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Cours (Triangles Et Vecteurs)

Le document présente des rappels sur les vecteurs et les triangles dans le cadre d'un cours de géométrie pour la première année de Licence Math-Info-Éco. Il aborde les définitions, opérations et propriétés des vecteurs, ainsi que la géométrie des triangles rectangles, incluant le théorème de Pythagore et les relations trigonométriques. Enfin, il introduit le produit scalaire de vecteurs et ses propriétés, notamment l'orthogonalité et l'inégalité triangulaire.

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Cours (Triangles Et Vecteurs)

Le document présente des rappels sur les vecteurs et les triangles dans le cadre d'un cours de géométrie pour la première année de Licence Math-Info-Éco. Il aborde les définitions, opérations et propriétés des vecteurs, ainsi que la géométrie des triangles rectangles, incluant le théorème de Pythagore et les relations trigonométriques. Enfin, il introduit le produit scalaire de vecteurs et ses propriétés, notamment l'orthogonalité et l'inégalité triangulaire.

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Géométrie (1) – Rappels : Vecteurs et Triangles

« Mathématiques Élémentaires »
UFR Math-Info – Université de Strasbourg

1ère année (S1) Licence Math-Info-Éco

1 Vecteurs des espaces euclidiens


On se place dans le plan euclidien E a deux dimensions (identifié à R2 ), mais la théorie est la même en dimen-
sion quelconque (R3 , R4 , Rn ). Intuitivement, un vecteur représente les données nécessaires à un déplacement en
ligne droite. Si tu es quelque part et dois te déplacer, tu dois sélectionner une distance à parcourir ainsi qu’une
direction dans laquelle aller (en marche avant ou arrière).
Nous définirons alors les opérations entre vecteurs :
⊛ l’addition correspondra à l’enchaînement des deux déplacements ;
⊛ le changement d’échelle correspondra à changer la longueur, ou le sens, du parcours.

1.1 Construction
Définition.
1. Un vecteur → −
u basé en un point A ∈ E est défini
par :
⊛ le choix d’un cercle C centré en A ; le rayon
du cercle est appelé la norme du vecteur et A
se note →−
u ;
⊛ le choix d’un point B ∈ C.
2. Les points A et B sont les extrémités du vecteur. Il
est alors commode d’introduire la notation
−−→ →
AB := − u.
Pour parler de la direction d’un vecteur, il faut que
sa norme ne soit pas nulle. En effet, si → −
u = 0 alors le C ||⃗u||
cercle C se réduit à son centre, c’est-à-dire B = A. Et on
ne sait pas trop ce qu’est la droite (AA)...
Définition.
−−→
A
1. Tout vecteur qui s’écrit →−
u = AA est un vecteur
nul :
−−→ → −
AA =: 0 .
Cela est équivalent à la condition →−
u = 0.

−→
2. Soit →
−u = AB un vecteur non nul.
(a) La droite (AB) s’appelle la direction de →− (AB)


u.
On dit aussi que u est un vecteur directeur
C
de la droite (AB).
(b) La manière dont nous avons ordonné les ex- A
trémités de → −
u défini un sens de parcours le
long de (AB). Cette orientation s’appelle le
sens de →−
u. B ⃗u

1
1.2 Opérations sur les vecteurs
Égalité
−−→ −−−→ C
Définition. On décrète deux vecteurs AB et CD égaux,
−−→ −−−→
ce qui s’écrira AB = CD , lorsqu’ils ont même norme, A
des directions parallèles et de même orientation. C’est- B D
à-dire quand les trois propriétés suivantes sont simulta-
nément vraies. −→ −−→
AB ̸= CD

C C
A A
D
D
−−→ −−−→ B B
1. AB = CD ; −→ −−→ −→ −−→
AB = CD AB ̸= CD

C D
2. (AB) // (CD) ; A
B
−→ −−→
AB ̸= CD
3. l’orientation de (AB) est la même que celle de
(CD).

Addition point/vecteur
On va introduire des notations qui permettent de calculer plus efficacement. Commençons par montrer qu’on
peut baser un vecteur →

u en n’importe quel point A donné au préalable.
Lemme 1.1. Étant donnés →−
u et A, il existe un unique point B tel que
−−→ →
AB = −
u.

