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Faculté de Médecine Et d'Odonto-Stomatologie

Cette thèse de médecine présente une étude sur les spondylarthropathies, en se concentrant sur leurs aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le service de rhumatologie du CHU du Point G à Bamako, entre 2008 et 2013. Elle est soutenue par Cyrille Efang Mbassi Ebéni-Junior pour l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine. Le document inclut également des remerciements et des dédicaces à diverses personnes ayant soutenu l'auteur durant son parcours.

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Faculté de Médecine Et d'Odonto-Stomatologie

Cette thèse de médecine présente une étude sur les spondylarthropathies, en se concentrant sur leurs aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le service de rhumatologie du CHU du Point G à Bamako, entre 2008 et 2013. Elle est soutenue par Cyrille Efang Mbassi Ebéni-Junior pour l'obtention du diplôme d'État de docteur en médecine. Le document inclut également des remerciements et des dédicaces à diverses personnes ayant soutenu l'auteur durant son parcours.

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Ministère de l`Enseignement Répu République du Mali

Supérieur et de la Recherche Un i Un Peuple- Un But-Une Foi

Scientifique

UNIVERSITÉ DES SCIENCES, DES TECHNIQUES ET DES TECHNOLOGIES


DE BAMAKO

Année universitaire : 2013-2014 N°/………/

Faculté de Médecine et d’Odonto-


Stomatologie

LES SPONDYLARTHROPATHIES
ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET
RADIOGRAPHIQUES DANS LE SERVICE DE RHUMATOLOGIE
AU CHU DU POINT G-BAMAKO
[DU 1er JANVIER 2008 AU 31 DECEMBRE 2013]

Présentée et soutenue publiquement le …/…/2014 devant la Faculté de Médecine


et d’Odontostomatologie

Par : Mr CYRILLE EFANG MBASSI Ebéni-Junior


Pour obtenir le grade de Docteur en Médecine (DIPLOME D’ETAT)

Président : Pr. FONGORO Saharé


Membres : Pr. DAO Sounkalo
Pr. TOURE Mahamadou
Directeur : Pr. CISSE Idrissa Ahmadou
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

Thèse de Médecine
Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 1
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

Dédicaces
A Dieu le père tout puissant

Sans toi je n’aurais pu arriver où je suis. Toi qui a toujours été présent, toi qui m’a gratifié
d’une relation privilégiée avec toi, toi qui m’a guidé, aidé à me relever toutes ces fois où je
suis tombé et ai pensé que tout n’allait pas, toi qui m’a préservé de tant de choses
dangereuses, je ne saurais prétendre trouver les mots ou alors savoir quoi faire pour te
montrer ce que je ressens mais toi tu sais ce qu’il y a au fond de mon être et j’aimerais que
tu acceptes ce travail comme le fruit du labeur que tu m’as permis d’effectuer et en gage
de l’amour que je te porte.

A ma petite, douce et fragile mère chérie Mme EFANG née EYINDO Ange-Marthe et à
mon robuste père adoré Mr. EFANG N. Aaron

Je vous ai connu débordants d’énergie, ne ménageant aucun effort, papa entre trois voire
quatre emplois et toi maman devant jumeler femme au foyer, commerçante et élève,
devant affronter les dures réalités de la vie et un entourage sceptique afin que nous, vos
enfants, ne manquions de rien. J’aimerais que vous sachiez aujourd’hui que ce travail est
le vôtre, car vous vous êtes battus et vous êtes parvenus à faire ressortir du fond de
quelque chose d’incertain un être accompli et fier, non seulement de vous, mais aussi de
la personne qu’il est devenu. Je vous dédie ce travail afin de vous remercier et en guise de
l’amour profond que je ressens pour vous. Alors, soyez heureux et fiers car vous pourrez
vous tapez sur la poitrine et dire : « Nous avons réussi !!! ». Vous me manquez et je vous
aime.

A mes frères et complices DENIS C. Préféré, ARMAND G.-Isaac et AIME S. Adrien

Voilà presque une décennie que « je suis allé au front » en espérant vous rendre fiers à
mon retour. Même si le contact n’était pas permanent, je sais à quel point vous tenez à moi
et je sais que vous étiez là, peut-être pas physiquement, mais moralement et
spirituellement. Aujourd’hui sonne la cloche des retrouvailles, je reviens à vous en tant
que médecin certes, mais aussi en tant qu’homme accompli. J’espère que nous
rattraperons le temps passé loin les uns des autres. Je vous aime tellement.

A mes grands-parents paternels et maternels NDEMA M. Denis, EDIMO F. Régine


« Aunti », N. NSIA Idelette Lucienne « Doudou » et NJEMBELE Richard

Vous n’êtes plus de ce monde mais je sais que vous veillez sur moi depuis le royaume des
cieux. J’ai tenu la promesse que je vous avais faites à savoir celle de devenir « meilleur »
et j’espère que vous en êtes fiers. Vous me manquez.

Thèse de Médecine
Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 2
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

A vous, êtres chers qui ne sont plus

Je ne saurais vous citer car j’ai peur d’oublier certains d’entre vous mais je sais à quel point
vous avez œuvré pour l’accomplissement de ce travail. Alors il est aussi le vôtre.

Thèse de Médecine
Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 3
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

Thèse de Médecine
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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

Remerciements
A ma terre d’accueil le Mali et au peuple Malien

La chaleur humaine, l’entraide, ce caractère social et cette simplicité qui caractérisent ce


pays et ses habitants. Ce pays qui inspire et nous pousse à reconsidérer notre façon d’être,
je ne peux que dire merci de m’avoir non seulement adopté mais aussi rendu meilleur et
accompli.

Au village du Point G à Bamako et ses habitants

Lieu de mon épanouissement durant la totalité de mon séjour en terre Malienne.


L’adaptation n’aurait pas été évidente si je n’étais tombé sur des personnes aussi simples
et accueillantes que vous. Merci car je me suis senti chez moi et que le tout puissant veille
sur vous.

A l’AEESCM (Association des Elèves, Etudiants et Stagiaires Camerounais au Mali) et à


toutes ses promotions : Famille plus, LSE, ASPRO, PREMIUM, SOSERE, ASTRA, SATRES,
SEGALEN, PRADIER, CESAR*, DEGAULLE, SPARTE, ASTURIE, STATE, TROIE, ROME,
PARIS, ALSACE

En ton sein j’ai grandi, muri, partagé tant de choses et acquis de l’expérience dans tous les
domaines. Tu as toujours été belle, a aidé tellement de personnes à rester concentrées sur
des objectifs bien précis et nous a permis, nous qui avons laissé nos famille, de ne jamais
se sentir seuls. Actuellement tu traverses une période difficile, mais j’espère que tu
renaîtras tel un phœnix et que tu seras encore plus forte. Un grand merci !!

A ma promotion CESAR

Nos rapports n’ont pas toujours été aisés et je sais que je n’ai pas pu faire tout ce que je
voulais pour te mener encore plus haut car j’ai dû voir mes capacités s’amoindrir avec le
temps, raison pour laquelle je me suis un peu éclipsé. Mais je sais que nous, tes membres,
sommes une famille, c’est ainsi que je te demande pardon et suis conscient que nous
resterons soudés quelques soient les cieux sous lesquels nous nous retrouverons. Merci !!

A la 5ème promotion du Numérus Clausus « promotion Professeur SIDIBE Assa


TRAORE »

Merci pour tous les moments de partage, de détente et aussi pour le soutien. Puisse le tout
puissant veiller sur chacun d’entre nous.

Au Docteur OUANE Nouhoum et sa famille

C’est grâce à vous que j’ai pu fouler le sol de ce merveilleux pays, donc c’est aussi grâce à
vous que je suis médecin. Que le tout puissant vous bénisse et veille sur vous.

Thèse de Médecine
Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 5
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Aux familles SOUMARE et SACKO

Au sein desquelles j’ai pu trouver refuge, qui m’ont toujours traité comme un enfant de la
famille. Grâce à vous je ne me suis jamais senti en terre étrangère, et n’ai subi aucune
pression quant au logement. Que le tout puissant vous accorde longue vie et prospérité.

A toute ma famille, aussi bien paternelle que maternelle, tantes, oncles, cousines, cousins,
nièces, neveux, petits fils et petites filles

Je vous remercie pour le soutien et j’espère que vous êtes fiers de moi.

Au Docteur TAGNE L. Steve, mon père de Bamako

Toi qui m’a hébergé durant plusieurs années à mon arrivée en terre Malienne sans m’avoir
connu au préalable, qui a toujours été présent quand j’avais besoin de conseils et qui m’as
permis de m’adapter à la vie loin des parents. Grand merci et que Dieu te bénisse toi, ton
foyer et toutes tes entreprises.

Au Docteur FOTSO Michèle

Voilà bientôt sept années que nous ne nous sommes pas vus. Plus qu’une amie, tu es la
sœur que ma mère n’a mise au monde. Tu m’as vu dans les pires comme les meilleurs
moments, et grâce à toi j’ai eu l’honneur de savoir ce que ça fait d’avoir une sœur. Je te dis
merci pour tout et que le Seigneur t’accorde sa grâce.

A la famille HACKO

Merci car vous m’avez adopté alors que vous ne saviez qui j’étais, encore moins d’où je
venais. Mais vous m’avez tellement apporté et grâce à vous j’ai compris qu’on n’a pas
besoin de lien de sang pour être une famille. Vraiment merci pour tout !!!

Au Professeur CISSE Idrissa Ah.

Plus qu’un père, vous avez été pour moi un modèle et je suis honoré de faire partie de vos
élèves. Que le seigneur vous bénisse vous et votre famille, vous accorde un foyer prospère
et longue vie car le Mali, l’Afrique et le monde entier ont besoin d’hommes comme vous.
Merci pour tout !!!

Au Docteur DEMBELE AK.

Je ne saurais trouver une expression qui exprimerait toute la gratitude que je ressens à
votre égard. Vous m’avez formé, inculqué l’esprit et l’honnêteté scientifiques, soigné
quand j’étais malade et tenu ma main dans les moments difficiles afin de ne pas me laisser
sombrer dans le désespoir. Grâce au Mali, j’ai trouvé un « grand frère ». Je vous souhaite
le meilleur. Sincèrement merci !!!

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Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 6
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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A tous mes amis du Cameroun et du Mali

Nous avons tout traversé ensemble, aussi bien les bons que les mauvais moments, mais
j’ai toujours pu compter sur vous, ou du moins pour la plupart. Je sais que j’ai un caractère
et une façon de voir les choses un peu complexes, et je sais que j’ai dû vous offenser, pour
cela je vous demande pardon. Et merci pour tout car grâce à vous j’ai découvert le monde
et j’ai « grandi ».

A DZIEWOUO RACHEL « ma Pretta »

Aucun mot, aucune expression, aucun moyen de langage, aucun geste ni cadeau ne saurait
exprimer tout ce que je ressens à ton égard. Tu es entrée dans ma vie à un moment où elle
était un champ de ruines, car dévastée par un ouragan de désillusions et je pensais ne plus
jamais être capable de me relever. Voilà bientôt quatre années que tu me soutiens et
supporte car je sais que je suis très compliqué parfois, et grâce à toi j’ai découvert une
partie de moi que je n’avais imaginée, moi qui pensais me connaitre à la perfection ! Je te
demande pardon car je sais que je t’ai énormément heurtée et te remercie pour tout ce
que tu m’as apporté. Puisse le tout puissant te protéger, te bénir et guider tes pas.

Aux membres du « CREW »

Rassemblés de façon anodine, nous avons néanmoins développé un esprit fraternel très
intense. Nommé « chef » par le fait du hasard, j’ai toujours essayé de faire de mon mieux
pour préserver ce lien qui nous unie. Je sais que ça n’a pas toujours été facile, mais nous
avons pu aller au-delà de toutes les difficultés. Je ne saurais tout dire car il y a tellement à
dire. Je vous dis juste merci et sachez que « si c’était à refaire, je le referais sans hésiter ».

Aux Docteurs MODI Yannick Emmanuel, TCHOMTCHOUA Ariel Stéphane, TCHOGANG


Nina, MBASSI Cédrick, NGO ITALEN HI NGOCK, YOUBONG Tracie Joyner, NDICHOUT
Aïcha, ZOUNA Eric, TCHEYEP GUY-MERLIN, TAMEU T. Steve Georgies, AMOUNA
Pulchérie, WAFFO T. Ange Christelle,…

Merci pour les conseils, le soutien et la protection.

A mon groupe d’étude spécial Dr. MOLO B. Inès Aurélie, Dr. MANEMEZA M. Natacha
Stone, Dr. AKOUA T. Jean-Jacques Cyrille, Dr. MFUPA T. Yannick

Vous m’avez certes adopté en fin de cycle, mais vous avez fait de moi un membre à part
entière du groupe et m’avez toujours poussé à chercher et ne pas baisser les bras. Merci
pour tout et que Dieu nous accompagne tous.

Au personnel du Service de Rhumatologie du CHU du Point G

Merci pour le bon esprit de travail, le soutien, les conseils et l’assistance.

Thèse de Médecine
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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Aux internes du service de Rhumatologie du CHU du Point G

La solidarité, l’entraide, la bonne humeur et l’ambiance « choco » qui prévalaient au sein


du groupe nous a permis de nous épanouir. J’espère que nous pourrons de nouveau
travailler ensemble. Puisse le tout puissant nous accorder sa grâce.

Aux Docteurs FOPOSSI D. Eliane Aurélie et KONE Lassina

Merci d’avoir pris soin de moi et d’avoir guidé mes pas en tant qu’interne dans le service.
J’ai beaucoup appris grâce à vous et j’ai toujours voulu être au même niveau que vous.
J’espère que nous aurons la chance de nous retrouver sous d’autres cieux et travailler en
synergie comme vous me l’avez appris. Que Dieu vous accorde réussite et prospérité.

A EBONGUE L. Reine Sandrine « la légitime »

Je sais que ça n’a pas toujours été facile entre nous et que j’ai souvent été absent. J’espère
que tu n’es pas trop en colère car je sais que tu sais combien tu comptes pour moi. Alors
je te dis merci pour tous les moments passés ensemble et j’espère qu’ils pourront
continuer.

A WANGARA Nana Ahmed

Un merci spécial pour toi car je sais que je t’ai fait voir de toutes les couleurs avec mon
caractère difficile et c’est toi qui subissait toutes mes frustrations. Mais tu as toujours été
là pour moi, pour ça je te remercie de tout mon cœur.

A MLIEGO S. Liliane S.

Tu as toujours été une source d’inspiration, un modèle de courage et de persévérance


pour moi. Grâce à toi, tes conseils et tes encouragements, je n’ai jamais cessé de croire en
moi. Le destin a voulu que tu ne sois pas à mes côtés en ce jour, mais je sais que tu es là,
près de moi. Merci pour tout et puisse le Seigneur te protéger et te combler de ses
bienfaits.

A la grande et prestigieuse famille « TCHOMTCHOUA-MODI »

Merci pour tous les bons moments passés ensemble et tout ce que nous avons traversé.
J’espère que nous resterons aussi soudés dans le futur.

A mes voisins, anciens et nouveaux

Je sais que ne suis pas très présent ces derniers temps (les responsabilités l’exigent). Mais
vous avez toujours fait preuve d’un grand respect à mon égard et nous avons vécu dans
un esprit de famille. Merci pour tout et puisse le seigneur veiller sur chacun d’entre vous.

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

A mes filles, fils, protégé(e)s, bon(ne)s petit(e)s TCHANQUE Ornella, DICHI Hermann,
CHAWA Adhémar, SAMIZA Pamela, NGOMO Yvette, DJAOUWE Samson, NYANKE
Romuald, MANFO Hermann, FEUPI Andréa, EKOUNE Michel, ENONE César, NGO M.
Marie-Marcelle, NITCHEU Tatiana, DJONGOUE Richie, GOMTSE Ibrahim, SONKWE
Anicet, NKAMEN Van Jules, FOGUE Ernest, NGAMO Désiré, TIENTCHEU Dorette,
EYIKE Emmanuelle, KUETE Noëlle, DJUILOKE Joël, WEMBE Cindy, et tous ceux que je
n’ai pas cité ici

J’espère avoir été à la hauteur de vos attentes et je voudrais que vous sachiez que je serai
toujours là pour vous. Merci pour tout !

A NGOUAKA M. Steve Dani, TCHINDA K. Edgar Brice et leurs familles

Avant de vous connaitre je ne savais pas vraiment ce que c’est de pouvoir compter sur des
personnes autres que sa famille biologique. Mais grâce à vous, j’ai appris ce qu’est l’amitié
véritable et j’ai eu de nouveaux frères ainés. Je prie le bon Dieu afin qu’il puisse veiller sur
vous, qu’il vous accorde le meilleur. J’espère que nous nous reverrons bientôt. Merci !!!

A tous ceux que je n’ai pas cités

Vous n’êtes peut être pas dans ce document, mais vous êtes à jamais dans mon cœur. Merci
pour tout ce que vous avez fait pour moi.

