Faculté de Médecine Et d'Odonto-Stomatologie
Faculté de Médecine Et d'Odonto-Stomatologie
Scientifique
LES SPONDYLARTHROPATHIES
ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET
RADIOGRAPHIQUES DANS LE SERVICE DE RHUMATOLOGIE
AU CHU DU POINT G-BAMAKO
[DU 1er JANVIER 2008 AU 31 DECEMBRE 2013]
Thèse de Médecine
Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 1
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako
Dédicaces
A Dieu le père tout puissant
Sans toi je n’aurais pu arriver où je suis. Toi qui a toujours été présent, toi qui m’a gratifié
d’une relation privilégiée avec toi, toi qui m’a guidé, aidé à me relever toutes ces fois où je
suis tombé et ai pensé que tout n’allait pas, toi qui m’a préservé de tant de choses
dangereuses, je ne saurais prétendre trouver les mots ou alors savoir quoi faire pour te
montrer ce que je ressens mais toi tu sais ce qu’il y a au fond de mon être et j’aimerais que
tu acceptes ce travail comme le fruit du labeur que tu m’as permis d’effectuer et en gage
de l’amour que je te porte.
A ma petite, douce et fragile mère chérie Mme EFANG née EYINDO Ange-Marthe et à
mon robuste père adoré Mr. EFANG N. Aaron
Je vous ai connu débordants d’énergie, ne ménageant aucun effort, papa entre trois voire
quatre emplois et toi maman devant jumeler femme au foyer, commerçante et élève,
devant affronter les dures réalités de la vie et un entourage sceptique afin que nous, vos
enfants, ne manquions de rien. J’aimerais que vous sachiez aujourd’hui que ce travail est
le vôtre, car vous vous êtes battus et vous êtes parvenus à faire ressortir du fond de
quelque chose d’incertain un être accompli et fier, non seulement de vous, mais aussi de
la personne qu’il est devenu. Je vous dédie ce travail afin de vous remercier et en guise de
l’amour profond que je ressens pour vous. Alors, soyez heureux et fiers car vous pourrez
vous tapez sur la poitrine et dire : « Nous avons réussi !!! ». Vous me manquez et je vous
aime.
Voilà presque une décennie que « je suis allé au front » en espérant vous rendre fiers à
mon retour. Même si le contact n’était pas permanent, je sais à quel point vous tenez à moi
et je sais que vous étiez là, peut-être pas physiquement, mais moralement et
spirituellement. Aujourd’hui sonne la cloche des retrouvailles, je reviens à vous en tant
que médecin certes, mais aussi en tant qu’homme accompli. J’espère que nous
rattraperons le temps passé loin les uns des autres. Je vous aime tellement.
Vous n’êtes plus de ce monde mais je sais que vous veillez sur moi depuis le royaume des
cieux. J’ai tenu la promesse que je vous avais faites à savoir celle de devenir « meilleur »
et j’espère que vous en êtes fiers. Vous me manquez.
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Je ne saurais vous citer car j’ai peur d’oublier certains d’entre vous mais je sais à quel point
vous avez œuvré pour l’accomplissement de ce travail. Alors il est aussi le vôtre.
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Remerciements
A ma terre d’accueil le Mali et au peuple Malien
En ton sein j’ai grandi, muri, partagé tant de choses et acquis de l’expérience dans tous les
domaines. Tu as toujours été belle, a aidé tellement de personnes à rester concentrées sur
des objectifs bien précis et nous a permis, nous qui avons laissé nos famille, de ne jamais
se sentir seuls. Actuellement tu traverses une période difficile, mais j’espère que tu
renaîtras tel un phœnix et que tu seras encore plus forte. Un grand merci !!
A ma promotion CESAR
Nos rapports n’ont pas toujours été aisés et je sais que je n’ai pas pu faire tout ce que je
voulais pour te mener encore plus haut car j’ai dû voir mes capacités s’amoindrir avec le
temps, raison pour laquelle je me suis un peu éclipsé. Mais je sais que nous, tes membres,
sommes une famille, c’est ainsi que je te demande pardon et suis conscient que nous
resterons soudés quelques soient les cieux sous lesquels nous nous retrouverons. Merci !!
Merci pour tous les moments de partage, de détente et aussi pour le soutien. Puisse le tout
puissant veiller sur chacun d’entre nous.
C’est grâce à vous que j’ai pu fouler le sol de ce merveilleux pays, donc c’est aussi grâce à
vous que je suis médecin. Que le tout puissant vous bénisse et veille sur vous.
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Au sein desquelles j’ai pu trouver refuge, qui m’ont toujours traité comme un enfant de la
famille. Grâce à vous je ne me suis jamais senti en terre étrangère, et n’ai subi aucune
pression quant au logement. Que le tout puissant vous accorde longue vie et prospérité.
A toute ma famille, aussi bien paternelle que maternelle, tantes, oncles, cousines, cousins,
nièces, neveux, petits fils et petites filles
Je vous remercie pour le soutien et j’espère que vous êtes fiers de moi.
Toi qui m’a hébergé durant plusieurs années à mon arrivée en terre Malienne sans m’avoir
connu au préalable, qui a toujours été présent quand j’avais besoin de conseils et qui m’as
permis de m’adapter à la vie loin des parents. Grand merci et que Dieu te bénisse toi, ton
foyer et toutes tes entreprises.
Voilà bientôt sept années que nous ne nous sommes pas vus. Plus qu’une amie, tu es la
sœur que ma mère n’a mise au monde. Tu m’as vu dans les pires comme les meilleurs
moments, et grâce à toi j’ai eu l’honneur de savoir ce que ça fait d’avoir une sœur. Je te dis
merci pour tout et que le Seigneur t’accorde sa grâce.
A la famille HACKO
Merci car vous m’avez adopté alors que vous ne saviez qui j’étais, encore moins d’où je
venais. Mais vous m’avez tellement apporté et grâce à vous j’ai compris qu’on n’a pas
besoin de lien de sang pour être une famille. Vraiment merci pour tout !!!
Plus qu’un père, vous avez été pour moi un modèle et je suis honoré de faire partie de vos
élèves. Que le seigneur vous bénisse vous et votre famille, vous accorde un foyer prospère
et longue vie car le Mali, l’Afrique et le monde entier ont besoin d’hommes comme vous.
Merci pour tout !!!
Je ne saurais trouver une expression qui exprimerait toute la gratitude que je ressens à
votre égard. Vous m’avez formé, inculqué l’esprit et l’honnêteté scientifiques, soigné
quand j’étais malade et tenu ma main dans les moments difficiles afin de ne pas me laisser
sombrer dans le désespoir. Grâce au Mali, j’ai trouvé un « grand frère ». Je vous souhaite
le meilleur. Sincèrement merci !!!
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Nous avons tout traversé ensemble, aussi bien les bons que les mauvais moments, mais
j’ai toujours pu compter sur vous, ou du moins pour la plupart. Je sais que j’ai un caractère
et une façon de voir les choses un peu complexes, et je sais que j’ai dû vous offenser, pour
cela je vous demande pardon. Et merci pour tout car grâce à vous j’ai découvert le monde
et j’ai « grandi ».
Aucun mot, aucune expression, aucun moyen de langage, aucun geste ni cadeau ne saurait
exprimer tout ce que je ressens à ton égard. Tu es entrée dans ma vie à un moment où elle
était un champ de ruines, car dévastée par un ouragan de désillusions et je pensais ne plus
jamais être capable de me relever. Voilà bientôt quatre années que tu me soutiens et
supporte car je sais que je suis très compliqué parfois, et grâce à toi j’ai découvert une
partie de moi que je n’avais imaginée, moi qui pensais me connaitre à la perfection ! Je te
demande pardon car je sais que je t’ai énormément heurtée et te remercie pour tout ce
que tu m’as apporté. Puisse le tout puissant te protéger, te bénir et guider tes pas.
Rassemblés de façon anodine, nous avons néanmoins développé un esprit fraternel très
intense. Nommé « chef » par le fait du hasard, j’ai toujours essayé de faire de mon mieux
pour préserver ce lien qui nous unie. Je sais que ça n’a pas toujours été facile, mais nous
avons pu aller au-delà de toutes les difficultés. Je ne saurais tout dire car il y a tellement à
dire. Je vous dis juste merci et sachez que « si c’était à refaire, je le referais sans hésiter ».