Démonstration. Il suffit de répéter la construction de →



u en positionnant le centre du cercle en A.
Définition. On définit la somme du point A et du vecteur →

u comme le point B obtenu dans le lemme ci-dessus,
en écrivant

A +→

u := B.

En termes plus clairs, on pourra écrire indifféremment


−−→ −−→
A + AB = B ou AB = B − A.

L’opération géométrique sous-jacente à l’addition


point/vecteur est la translation. On définit la transla- A
tion de vecteur →

u comme l’application affine ⃗u
u : E −→ E
τ→
− τ⃗u (A)
→−
M 7−→ τ→u (M) = M + u ,

−−−−→ −
c’est-à-dire l’unique point N tel que MN = →u.

Par construction, le résultat suivant est vrai.


Proposition 1.2. Il y a équivalence entre les trois propriétés suivantes.
−−→ −−−→
1. AB = CD .
−−→
2. B + AC = D
−−→ −−→
3. AC = BD .

2
Changement d’échelle

−−→
Définition. On se donne un vecteur AB .
−−→ −−→
1. L’opposé de AB est le vecteur noté − AB qui est C
−−→ A A
défini comme BA . Cela revient à inverser le sens
B B
du vecteur.
−−→ C
2. Soit λ ∈ R. On définit le vecteur λ AB de la ma-
nière suivante.
−−→ −−→ λ≥0
(a) Si λ ⩾ 0 alors λ AB est le vecteur AC obtenu λ<0
en gardant la même direction, le même sens
−−→ −−→ −−→
et de norme λ AB . On dit aussi que AB et AC sont colinéaires.
−−→ −−→
(b) Si λ < 0 alors λ AB est le vecteur AC obtenu
−−→

comme − |λ| AB , en gardant la même direc-
tion, de sens opposé et de norme |λ| ||AB||.

L’opération géométrique correspondant au changement d’échelle est l’homothétie. L’homothétie de centre A


et de rapport λ ∈ R est l’application affine

hA,λ : E −→ E
−−−→
M 7−→ A + λ AM .

Addition de vecteurs

Définition. On se donne deux vecteurs →−


u et →−
v que l’on
−−→
choisit de baser en un même point A, disons → −
u = AB
−−→ −−−→
et →

v = AC . La somme → −
u +→

v est le vecteur AD tel que A


D = B+ v . ⃗v
⃗u C
B
⃗u + ⃗v
⃗v D

1.3 Propriétés
Le résultat suivant sera démontré en exercice.
Proposition 1.3. Soient →

u,→

v et →

w trois vecteurs et λ, µ ∈ R.

1. L’addition vectorielle est : 2. Le changement d’échelle est :


(a) commutative car
→− (a) associatif et commutatif car
u +→ −
v =→

v +→

u

λ µ→
 −
u = µ λ→
 −
(b) associative car u = (µλ) →

u
→u + →
− − →
v +−
w = →
 − →
u +−
v +→
 −
w
(b) distributif car
(c) inversible car

−  − →−
u + −→
u = 0 (λ + µ) →

u = λ→

u + µ→

u
λ u + v = λu + λ−
→
− →
−  →
− →
v

3
Théorème 1.4 (Relation de Chasles). Soient A, B et C
trois points de E. B
−−→ −−→ −−→
AB + BC = AC . C
A

Démonstration. C’est une conséquence immédiate de la définition de la somme.

2 Géométrie des triangles rectangles


Ici on suppose possible la mesure d’angles orien-
tés entre deux demi-droites [AB) et [AC) basées au
−−→ −−→
même point. Cela définit la mesure de l’angle AB , AC
comme sur la figure. Nous entrerons un peu plus dans A
les détails de la construction des mesures d’angles dans C
un chapitre ultérieur. B
Lorsque l’angle a une mesure inférieure à 180◦ en
valeur absolue, la mesure non-orientée de l’angle entre BAC
[
ces vecteurs est
[ = CAB [ := −

−→ −−→
 ⃗ AC)
(AB, ⃗
BAC AB , AC ⩾ 0.

[ ne peut être défini que si A , B et A , C. De même, l’angle →


− →
u,−

Il faut noter que l’angle BAC v ne peut être
défini que si →

u , 0 et →

v , 0.
[ = 90◦ .
Définition. Un triangle ABC est rectangle en A lorsque A , B, A , C et BAC

2.1 Pythagore
Théorème 2.1. Si ABC est rectangle en A alors

AB2 + AC 2 = BC 2 .