Thèse de Médecine
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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

A notre maître et Président du jury

Professeur FONGORO Saharé

 Maître de conférences en Néphrologie à la FMOS,

 Chef du service de Néphrologie au CHU du Point G,

 Chevalier de l’ordre du mérite de la santé,

 Praticien hospitalier au CHU du Point G,

 Détenteur du diplôme d’honneur de l’ordre des médecins.

Cher maitre,

C’est un honneur immense que vous nous faites en acceptant de présider ce jury. Votre
simplicité, votre abord facile ainsi que votre rigueur, votre culture et vos qualités de
pédagogue en tant qu’homme de sciences font de vous un homme respecté de tous.

Recevez ici, cher maître, l’expression de notre profonde gratitude.

A notre maître et juge

Professeur TOURE Mahamadou

 Maître de conférences en radiologie à la FMOS,

 Praticien hospitalier au Service de Radiologie et de Médecine nucléaire au Centre


Hospitalier «Mère-Enfant» LE LUXEMBOURG,

 Médecin Colonel des forces armées du Mali.

Cher maître,

Homme de science émérite et une des références de l’imagerie médicale du Mali, c’est un
privilège que vous nous faites en acceptant de juger ce travail en dépit de votre emploi de
temps serré. Votre humilité et vos qualités scientifiques forcent le respect.

Veuillez accepter l’expression de notre profonde reconnaissance.

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Cyrille E. Mbassi E-Junior Page 11
Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

A notre maître et juge

Professeur DAO Sounkalo

 Professeur de maladies infectieuses et tropicales,

 Chef de département d’étude et de recherche de médecine et spécialités médicales,

 Coordinateur du DES de maladies infectieuses et tropicales,

 Responsable de l’enseignement des maladies infectieuses à la FMOS,

 Chef du Service de Maladies Infectieuses et Tropicales au CHU du Point G,

 Chercheur au centre de recherche et de formation sur la Tuberculose/VIH,

 Président de la Société Malienne de Pathologie Infectieuse et Tropicale,

 Membre de la Société Africaine de Pathologie Infectieuse,

 Membre de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française,

Cher maître,

C’est un honneur et un réel plaisir que vous nous faites en acceptant de juger ce travail.
Votre charisme, votre éloquence, votre rigueur scientifique et cette recherche
permanente de l’amélioration du savoir font de vous un maitre admiré de tous.

Recevez ici, cher maître, l’expression de notre profonde gratitude.

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

A notre maître et directeur de thèse

Professeur CISSE Idrissa Ahmadou

 Maître de conférences en Rhumatologie à la FMOS,

 Ancien Maître Assistant en Dermatologie,

 Diplômé en Médecine Tropicale et Parasitaire,

 Diplômé en Endoscopie Digestive et en Maladies Systémiques,

 Chef du Service de Rhumatologie au CHU du Point G,

 Membre international de la Société Française de Rhumatologie,

 Membre de l’African League of Associations for Rheumatology,

 Ancien Secrétaire Principal à la FMPOS, FMOS,

 Vice-président à la SOAGG,

 Secrétaire général du ROAMY.

Cher maître,

C’est un honneur que vous nous avez fait en acceptant de nous confier ce travail. La
rigueur, l’honnêteté, la simplicité, l’humilité, l’acharnement, la perpétuelle recherche du
bien être des patients dont vous faites preuve ont forcé notre admiration. Vos
connaissances multidisciplinaires, ainsi que vos qualités scientifiques, sociales et
humaines font de vous un être exceptionnel. Nous espérons, après le temps passé sous
votre houlette, que nous pourrions refléter une infime partie de ces qualités.

Acceptez, cher maître, les remerciements et la reconnaissance éternelle d’un être ayant
eu le privilège d’être compté parmi vos élèves.

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Liste des abréviations


AINS : Anti inflammatoires non stéroïdiens

AMM : Autorisation de mise sur le marché

Anti CCP: Anticorps anti peptide C citrulliné

Anti TNF α: Anti-Tumor Necrosis Factor alpha

Anti TNF: Anti-Tumor Necrosis Factor

APS : Anti paludéens de synthèse

ARN messager : Acide ribonucléique messager

ASAS: Assessment of Ankylosing Spondylartritis international Society

BASDAI: Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Indice

BASFI: Bath Ankylosing Spondylitis Functionnal Indice

CHU : Centre Hospitalier Universitaire

CMH : Complexe majeur d’histocompatibilité

CRP: C Reactiv Protein

DES : Diplôme d’études spécialisées

ECG : Electrocardiogramme

EFR : Explorations fonctionnelles respiratoires

ESSG: European Spondylarthropathy Study Group

EULAR: European League Against Rheumatism

FMOS : Faculté de Médecine et d’Odontostomatologie

FMPOS : Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie

HAS: Haute Autorité de Santé

HLA : Human leukocyte antigen

HLA-B27 : Human leukocyte antigen-B27

IL2: Interleukine 2

IPD : Inter phalangiennes distales


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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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IPP : Inter phalangiennes proximales

IRM : Imagerie par résonance magnétique

LOPS syndrom : Late Onset Peripheral Spondylarthropathy syndrom

LT cytotoxiques : Lymphocytes T cytotoxiques

LT4 helpers : Lymphocytes T4 helpers

MCP : Métacarpo-phalangiennes

MICI : Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

MTP : Métatarso-phalangiennes

PAC : Polyarthrite Asymétrique Chronique

PR : Polyarthrite rhumatoïde

PSC : Polyarthrite Symétrique chronique

RIC : Rhumatisme inflammatoire chronique

ROAMY : Réseau Ouest-Africain des Myopathies

RP : Rhumatisme psoriasique

SA : Spondylarthrite ankylosante

SAPHO: Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose, Ostéite

SC : Sous cutanée

SOAGG : Société Ouest-Africaine de Gériatrie et de Gérontologie

SpA : Spondylarthropathies

SpAI: Spondylarthropathies indifférenciées

TDM : Tomodensitométrie

TNFα : Tumor Necrosis Factor alpha

VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine

VS: Vitesse de sédimentation

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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SOMMAIRE

INTRODUCTION

OBJECTIFS

1. Généralités

1.1. Concept de Spondylarthropathie

1.2. Physiopathologie

1.2.1 La lésion élémentaire : l’enthésite

1.2.2 Une nouvelle vision : l’organe enthésique

1.2.3 Rôle du terrain génétique

1.3. Manifestations cliniques communes des spondylarthropathies

1.3.1 Manifestations articulaires précoces

1.3.2 Manifestations articulaires tardives

1.3.3 Manifestations extra-articulaires

1.3.4 Evolution

1.4. Les différents types de spondylarthropathies

1.4.1 La spondylarthrite ankylosante (SA)

1.4.2 Le rhumatisme psoriasique (RP)

1.4.3 Les arthrites réactionnelles

1.4.4 Les spondylarthrites des entérocolopathies (MICI)

1.4.5 Les spondylarthropathies indifférenciées (SpAI)

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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1.4.6 Le syndrome SAPHO

1.5. Manifestations biologiques des spondylarthropathies

1.5.1 Syndrome inflammatoire biologique

1.5.2 Immunologie

1.5.3 Autres examens

1.6. Aspects radiologiques

1.6.1 Atteinte périphérique

1.6.2 Atteinte axiale rachidienne

1.6.3 Atteinte axiale pelvienne

1.6.3 Autres techniques d’imagerie

1.7. Autres examens complémentaires

1.8. Critères de classification des spondylarthropathies

1.9. Principes généraux du traitement d’une Spondylarthropathie

1.9.1 Education et information

1.9.2 Traitement médicamenteux


[Link] Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
[Link] Antalgiques et myorelaxants

1.9.3 Traitements locaux

1.9.4 Traitements dits « de fond »

1.9.5 Traitements non pharmacologiques

1.9.6 Chirurgie

1.10. Moyens d’évaluation et de suivi des spondylarthropathies


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1.10.1 Moyens cliniques

1.10.2 Moyens biologiques

1.10.3 Imagerie

1.10.4 Pronostic à long terme


[Link] Pronostic fonctionnel
[Link] Complications propres
[Link] Complications des traitements

2. Méthodologie

2.1. Type d’étude

2.2. Cadre d’étude

2.3. Période d’étude

2.4. Population d’étude

2.5. Critères d’inclusion

2.6. Critères de non inclusion

2.7. Variables

2.8. Collecte des données

2.9. Considérations éthiques

3. Résultats

4. Commentaires et discussion

5. Conclusion et recommandations

6. Références bibliographiques

7. Annexes

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
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Introduction
Les spondylarthropathies sont un groupe d’affections peu communes appartenant au
groupe des rhumatismes inflammatoires chroniques (RIC). Elles ont en commun
l’atteinte du squelette axial et/ou l’inflammation asymétrique des articulations
périphériques grandes et moyennes, des membres inférieurs surtout, et des
manifestations inflammatoires au niveau des jonctions tendons-os, ou enthésiopathies
[3], ceci pouvant évoluer vers des lésions structurales définitives. Les patients atteints
sont généralement jeunes et les conséquences de ces rhumatismes peuvent être sévères,
sur le plan fonctionnel, personnel et socioprofessionnel.
Elles ont aussi en commun la présence du marqueur génétique HLA-B27; cette association
de la constellation HLA à une maladie de l’être humain est la plus forte, 96% dans la
spondylarthrite ankylosante [4,5]. Des recoupements entre les différentes
spondylarthropathies sont fréquents. La spondylarthrite ankylosante par exemple
remplit les critères de l’arthrite psoriasique dans 10%, et ceux d’une pathologie
intestinale inflammatoire chronique dans 12% des cas [2].
L'apparition de nouveaux traitements de fond, d'une grande efficacité sur les symptômes
et possédant une probable action sur l'apparition des lésions structurales, a accru la
nécessité d'un diagnostic précoce et d'une évaluation précise de l'activité de la maladie,
nécessaires pour une prise en charge optimale des spondylarthropathies.
L'évaluation de l'activité des spondylarthropathies peut également poser problème car
cliniquement les tests sont peu reproductibles et peu discriminants, biologiquement,
l'inflammation est inconstante, et radiologiquement peu d'examens permettent la mise en
évidence des phénomènes inflammatoires aigus [6] expliquant ainsi le retard
diagnostique de plusieurs années constaté dans ces affections.
Les spondylarthropathies ont été très peu étudiées en Afrique, exception faite de quelques
publications à l’instar de celles de MISSOUNGA L et al. [56] et de PRENAM HOUZOU et
al. [57].
C’est ainsi que nous nous sommes proposés de réaliser une étude portant sur ce groupe
d’affection au Mali, afin de décrire ses aspects généraux dans la population.

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Objectifs

1. Objectif général

 Décrire les caractères généraux des spondylarthropathies observées et leur

fréquence dans notre contexte

2. Objectifs spécifiques

 Décrire les aspects sociodémographiques des patients atteints de

spondylarthropathies dans le service de Rhumatologie au CHU du Point G

 Décrire les principaux aspects cliniques des spondylarthropathies

 Décrire les principaux aspects radiographiques des spondylarthropathies

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1. GENERALITES

1.1 Concept de Spondylarthropathie

Ce concept regroupe des rhumatismes inflammatoires chroniques qui partagent certaines


de leurs manifestations cliniques ainsi qu’un terrain génétique commun. La prévalence
globale de l’ensemble des spondylarthropathies (SpA) est de 0,35% en France, le sex-ratio
étant de 1,5 (hommes/femmes) [1]. La spondylarthrite ankylosante (SA) est considérée
comme le chef de file de ce groupe notamment en raison de sa plus grande prévalence, de
0,l à 0,3% [7,8]. Le rhumatisme psoriasique (RP), le rhumatisme associé aux
entérocolopathies inflammatoires chroniques ou maladies inflammatoires intestinales
(MICI), le syndrome SAPHO (Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose, Ostéite), les
arthrites réactionnelles (après infections intestinales et urogénitales) et les
spondylarthropathies indifférenciées (SpAI) - ne présentant pas suffisamment de
caractéristiques permettant de les classer dans l'un ou l'autre de ces groupes- s'y associent
pour compléter l'ensemble des spondylarthropathies [9]. Il s'agit là de probables
variantes d'une même affection qui reste en cours de définition et dont la
physiopathologie exacte est encore un sujet de recherche et de débat (figure 1).

Les composantes communes des SpA sont :

- Un terrain: Elles débutent souvent chez des patients jeunes. L'influence du sexe est
plus variable. Si la prédominance est masculine dans la SA, le RP atteint un taux
d'hommes et de femmes grossièrement équivalent et des variations apparaissent
en fonction des formes cliniques ;

- Un facteur génétique reconnu: elles sont fréquemment associées à la présence de


l'antigène HLA-B27. Celui-ci est retrouvé chez 90% des patients présentant une
spondylarthrite ankylosante ainsi que chez 20 à 80% des patients présentant les
autres SpA. Ce gène a, par ailleurs, une fréquence de 6 à 8% dans une population
saine de type caucasien ;

- L'atteinte articulaire des sacro-iliaques : seule atteinte commune à tous les types
de SpA, elle est constante dans la SA, présente dans 30 à 50% des RP et dans 20%
environ des MICI [10] ;

- Des manifestations extra-articulaires, notamment l'uvéite antérieure aiguë qui


peut survenir au cours de toutes les SpA;

- La classique sensibilité aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui


constitue par ailleurs un test diagnostic [6].

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Figure 1. Le groupe des spondylarthropathies [1]

1.2 Physiopathologie

On admet que l'étiologie des SpA est plurifactorielle, associant des facteurs de
susceptibilité génétique - qui ne se résumeraient pas à la seule présence de
I'HLA-B27 (11)- à des facteurs environnementaux. Ceux-ci, évidents pour les arthrites
réactionnelles où l'infection bactérienne est l'événement déclencheur, n'ont pas été
identifiés pour les autres spondylarthropathies.

1.2.1 La lésion élémentaire : l’enthésite[12]

L'enthèse est définie comme la zone d'ancrage dans l'os des tendons, des ligaments et des
capsules articulaires. Sur le plan histologique, il s'agit d'une zone de transition entre un
tissu osseux et un tissu fibreux qui peut être subdivisé en trois zones :

- Superficielle: faite de fibres collagènes, de fibres élastiques et de fibroblastes ;

- Intermédiaire: faite de fibrocartilage et de chondrocytes, traversée par les fibres


collagènes du tendon avant que celles-ci ne se mêlent à celle de l'os ; cette zone
peut être divisée en deux parties, l'une dont la matrice extracellulaire est riche en
protéoglycannes, l'autre correspondant à la minéralisation progressive du
fibrocartilage;

- Profonde: constituée d'os lamellaire et d'ostéocytes.

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Le mécanisme de constitution des lésions peut être divisé en trois phases :

- Une phase d'inflammation: l'enthésite. Source de douleur, elle peut avoir une
traduction clinique observable (inflammation locale) si la région articulaire
atteinte est superficielle ;

- Une phase d'érosion osseuse traduisant l'ostéite associée à l'enthésite;

- Une phase de cicatrisation correspondant à une ossification progressive de


l'enthèse en un éperon osseux aux contours spiculés, responsable du caractère
ankylosant et fixé des lésions.

1.2.2 Une nouvelle vision : l’organe enthésique

Les données actuelles tendent à élargir le concept de l'enthèse à celui d'organe


enthésique [13] en plaçant le fibrocartilage au centre de la physiopathologie des SpA. Le
fibrocartilage est présent aux zones de contact entre les gaines tendineuses, les poulies
sur lesquelles elles se réfléchissent et les retinaculums qui les maintiennent. En assimilant
ces zones de fibrocartilage à des enthèses, on explique l'inflammation de structures à
distance de leur insertion sur l'os par le même phénomène physiopathologique qu'à leur
insertion sur l'os.
Considérer l'inflammation de l'organe enthésique plutôt que celle de l'enthèse stricto
sensu permet donc de mieux expliquer certaines atteintes a priori non enthésiques comme
les ténosynovites, fréquentes dans les atteintes périphériques des spondylarthrites.

1.2.3 Le rôle du terrain génétique

On observe une agrégation familiale des SpA chez 20 à 30 % des patients (SpA, uvéite,
entérocolopathie, psoriasis, présence du HLA-B27) avec une co-ségrégation des
différentes manifestations cliniques, indiquant des facteurs de prédisposition communs
aux différentes formes de SpA.
Le Human Leukocyte Antigen-B27 qui est un allèle normal du complexe majeur
d’histocompatibilité (CMH) est très fortement associé à la spondylarthrite ankylosante (il
s’agit de l’une des plus fortes associations actuellement connues entre un antigène du
système HLA et une maladie, avec un risque relatif supérieur à 200). La prévalence du
HLA-B27 dans la population générale caucasienne est de 6 à 8 %. La prévalence du HLA-
B27 parmi les malades atteints de spondylarthrite ankylosante est supérieure à 90 %, de
63 à 75 % parmi les malades souffrant d’arthrite réactionnelle ou de syndrome de Reiter,
de 50 à 70 % pour le rhumatisme psoriasique et les rhumatismes associés aux
entérocolopathies inflammatoires [1].
Bien qu’il existe plusieurs modèles animaux permettant de les étudier, la
physiopathologie précise des SpA reste actuellement mal connue. Plusieurs hypothèses
physiopathologiques sont évoquées : le HLA-B27 porterait des motifs analogues à certains
déterminants antigéniques bactériens (mimétisme moléculaire), ce qui pourrait faciliter,
à l’occasion d’une infection bactérienne, une rupture de la tolérance vis-à-vis du HLA-B27.
Le rôle de présentation antigénique de la molécule HLA de classe I, ainsi que l’isolement
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de bactéries ou de constituants bactériens dans le tissu synovial ou le liquide articulaire


au cours des arthrites réactionnelles plaident en faveur d’une origine microbienne des
SpA. Dans cette hypothèse, le HLA-B27 empêcherait l’élimination des bactéries [1].