A mon groupe d’étude spécial Dr. MOLO B. Inès Aurélie, Dr. MANEMEZA M. Natacha
Stone, Dr. AKOUA T. Jean-Jacques Cyrille, Dr. MFUPA T. Yannick
Vous m’avez certes adopté en fin de cycle, mais vous avez fait de moi un membre à part
entière du groupe et m’avez toujours poussé à chercher et ne pas baisser les bras. Merci
pour tout et que Dieu nous accompagne tous.
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Merci d’avoir pris soin de moi et d’avoir guidé mes pas en tant qu’interne dans le service.
J’ai beaucoup appris grâce à vous et j’ai toujours voulu être au même niveau que vous.
J’espère que nous aurons la chance de nous retrouver sous d’autres cieux et travailler en
synergie comme vous me l’avez appris. Que Dieu vous accorde réussite et prospérité.
Je sais que ça n’a pas toujours été facile entre nous et que j’ai souvent été absent. J’espère
que tu n’es pas trop en colère car je sais que tu sais combien tu comptes pour moi. Alors
je te dis merci pour tous les moments passés ensemble et j’espère qu’ils pourront
continuer.
Un merci spécial pour toi car je sais que je t’ai fait voir de toutes les couleurs avec mon
caractère difficile et c’est toi qui subissait toutes mes frustrations. Mais tu as toujours été
là pour moi, pour ça je te remercie de tout mon cœur.
A MLIEGO S. Liliane S.
Merci pour tous les bons moments passés ensemble et tout ce que nous avons traversé.
J’espère que nous resterons aussi soudés dans le futur.
Je sais que ne suis pas très présent ces derniers temps (les responsabilités l’exigent). Mais
vous avez toujours fait preuve d’un grand respect à mon égard et nous avons vécu dans
un esprit de famille. Merci pour tout et puisse le seigneur veiller sur chacun d’entre vous.
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A mes filles, fils, protégé(e)s, bon(ne)s petit(e)s TCHANQUE Ornella, DICHI Hermann,
CHAWA Adhémar, SAMIZA Pamela, NGOMO Yvette, DJAOUWE Samson, NYANKE
Romuald, MANFO Hermann, FEUPI Andréa, EKOUNE Michel, ENONE César, NGO M.
Marie-Marcelle, NITCHEU Tatiana, DJONGOUE Richie, GOMTSE Ibrahim, SONKWE
Anicet, NKAMEN Van Jules, FOGUE Ernest, NGAMO Désiré, TIENTCHEU Dorette,
EYIKE Emmanuelle, KUETE Noëlle, DJUILOKE Joël, WEMBE Cindy, et tous ceux que je
n’ai pas cité ici
J’espère avoir été à la hauteur de vos attentes et je voudrais que vous sachiez que je serai
toujours là pour vous. Merci pour tout !
Avant de vous connaitre je ne savais pas vraiment ce que c’est de pouvoir compter sur des
personnes autres que sa famille biologique. Mais grâce à vous, j’ai appris ce qu’est l’amitié
véritable et j’ai eu de nouveaux frères ainés. Je prie le bon Dieu afin qu’il puisse veiller sur
vous, qu’il vous accorde le meilleur. J’espère que nous nous reverrons bientôt. Merci !!!
Vous n’êtes peut être pas dans ce document, mais vous êtes à jamais dans mon cœur. Merci
pour tout ce que vous avez fait pour moi.
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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Cher maitre,
C’est un honneur immense que vous nous faites en acceptant de présider ce jury. Votre
simplicité, votre abord facile ainsi que votre rigueur, votre culture et vos qualités de
pédagogue en tant qu’homme de sciences font de vous un homme respecté de tous.
Cher maître,
Homme de science émérite et une des références de l’imagerie médicale du Mali, c’est un
privilège que vous nous faites en acceptant de juger ce travail en dépit de votre emploi de
temps serré. Votre humilité et vos qualités scientifiques forcent le respect.
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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Cher maître,
C’est un honneur et un réel plaisir que vous nous faites en acceptant de juger ce travail.
Votre charisme, votre éloquence, votre rigueur scientifique et cette recherche
permanente de l’amélioration du savoir font de vous un maitre admiré de tous.
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Vice-président à la SOAGG,
Cher maître,
C’est un honneur que vous nous avez fait en acceptant de nous confier ce travail. La
rigueur, l’honnêteté, la simplicité, l’humilité, l’acharnement, la perpétuelle recherche du
bien être des patients dont vous faites preuve ont forcé notre admiration. Vos
connaissances multidisciplinaires, ainsi que vos qualités scientifiques, sociales et
humaines font de vous un être exceptionnel. Nous espérons, après le temps passé sous
votre houlette, que nous pourrions refléter une infime partie de ces qualités.
Acceptez, cher maître, les remerciements et la reconnaissance éternelle d’un être ayant
eu le privilège d’être compté parmi vos élèves.
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ECG : Electrocardiogramme
IL2: Interleukine 2
MCP : Métacarpo-phalangiennes
MTP : Métatarso-phalangiennes
PR : Polyarthrite rhumatoïde
RP : Rhumatisme psoriasique
SA : Spondylarthrite ankylosante
SC : Sous cutanée
SpA : Spondylarthropathies
TDM : Tomodensitométrie
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SOMMAIRE
INTRODUCTION
OBJECTIFS
1. Généralités
1.2. Physiopathologie
1.3.4 Evolution
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1.5.2 Immunologie
1.9.6 Chirurgie
1.10.3 Imagerie
2. Méthodologie
2.7. Variables
3. Résultats
4. Commentaires et discussion
5. Conclusion et recommandations
6. Références bibliographiques
7. Annexes
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Introduction
Les spondylarthropathies sont un groupe d’affections peu communes appartenant au
groupe des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC). Elles ont en commun
l’atteinte du squelette axial et/ou l’inflammation asymétrique des articulations
périphériques grandes et moyennes, des membres inférieurs surtout, et des
manifestations inflammatoires au niveau des jonctions tendons-os, ou enthésiopathies
[3], ceci pouvant évoluer vers des lésions structurales définitives. Les patients atteints
sont généralement jeunes et les conséquences de ces rhumatismes peuvent être sévères,
sur le plan fonctionnel, personnel et socioprofessionnel.
Elles ont aussi en commun la présence du marqueur génétique HLA-B27; cette association
de la constellation HLA à une maladie de l’être humain est la plus forte, 96% dans la
spondylarthrite ankylosante [4,5]. Des recoupements entre les différentes
spondylarthropathies sont fréquents. La spondylarthrite ankylosante par exemple
remplit les critères de l’arthrite psoriasique dans 10%, et ceux d’une pathologie
intestinale inflammatoire chronique dans 12% des cas [2].
L'apparition de nouveaux traitements de fond, d'une grande efficacité sur les symptômes
et possédant une probable action sur l'apparition des lésions structurales, a accru la
nécessité d'un diagnostic précoce et d'une évaluation précise de l'activité de la maladie,
nécessaires pour une prise en charge optimale des spondylarthropathies.
L'évaluation de l'activité des spondylarthropathies peut également poser problème car
cliniquement les tests sont peu reproductibles et peu discriminants, biologiquement,
l'inflammation est inconstante, et radiologiquement peu d'examens permettent la mise en
évidence des phénomènes inflammatoires aigus [6] expliquant ainsi le retard
diagnostique de plusieurs années constaté dans ces affections.
Les spondylarthropathies ont été très peu étudiées en Afrique, exception faite de quelques
publications à l’instar de celles de MISSOUNGA L et al. [56] et de PRENAM HOUZOU et
al. [57].
C’est ainsi que nous nous sommes proposés de réaliser une étude portant sur ce groupe
d’affection au Mali, afin de décrire ses aspects généraux dans la population.
