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Droit Commercial

Le droit commercial régit les règles applicables aux commerçants et aux actes de commerce, définissant le commerçant comme celui qui exerce une activité commerciale de manière habituelle. Le document aborde les critères de qualification du commerçant, son statut, ainsi que les éléments constitutifs et les opérations sur le fonds de commerce. Il souligne également l'importance de l'OHADA dans l'harmonisation du droit commercial en Afrique francophone.

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Thèmes abordés

  • droit des successions,
  • conditions d'accès,
  • prescription des obligations,
  • entrepreneur,
  • enseigne,
  • clientèle,
  • actes de commerce,
  • contrats commerciaux,
  • droit des obligations,
  • droit des personnes
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Droit Commercial

Le droit commercial régit les règles applicables aux commerçants et aux actes de commerce, définissant le commerçant comme celui qui exerce une activité commerciale de manière habituelle. Le document aborde les critères de qualification du commerçant, son statut, ainsi que les éléments constitutifs et les opérations sur le fonds de commerce. Il souligne également l'importance de l'OHADA dans l'harmonisation du droit commercial en Afrique francophone.

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  • actes de commerce,
  • contrats commerciaux,
  • droit des obligations,
  • droit des personnes

DROIT COMMERCIAL

Enseignant : Maxime VIEIRA Tel : 229 97278075


SOMMAIRE
INTRODUCTION......................................................................................................... 2
CHAPITRE I : LES CRITERES DE QUALIFICATION DU COMMERCANT...............4
I- L’exercice d’une activité commerciale : les actes de commerce................4
A) Les actes de commerce par nature.............................................................4
B) Les actes de commerce par accessoire.....................................................5
C) Les actes de commerce par la forme..........................................................6
D) Le régime juridique de l’acte de commerce...............................................7
E) La preuve des actes de commerce.............................................................8
F) La théorie de l’acte mixte.............................................................................9
II- L’exercice d’une activité commerciale en son nom et pour son compte..11
III- L’exercice d’une activité commerciale comme profession.....................12
CHAPITRE II : LE STATUT DE COMMERCANT......................................................14
A) Les conditions d’accès à la profession....................................................14
B) Les obligations du commerçant................................................................16
CHAPITRE III : LE FONDS DE COMMERCE...........................................................20
I- Les éléments constitutifs de fonds de commerce......................................20
A) LE FONDS COMMERCIAL..........................................................................20
B) LES ELEMENTS FACULTATIFS..................................................................21
II- LES OPERATIONS SUR LE FONDS DE COMMERCE..................................24
A) LA LOCATION-GERANCE..........................................................................24
B) LA VENTE OU LA CESSION DU FONDS DE COMMERCE.......................25
C) LE NANTISSEMENT DU FONDS DE COMMERCE....................................27

Enseignant : Maxime VIEIRA Tel : 229 97278075


INTRODUCTION
On définit le droit commercial comme l’ensemble des règles de droit appliquées aux
commerçants, qu’ils soient personnes physiques ou personnes morales (c’est-à-dire
la société commerciale). C’est, pourrait-on dire, le droit des commerçants. Mais le
droit commercial n’est pas seulement un droit corporatiste. Il est aussi l’ensemble
des règles appliquées aux opérations commerciales, quelle que soit la qualité de leur
auteur. Ainsi, lorsqu’un non commerçant accomplit un acte juridique et que cet acte
est reconnu comme étant un acte de commerce, le droit commercial est appliqué,
sans pour autant qu’on ose dire que cette personne acquiert la qualité de
commerçant pour cette seule raison. Comme nous le verrons, il faut bien d’autres
critères pour avoir le statut de commerçant.
A ses origines, le droit commercial était un droit corporatiste, de la corporation des
commerçants. Il est né dans les foires et nombre de ses concepts et autres grands
principes, fruits de la pratique, répondaient à la nécessité de combler le vide juridique
dû à l’absence de règles adaptées. C’était en effet l’époque de l’omnipotence du droit
des baux ruraux (droit civil par excellence) et consécutivement, celle du mépris pour
l’activité marchande : Res mobilis res vilis, aimait-on alors à dire !
Le formidable développement et l’activité marchande a favorisé l’éclosion de règles
et procédures dérogatoires du droit commun. Il en est ainsi du recours à des
juridictions spécifiques (tribunal de commerce, arbitrage) ; de la présomption de
solidarité passive (elle ne se présume pas en droit civil) …. Depuis, d’autres règles
se sont ajout »es qui ont donné naissance à un corpus de règles adaptées, sources
du droit commercial.
Les pays de l’Afrique francophone comme le Bénin ont pendant longtemps puisé
dans le code de commerce français les textes afférents, les règles appliquées aux
commerçants et à l’activité commerciale. Mais depuis janvier 1998, le droit
commercial (droit des affaires) des pays africains de la zone franc trouve sa source
essentielle dans les actes uniformes édictés, sous l’égide d’une Organisation
internationale, l’OHADA, créée par un traité signé en septembre 1993 à Port Saint-
Louis, (Île Maurice).
L’OHADA, Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
regroupe des pays comme le Bénin, le Cameroun, le Burkina, la Côte-d’Ivoire, les
Comores, la Guinée, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, Le Cap-Vert, le Niger,
le Sénégal, le Togo, le Gabon, l’Ile Maurice, le Congo… Elle s’est doté d’institution
pour assurer son efficacité. Ces institutions sont :
 Le conseil des ministres de la justice et des finances ;
 Le secrétariat permanent dont le siège se trouve à Yaoundé, véritable
mémoire de l’organisation, nommé pour quatre (04) ans ;
 La CCJA (Cour Commune de Justice et d’Arbitrage), dont le siège de trouve à
Abidjan. Elle est composée de sept (07) juges élus pour sept (07) ans
renouvelables une seule fois. La cour a une compétence judiciaire, jouant le
rôle de cour suprême, ultime recours pour les litiges commerciaux ou relatifs
aux affaires. Dans le domaine de l’arbitrage commercial, elle aide les parties
en leur proposant un règlement d’arbitrage, ou en mettant à leur disposition

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une banque d’arbitres, ou encore en supervisant le déroulement de l’instance
arbitrale ;
 L’ERSUMA (Ecole Régionale Supérieure de Magistrature), dont le siège se
trouve à Porto-Novo, est chargée de former les magistrats et auxiliaires de
justice des pays signataires.
Parmi les actes uniformes déjà en vigueur, on peut citer :
 L’acte uniforme sur le droit commercial général ;
 L’acte uniforme sur les sociétés commerciales et le groupement d’intérêt
économique ;
 L’acte uniforme portant organisation de sûretés ;
 L’acte uniforme sur l’arbitrage ;
 L’acte uniforme sur les procédures simplifiées et les voies d’exécution ;
 L’acte uniforme portant, organisation des procédures collectives
d’apurement du passif…

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CHAPITRE I : LES CRITERES DE QUALIFICATION DU COMMERCANT

L’article 2 de l’acte uniforme sur le droit commercial général définit le commerçant


comme celui qui accomplit des actes de commerce et en fait sa profession
habituelle. C’est donc l’activité commerciale, exercée personnellement et à titre
de profession indépendante, qui confère la qualité de commerçant.
Sous chapitre I : L’exercice d’une activité commerciale : les actes de
commerce
Elle consiste en l’accomplissement d’actes juridiques, dits actes de commerce. Ces
actes sont énumérés par les articles 3 et 4 de l’Acte Uniforme sur le droit commercial
général.
L’article 3 se lit comme suit :
« Ont le caractère d’actes de commerce, notamment ;
- L’achat de biens meubles ou immeubles en vue de leur revente ;
- Les opérations de banque, de bourse, de change, de courtage, d’assurance et
de transit ;
- Les contrats entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;
- L’exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de
ressources naturelles ;
- Les opérations de location de meubles ;
- Les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication ;
- Les opérations d’intermédiaires de commerce, telles que commissions,
courtage, agences, ainsi que les opérations d’intermédiaires pour l’achat, la
souscription, la vente ou la location d’immeubles, de fonds de commerce,
d’action ou de parts sociales commerciales ou mobilières ;
- Les actes effectués par les sociétés commerciales. »
Quant à l’article 4, ses termes sont les suivants :
« Ont également le caractère d’actes de commerce, et ce, par leur forme la lettre de
change et le billet à ordre, et le warrant ».

La lecture croisée des deux articles révèle trois catégories d’actes de commerce : les
actes de commerce par nature, les actes de commerce par accessoire et les actes
de commerce par la forme. On complète le tableau en y ajoutant les actes mixtes
qui, comme nous le verrons, ne constituent pas une catégorie d’actes de commerce.

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A) Les actes de commerce par nature
Ce sont :
 L’achat de biens immeubles ou meubles en vue de les revendre. Mais l’achat
en vue de revendre n’est acte de commerce que si certaines conditions sont
réunies :
 Il doit s’agir nécessairement d’un achat c’est-à-dire l’acquisition d’un bien ;
 Le bien acquis doit être meuble ou immeuble. Dans ce dernier cas, lorsque le
bien est acquis pour faire de la promotion immobilière (construction de
maisons ou d’appartements à revendre par lots), peu importe que la vente ait
et qu’elle s’est réalisée avec perte : l’opération demeure commerciale.
La preuve de l’intention de réaliser un bénéfice est difficile à administrer. Elle se fera
le plus souvent à partir d’indices comme la quantité de marchandises achetées, la
périodicité des achats…

 Les opérations financières, elles regroupent :

- Les opérations de bourses,

- Les opérations de change,

- Les opérations de banque

- Les opérations d’assurance

 Les opérations industrielles, elles regroupent :


 Les exploitations industrielles des mines, de carrières et de tout gisement
de ressources naturelles,
 Les opérations de manufacture.