1.3 Les manifestations cliniques communes des


spondylarthropathies

1.3.1 Les manifestations articulaires précoces

Les symptômes douloureux

Il s'agit de douleurs de type inflammatoire, à prédominance nocturne et matinale, pouvant


occasionner des réveils nocturnes, le plus souvent en deuxième partie de nuit. Elles sont
retrouvées à la mobilisation des articulations concernées ainsi qu'à la palpation des
enthèses en cause. Elles sont source de limitation fonctionnelle et d'une diminution des
amplitudes articulaires en mobilisation active. Il peut s’agir ici d’atteintes dorsolombaires,
de la paroi thoracique antérieure, d’arthralgies des membres inférieurs surtout touchant
les grosses articulations.
On retiendra deux types de localisations douloureuses particulièrement évocatrices de
SpA:
- la talalgie plantaire inflammatoire qui évoque fortement le diagnostic et fait partie
des critères de classification ;
- les douleurs des sacro-iliaques décrites comme des pygalgies (fessalgies) sont
d'autant plus évocatrices qu'elles sont « à bascule », localisées à droite et à gauche
en alternance.

Ces douleurs répondent généralement au traitement par AINS dans de cours délais (48h).

La raideur

Elle prédomine le matin après l'inactivité de la nuit, mais peut également être observée
après une période de repos. Souvent douloureuse, elle cède ensuite partiellement ou
complètement au fur et à mesure des mobilisations. C'est le « dérouillage matinal » dont
la durée peut permettre de quantifier la raideur.

Les arthrites, ténosynovites et bursites

Évoquées à l'inspection, retrouvées à la palpation, elles sont le reflet de l'inflammation


synoviale des articulations, des gaines tendineuses et des bourses séreuses.
Certaines de ces atteintes réalisent des aspects cliniques particulièrement associés aux
SpA tels les dactylites- associations d'arthrites et de ténosynovites des doigts ou des orteils
- qui donnent une forme de « doigts ou d'orteils en saucisse » correspondant à une
inflammation globale et diffuse de tout le segment en opposition à l'aspect d'arthrites
isolées des doigts et l'absence d'atteinte de l'inter-phalangienne distale de la polyarthrite
rhumatoïde [6] (figure 2).

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Figure 2 : Tuméfaction et rougeur du troisième orteil : aspect « en saucisse » [1]

1.3.2 Manifestations articulaires tardives

Il s'agit surtout des séquelles évolutives : limitation des amplitudes articulaires,


déformation des articulations périphériques et du rachis. Elles sont l'expression clinique
de la destruction articulaire et de l'ankylose qui surviennent après les phénomènes
d'inflammation.
Elles sont responsables du handicap fonctionnel définitif. L'atteinte des hanches est un
marqueur de sévérité, celle du rachis est invalidante par la cyphose cervicale et le
syndrome respiratoire restrictif qu'entraîne l'ankylose du rachis dorsal, des articulations
costovertébrales et sterno-costales.

1.3.3 Manifestations extra-articulaires

L’une des caractéristiques des SpA est l’existence de manifestations cliniques communes,
dont la fréquence varie en fonction de la forme clinique. Elles peuvent précéder les
manifestations rhumatologiques, et doivent être recherchées par l’interrogatoire dans les
antécédents du patient.

Manifestations ophtalmologiques [14]

 L'uvéite
L'uvéite est l'inflammation de la chambre antérieure de l'œil (iritis) et du corps
ciliaire (cyclite) formant le segment antérieur de l'œil. Elle associe cliniquement
une douleur et une rougeur oculaires avec des larmoiements à une baisse de
l'acuité visuelle et une photophobie. Il s’agit d’une uvéite aigue antérieure, non
granulomateuse dans la plupart des cas, souvent pauci-symptomatique mais
parfois sévère. Cette uvéite est uni- ou bilatérale, voire à bascule. Elle s’associe
rarement à une atteinte postérieure mais sa répétition peut conduire à des
synéchies.

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Elle peut émailler l'histoire de tous les types de SpA et parfois précéder les
premiers signes articulaires. Un quart des patients atteints de spondylarthrite
ankylosante développe une uvéite antérieure (figure 3).

Figure 3 : L’uvéite antérieure [1]

 D'autres atteintes oculaires peuvent survenir dans les SpA. Ce sont, entre autres,
des conjonctivites dans les arthrites réactionnelles et des épisclérites dans les SpA
associés aux MICI.

Manifestations cutanées

 Le psoriasis [15]
Le psoriasis est une dermatose inflammatoire chronique dont la lésion
élémentaire est constituée, dans sa forme banale, par une plaque de squames
blanchâtres, plus ou moins épaisse, reposant sur une zone érythémateuse. Non
prurigineux, il prédomine sur les faces d'extension des membres, coudes et
genoux, ainsi qu'au niveau du sacrum et du cuir chevelu.
Le psoriasis unguéal peut prendre plusieurs aspects : « ongle en dé à coudre »,
piqueté de multiples dépressions cupuliformes à sa surface, hyperkératose sous-
unguéale avec décollement de l'ongle ou remplacement de l'ongle par un amas
squamo-kératosique irrégulier.
Le psoriasis a de nombreuses formes différentes qui sont fonction de sa
localisation, de son aspect (plaques, pustules, clous) et de sa gravité (figures 4a et
4b).

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Figure 4 : Psoriasis des genoux (a) et du coude (b) [1]

(a) (b)

 La pustulose palmo-plantaire
Elle correspond à des pustules troubles, aseptiques, souvent douloureuses,
localisées aux pulpes des doigts et des orteils, aux paumes et aux plantes des pieds.
Selon les auteurs, elle est considérée comme une forme localisée de psoriasis
pustuleux ou comme une entité à part entière dont l'aspect clinique en serait très
poche [16] (figure 5).

Figure 5 : La pustulose palmaire (a) et plantaire (b) [1]

(a) (b)

 L'acné conglobata
L'acné conglobata est une acné sévère, profonde, destructrice et très
inflammatoire, elle touche préférentiellement le sujet masculin. Elle peut rentrer,
tout comme la pustulose palmo-plantaire, dans le cadre du syndrome SAPHO [17]
(figure 6).

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Figure 6 : L’acné conglobata [1]

Manifestations digestives

 Les diarrhées infectieuses


Elles précèdent un tableau d'arthrite réactionnelle, les germes fréquemment en
cause sont des yersiniae, shigellae, salmonellae et campylobacter.

 Les diarrhées inflammatoires


Elles se présentent sous formes de diarrhées chroniques ou de poussées aiguës,
associant des selles glaireuses et/ou sanglantes. Elles se retrouvent classiquement
dans les SpA associées aux MICI qui sont alors classées par l'atteinte intestinale
mais peuvent également survenir dans d'autres SpA. La MICI peut précéder ou non
le diagnostic de SpA. À cette atteinte caractéristique s'ajoutent des lésions
muqueuses intestinales asymptomatiques retrouvées fréquemment chez les
patients atteints de SpA [18].

Manifestations infectieuses

Elles font partie des arthrites réactionnelles qu'elles précèdent d'un mois environ.
Elles sont essentiellement représentées par les diarrhées infectieuses (voir ci-dessus), et
les infections génito-urinaires à chlamydiae et ureaplasma (cervicite, urétrite).

Autres manifestations extra-articulaires

On citera des manifestations cardiaques [19], vasculaires, pulmonaires et rénales [20],


peu fréquentes.

1.3.4 Evolution

La maladie évolue, selon les patients, par poussées - entrecoupées d'intervalles plus ou
moins libres de symptômes - dont le nombre et la fréquence diffèrent d'un patient à l'autre
ou en une progression continue avec persistance d'un fond douloureux chronique. De
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même les lésions structurales qui s'installent sont variables et tous les patients n'évoluent
pas vers l'ankylose et la destruction articulaire [21].

En fonction des localisations touchées, on peut individualiser des formes purement


axiales, purement périphériques ou bien encore des formes mixtes de SpA. La SA est de
forme typiquement axiale tandis que le RP a plus volontiers une forme périphérique.

1.4 Les différents types de spondylarthropathies

1.4.1 La spondylarthrite ankylosante (SA)

Encore appelée maladie de Bechterew (2), est la forme la plus typique et la plus sévère,
caractérisée par une atteinte du squelette axial (rachis et sacro-iliaques) conduisant à une
ankylose. Sur le plan clinique, elle se manifeste par un syndrome pelvi-rachidien
prédominant. L’atteinte sacro-iliaque radiologique, la sacro-iliite stade 2 bilatérale ou
stade 3, est un critère majeur parmi les critères du groupe ASAS (tableau 3). C'est un
critère indispensable pour porter le diagnostic de SA, selon les critères de classification
de New York modifiés (tableau 4).
Cependant, la sacro-iliite radiologique ne survient que tardivement, en moyenne 7 ans
après le début des symptômes, justifiant l'intérêt des nouvelles techniques d'imagerie
telles que l'IRM.
Dans certaines formes sévères, l’évolution peut se faire vers une ankylose rachidienne
complète, par ossification des enthèses.
L’atteinte rhumatismale périphérique est présente dans 50 % des cas. La manifestation
extra-rhumatismale la plus fréquente est l’uvéite antérieure aiguë, présente dans 10 à 30
% des cas, parfois révélatrice et évoluant de façon indépendante de l’atteinte
rhumatismale.
L’évolution chronique de la SA se fait par poussées, plus ou moins interrompues par des
périodes de rémission, sur une période de 10 à 20 ans, à l’origine d’un handicap
fonctionnel dans les formes sévères.

1.4.2 Le rhumatisme psoriasique (RP)

Au cours du RP, l’atteinte synoviale semble être secondaire à l’atteinte des enthèses.
L’atteinte articulaire est hétérogène et évolue par poussée. On peut distinguer cinq grands
tableaux cliniques, qui sont en fait souvent intriqués ou se succèdent au cours de la vie du
patient :

 Atteinte interphalangienne aux doigts et aux orteils

Elle concerne 8 % à 16 % des patients. La topographie asymétrique de l’atteinte est


évocatrice, elle est souvent très inflammatoire.

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 Polyarthrite séronégative symétrique ou asymétrique

Elle concerne 20 % des patients avec, au sein de cette forme, quelques cas d’atteintes
diffuses très destructrices. Elle a une présentation proche de la polyarthrite rhumatoïde
(PR), mais l’atteinte asymétrique et prédominante des interphalangiennes distales (très
rares au cours de la polyarthrite rhumatoïde), l’absence habituelle du facteur rhumatoïde,
de nodules rhumatoïdes ainsi que l’aspect des lésions radiologiques permettent le plus
souvent de discriminer une PR. Il existe parfois une atteinte globale « tripolaire » d’un ou
plusieurs doigts (atteinte des métacarpo-phalangiennes, interphalangiennes proximales
et distales).

 Mono- ou oligoarthrite asymétrique

Elle concerne 15 % à 40 % des cas. Elle touche soit les grosses articulations, soit les orteils
ou les doigts (atteinte privilégiée des métacarpo-phalangiennes, métatarso-
phalangiennes, interphalangiennes proximales et/ou distales). On observe également
l’aspect de doigt ou orteil « en saucisse » (association d’une arthrite de
l’interphalangienne distale, de l’interphalangienne proximale et d’une ténosynovite des
fléchisseurs).

 Forme axiale

Elle concerne 20 % à 40 % des cas. L’atteinte sacro-iliaque est peu symptomatique et


souvent asymétrique. L’atteinte rachidienne se caractérise par des rachialgies
inflammatoires plus souvent cervico-dorsales. Les atteintes extra-articulaires sont rares
dans cette forme. Elle est associée dans la moitié des cas environ à une atteinte
périphérique.

 Formes sévères avec arthrites mutilantes des mains et des pieds

Elles concernent 5 % des malades, avec ostéolyse des phalanges, des métatarso-
phalangiennes ou métacarpo-phalangiennes, avec aspect « en lorgnette » possible (aspect
rétracté du doigt ou de l’orteil reprenant sa taille habituelle si on l’étire).

 Autres tableaux

Onycho-pachydermo-périostite

C’est une entité radio-clinique pathognomonique qui associe une onychose psoriasique,
un épaississement douloureux des parties molles et une ostéopériostite ; elle
prédomine sur l’hallux mais peut atteindre les autres orteils [1] (figure 6).

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Figure 6 : L’onycho-pachydermo-périostite [1]

Orteil de Bauer

Il associe une atteinte unguéale de l’orteil et une arthrite de l’interphalangienne


distale.

Formes à présentation enthésiopathique pure

Elles s’expriment par des épicondylites, des tendinites achilléennes ou des


calcanéites. Ces formes sont fréquentes, en particulier chez le sujet jeune.

L’atteinte cutanée

La distribution des signes cutanés est très variable d’un patient à l’autre :
– 90 % ont un psoriasis :
• préexistant dans environ 75 % des cas ;
• synchrone des manifestations articulaires dans 10 % à 15 % des cas ;

– Chez 10 % à 15 % des malades, les signes articulaires précèdent les signes cutanés (il
faut savoir rechercher des antécédents familiaux de psoriasis).
L’aspect habituel est le psoriasis en plaque ou « psoriasis commun » souvent évident
(coudes, genoux, sacrum), mais il faut savoir rechercher les lésions psoriasiques plus
discrètes autour de l’ombilic, au pli interfessier, sur le cuir chevelu et le conduit auditif
externe.
L’atteinte unguéale serait l’atteinte dermatologique la plus fréquente au cours du
rhumatisme psoriasique se caractérisant par une onycholyse distale, une
hyperkératose sous-unguéale et un aspect ponctué des ongles dit en « dé à coudre ».
Les patients « dermatologiques » ayant, lors de leur première consultation, une des
localisations suivantes : atteinte du cuir chevelu, atteinte des plis inguinaux et interfessier,
atteinte unguéale, seraient plus à risque de développer un RP.

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Les manifestations extra-articulaires

En dehors de psoriasis, elles peuvent être à type d’uvéite, d’entérocolopathies


inflammatoires, etc.

1.4.3 Les arthrites réactionnelles

Elles sont des arthrites aseptiques parfois associées à une conjonctivite, une urétrite chez
l’homme, une cervicite chez la femme et survenant quelques semaines après une infection
génitale ou digestive. Le syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter est la forme la plus
complète d’arthrite réactionnelle et est défini par la triade « urétrite-conjonctivite-
arthrite ».
Les germes en cause dans l’urétrite ou la diarrhée sont le plus fréquemment : Chlamydia
trachomatis, Shigella flexnerii, Yersinia enterolitica et Yersinia pseudotuberculosis,
Salmonella enteritidis et Salmonella typhimurium, Campylobacter jejuni.
L’association au HLA-B27 concerne 50 à 95 % des cas.
L’évolution de l’atteinte articulaire se fait sur un mode chronique dans 10 à 20 % des cas,
pouvant évoluer vers une SA.

1.4.4 Les spondylarthrites des entérocolopathies (MICI)

Dans 10 à 20 % des maladies de Crohn et des rectocolites hémorragiques, surviennent


des arthrites périphériques ou une sacro-iliite radiologique le plus souvent
asymptomatique.
Une forme axiale complète remplissant les critères de SA est plus rare : moins de 5 %.
Classiquement, l’atteinte périphérique évolue parallèlement à l’atteinte digestive,
contrairement à l’atteinte axiale qui évolue pour son propre compte.

1.4.5 Les spondylarthropathies indifférenciées (SpAI)

Elles sont des spondylarthropathies répondant aux critères de l’ESSG (tableau 2) ou de B.


Amor (tableau 1). L’enthésite périphérique est la manifestation clinique la plus fréquente,
présente chez 92 % des patients. Il s’agit habituellement de formes plus bénignes mais
dont l’évolution peut se faire vers une forme différenciée.