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Objectifs
1. Objectif général
2. Objectifs spécifiques
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1. GENERALITES
- Un terrain: Elles débutent souvent chez des patients jeunes. L'influence du sexe est
plus variable. Si la prédominance est masculine dans la SA, le RP atteint un taux
d'hommes et de femmes grossièrement équivalent et des variations apparaissent
en fonction des formes cliniques ;
- L'atteinte articulaire des sacro-iliaques : seule atteinte commune à tous les types
de SpA, elle est constante dans la SA, présente dans 30 à 50% des RP et dans 20%
environ des MICI [10] ;
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1.2 Physiopathologie
On admet que l'étiologie des SpA est plurifactorielle, associant des facteurs de
susceptibilité génétique - qui ne se résumeraient pas à la seule présence de
I'HLA-B27 (11)- à des facteurs environnementaux. Ceux-ci, évidents pour les arthrites
réactionnelles où l'infection bactérienne est l'événement déclencheur, n'ont pas été
identifiés pour les autres spondylarthropathies.
L'enthèse est définie comme la zone d'ancrage dans l'os des tendons, des ligaments et des
capsules articulaires. Sur le plan histologique, il s'agit d'une zone de transition entre un
tissu osseux et un tissu fibreux qui peut être subdivisé en trois zones :
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- Une phase d'inflammation: l'enthésite. Source de douleur, elle peut avoir une
traduction clinique observable (inflammation locale) si la région articulaire
atteinte est superficielle ;
On observe une agrégation familiale des SpA chez 20 à 30 % des patients (SpA, uvéite,
entérocolopathie, psoriasis, présence du HLA-B27) avec une co-ségrégation des
différentes manifestations cliniques, indiquant des facteurs de prédisposition communs
aux différentes formes de SpA.
Le Human Leukocyte Antigen-B27 qui est un allèle normal du complexe majeur
d’histocompatibilité (CMH) est très fortement associé à la spondylarthrite ankylosante (il
s’agit de l’une des plus fortes associations actuellement connues entre un antigène du
système HLA et une maladie, avec un risque relatif supérieur à 200). La prévalence du
HLA-B27 dans la population générale caucasienne est de 6 à 8 %. La prévalence du HLA-
B27 parmi les malades atteints de spondylarthrite ankylosante est supérieure à 90 %, de
63 à 75 % parmi les malades souffrant d’arthrite réactionnelle ou de syndrome de Reiter,
de 50 à 70 % pour le rhumatisme psoriasique et les rhumatismes associés aux
entérocolopathies inflammatoires [1].
Bien qu’il existe plusieurs modèles animaux permettant de les étudier, la
physiopathologie précise des SpA reste actuellement mal connue. Plusieurs hypothèses
physiopathologiques sont évoquées : le HLA-B27 porterait des motifs analogues à certains
déterminants antigéniques bactériens (mimétisme moléculaire), ce qui pourrait faciliter,
à l’occasion d’une infection bactérienne, une rupture de la tolérance vis-à-vis du HLA-B27.
Le rôle de présentation antigénique de la molécule HLA de classe I, ainsi que l’isolement
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Ces douleurs répondent généralement au traitement par AINS dans de cours délais (48h).
La raideur
Elle prédomine le matin après l'inactivité de la nuit, mais peut également être observée
après une période de repos. Souvent douloureuse, elle cède ensuite partiellement ou
complètement au fur et à mesure des mobilisations. C'est le « dérouillage matinal » dont
la durée peut permettre de quantifier la raideur.
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L’une des caractéristiques des SpA est l’existence de manifestations cliniques communes,
dont la fréquence varie en fonction de la forme clinique. Elles peuvent précéder les
manifestations rhumatologiques, et doivent être recherchées par l’interrogatoire dans les
antécédents du patient.
L'uvéite
L'uvéite est l'inflammation de la chambre antérieure de l'œil (iritis) et du corps
ciliaire (cyclite) formant le segment antérieur de l'œil. Elle associe cliniquement
une douleur et une rougeur oculaires avec des larmoiements à une baisse de
l'acuité visuelle et une photophobie. Il s’agit d’une uvéite aigue antérieure, non
granulomateuse dans la plupart des cas, souvent pauci-symptomatique mais
parfois sévère. Cette uvéite est uni- ou bilatérale, voire à bascule. Elle s’associe
rarement à une atteinte postérieure mais sa répétition peut conduire à des
synéchies.
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Elle peut émailler l'histoire de tous les types de SpA et parfois précéder les
premiers signes articulaires. Un quart des patients atteints de spondylarthrite
ankylosante développe une uvéite antérieure (figure 3).
D'autres atteintes oculaires peuvent survenir dans les SpA. Ce sont, entre autres,
des conjonctivites dans les arthrites réactionnelles et des épisclérites dans les SpA
associés aux MICI.
Manifestations cutanées
Le psoriasis [15]
Le psoriasis est une dermatose inflammatoire chronique dont la lésion
élémentaire est constituée, dans sa forme banale, par une plaque de squames
blanchâtres, plus ou moins épaisse, reposant sur une zone érythémateuse. Non
prurigineux, il prédomine sur les faces d'extension des membres, coudes et
genoux, ainsi qu'au niveau du sacrum et du cuir chevelu.
Le psoriasis unguéal peut prendre plusieurs aspects : « ongle en dé à coudre »,
piqueté de multiples dépressions cupuliformes à sa surface, hyperkératose sous-
unguéale avec décollement de l'ongle ou remplacement de l'ongle par un amas
squamo-kératosique irrégulier.
Le psoriasis a de nombreuses formes différentes qui sont fonction de sa
localisation, de son aspect (plaques, pustules, clous) et de sa gravité (figures 4a et
4b).
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(a) (b)
La pustulose palmo-plantaire
Elle correspond à des pustules troubles, aseptiques, souvent douloureuses,
localisées aux pulpes des doigts et des orteils, aux paumes et aux plantes des pieds.
Selon les auteurs, elle est considérée comme une forme localisée de psoriasis
pustuleux ou comme une entité à part entière dont l'aspect clinique en serait très
poche [16] (figure 5).
(a) (b)
L'acné conglobata
L'acné conglobata est une acné sévère, profonde, destructrice et très
inflammatoire, elle touche préférentiellement le sujet masculin. Elle peut rentrer,
tout comme la pustulose palmo-plantaire, dans le cadre du syndrome SAPHO [17]
(figure 6).
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Manifestations digestives
Manifestations infectieuses
Elles font partie des arthrites réactionnelles qu'elles précèdent d'un mois environ.
Elles sont essentiellement représentées par les diarrhées infectieuses (voir ci-dessus), et
les infections génito-urinaires à chlamydiae et ureaplasma (cervicite, urétrite).
1.3.4 Evolution
La maladie évolue, selon les patients, par poussées - entrecoupées d'intervalles plus ou
moins libres de symptômes - dont le nombre et la fréquence diffèrent d'un patient à l'autre
ou en une progression continue avec persistance d'un fond douloureux chronique. De
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même les lésions structurales qui s'installent sont variables et tous les patients n'évoluent
pas vers l'ankylose et la destruction articulaire [21].
Encore appelée maladie de Bechterew (2), est la forme la plus typique et la plus sévère,
caractérisée par une atteinte du squelette axial (rachis et sacro-iliaques) conduisant à une
ankylose. Sur le plan clinique, elle se manifeste par un syndrome pelvi-rachidien
prédominant. L’atteinte sacro-iliaque radiologique, la sacro-iliite stade 2 bilatérale ou
stade 3, est un critère majeur parmi les critères du groupe ASAS (tableau 3). C'est un
critère indispensable pour porter le diagnostic de SA, selon les critères de classification
de New York modifiés (tableau 4).
Cependant, la sacro-iliite radiologique ne survient que tardivement, en moyenne 7 ans
après le début des symptômes, justifiant l'intérêt des nouvelles techniques d'imagerie
telles que l'IRM.
Dans certaines formes sévères, l’évolution peut se faire vers une ankylose rachidienne
complète, par ossification des enthèses.
L’atteinte rhumatismale périphérique est présente dans 50 % des cas. La manifestation
extra-rhumatismale la plus fréquente est l’uvéite antérieure aiguë, présente dans 10 à 30
% des cas, parfois révélatrice et évoluant de façon indépendante de l’atteinte
rhumatismale.
L’évolution chronique de la SA se fait par poussées, plus ou moins interrompues par des
périodes de rémission, sur une période de 10 à 20 ans, à l’origine d’un handicap
fonctionnel dans les formes sévères.
Au cours du RP, l’atteinte synoviale semble être secondaire à l’atteinte des enthèses.
