme la distance e est petite, le profil
v
des vitesses dans l’entrefer peut se confondre avec sa tangente de sorte que représente le gradient
e
du
transversal (d’une manière exacte dans le cas de deux plans, d’une manière approchée dans le
dy
cas de deux cylindres).
On peut donc écrire :
du
0 =
dy
C’est l’expression à laquelle se réduit la composante tangentielle :
u v
xy = +
y x
Elle s'exprime en S.I en Poiseuille (Pl) , en Pa.s ou encore en kg/m.s ; et en Poise (Po) en C.G.S.
En dynamique des fluides, il s’introduit en général la quantité = appelée viscosité cinématique.
Tableau1 : Dimension de µ et de
C.G.S S. I
Viscosité dynamique Poise (Po) Poiseuille (Pl)
(µ) = g/ cm.s = kg/m.s= Pa.s
= 10 poises
Viscosité cinématique Stokes (St) Myriastokes (maSt)
() = cm²/s = 104 stokes = m²/s
26
Tableau 2 : Exemples de viscosité dynamique de quelques fluides usuels.
Dans l’industrie la viscosité, notamment la cinématique est déterminée à l’aide des viscosimètres de
nature différente selon les pays. Pour les huiles par exemple, on utilise le degré Engler (°E), les
secondes SAYBOLT ou bien encore l'unité SAE.
Il existe des correspondances entre les différentes unités utilisées, par exemple celle de
UBBELOHDE.
Remarque
Le domaine de variation de la viscosité est très étendu car il s’étend de 0 pour l’hélium II (T<2,2°K) à
l’infini pour un solide parfaitement rigide. Comme pour le frottement, on ne peut parler de viscosité
négative.
De manière générale, la viscosité absolue est fortement dépendante de la température et peu de la
pression.
2 Notion de Contrainte
Soit un domaine D de fluide limité par une surface fermée S.
n
N
S
T t
ds
Figure 3.2
27
Les forces intérieures sont d’origine moléculaire. Les actions moléculaires étant des fonctions
rapidement décroissantes des distances entre molécules, on admet qu’elles se réduisent à des actions
du milieu extérieur sur la surface limitant le domaine.
Ces forces intérieures se résument à des forces de surface à raison de ds sur un élément, de
surface entourant un point M.
On appelle ainsi Contrainte sur l’élément de surface considérée, la force unitaire qu’exerce sur cette
surface le fluide extérieure sur
le fluide intérieur.
Cette force unitaire notée a pour expression
dF
=
ds
On appelle t (contrainte tangentielle) la projection de sur le plan tangentiel à la surface.
t = = t .t (appelée aussi contrainte de cisaillement ou de glissement).
De façon analogue, on définit une contrainte normale n
n = n .n
dFt du (3.4)
= = (Loi de Newton)
ds dn
dv
=
dn
Remarque
du
= f introduit une hypothèse de linéarité entre et la vitesse.
dn
Tous les fluides qui établissent une linéarité entre et la vitesse sont dits newtoniens.
Dans ces fluides, on peut classer : l’eau, des gaz, des métaux liquides, des huiles et des alcools.
Si la loi de comportement est différent, on parle de fluide «non newtoniens» dont :
- Les fluides plastiques : ce sont les graisses, les lubrifiants, le ciment liquide etc.
- Les fluides pseudo - plastiques : ce sont les vernis, colles universelles, certaines protéines etc.
- Les fluides dilatants
: ce sont les amidons dans l’eau, les sables humides.
Dans la pratique, sera plutôt défini par un tenseur de contrainte dont les composantes sur les axes
de coordonnées cartésiennes forment les 9 éléments d’une matrice symétrique.
28
ij = − P + ' k ij + 2 aij
(3.5)
xk
ij = (− P + ' akk ) ij + 2 aij
Rappel
k
a kk = = div V
xk
ij = 1 si i = j
ij = 0 si i j
et ’ sont deux paramètres caractérisant les propriétés visqueuses des fluides (on a le frottement
interne).
Les expressions précédentes peuvent se traduire par la relation vectorielle simple :
= −P n +
u u u (3.6)
ij = i + j + ' ij k
x j xi xk
- Composantes normales :
u
xx = − P + xx = − P + 2 + ' divV
x
v
ij = n = − P + ii yy = − P + yy = − P + 2 + ' divV
y
w
zz = − P + zz = − P + 2 + ' divV
z
29
- Composantes tangentielles :
u v
xy = yx = xy = yx = +
y x
v w
ij = ij (aveci j ) yz = zy = yz = zy = +
z y
xz = zx = xz = zx = w + u
x z
Remarque
Si le fluide est au repos, ou s’il n’y a pas de déformation des particules, les composantes tangentielles
ij disparaissent et ij prend la même valeur dans toutes les directions.
Le tenseur de contrainte se réduit à :
− P 0 0
= 0 −P 0
0 0 − P
Autrement :
= −P n
4 Equation du mouvement
Etudions les forces qui agissent sur une (élément de volume) particule de masse volumique .
- La particule est soumise aux forces de volume.