1.4.6 Le syndrome SAPHO

Littéralement « Synovite, Acné, Pustulose, Hyperostose, Ostéite », c’est une affection


qui associe :

- Des manifestations articulaires : arthrite sterno-costo-claviculaire, sacro-iliite,


atteinte articulaire périphérique (plus rare)

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- Des manifestations cutanées : acné (conglobata surtout), pustulose palmo-


plantaire
- Des manifestations osseuses : hypersotose (sterno-claviculaire), ostéite
condensante (clavicule, corps vertébraux), périostite (clavicule, sternum).

o Particularités cliniques

 Spondylarthropathies tardives

Mimant le plus souvent une pseudopolyarthrite rhizomélique, leur présentation


clinique est complexe. Elles associent de façon variable des signes axiaux, des signes
articulaires périphériques (marqués), parfois des manifestations œdémateuses des
extrémités et des manifestations générales (amaigrissement, fièvre, etc.). Ce sont souvent
des affections sévères avec une élévation marquée des paramètres de l’inflammation
faisant évoquer, en premier lieu, une néoplasie à cet âge [55].
Le LOPS syndrom (Late Onset Peripheral Spondylarthropathy syndrom) est une forme
de SpA tardive très rencontrée. Il est marqué par :
- Une oligoarthrite asymétrique atteignant surtout les membres inférieurs.
L’atteinte des épaules est présente dans 30% des cas
- L’œdème prenant le godet asymétrique localisé préférentiellement aux
membres inferieurs
- Les signes rachidiens sont discrets (cervicalgies, dorsalgies plus fréquentes que
les lombalgies)
- Les signes généraux : fièvre supérieure à 38°, amaigrissement
- Un syndrome inflammatoire marqué
- HLA B27 + dans 50-70% des cas
- La mauvaise réponse aux AINS

 Spondylarthrites juvéniles

Le diagnostic est surtout basé sur l’atteinte enthésique marquée et un terrain favorisant
fait d’antécédents familiaux de SpA et la présence de l’HLA B27 car les radiographies des
sacro-iliaques ne sont pas aisément interprétables. La survenue de SpA, à cet âge, a
surtout une valeur pronostic.

1.5 Manifestations biologiques des spondylarthropathies

1.5.1 Le syndrome inflammatoire biologique

On estime que 60 % des patients souffrant de SpA et non traités ont une
CRP et/ou une VS anormales, mais le syndrome inflammatoire est habituellement plus
modeste que dans les autres rhumatismes inflammatoires.

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1.5.2 Immunologie

Sur le plan immunologique, les spondylarthrites ont été décrites comme «


séronégatives». Classiquement on ne retrouve donc pas de facteurs rhumatoïdes ou
d'auto-anticorps dans les SpA.
Ceci peut être tempéré par de récentes données qui font part, dans une cohorte de
patients atteints de RP, d'un taux plus important d'anticorps anti-CCP (peptide C citruliné)
que celui attendu [22].
D'autres anomalies immunologiques impliquant l'immunité cellulaire et l'immunité
humorale ont été décrites, mais ne rentrent pour l'instant que dans le cadre d'hypothèses
étio-pathogéniques.

1.5.3 Autres examens biologiques

• HLA-B27
L’intérêt diagnostique de la recherche du HLA-B27 est discuté : la recherche de
critères diagnostiques et d'antécédents familiaux permet souvent de poser le
diagnostic de SpA. Une spondylarthrite ankylosante certaine, la recherche du HLA-
B27 est inutile.
En revanche, dans certains cas douteux (tableau clinique évocateur mais ne
permettant pas d’être affirmatif), on peut demander ce typage (voir tableau 3):
– absent, il ne permet pas d’écarter le diagnostic (10 % d'authentiques SA sont B27
négatif) ;
– positif, il peut conforter un cas clinique douteux mais en aucun cas il ne signe la
maladie (97 % des B27 n'ont jamais de SpA). En effet, 6 à 8 % des sujets caucasiens
sont HLA-B27 positif, ce qui diminue beaucoup la spécificité de ce test [1].

• Microbiologie

A la recherche d’une infection intercurrente.

1.6 Aspects radiologiques

1.6.1 Atteinte périphérique

Les atteintes périphériques des SpA correspondent à des enthésites périphériques, à des
arthrites avec épanchement synovial, à des ténosynovites et à des bursites
inflammatoires.

Atteintes enthésiques

De nombreuses localisations enthésiques peuvent être observées dans les SpA. Ces
enthésites inflammatoires prennent leur origine sur le calcanéus, la tubérosité tibiale
antérieure, la rotule, les trochanters, l'olécrane etc.

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L'enthésite calcanéenne est fréquente dans les SpA. Elle est représentée à la face
inférieure du calcanéus par l'atteinte des fascias plantaires et à sa face postérieure
par celle de l'insertion du tendon d'Achille. Sur le plan radiologique, les premières
lésions peuvent être représentées par une déminéralisation ou une discrète
érosion au niveau de l'enthèse, puis on observera une ossification prenant
grossièrement la direction de l'enthèse touchée, l'une à départ inférieur et se
dirigeant vers l'avant, l'autre à départ postérieur et se dirigeant vers le haut.
L'association de ces deux localisations forme un « blindage calcanéen » à la face
postérieure de l'os. Dans la SA, l'éperon osseux formé est plutôt fin alors que dans
le RP on le décrit plus épais, moins bien limité et irrégulier [23]. Ces ossifications
ne sont pas spécifiques des SpA. L'aspect « d'épine » calcanéenne, par exemple,
peut être retrouvé dans des enthésopathies plantaires mécaniques ou, associé à
d'autres localisations, dans la maladie de Forestier- hyperostose vertébrale
engainante – [24].

Atteintes articulaires

Parmi les grosses articulations, la coxite est l'atteinte la plus fréquente dans la SA et est
importante pour le pronostic fonctionnel de la maladie. Elle est volontiers bilatérale, peut-
être de forme destructrice, associant un pincement circonférentiel ou interne, des
érosions et l'absence de construction osseuse, ou de forme ankylosante ou engainante,
associant disparition de l'interligne, ossification et hyperostose entre l'acétabulum et la
tête fémorale. Elle est moins fréquente dans le RP où elle est alors associée à des formes
précoces et d'évolution rapide [25].
L'atteinte des petites articulations, notamment celles des orteils, se traduit plutôt par des
arthrites et des ténosynovites. Cliniquement cette inflammation globale, touchant tout le
segment, est décrite comme un orteil ou un doigt « en saucisse». Dans le RP, il est décrit
une forme particulière associant un psoriasis unguéal à l'atteinte de l'interphalangienne
distale : le doigt ou l'orteil de Bauer.
Dans le RP, l'atteinte des petites articulations est très caractéristique sur le plan
radiologique : on y retrouve la coexistence de destruction et de reconstruction osseuses
articulaires et juxta-articulaires. Elles réalisent un aspect radiologique classique, le
« pencil in the cup», par l'amincissement en pointe d'une tête phalangienne et des
additions osseuses formant une cupule à la base de la phalange avec laquelle elle
s'articule. On décrit également la résorption des houppes phalangiennes comme une
caractéristique radiologique du rhumatisme psoriasique [23]. L'atteinte de ces petites
articulations évolue plus volontiers vers l'ankylose dans le RP que dans la SA.

1.6.2 Atteinte axiale rachidienne

L'atteinte du rachis présente des variations en fonction du type de rhumatisme. Elle est
symétrique et ascendante dans la SA avec un début volontiers localisé à la charnière
dorsolombaire ; dans le RP elle est plutôt asymétrique et suspendue.

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Atteinte intercorporéale

Dans la SA elle débute souvent au bord antérieur des vertèbres réalisant ainsi l'aspect
radiologique de mise au carré des vertèbres. Une érosion du coin antérosupérieur de la
vertèbre correspond à la classique « ostéite de ROMANUS ». La phase de cicatrisation de
ces lésions aboutit à la formation d'un syndesmophyte - fine spicule osseuse à direction
verticale naissant au coin antérieur de la vertèbre - . La jonction de deux syndesmophytes
touchant les vertèbres de deux étages contigus forme un véritable pont osseux. La
répétition de ces ponts osseux le long du rachis aboutit progressivement à son ankylose.
Lorsque ces ponts osseux sont présents de part et d'autre du rachis sur plusieurs étages,
ils forment alors ensemble un aspect de « colonne bambou » ou donnant un aspect en « rail
de chemin de fer » correspondant à une ankylose complète du segment touché.

Figure 7 : Atteinte caractéristique de la charnière thoraco-lombaire avec, à la


phase de reconstruction, une ossification en « pont » dénommée syndesmophyte
[1].

Crânial

Dorsal

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Figure 8 : Le signe de ROMANUS [1]

Crânial

Ventral

Figure 9 : Colonne en Bambou [1]

Crânial

Gauche

Dans le RP on peut également voir des ossifications paravertébrales, plus épaisses,


suivant une direction grossièrement horizontale. La jonction de part et d'autre du disque
de ces ossifications par un pont osseux prend un aspect d'« agrafe » décrit par BYWATERS
[26].
Dans ces deux affections, des érosions touchant des plateaux vertébraux en regard
peuvent aussi réaliser des spondylodiscites inflammatoires [27] avec diminution de la
hauteur du disque intervertébral atteint et érosions des plateaux de part et d'autre. Ce
type de lésions a également été rapporté dans le syndrome SAPHO [28]. Ces atteintes
peuvent évoluer tardivement vers la formation de blocs vertébraux.

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Atteintes costo-vertébrales et costo-transversaires

Associées aux précédentes, elles sont radiologiquement représentées par l'ossification


progressive des enthèses entourant ces articulations et pouvant aboutir à la complète
calcification des capsules articulaires, ligaments costo-transversaires et costo-vertébraux
[29].
Cette atteinte, lorsqu'elle est évoluée, prend une grande part dans l'ankylose du rachis et,
associée à l'atteinte sterno-costale, peut entraîner des conséquences respiratoires.

Atteintes de la paroi thoracique antérieure

C'est l'un des principaux signes distinctifs du syndrome SAPHO. Il s'agit souvent d'une
atteinte sterno-claviculaire pouvant réaliser une tuméfaction douloureuse, entraînant
d'importantes lésions érosives ainsi qu'une hypertrophie osseuse. Les atteintes
manubriosternales ou chondro-sternales sont moins fréquentes.

1.6.3 Atteinte axiale pelvienne

Elle correspond à l'atteinte des articulations sacro-iliaques, souvent bilatérale et quasi


constante dans les SpA. Les particularités anatomiques de l'articulation sacro-iliaque
expliquent que leur exploration radiographique soit imparfaite. Malgré cela, la
radiographie reste l'examen de première intention, car, en cas de signes francs de sacro-
iliite, elle permet d'affirmer le diagnostic de SpA dans un contexte clinique évocateur.
Le cliché habituellement réalisé est une radiographie antéro-postérieure du bassin. Il
permet une évaluation suffisante des lésions radiologiquement visibles [30] avec
l'avantage pour le praticien de visualiser les hanches dont l'atteinte est un marqueur de
sévérité. Elle est classée en 4 stades de « Forestier » de sacro-iliite radiologique (encore
appelée classification EFICA)

 Stade 1 : Elargissement et Flou de l’interligne


 Stade 2 : Irrégularité des berges articulaires (aspect en « timbre-poste »)
 Stade 3 : Condensation des berges
 Stade 4 : Ankylose et fusion des berges articulaires

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Figure 7 : Radiographie du bassin de face (condensation des berges des deux


sacro-iliaques, aspect flou de l’interligne : stade 3) [1]

Crânial

Gauche

1.6.4 Autres techniques d’imagerie

L’imagerie par résonnance magnétique (IRM)

De nombreux travaux suggèrent que l’IRM du rachis thoracique et du rachis


lombaire, ainsi que l’IRM des sacro-iliaques apportent des arguments importants
pour le diagnostic précoce des SpA, mettant en évidence des remaniements
inflammatoires, précédant les modifications radiologiques.

L’échographie Doppler

Non pas des sacro-iliaques, mais des enthésopathies périphériques est également
utilisée, mais des études complémentaires sont en cours.

La place exacte de l’IRM et de l’échographie dans le suivi et le diagnostic de SpA reste à


préciser.

La scintigraphie osseuse au 99mTc

Elle a l’avantage d’avoir une meilleure sensibilité pour le diagnostic positif


d’enthésite et de permettre l’étude simultanée de l’ensemble du squelette, mais sa
spécificité est, en revanche, faible.

Le scanner ou la tomodensitométrie (TDM)

Il est lui aussi une imagerie permettant une bonne évaluation des lésions osseuses,
dites chroniques ou structurales : érosions osseuses, calcifications des enthèses,
modifications des interlignes articulaires voire fusion osseuse. Imagerie en coupe,
elle en tire une supériorité par rapport à la radiographie qui produit des images

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d'addition. L'analyse scannographique est plus précise et plus fine. Cependant le


scanner, tout comme la radiographie, ne permet pas l'observation des
phénomènes inflammatoires, parfois seuls présents au début de la maladie.

Figure 10 (a) : Atteinte sacro-iliaque caractérisée par des érosions et des


lésions d’ostéocondensation irrégulières des deux berges donnant
l’impression d’un « pseudo-élargissement » [1]

ventral
Ventral

Gauche

(a)

Figure 10 (b) : Atteinte sacro-iliaque plus évoluée avec une fusion des berges [1]

Ventral

Gauche

(b)

1.7 Autres examens complémentaires

 Les explorations fonctionnelles respiratoires (EFR)

Les EFR peuvent servir à documenter l’atteinte respiratoire restrictive et la fibrose


pulmonaire.

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 L’électrocardiogramme (ECG)

L’ECG détecte des troubles du rythme et de la conduction.

 La coloscopie

Associée à la biopsie de la muqueuse intestinale, elle est importante lors de


suspicion de MICI. Elle permet d’apprécier les lésions intestinales et orienter le
diagnostic.

1.8 Critères de classification des spondylarthropathies

Ces différentes manifestations ont été utilisées pour établir des critères de classification
des SpA : les critères de B. Amor (tableau 1) qui ont une sensibilité de 85% et une
spécificité de 90% ; et ceux de l’ESSG (European Spondylarthropathy Study Group, tableau
2) dont la sensibilité est de 87 % et la spécificité de 87 %.

Récemment, de nouveaux critères de classification des formes axiales de SpA ont été
élaborés par le groupe international d'experts ASAS (tableau 3). Ces critères ont une
sensibilité de 82,9 % et une spécificité de 84,4 %.

Dans notre étude, nous avons utilisé les critères de B. Amor en tenant compte de leur
bonne sensibilité et leur meilleure spécificité.

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Tableau 1 : Critères d’Amor [31]

* Diagnostic : score supérieur à 6 points.


Tableau 2: Critères de l’European Spondylarthropathy Study Group (ESSG) [32].

* Diagnostic : un critère majeur + un critère mineur

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Tableau 3 : Critères du groupe d'experts ASAS [1]

En cas de lombalgie ≥ 3 mois et âge < 45 ans


≥ 1 signe de SpA + sacro-iliite* ou HLA-B27 +≥ 2 autres signes de SpA

• Signes de SpA :
– rachialgie inflammatoire
– arthrite
– enthésite
– uvéite
– dactylite
– psoriasis
– maladie de Crohn
– bonne réponse aux AINS
– histoire familiale de SpA
– HLA-B27
– CRP augmentée
Critères de classification des SpA axiales.

* Inflammation hautement compatible avec une sacro-iliite à l'IRM ou sacro-iliite


radiographique définie suivant les critères de New York modifiés.

Tableau 4 : Critères de New York modifiés pour la spondylarthrite [1].

Les sacro-iliites radiologiques selon la classification de New York modifiée [33] :

Stade O: aspect normal des sacro-iliaques.

Stade 1: suspicion de sacro-iliite, sclérose initiale, diminution focalisée de l'interligne


articulaire.

Stade 2: sacro-iliite minime, atteinte cartilagineuse, déminéralisation sous-chondrale


responsable d'un pseudo élargissement de l'interligne articulaire, zones de sclérose
focalisée réactionnelles, érosions minimes.

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Stade 3: sacro-iliite modérée, sclérose sous-chondrale, érosions franches, bilatérales,


prédominant en iliaque, diminution de l'interligne articulaire.

Stade 4: ankylose et sclérose résiduelle tendant à disparaître.

1.9 Principes généraux du traitement des spondylarthropathies

Les recommandations de l’Assessment of SpondyloArthritis International Society /


European League Against Rheumatism sont résumées dans la figure 5.

Figure 11 : Stratégie thérapeutique dans la spondylarthrite. Recommandations


internationales (2006).

Le traitement des SpA a pour objectifs de préserver la fonction articulaire, prévenir les
déformations, maintenir l’autonomie fonctionnelle et l’insertion socioprofessionnelle du
patient [58].

La prise en charge des SpA est pluridisciplinaire. Elle est assurée par une équipe soignante
structurée réunissant sous la houlette du rhumatologue, médecin de rééducation
fonctionnelle, médecin généraliste, chirurgien orthopédiste, neuropsychiatre et des
paramédicaux [58].

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1.9.1 Education et information

La place de l’information et de l’éducation par l’intermédiaire de brochures, des


associations de malades est importante. Elle est technique et psychologique.

Un malade bien informé est mieux armé pour lutter contre sa maladie.