L’atteinte articulaire est hétérogène et évolue par poussée. On peut distinguer cinq grands
tableaux cliniques, qui sont en fait souvent intriqués ou se succèdent au cours de la vie du
patient :
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Elle concerne 20 % des patients avec, au sein de cette forme, quelques cas d’atteintes
diffuses très destructrices. Elle a une présentation proche de la polyarthrite rhumatoïde
(PR), mais l’atteinte asymétrique et prédominante des interphalangiennes distales (très
rares au cours de la polyarthrite rhumatoïde), l’absence habituelle du facteur rhumatoïde,
de nodules rhumatoïdes ainsi que l’aspect des lésions radiologiques permettent le plus
souvent de discriminer une PR. Il existe parfois une atteinte globale « tripolaire » d’un ou
plusieurs doigts (atteinte des métacarpo-phalangiennes, interphalangiennes proximales
et distales).
Elle concerne 15 % à 40 % des cas. Elle touche soit les grosses articulations, soit les orteils
ou les doigts (atteinte privilégiée des métacarpo-phalangiennes, métatarso-
phalangiennes, interphalangiennes proximales et/ou distales). On observe également
l’aspect de doigt ou orteil « en saucisse » (association d’une arthrite de
l’interphalangienne distale, de l’interphalangienne proximale et d’une ténosynovite des
fléchisseurs).
Forme axiale
Elles concernent 5 % des malades, avec ostéolyse des phalanges, des métatarso-
phalangiennes ou métacarpo-phalangiennes, avec aspect « en lorgnette » possible (aspect
rétracté du doigt ou de l’orteil reprenant sa taille habituelle si on l’étire).
Autres tableaux
Onycho-pachydermo-périostite
C’est une entité radio-clinique pathognomonique qui associe une onychose psoriasique,
un épaississement douloureux des parties molles et une ostéopériostite ; elle
prédomine sur l’hallux mais peut atteindre les autres orteils [1] (figure 6).
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Orteil de Bauer
L’atteinte cutanée
La distribution des signes cutanés est très variable d’un patient à l’autre :
– 90 % ont un psoriasis :
• préexistant dans environ 75 % des cas ;
• synchrone des manifestations articulaires dans 10 % à 15 % des cas ;
– Chez 10 % à 15 % des malades, les signes articulaires précèdent les signes cutanés (il
faut savoir rechercher des antécédents familiaux de psoriasis).
L’aspect habituel est le psoriasis en plaque ou « psoriasis commun » souvent évident
(coudes, genoux, sacrum), mais il faut savoir rechercher les lésions psoriasiques plus
discrètes autour de l’ombilic, au pli interfessier, sur le cuir chevelu et le conduit auditif
externe.
L’atteinte unguéale serait l’atteinte dermatologique la plus fréquente au cours du
rhumatisme psoriasique se caractérisant par une onycholyse distale, une
hyperkératose sous-unguéale et un aspect ponctué des ongles dit en « dé à coudre ».
Les patients « dermatologiques » ayant, lors de leur première consultation, une des
localisations suivantes : atteinte du cuir chevelu, atteinte des plis inguinaux et interfessier,
atteinte unguéale, seraient plus à risque de développer un RP.
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Elles sont des arthrites aseptiques parfois associées à une conjonctivite, une urétrite chez
l’homme, une cervicite chez la femme et survenant quelques semaines après une infection
génitale ou digestive. Le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter est la forme la plus
complète d’arthrite réactionnelle et est défini par la triade « urétrite-conjonctivite-
arthrite ».
Les germes en cause dans l’urétrite ou la diarrhée sont le plus fréquemment : Chlamydia
trachomatis, Shigella flexnerii, Yersinia enterolitica et Yersinia pseudotuberculosis,
Salmonella enteritidis et Salmonella typhimurium, Campylobacter jejuni.
L’association au HLA-B27 concerne 50 à 95 % des cas.
L’évolution de l’atteinte articulaire se fait sur un mode chronique dans 10 à 20 % des cas,
pouvant évoluer vers une SA.
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o Particularités cliniques
Spondylarthropathies tardives
Spondylarthrites juvéniles
Le diagnostic est surtout basé sur l’atteinte enthésique marquée et un terrain favorisant
fait d’antécédents familiaux de SpA et la présence de l’HLA B27 car les radiographies des
sacro-iliaques ne sont pas aisément interprétables. La survenue de SpA, à cet âge, a
surtout une valeur pronostic.
On estime que 60 % des patients souffrant de SpA et non traités ont une
CRP et/ou une VS anormales, mais le syndrome inflammatoire est habituellement plus
modeste que dans les autres rhumatismes inflammatoires.
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1.5.2 Immunologie
• HLA-B27
L’intérêt diagnostique de la recherche du HLA-B27 est discuté : la recherche de
critères diagnostiques et d'antécédents familiaux permet souvent de poser le
diagnostic de SpA. Une spondylarthrite ankylosante certaine, la recherche du HLA-
B27 est inutile.
En revanche, dans certains cas douteux (tableau clinique évocateur mais ne
permettant pas d’être affirmatif), on peut demander ce typage (voir tableau 3):
– absent, il ne permet pas d’écarter le diagnostic (10 % d'authentiques SA sont B27
négatif) ;
– positif, il peut conforter un cas clinique douteux mais en aucun cas il ne signe la
maladie (97 % des B27 n'ont jamais de SpA). En effet, 6 à 8 % des sujets caucasiens
sont HLA-B27 positif, ce qui diminue beaucoup la spécificité de ce test [1].
• Microbiologie
Les atteintes périphériques des SpA correspondent à des enthésites périphériques, à des
arthrites avec épanchement synovial, à des ténosynovites et à des bursites
inflammatoires.
Atteintes enthésiques
De nombreuses localisations enthésiques peuvent être observées dans les SpA. Ces
enthésites inflammatoires prennent leur origine sur le calcanéus, la tubérosité tibiale
antérieure, la rotule, les trochanters, l'olécrane etc.
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L'enthésite calcanéenne est fréquente dans les SpA. Elle est représentée à la face
inférieure du calcanéus par l'atteinte des fascias plantaires et à sa face postérieure
par celle de l'insertion du tendon d'Achille. Sur le plan radiologique, les premières
lésions peuvent être représentées par une déminéralisation ou une discrète
érosion au niveau de l'enthèse, puis on observera une ossification prenant
grossièrement la direction de l'enthèse touchée, l'une à départ inférieur et se
dirigeant vers l'avant, l'autre à départ postérieur et se dirigeant vers le haut.
L'association de ces deux localisations forme un « blindage calcanéen » à la face
postérieure de l'os. Dans la SA, l'éperon osseux formé est plutôt fin alors que dans
le RP on le décrit plus épais, moins bien limité et irrégulier [23]. Ces ossifications
ne sont pas spécifiques des SpA. L'aspect « d'épine » calcanéenne, par exemple,
peut être retrouvé dans des enthésopathies plantaires mécaniques ou, associé à
d'autres localisations, dans la maladie de Forestier- hyperostose vertébrale
engainante – [24].
Atteintes articulaires
Parmi les grosses articulations, la coxite est l'atteinte la plus fréquente dans la SA et est
importante pour le pronostic fonctionnel de la maladie. Elle est volontiers bilatérale, peut-
être de forme destructrice, associant un pincement circonférentiel ou interne, des
érosions et l'absence de construction osseuse, ou de forme ankylosante ou engainante,
associant disparition de l'interligne, ossification et hyperostose entre l'acétabulum et la
tête fémorale. Elle est moins fréquente dans le RP où elle est alors associée à des formes
précoces et d'évolution rapide [25].
L'atteinte des petites articulations, notamment celles des orteils, se traduit plutôt par des
arthrites et des ténosynovites. Cliniquement cette inflammation globale, touchant tout le
segment, est décrite comme un orteil ou un doigt « en saucisse». Dans le RP, il est décrit
une forme particulière associant un psoriasis unguéal à l'atteinte de l'interphalangienne
distale : le doigt ou l'orteil de Bauer.
