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Ethanol Méthanol

Ce document traite de la toxicologie de l'éthanol et du méthanol, en abordant leur toxicocinétique, mécanismes d'action, symptomatologie, traitements et toxicologie analytique. Il décrit les effets de l'éthanol sur le corps, y compris l'absorption, la distribution et les symptômes d'intoxication aiguë et chronique. Le méthanol est également discuté, mettant en évidence ses effets toxiques et les traitements appropriés en cas d'intoxication.
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Ethanol Méthanol

Ce document traite de la toxicologie de l'éthanol et du méthanol, en abordant leur toxicocinétique, mécanismes d'action, symptomatologie, traitements et toxicologie analytique. Il décrit les effets de l'éthanol sur le corps, y compris l'absorption, la distribution et les symptômes d'intoxication aiguë et chronique. Le méthanol est également discuté, mettant en évidence ses effets toxiques et les traitements appropriés en cas d'intoxication.
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Chap VI

TOXICOLOGIE DE L’ÉTHANOL
5ème Année Pharmacie UAM

Dr OUDOU Maiga Mahamadou


Pharmacien – Toxicologue - Métrologue
PLAN
INTRODUCTION
I. TOXICOCINETIQUE
II. MECANISME D’ACTION TOXIQUE
III. SYMPTOMATOLOGIE
IV. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE
V. TRAITEMENT
INTRODUCTION (1/3)

Éthanol = « alcool éthylique » = « alcool »


CH3-CH2OH : liquide inflammable, incolore, de saveur
brûlante, miscible à l’eau, à l’éther absorption dans
l’IR, obtenu par fermentation de sucres ou par
synthèse et utilisé comme solvant ou dans la
fabrication de composés organiques.

3
INTRODUCTION (2/3)

Dans une bouteille :


• bouteille de vin (12°, 75 cl) : 7 unités
• bouteille de bière (5°, 25 cl) : 1 unité
• canette de bière (5°, 33 cl) : 1,5 unité
• canette de bière (10°, 50 cl) : 4 unités
• bouteille de champagne (12°, 75 cl) : 7 unités
• bouteille de porto (20°, 75 cl) : 12 unités
• bouteille de whisky (40°, 70 cl) : 22 unités
• bouteille de pastis (45°, 70 cl) : 25 unités
• bouteille de digestif (40°, 70 cl) : 22 unités
4
INTRODUCTION (3/3)

5
I. TOXICOCINETIQUE (1/9)
1. Absorption
Facilement absorbé par voie orale (diffusion à travers les
membranes cellulaires)
• Estomac : 20%
• Intestin grêle : 80%
 vitesse d’absorption par ralentissement de la vidange
gastrique : en présence d'aliments dans l'estomac (effet retardateur) ;
- 45 minutes si le sujet est à jeun,
- 90 minutes si l'alcool est ingéré au cours d'un repas.
6
I. TOXICOCINETIQUE (2/9)

1. Absorption
 vitesse d’absorption en fonction :
• faible pourcentage de dilution de l'éthanol
• substances alcalines
• boissons gazeuses (CO2)
• vitesse de consommation
Alcool absorption de vitamines

7
I. TOXICOCINETIQUE (3/9)
2. Distribution
Très rapide ! dans tous les organes très vascularisés :
cerveau, foie, poumon…
- Concentration importante dans le LCR, le liquide
amniotique et le fœtus
- Faible dans les tissus adipeux
 Alcool est hydrophile
 Volume de distribution : Vd reflète l’alcoolémie
- femme ~ 0,5 l/kg
- homme ~ 0,6 l/kg
- Vd chez les personnes âgées
8
I. TOXICOCINETIQUE (4/9)

9
I. TOXICOCINETIQUE (5/9)

10
I. TOXICOCINETIQUE (6/9)

11
I. TOXICOCINETIQUE (7/9)

12
I. TOXICOCINETIQUE (8/9)

13
I. TOXICOCINETIQUE (9/9)

14
II. MECANISME D’ACTION TOXIQUE (1/3)

15
II. MECANISME D’ACTION TOXIQUE (2/3)

16
II. MECANISME D’ACTION TOXIQUE (3/3)

17
III. SYMPTOMATOLOGIE (1/4)

18
III. SYMPTOMATOLOGIE (2/4)

① Intoxication aiguë: ivresse


- Phase d’excitation psychomotrice euphorique
- Phase d’incoordination = ivresse caractérisée (tr moteurs,
tremblements, maladresse, vertiges, chutes…)
- Phase de dépression (analgésie, somnolence…)
- Phase comateuse (hypotonie, hypothermie,
hypoglycémie, hypoventilation…)

19
III. SYMPTOMATOLOGIE (3/4)

② Intoxication chronique: alcoolisme


- Tolérance: doses croissantes d’alcool pour atteindre le
même effet
- Dépendance: sociale, psychologique et physique
- Signes d’inspection: visage (coupe rose), conjonctives
(rouge ou jaune), langue (jaune, dépapillée)
- Signes subjectifs: trouble nerveux (sommeil difficile,
irritabilité…), digestifs, moteurs
- Tremblements: bouche, extrémité
- Autres données: foie, poids, tension artérielle
20
III. SYMPTOMATOLOGIE (4/4)