1.9.2 Traitements médicamenteux

[Link] Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont, historiquement, les premiers traitements


des SpA. Ils sont également le traitement de première intention car ont souvent une bonne
efficacité sur les symptômes douloureux et la limitation fonctionnelle qui l'accompagne.
La bonne et rapide réponse des symptômes à ces traitements ainsi que la récidive dans
un cours délai (en général 48h) après l'arrêt du traitement est un élément d'orientation
diagnostique et un argument classique du diagnostic de SpA.

Malgré cela, les AINS ne sont pas toujours suffisants pour contrôler la maladie. On estime
ainsi que 25% des patients ne répondent pas aux AINS et auraient donc un moins bon
pronostic [34].

L’AINS doit être utilisé à dose optimale (quand bien même elle correspond à la dose
maximale autorisée) avec, si possible, la prise le soir d’une forme à délitement prolongé
permettant de couvrir toute la phase inflammatoire nocturne et matinale. En cas d’échec,
après quelques jours de traitement, il convient de faire l’essai d’un autre AINS. Au moins
3 à 5 anti-inflammatoires non stéroïdiens doivent être essayés successivement avant de
conclure à l’échec des AINS [1].

[Link] Antalgiques et myorelaxants

Antalgiques et myorelaxants peuvent être utilisés en complément des AINS, surtout en


cas de manifestations enthésiopathiques ou rachidiennes ; de plus, ils permettent de
faciliter la rééducation [1].

1.9.3 Traitements locaux

Un geste local peut être réalisé en cas d’arthrite (infiltration corticoïde, synoviorthèse
isotopique) ou d’enthésopathie (infiltration cortisonique) rebelle au traitement général.
Les infiltrations de dérivés de cortisone ont également été proposées avec efficacité dans
les sacro-iliites [35].La physiothérapie, l’ergothérapie et les techniques d’appareillage
peuvent également être utilisées en fonction des atteintes et de leur évolution sous l’effet
du traitement AINS.

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1.9.4 Traitements dits « de fond »

Les traitements de fond s’adressent aux patients ne répondant pas, ou répondant


partiellement aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et aux gestes locaux. La mise en
place d’un traitement de fond et sa surveillance nécessitent une collaboration étroite
entre le médecin généraliste et le rhumatologue. Les traitements de fond, à l’exception de
la Salazopyrine et des anti-TNF α, ont été mal évalués dans les SpA.

La sulfasalazine (Salazopyrine®)

Molécule incluant dans sa structure un composé d'acide 5-aminosalicylique dérivé d'acide


salicylique, elle possède une action anti-inflammatoire et immunosuppressive et la
sulfapyridine, un sulfamide antibactérien.
La posologie usuelle est de 1g deux fois/jour, atteinte par paliers hebdomadaires de
500 mg [59]. Mais parfois on peut atteindre 3g/jour [59].
Dans la SA, son efficacité sur les symptômes périphériques ainsi que son manque
d'efficacité dans la forme axiale ont été démontrés [36]. La démonstration de son action
dans le RP a également été faite au cours d'études cliniques, randomisées, contre placebo
[37,38]. Elle ne semble cependant pas avoir d'action sur la formation des lésions
structurales [39]. C'est par ailleurs un traitement classique des MICI et est également
utilisée dans les formes avec uvéites recidivantes.

Le méthotrexate (Novatrex®)

Analogue-antagoniste de l'acide folique (vitamine B9), il agit par inhibition de la déhydro-


folate réductase - enzyme catalysant la transformation de l'acide folique en acide
folinique.
La posologie usuelle est de 5 à 7,5 mg/semaine, à augmenter si besoin par palier de
2,5 ou 5 mg/semaine jusqu’à un maximum de 25 mg/semaine.
Ce médicament possède une toxicité hématologique et hépatique dose-dépendante, ainsi
qu’un effet tératogène nécessitant la prise concomitante d’une contraception efficace.
L’apparition de ces effets indésirables peut être limitée par une supplémentation en acide
folique, à raison de 10 mg/semaine administrés 48 à 72 heures après le méthotrexate
[59]. Actuellement, la Haute Autorité de Santé (HAS) conseille d’utiliser le méthotrexate
à doses croissantes, sans dépasser 25 mg/semaine, pendant une durée de trois mois. Si
aucune amélioration n’est ressentie au-delà de ce délai, le rhumatologue peut conclure à
l’inefficacité du traitement [60].
Utilisé comme immunosuppresseur dans les affections rhumatismales, il a montré son
efficacité dans la PR. Dans le RP, il améliore les lésions cutanées. Si son efficacité sur
l'atteinte articulaire est plus discutée [40,41], il reste très couramment employé comme
traitement de fond dans les formes périphériques de RP. Il n'est pas considéré comme
efficace dans les formes axiales et dans la SA.

La ciclosporine (Néoral®)

Molécule immunosuppressive, elle agit en inhibant la production d'IL2 par les LT4
helpers, en bloquant la production d'interféron par les lymphocytes. Elle bloque
également l'activation des LT cytotoxiques. Des études ont montré son efficacité sur les

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lésions cutanées dans le rhumatisme psoriasique. Dans l'atteinte articulaire, elle serait
comparable au Méthotrexate [42] et supérieure à la Sulfasalazine [43]. Ses effets
secondaires ont conduit à une très faible utilisation.

Le léflunomide (Arava®)

Il s'agit d'un inhibiteur de la synthèse de pyrimidine qui agit par cette voie sur la
prolifération et l'activation des lymphocytes T. Après la PR son efficacité a été démontrée
dans le rhumatisme psoriasique [44], à la fois sur la composante rhumatismale et sur la
composante cutanée.

Il est à noter que les diverses études évoquées pour ces différents traitements font
référence à une efficacité sur les symptômes (douleurs, raideur, gêne fonctionnelle, etc)
et non sur la progression radiologique.

D'autres traitements de fond ont été testés dans les SpA, chez de petits nombres de
patients : l'azathioprine, le cyclophosphamide, les antipaludéens de synthèse (APS),
les dérivés de sels d'or. Ces traitements ont tous été considérés comme insuffisants et
n'ont pas fait la preuve de leur efficacité. Plus récemment une équipe canadienne a testé
du pamidronate intraveineux dans les SpA résistantes [45].

Les biothérapies : les bloqueurs du Tumor Necrosis Factor-α (anti-TNFα)

Le TNFα est une cytokine prenant une part importante dans la genèse et l'entretien des
phénomènes inflammatoires de la PR. Les premières études ont montré l'efficacité de la
neutralisation du TNFα dans ce rhumatisme inflammatoire.
Le rôle des cytokines pro inflammatoires en général, et du TNFα en particulier, est moins
bien connu dans les SpA que dans la PR. Du TNFα, ainsi que son ARN messager, ont été
retrouvés expérimentalement dans des biopsies sacro-iliaques chez des patients atteints
de SA [46]. Dans le RP, les lymphocytes circulants et les macrophages produisent plus de
TNFα que ceux des témoins sains [47], les taux de TNFα synoviaux y sont également plus
élevés, tout comme les taux synoviaux de récepteurs du TNFα [48].
Les anti-TNFα ont aussi montré expérimentalement leur efficacité dans la maladie de
Crohn. Partant de ces constatations, les anti-TNFα ont été testés, puis démontrés efficaces
dans les SPA, notamment dans les formes résistantes aux autres traitements de fond. Il
apparaît que ces traitements sont efficaces dans tous les types de SpA : SA, RP, arthrite
réactionnelle ou SpAI [49] ou encore associées aux MICI. Cette efficacité s'observe autant
dans les formes axiales que dans les formes périphériques et quelques données récentes
laissent à penser que ces traitements ont une action sur la progression des lésions
structurales [50].
Les anti-TNFα font à présent partie intégrante de l'arsenal thérapeutique disponible dans
les SPA et sont représentés actuellement par deux molécules :

L 'infliximab (Rémicade®) [51]

Il s'agit d'un anticorps monoclonal chimérique (humain/souris) dirigé contre la cytokine


qu'elle soit circulante ou déjà fixée sur son récepteur membranaire.

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L 'étanercept (Enbrel®) [52]

C'est le dimère d'une protéine de fusion du récepteur p75 du TNFα avec le domaine
FC d'une immunoglobuline humaine. Il va donc fixer le TNFα circulant et l'empêcher d'agir
sur ses sites physiologiques de fixation.

Ces molécules sont actuellement utilisées dans le cadre de leur AMM

- Etanercept : traitement du RP actif et évolutif de l'adulte en cas de réponse


inadéquate au traitement de fond antérieur et traitement de la SA sévère et active
de l'adulte en cas de réponse inadéquate au traitement conventionnel. Il est
administré par voie SC à dose hebdomadaire de 50 mg [61].
- Infliximab : traitement de la SA chez les patients qui ont des signes axiaux sévères,
des marqueurs sérologiques de l'activité inflammatoire élevés et qui n'ont pas
répondu de manière adéquate à un traitement conventionnel. Et aussi du RP, des
MICI. Il est administré en milieu hospitalier par voie intraveineuse, en perfusion
de 3 à 5 mg/kg. À l’initiation du traitement, la perfusion est répétée aux 2eme et
6eme semaines, puis toutes les six à huit semaines. Ce délai peut être réduit lors
d’une perte d’efficacité du traitement [61].
- Adalimumab (Humira®) : traitement de la SA, du RP et de la maladie de
[Link] est administré par voie sous-cutanée à raison de 40 mg tous les 15
jours [61].

Ces molécules sont de prescription initiale hospitalière.

1.9.5 Traitements non pharmacologiques

Les SpA peuvent comporter des manifestations axiales dominantes. Il s’agit tout
particulièrement de la SA qui peut aboutir à une ankylose rachidienne invalidante avec
perte de la lordose lombaire puis cyphose lombaire, exagération de la cyphose dorsale
pouvant conduire à une atteinte vicieuse en flessum des hanches. De même, l’atteinte des
articulations costovertebrales peut être responsable d’un syndrome restrictif tout à fait
invalidant. Il est absolument indispensable de prévenir l’ankylose rachidienne chez les
patients ayant une affection évolutive.
Le travail kinésithérapique en extension rachidienne, avec travail de l’amplitude
respiratoire est indispensable [1].

1.9.6 Chirurgie

La chirurgie peut être indiquée dans le cas de remplacement prothétique articulaire


(coxite en particulier), plus rarement pour effectuer une ostéotomie rachidienne de
correction des cyphoses dorsales majeures [1].

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1.10 Moyens d’évaluation et de suivi des spondylarthropathies

1.10.1 Moyens cliniques

C’est l’évaluation régulière des différents symptômes cliniques (tous les 3 à 6 mois selon
l’évolutivité de la maladie). Il permet l’évaluation de l’activité de la maladie et de son
retentissement fonctionnel, et l’évaluation du traitement (efficacité, tolérance).

Evaluation de la douleur

Elle est souvent évaluée par le patient lui-même sur une échelle visuelle analogique (EVA)
de O à 10. Cette technique peut être utilisée en pratique quotidienne, elle l'est surtout
dans le cadre de protocoles d'études.

Evaluation fonctionnelle

Du retentissement fonctionnel
Pour la SA, on utilise l'indice fonctionnel de Bath calculé à partir d'un auto-
questionnaire : le BASFI (annexe) [53].
La souplesse globale du rachis est appréhendée par des manœuvres passives
d'inclinaison latérale et d'extension. La mesure de la distance main-sol et l'indice
de Schöber testent plus précisément la mobilité du rachis lombaire en flexion. La
mesure de l'ampliation thoracique au 4ème espace intercostal atteste de l'atteinte
des articulations costo-vertébrales et sterno-costales lorsqu'elle est diminuée (< 4
cm). La raideur cervicale est évaluée à l'aide de mesure des distances, menton-
sternum en flexion puis extension maximale, menton-acromion en rotation et
tragus-acromion en inclinaison latérale.

Des séquelles
L'ankylose et la déformation du rachis sont évaluées par la mesure des distances
occiput-mur, C7-mur, L3-mur et par la taille du patient, que toutes les
déformations diminuent. Les amplitudes des articulations périphériques touchées
peuvent être mesurées dans leurs différents mouvements.

Évaluation de l'activité globale de la maladie

Pour la SA, on utilise le BASDAI (annexe) [54]. Pour les formes plus périphériques on peut
réaliser, comme dans la PR, un compte des articulations douloureuses et/ou tuméfiées. Et
aussi, le nombre d’enthèses atteintes.
L'évaluation globale par le médecin et/ou le patient peut également être réalisée à l'aide
d'une échelle visuelle analogique sur les douleurs, la fatigue et les limitations
fonctionnelles.

1.10.2 Moyens biologiques

Chez les patients ayant un syndrome inflammatoire biologique, la surveillance régulière


de la VS et/ou de la CRP est une aide dans l’évaluation de l’activité de la maladie. Elle
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dépend aussi du traitement instauré pour éviter d’éventuelles complications


iatrogéniques.

1.10.3 Moyens radiologiques

Dans les formes évolutives, la réalisation régulière (par exemple, tous les 2 ou 3 ans) de
radiographies du rachis cervical de profil, du rachis lombaire de face et de profil et du
bassin peut être utile

1.10.4 Pronostic à long terme

[Link] Pronostic fonctionnel

La coxite, le début précoce (avant 16 ans), la dactylite, l’importance du syndrome


inflammatoire, la résistance aux AINS sont classiquement des facteurs de mauvais
pronostic.
L’ankylose rachidienne, l’atteinte des hanches peuvent être source d’un handicap
important, de même que l’atteinte restrictive pulmonaire.

[Link] Complications propres

Ces différentes complications sont rares :


– Amylose AA: elle est une des complications classiques des spondylarthrites non traitées.
– Dysplasies bulleuses kystiques des apex, parfois rencontrées; fibrose pulmonaire et
surtout syndrome restrictif, plus fréquents.
– Atteinte cardiaque: insuffisance aortique et troubles de la conduction (Blocs Atrio-
Ventriculaires).
–Atteinte osseuse avec ostéoporose et risque fracturaire (surtout important sur une
« colonne bambou » en cervicale avec fractures transcorporeales et transdiscales souvent
instables pouvant entrainer des complications neurologiques).

[Link] Complications des traitements

Le patient doit être informé des effets secondaires possibles des différents traitements et
leur survenue doit être régulièrement recherchée (examen clinique, surveillance
biologique).

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2. Méthodologie
2.1 Type d’étude
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive portant sur des patients atteints de
spondylarthropathie.

2.2 Cadre d’étude


L’étude a été réalisée dans le service de Rhumatologie du Centre Hospitalier
Universitaire du Point G.

Le service de Rhumatologie du CHU point « G » est l’unique Service de Rhumatologie


au Mali. Il a été créé en juillet 2005. Il occupe avec le service de Néphrologie annexe
l’étage du bâtiment de la chirurgie B, à l’Est de la direction administrative et du bureau
des entrées de l’hôpital. Une plaque à la montée des escaliers faisant face à la salle de
consultation du Service de Chirurgie A indique l’emplacement du service. Il comporte:

-Un bureau pour le chef de Service détaché du bloc servant aussi à la consultation
externe et située à l’Est du Service d’Anatomie Pathologie,

-Un bureau pour le chef de Service adjoint,

-Un bureau pour le Major (surveillant),

-Trois salles de garde: une pour les internes, une pour les infirmiers et une pour les
techniciens de surface,

-Deux salles d’hospitalisation avec six lits par salle (une salle pour les femmes et
l’autre pour les hommes),

-Une Unité d’ostéodensitométrie.

Le personnel du service en cette période d’étude est constitué par un chef de service
et son adjoint qui est un médecin généraliste contractuel, un major, les infirmiers (4),
les garçons de salle(4), les internes et des médecins bénévoles.

Les jours de visite des patients hospitalisés sont les lundi, mardi et jeudi. Les gardes
sont assurées par un interne, un infirmier et un garçon de salle.

Les consultations sont organisées comme suit :

- Mercredi : elles se passent sur rendez-vous et concernent les patients suivis pour
une affection donnée (20 patients/semaine). Chaque semaine les consultations sont
basées sur une affection précise.

- Jeudi : elles concernent tous les patients venant en consultation (nouvellement ou


ayant raté leur rendez-vous du mercredi) à condition d’être parmi les 30 premiers à

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prendre le ticket de consultation au bureau des entrées étant donné qu’on consulte
30 patients chaque jeudi.

2.3 Période d’étude


Elle était transversale, s’étendant du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2013.

2.4 Population d’étude


Tout patient vu en consultation et/ou hospitalisé durant la période d’étude, d’âge
généralement inférieur à 50 ans, dont la principale plainte était une douleur
inflammatoire chronique évoluant par poussée. Cette douleur principalement
rachidienne lombaire associée à enthésite inflammatoire et/ou à une arthro-synovite
avec un dérouillage matinal. La durée est variable mais rapidement améliorée par les
AINS. Les manifestations extra-articulaires souvent associées, telles qu’un syndrome
intestinal d’irritation, un psoriasis avec un syndrome inflammatoire biologique et des
images peuvent orienter le diagnostic de SpA.