Dans le RP, l'atteinte des petites articulations est très caractéristique sur le plan
radiologique : on y retrouve la coexistence de destruction et de reconstruction osseuses
articulaires et juxta-articulaires. Elles réalisent un aspect radiologique classique, le
« pencil in the cup», par l'amincissement en pointe d'une tête phalangienne et des
additions osseuses formant une cupule à la base de la phalange avec laquelle elle
s'articule. On décrit également la résorption des houppes phalangiennes comme une
caractéristique radiologique du rhumatisme psoriasique [23]. L'atteinte de ces petites
articulations évolue plus volontiers vers l'ankylose dans le RP que dans la SA.
L'atteinte du rachis présente des variations en fonction du type de rhumatisme. Elle est
symétrique et ascendante dans la SA avec un début volontiers localisé à la charnière
dorsolombaire ; dans le RP elle est plutôt asymétrique et suspendue.
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Atteinte intercorporéale
Dans la SA elle débute souvent au bord antérieur des vertèbres réalisant ainsi l'aspect
radiologique de mise au carré des vertèbres. Une érosion du coin antérosupérieur de la
vertèbre correspond à la classique « ostéite de ROMANUS ». La phase de cicatrisation de
ces lésions aboutit à la formation d'un syndesmophyte - fine spicule osseuse à direction
verticale naissant au coin antérieur de la vertèbre - . La jonction de deux syndesmophytes
touchant les vertèbres de deux étages contigus forme un véritable pont osseux. La
répétition de ces ponts osseux le long du rachis aboutit progressivement à son ankylose.
Lorsque ces ponts osseux sont présents de part et d'autre du rachis sur plusieurs étages,
ils forment alors ensemble un aspect de « colonne bambou » ou donnant un aspect en « rail
de chemin de fer » correspondant à une ankylose complète du segment touché.
Crânial
Dorsal
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Crânial
Ventral
Crânial
Gauche
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C'est l'un des principaux signes distinctifs du syndrome SAPHO. Il s'agit souvent d'une
atteinte sterno-claviculaire pouvant réaliser une tuméfaction douloureuse, entraînant
d'importantes lésions érosives ainsi qu'une hypertrophie osseuse. Les atteintes
manubriosternales ou chondro-sternales sont moins fréquentes.
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Crânial
Gauche
L’échographie Doppler
Non pas des sacro-iliaques, mais des enthésopathies périphériques est également
utilisée, mais des études complémentaires sont en cours.
Il est lui aussi une imagerie permettant une bonne évaluation des lésions osseuses,
dites chroniques ou structurales : érosions osseuses, calcifications des enthèses,
modifications des interlignes articulaires voire fusion osseuse. Imagerie en coupe,
elle en tire une supériorité par rapport à la radiographie qui produit des images
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ventral
Ventral
Gauche
(a)
Figure 10 (b) : Atteinte sacro-iliaque plus évoluée avec une fusion des berges [1]
Ventral
Gauche
(b)
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L’électrocardiogramme (ECG)
La coloscopie
Ces différentes manifestations ont été utilisées pour établir des critères de classification
des SpA : les critères de B. Amor (tableau 1) qui ont une sensibilité de 85% et une
spécificité de 90% ; et ceux de l’ESSG (European Spondylarthropathy Study Group, tableau
2) dont la sensibilité est de 87 % et la spécificité de 87 %.
Récemment, de nouveaux critères de classification des formes axiales de SpA ont été
élaborés par le groupe international d'experts ASAS (tableau 3). Ces critères ont une
sensibilité de 82,9 % et une spécificité de 84,4 %.
Dans notre étude, nous avons utilisé les critères de B. Amor en tenant compte de leur
bonne sensibilité et leur meilleure spécificité.
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• Signes de SpA :
– rachialgie inflammatoire
– arthrite
– enthésite
– uvéite
– dactylite
– psoriasis
– maladie de Crohn
– bonne réponse aux AINS
– histoire familiale de SpA
– HLA-B27
– CRP augmentée
Critères de classification des SpA axiales.
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Le traitement des SpA a pour objectifs de préserver la fonction articulaire, prévenir les
déformations, maintenir l’autonomie fonctionnelle et l’insertion socioprofessionnelle du
patient [58].
La prise en charge des SpA est pluridisciplinaire. Elle est assurée par une équipe soignante
structurée réunissant sous la houlette du rhumatologue, médecin de rééducation
fonctionnelle, médecin généraliste, chirurgien orthopédiste, neuropsychiatre et des
paramédicaux [58].
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Un malade bien informé est mieux armé pour lutter contre sa maladie.
Malgré cela, les AINS ne sont pas toujours suffisants pour contrôler la maladie. On estime
ainsi que 25% des patients ne répondent pas aux AINS et auraient donc un moins bon
pronostic [34].
L’AINS doit être utilisé à dose optimale (quand bien même elle correspond à la dose
maximale autorisée) avec, si possible, la prise le soir d’une forme à délitement prolongé
permettant de couvrir toute la phase inflammatoire nocturne et matinale. En cas d’échec,
après quelques jours de traitement, il convient de faire l’essai d’un autre AINS. Au moins
3 à 5 anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être essayés successivement avant de
conclure à l’échec des AINS [1].
Un geste local peut être réalisé en cas d’arthrite (infiltration corticoïde, synoviorthèse
isotopique) ou d’enthésopathie (infiltration cortisonique) rebelle au traitement général.
Les infiltrations de dérivés de cortisone ont également été proposées avec efficacité dans
les sacro-iliites [35].La physiothérapie, l’ergothérapie et les techniques d’appareillage
peuvent également être utilisées en fonction des atteintes et de leur évolution sous l’effet
du traitement AINS.
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La sulfasalazine (Salazopyrine®)
Le méthotrexate (Novatrex®)
La ciclosporine (Néoral®)
Molécule immunosuppressive, elle agit en inhibant la production d'IL2 par les LT4
helpers, en bloquant la production d'interféron par les lymphocytes. Elle bloque
également l'activation des LT cytotoxiques. Des études ont montré son efficacité sur les
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lésions cutanées dans le rhumatisme psoriasique. Dans l'atteinte articulaire, elle serait
comparable au Méthotrexate [42] et supérieure à la Sulfasalazine [43]. Ses effets
secondaires ont conduit à une très faible utilisation.
Le léflunomide (Arava®)
Il s'agit d'un inhibiteur de la synthèse de pyrimidine qui agit par cette voie sur la
prolifération et l'activation des lymphocytes T. Après la PR son efficacité a été démontrée
dans le rhumatisme psoriasique [44], à la fois sur la composante rhumatismale et sur la
composante cutanée.
Il est à noter que les diverses études évoquées pour ces différents traitements font
référence à une efficacité sur les symptômes (douleurs, raideur, gêne fonctionnelle, etc)
et non sur la progression radiologique.
D'autres traitements de fond ont été testés dans les SpA, chez de petits nombres de
patients : l'azathioprine, le cyclophosphamide, les antipaludéens de synthèse (APS),
les dérivés de sels d'or. Ces traitements ont tous été considérés comme insuffisants et
n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Plus récemment une équipe canadienne a testé
du pamidronate intraveineux dans les SpA résistantes [45].
Le TNFα est une cytokine prenant une part importante dans la genèse et l'entretien des
phénomènes inflammatoires de la PR. Les premières études ont montré l'efficacité de la
neutralisation du TNFα dans ce rhumatisme inflammatoire.
Le rôle des cytokines pro inflammatoires en général, et du TNFα en particulier, est moins
bien connu dans les SpA que dans la PR. Du TNFα, ainsi que son ARN messager, ont été
retrouvés expérimentalement dans des biopsies sacro-iliaques chez des patients atteints
de SA [46]. Dans le RP, les lymphocytes circulants et les macrophages produisent plus de
TNFα que ceux des témoins sains [47], les taux de TNFα synoviaux y sont également plus
élevés, tout comme les taux synoviaux de récepteurs du TNFα [48].
Les anti-TNFα ont aussi montré expérimentalement leur efficacité dans la maladie de
Crohn. Partant de ces constatations, les anti-TNFα ont été testés, puis démontrés efficaces
dans les SPA, notamment dans les formes résistantes aux autres traitements de fond. Il
apparaît que ces traitements sont efficaces dans tous les types de SpA : SA, RP, arthrite
réactionnelle ou SpAI [49] ou encore associées aux MICI. Cette efficacité s'observe autant
dans les formes axiales que dans les formes périphériques et quelques données récentes
laissent à penser que ces traitements ont une action sur la progression des lésions
structurales [50].