③ Évolution
- Syndrome d’abstinence (« manque »)
- stade 1: trémulation (légers tremblements le matin au levé)
- stade 2: hallucinations, cauchemars, zoopsie (ex: vision de rats)
- stade 3: crises convulsives généralisées
- stade 4: delirium tremens
- Complications neuropsychiques (neuropathies: polynévrite et
névrite optique rétrobulbaire, encéphalopathies)

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IV. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE (1/3)

1) Dosage dans l’air expiré


# éthylotest (ballon):
- Bicromate de potassium + silice + H2SO4
- Passage de la couleur jaune à la couleur verte
(formation de chromate Cr(3+))
- L’éthylotest n’a pas de valeur juridique.
# éthylomètre:
- Spectrométrie infrarouge
22
IV. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE (2/3)

2) Dosage sanguin
- Mesure de l’alcoolémie dans un cadre médicolégal
ou lors d’un accident de la voie publique.
-Technique: prélèvement par ponction veineuse après
asepsie de la peau (désinfection sans alcool) +
utilisation d’un anticoagulant comme le chlorure de
sodium.
- Il faut 2 prélèvements pour l’expertise médicolégale.

23
IV. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE (3/3)

3) Dosage chimique
- Préparation d’un distillat (méthode officielle)
- Cette méthode est longue et peu précise si
l’alcoolémie est faible.
# méthode de Niclou:
2 Cr2O72- + 3 CH3CH2OH + 16 H+ => 4 Cr3+ + 3
CH3COOH + 11H2O

24
V. TRAITEMENTS

- Cure médicamenteuse:
=> sevrage + sédatif
=> thérapie d’inversion (apomorphine,
disulfirame)
- Psychothérapie
- Soins post-cure

25
Chap VI

TOXICOLOGIE DU MÉTHANOL
5ème Année Pharmacie UDDM

Dr OUDOU Maiga Mahamadou


Pharmacien – Toxicologue - Métrologue
PLAN

INTRODUCTION
I. TOXICOCINETIQUE
II. SYMPTOMATOLOGIE
III. TRAITEMENT
IV. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE
INTRODUCTION (1/2)

Alcool méthylique (CH3OH) = Carbinol, alcool de bois


• Caractéristiques organoleptiques:
incolore, inflammable, volatil, d’odeur caractéristique.
Il est soluble dans l’eau et dans la plupart des solvants
organiques.

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INTRODUCTION (2/2)
Alcool organique CH3OH retrouvé dans :
• Dégraissants
• Détachant de colle synthétique
Ingestion
• Alcool à brûler
• Anti-gel Inhalation
• Alcool frelaté
• Solvants industriels ou de labo Application
• Carburant transcutanée
• Dénaturant de l’alcool éthylique

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I. TOXICOCINÉTIQUE (1/6)

1. Absorption
Principalement digestive, il peut aussi pénétrer
par voie pulmonaire et par voie transcutanée.

Après ingestion en dose unique, sa concentration


sanguine atteint son maximum en 30 à 60 min.

30
I. TOXICOCINÉTIQUE (2/6)

2. Distribution
Sa diffusion est très rapide dans le corps avec un
volume de 0,61/Kg de poids corporel.
Sa demi vie plasmatique est d’environ 24H.
En quelque heures, sa teneur dans le LCR > sang.

31
I. TOXICOCINÉTIQUE (3/6)

3. Métabolisme
Essentiellement hépatique.
- Le méthanol lui-même est toxique sur les
membranes cellulaires.
- Ses métabolites (formaldéhyde…) sont
toxiques pour les protéines (perturbation de leur
formation et de leurs fonctions).

32
I. TOXICOCINÉTIQUE (4/6)

3. Métabolisme
- L’acide formique agit sur la phosphorylation
oxydative (découplage) => accumulation d’H+,
responsable d’acidose métabolique.
- Toxicité oculaire: les formiates passent dans le LCR
puis au contact de la tête du nerf optique
(amaurose).
33
I. TOXICOCINÉTIQUE (5/6)

34
I. TOXICOCINÉTIQUE (6/6)

4. Elimination
L’élimination du méthanol est moins rapide que
celle de l’éthanol.
Sous forme inchangée dans l’urine (3 à 10%), dans
l’air expiré (10 à 30%).