2.5 Critères d’inclusion

 Tous les patients vus en consultation et/ou hospitalisés durant la période


d’étude, chez qui le diagnostic de spondylarthropathie a été retenu selon les
critères de B. AMOR [Annexe 2].
 Tous ceux dont le dossier était exploitable.

2.6 Critères de non inclusion

 Tous les patients dont le dossier n’était pas exploitable.

2.7 Variables
 Age
 Sexe
 Profession
 Motif de consultation
 Attitude du patient
 La douleur (mode d’installation, horaire, périodicité)
 Manifestations articulaires et leurs caractères
 Atteinte axiale
 Signes extra-articulaires associés
 Dérouillage matinal
 Enthésite
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 Vitesse de sédimentation et protéine C réactive (CRP) (les normes variant en


fonction des laboratoires sollicités)
 Sacroiliite radiographique
 Radiographie rachidienne
 Fréquences respectives des SpA
 Traitement instauré

2.8 Collecte des données

Nous avons exploité les dossiers de consultation et/ou d’hospitalisation des patients
du service de Rhumatologie.
Les données sociodémographiques, cliniques et radiographiques de chaque dossier de
patient ont été recueillies sur une fiche individuelle établie à cet effet [annexe 1].
L’enregistrement et l’analyse des données s’est faite sur le logiciel SPSS 18.0.
La saisie a été faite sur le logiciel Microsoft Word 2013.

2.9 Considérations éthiques

Les dossiers de consultation et d’hospitalisation ne sont accessibles qu’aux médecins


impliqués dans la prise en charge des patients, et sont rangés dans des bureaux sécurisés
à clé. Pour conserver l’anonymat, la fiche individuelle utilisée ne permet pas
l’identification évidente du patient. L’étude ayant porté sur ces dossiers, le consentement
éclairé des patients n’a pas été nécessaire dans la mesure où l’anonymat était garanti.

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3. RESULTATS
Fréquence des SpA

Nous avons recensés 13 cas confirmés de SpA sur un total de 10355 dossiers de patients
vus en consultation durant la période de l’étude, soit une fréquence d’environ 0,13%.

Tableau I : Répartition des patients en fonction de l’âge

Age Effectifs Pourcentage


20 1 7,7
21 1 7,7
22 1 7,7
23 1 7,7
24 2 15,4
31 1 7,7
34 1 7,7
39 1 7,7
40 1 7,7
52 1 7,7
67 1 7,7
7 1 7,7
Total 13 100,0
La moyenne d’âge était de 31,07 ans avec des extrêmes de 7 et 67 ans.

Tableau II : Répartition selon les tranches d’âge concernées

Tranche d’âge Effectifs Pourcentage


[5-15[ 1 7,7
[15-25[ 6 46,1
[25-35[ 2 15,4
[35-45[ 2 15,4
[45-55[ 1 7,7
[65-75[ 1 7,7
Total 13 100,0

La tranche d’âge la plus touchée était la tranche de [15-25[ avec 46,1%.

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Tableau III : Répartition selon le sexe

Sexe Effectifs Pourcentage


MASCULIN 9 69,2
FEMININ 4 30,8
Total 13 100,0

Les hommes étaient les plus affectés avec un pourcentage de 69,2 et un ratio de 2,25.

Tableau IV : Répartition selon la profession

Profession Effectifs Pourcentage


CULTIVATEUR 1 7,7
COMMERCANT 2 15,4
ELEVE 1 7,7
ETUDIANT 2 15,4
MENAGERE 2 15,4
BERGER 2 15,4
MECANICIEN 1 7,7
CHAUFFEUR 1 7,7
TRANSITAIRE 1 7,7
Total 13 100,0

Les ménagères, les commerçants et les bergers étaient les plus affectés (15,4% pour
chaque catégorie).

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Tableau V : Répartition selon le motif de consultation

Motif de consultation Effectifs Pourcentage


PAC 3 23,1
ARTHRITE JUVENILE IDIOPATHIQUE 1 7,7
LOMBALGIE CHRONIQUE 1 7,7
LOMBO-FESSALGIES CHRONIQUES 1 7,7
LOMBORADICULALGIE BILATERALE 1 7,7
POLIRADICULONEVRITE PROBABLE 1 7,7
PSC 1 7,7
RACHIALGIE DIFFUSE 1 7,7
RIC 1 7,7
SUSPICION DE RP 1 7,7
TETRAPARESIE INFLAMMATOIRE 1 7,7
Total 13 100,0

Le motif de consultation le plus fréquent était la polyarthrite asymétrique chronique avec


un pourcentage de 23,1.

Tableau VI : Répartition selon l’attitude du patient et le type de thérapie de première


intention (n=9)

ATTITUDE DU PATIENT
CONSULTATION AUTO-
D'UN MEDECIN MEDICATION Total
TYPE DE MEDICAMENTS ANTALGIQUES 0 1 1
MODERNES DE PREMIERE AINS 3 5 8
INTENTION
Total 3 6 9

Neuf sur les treize patients (69,23%) avaient engagé une prise en charge avant d’arriver
au service de Rhumatologie, parmi lesquels 6 (66,67%) ont choisi l’automédication. Les
anti-inflammatoires non stéroïdiens étaient utilisés dans 88,89%.

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Tableau VII : Répartition selon l’évolution des symptômes (n=9)

Evolution Effectifs Pourcentage


AMELIORATION 9 100,0
SANS MODIFICATION 0 00,0
AGGRAVATION 0 00,0
Total 9 100,0
La symptomatologie douloureuse était améliorée dans 100% des cas.

Tableau VIII : Répartition selon le mode d’installation de la douleur

Mode d’installation Effectifs Pourcentage


BRUTAL 2 15,4
PROGRESSIF 10 76,9
INSIDIEUX 1 7,7
Total 13 100,0

L’installation de la douleur était progressive dans 76,9%.

Tableau IX : Répartition selon l’horaire de la douleur

Horaire Effectifs Pourcentage


INFLAMMATOIRE 5 38,5
MECANIQUE 2 15,4
MIXTE 6 46,2
Total 13 100,0
La douleur à caractère mixte représentait 46,2% des cas.

Tableau X : Répartition selon l’évolutivité de la douleur

Période Effectifs Pourcentage


AIGUE 1 7,7
CHRONIQUE 12 92,3
Total 13 100,0

La douleur était chronique dans 92,3% des cas.

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Tableau XI : Répartition selon le type d’atteinte articulaire (n=11)

Manifestations articulaires Effectifs Pourcentage


ARTHRALGIES 4 36,4
ATHRALGIES ET SYNOVITES 6 54,5
ARTHRALGIES ET
TENOSYNOVITES 1 9,1
Total 11 100,0

L’arthralgie a été retrouvée dans 100% des cas, associée à une synovite dans 54,5% des
cas.

Tableau XII : Répartition selon la symétrie de l’atteinte articulaire (n=11)

Atteinte articulaire symétrique Effectifs Pourcentage


OUI 5 45,5
NON 6 54,5
Total 11 100

L’atteinte articulaire était asymétrique dans 54,5% des cas.

Tableau XIII : Répartition selon le nombre d’articulations atteintes (n=11)

Nombre d’articulations
atteintes Effectifs Pourcentage
1 1 9,1
12 1 9,1
15 1 9,1
16 1 9,1
17 1 9,1
18 1 9,1
2 1 9,1
22 1 9,1
3 2 18,1
8 1 9,1
Total 11 100,0

Sur les treize patients, onze (84,62%) avaient une atteinte articulaire. La moyenne
d’articulations atteintes est de 11 avec des extrêmes de 1 et 22.

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Tableau XIV : Répartition selon les articulations atteintes (n=11)

ATTEINTE ARTICULAIRE
OUI Total
EPAULE OUI 4 4
NON 7 7

COUDE OUI 4 4
NON 7 7

POIGNET OUI 7 7
NON 4 4

MCP OUI 3 3
NON 8 8

IPP DES MAINS OUI 3 3


NON 8 8

IPD DES MAINS OUI 1 1


NON 10 10

HANCHE OUI 4 4
NON 7 7

GENOU OUI 6 6
NON 5 5

CHEVILLE OUI 7 7
NON 4 4

MTP OUI 1 1
NON 10 10

IPP DES PIEDS OUI 1 1


NON 10 10

IPD DES PIEDS NON 11 11


Total 11 11

Le poignet et la cheville étaient les articulations les plus concernées par l’affection avec
un pourcentage de 63,64% chacune.

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Tableau XV : Répartition selon l’atteinte axiale et sa topographie (n=10)

ATTEINTE AXIALE
OUI Total
CERVICALGIE OUI 3 3
NON 7 7

DORSALGIE OUI 5 5
NON 5 5

LOMBALGIE OUI 9 9
NON 1 1

PYGALGIE OUI 4 4
NON 6 6

STERNO-COSTALGIE OUI 3 3
NON 7 7
Total 10 10

Dix patients sur treize (76,9%) avaient une atteinte axiale. Celle-ci était principalement
faite de lombalgie (9 patients sur 10).

Tableau XVI : Répartition selon le caractère de la pygalgie (n=4)

Caractère de la pygalgie Effectifs Pourcentage


UNILATERALE 0 0,0
BILATERALE 4 100,0
A BASCULE 0 0,0
Total 4 100,0

Quatre patients sur les dix (40,0%) présentant une atteinte axiale avaient rapporté une
pygalgie. Celle-ci était bilatérale dans tous les cas (100,0%).

Répartition selon la déformation rachidienne


Sur les dix patients présentant une atteinte axiale, quatre (40,0%) présentaient une
déformation rachidienne. La rectitude lombaire, la camptocormie irréductible et
l’hypercyphose dorsale constituaient les déformations rachidiennes retrouvées.

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Tableau XVII : Répartition selon la durée de dérouillage matinal

DEROUILLAGE MATINAL
OUI NON Total
DUREE DE DEROUILLAGE 0 8 8
MATINAL <45MN 1 0 1
>45MN 4 0 4
Total 5 8 13

Sur les treize patients, cinq, soit 38,46%, avaient une notion de dérouillage matinal.
Parmi ces derniers, quatre, soit 80,0%, avaient un dérouillage supérieur à 45 minutes.

Tableau XVIII : Répartition selon le siège de l’enthésite (n=3)

ENTHESITE
OUI Total
SIEGE DE L'ENTHESITE TALON 2 2
GENOU 1 1
Total 3 3

Trois patients sur treize, soit 23,07%, présentaient une enthésite, dont le siège le plus
courant était le talon (66,67%).

Tableau XIX : Répartition selon la vitesse de sédimentation

Vitesse de sédimentation Effectifs Pourcentage


NORMALE 1 7,7
ELEVEE 12 92,3
Total 13 100,0

La vitesse de sédimentation était élevée dans 92,3% des cas.


Tableau XX : Répartition selon la protéine C réactive

Protéine C réactive Effectifs Pourcentage


NEGATIVE 3 23,1
<50mg 7 53,8
[51-100] mg 1 7,7
>100mg 2 15,4
Total 13 100,0

Sur les treize patients, dix, soit 76,9%, avaient une CRP positive. Parmi ces derniers, sept,
soit 70,0%, avaient une CRP en dessous de 50 milligrammes.

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Tableau XXI : Répartition selon l’infection par le VIH (n=6)

Sérologie VIH Effectifs Pourcentage


POSITIVE 2 33,33
NEGATIVE 4 66,67
Total 6 100,0
La sérologie VIH avait été réalisée chez six patients sur treize (46,15%). Deux patients
sur les six, soit 33,33%, avaient une sérologie VIH positive, les autres n’ayant
probablement pas souhaité l’examen.

Tableau XXII : Répartition selon le bilan immunologique (n=6)

Facteurs rhumatoïdes Effectifs Pourcentage


NEGATIF 6 100,0
POSTIF 0 00,0

Anticorps anti CCP Effectifs Pourcentage


NEGATIF 6 100,0
POSITIF 0 00,0

Anticorps anti nucléaires Effectifs Pourcentage


NEGATIF 5 83,33
POSITIF 1 16,67
Total 6 100,0

Le bilan immunologique avait été réalisé chez six patients sur treize, soit 46,15% ; parmi
lesquels 5, soit 83,33%, avaient un bilan immunologique négatif.

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Tableau XXIII : Répartition selon les manifestations extra-articulaires associées

SIGNES EXTRA-ARTICULAIRES
Signes extra-articulaires ASSOCIES
OUI NON Total
UVEITE OUI 1 0 1
NON 11 1 12

PSORIASIS OUI 6 0 6
NON 6 1 7

DIARRHEE OUI 4 0 4
NON 8 1 9

RECTORRAGIE OUI 2 0 2
NON 10 1 11

PUSTULOSE OUI 1 0 1
PALMOPLANTAIRE NON 11 1 12

ACNE OUI 1 0 1
NON 11 1 12

URETRITE OUI 2 0 2
NON 10 1 11
Total 12 1 13

Douze patients sur treize (92,31%) présentaient des signes extra-articulaires associés.
Le psoriasis représentait l’atteinte extra-articulaire la plus fréquente (50,0%).

Répartition selon les résultats de la radiographie standard rachidienne


Dix patients sur treize avaient réalisé une radiographie rachidienne (76,92%). Parmi
lesquels deux (20,0%) présentaient des syndesmophytes lombaires, un (10,0%) une
colonne dorsale en bambou et deux (20,0%) un « squarring » des vertèbres.

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Tableau XXIV : Répartition selon le stade de l’atteinte des sacro-iliaques à la radiographie


standard du bassin de face (n=7)

Atteinte des sacro-iliaques Effectifs Pourcentage


AUCUNE 3 42,8
STADE 1 DE FORESTIER 1 14,3
STADE 3 DE FORESTIER 2 28,6
STADE 4 DE FORESTIER 1 14,3
Total 7 100,0

Sept patients avaient réalisé une radiographie de bassin de face (53,85%). L’atteinte des
sacro-iliaques, quand elle était présente, était majoritairement révélée au stade 3 de
FORESTIER avec un pourcentage de 28,6%.

Répartition selon les résultats de la radiographie standard des mains et/ou des pieds
Sept patients sur treize (53,85%) avaient réalisé une radiographie des mains et/ou des
pieds. On a noté une déminéralisation osseuse, qu’elle soit juxta-articulaire, en bande ou
diffuse, chez 71,43% (5/7).

Tableau XXV : répartition selon le diagnostic retenu

Diagnostic retenu Effectifs Pourcentage


ARTHRITE REACTIONNELLE 2 15,3
PELVISPONDYLITE
RHUMATISMALE 5 38,5
RHUMATISME DES MICI 1 7,7
RHUMATISME PSORIASIQUE 5 38,5
Total 13 100,0

La pelvispondylite rhumatismale et le rhumatisme psoriasique étaient les types de SpA


les plus représentés (38,5%).

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Tableau XXVI : Répartition selon la prise en charge instaurée

Prise en charge instaurée Effectifs Pourcentage


MEDICAL OUI 13 100,0
NON 0 0,0
CHIRURGICAL OUI 0 0,0
NON 13 100,0
KINESITHERAPIE OUI 0 0,0
NON 13 100,0

La totalité des patients (100,0%) avait bénéficié d’un traitement médical. Les médecins
n’ont eu recours ni à la chirurgie, ni à la kinésithérapie.

Tableau XXVII : Répartition selon le type de traitement médical instauré

Association médicamenteuse Effectifs Pourcentage


AINS+ANTALGIQUES+TRAITEMENT DE FOND 4 30,7
AINS+ANTALGIQUES+TRAITEMENTS LOCAUX 1 7,7
ANTALGIQUES+TRAITEMENTS LOCAUX 1 7,7
TRAITEMENT DE FOND 1 7,7
AINS+ANTALGIQUES 2 15,4
ANTALGIQUES+TRAITEMENT DE FOND 1 7,7
AINS+TRAITEMENT DE FOND 1 7,7
AINS+ANTALGIQUES+TRAITEMENTS LOCAUX+TRAITEMENT DE FOND 2 15,4
Total 13 100,0

Traitements locaux : vaseline à l’urée, AINS en pommade, pommade antalgique, solution


antiseptique, pansement, corticoïdes locaux
Autres : corticoïdes oraux, antibiotiques, myorelaxant, calcium+vitamine D3, inhibiteur
de la pompe à protons, potassium, co-antalgiques.
L’association « AINS+ANTALGIQUES+TRAITEMENT DE FOND » était la plus employée
(30,7%) et les médicaments spécifiques (autres) des affections associées.
Tableau XXVIII : Répartition selon le traitement de fond instauré (n=9)

Molécule utilisée Effectifs Pourcentage


HYDROXYCHLOROQUINE SULFATE (Immard®) 1 11,11
SULFASALAZINE (Salazopyrine®) 8 88,89
Total 9 100,0
Un traitement de fond avait été instauré chez neuf patients sur treize (69,23%).
Le traitement de fond le plus utilisé était la Sulfasalazine (88,89%).

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4. Commentaires et discussion
L’étude a duré six ans et avait pour but principal de décrire les caractères des
spondylarthropathies observées dans notre contexte.