Fv = f dv
volume
Exemple
Si c’est la pesanteur, f = g
- Les éléments extérieurs agissent sur les éléments intérieurs (Force de contact)
n
Figure 3.3
30
Cette force est une traction si .n 0
Cette force est une contraction si .n 0
Ainsi :
F = .ds
s
- Les forces d’inertie par rapport à l’accélération et au volume
Fi = dv
v
ij
or .ds = div .dv et div ij =
s v xj
En notation indicée, on a de façon générale :
1 ik (3.7)
i = fi +
xk
1
= f + div
En coordonnées Eulériennes, on a :
ui ui 1 ij
+uj = fi +
t xj xj
Fluides newtoniens :
ij = − P ij + ij
ij P ij
=− +
xj xi x j
du i U P ij
= − − +
dt xi xi x j
Fi
31
Autre forme de
V V2
= + grad + 2 V
t 2
En notation vectorielle :
dV (3.8)
= − gradU − gradP + F
dt
ui ui 1 P (3.9)
+uj = fi − + u i
t xj xi
Remarque
( )
1- V = grad divV − rot rotV
divV = 0
32
ro tV = 2
V = −2ro t
Lorsque = cte , les forces de frottement s’équilibrent. On a alors :
V = 0
2- Pour un fluide visqueux et à mouvement très lent, il est possible de négliger le terme d’inertie
dV
dt : On parle d’écoulement rampant.
L’équation du mouvement s’écrit alors :
1
f − grad P + V = 0
dV 1
= f − gradP
dt
1
f − gradP = 0
C’est l’équation de la statique.
(
)
En statique = 0 , l’équation devient :
1
F − grad P = 0 (3.11)
33
Dans toute la masse de fluide nous avons :
= cte
T = cte
F = cte
(peut dériver d’un potentiel)
U=gz
grad ( P + gz ) = 0
P + gz = cte
(3.11)
Dans tout le champ de pesanteur occupé par le fluide en équilibre. On a l’habitude d’appeler Pg
(pression motrice) la quantité P + g z
Ainsi dans un fluide incompressible au repos, la pression motrice est constante.
L’équation peut se mettre sous la forme suivante :
P (3.12)
+ z = cte = poids volumique ou spécifique (en N.m-3)
g
P
+ z = cte P = pression statique (en unité de pression)
P
= hauteur du liquide mesurant la pression P (en m)
P
+ z = hauteur piézométrique (en m).
g
6.3 Conséquences
- Les surfaces d’égales pressions sont des plans horizontaux : On parle de surfaces de niveaux.
- Au sein d’un même fluide au repos, les pressions se transmettent intégralement (théorie de Pascal).
34
Démonstration
M 0 → P0
P0 − P = ( z − z0 )
M →P
A une augmentation de P0 → P0 (P0 + P0 )
A une augmentation de P → P (P + P )
(P0 + P0 ) − (P + P ) = (z − z0 )
P0 = P
- A la surface de séparation du liquide et de l’air ambiant, la pression est constante et est égale à la
pression atmosphérique.
- La surface de séparation de deux liquides différents non miscibles est un plan horizontal.
h
z
A
M
zM
Figure 3.4
PM − PA = (z A − z M ) or z A − zM = h
PM − PA = h
Remarque
1- Si la pression en A est égale à la pression atmosphérique (Patm), la pression au point M vaut :
PM = Patm + h
35
Cette relation montre à l’évidence qu’une pression à l’intérieur d’un liquide peut-être mesurée à l’aide
d’une colonne de liquide. C’est ce qui justifie l’habitude qu’on a de mesurer des différences de
pressions par des hauteurs de liquide.
2- En principe les pressions que nous utilisons doivent être de pressions absolues mais dans de
nombreux problèmes, on peut mesurer les pressions à partir d’une origine quelconque (pressions
relatives).Et comme il est fréquent de prendre la pression atmosphérique (Pa) comme origine, la
pression correspondante est appelée pression effective ou relative et vaut :
Pe = PM − Patm (3.13)
et
PM − Patm Pe
h= =
6.5 Applications.
- Liquides superposés (non miscibles, non réactifs chimiques)
Figure 3.5
Or PA = PB, puisque A et B sont dans un même fluide et dans le même plan horizontal.
Ainsi donc :
h1 1 = h2 2 (3.14)
36
- Presse hydraulique
Figure 3.6
En admettant que les 2 pistons sont dans le même plan horizontal où règne la pression P, nous avons :
f = −s P n
F = −s P n
D’où, on a :
f s L (3.15)
= =
F S l
- Baromètres. Manomètres
37
Chapitre
4
FLUIDES NON VISQUEUX
38
1 Equation de conservation de la masse (équation de continuité)
Elle traduit le fait que l’augmentation de masse, pendant un certain temps, du fluide contenu dans un
volume donnée, doit être égale à la somme des masses qui y entrent diminuée de celles qui en sortent.
En d’autres termes, il n’y à pas d’accumulation de matière dans un espace réduit (tuyau, machine…)
En régime permanent (et en écoulement conservatif : pas d’apparition, ni de disparition de fluide au
cours de l’écoulement).