 Les opérations de prestations de services, elles regroupent :


 Les opérations de location de meubles
 Les opérations de télécommunication
 Les opérations de transit
 Les opérations d’intermédiaires, elles regroupent :
 Les opérations des intermédiaires de commerce : commission, courtage
 Les opérations d’intermédiaires pour l’achat, la vente de fonds de
commerce ou d’immeubles
 Les opérations des intermédiaires pour la souscription d’actions ou de
parts sociétés commerciales

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B) Les actes de commerce par accessoire

Que signifie la théorie de l’accessoire ? Elle s’énonce comme suit : l’accessoire suit
le principal. Tout simplement.

Appliquée au droit commercial, elle consiste à dire que sont actes de commerce (par
accessoire) tous les actes accomplis par un commerçant pour les besoins ou à
l’occasion de son commerce.
Ainsi, sont considérés comme commerciaux par l’acte uniforme :

1- Contrats entre commerçants pour leur commerce et actes des sociétés


commerciales.
Malgré les termes de contrat et d’acte utilisés, on doit considérer comme actes de
commerce par accessoire tous les engagements contractuels et extracontractuels du
commerçant personne physique ou personne morale qui ont un lien de connexité
avec son activité commerciale. C’est une présomption simple qui s’estompe dès qu’il
est démontré que ce lien de connexité n’existe pas. Ainsi sont commerciaux par
accessoire :
 Un contrat d’assurance signé par un commerçant pour son activité
professionnelle,
 Le mandat donné par un commerçant pour le représenter dans un litige
commercial,
 Une convention de compte courant,
 La location d’un immeuble par un commerçant en vue d’y exploiter un fonds
de commerce.
2- Les opérations commises par les intermédiaires de commerce
L’article 138 de l’acte uniforme est ferme et sans ambiguïté :
« L’intermédiaire de commerce est commerçant… ». Par conséquent, par
application de la théorie de l’accessoire tous les actes qu’il accomplit sont censés
l’être pour son commerce, donc considérés comme actes de commerce jusqu’à
l’administration de la preuve contraire.

C) Les actes de commerce par la forme


Il s’agit de la signature, à quel titre que ce soit, d’effets de commerce que sont la
lettre de change, le billet à ordre et le warrant. On appelle effet de commerce tout
titre qui donne droit au payement d’une somme d’argent à vue ou à une
échéance donnée.
1- La lettre de change ou traite (LDC)
C’est un écrit qui noue une relation juridique triangulaire entre : le tireur, le tiré et le
bénéficiaire.

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Par la LDC, un créancier appelé le tireur, donne l’ordre à un débiteur appelé le tiré
qui accepte l’ordre à lui donner, de payer une certaine somme à une certaine date, à
une troisième personne dite bénéficiaire. La créance du tireur sur le tiré est appelée
« provision » et celle du bénéficiaire sur le tireur est appelé « valeur fournie ».
Le bénéficiaire peut avoir besoin de liquidité avant l’échéance. Pour cela, il transmet
le bénéfice de la LDC à une tierce personne par une mention inscrite au dos du
document. Ce procédé dit endossement permet la circulation de la LDC, de sorte
qu’à la fin du processus celui qui va encaisser n’est pas nécessairement le
bénéficiaire initial.

Comme on le voit, la LDC est non seulement un instrument de paiement, mais


également un instrument de crédit. Ainsi il permet au bénéficiaire initial d’avoir de la
liquidité avant terme en endossant le document au profit de celui qui lui aura procuré
les fonds voulus.
L’émission, l’acceptation et l’endossement d’une lettre de change sont des actes de
commerce par la forme : toutes les personnes qui y apposent leur signature, quels
que soient leur qualité et la raison, commettent un acte de commerce.
2- Le billet à ordre (BO)
C’est un titre par lequel une personne dite le souscripteur, prend l’engagement de
payer une certaine somme au profit d’un bénéficiaire à une date déterminée. Comme
la LDC, le BO peut circuler par endossement et la signature, à quel titre que ce soit
et pour toute raison, est un acte de commerce.
3- Le warrant
C’est un titre comptable au BO qui constate l’engagement de payer une somme
d’argent garanti par des marchandises. Ainsi à l’échéance, si le bénéficiaire n’est pas
payé, le prix dû est prélevé sur le produit de la vente des marchandises offertes en
garantie.
Toute personne qui appose sa signature sur un warrant commet un acte de comme,
sans considération de sa qualité et des raisons de cette signature.
D) Le régime juridique de l’acte de commerce
1- Le contentieux de l’acte de commerce
Le contentieux de l’acte de commerce relève soit d’une juridiction étatique (le tribunal
de commerce) ou d’une juridiction non étatique (l’arbitrage commercial).
1.1- La compétence du tribunal de commerce
Le tribunal de commerce est une juridiction étatique dont la compétence est
spécifique et prévue par des textes. Pour cette raison, on dit qu’il est une juridiction
d’exception. Il est composé de juges consulaires choisis parmi les commerçants et
ceux dont la profession est en relation avec le monde des affaires, et des magistrats
en nombre réduit dont le rôle est d’encadrer les juges consulaires qui ne sont pas
des spécialistes du droit.
Relèvent du tribunal de commerce :
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 Les litiges entre commerçants pour les besoins de leur commerce ;
 Les contestations relatives aux actes de commerce entre toutes personne ;
 Les contestations entre associés d’une société commerciale ;
 Les litiges relatifs aux actes mixtes lorsque le défendeur est commerçant et
que le demandeur a choisi de saisir le tribunal de commerce.

Le tribunal de commerce applique les règles du droit commercial qui, à maints


égards, sont spécifiques. Ainsi, aux termes de l’article 18 de l’acte uniforme : « les
obligations nées à l’occasion de leur commerce entre commerçants et non
commerçants prescrivent par cinq ans si elles ne sont pas soumises à des
prescriptions plus courtes ». En droit civil, la prescription est de 30ans ou 10ans. De
même, alors qu’en droit civil la solidarité passive doit être prévue spécialement par
les parties, en droit commercial, cette solidarité est présumée.

Mais au lieu de porter le contentieux devant le tribunal de commerce, les parties


peuvent décider de recourir à l’arbitrage, plus discret et encore plus rapide.
1.2- L’arbitrage commercial
L’arbitrage « est un mode privé de règlement des litiges par lequel les parties
confient à une ou plusieurs personnes privées (arbitres) choisies par elles, l’examen
de leur différend. Il prend fin par le prononcé d’une sentence finale qui a un caractère
définitif ».

L’arbitrage est un mode dangereux de règlements des litiges parce qu’il revient à
recourir à une justice privée alors qu’elle relève de la puissance publique. Par
conséquent son utilisation est en principe interdite dans les litiges civils (surtout ceux
relatifs à l’état et à la capacité des individus) et exceptionnellement dans d’autres
cas. En droit commercial elle est permise. Les parties y recourent en signant une
convention d’arbitrage.

La convention d’arbitrage est le moyen par lequel les parties expriment leur
commune décision de recourir à l’arbitrage pour régler leur litige. En tenant compte
du moment de sa conclusion, on distingue deux sortes de convention d’arbitrage : la
clause compromissoire et le compromis.
 La clause compromissoire est l’engagement pris par les parties de soumettre
à l’arbitrage les litiges qui vont naître à l’occasion de leur relation
contractuelle.
 Le compromis, en revanche, est la convention par laquelle les parties à un
litige né le soumettent à l’arbitrage.
Il existe deux types d’arbitrage : l’arbitrage ad hoc et l’arbitrage institutionnel. Le
premier consiste à recourir à des arbitres occasionnels, sans qu’aucune organisation
préexistante ne préside à leur désignation et aux dispositions prises pour trancher le
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litige. Celles-ci disparaissent, lorsque la mission des arbitres est accomplie.
L’arbitrage ad hoc puise les règles qu’il applique dans l’acte uniforme sur l’arbitrage.
En revanche, dans l’arbitrage intentionnel, il existe un centre permanent d’arbitrage.
Il ne rend pas directement l’arbitrage, mais il administre en disposant d’un règlement
d’arbitrage, d’une liste d’arbitres, donc d’une organisation permanente qui survit aux
différents arbitrages. La CCJA est l’institution arbitrale de l’espace OHADA et elle
dispose d’un règlement d’arbitrage.
E) La preuve des actes de commerce

En droit civil, même s’il existe deux modes de preuve légale, c’est la preuve à ^priori
qui a la force probante la plus élevée. Elle est caractérisée par sa lenteur voire sa
lourdeur, mais également par fiabilité. Malheureusement, les transactions
commerciales, caractérisées par la rapidité ne peut s’en accommoder.