Nous pouvons, au terme de notre étude, énumérer les limites et difficultés suivantes :

 L’étude portait sur les patients vus en consultations et/ou hospitalisés dans le
service de Rhumatologie du CHU du Point G.
 Le nombre important de dossiers incomplets et/ou en mauvais état donc
inexploitables.

 Données sociodémographiques
 L’âge

La tranche d’âge la plus représentée était la tranche [15-25[ avec un


pourcentage de 46,1 ; une moyenne d’âge de 31,07 ans avec des extrêmes de 7
et 67. Ce résultat est inférieur à ceux de AWADA H. et al. [62] et JABBOURI R.
et al. [63] qui ont retrouvé respectivement un âge moyen de 37,3 ans et 32 ans.

 Le sexe

Les hommes étaient les plus atteints avec un pourcentage de 69,2% pour un
sex-ratio de 2,25. Résultat similaire à ceux de AWADA H. [62] et JABBOURI
R.[63] pour qui le sexe masculin est le plus représenté.

 La profession

Les ménagères, les commerçants et les bergers constituaient les principales


classes socioprofessionnelles affectées par les spondylarthropathies avec un
pourcentage d’environ 15,4% chacune. Ceci pourrait s’expliquer par le fait que
ces classes sociales sont les plus représentées dans notre contexte.

 Données cliniques

 Le motif de consultation

Le motif de consultation le plus fréquent, conformément à la littérature, était la


polyarthrite asymétrique chronique (23,1%).

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 L’attitude du patient

Neuf sur les treize patients (69,23%) avaient engagé une prise en charge avant
d’arriver au service de Rhumatologie, parmi lesquels six (66,67%) ont choisi
l’automédication. La médication était à base d’anti-inflammatoires non
stéroïdiens dans 88,89%.

 La douleur (mode d’installation, horaire, périodicité)

L’installation de la douleur était le plus souvent progressive (76,9%), la


douleur était d’horaire mixte dans 46,2% des cas et dans 92,3% des cas, la
douleur était chronique.

AWADA H. [62] a retrouvé ce même caractère chronique de la douleur, mais la


douleur avait plus une horaire inflammatoire.

 Manifestations articulaires

L’atteinte périphérique était présente chez 84,62% des patients et faite


essentiellement d’arthralgie (100%) associée à une synovite dans 54,5%. Les
articulations les plus atteintes étaient le poignet et la cheville (63,64%) et de
façon asymétrique le plus souvent (54,5%). Nous avons noté la présence de
coxite clinique dans 36,4% des cas. Ce résultat est supérieur à ceux de AWADA
H. [62], JABBOURI R. [63] et GERARD S. et al. [64] qui trouvent une coxite
clinique dans, respectivement, 27,55%, 31,3% et 12% des cas.

 L’atteinte axiale

L’atteinte axiale était présente chez 76,9% des patients. Elle concernait aussi
bien tous les segments rachidiens, avec une prédominance lombaire (90%),
que les articulations sacro-iliaques (40%) et sterno-costales (30%). Ce résultat
est supérieur à ceux de AWADA H. [62] et JABBOURI R. [63] qui trouvent une
atteinte lombaire dans, respectivement, 82,65% et 83,2%. AWADA H. [62] et
JABBOURI R. [63] trouvent une atteinte des sacro-iliaques dans,
respectivement, 56,52% et 63,8%, ce qui est supérieur à notre étude.

 Signes extra-articulaires associés

La plupart des patients (92,31%) présentait des signes extra-articulaires. Le


psoriasis représentait l’atteinte extra-articulaire la plus fréquente. Ce résultat
est similaire à celui de GERARD S. [64] pour qui le psoriasis est le signe extra-
articulaire le plus présent. Alors que AWADA H. [62] retrouve la diarrhée et
JABBOURI R. [63] retrouve l’uvéite.

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 Le dérouillage matinal

Le dérouillage matinal était présent chez 38,46% des patients avec une durée
relativement supérieure à 45 minutes. AWADA H. [62] trouve un dérouillage
matinal dans environ 66,19% des cas.

 L’enthésite

Présente chez pratiquement 23,07% des patients, elle siégeait le plus souvent
au talon (66,67%). AWADA H. [62] trouve une enthésite dans 54,08% des cas
avec un siège prédominant au talon (42,86%). GERARD S. [64] par contre,
trouve 12% d’enthésite active.

 Signes biologiques

 La vitesse de sédimentation sanguine et la CRP

La vitesse de sédimentation sanguine était augmentée dans 92,3% des cas.


Résultat inférieur à celui de AWADA H. [62] qui trouve une Vitesse de
sédimentation élevée chez 100,0% des patients, mais supérieur à celui de
GERARD S. [64] qui trouve une vitesse de sédimentation élevée dans 66,0%
des cas.

La CRP était positive dans 76,9% des cas. Ce résultat est supérieur à celui de
GERARD S. [64] qui trouve une CRP positive dans 54,0% des cas.

 Signes radiographiques

 L’atteinte des sacro-iliaques à la radiographie standard

Seulement 30,77% des patients présentaient une atteinte des sacro-iliaques à


la radiographie, parmi lesquels 75% avaient une atteinte dont le stade était
supérieur au stade 2 de FORESTIER. Ce résultat est inférieur à ceux de AWADA
H. [62] et JABBOURI R. [63] qui trouvent respectivement 78,02% et 93,2%
d’atteinte des sacro-iliaques radiologiquement, avec une atteinte supérieure au
stade 2 de FORESTIER dans 70,32% des cas pour AWADA H. [62]. Ceci pourrait
s’expliquer par le fait que la radiographie standard ne constitue pas le moyen
le plus efficace pour la détection des signes inflammatoires en phase débutante.

 Radiographie rachidienne

Près de soixante-dix-sept pourcent des patients avaient réalisé une


radiographie rachidienne (76,92%). Les syndesmophytes et un « squarring »

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des vertèbres ont été retrouvés dans 20% des cas. Résultat inférieur à celui de
AWADA H. [62] qui trouve les syndesmophytes dans 27,66% des cas. La
colonne en bambou a été retrouvée dans 10% des cas. Résultat cnforme à celui
de AWADA H. qui trouve une colonne en bambou dans 12,77% des cas.

 Diagnostic retenu

 Fréquences respectives de SpA

La spondylarthrite ankylosante était l’affection la plus fréquente avec un


pourcentage de 38,5 dans notre étude. Résultat inférieur à ceux de AWADA H.
[62] et JABBOURI R. [63] qui trouvent la spondylarthrite ankylosante comme
la plus fréquente avec un pourcentage respectif de 57,14% et 72,5%. Ceci
pourrait s’expliquer par le fait que, dans notre étude, le rhumatisme
psoriasique a été aussi représenté que la spondylarthrite ankylosante avec un
pourcentage de 38,5. Notons que le SAPHO et les SpAI n’ont pas été retrouvés
dans notre étude.

 Attitude thérapeutique

 Traitement instauré

La prise en charge était essentiellement médicale (100,0%) et associait le plus


souvent « AINS, ANTALGIQUES, TRAITEMENT DE FOND » (30,7%). La
Sulfasalazine constituait le traitement de fond le plus utilisé (88,89%).

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CONCLUSION

Les spondylarthropathies sont un groupe d’affections encore mal connues au Mali et


elles nécessitent une attention particulière en raison de leurs conséquences graves.

Elles concernent surtout l’adulte jeune mais peuvent survenir à tout âge, avec une
prédominance masculine. Les ménagères, les bergers et les commerçants étaient les plus
affectés.

Elles sont caractérisées le plus souvent par une rachialgie diffuse (lombaire de
préférence) avec pygalgie bilatérale. La polyarthralgie est asymétrique chronique,
d’installation progressive, d’horaire mixte avec une synovite (poignets et chevilles) dans
la majorité des cas.

Les syndesmophytes rachidiennes et la sacroiliite constituent les principaux signes


radiographiques.

Le diagnostic précoce et une prise en charge adéquate pourraient améliorer le pronostic


des patients.

Cette étude n’a pas de bénéfice direct pour le patient vu son caractère rétrospectif. Elle
améliorera la démarche diagnostique des praticiens et une meilleure information des
populations concernant cette maladie.

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Recommandations

Au terme de notre étude, nous pouvons formuler les recommandations suivantes :

Aux autorités chargées de la santé


- Mettre l’accent sur l’amélioration et l’approvisionnement des structures
sanitaires en outils performants d’imagerie pour le diagnostic précoce des
spondylarthropathies (IRM, scintigraphie, …)
- Assurer la formation de personnels à l’utilisation de ces outils d’imagerie
- Assurer la subvention de certaines analyses (HLA B27) utiles pour le
diagnostic des spondylarthropathies, et des nouvelles thérapies
(biothérapie) permettant une meilleure prise en charge de ces affections.
Au personnel de santé
- Informer et sensibiliser les patients sur la nécessité d’une prise en charge
adéquate précoce des spondylarthropathies afin d’éviter les complications
qui peuvent être irréversibles
- Orienter les patients vers un spécialiste le plus tôt possible
- Assurer un suivi rigoureux et régulier des patients atteints de
spondylarthropathies
Aux patients
- Consulter devant toute douleur rachidienne et/ou polyarticulaire
persistante
- Respecter rigoureusement les prescriptions du médecin
- Honorer les rendez-vous des soins.

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56- MISSOUNGA L, IBA BAJ, BIGNOUMBA IBOUILIR, NZIENGUI MADJINOUM,
MOUSSAVOU KOMBILA J.Y a-t-il une association entre l’antigène
d’histocompatibilité HLA B27 et les spondylarthropathies (SpA) vues à Libreville
(Gabon) ?© SFR - Soumission Congrès 2009

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Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

57- HOUZOU P, ONIANKITAN O, KAKPOVI K, KOFFI-TESSIO V. ES, TAGBOR K. C,


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59- VITAL DURAND D. Guide pratique des médicaments: DOROSZ. Paris: Maloine;
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60- Haute Autorité de santé(HAS). Diagnostic, prise en charge thérapeutique et
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62- AWADA H, ABI-KARAM G, BADDOURAL R, OKAISL J, ATTOUI S. Clinical,
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Annexe 1

Fiche de recueil de données

N°……………
A/ DONNÉES SOCIO-DEMOGRAPHIQUES

1- Age /………/ ans


2- sexe /...../ 1= masculin 2= féminin
3- Profession /………/ (…………………………………………….)
1=cultivateur ; 2=fonctionnaire ; 3=retraité(e) ; 4=commerçant ; 5=profession
libérale ; 6=artisan ; 7=élève ; 8=étudiant ; 9=ménagère ; 10=berger ;
11=vétérinaire ; 12=autres (à préciser) ; 13= non précisée
4- Résidence /………/ (………………………………………………)
1=Bamako; 2=Kayes; 3=Koulikoro; 4=Sikasso; 5=Ségou; 6= Mopti ;
7=Tombouctou 8=Gao 9=Kidal 10= étranger (à préciser) ; 11= non précisée
5- Nationalité /…../ (……………………………………………………) 1=Malienne ; 2= autres
(à préciser) ; 3=non précisée
6- Référé /……/ 1=oui ; 2=non (venu de lui-même)
7- Si oui, par /…../ (…………………………………………………..) 1=médecin ; 2=technicien
supérieur de santé ; 3=autres (à préciser) ; 4= non précisé

B/REFERENCES DU MALADE
1- Motif de consultation ou
d’hospitalisation /……………………………………………………………………………….. /
2- Date d’admission (si patient hospitalisé) /…………………………………/
3- Date de sortie (si patient hospitalisé) /……………………………………../
4- Durée d’hospitalisation /……………………/ semaines

C/DEMARCHE DIAGNOSTIQUE:
I-Antécédents :
1. Médicaux :
a. Diarrhée récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
b. Balanite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
c. Cervicite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
d. Urétrite récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
e. Rectorragie récente (<1mois) /……/ 1= oui ; 2= non
f. Uvéite /……/ 1= oui ; 2= non
g. VIH /……/ 1= oui ; 2= non
h. Hépatites virales /……/ 1=oui (siège à préciser) ; 2=non
(………………………………………………………………………………)
i. Psoriasis /…... / 1=oui ; 2=non
j. Brucellose /……/ 1=oui ; 2=non
k. Entérocolopathie chronique diagnostiquée /……/ 1=oui ; 2=non
l. Asthme /……/ 1=oui ; 2=non
m. Ulcère gastroduodénal /……/ 1=oui ; 2=non
n. Hypertension artérielle /……/ 1=oui ; 2=non
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o. Drépanocytose /……/ 1=oui ; 2=non


p. Diabète /……/ 1=oui ; 2=non
q. Contage tuberculeux /……/ 1=oui ; 2=non
r. Autres/……/ (à préciser) 1=oui ; 2=non
(………………………………………………………………………………..)
2. Chirurgicaux (à préciser)/…………………………………………………………/
3. Obstétricaux (à préciser)/…………………………………………………………/
4. Traumatiques (à préciser) /………………………………………………………/
5. Familiaux à type de :
- Entérocolopathie inflammatoire /……/ 1=oui ; 2=non
- Uvéite /……/ 1=oui ; 2=non
- Psoriasis /……/ 1=oui ; 2=non
- Spondylarthropathie /……/ 1=oui ; 2=non
- Présence de HLA-B27 /……/ 1=oui ; 2=non
- Autres /……/ 1=oui (à préciser) ; 2=non
(…………………………………………………………………….)

II- Prise en charge du patient


1. Consulter un médecin /……/ 1=oui ; 2=non
2. Automédication /……/ 1=oui ; 2=non
3. Si médication /……/ 1=médicaments modernes ; 2=médicaments traditionnels ;
3=médicaments modernes et traditionnels
4. Si médicaments modernes, lesquels ? /……/ 1=antalgiques ; 2=AINS ;
3=corticoïdes ; 4=autres (à préciser) /……………………………………………. /
5. Evolution clinique /……/ 1=amélioration ; 2=sans modification ; 3=aggravation
6. Si amélioration, rechute après arrêt de ceux-ci /……/ 1=oui ; 2=non
7. Si rechute, combien de temps après arrêt /……/ 1=24h ; 2=48h ; 3=72h et plus

II- Habitudes alimentaires :


1. Lait non pasteurisé /……/ 1= oui 2= non
2. Alcool /……/ 1= oui 2= non
3. Tabac /……/ 1= oui 2= non
4. Thé /……/ 1= oui 2= non
5. Café /……/ 1= oui 2= non
6. Cola /……/ 1= oui 2= non
7. Autres (à préciser) /……/ 1=oui ; 2=non (…………………………………………)

III/EXAMEN CLINIQUE :
La douleur
1. Mode d’installation /……/ 1=Brutal ; 2=Progressif ; 3=Insidieux
2. Horaire /……/ 1=inflammatoire ; 2=mécanique ; 3=mixte
3. Périodicité /……/ 1=<1mois ; 2=<2mois ; 3=<3mois ; 4=3mois et plus
4. Intensité selon l’EVA /……/ EVA=0 à 10
5. Manifestations articulaires /……/ 1=Arthralgies ; 2=Synovites ; 3=ténosynovites ;
4=Autres (à préciser) (…………………………………………………………………………..)
Préciser l’articulation « gâchette » (c'est-à-dire la 1ère atteinte)
…………………………………………………………………………………………...