- Si le fluide est incompressible, l’égalité du débit dans deux sections différentes s’écrit :
QV = S1 V1 = S2 V2 = cte (4.1)
Qm = S V = cte (4.2)
Remarque
Dans le cas d’une association de conduites en parallèle, le débit total est la somme des débits partiels.
39
Tableau 1
( )
Si l’on applique l’équation fondamentale de la dynamique F = m à un petit élément (prisme) de
fluide axé sur une ligne de courant, on en déduit, si l’on admet qu’il n’y a pas de forces de frottement,
que la charge E s’écrit :
1 (4.3)
E = mgz + mv 2 + PV = Cte
2
tout le long de la ligne de courant. Cette équation est connue sous le nom de théorème ou Equation de
Bernoulli (1738).
Le Théorème de Bernoulli peut se mettre sous plusieurs formes indiquées dans le tableau 2.
Tableau 2
Remarque 1
1 – Les termes de l’équation de conservation de l’énergie sous sa forme de hauteur se définissent de la
manière suivante :
40
P Pg
+z= : représente la hauteur piézométrique.
P v2
+z+ : représente la hauteur totale ou charge totale au point considéré.
2g
P : pression statique
1 2
v : Pression dynamique
2
1
P + gz + v 2 : Pression totale au point considéré.
2
Remarque 2
- L’écoulement du fluide peut être rotationnel ou non
- Si l’écoulement est irrotationnel, l’équation de Bernoulli est valable dans toute la masse du fluide. On
l’écrit souvent sous la forme :
Pg v 2
+ = cte
2g
Quelle que soit la ligne de courant, et les lignes de champ sont parallèles.
- La constante change d’une ligne de courant à une autre (quel que soit l’écoulement).
41
Remarque
1 - On peut définir la charge, non plus en un point d’une ligne de courant, mais dans une section droite
d’un écoulement, à la condition que les lignes de courant soient rectilignes dans la section droite en
P
question. La charge statique + z , a dans ce cas la même valeur pour toute la section.
Par contre, la vitesse V peut varier d’un point à un autre de la section droite. On définit alors une charge
dynamique tq l’énergie cinétique Ec soit égale à :
Vm2
Ec =
2g
Avec Vm = vitesse moyenne dans la section
= le coefficient d’énergie cinétique ou coefficient de CORIOLLIS.
3
1 V
= ds
S S Vm
1
S S
V = Vm = V ds
V : vitesse locale
Vm : vitesse moyenne dans la section.
La charge dans la section droite s’écrit alors :
P V2
E= +z+ m
2g
- Dans le cas d’un mouvement uniforme, = 1 ;
- Dans le cas d’un profil parabolique de la vitesse (écoulement laminaire dans le tube),
=2;
- Dans le cas d’un écoulement turbulent, varie entre 1,01 et 1,04 ;
- Dans le cas des tubes de courant de section uniforme, on a :
V12 V2
1 = 2 2
2g 2g
2 - En fluide parfait, comme il n’a pas d’adhérence du fluide aux solides, on peut cependant admettre la
présence de parois mobiles si, en tous points de celles ci, la vitesse du fluide est proportionnelle à celle
de la paroi.
3 - Pour l’écoulement d’un fluide incompressible permanent et irrotationnel ( = 0 ), l’équation de
Bernoulli peut s’appliquer quelle que soit la ligne de courant à condition que les lignes de champ soient
parallèles.
42
v2
+ P = cte
2
P v2
+ z + = cte
2g
P1 v2 P v2
+ z1 + 1 = 2 + z 2 + 2 + Ht (4.4)
2g 2g
Ht est l’énergie fournie par le fluide à la turbine sous forme de hauteur, quelquefois notée E12 , et
aussi appelée tranche ou hauteur utile.
Remarque
1 - Les termes de charge s’expriment en mètre (m)
2 - Il existe différents types de turbine qui dépendent de la hauteur d’aménagement, appelée aussi
manométrique. Ainsi, on distingue :
- la turbine KAPLAN (turbine ayant une hélice à pales orientables) pour les aménagements basse chute
(Ht inférieur à 49 m). C’est le cas des barrages d’AYAME 1 et 2 et de BUYO.
- Dans le cas de moyenne chute (entre 49 et 200 m), on a la turbine de FRANCIS. C’est le cas du
barrage de KOSSOU (Ht = 49,5 m) et de TAABO.
- Pour les aménagements de haute chute (supérieurs à 200 m), on a la turbine de PELTON. Dans ce
système, il n’y a pas de grand débit.
La puissance absorbée par une turbine quel que soit le type entre deux sections 1 et 2 est donnée par
la relation suivante :
43
P = Ht Qv (4.5)
Pproduite = .Pabsorbée
étant le rendement de la turbine.
P1 v2 E P v2
+ z1 + 1 + HP = = 2 + z 2 + 2 (4.6)
2g 2g
La puissance ainsi fournie par une pompe est décrite par la relation :
P = Qv E (4.7)
E
E est l’énergie fournie par la pompe par unité de volume du fluide (J/m 3), et , l’énergie fournie par la
pompe par unité de poids.