C’est la raison pour laquelle le principe en droit commercial est celui de la liberté de
preuve : préconstituées ou non, toutes les preuves sont admises.
Ce principe supporte cependant deux exceptions :
 Pour faire la preuve des contrats de vente de fonds de commerce, de
location – gérance, des contrats de sociétés, l’écrit est exigé.
 En cas d’actes mixtes, celui qui accompli ne peut pas user de la liberté de
preuve à l’égard de celui qui a commis un acte civil. Mais ce dernier peut le
faire à l’égard de l’acte de commerce.
F) La théorie de l’acte mixte
En comparant les actes de commerce par la forme aux autres actes de commerce,
on constate que seuls les premiers restent commerciaux entre toutes personnes. Les
autres sont commerciaux seulement au regard de celui qui remplit les conditions de
la commercialité, pour l’autre, l’acte devient civil. Un tel acte ne saurait être
commercial car alors on aurait sans raison privilégié un seul des deux aspects. Il ne
saurait non plus être qualifié d’acte civil de peur de tomber dans le même travers. Il
s’agit tout simplement d’un acte mixte.
Définition : L’acte mixte est un acte juridique entre deux ou plusieurs personnes et
qui a la particularité d’être commercial pour l’une et civile pour l’autre.
Il intervient le plus souvent entre un commerçant agissant pour les besoins de sa
profession et un non commerçant agissant à des fins civiles.
Exemples : l’achat de matériels informatique par un étudiant auprès d’une entreprise
commerciale ; achat d’une voiture par un professeur pour ses déplacements auprès
d’un concessionnaire…
Mais l’acte mixte peut intervenir également entre commerçants ou entre non
commerçants. Exemples : achat et vente avec bénéfice cahiers par un étudiant à

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d’autres étudiants par utilisation ; vente de sa maison d’habitation par un
commerçant à un autre qui voudrait en faire sa résidence.

 Régime juridique. Quelles sont les règles qu’il faut appliquer à l’acte mixte :
les règles du droit commercial ou celles du droit civil ?

La réponse n’est pas aussi simple que le laisse supposer la question. Tantôt on
applique le droit commercial et le droit civil : on parle alors d’application distributive
ou régime dualiste. Tantôt on applique le droit civil ou le droit commercial : on parle
alors de régime juridique unique.
(La preuve pré constituée dite preuve à priori et la preuve post constituée dite preuve
à posteriori.)

 Le régime juridique dualiste. Il consiste à appliquer les règles de droit civil à


celui qui a un acte civil et le droit commercial à celui qui a accompli un acte
commercial. C’est ce régime qui est appliqué lorsqu’il s’agit de la preuve et de
détermination de la juridiction compétente en cas de litige. Ainsi :

 La preuve sera régie par les règles du droit civil pour celui qui a accompli un
acte civil. Elle sera commerciale, libre à l’égard de celui pour qui l’acte est
commercial.
 Pour la détermination de la juridiction compétente, celui pour qui l’acte est civil
peut choisir de porter tout litige devant la juridiction civile ou commerciale alors
que celui pour qui l’acte est commercial peut seulement saisir la juridiction
civile. Est nulle, toute clause des parties tendant à se soustraire à cette règle.
 Le régime unique…

Contrairement au régime dualiste il consiste à appliquer seulement les règles du droit


civil aux deux parties ou seulement les règles du droit commercial aux deux parties
 La prescription est celle des actes de commerce : trois (03) ans si en la
matière il n’existe pas une prescription plus courte.
 En revanche à propos de la clause compromissoire, on applique l’interdiction
de la clause imposé aux actes civils.

Sous-chapitre II : - DEFINITION DES CRITERES DES ACTES DE


COMMERCE
La doctrine a retenu 3 critères permettant de définir un acte de commerce

A- LE CRITERE DE LA CIRCULATION OU DE L’ENTREMISE


Selon ce critère l’acte de commerce serait l’acte qui s’interpose dans la
circulation des richesses entre le producteur et le consommateur. Ce critère
permet de comprendre que lorsqu’on se situe au niveau du producteur l’idée
n’est pas encore dans le commerce. Ainsi, l’agriculteur vend par exemple sa

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propre récolte n’accomplit pas un acte commercial mais un acte civil. De
même le consommateur qui achète …mais l’application du critère de la
circulation de l’entremise permet de comprendre quand les 2 extrémités à
savoir producteur et le consommateur le bien est passé entre plusieurs
intermédiaires c'est-à-dire le grossiste puis le détaillant qui achète le produit
pour le revendre. Par conséquent les actes accomplis par ces intermédiaires
sont des actes de commerce au sens de l’article 3 de l’acte uniforme. Mais ce
critère la critique principale a été que certaines personnes telles que les
associations, coopérative mutuelle interviennent dans la circulation de
richesse sans pour autant qu’elles accomplissent un acte de commerce.

B- LE CRITERE DE LA SPECULATION

Selon ce critère l’acte de commerce serait un acte qui est dans le but de réaliser
des bénéfices c'est-à-dire que l’acte de commerce serait guidé par la recherche
de profit. A partir de ce critère ont été dégagés :

- L’acte gratuit reste en dehors de commerce.

- L’intention de rechercher de profil essentiel par conséquent il importe peu que


l’activité déficitaire. Cela signifie que le commerçant qui vend par exemple à
perte ses marchandises ne peut pas soutenir le fait qu’il n’a pas tiré profit de son
opération de vente pour affirmer qu’il n’a pas encore accompli d’acte de
commerce. Beaucoup d’acte civil se caractérisent par la recherche de profit par
exemple la profession libérale, les activités artisanales ou agricoles.

- Toutes ces opérations ont conduit à monter que le critère de la spéculation au


même titre que le critère de la circulation.

C- LE CRITERE DE L’ENTREPRISE

La notion d’entreprise repose sur 2 idées essentielles : l’idée de l’organisation et


celle de la répétition des actes. En effet du point de vue de l’organisation
l’entreprise est une unité de production de biens et de service. L’entreprise
suppose de ce fait la mise en œuvre d’un certain nombre de moyen. En ce qui
concerne la répétition des actes il est incontestable que l’activité commerciale nait
effectivement d’une succession d’actes. Cependant certains commerçants
comme les spéculateurs en bourse n’ont pas toujours eu d’entreprise. De même il
n’y a pas de doute que toutes les entreprises n’ont pas nécessairement un
caractère commercial car il existe des entreprises privées par exemple les
cabinets du conseiller juridique.

En définitive, chacun des critères de définition des actes de commerce pris


isolement s’est révélé insuffisant pour appréhender l’acte de commerce. Par
conséquent la solution retenue est que ces critères doivent être appliqués de
manière combinée. Ainsi pour déterminer un acte de commerce il faut
nécessairement recourir à la fois à 2 critères au moins. Par exemple on peut
conclure qu’un acte commercial seul répond soit au critère de spéculation et
d’entreprise, soit au critère de la circulation des richesses et au critère
d’entreprise soit au critère de spéculation et de circulation etc.

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La détermination des actes de commerce présente des intérêts pratiques du point
de vue du régime juridique applicable à ces actes. Par exemple le délai de
prescription des actes est plus court en matière commerciale (10ans) qu’en
matière civile (30ans). Au terme des l’article 5 alinéa 1 de l’acte uniforme portant
DCG les actes de commerce se prouvent par tout moyen même parfois
électronique à l’égard des commerçants mais l’alinéa 2 a introduit une innovation
en la matière car cette disposition affirme que tout commencement de preuve par
écrit autorise le commerçant à prouver par tout moyen contre les non
commerçants. C’est une solution favorable pour le commerçant qui agit contre un
non commerçant à ce sens que cette disposition écarte la rigueur de droit civil en
matière de preuves.

Pour conclure cette partie du cours…


 L’accomplissement des actes de commerce par accessoire, ne saurait
conférer la qualité de commerçant. Il suppose en effet que la qualité de
commerçant de leur auteur est déjà établie.
 Il en est de même des actes de commerce par la forme. En effet, le fait de
signer une lettre de change, un billet à ordre ou un warrant ne confère pas la
qualité de commerçant. La signature de tels effets n’est ni une activité ni
moins une profession. Elle est souvent le corollaire d’une autre opération
juridique, par exemple une vente de marchandises, le remboursement d’une
dette…
 En définitive, seul l’accomplissement des actes de commerce par nature
confère la qualité de commerçant si les autres conditions sont réunies, bien
entendu.
 L’artisan est un travailleur manuel qui exerce une activité indépendante pour
laquelle il a reçu une qualification professionnelle. Il peut utiliser des
machines, mais la loi exige que la part contributive de celles-ci dans la
fabrication des produits finis doive être inférieure à celle du travail manuel. S’il
veut faire usage de la main-d’œuvre, la loi lui impose d’utiliser plus
d’apprentis que d’ouvriers.
 Lorsque ces conditions sont réunies, on considère que l’achat effectué par
l’artisan est dénué de l’intention de revendre. Il achète plutôt de la matière
première pour fabriquer un produit fini.
Sont considérés comme artisans le coiffeur, le couturier, le maçon, le
mécanicien, le chauffeur, le peintre.
 Les activités agricoles sont considérées comme les activités civiles, même si
l’agriculteur achète des semences et vend plus tard les produits qui en
résultent. S’il en ainsi, c’est qu’il manque l’intention de revendre le produit
acheté : celui-ci n’est que de la matière première dont le produit fini est tiré
soit du sol (comme les céréales, les légumes, les fruits, les bois des forêts…)
ou obtenu avec concours du sol (comme les produits d’un élevage quel qu’il
soit : volaille, pisciculture… l’élevage est civil à condition que l’essentiel des
produits vendus soient ceux élevés par l’exploitant lui-même).