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6. Facteur(s) déclenchant(s) /……/ 1=oui (à préciser) ; 2=non


(………………………………………………………………………………………)
7. Synovite /…../ 1= oui (siège) ; 2= non (…………………………………………….)
8. Nombres d’articulations atteintes (siège à préciser) /……/
Grosses articulations □
Epaule droite □ gauche □
Coude droit □ gauche □
Poignet droit □ gauche□
Hanche droite □ gauche □
Genou droit □ gauche□
Cheville droite □ gauche □
Petites articulations □
Carpe droit □ gauche □
MCP droit □ gauche □
IPP (main) droit □ gauche □
IPD (main) droit □ gauche □
Tarse droit □ gauche □
Métatarse droit □ gauche □
MTP droit □ gauche □
IPP droit □ gauche □
9. Atteinte articulaire symétrique /……/ 1=oui ; 2=non
10. Impotence fonctionnelle /…../ 1=oui (siège) ; 2=non
(…………………………………………………………………………………………)
11. Déformation /….../ 1=oui (siège) ; 2=non
(…………………………………………………………………………………………)
12. Atteinte axiale /……/ 1=oui ; 2=non
Cervicalgie /……/ 1=oui ; 2=non
Dorsalgie /……/ 1=oui ; 2=non
Lombalgie /……/ 1=oui ; 2=non
Sterno-costale /……/ 1=oui ; 2=non
13. Déformation rachidienne /……/ 1=oui ; 2=non
Hyperlordose /……/ 1=oui (siège) ; 2=non (………………………………………)
Hypercyphose /……/ 1=oui (siège) ; 2=non (……………………………………..)
Scoliose /……/ 1=oui ; 2=non
Inversion de la courbure /……/ 1=oui (siège) ; 2=non (…………………………..)
14. Raideur rachidienne
a. Indice de Schöber /……/ (en cm)
b. Inflexion douloureuse droite/gauche /……/ 1=oui ; 2=non
c. Extension douloureuse /…../ 1= oui ; 2=non
d. Flexion douloureuse /…../ 1=oui ; 2= non
e. Rotation droite/gauche douloureuse /……/ 1=oui ; 2=non
15. Raideur articulaire /……/ 1= oui (à préciser) ; 2=non
(…………………………………………………………………………………………)
16. Dérouillage matinal /……/ 1=oui ; 2=non
17. Si oui, durée /……/ 1=<15mn ; 2=<30mn ; 3=<45mn ; 4=>45mn
18. Enthésite /……/ 1=oui ; 2=non

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19. Si oui, le siège /……/ 1=talon ; 2=rachis ; 3=genou ; 4= TTA ; 5=olécrane ; 6=les
trochanters ; 7=autres (à préciser)
(…………………………………………………………………………………………)
20. Pygalgie /……/ 1=oui ; 2=non
21. Si oui, caractéristique ? /……/ 1=unilatérale ; 2=bilatérale ; 3=à bascule
22. Ampliation thoracique /……/ 1=>4cm ; 2=<4cm
23. Signes viscéraux associés /……/ 1=oui ; 2=non
24. Si oui, lesquels ? /…………/ 1=uvéite antérieure ; 2=psoriasis ; 3=balanite ;
4=diarrhées ; 5=rectorragie ; 6=pustulose palmoplantaire ; 7=acné ; 8=urétrite ;
9= cervicite ; 10=autres (à préciser)
(………………………………………………………………………………………...)
25. Signes généraux associés /....../ 1=oui (à préciser) ; 2=non
(…………………………………………………………………………………………)
26. Etat général /……../ 1= bon ; 2= altéré
27. Poids /…………..../ (en kg) ; Taille /……………/ (en m) ; TA /………………/ (en cm
Hg) ; IMC /……….……/ (en kg/m2) ; T° /……/ (en °C)
28. Organomégalie /…………/ 1= oui (siège) ; 2=non
(……………………………………………………………………………………….)
29. Foyer septique /……/ 1= oui (sièges) ; 2= non
(……………………………………………………………………………………….)

IV/EXAMENS PARACLINIQUESREALISES :
 Examens biologiques : (le nombre de fois sera précisé)
1. NFS
a- Hb /……/ 1= normal ; 2= anémie ; 3= hyperglobulie
b- VGM /……/ 1=normocytose ; 2= microcytose ; 3= macrocytose
c- CCMH /……/ 1= normochromie ; 2= hypochromie
d- GB /……/ 1=normal ; 2=hyperleucocytose ; 3=leucopénie
e- Plt /……/ 1=normal ; 2=thrombocytose ; 3=thrombopénie
2. VS : 1H /……/ 1=normale ; 2=élevée et 2H /……/ 1=normale ; 2=élevée
3. CRP/……/ 1= négative ; 2= <50mg ; 3= [51-100mg] ; 4=>100mg
4. Calcémie /……/ 1= normale ; 2= hypocalcémie ; 3= hypercalcémie
5. Uricémie /……/ 1= normale ; 2= hypo uricémie ; 3= hyper uricémie
6. Créatininémie /……/ 1= normale ; 2= élevée
7. ALAT /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ;
4= 3fois normale ; 5= sup à 3 normale
8. ASAT /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ;
4= 3fois normale ; 5= sup à 3 normale
9. PAL /……/ 1= normal ; 2= moins 1fois normale mais élevé ; 3= 2fois normale ; 4=
3fois normale ; 5= sup à 3 normale
10. Gamma GT /……/ 1= normal ; 2= élevé
11. Glycémie /……/ 1= normale ; 2= hypoglycémie ; 3= hyperglycémie
12. Hb A1c /……/ 1= normale ; 2= élevée
13. Sérologie VIH (après consentement éclairé) /……/ 1= positive ; 2= négative
14. Hémoculture /……/ 1= stérile ; 2= septicémie
15. Si septicémie, laquelle ? /……/ (…………………………………………………….)
1=brucellienne ; 2=autres (à préciser)
16. Goutte épaisse /……/ 1= positive ; 2= négative
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17. ECBU /……/ 1= stérile ; 2= infection urinaire


18. Si infection urinaire : germe(s)…………………………………………………….
Aspect macroscopique /……/ 1=claire ; 2=jaune citrin ; 3=trouble ; 4=autre
Leucocytes /……/ 1=<10000/ml ; 2=>10000/ml
Hématies /……/ 1=<5000/ml ; 2=>5000/ml
Cellules épithéliales /……/ 1=absence ; 2=rares ; 3=nombreuses
Cylindres /……/ 1=absence ; 2=présence
Parasites /……/ 1=absence ; 2=présence (à préciser)
Levures /……/ 1=absence ; 2=présence
Cristaux /……/ 1=absence ; 2=présence
Autres /……/ 1=RAS ; 2=oui (à préciser)
Culture /……/ 1=1colonie ; 2=2 colonies ; 3=>2 colonies
19. ECBC du liquide articulaire : articulation(s)……………………………………
- Aspect macroscopique /……/ 1=jaune citrin ; 2=trouble ; 3=purulent ;
4=hémorragique ; 5=autre
- Cytologie /……/ 1=<1000 éléments ; 2=>1000 éléménts
- Bactériologie /……/ 1=septique (germe à préciser) ; 2=aseptique
(…………………………………………………………………………………….)
20. ECBC du LCR /……/ 1= stérile ; 2= infection
21. Protéinurie de 24h /…… / 1= normale ; 2= élevée
22. Facteurs rhumatoïdes
a- Waaler rose /……/b1= négatif ; 2= positif
b- Latex /……/ 1=négatif ; 2=positif
23. Anti CCP /……/ 1= négatif ; 2= positif
24. Ac anti nucléaires /……/ 1= négatif ; 2= positif
25. TPHA ; VDRL /……/ 1= TPHA+ VDRL- ; 2= TPHA+ VDRL+ ; 3= TPHA- VDRL+ ; 4=
TPHA -VDRL-
26. Protidogramme /…… / 1= normal ; 2= pic monoclonal (type à préciser) ; 3= pic
polyclonal (………………………………………………………………..)
27. Electrophorèse de l’hémoglobine /……/ 1=hémoglobinopathie (profil à préciser) ;
2=pas d’hémoglobinopathie (……………………………………..)
28. Myélogramme /……/ 1= normal ; 2= myélome
29. Autres à préciser………………………………………………………………… /

 Radiographiques :
1. Radiographie standard :
a. Rachis (siège et incidence à préciser)
(……………………………………………………………………………..)
- Pincement de l’interligne /……/ 1=oui ; 2=non
- Déminéralisation /……/ 1=oui ; 2=non
- Condensation sous chondrales /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéophytose /……/ 1=oui ; 2=non
- Erosion /……/ 1=oui ; 2=non
- Géodes sous chondrales /……/ 1=oui ; 2=non
- Tassements vertébraux /……/ 1=oui ; 2=non
- Ankylose inter-apophysaire postérieure /……/ 1=oui ;
2=non
- Images en « colonne de bambou » /……/ 1=oui ; 2=non
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- Images en « rails de Tramway » /……/ 1=oui ; 2=non


- Syndesmophytes /……/ 1=oui ; 2=non
- Squaring /……/ 1=oui ; 2=non
- Signe de Romanus /……/ 1=oui ; 2=non
- Tuméfaction des parties molles /……/ 1=oui ; 2=non
- Autres /………………………………………………………/
b. Bassin de face
- Elargissement de l’interligne des SI /……/ 1=oui ; 2=non
- Flou de l’interligne des SI /……/ 1=oui ; 2=non
- Irrégularité des berges des SI /……/ 1=oui ; 2=non
- Condensation des berges /……/ 1=oui ; 2=non
- Ankylose /……/ 1=oui ; 2=non
- Pincement de l’interligne coxofémoral /……/ 1=oui ; 2=non
- Condensation du toit acétabulaire /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéophytose /……/ 1=oui ; 2=non
- Déminéralisation /……/ 1=oui ; 2=non
- Tuméfaction des parties molles /……/ 1=oui ; 2=non
- Géodes /……/ 1=oui ; 2=non
- Autres /……………………………………………………/
c. Thorax de face /……………………………………………………….../
d. Epaules /……………………………………………………………/
e. Mains et/ou pieds de face
- Arthrite érosive d’une IPD /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéolyse IP /……/ 1=oui ; 2=non
- Ankylose IP /……/ 1=oui ; 2=non
- Périostite juxta-articulaire /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéopériostite de la phalangette /……/ 1=oui ; 2=non
- Erosion du talon /……/ 1=postérieure ; 2=inférieure ; 3=non
- Epine calcanéenne /……/ 1=oui ; 2=non
- Apposition périostée /……/ 1=oui ; 2=non
- Autres /……………………………………………………/
f. Rx genoux F/P
- Pincement de l’interligne tibio-fémoral /……/ 1=oui ; 2=non
- Condensation sous chondrale /……/ 1=oui ; 2=non
- Déminéralisation /……/ 1=oui ; 2=non
- Ostéophytose /……/ 1=oui ; 2=non
- Géodes /……/ 1=oui ; 2=non
- Tuméfaction des parties molles /……/ 1=oui ; 2=non
- Autres /……………………………………………………../
g. Autres à préciser /…………………………………………………………../
2. Echographie :
a. Articulaire (siège) /…………………………………………………………/
b. Abdomino-pelvienne /………………………………………………………/
c. Cardiaque /……………………………………………………………..……/
d. Parties molles (siège) /…………………………………………………..…/
3. TDM simple (siège)/…………………………………………………………….…/
4. Myélo TDM (siège)/…………………………………………………………………/
5. Ostéodensitométrie /………………………………………………………………/

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6. IRM /……………………………………………………………………………..……/
C- Explorations fonctionnelles :
1. ECG /…………………………………………………………………………………/
2. ERG et EOG /………………………………………………………………………/
3. EFR /…………………………………………………………………………………/
4. Echo Döppler (siège) /………………………………………………………………/

D- Autres à préciser /…………………………………………………………………/

V/DIAGNOSTIC ;
1. Diagnostic retenu ………………………………………………………………/
2. Score selon les critères de B. Amor /……………../
3. Concordance motif d’admission et diagnostic retenu /……/ 1= oui 2=non
4. Affection(s) associée(s) /……/ 1=oui ; 2=non
5. Si oui (à préciser) /………………………………………………………………………………………./

VI/TRAITEMENT :
1. Médicamenteux /……/ 1=oui ; 2=non
2. Si oui, lesquels /………… / 1=AINS ; 2=Antalgiques ; 3=Traitements locaux (à
préciser) ; 4=Traitements de fond (à préciser) ; 5=Autres (à préciser)
(………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………….)
3. Traitement chirurgical /……/ 1=oui (à préciser) ; 2= non
(…………………………………………………………………………………………)
4. Kinésithérapie /……/ 1= oui (à préciser) ; 2= non
(…………………………………………………………………………………………)

VII/SUIVI :
1. Suivi clinique
a. Intensité de la douleur selon l’EVA /………/
b. Nombre de réveils nocturnes /……/ 1=0 ; 2=1 ; 3=2 ; 4=3 et plus
c. Indice de Schöber /……/ (en cm)
d. Ampliation thoracique /……/ (en cm)
e. Nombre d’articulations douloureuses /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
f. Nombre d’articulations tuméfiées /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
g. Nombre d’enthèses douloureuses /……/ lesquelles ?
(………………………………………………………………………………………)
h. Signes extra-articulaires /……/ 1=Psoriasis ; 2=Uvéite ; 3=Maladie
inflammatoire digestive ; 4=Autres ; 5=RAS
i. Score BASDAI (Bath Ankylosing Spondylitis Disease Activity Index) /……/
j. Score BASFI (Bath Ankylosing Spondylitis Functional Index) /……/
k. Score ASDAS (Ankylosing Spondylitis Disease Activity Score) /……/
2. Suivi biologique

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a. VS : 1H/……/ 1=normale ; 2=élevée et 2H/……/ 1=normale ; 2=élevée


CRP/……/ 1=négative ; 2=<50mg ; 3= [51-100mg] ; 4=>100mg

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Annexe 2
Critères diagnostiques des Spondylarthropathies selon B. AMOR

*Diagnostic : score supérieur à 6 points

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FICHE SIGNALETIQUE

Nom : CYRILLE EFANG MBASSI

Prénoms : Ebéni-Junior

Adresse mail : cyrillejunior@[Link]

Titre de la thèse : Les spondylarthropathies : aspects épidémiologiques,


cliniques et radiographiques dans le service de Rhumatologie au CHU au Point
G-Bamako [du 1er Janvier 2008 au 31 Décembre 2013]

Année académique : 2013-2014

Ville de soutenance : Bamako (République du Mali)

Pays d’origine : République du Cameroun

Lieu de dépôt : Bibliothèque de la faculté de Médecine et d’Odontostomatologie


de Bamako

Secteurs d’intérêt : Rhumatologie

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Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

RESUME
L’objectif de cette étude était de décrire les caractères généraux des
spondylarthropathies observées dans le service de rhumatologie du CHU du point G.

Il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive réalisée au sein du dit service sur une
période de six ans allant du 1er Janvier 2008 au 31 décembre 2013, incluant tous les
patients vus en consultation et/ou hospitalisés dans le service chez qui le diagnostic de
spondylarthropathie avait été retenu selon les critères de B. AMOR. Les paramètres
étudiés étaient sociodémographiques, cliniques et radiographiques

L’étude a porté sur 13 cas, le sexe masculin étant représenté avec 69,2% pour un sex-
ratio de 2,25. La tranche d’âge majoritaire était de [15-25[ avec 46,1%, pour une
moyenne de 31,07 ans.

L’atteinte axiale était présente dans 76,9% des cas avec une prédominance lombaire
(90%), associée à une atteinte périphérique (84,62%) faite essentiellement de
polyarthralgie. La douleur était chronique dans 92,3% des cas et d’horaire mixte
prédominante (46,2%).

Les syndesmophytes rachidiennes (20%) et la sacro-iliite (30,77%) représentaient les


principales atteintes radiographiques.

La pelvispondylite rhumatismale et le rhumatisme psoriasique étaient les affections les


plus fréquentes avec un pourcentage de 38,5 chacune.

Mots clés : spondylarthropathies, rhumatologie, Bamako

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

INFORMATIONAL SHEET

Name: CYRILLE EFANG MBASSI

First Name: Ebéni-Junior

Mail box: cyrillejunior@[Link]

Title of the thesis: Spondylarthropathies: epidemiological, clinical and


radiographic aspects in the department of rheumatology in the teaching
hospital of Point G-Bamako [from the 1st January 2008 to the 31st December
2013].

Academic year: 2013-2014

Town of graduation: Bamako (Republic of Mali)

Country of chargeability: Republic of Cameroon

Place of deposit: Library of the faculty of Medecine and Odontostomatology of


Bamako

Sector of interest : Rheumatology

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

SUMMARY

The aim of this study was to describe general characteristics of spondylarthropathies


observed in the department of rheumatology of the teaching hospital of Point G.

It was a descriptive and retrospective study made in the department of rheumatology on


a 6 years period, from 1st January 2008 to 31st December 2013, including all patients
received in consultation and/or hospitalized in the department from who the diagnosis
of spondylarthropathy was confirmed, using B. ARMOR criteria. The studied parameters
were sociodemographic, clinical and radiographic.

The study was on 13 cases, the male gender was about 69.2% of the total, for a sex ratio
of 2.25. The dominant age range was [15-25[with a percentage of 46.1%, for a mean age
of 31.07 years.

The axillary disorder was present in 76.9% of the total cases with a lumbar
predominance (90%), associated to a peripheral disorder (84.2%) essentialy made of
polyarthralgia. The pain was chronic in 92.3 % of the total cases, essentially made of
mixed schedule pain (46.2%).

Spinal syndesmophytis (20%) and sacro-iliitis (30.77%) represented the main


radiographic lesions.

The rheumatismal pelvispondylitis and the psoriasic rheumatism were the most
frequent diseases, each with a percentage of 38.5%.

Key words: spondylarthropathies, rheumatology, Bamako

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Les spondylarthropathies : Aspects épidémiologiques, cliniques et radiographiques dans le
Service de Rhumatologie au CHU du Point G-Bamako

En présence des Maîtres de cette faculté, de mes chers condisciples, devant l’effigie
d’Hippocrate, je promets et jure au nom de l’Être Suprême, d’être fidèle aux lois de
l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent et je n’exigerai jamais un salaire au-dessus de
mon travail, je ne participerai à aucun partage clandestin d’honoraires.
Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe, ma langue
taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs,
ni à favoriser les crimes.
Je ne permettrai pas que les considérations de religion, de nation, de parti ou de classe
sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon patient. Je garderai le respect
absolu de la vie humaine dès la conception. Même sous la menace, je n’admettrai pas de
faire usage de mes connaissances médicales contre les lois de l’humanité.
Respectueux et reconnaissant envers mes maîtres, je donnerai à leurs enfants
l’instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque.

Je le jure !

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