Les anti-TNFα font à présent partie intégrante de l'arsenal thérapeutique disponible dans
les SPA et sont représentés actuellement par deux molécules :
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C'est le dimère d'une protéine de fusion du récepteur p75 du TNFα avec le domaine
FC d'une immunoglobuline humaine. Il va donc fixer le TNFα circulant et l'empêcher d'agir
sur ses sites physiologiques de fixation.
Les SpA peuvent comporter des manifestations axiales dominantes. Il s’agit tout
particulièrement de la SA qui peut aboutir à une ankylose rachidienne invalidante avec
perte de la lordose lombaire puis cyphose lombaire, exagération de la cyphose dorsale
pouvant conduire à une atteinte vicieuse en flessum des hanches. De même, l’atteinte des
articulations costovertebrales peut être responsable d’un syndrome restrictif tout à fait
invalidant. Il est absolument indispensable de prévenir l’ankylose rachidienne chez les
patients ayant une affection évolutive.
Le travail kinésithérapique en extension rachidienne, avec travail de l’amplitude
respiratoire est indispensable [1].
1.9.6 Chirurgie
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C’est l’évaluation régulière des différents symptômes cliniques (tous les 3 à 6 mois selon
l’évolutivité de la maladie). Il permet l’évaluation de l’activité de la maladie et de son
retentissement fonctionnel, et l’évaluation du traitement (efficacité, tolérance).
Evaluation de la douleur
Elle est souvent évaluée par le patient lui-même sur une échelle visuelle analogique (EVA)
de O à 10. Cette technique peut être utilisée en pratique quotidienne, elle l'est surtout
dans le cadre de protocoles d'études.
Evaluation fonctionnelle
Du retentissement fonctionnel
Pour la SA, on utilise l'indice fonctionnel de Bath calculé à partir d'un auto-
questionnaire : le BASFI (annexe) [53].
La souplesse globale du rachis est appréhendée par des manœuvres passives
d'inclinaison latérale et d'extension. La mesure de la distance main-sol et l'indice
de Schöber testent plus précisément la mobilité du rachis lombaire en flexion. La
mesure de l'ampliation thoracique au 4ème espace intercostal atteste de l'atteinte
des articulations costo-vertébrales et sterno-costales lorsqu'elle est diminuée (< 4
cm). La raideur cervicale est évaluée à l'aide de mesure des distances, menton-
sternum en flexion puis extension maximale, menton-acromion en rotation et
tragus-acromion en inclinaison latérale.
Des séquelles
L'ankylose et la déformation du rachis sont évaluées par la mesure des distances
occiput-mur, C7-mur, L3-mur et par la taille du patient, que toutes les
déformations diminuent. Les amplitudes des articulations périphériques touchées
peuvent être mesurées dans leurs différents mouvements.
Pour la SA, on utilise le BASDAI (annexe) [54]. Pour les formes plus périphériques on peut
réaliser, comme dans la PR, un compte des articulations douloureuses et/ou tuméfiées. Et
aussi, le nombre d’enthèses atteintes.
L'évaluation globale par le médecin et/ou le patient peut également être réalisée à l'aide
d'une échelle visuelle analogique sur les douleurs, la fatigue et les limitations
fonctionnelles.
Dans les formes évolutives, la réalisation régulière (par exemple, tous les 2 ou 3 ans) de
radiographies du rachis cervical de profil, du rachis lombaire de face et de profil et du
bassin peut être utile
Le patient doit être informé des effets secondaires possibles des différents traitements et
leur survenue doit être régulièrement recherchée (examen clinique, surveillance
biologique).
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2. Méthodologie
2.1 Type d’étude
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur des patients atteints de
spondylarthropathie.
-Un bureau pour le chef de Service détaché du bloc servant aussi à la consultation
externe et située à l’Est du Service d’Anatomie Pathologie,
-Trois salles de garde: une pour les internes, une pour les infirmiers et une pour les
techniciens de surface,
-Deux salles d’hospitalisation avec six lits par salle (une salle pour les femmes et
l’autre pour les hommes),
Le personnel du service en cette période d’étude est constitué par un chef de service
et son adjoint qui est un médecin généraliste contractuel, un major, les infirmiers (4),
les garçons de salle(4), les internes et des médecins bénévoles.
Les jours de visite des patients hospitalisés sont les lundi, mardi et jeudi. Les gardes
sont assurées par un interne, un infirmier et un garçon de salle.
- Mercredi : elles se passent sur rendez-vous et concernent les patients suivis pour
une affection donnée (20 patients/semaine). Chaque semaine les consultations sont
basées sur une affection précise.
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prendre le ticket de consultation au bureau des entrées étant donné qu’on consulte
30 patients chaque jeudi.
2.7 Variables
Age
Sexe
Profession
Motif de consultation
Attitude du patient
La douleur (mode d’installation, horaire, périodicité)
Manifestations articulaires et leurs caractères
Atteinte axiale
Signes extra-articulaires associés
Dérouillage matinal
Enthésite
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Nous avons exploité les dossiers de consultation et/ou d’hospitalisation des patients
du service de Rhumatologie.
Les données sociodémographiques, cliniques et radiographiques de chaque dossier de
patient ont été recueillies sur une fiche individuelle établie à cet effet [annexe 1].
L’enregistrement et l’analyse des données s’est faite sur le logiciel SPSS 18.0.
La saisie a été faite sur le logiciel Microsoft Word 2013.
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3. RESULTATS
Fréquence des SpA
Nous avons recensés 13 cas confirmés de SpA sur un total de 10355 dossiers de patients
vus en consultation durant la période de l’étude, soit une fréquence d’environ 0,13%.
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Les hommes étaient les plus affectés avec un pourcentage de 69,2 et un ratio de 2,25.
Les ménagères, les commerçants et les bergers étaient les plus affectés (15,4% pour
chaque catégorie).
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ATTITUDE DU PATIENT
CONSULTATION AUTO-
D'UN MEDECIN MEDICATION Total
TYPE DE MEDICAMENTS ANTALGIQUES 0 1 1
MODERNES DE PREMIERE AINS 3 5 8
INTENTION
Total 3 6 9
Neuf sur les treize patients (69,23%) avaient engagé une prise en charge avant d’arriver
au service de Rhumatologie, parmi lesquels 6 (66,67%) ont choisi l’automédication. Les
anti-inflammatoires non stéroïdiens étaient utilisés dans 88,89%.
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L’arthralgie a été retrouvée dans 100% des cas, associée à une synovite dans 54,5% des
cas.
Nombre d’articulations
atteintes Effectifs Pourcentage
1 1 9,1
12 1 9,1
15 1 9,1
16 1 9,1
17 1 9,1
18 1 9,1
2 1 9,1
22 1 9,1
3 2 18,1
8 1 9,1
Total 11 100,0
Sur les treize patients, onze (84,62%) avaient une atteinte articulaire. La moyenne
d’articulations atteintes est de 11 avec des extrêmes de 1 et 22.
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ATTEINTE ARTICULAIRE
OUI Total
EPAULE OUI 4 4
NON 7 7
COUDE OUI 4 4
NON 7 7
POIGNET OUI 7 7
NON 4 4
MCP OUI 3 3
NON 8 8
HANCHE OUI 4 4
NON 7 7
GENOU OUI 6 6
NON 5 5
CHEVILLE OUI 7 7
NON 4 4
MTP OUI 1 1
NON 10 10
Le poignet et la cheville étaient les articulations les plus concernées par l’affection avec
un pourcentage de 63,64% chacune.
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ATTEINTE AXIALE
OUI Total
CERVICALGIE OUI 3 3
NON 7 7
DORSALGIE OUI 5 5
NON 5 5
LOMBALGIE OUI 9 9
NON 1 1
PYGALGIE OUI 4 4
NON 6 6
STERNO-COSTALGIE OUI 3 3
NON 7 7
Total 10 10
Dix patients sur treize (76,9%) avaient une atteinte axiale. Celle-ci était principalement
faite de lombalgie (9 patients sur 10).
Quatre patients sur les dix (40,0%) présentant une atteinte axiale avaient rapporté une
pygalgie. Celle-ci était bilatérale dans tous les cas (100,0%).