E1 = E2 + E1−2 (4.8)
5.3 Résumé
De manière générale le bilan énergétique s’écrit comme suit :
44
Si le système de référence tourne avec la vitesse angulaire constante autour d’un axe fixe, l’équation
de Bernoulli s’écrit :
Pg W 2 U2 (4.10)
+ − = cte
2g 2g
W étant la vitesse relative, U la vitesse d’entraînement (U = r) du fluide par rapport aux axes.
Remarque
S’il s’agit d’un liquide tournant en bloc autour de l’axe, W = 0, nous obtenons :
Pg U2 (4.11)
− = cte
2g
5.5 Cas d’un écoulement de fluide parfait incompressible en régime non permanent
Le long d’une trajectoire, l’équation de Bernoulli est remplacée par :
s
v v2 (4.12)
ds + Pg + = cte
0
t 2
valable à chaque instant.
F : force (N)
t : durée (s)
v : vitesse (m.s-1)
Cette équation trouve son intérêt dans le calcul des variations de pression dans l’application du
F
théorème de Bernoulli pour le calcul des pertes de charge (avec P = ) dans les conduites à sections
s
variables (rétrécissement brusque, élargissement brusque, etc.). F>0
45
Chapitre
5
ECOULEMENT DES FLUIDES REELS
PERTES DE CHARGES
46
1 Caractéristique d’un écoulement
1.1 Ecoulement laminaire
Dans un écoulement de type laminaire, chacune des molécules du liquide se déplace selon une ligne
droite parallèle à la direction de l’écoulement. Le mouvement des particules fluides se fait de façon
régulière et ordonnée :
- soit sous forme de couches planes (canaux à section rectangulaire ou carrée).
- soit sous forme de couches cylindriques coaxiales (canaux à section cylindrique).
Remarque
Dans le cas d’une tuyauterie cylindrique, la vitesse maximum d’écoulement est dans l’axe du tube, elle
décroît ensuite jusqu’à la paroi interne du tube où elle s’annule. Bien que la direction soit la même pour
toutes les molécules, leur vitesse de déplacement varie puisqu’il se produit des contraintes tangentielles
à l’interface des molécules.
Dans une tuyauterie cylindrique, Vm = 0,5VA (VA , vitesse dans l’axe d’écoulement).
Remarque
Dans une tuyauterie cylindrique, Vm − 0,85VA (VA , vitesse dans l’axe d’écoulement).
47
1.3 Expérience Reynolds - Nombre de Reynolds
Le montage expérimental de Reynolds (figure 5.3) est composé d’un bassin auquel est raccordée une
conduite transparente ayant une vanne de contrôle à son extrémité. Un petit tube permet d’injecter un
colorant à l’entrée de la conduite.
Si on ouvre la vanne de contrôle, à faible vitesse d’écoulement, le colorant se distribue de façon
ordonnée suivant des lignes de direction parallèles à l’axe de la conduite. Lorsqu’on augmente la
vitesse d’écoulement, à un certain moment, un changement se produit : les lignes ordonnées se brisent
et le colorant se diffuse alors de façon incohérente à l’intérieur de la conduite.
Osborne Reynolds (1842 - 1912) en 1883, (à l’aide de l’analyse dimensionnelle) mit le premier en
évidence un rapport entre les paramètres caractérisant la force d’inertie de l’écoulement et ceux
caractérisant la force de viscosité du liquide. Ce rapport indique la limite à laquelle la force d’inertie
domine la force de viscosité faisant disparaître l’état de cohésion établi entre les particules. A la suite
des ses travaux, Sommerfeld lui donna ce nom en 1908.
48
Ce nombre sans dimension noté Re est défini par les relations suivantes :
vD vD (5.1)
Re = =
Après de nombreuses expériences, Reynolds découvrit que lorsque Re est plus petit ou égal à 2 000,
l’écoulement distribue le colorant suivant des lignes ordonnées, ce qui veut dire que la force de
viscosité domine le mouvement du fluide c’est ce qu’on appelle un écoulement laminaire (figure 5.4).
Lorsque est plus grand ou égal à 4 000, l’écoulement diffuse le colorant de façon incohérente ; à ce
moment, la force de viscosité ne contrôle plus le mouvement des molécules du fluide. On qualifie ce
régime de turbulent (figure 5.5).
Des études ont démontré que la limite du régime laminaire pouvait, dans des cas tout à fait
exceptionnels, s’établir à une valeur aussi faible que 1 200 et aussi élevé que 40 000. Cependant dans
les conditions normales pour une conduite circulaire, la valeur de 2 000 représente la limite admise du
régime laminaire.
4S (5.2)
DH =
p
S = section de l’écoulement
p = périmètre mouillé (longueur de contact entre le fluide et la paroi solide).
3 - Dans le cas de l’écoulement sur une surface plane (écoulement plan, écoulement libre,…), D
correspond à la longueur ou longueur moyenne de la plaque.
4 - Dans le cas d’un écoulement autour d’un obstacle, D correspond à la hauteur ou hauteur moyenne.