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On considère que même lorsqu’elle est doublée d’une activité de
transformation fortement industrialisée, l’activité agricole demeure civile, à
une double condition : que la transformation soit le prolongement naturel de la
production et que l’essentiel des produits transformés proviennent de
l’exploitation personnelle de l’agriculteur.

Sous-chapitre III : L’exercice d’une activité commerciale en son nom et


pour son compte
Le commerçant doit agir en son nom et pour son compte. L’article 2 de l’acte
uniforme ne pose pas expressément cette condition. Toutefois, on doit la supposer
implicite pour la bonne raison qu’être commerçant, c’est accomplir
professionnellement des actes de commerce soi-même, en son nom, à ces risques
et périls.
L’exercice du commerce doit se faire de manière indépendante. Le commerçant agit
pour son compte et non pour celui d’autrui. Car s’il agissait au nom d’autrui, c’est
cette dernière qui aura la qualité de commerçant.
Il faut donc exclure du nombre des commerçants les salariés qui accomplissent des
actes de commerce pour leur employeur : par exemple le gérant salarié d’un fonds
de commerce n’est pas un commerçant parce qu’il est lié au commerçant propriétaire
du fonds par un contrat de travail. Les organes de la société (gérant et
administrateurs) qui agissent au nom et pour le compte de la société, les
mandataires qui représentent un commerçant, ne sont pas commerçants non plus.
En revanche, le locataire-gérant qui commet des actes de commerce en son nom et
pour son compte est un commerçant.
On rencontre d’autres situations difficiles dans la reconnaissance de la qualité des
commerçants. C’est le cas, entre autres, de l’activité commerciale exercée en
commun par des membres d’une famille. En fait, ils exploitent ensemble un même
commerce, en dehors de l’existence de tout contrat de travail ou de contrat de
société. Pour qualifier leur relation, il faut distinguer selon qu’il y a entre eux une
simple collaboration ou une Co exploitation.
La collaboration est un travail subordonné, alors que la Co exploitation suppose une
égalité de prérogatives et de responsabilité entre les participants. En cas de conflits
avec les créanciers du fonds, les tribunaux recherchent si les différents partenaires
ont ou non exercé personnellement les actes de commerce.
Si tel est le cas, ils seront reconnus commerçants responsables solidairement des
dettes d’exploitation et éventuellement mis en faillite en cas de cessation de
paiements.
Un cas particulier doit être signalé : c’est celui des époux, exploitant ensemble un
fonds de commerce : les deux ont-ils la qualité de commerçant ?
L’article 7 alinéa 2 de l’acte uniforme est ainsi libellé : « le conjoint d’un commerçant
n’aura la qualité de commerçant que s’il accomplit les actes visés aux articles 3 et 4
ci-dessus, à titre de profession habituelle, et séparément de ceux de son époux ».

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En principe, en tenant compte de l’exigence d’un commerce séparé, il n’est pas
possible que des conjoints aient tous deux la qualité de commerçant en exploitant le
même fonds. Mais exceptionnellement on peut les qualifier tous deux de
commerçants s’ils accomplissent personnellement des actes de commerce en
exploitant la même activité. Cela veut dire que deux époux exploitant une même
activité commerciale auront tous deux la qualité de commerçant s’il y a Co
exploitation.
I- L’exercice d’une activité commerciale comme profession
Le particulier qui accomplit occasionnellement des actes de commerce n’acquiert
pas la qualité de commerçant, bien qu’on doive lui appliquer le droit commercial pour
les actes de commerce commis. Agissant occasionnellement, il ne fait pas de
l’activité commerciale sa profession. Pour être commerçant, il faut nécessairement
faire de l’activité commerciale sa profession habituelle.
La profession est une activité continue, une occupation dont on peut tirer ses
moyens d’existence. Celui qui accomplit des actes de commerce doit avoir l’intention
d’en faire sa profession, profession définie par la jurisprudence comme une
« occupation sérieuse de nature à produire des bénéfices et à subvenir aux besoins
de l’existence ».
L’activité professionnelle est en principe exercée à titre principal et elle occupe la
plus grande partie du temps de celui qui s’y adonne. Toutefois, un individu peut
exercer plusieurs activités (parmi lesquelles l’activité commerciale) d’où il tire ses
moyens de subsistance ou ses ressources. Est-il commerçant ou non ? Trois critères
doivent être combinés pour trouver la réponse :
 D’abord pour être commerçant il n’est pas exigé d’exercer une activité
commerciale à titre de profession exclusive ;
 Ensuite, en cas de pluralité d’activités on admet par principe que le droit
commercial s’applique à l’activité professionnelle commerciale et le droit civil à
l’activité professionnelle civile.
 Enfin, il faut déterminer si oui ou non la théorie de l’accessoire s’applique et
alors chercher le lien entre des différentes activités afin de qualifier la
profession principale de l’intéressé. Trois situations sont envisageables :
 Lorsque la profession commerciale exercée est secondaire et sans lien
nécessaire avec la profession civile principale, l’intéressé est considéré
comme commerçant et la théorie de l’accessoire ne s’applique pas.
Exemple : une coiffeuse qui aménage un petit coin buvette dans son salon de
coiffure. Elle est artisan pour être coiffeuse et commerçante pour être
exploitante de buvette.
 L’activité commerciale est un complément nécessaire de l’activité civile :
l’intéressé n’est pas commerçant car les actes de commerce sont accomplis
pour les besoins ou à l’occasion de son activité civile principale ; la théorie de
l’accessoire s’applique, non pas pour dire qu’il est commerçant, mais pour
conclure qu’il est un nom commerçant. On le voit, la théorie s’applique dans
l’un ou dans l’autre sens.
Exemple : la coiffeuse qui vend des mèches avec bénéfice.

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III bis : L’ACCOMPLISSEMENT D’ACTE DE COMMERCE A TITRE DE
PROFESSION

Un particulier peut accomplir occasionnellement des actes de commerce sans pour


autant devenir un commerçant car celui-ci n’aura la qualité de commerçant par
application de l’article 2 de l’acte uniforme que s’il le fait à titre professionnel.

A- LA PROFESSION

Dans le langage courant la profession est une occupation déterminée dont on peut
tirer ses moyens de subsistance. Ainsi le professionnel s’oppose à l’amateur en ces
sens qu’il bénéficie de certaines organisations et d’une compétence. Dans la
pratique les tribunaux ont rencontré des difficultés lorsqu’il s’est agit de déterminer la
d’une personne qui exerce à la fois une profession civile et une profession
commerciale. Mais cette difficulté a été résolue suivant 3 organisations :

- Lorsque la profession commerciale constitue la profession principale parce qu’elle


procure l’essentiel des subsistances de cette personne alors les tribunaux prospèrent
que celle-ci est commerçante. Ceci signifie que dans cette hypothèse l’activité civile
reste accessoire tel est le cas du commerçant qui à ses heures perdues cultive sa
terre et vend les produits de cette activité.

- Lorsque la profession commerciale est secondaire et qu’elle n’a aucun lien


nécessaire avec la profession civile qui reste la profession principale, dans ce cas on
considère que l’intéressé n’a pas la qualité de commerçant. Tel est le cas du
directeur de l’école qui se fait fournir des produits alimentaires qu’il revend à ses
élèves sous forme de repas servis à la cantine. A l’évidence, l’activité d’achat et de
revente de produits alimentaires est accessoire à la profession civile principale qui
est l’enseignant. Ainsi, cette activité accessoire ne peut pas faire acquérir la qualité
de commerçant au directeur d’école.

- Une activité commerciale peut être le complément nécessaire d’une activité non
commerciale. Dans cette hypothèse l’intéressé ne devient pas pour autant
commerçant. En ce sens on peut retenir l’exemple d’un chirurgien-dentiste (le
chirurgien exerce une profession libérale par nature civile) qui achète des appareils
dentaires qu’il revend à ses clients après les avoir adaptés. Sans aucun doute l’achat
et la revente des appareils dentaires est une activité nécessairement accessoire à
l’activité civile du chirurgien-dentiste (activité qui consiste à dispenser les soins) si
bien que l’achat et la revente des appareils dentaires devient une activité civile par
accessoire.

B- L’HABITUDE

Contrairement à l’article 2 ancien l’article 2 nouveau n’a pas repris de qualificatif


habituel s’agissant de l’exercice de la profession par le commerçant. Mais à la
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réflexion on peut déduire de l’interprétation de la notion de profession l’idée
d’habitude c’est semble-t-il la raison pour laquelle le législateur n’a pas jugé utile de
reprendre le terme habitude dans la disposition nouvelle de l’article 2. En effet, si la
profession suppose une occupation il doit en déduire donc une certaine permanence,
en d’autres termes une habitude. Dès lors on peut affirmer que la notion d’habitude
reste implicite dans les dispositions de l’article 2 définissant le commerçant. Pour de
cette affirmation il faut admettre que la notion d’habitude se caractérise non
seulement par un élément matériel à savoir la répétition mais également un élément
intentionnel. Ainsi il n’est pas commerçant celui qui après la vente d’une quantité de
sa production ne recule plus et n’exécute plus le contrat qui le lie à un acheteur, de
sorte qu’il est emmené quelque fois à acheter un complément de produit chez
d’autres agriculteurs. En effet, en ce sens on peut retenir l’exemple d’un éleveur qui
s’engage à livrer à un établissement hôtelier notamment 200 poulets mais du fait du
virus ne peut pas honorer son contrat si bien qu’il est obligé d’acheter chez un autre
éleveur la quantité de poulet qui lui manque. Cet éleveur accomplit certainement un
acte de commerce par nature puisqu’il y a achat et revente mais à cause du
caractère exceptionnel de cet acte d’achat et revente l’éleveur ne saurait acquérir la
qualité de commerçant.