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DEROUILLAGE MATINAL
OUI NON Total
DUREE DE DEROUILLAGE 0 8 8
MATINAL <45MN 1 0 1
>45MN 4 0 4
Total 5 8 13
Sur les treize patients, cinq, soit 38,46%, avaient une notion de dérouillage matinal.
Parmi ces derniers, quatre, soit 80,0%, avaient un dérouillage supérieur à 45 minutes.
ENTHESITE
OUI Total
SIEGE DE L'ENTHESITE TALON 2 2
GENOU 1 1
Total 3 3
Trois patients sur treize, soit 23,07%, présentaient une enthésite, dont le siège le plus
courant était le talon (66,67%).
Sur les treize patients, dix, soit 76,9%, avaient une CRP positive. Parmi ces derniers, sept,
soit 70,0%, avaient une CRP en dessous de 50 milligrammes.
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Le bilan immunologique avait été réalisé chez six patients sur treize, soit 46,15% ; parmi
lesquels 5, soit 83,33%, avaient un bilan immunologique négatif.
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SIGNES EXTRA-ARTICULAIRES
Signes extra-articulaires ASSOCIES
OUI NON Total
UVEITE OUI 1 0 1
NON 11 1 12
PSORIASIS OUI 6 0 6
NON 6 1 7
DIARRHEE OUI 4 0 4
NON 8 1 9
RECTORRAGIE OUI 2 0 2
NON 10 1 11
PUSTULOSE OUI 1 0 1
PALMOPLANTAIRE NON 11 1 12
ACNE OUI 1 0 1
NON 11 1 12
URETRITE OUI 2 0 2
NON 10 1 11
Total 12 1 13
Douze patients sur treize (92,31%) présentaient des signes extra-articulaires associés.
Le psoriasis représentait l’atteinte extra-articulaire la plus fréquente (50,0%).
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Sept patients avaient réalisé une radiographie de bassin de face (53,85%). L’atteinte des
sacro-iliaques, quand elle était présente, était majoritairement révélée au stade 3 de
FORESTIER avec un pourcentage de 28,6%.
Répartition selon les résultats de la radiographie standard des mains et/ou des pieds
Sept patients sur treize (53,85%) avaient réalisé une radiographie des mains et/ou des
pieds. On a noté une déminéralisation osseuse, qu’elle soit juxta-articulaire, en bande ou
diffuse, chez 71,43% (5/7).
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La totalité des patients (100,0%) avait bénéficié d’un traitement médical. Les médecins
n’ont eu recours ni à la chirurgie, ni à la kinésithérapie.
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4. Commentaires et discussion
L’étude a duré six ans et avait pour but principal de décrire les caractères des
spondylarthropathies observées dans notre contexte.
Nous pouvons, au terme de notre étude, énumérer les limites et difficultés suivantes :
L’étude portait sur les patients vus en consultations et/ou hospitalisés dans le
service de Rhumatologie du CHU du Point G.
Le nombre important de dossiers incomplets et/ou en mauvais état donc
inexploitables.
Données sociodémographiques
L’âge
Le sexe
Les hommes étaient les plus atteints avec un pourcentage de 69,2% pour un
sex-ratio de 2,25. Résultat similaire à ceux de AWADA H. [62] et JABBOURI
R.[63] pour qui le sexe masculin est le plus représenté.
La profession
Données cliniques
Le motif de consultation
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L’attitude du patient
Neuf sur les treize patients (69,23%) avaient engagé une prise en charge avant
d’arriver au service de Rhumatologie, parmi lesquels six (66,67%) ont choisi
l’automédication. La médication était à base d’anti-inflammatoires non
stéroïdiens dans 88,89%.
Manifestations articulaires
L’atteinte axiale
L’atteinte axiale était présente chez 76,9% des patients. Elle concernait aussi
bien tous les segments rachidiens, avec une prédominance lombaire (90%),
que les articulations sacro-iliaques (40%) et sterno-costales (30%). Ce résultat
est supérieur à ceux de AWADA H. [62] et JABBOURI R. [63] qui trouvent une
atteinte lombaire dans, respectivement, 82,65% et 83,2%. AWADA H. [62] et
JABBOURI R. [63] trouvent une atteinte des sacro-iliaques dans,
respectivement, 56,52% et 63,8%, ce qui est supérieur à notre étude.
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Le dérouillage matinal
Le dérouillage matinal était présent chez 38,46% des patients avec une durée
relativement supérieure à 45 minutes. AWADA H. [62] trouve un dérouillage
matinal dans environ 66,19% des cas.
L’enthésite
Présente chez pratiquement 23,07% des patients, elle siégeait le plus souvent
au talon (66,67%). AWADA H. [62] trouve une enthésite dans 54,08% des cas
avec un siège prédominant au talon (42,86%). GERARD S. [64] par contre,
trouve 12% d’enthésite active.
Signes biologiques
La CRP était positive dans 76,9% des cas. Ce résultat est supérieur à celui de
GERARD S. [64] qui trouve une CRP positive dans 54,0% des cas.
Signes radiographiques
Radiographie rachidienne
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des vertèbres ont été retrouvés dans 20% des cas. Résultat inférieur à celui de
AWADA H. [62] qui trouve les syndesmophytes dans 27,66% des cas. La
colonne en bambou a été retrouvée dans 10% des cas. Résultat cnforme à celui
de AWADA H. qui trouve une colonne en bambou dans 12,77% des cas.
Diagnostic retenu
Attitude thérapeutique
Traitement instauré
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CONCLUSION
Elles concernent surtout l’adulte jeune mais peuvent survenir à tout âge, avec une
prédominance masculine. Les ménagères, les bergers et les commerçants étaient les plus
affectés.
Elles sont caractérisées le plus souvent par une rachialgie diffuse (lombaire de
préférence) avec pygalgie bilatérale. La polyarthralgie est asymétrique chronique,
d’installation progressive, d’horaire mixte avec une synovite (poignets et chevilles) dans
la majorité des cas.
Cette étude n’a pas de bénéfice direct pour le patient vu son caractère rétrospectif. Elle
améliorera la démarche diagnostique des praticiens et une meilleure information des
populations concernant cette maladie.
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Recommandations
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Références bibliographiques
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maladie ; forum Med Suisse n°10 ; 06 Mars 2002 ; 232
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Annexe 1
N°……………
A/ DONNÉES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES
B/REFERENCES DU MALADE
1- Motif de consultation ou
d’hospitalisation /……………………………………………………………………………….. /
2- Date d’admission (si patient hospitalisé) /…………………………………/
3- Date de sortie (si patient hospitalisé) /……………………………………../
4- Durée d’hospitalisation /……………………/ semaines
C/DEMARCHE DIAGNOSTIQUE:
I-Antécédents :
1. Médicaux :
a. Diarrhée récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
b. Balanite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
c. Cervicite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
d. Urétrite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
e. Rectorragie récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
f. Uvéite /……/ 1= oui ; 2= non
g. VIH /……/ 1= oui ; 2= non
h. Hépatites virales /……/ 1=oui (siège à préciser) ; 2=non
(………………………………………………………………………………)
i. Psoriasis /…... / 1=oui ; 2=non
j. Brucellose /……/ 1=oui ; 2=non
k. Entérocolopathie chronique diagnostiquée /……/ 1=oui ; 2=non
l. Asthme /……/ 1=oui ; 2=non
m. Ulcère gastroduodénal /……/ 1=oui ; 2=non
n. Hypertension artérielle /……/ 1=oui ; 2=non
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III/EXAMEN CLINIQUE :
La douleur
1. Mode d’installation /……/ 1=Brutal ; 2=Progressif ; 3=Insidieux
2. Horaire /……/ 1=inflammatoire ; 2=mécanique ; 3=mixte
3. Périodicité /……/ 1=<1mois ; 2=<2mois ; 3=<3mois ; 4=3mois et plus
4. Intensité selon l’EVA /……/ EVA=0 à 10
5. Manifestations articulaires /……/ 1=Arthralgies ; 2=Synovites ; 3=ténosynovites ;
4=Autres (à préciser) (…………………………………………………………………………..)
Préciser l’articulation « gâchette » (c'est-à-dire la 1ère atteinte)
…………………………………………………………………………………………...