En général, le régime d’écoulement passe du régime laminaire au turbulent à partir d’une valeur de
Reynolds critique noté (Rec). Cette valeur critique dépend bien évidemment du fluide mais surtout de la
configuration d’écoulement (écoulement à l’intérieur d’une conduite, sur un plan, …) et de la vitesse
d’écoulement. Ainsi pour :
1 - Pour un écoulement à l’intérieur d’une conduite, on a :
- pour Re Rec = 2000 - 4000, on a un écoulement laminaire.
- pour Re Rec = 4000, on a un écoulement turbulent.
49
2 - Pour un écoulement sur un plan, le nombre de Re critique est environ 10 5 (elles diffèrent d’un auteur
à un autre).
Soit l sa longueur
Soit Q le débit volumique
Q = Umoy. S
v moy D
Tant que le nombre de Reynolds Re = 2000
L’écoulement est toujours laminaire. Il vérifie l’équation suivante :
dP * d du
= r en régime permanent.
dx r dr dr
50
Des considérations dimensionnelles amènent à déterminer que la perte de charge dans une conduite
cylindrique est liée par Pg (la perte de pression) par la relation suivante :
128 Q L (5.3)
Pg =
D4
Ainsi
64 (5.4)
=
Re
dV R P * R
= = −a =
dr r =R 2 L 2
F = 2 RL
F = R2 P *
Il existe bien d’autres types d’écoulement laminaire comme l’écoulement de couette généralisée (entre
deux plans parallèles), l’écoulement de Hele-Shaw (entre deux plans parallèles avec des conditions aux
limites quelconques) etc.., dont l’étude reste identique à la précédente.
51
convertir une partie de l’énergie potentielle de pression en énergie cinétique, tout en créant une perte
de charge que l’on mesure au moyen d’un appareil approprié (manomètre différentiel). Ainsi, la mesure
de vitesse se trouve-t-elle remplacée par la mesure d’une pression.
On distingue trois principaux types d’organes déprimogènes :
- Les diaphragmes
- Les tuyères
- Les tubes de Venturi
Remarque
- Les hypothèses de calcul stipulent que :
* La vitesse en 1 soit suffisamment faible pour être considérée comme nulle ;
* Les côtes z2 et z1 soient égales ;
- Les filets ne suivent pas rigoureusement les formes des organes déprimogènes ; il existe alors des
pertes par frottement entraînant un débit mesuré légèrement différent de celui qu’on devrait avoir en
réalité. On tient compte de ces pertes en introduisant dans l’équation de débit un coefficient de
contraction () dépendant du rapport d’ouverture m donné par la relation :
2
d
m=
D
E12
52
En considérant deux sections 1 et 2 (voir figure 6), où les charges totales sont respectivement E1 et E2,
dans les écoulements réels, l’énergie totale n’est plus constante. On appelle perte de charge entre les
sections 1 et 2, la quantité :
E1 = E2 + E1−2
Cette perte de charge correspond à l’énergie dégradée en chaleur, par frottements des particules les
unes contre les autres et contre les parois du récipient, ou à l’énergie convertie en énergie mécanique
au moyen d’une machine hydraulique (turbine).
Remarque
1 - Dans le cas de conduites horizontales ou presque horizontales, la ligne de charge h correspond à
la perte de charge linéaire.
2 - Si la section est constante, la ligne piézométrique est parallèle à la ligne de charge et se situe en
v2
dessous d’elle à une distance égale à .
2g
L’un des problèmes les plus importants en hydrauliques est la détermination de ces pertes d’énergie.
Ces pertes d’énergie sont créées par la viscosité du fluide (essentiellement) et au mouvement
tourbillonnaire du liquide à certains endroits de la conduite.
Ces pertes d’énergie sont de deux types :
- Les pertes linéiques (se produisant tout au long de la conduite).
- Les pertes singulières ou locales, dues à des singularités (rétrécissements, changement de
direction, etc.)
Remarque
1 - Les pertes de charge linéaires entres deux sections a et b seront toujours représentées par Hab,
la perte de charge linéaire par mètre (de longueur) de conduite sera représentée par h.
En appelant Lab la longueur du tronçon ab, on obtient :
2 - La perte de charge singulière dans une section c sera représentée par Hsc.
3 - La somme des pertes linéiques et singulières entre a et b sera (toujours) représentée par :
53
3 Pertes de charge linéaires (régulières)
3.1 Pertes de charge dans une conduite cylindrique longue de section circulaire (fluide
incompressible)
L’expression générale des pertes de charge linéaires est donnée par la relation de DARCY :
L v
2 (5.7)
H =
D 2g
ou
L v
2 (5.8)
Pg =
D 2
Remarque
v2 (5.9)
0 = C f
2
= 4Cf
Remarque
1 - Dans le cas d’un écoulement en charge, l’étude d’un fluide pesant peut se ramener à celle d’un
fluide non pesant à condition de remplacer P par Pg.
, le coefficient de pertes de charge est fonction du Re et des caractéristiques du tuyau (rugosité de la
paroi).