2.2 Trigonométrie dans un triangle rectangle


Définition. Soit ABC un triangle rectangle en A. Les C
relations trigonométriques dans le triangle ABC défi-
nissent les nombres suivants.
1. Le cosinus :
[ := AB BC × sin(ABC)
  [
cos ABC
BC
2. Le sinus : ABC
[
[ := AC
 
sin ABC
BC
A BC × cos(ABC)
[ B
3. La tangente :
 
  AC sin ABC [
tan ABC
[ := =  
AB cos ABC [

En échangeant les rôles de B et C on déduit la relation suivante.


Proposition 2.2. Pour toute mesure d’angle θ :

sin (90◦ − θ) = cos (θ)


cos (90◦ − θ) = sin (θ) .

4
Démonstration. La somme des angles d’un triangle fait 180◦ , donc BCA
[ = 90◦ − ABC.
[ Alors
   
AC = BC sin ABC[ = BC cos 90◦ − BCA [ .

Le raisonnement est le même pour le cosinus.

Proposition 2.3. Soit θ = ABC


[ une mesure d’angle. Alors

|cos (θ)| ⩽ 1,
|sin (θ)| ⩽ 1.
Démonstration. D’après le théorème de Pythagore on sait que AB2 = BC 2 − AC 2 ⩽ BC 2 , donc −BC ⩽ AB ⩽ BC.
Comme AB = BC cos (θ), on trouve
−BC ⩽ BC cos (θ) ⩽ BC.
Mais BC , 0 (sinon le triangle n’est pas rectangle) donc on peut simplifier par BC. Le raisonnement pour le sinus
est identique.

3 Produit scalaire de vecteurs


3.1 Définition
Définition. Étant donnés deux vecteurs →

u et →

v , on définit leur produit scalaire comme le nombre réel défini
par :


u ·→

v := → −
u → −v cos →
− →
u,−

v .
Remarque. Ce produit est dit « scalaire » car le résultat de l’opération est un nombre (pas un vecteur).
Définition. Soient → −
u et →

v deux vecteurs.
1. Ils seront dits orthogonaux lorsque → −
u ·→−
v = 0.
→− →−
2. Si →

u , 0 et →

v , 0 , ils seront dits perpendiculaires lorsque leurs directions le sont (en tant que droites).
Nous allons voir que ces deux propriétés sont très liées.

3.2 Propriétés
Proposition 3.1. Le produit scalaire est commutatif, distributif et associatif. Plus précisément, étant donné trois vecteurs


u,→−
v,→

w et un réel λ, on a :



u ·→

v =→

v ·→ −
u
→−
u · →
 −
v +→−
w =→
 −
u ·→ −
v +→−
u ·→

w
 →
−  →
− →
−  →
−  →− →
− 
λu · v = u · λv = λ u · v
Démonstration. C’est une conséquence directe de la définition. Essaye de le démontrer.
Théorème 3.2. Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si, et seulement si, ils sont perpendiculaires.
 
Démonstration. Cela découle du fait que cos ABC[ = 0 si, et seulement si, ABC [ = 90◦ . On applique ensuite la
définition du produit scalaire.

3.3 Inégalité triangulaire


Lemme 3.3. Pour tout vecteur →

u on a

− 2
u =→

u ·→

u.

Démonstration. L’angle →
− →
u,−

u est nul, son cosinus vaut donc 1.

Corollaire 3.4 (Inégalité triangulaire).

5
Soient →

u et →

v deux vecteurs.
B
⃗v
⃗u
C


u +→

v ⩽ →

u + →

v . A ⃗u + ⃗v

Remarque. Cette inégalité est équivalente à la même inégalité pour un triangle ABC (on a AC ⩽ AB + BC, d’où le
nom) en prenant le triangle apparaissant dans la construction de la somme →−
u +→−
v.
Démonstration. D’après le lemme :


− 2
u +→
− = →
− →
u +− v · →
 − →
u +−
v =→
 − →
v u ·−u + 2→ −
u ·→

v +→−
v ·→

v
2 2
u +2 →
= →
− u →
− v cos →
− − v + →
u ,→
− −
 
v .

Or cos →
− →
u,−

v ⩽ 1 d’après la Proposition 2.3, donc


− 2 2 2 2
u +→
− ⩽ →
− +2 →
− →

v + →
−  →

v u u v = u + →

v .

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