Sous-chapitre IV- LES CONSEQUENCES DE L’ACCESSOIRE DES ACTES DE


COMMERCE

Ces accessoires des actes de commerce qui permet de savoir dans les cas douteux
si une profession peut être considérée comme faisant partir du droit des affaires.

A- LA DISTINCTION DU COMMERÇANT, DE L’INDUSTRIEL ET DE L’ARTISAN.

En droit privé la distinction de l’artisan et du commerçant se pose presque toujours à


l’occasion d’une procédure de règlement judiciaire ou de liquidation de biens. En
effet, le commerçant est obligatoirement soumis à la procédure de règlement
judiciaire de liquidation du bien tandis que l’artisan y échappe. Par ailleurs l’artisan
n’exploite pas un fonds de commerce par conséquent il ne peut pas à la différence
du commerçant donner celui-ci en nantissement (garantie) pour du crédit.

La notion de partisan fait appel à toute définition d’abord de définition d’ordre


administratif ensuite une définition d’ordre jurisprudentiel.

1- La définition d’ordre administratif

La définition d’ordre administratif retient 3 critères :

- Le 1er critère tient compte de l’activité de l’entreprise de ce point de vue


appartiennent au secteur des métiers les entreprises dans lesquelles s’exercent les
activités de production, de transformation, de répétition et de prestation. Mais ce 1er
critère permet pas de distinguer l’artisan du commerçant la plus part des activités
considérées comme artisanales sont comprises dans l’énumération de l’article 3. En
effet, certains artisans tels que les bouchers et les boulangers achètent des denrées
pour les revendre après les avoir travaillées. D’autres artisans tels que les maçons et

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les électriciens exercent des prestations de service. Quelque fois les artisans
tiennent une entreprise de manufacture.

- Le 2ème critère est relatif à la dimension de l’entreprise. De ce point de vue


l’entreprise artisanale s’oppose en principe à l’entreprise industrielle par sa petite
dimension car le nombre de collaborateurs des artisans est limité. Dans la pratique,
les tribunaux retiennent certains nombre de collaborateurs. A cet effet il recherche
dans chaque cas si le travailleur de l’entrepreneur entre pour une part essentielle et
accessoire d’une façon générale on retient que l’artisan peut embaucher entre 5 et
10 employés.

- Est celui de la qualification professionnelle selon ce critère l’artisan serait celui quia
reçu une formation et qui présente des garanties de compétence.

Mais la définition administrative de l’artisan a fait l’objet de beaucoup de critique et


ne présente aucune signification en droit.

2- La définition jurisprudentielle de l’artisan

Il revient aux tribunaux de décider à l’occasion de litige si la personne dont la


qualification est en cause peut être considérée comme un commerçant ou un artisan.
Ainsi pour qualifier un artisan la jurisprudence se réfère à certains éléments qui sont:

- La nature de l’activité car l’artisan est un travailleur manuel, ce qui le distingue


d’une norme de profession libérale dont le rôle est intellectuel d’esprit des artistes.

- L’artisan est un travailleur qui effectue des travaux unitaires ou de petites séries. Il y
a généralement une personnification des produits de l’artisan. Par ailleurs, l’artisan
est un chef d’entreprise de dimension modeste à ce titre, l’artisan n’a pas beaucoup
de salarié, il n’a pas de stocks de matières premières importantes puis il utilise que
des machines.

- L’artisan ne doit pas faire des actes de commerce par exemple il ne doit pas
revendre des objets en l’état. Ce pendant s’il y a vente d’objet en l’état ces ventes
doivent être nécessairement liées à son activité principale c'est-à-dire qu’elle doit
présenter une fraction minimale de son chiffre d’affaire. Tel est le cas du coiffeur qui
vend des articles de parfumerie à ses clients.

B- DISTINCTION DU COMMERÇANT, DE L’INDUSTRIEL ET DE L’AGRICULTEUR

Traditionnellement on considère que l’agriculteur n’est pas un commerçant la vente


de sa récolte n’est pas précédée d’un achat. En effet l’agriculteur vend ce qu’il a
produit du sol. Par conséquent on ne tient aucun compte dans l’activité agricole de la
taille de l’exploitation ni des méthodes employées par l’agriculteur. C’est pourquoi
dès que l’agriculteur vent les produit de ses terres il accomplit un acte civil par
nature. Cependant la modernisation des techniques agricoles conduit à se demander
si certains agriculteurs ne sont devenus des commerçants tel l’agriculteur qui
transforme les produits agricoles de ses terres afin d’en faciliter la commercialisation.

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En principe la transformation des produits par l’agriculteur est considérée comme
une activité mais on admet qu’elle devient une activité commerciale si l’activité de
transformation est prépondérante et si l’agriculteur transporte surtout des produits
venant d’autres exportations.

En pratique les tribunaux ont été confrontés à des difficultés s’agissant de


l’exploitation d’élevage. Certes l’activité est considérée comme une activité civile par
nature mais elle peut devenir commerciale, en effet l’activité d’élevage est civil tant
que ces animaux sont élevés et engraissés avec les produits de la ferme dans
laquelle ils sont nés. L’activité reste civile car dans ce cas il n’y a pas d’achat pour le
revendre. Mais la situation devient différente lorsque l’éleveur achète de jeunes
animaux et les nourrit avec des produits qu’il achète avec des tiers. Dans cette
hypothèse, les tribunaux tiennent comptes dans leur analyse de la spéculation que
fait l’éleveur car celui-ci, en achetant des produits avec des tiers pour nourrir ses
animaux va dégager certainement une bénéficiaire en se référant au prix d’achat des
matières achetées pour engraisser ses animaux. En d’autres termes il n’y a aucun
doute que l’éleveur va répercuter sur le prix de vente le prix payé pour l’alimentation
de ses animaux.

C- DISTINCTION DU COMMERÇANT ET DES PROFESSIONS LIBERALES

Les professions libérales étant des professions de nature intellectuelle elles seront
considérées comme des activités civiles dans ce sens on peut citer des professeurs,
des avocats, des médecins etc. cependant il n’est pas exclu que les professions
libérales considérées comme des activités civiles deviennent des activités
commerciales. A titre d’exemple on peut retenir l’activité du chirurgien qui exploite
une clinique. Le chirurgien dont la profession est soigner des malades exerce une
activité civile mais le chirurgien peut devenir un commerçant si en plus de son
activité qui est de soigner il accomplit des actes de commerce et que ces actes de
commerce sont prépondérants. Il en sera ainsi si, en effet, le chirurgien achète du
matériel ou des produits qu’il ne revend non pas à ses clients mais à d’autres
personnes que ceux-ci il y a sans aucun doute un acte d’achat et de revente (acte de
commerce par nature). Dès lors si cette activité l’emporte sur l’activité de soigner
alors il faut en déduire que le chirurgien est commerçant.

A la réflexion une distinction doit être faite lorsque l’achat et la revente des produits
chirurgicaux ne sont pas faits dans le seul intérêt des clients. Dans cette hypothèse,
les actes d’achat et de revente deviennent des actes de commerce parce qu’ils sont
destinés à d’autres personnes. C’est pourquoi on en déduit que l’activité de l’acte
civil du chirurgien sera considérée comme une activité commerciales noble.

D- DISTINCTION DES ACTIVITES COMMERCIALES ET DES ACTIVITES


IMMOBILIERES

Avant l’avènement de l’acte uniforme portant droit commercial général seul l’achat et
la revente des immeubles bâtis ou non bâtis étaient considérés commerce acte de
commerce. Mais depuis l’avènement de l’acte uniforme il faut admettre que toutes
les opérations portant sur les immeubles étaient considérés comme des actes de

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commerce. C’est pourquoi désormais le promoteur immobilier qui construit des
immeubles en série et les revend est considéré comme un commerçant.

Quelques idées sur la qualité de commerçant…


 A quel moment une personne commence-t-elle à avoir la qualité de
commerçant ? la réponse est simple : lorsque cette personne a créé un fonds
de commerce ou l’a acheté. Mais alors, doit-on la considérer commerçante
immédiatement ou après un laps de temps nécessaire pour l’accomplissement
continu d’actes de commerce caractéristique de la qualité de commerçant ?
sans entrer dans une polémique stérile, on doit admettre que lorsqu’une
personne achète ou créé un fonds, elle a la qualité de commerçant dès lors
que l’intention de l’exploiter est manifestée au public. C’est tout l’intérêt des
formalités de publicité imposées lors de la création ou de l’achat d’un fonds de
commerce.
 La difficulté de qualification ne se pose pas pour les intermédiaires de
commerce que l’acte uniforme en considère comme commerçants (article
138).
L’intermédiaire de commerce est défini comme « celui qui a le pouvoir d’agir,
ou entend agir, habituellement et professionnellement pour le compte d’une
autre personne, le représenter, pour conclure avec un tiers un contrat de
vente à caractère commercial ». Sont considérés comme intermédiaires de
commerce :
 Le commissionnaire qui est « celui qui se charge d’opérer en son propre
nom, mais pour le compte du commentant, la vente ou l’achat de
marchandises moyennant une commission » (article 160)
 Le coutier qui n’est rien d’autre que « celui qui fait habituellement profession
de mettre en rapport des personnes en vue de faciliter, ou de faire aboutir, la
conclusion de conventions, opérations ou transactions entre ces personnes »
(article 176).
 L’agent commercial : c’est un « mandataire, qui à titre de profession
indépendante de négocier, et éventuellement de conclure, des contrats de
vente, d’achat, de location ou de prestations de services, au nom et pour le
compte de producteurs, d’industriels, de commerçants, ou d’autres agents
commerciaux, sans être liés envers eux par un contrat de travail » article
184).