2 - La rugosité
54
2.1 La rugosité d’une surface n’est pas une notion simple à définir. Elle ne se traduit pas
obligatoirement par un seul facteur, même sans dimension, et, pas plus que la turbulence, on ne peut
pas le décrire dans les moindres détails. Toutes formes de rugosité peuvent apparaître sur une surface,
aussi bien des aspérités que des cavités dont la forme géométrique est plus ou complexe et la
répartition plus ou moins régulière. Dans ce cours jusqu’à indication contraire, la rugosité sera
caractérisée par certains paramètres moyens comme la hauteur moyenne des aspérités (souvent
appelée épaisseur des rugosités de parois), leur écart moyen éventuellement etc.
2.2 - Dans la pratique, la rugosité encore appelée rugosité absolue ou coefficient de rugosité n’est pas
uniforme, mais on peut la caractériser par une valeur moyenne qui, au point de vue des pertes de
charge, est équivalente à une rugosité uniforme. La connaissance de est très importante ; surtout
pour les grandes conduites en béton, en acier ou en bois.
- Dans les conduites en béton, la valeur de la rugosité (absolue) dépend notamment du finissage,
de la fréquence et de l’alignement des joints.
- Dans les conduites métalliques sondées, la valeur de dépend essentiellement du type et du
mode d’application du revêtement.
- Dans les conduites métalliques rivées, le revêtement a une importance secondaire ;le facteur
principal est surtout le procédé du rivetage (nombre et écartement des files longitudinales et
transversales de rivets).
- Dans les conduites en bois, c’est surtout l’alignement des joints qui importe.
55
Tableau 2 : Valeurs de rugosité de quelques matériaux et substances courants.
56
• Pour un nombre de Reynolds, Re 2000, l’écoulement est laminaire et on a :
64
= (18)
Re
(Hagen-Poiseuille)
Remarque
- Si la rugosité est faible, la conduite se comporte comme hydraulique lisse et on a :
1 Re
= 2log (5.10)
2,51
(Karman-Prandtl)
0,3164
= # (100Re)-1/4
(5.11)
Re0,25
• Si de plus, Re 105, on peut utiliser la formule de Nikuradse (pour les conduites lisses)
0,221
= + 0,0032 (5.12)
Re 0,237
- Si la rugosité est forte, la conduite se comporte comme hydraulique rugueuse et on a, si Re est très
grand, le coefficient de perte de charge ne dépend plus du Re on a les relations de Karman-Prandtl
suivantes :
1 D D
= 2log 3,71 = 1,74 + 2log (5.13)
2
ou encore :
1 D D
= 2log 3,71 = 1,14 + 2log (5.14)
57
Quelle que soit la relation utilisée (à l’exception de quelques cas simples), la détermination du
coefficient de perte de charge demeure souvent laborieux sinon (toujours).
1
Dans la pratique, on utilise des abaques donnant par exemple = f(Re ) pour diverses valeurs
D D
de ou ou tout simplement le diagramme donnant = f(Re) pour diverses valeurs de ou
D D
pour la détermination du coefficient ; tels sont les diagrammes de Moody et de Colebrook-Nikuradse.
4S
DH =
p
S = section de la conduite d’écoulement
p = périmètre mouillé, c’est à dire la longueur de contact entre le fluide qui s’écoule et la surface solide.
Le rayon hydraulique correspondant est (RH) tel que :
DH
RH =
4
Le nombre de Re est défini à partir du diamètre hydraulique et la formule de perte de charge sera
toujours de la forme :
L v2
H = .
DH 2g
On a aussi :
= 4Cf
Cf est alors la valeur moyenne du coefficient de frottement prise le long du périmètre mouillé.
Qualitativement on retrouve les mêmes résultats que pour les conduites circulaires.
58
2
L v
H = f (5.15)
D 2g
Dans la pratique, on trouve de nombreux abaques qui permettent de fixer rapidement la longueur
équivalente. Ces abaques sont préparés par des fabricants de conduites ou d’accessoires, la valeur de
L , valeur universelle et sans dimension. On représente, au tableau 3, les valeurs des longueurs
D
équivalentes de quelques accessoires.
59
Tableau 3 : Tableau des longueurs équivalentes.
60
4.2 Calcul par la méthode des constantes
La méthode des constantes est une autre méthode très pratique qui consiste à exprimer la perte de
charge en fonction de l’énergie cinétique de l’écoulement du fluide. Les constantes notées souvent K
sont déterminées à partir d’essais. Des tables et des abaques disponibles donnent les valeurs des
constantes par type d’accessoire de tuyauterie (Tableau 4).
Ainsi le dans le cas d’une installation spécifique, la somme des constantes applicables aux différents
accessoires permet de calculer le total des pertes singulières par la relation suivante :
v2
H = K (5.16)
2g
Dans cette configuration la vitesse C1 est prise comme référence. La perte de charge sous forme de
hauteur s’exprime alors :
C12
Hs = K (5.17)
2g
2
S
K = 1− 1
S2
Remarque
Pour une conduite débouchant dans un réservoir, S2 S1 ; si bien que K 1 ; cela revient à dire que
toute l’énergie cinétique du fluide est perdue.
61
C12
Hs = K. (5.18)
2g
2
S
K = 1− 1
S2
= sin
2
Remarque
1 - varie avec l’angle ; dans les calculs la formule de FLIGNER décrite ci-dessus est celle retenue
pour (7°14°).