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19. Si oui, le siège /……/ 1=talon ; 2=rachis ; 3=genou ; 4= TTA ; 5=olécrane ; 6=les
trochanters ; 7=autres (à préciser)
(…………………………………………………………………………………………)
20. Pygalgie /……/ 1=oui ; 2=non
21. Si oui, caractéristique ? /……/ 1=unilatérale ; 2=bilatérale ; 3=à bascule
22. Ampliation thoracique /……/ 1=>4cm ; 2=<4cm
23. Signes viscéraux associés /……/ 1=oui ; 2=non
24. Si oui, lesquels ? /…………/ 1=uvéite antérieure ; 2=psoriasis ; 3=balanite ;
4=diarrhées ; 5=rectorragie ; 6=pustulose palmoplantaire ; 7=acné ; 8=urétrite ;
9= cervicite ; 10=autres (à préciser)
(………………………………………………………………………………………...)
25. Signes généraux associés /....../ 1=oui (à préciser) ; 2=non
(…………………………………………………………………………………………)
26. Etat général /……../ 1= bon ; 2= altéré
27. Poids /…………..../ (en kg) ; Taille /……………/ (en m) ; TA /………………/ (en cm
Hg) ; IMC /……….……/ (en kg/m2) ; T° /……/ (en °C)
28. Organomégalie /…………/ 1= oui (siège) ; 2=non
(……………………………………………………………………………………….)
29. Foyer septique /……/ 1= oui (sièges) ; 2= non
(……………………………………………………………………………………….)
IV/EXAMENS PARACLINIQUESREALISES :
Examens biologiques : (le nombre de fois sera précisé)
1. NFS
a- Hb /……/ 1= normal ; 2= anémie ; 3= hyperglobulie
b- VGM /……/ 1=normocytose ; 2= microcytose ; 3= macrocytose
c- CCMH /……/ 1= normochromie ; 2= hypochromie
d- GB /……/ 1=normal ; 2=hyperleucocytose ; 3=leucopénie
e- Plt /……/ 1=normal ; 2=thrombocytose ; 3=thrombopénie
2. VS : 1H /……/ 1=normale ; 2=élevée et 2H /……/ 1=normale ; 2=élevée
3. CRP/……/ 1= négative ; 2= <50mg ; 3= [51-100mg] ; 4=>100mg
4. Calcémie /……/ 1= normale ; 2= hypocalcémie ; 3= hypercalcémie
5. Uricémie /……/ 1= normale ; 2= hypo uricémie ; 3= hyper uricémie
6. Créatininémie /……/ 1= normale ; 2= élevée
7. ALAT /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ;
4= 3fois normale ; 5= sup à 3 normale
8. ASAT /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ;
4= 3fois normale ; 5= sup à 3 normale
9. PAL /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ; 4=
3fois normale ; 5= sup à 3 normale
10. Gamma GT /……/ 1= normal ; 2= élevé
11. Glycémie /……/ 1= normale ; 2= hypoglycémie ; 3= hyperglycémie
12. Hb A1c /……/ 1= normale ; 2= élevée
13. Sérologie VIH (après consentement éclairé) /……/ 1= positive ; 2= négative
14. Hémoculture /……/ 1= stérile ; 2= septicémie
15. Si septicémie, laquelle ? /……/ (…………………………………………………….)
1=brucellienne ; 2=autres (à préciser)
16. Goutte épaisse /……/ 1= positive ; 2= négative
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Radiographiques :
1. Radiographie standard :
a. Rachis (siège et incidence à préciser)
(……………………………………………………………………………..)
- Pincement de l’interligne /……/ 1=oui ; 2=non
- Déminéralisation /……/ 1=oui ; 2=non
- Condensation sous chondrales /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéophytose /……/ 1=oui ; 2=non
- Erosion /……/ 1=oui ; 2=non
- Géodes sous chondrales /……/ 1=oui ; 2=non
- Tassements vertébraux /……/ 1=oui ; 2=non
- Ankylose inter-apophysaire postérieure /……/ 1=oui ;
2=non
- Images en « colonne de bambou » /……/ 1=oui ; 2=non
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6. IRM /……………………………………………………………………………..……/
C- Explorations fonctionnelles :
1. ECG /…………………………………………………………………………………/
2. ERG et EOG /………………………………………………………………………/
3. EFR /…………………………………………………………………………………/
4. Echo Döppler (siège) /………………………………………………………………/
V/DIAGNOSTIC ;
1. Diagnostic retenu ………………………………………………………………/
2. Score selon les critères de B. Amor /……………../
3. Concordance motif d’admission et diagnostic retenu /……/ 1= oui 2=non
4. Affection(s) associée(s) /……/ 1=oui ; 2=non
5. Si oui (à préciser) /………………………………………………………………………………………./
VI/TRAITEMENT :
1. Médicamenteux /……/ 1=oui ; 2=non
2. Si oui, lesquels /………… / 1=AINS ; 2=Antalgiques ; 3=Traitements locaux (à
préciser) ; 4=Traitements de fond (à préciser) ; 5=Autres (à préciser)
(………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………….)
3. Traitement chirurgical /……/ 1=oui (à préciser) ; 2= non
(…………………………………………………………………………………………)
4. Kinésithérapie /……/ 1= oui (à préciser) ; 2= non
(…………………………………………………………………………………………)
VII/SUIVI :
1. Suivi clinique
a. Intensité de la douleur selon l’EVA /………/
b. Nombre de réveils nocturnes /……/ 1=0 ; 2=1 ; 3=2 ; 4=3 et plus
c. Indice de Schöber /……/ (en cm)
d. Ampliation thoracique /……/ (en cm)
e. Nombre d’articulations douloureuses /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
f. Nombre d’articulations tuméfiées /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
g. Nombre d’enthèses douloureuses /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
h. Signes extra-articulaires /……/ 1=Psoriasis ; 2=Uvéite ; 3=Maladie
inflammatoire digestive ; 4=Autres ; 5=RAS
i. Score BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index) /……/
j. Score BASFI (Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index) /……/
k. Score ASDAS (Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score) /……/
2. Suivi biologique
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Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako
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Annexe 2
Critères diagnostiques des Spondylarthropathies selon B. AMOR
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FICHE SIGNALETIQUE
Prénoms : Ebéni-Junior
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RESUME
L’objectif de cette étude était de décrire les caractères généraux des
spondylarthropathies observées dans le service de rhumatologie du CHU du point G.
Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive réalisée au sein du dit service sur une
période de six ans allant du 1er Janvier 2008 au 31 décembre 2013, incluant tous les
patients vus en consultation et/ou hospitalisés dans le service chez qui le diagnostic de
spondylarthropathie avait été retenu selon les critères de B. AMOR. Les paramètres
étudiés étaient sociodémographiques, cliniques et radiographiques
L’étude a porté sur 13 cas, le sexe masculin étant représenté avec 69,2% pour un sex-
ratio de 2,25. La tranche d’âge majoritaire était de [15-25[ avec 46,1%, pour une
moyenne de 31,07 ans.
L’atteinte axiale était présente dans 76,9% des cas avec une prédominance lombaire
(90%), associée à une atteinte périphérique (84,62%) faite essentiellement de
polyarthralgie. La douleur était chronique dans 92,3% des cas et d’horaire mixte
prédominante (46,2%).
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INFORMATIONAL SHEET
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SUMMARY
The study was on 13 cases, the male gender was about 69.2% of the total, for a sex ratio
of 2.25. The dominant age range was [15-25[with a percentage of 46.1%, for a mean age
of 31.07 years.
The axillary disorder was present in 76.9% of the total cases with a lumbar
predominance (90%), associated to a peripheral disorder (84.2%) essentialy made of
polyarthralgia. The pain was chronic in 92.3 % of the total cases, essentially made of
mixed schedule pain (46.2%).
The rheumatismal pelvispondylitis and the psoriasic rheumatism were the most
frequent diseases, each with a percentage of 38.5%.
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En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant l’effigie
d’Hippocrate, je promets et jure au nom de l’Être Suprême, d’être fidèle aux lois de
l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et je n’exigerai jamais un salaire au-dessus de
mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.
Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma langue
taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs,
ni à favoriser les crimes.
Je ne permettrai pas que les considérations de religion, de nation, de parti ou de classe
sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect
absolu de la vie humaine dès la conception. Même sous la menace, je n’admettrai pas de
faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je donnerai à leurs enfants
l’instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.
Je le jure !
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