Sous-chapitre V : L’ENTREPRENANT

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C’est une innovation introduite par l’acte uniforme portant droit commercial général
adopté le 15 décembre 2010. En effet, la notion d’entreprenant prévue par l’article 30
de l’acte uniforme portant droit commercial général sus énoncé contrairement à l’acte
uniforme du 17 avril 1997 qui ignorait cette notion. C’est le lieu de rappeler que dans
le chapitre préliminaire de l’acte uniforme portant droit commercial général du 15
décembre 2010. L’article1 alinéa 3 dispose que : << en outre, tout commerçant ou
tout entreprenant demeure soumis aux lois non contraire au présent acte uniforme
qui sont applicables à l’Etat parti où se situe son établissement ou son siège>>. Cet
alinéa permet de comprendre que l’entreprenant, au même titre que le commerçant
est soumis aux dispositions du présent acte uniforme ainsi qu’aux lois nationales non
contraires de l’Etat parti où l’entreprenant a son siège ou son établissement.

Mais, s’agissant de cette notion d’entreprenant nouvellement introduite des questions


essentielles restent posées auxquelles il est nécessaire de répondre. A cet effet, on
s’interroge pour savoir qui peut avoir la qualité d’entreprenant ? Peut-on perdre aussi
cette qualité ? Il ya également la question qui consiste à demander quelles
obligations pèsent sur l’entreprenant ? Mais il s’agit déjà de répondre à la question
relative à la qualité de l’entreprenant et à celle qui définit les conditions dans
lesquelles cette qualité peut être perdue.

A : LA QUALITE D’ENTREPRENANT

L’article 30 de l’acte uniforme situe sur la qualité de l’entreprenant en donnant une


définition de celui-ci et en évoquant la législation spéciale qui lui est applicable.

1- DEFINITION DE L’ENTREPRENANT

Aux termes de l’article 30 alinéa1 : « L’entreprenant est un entrepreneur individuel,


personne physique qui, sur simple déclaration par le présent acte uniforme, exerce
une activité professionnelle, commerciale, artisanale ou agricole ». L’interprétation de
ce texte appelle certaines remarques notamment la notion d’entreprise qui ressort de
cette définition, notion qui renvoie à 2 idées essentielles à savoir l’idée de
l’organisation et l’idée de profession qui supposent la répétition d’acte constituant et
l’activité. Ceci permet de préciser que l’entreprenant qui ne peut pas être moral mais
plutôt un individu par le biais d’une organisation créer une entreprise qui peut être
une idée de production de biens et de services. Ceci suppose aussi la mise en
œuvre d’un certain nombre de moyens.

Par ailleurs, il faut noter que du point de vue juridique tout individu peut accéder au
statut d’entreprenant par une simple déclaration c’est à dire par un acte de volonté
résiduelle. Ceci traduit la facilité avec laquelle l’individu devient entreprenant.
Cependant il faut voir que l’entreprenant doit remplir quant à sa personne certaines
conditions en l’occurrence les conditions de capacité commerciale ou civile selon la
nature de l’activité car l’entreprenant est habilité à exercer une activité de nature
civile ou commerciale. La déclaration par laquelle l’individu accède au statut
d’entreprenant peut se faire semble-t-il par un sous-seing privé puisque le texte ne
fait aucune précision à ce sujet.

2- LA LEGISLATION SPECIALE APPLICABLE A L’ENTREPRENANT

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L’entreprenant bénéficie d’une réglementation spéciale assez favorable du reste car
aux termes de l’article 30 alinéa 5 de l’acte uniforme, l’entreprenant est dispensé de
l’immatriculation au régis de commerce et du crédit immobilier en ce sens qu’il se
contente de la simple déclaration de son activité.

Il faut noter aussi que l’entreprenant bénéficie de même indicative pour son activité
en matière d’imposition fiscale et d’assujettissement aux charges sociales. Par
ailleurs, il faut faire remarquer que l’entreprenant n’est pas soumis à des conditions
relativement à l’activité qu’il doit exercer.

Dans la mesure où l’entreprenant est un professionnel mais qui a le choix d’exercer


soit une activité civile soit une activité commerciale la question reste posée de savoir
en quelle qualité il exerce sa profession et quelles règles juridiques vont s’appliquées
aux actes qu’il va accomplir dans l’exercice de son activité. Les dispositions de l’acte
uniforme ne donnent pas de réponses claires et précises à cette question
fondamentale mais à la réflexion on peut soutenir que si l’activité professionnelle de
l’entreprenant est purement et simplement une activité de nature civile sans aucun
doute cela implique que l’entreprenant n’est pas commerçant et que ce fait seul les
règles de droit civil vont régir son activité. Au contraire, si l’entreprenant exerce une
activité uniquement commerciale en l’occurrence l’accomplissement des actes de
commerce par nature de façon professionnelle en d’autres logiques on devrait
conférer la qualité de commerçant et les actes qu’il accomplit dans l’exercice de son
activité devraient être soumis aux règles de droit commercial.

B : LA PERTE DE LA QUALITE D’ENTREPRENANT

Aux termes de l’article 30 alinéa 2 l’entreprenant conserve son statut si le chiffre


d’affaire généré par son activité pendant 2 exercices successifs n’excède pas les
seuils fixés par l’acte uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises au titre du système minimal de trésorerie. A contrario
l’entreprenant perd son statut lorsque durant 2 années consécutives son chiffre
d’affaire excède les limites fixées pour ses activités par l’Etat parti .dans une situation
pareil dès le 1er jour de l’année suivante et avant la fin du 1er trimestre cette année
de respecter toutes les charges et obligations applicables à l’entreprenant et
désormais il ne bénéficie de la législation spéciale applicable à l’entreprenant et il
doit par conséquent se conformer à la législation applicable à son activité actuelle.
En l’occurrence il devra certainement se faire immatriculé au régis de commerce et
juridique dans la mesure où son activité consiste dans l’accomplissement d’acte de
commerce.

CHAPITRE II : LE STATUT DE COMMERCANT

Il s’agit ici de prendre connaissance des conditions d’accès à la profession et les


droits et obligations liés au statut de commerçant.

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Sous-chapitre I : Les conditions d’accès à la profession
La liberté d’exercer la profession de commerçant est une liberté fondamentale
reconnue. Il existe toutefois des conditions d’accès à la profession, dictées par des
impératifs politiques, de sécurité des transactions et de moralisation de la
profession…
On classe ces conditions en conditions dites objectives.

I- Les conditions objectives


Elles sont dites encore interdiction d’exercer l’activité commerciale dans certains
domaines.
Tantôt elles sont édictées pour protéger certains secteurs dans lesquels l’Etat
dispose d’un monopole. Exemple : dans certains pays, l’Etat dispose du monopole
d’exercer la commercialisation de l’eau et de l’électricité, de transport ferroviaire, des
postes…
Elles peuvent être édictées également pour protéger certains produits fabriqués
localement ou pour interdire tout simplement le commerce de certains produits
illicites comme les stupéfiants ou certaines activités immorales comme l’exploitation
de maisons de tolérances…
Certaines activités ne sont pas interdites, mais leur exercice est soumis à
autorisation préalable sous la forme d’obtention de licence, de détention de diplôme,
exploitation de salles de jeux, de débits de boissons, de boîtes de nuit, ouverture de
laboratoire d’analyses médicales, de pharmacie, de vente d’armes…
II- Les conditions subjectives
Ce sont les conditions relatives à la capacité juridique, à la déchéance, aux
incompatibilités…
A- La capacité d’exercer l’activité commerciale
Pour poser des actes de commerces à titre de profession habituelle, il faut avoir la
capacité juridique : être majeur ou mineur émancipé.
Il est donc interdit au mineur non émancipé de poser des actes de commerce et de
devenir commerçant, autant par lui-même que par le biais de son représentant légal.
Si la même interdiction est valable pour le majeur incapable, il faut toutefois
distinguer la situation du majeur représenté (majeur sous tutelle) de celle du majeur
assisté (majeur sous curatelle). Le premier est dans la même situation que le mineur
non émancipé et par conséquent frappé de la même interdiction. Le deuxième ne
devrait pas l’être, mais dans la pratique, on voit mal comment il pourrait être
commerçant : il est obligé d’être constamment assisté avant de poser tout acte
juridique.
L’interdiction d’exercer le commerce n’est plus valable pour la femme mariée.
Traditionnellement, elle ne pouvait faire le commerce sans l’autorisation du mari.
Aujourd’hui elle peut avoir le statut de commerçant et exercer en toute indépendance