2 - La perte de charge par élargissement graduel est toujours, plus faible que celle par élargissement
brusque (sinus (/2) toujours inférieur à 1, toutes choses étant égales) ; on a donc intérêt lors des
variations de section, à procéder par élargissements graduels.
C2 2
Hs = K (5.19)
2g
1 S2
K= 1−
2 S1
Remarque
1 - Pour un même rapport de sections, un élargissement brusque provoque une perte de charge
singulière toujours supérieure à celle provoquée par un rétrécissement brusque ;
3 - Pour des calculs plus précis ou des configurations particulières, on se réfère à des abaques pour les
valeurs de K.
62
4.2.4 Rétrécissement graduel
Dans le cas d’une variation de section très progressive, la constante est faible et varie de 0,02 à 0,1
suivant le degré de rétrécissement. C’est le cas des convergents. La vitesse C2 étant prise comme
référence, la perte singulière écrit :
C2 2
Hs = K
2g
0,03 K 0,1
Il existe plusieurs formules empiriques pour le calcul du coefficient de pertes de charge singulières dans
les coudes ou changements de direction.
Ce coefficient augmente considérablement avec l’angle (exemple : pour un tuyau de section
circulaire, K = 1 pour = 90°). Afin de réduire la constante K, il est conseillé d’utiliser des coudes de
forme arrondie (voir figure 14).
La diminution des pertes de charge singulières est d’autant plus grande que le rapport R/d est grand.
Pour une valeur de ce rapport assez élevée, les tourbillons disparaissent totalement.
Pour d’autres angles , des abaques sont disponibles. Dans ces conditions, la connaissance du
diamètre intérieur et la vitesse moyenne d’écoulement fournissent directement la perte de charge
singulière en mètres de fluide. La détermination de la vitesse moyenne d’écoulement se fait également
au moyen d’abaques.
Remarque
On peut réduire considérablement les pertes de charge singulières dans les coudes en y installant des
directives.
63
Tableau 5 : Constantes pour changements de vitesse.
64
Annexe 2 : Coefficients de perte de charge singulière des éléments de tuyauterie particuliers.
65
Annexe 3 : Coefficients de perte de charge singulière des organes spécifiques pour tuyauteries.
66
Annexe 4 : Coefficients de perte de charge singulière des éléments de conduits d’air particuliers. En ce
qui concerne le pictogramme 16, les valeurs de supposent que la longueur l après élargissement
brusque est au moins égale à 10 ( )
F2 − F1 .
67
Annexe 4 : (Suite)
68
Annexe 5 : Perte de charge singulière dans les coudes rectangulaires.
69
Annexe 5 : Perte de charge singulière dans les coudes rectangulaires (suite).
70
Annexe 6 : Perte de charge singulière dans les coudes circulaires.
71
Annexe 7 : Diagramme de MOODY
72
Annexe 7 : AIDE MEMOIRE DE L’INGENIEUR
A x A y A z
divA = + +
x y z
2f 2f 2f
f = + +
x 2 y 2 z 2
1 A A
div A = ( rA r ) + + r z
r r z
2 f 1 f 1 2 f 2 f
f = 2 + + +
r r r r 2 2 z 2
1 f
r
r r r
73
FIG.1 FIG.2 FIG.3
1 2 1 1 A
div A =
r r
2 ( r Ar ) +
r sin
( A sin ) +
r sin
1 2 f 1 f 1 2f
f = r + sin +
r 2 r r r 2 sin r 2 sin2 2
Calcul vectoriel
On peut écrire :
f
grad f = n
n
74
grad ( f + g ) = grad f + grad g
grad f g = f grad g + ggrad f
grad f ( t ) dt = f ( ) grad
a
On a toujours :
( )
rot gradf = 0
div ( rot A ) = 0
On pose :
f = div gradf
(
A = graddiv A − rot rot A )
f est un opérateur appelé Laplacien du scalaire f
Si f et A sont constants, on a :
gradf = 0
div A = 0
rot A = 0
En coordonnées cartésiennes on a :
Soit D un domaine limité par une surface fermée S et n le vecteur unitaire normal à S et dirigé
vers l’extérieur de D (fig. 4), on a les relations suivantes :
75
n A dS = div A d
S D
n A dS = rot A d
S D
nf dS = gradf d
S D
FIG.4
par conséquent :
u u u u P 2u 2u 2u
+ u + v + w = − + Fx + 2 + 2 + 2
t x y z x x y z
v v v v P 2v 2v 2v