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II. SYMPTOMATOLOGIE (1/3)

1. Intoxication aiguë
Phase de latence, pendant laquelle le méthanol est métabolisé
(12 à 24 h)
- Phase de début d’intoxication: troubles Neuro-digestifs
(vertiges, asthénie, douleurs abdominales, vomissements)
- Phase d’état : trouble nerveux et oculaires, polypnée
(causée par l’acidose), sensation de soif (causée par le
trou anionique), polyurie

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II. SYMPTOMATOLOGIE (2/3)

1. Intoxication aiguë
a. Biologie
- Acidose sévère (pH < 7)
- Trouble anionique ( > 20 mmol) ou trouble osmollaire
( > 15 mmol)
b. Evolution
- Guérison sans séquelles si intoxication bénigne et
traitement précoce
-Décompensation cardiorespiratoire aiguë fatale
-Séquelles oculaires irréversibles
37
II. SYMPTOMATOLOGIE (3/3)

2. Intoxication chronique
Céphalées, troubles visuel, phénomène d’irritation
cutanée en cas de contacts répétés avec la peau.
VME = 200ppm (260 mg/m3)
VLE = 1000ppm (1300 mg/m3)
Dose mortelle = 30-250 ml

38
III. TRAITEMENT (1/3)
Dans tous les cas :
– Hospitalisation
– TTT des intoxications associées (glucose si éthanol)
Antidote si méthanolémie + ou forte suspicion clinique
• Lavage gastrique si < H2, Pas de charbon activé
Avis REA si acidose métabolique, trouble neuro, oph,
Intox associées.
• Bicarbonates si acidose majeure
• Epuration extrarénale (EER)
• acide folinique 50mg/6h limite lésions ophtalmo?
39
III. TRAITEMENT (2/3)

ANTIDOTE :
L'éthanol empêche, par saturation enzymatique, la
métabolisation par l'alcool déshydrogénase de
l'alcool méthylique (méthanol) en acide formique
et de l'éthylène glycol en oxalates qui sont plus
toxiques que les molécules mères.

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III. TRAITEMENT (3/3)

• Au niv du SNC, maintien de l’éthanolémie à 1-


1,5 g/L (surtout chez l’enfant)

• donner de 4-méthyl-pyrazole, qui est un piège


pour l’ADH => méthanol non-métabolisé

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VI. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE (1/2)

1. Toxicologique
Recherche et dosage du méthanol dans le sang,
l’urine…
• CPG-SM : Dosage Méthanol, Formiates urinaires
• Méthode enzymatique
• Colorimétrie : Plus Utilisé
Oxydation en formaldéhyde par KMnO4 milieu alcalin.

42
VI. TOXICOLOGIE ANALYTIQUE (2/2)

2. Au niveau biologique
- on recherche des troubles de l’équilibre acido-basique
- on réalise un bilan ionique (ionogramme), afin de mettre en
évidence :

• Acidose métabolique à trou anionique élevé

• Lactates modérément augmentés

• Acide formique = trou anionique élevé ++++


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ÉTHYLÈNE GLYCOL
TOXICOCINÉTIQUE)
- L’éthylène glycol est lui-même toxique au niveau des membranes
cellulaires (trouble de la polarisation des cellules au niveau du
SNC -> dépression, excitation, céphalées…)
- Dose toxique: 50 à 100 ml
- Dose létale: 100 ml
- Liée principalement à la formation de métabolites toxiques:
- aldéhyde glycolique, glyoxal, acide glyoxalique: action sur SH
protéines
- acide glycolique: acidose métabolique
- acide oxalique: cristaux d’oxalate de Ca- > précipitation (rein,
cœur, hypocalcémie
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SYMPTOMATOLOGIE (1/2)

1) intoxications aiguës
1ère phase:
- Troubles neurologiques dues à l’EG et ses métabolites
(syndrome ébrieux, trouble de la parole, ataxie, torpeur
progressive, épilepsie, coma convulsif)
- Troubles digestifs (vomissements)
- Biologie: acidose métabolique, augmentation du trou
anionique et osmolaire
46
SYMPTOMATOLOGIE (2/2)

2ème phase
- Jusqu’à 24h après
- Troubles cardio-pulmonaires (atteinte directe
due à l’acide oxalique)
3ème phase
- Entre 24h et 72h après
- Atteinte rénale: néphrite (oxalate), oligoanurie
2) intoxications chroniques
VLE = 50ppm (125mg/m3)

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TRAITEMENT (1/2)

1. Symptomatique
– Lavage gastrique si institué 2h après l’ingestion
– hyper hydratation pour compenser la polyurie
osmotique
– Bicarbonates
– Vit B6 100mg/j IV transforme l’acide glycolique
en glycine: diminue l’acide oxalique

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TRAITEMENT (2/2)
2. Antidotique : Ethanol
Substrat compétitif de l’ADH
Évite la production des métabolites
– Posologie:
• 0,6g/kg en dose de charge
• Suivi de 50 à 150 mg/kg/h en fonction de la
concentration de l’éthanol plasmatique
– Effets secondaires:
ébriété, trouble conscience, hypoglycémie
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TOXICOLOGIE ANALYTIQUE

• Dans sang ou urines confirme l’intoxication


• Diagnostic:
dosage de l’EG plasmatique et urinaire par CPG
(pas de dosage des métaboliques)
• Concentration d’EG sup à 0,5 g/l intoxication sévère

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