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une activité commerciale sans l’autorisation de son mari. Il suffit qu’elle accomplisse
en ses noms et compte des actes de commerce à titre de profession habituelle.
B- Les interdictions et les déchéances
 La déchéance résulte de la perte du droit d’exercer le commerce suit
prononcer d’une peine d’emprisonnement sans sursis, peine sanctionnant un
délit relatif à l’argent (vol, abus de confiance, escroquerie, chèque sans
provision, usure, fraude fiscale…) ou en relation avec les affaires (faillite…).
La déchéance est automatique, dès le prononcé de la condamnation. En
absence d’indication expresse sur sa durée, elle est perpétuelle mais la
réhabilitation est toujours possible. Dans le cas contraire, c’est-à-dire lors que
la durée est précisée, elle ne doit pas être inférieure à cinq (05) ans.
 Les interdictions sont variées. Ainsi, pour des raisons d’intérêt général,
certains commerces sont interdits : stupéfiants, maison de tolérance, organes
humains…
C- L’exercice d’une profession compatible
Certaines professions sont jugées incompatibles avec la profession de commerçant :
 Les fonctionnaires et personnels des collectivités publiques et des entreprises
à participation publique ;
 Les officiers ministériels et auxiliaires de justice : avocat, huissier,
commissaire-priseur, greffier, administrateur de biens ….
 Les experts comptables agréés, commissaires aux comptes et aux apports,
conseils juridiques.
De façon générale, il s’agit de toute profession dont l’exercice fait l’objet d’une
réglementation interdisant le cumul de cette activité avec l’exercice d’une profession
commerciale.
En cas de contravention, la sanction est professionnelle ou disciplinaire (suspension
ou radiation). Mais les actes accomplis frauduleusement sont valables comme actes
de commerce à l’égard des tiers qui ont traité en toute bonne foi avec le
contrevenant. Ce dernier aura la qualité de commerçant pour les besoins de la cause
et pourra même être déclaré en faillite en cas de cessation de paiements (article8).
D- Autres conditions
Pour diverses raisons, il existe bien d’autres conditions d’accès à l’exercice de la
profession de commerçant. Bien entendu, l’acte uniforme n’en fait pas mention. Mais
ces interdictions existent dans la plupart des pays et relèvent de leur souveraineté.
Ainsi pour des raisons politiques, qu’un étranger c’est-à-dire le ressortissant d’un
pays non-signataire du traité, souhaite exercer une activité commerciale dans un
pays de l’espace OHADA, la législation nationale lui impose souvent la condition
supplémentaire d’obtenir (c’est-à-dire en plus de satisfaire les autres conditions) un
agrément de l’autorité administrative et une carte spéciale de commerçant étranger.
De même, pour favoriser le développement de l’actionnariat local et pour ne pas
laisser l’économie nationale aux mains d’étrangers, on impose un seuil de

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pourcentage pour la souscription du capital par des étrangers dans les sociétés
commerciales dont le siège social est situé sur le territoire national.
Sous-chapitre II : Les obligations du commerçant

Le commerçant en tant que professionnel et employeur doit remplir un certain


nombre d’obligations fiscales.
Comme commerçant, il est soumis à une kyrielle d’obligations telles que
l’accomplissement de formalités de publicité, l’établissement régulier de factures
pour ses activités, la tenue d’une comptabilité régulière…. Mais les plus importantes
sont l’obligation d’être immatriculé au registre du commerce et du crédit mobilier et
celle de tenir d’une comptabilité régulière.
I- La tenue d’une comptabilité régulière
L’obligation de tenir une comptabilité est imposée à tous les commerçants. Elle
postule au fond deux impératifs : l’utilisation de certains documents et le respect de
certaines règles de tenue de ces documents.
A- Les documents comptables obligatoires
Ce sont ; le livre journal, le grand livre et le livre d’inventaire.
 Le livre journal enregistre chronologiquement, jour après jour, toutes les
opérations commerciales
 Le Grand livre regroupe l’ensemble des comptes. On y trouve les différentes
écritures du livre journal répartis entre les différents comptes. La loi parle de
balance générale récapitulative. La balance générale des comptes est alors
l’état récapitulatif faisant apparaitre ; à la clôture de l’exercice pour chaque
compte, le solde débiteur ou le solde créditeur au début de l’exercice, le cumul
des mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs depuis le
début de l’exercice, le solde débiteur ou le solde créditeur à la date
considérée.
 Le livre d’inventaire regroupe les données de l’inventaires qui est un état
descriptif et estimatif de l’ensemble des divers éléments de l’actif et du passif
(immobilisations corporelles, incorporelles, stocks…). A la suite de l’inventaire
doivent être transcrits les comptes annuels, c’est-à-dire le bilan et le compte
de résultat de chaque exercice ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire.

B- Les règles de tenue des livres


 1- Généralité
Le livre journal et le livre d’inventaire doivent être établis sur des registres cotés et
paraphés par le président du tribunal, ou par le juge délégué à cet effet. Ils doivent
mentionner le numéro d’immatriculation au registre du commerce et du crédit
mobilier de la personne physique ou morale concernée. Ils doivent être tenus sans
blanc, ni altération d’aucune sorte. En cas d’erreur, il faut procéder à une contre-
passation d’écriture.

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L’établissement du livre-journal et du grand livre peut être facilité par la tenue de
journaux et livres auxiliaires ou supports en tenant lieu, en fonction de l’importance et
des besoins de l’entreprise. Dans ce cas, les totaux de ces supports sont
périodiquement et au moins une fois toutes les cinq semaines respectivement
centralisées dans le livre-journal et dans le grand-livre.
De façon générale, la tenue de livres doit être marquée du triple sceau de la
régularité, de la sincérité et de la fidélité. Les livres doivent respecter les principes
techniques d’évaluation séparée de l’actif et du passif, de permanence, de
présentation détaillée des comptes, du coût historique des biens, de continuité de
l’exploitation, de spécialisation des exercices, de prudence.

 2- Intérêt

 Les livres comptables sont un outil de gestion de l’entreprise. Ils permettent de


connaitre ses résultats et son évolution, par une comparaison entre ses bilans
successifs ou par un rapprochement entre les bilans d’entreprises similaires
dressés dans les mêmes conditions de régularité et de fidélité. Les livres
comptables servent aussi de base aux impositions fiscales.
 Les livres de commerce font preuve à l’encontre de celui qui les tient. Ils
peuvent être utilisés par le commerçant à l’encontre de ses adversaires
commerçants par application du principe de la liberté de la preuve en droit
commercial.
Dans cette même veine, dans un litige mixte, le non commerçant peut utiliser
les inscriptions des livres comptables contre le commerçant. Toutefois,
l’inverse n’est pas vrai : ce sont les règles du droit civil, qui n’admettent pas la
liberté de preuve, qui seront appliquées.

 3- Sanctions

L’importance des documents comptables justifie les sanctions pénales et


commerciales qui frappent la violation des règles de tenue de compte :
 Sur le plan pénal, la falsification de livres de compte, peut constituer un délit
de faux en écritures de commerce, délit puni d’une peine d’emprisonnement et
d’une amande ;
 L’irrégularité ou l’absence de tenue de livres est assimilée à la banqueroute
simple, sanctionnée par une peine d’emprisonnement ;
 La soustraction ou dissimulation de livre est puni des peines de la
banqueroute frauduleuse soit d’une peine d’emprisonnement
 Sur le plan commercial, le commerçant qui cesse des paiements et ne peut
présenter une comptabilité conforme aux usages de la profession peut être
mis personnellement en faillite avec toutes les déchéances qui s’en suivent…

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II- LA PRESCRIPTION DES OBLIGATIONS COMPTABLES

Il s’agit ici d’étudier le régime juridique de la prescription, à cet effet nous allons
envisager d’abord la nature de la prescription ainsi que les effets qui en découlent
ensuite nous évoquerons les actes juridiques susceptibles de suspendre ou
d’interrompre la prescription.

A- LA NATURE ET LES EFFETS DE LA PRESCRIPTION DES OBLIGATIONS


COMPTABLES

Au terme des articles 16 alinéa2 et 33 alinéa 2 les obligations nées à l’occasion de


leur commerce entre commerçants, ou entre commerçants et non commerçants de
même que les obligations nées entre entreprenants, ou entre entreprenant et non
entreprenants peuvent se prescrire mais il s’agit surtout d’une prescription extinctive
c'est-à-dire une prescription qui fait perdre les droits liés au respect des obligations
mises à la charge au commerçant ou de l’entreprenant. Aux termes des articles 16
alinéa 1 et 33 alinéa 1 ces obligation se prescrivent par 5ans sauf si elles sont
soumises à des prescriptions de compte cela sous-entend que vraisemblablement
les lois nationales des Etats ont la latitude de prévoir les délais de prescription plus
courts que celui (5ans) que celui par le droit communautaire et l’acte uniforme. La
prescription extinctive s’oppose à la prescription acquisitive (dans laquelle lorsqu’un
délai de prescription est prévu et que celui-ci arrive à terme il confère au bénéficiaire
des droits par exemple endroit immobilier il existe une règle non applicable en droit
positif ivoirien que l’on appelle usus capions en vertu de laquelle après un délai de
30ans lorsqu’il n’existe pas de revendication portant sur une parcelle de terre la
personne qui l’occupe en devient le propriétaire. Au contraire, dans la prescription
extinctive en l’occurrence dans l’hypothèse de l’activité exercée par le commerçant et
l’entreprenant les dispositions de l’acte uniforme impose au commerçant ou à
l’entreprenant le respect inhérent à l’activité dans un délai de 5ansfaute de quoi il doit
des sanctions. La 1ère c’est l’extinction des droits liés à la qualité de commerçant ou
d’entreprenant. En d’autres termes le commerçant ou l’entreprenant perd le bénéfice
des droits nés de la qualité de commerçant ou d’entreprenant. Par ailleurs, il convient
de faire la différence entre la forclusion et la prescription car d’un point de vue
juridique la forclusion est une notion avec laquelle un délai impartit à un justiciable
pour ester en justice par conséquent, le non-respect de ce délai prive celui
désormais de toute action en justice tandis que la prescription a pour finalité de faire
éteindre le droit auquel pouvait prétendre le justiciable. L’article 17 de l’acte uniforme
répond à de questions importantes en ce qui concerne le point de départ de la
prescription des droits auxquels ne bénéficient plus le commerçant ou l’entreprenant
qui n’aurait pas respecter les obligations mises à sa charge à l’occasion de l’exercice
de son activité . En effet l’article 17, dans un souci de clarté fait allusion au délai de
forclusion qui se différencie du délai de prescription quant à leur point de départ. Le
texte affirme donc : << à la différence du délai de forclusion qui court, pour la durée
fixée par la loi, à compter de l’évènement que celle-ci détermine, le délai de
prescription coure à compter du jour où le titulaire du droit d’agir a connu ou aurait dû
connaitre les faits qui lui permettent d’exercer son activité>>