+ u + v + w = − + Fy + 2 + 2 + 2
t x y z y x y z
w w w w P 2w 2w 2w
+u +v + w = − + Fz + 2 + 2 + 2
t x y z z x y z
76
- Tensions visqueuses :
ij = 2 ij
u v w
xx = 2 yy = 2 zz = 2
x y z
u v v w w u
xy = yx = + yz = zy = + zx = xz = +
y x z y x z
Coordonnées cylindriques (fig. 2)
- Equation de continuité :
1 1 v w
( ru) + + =0
r r r z
du v 2 P u 2 v
− = Fr − + u − 2 − 2
dt r r r r
dv uv 1 P 2 u v
+ = F − + v + 2 −
dt r r r r 2
dw P
= Fz − + w
dt z
d v
= +u + +w
dt t r r z
avec :
2 1 1 2 2
= 2 + + 2 2+ 2
r r r r z
Par conséquent :
u u v u u v 2
+ u + +w −
t r r z r
P 2u 1 u 1 2 v 2u 2 v
= Fr − + 2 + + 2 2+ 2− 2
r r r r r z r
v v v v v uv
+ u + +w −
t r r z r
1 P 2 v 1 v 1 2 v 2 v 2 u v
= F − + 2 + + 2 2+ 2+ 2 − 2
r r r r r z r r
w w v w w
+ u + +w
t r r z
P 2 w 1 w 1 2 w 2 w
= Fz − + 2 + + +
z r r r r 2 2 z 2
77
- Tensions visqueuses :
ij = 2 ij
u 1 v u w
rr = 2 = 2 + zz = 2
r r r z
v v 1 u 1 w v
r = r = − + z = z = +
r r r r z
r v
r r
u w
zr = rz = +
z r
- Taux de déformation
1 2
( r usin ) + ( rv sin ) + ( rw ) = 0
r sin r
2
avec :
d v w
= +u + +
dt t r r r sin
1 2 1 1 2
= r + sin +
r 2 r r r 2 sin r 2 sin 2
78
par conséquent :
u u v u w u v 2 + w 2
+ u + + −
t r r r sin r
1 2 u 1 u 1 2u 2u 2 v
2 r +
2 sin +
2 2 − 2 − 2
P r r r r sin r sin 2
r r
= Fr − +
r 2v cot g 2 w
− − 2
r 2
r sin
v v v v w v u v w 2 cot g
+ u + + + −
t r r r sin r r
1 2 v 1 v 1 2 v 2 u v
2 r + 2 sin + 2 + 2 − 2 2
1 P r r r r sin r sin r r sin
2
= F − +
r 2cos w
− 2 2
r sin
w w v w w w w v v w cot g
+ u + + + +
t r r r sin r r
1 2 w 1 w 1 2w w 2 u
2 r +
2 sin +
2 2 − 2 2 + 2 2
1 P r r r r sin r sin r sin r sin
2
= F − +
r sin 2cos v
+ 2 2
r sin
Tensions visqueuses
u 1 v u 1 w u v cot g
rr = 2 = 2 + = 2 + +
r r r r sin r r
v 1 u sin w 1 v
r = r = r + = = +
r r r r sin r sin
1 u w
r = r = + r
r sin r r
79
C.- EXPRESSION DE LA FONCTION DE DISSIPATION
= 2 + + + + + + + + + −
r r r z r z z r r r r
2
u 1 v u w
+ + + +
r r r z
w est la vitesse relative dont les composantes vr, v, vz dans un système d’axes de références
cylindriques, r, , z.
80
et les équations précédentes s’écrivent :
1 1 w r
r r
( w r ) −
r
= −2 (D − 2 )
1 1 w
( wr r ) + = 0 (D − 3 )
r r r
Introduisons la fonction de courant (r, ) telle que :
r wr = − w =
r
la relation D-3 est vérifiée, et la relation D-2 donne :
2 1 1 2
+ + = −2 (D − 4 )
r 2 r r r 2 2
= −2 (D − 5 )
Le Laplacien de l’écoulement relatif n’est pas nul, constant. La solution analytique d’une telle
équation est possible dans de certaines formes d’aubes.
donc = f ( r ) et l’équation D - 4 donne :
r
1 2 1
= −2 − f ( r ) − f ' ( r )
r
2 2
r
1 1 w
( − r wr ) = − r
r
2
r
w r
donc = 2 r + f ( r ) + r f ' ( r )
on en tire
wr = 2 r + f (r ) + r f ' (r ) + g (r ) (D-6)
Cette équation montre que, pour un rayon r donné, wr augmente linéairement avec , dans le sens
de rotation de la roue mobile.
La fonction g (r) est déterminée par l’équation de continuité. Dans le cas de n aubes et pour un
écoulement centrifuge, le débit qv est donné par :
81
2 2 2
qv = n n
w r r d = nr 2 r + f ( r ) + r f ' ( r ) n d + nr g ( r ) n d
(1)
0 0 0
2
r 2 2
= n 2r + f ( r ) + rf ' ( r ) + nr g ( r )
2 n n
Cas particulier :
w 0 soit f(r) 0, on obtient :
w r = 2 r + g(r)
2
2
qv = r n + 2 r g(r)
2
n
qv étant constant, g(r) diminue quand r augmente.
Ce cas particulier correspond à l’écoulement permanent se produisant dans une roue à aubes radiales, infiniment
longues (fig.5).
(1) pour un écoulement centripète il faudrait écrire : 2
De l’évolution des vitesses on en déduit immédiatement celle des pressions ; d’après l’équation :
ps w 2 2r 2
+ − = cte
2 2
a) Pompe b) Turbine
FIG. 5 : Ecoulement dans une roue à aubes radiales (longueur infinie).
82
REFERENCES
Guérir parfois
Soulager souvent
Ecouter toujours
Louis Pasteur
83