Aux termes de l’article 18 de l’acte uniforme la prescription se compte par jour et non
par heure, elle est acquise lorsque le dernier jour du terme est accompli.

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Cependant, aux termes de l’article 19 la prescription ne coure pas à l’égard d’une
créance qui dépend d’une condition jusqu’à ce que la condition arrive, à l’égard d’une
créance à terme jusqu’à ce que ce terme soit arrivé, à l’égard d’une action en
garantie jusqu’à ce que l’éviction ait eu lieu.

Suivant l’article 26 ; les juges ne sont pas habilités à soulever d’office le moyen
résultant de la prescription.

Sauf renonciation, la prescription peut être opposée en tout état de cause même en
appel. 2 idées essentielles ressortent de cet article 26. La 1ère est qu’il n’appartient
pas aux juges au cas où l’un des justiciables n’aurait pas invoqué le moyen de la
prescription de relever ce moyen au bénéfice de l’une des parties. En d’autres
termes l’initiative appartient aux seules parties au procès.la 2ème idée consiste à
dire que l’on ne peut renoncer à une prescription auquel cas il est possible à l’autre
partie de revendiquer et de bénéficier du droit qui aurait été prescrit du fait de la
durée de prescription qui est arrivée à son terme. Par ailleurs, il faut préciser aussi
que toute partie à un procès peut opposer à l’autre le moyen de prescription que ce
soit en 1ère instance ou en appel mais pas devant le juge cassation sinon il s’agirait
donc de moyen nouveau qui serait jugé donc irrecevable. Il faut apporter une
précision concernant la renonciation à la prescription en évoquant l’article 28 de
l’acte uniforme qui affirme seule une prescription acquise est susceptible de
renonciation. Cela signifie que l’autre ne peut pas renoncer de façon anticipée à une
prescription, il faut nécessairement que cette prescription arrive à son terme, en
d’autres termes, on ne peut pas renoncer à une prescription tant que le délai coure, il
faut donc attendre la fin du délai si l’on veut renoncer à la prescription. Dans ce sens,
l’article 27 souligne que le paiement effectué pour éteindre une dette ne peut être
répété au seul motif que le délai de prescription était expiré. Lorsqu‘il y a
renonciation à la prescription, celle-ci doit être expresse ou tacite. La renonciation
tacite résulte de circonstances établissant sans équivoque la volonté de ne pas se
prévaloir de la prescription. La volonté de renonciation à la prescription doit être sans
équivoque, elle doit souffrir d’aucun doute. L’article 28 dans son alinéa 2 indique que
celui qui ne peut exercer par lui-même ces droits ne peut renoncer seul à la
prescription acquise. L’alinéa du même texte dispose qu’un créancier ou toute autre
personne ayant intérêt à ce que la prescription soit acquise peut l’opposer ou
l’invoquer lors même que le débiteur renonce. Enfin, la durée de la prescription peut
être abrégée ou allongée par l’accord des parties toute fois elle ne peut être réduite à
moins d’un an ni étendue à plus de 10ans.

B- LES ACTES SUSCEPTIBLES DE SUSPENDRE OU D’INTERROMPRE LA


PRESCRIPTION

1- LES ACTES SUSCEPTIBLES DE SUSPENDRE LA PRESCRIPTION.

L’article 20 de l’acte uniforme donne une idée de la suspension de la prescription en


s’appuyant sur sa finalité. A cet effet, le texte précise que la suspension de la
prescription a pour effet d’en arrêter temporairement le cours sans effacer le délai
déjà couru. En d’autres termes ; lorsqu’il y a un évènement ou un acte qui suspend la
prescription cela signifie que pendant un certain temps la prescription s’arrête mais le
temps qui s’est déjà écoulé jusqu’à l’arrêt temporaire est pris en compte pour la
durée normale de prescription fixée par le texte.

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Aux termes de l’article 21 de l’acte alinéa de 1er la prescription ne coure pas ou est
suspendue à l’égard de celui qui est dans l’impossibilité d’agir par suite d’un
empêchement résultant de la loi, de la convention et enfin de la force majeure à titre
d’illustration on peut retenir par exemple un empêchement résultant de la loi
l’obligation du service militaire imposer à tout citoyen quant à la convention c’est
l’accord de volonté des parties en vertu duquel le délai de prescription est suspendu .
La force majeure est définie comme un évènement extérieur aux parties, imprévisible
et irrésistible. On peut aussi retenir comme une destruction qui l’empêche donc de
tenir ses engagements (il peut s’agir d’une tornade, d’une foudre) un tel évènement
va naturellement suspendre la prescription du délai qui pesait ainsi sur le
commerçant ou l’artisan.

L’alinéa 2 de l’article 21 indique que la prescription est suspendue à compter du jour,


après la survenance des litiges les parties conviennent de recourir à la médiation, à
la conciliation ou, à défaut d’apports écrits à compter du jour de la 1ère réunion de
médiation ou de conciliation. aussi, le délai de prescription recommence-t-il à courir
pour une durée qui ne peut être inférieure à 6 mois à compter de la date à laquelle
soit l’une des parties ou les 2 parties soit le médiateur ou le conciliateur déclare que
la médiation ou la conciliation est terminée. Enfin, la prescription est également
suspendue lorsque le juge accueille une demande de mesure d’instruction présentée
avant tout procès. Dans ce cas, le délai de prescription recommence à courir pour
une durée qui ne peut être inférieure à 6 mois à compter du jour où la mesure a été
exécutée.

2- LES ACTES D’INTERRUPTION DE LA PRESCRIPTION

L’article 22 de l’acte uniforme défini l’interruption par sa finalité en ses termes «


l’interruption de la prescription a pour effet d’effacer le délai de prescription acquis
elle fait courir un nouveau délai de même durée que l’ancien » Les articles 23 24 et
25 de l’acte uniforme indiquent les actes juridiques ou les circonstances susceptibles
d’interrompre la prescription. A ce titre, l’article 23 affirme que la reconnaissance par
le débiteur du droit de celui contre lequel il prescrivait interrompt le délai de
prescription. Il peut s’agir par exemple de l’hypothèse dans laquelle naît une
contestation quant à la reconnaissance de droit de créance des individus. Pendant le
cours du délai de prescription si le débiteur vient à reconnaitre la qualité de créancier
de l’autre partie en d’autres termes le droit de créance de celle-ci alors il ya
interruption de la prescription, par conséquent, une autre prescription de la même
durée va commencer à courir depuis l’acte de reconnaissance. L’alinéa 2 de l’article
23 retient également que la demande en justice même en référer interrompt le délai
de prescription comme le délai de forclusion. La solution consistant à interrompre le
délai de prescription étant la même lorsque la demande est portée devant une
juridiction incompétente ou lorsque l’acte de saisine de la juridiction est annulé par
l’effet des vices de la procédure. L’article souligne que l’interruption produit ses effets
jusqu’à l’extinction d’instance. Elle est non avenue si le demandeur se désiste de sa
demande, s’il laisse périmer l’instance ou si sa demande est définitivement rejetée.
Par ailleurs aux termes de l’article 24 un acte d’exécution forcée interrompt le délai
de prescription comme le délai de forclusion. En outre, selon les termes de l’article
25, l’interpellation faite à l’un des débiteurs solidaires par une demande en justice ou
par un acte d’exécution forcée ou la reconnaissance par le débiteur du droit de celui
contre lequel il prescrivait interrompt le délai de prescription contre tous les

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autres ,même contre leurs héritiers. Dans le même sens l’article 25 souligne que
l’interpellation faite au débiteur principal ou sa reconnaissance interrompt le délai de
prescription à l’égard de la caution (la personne qui garantit du paiement de la dette).

La durée de la prescription peut être abrégée ou allongée par apport des parties. Ne
peut être réduit à moins d’un an ni étendue à plus de 10ans.

Par ailleurs, les parties peuvent aussi d’un commun accord ajouter une clause de
suspension et d’interruption de la prescription.

III- L’immatriculation au RCCM

A- Définition du registre de commerce et du crédit mobilier

Le registre est l’ensemble des dossiers assortis de fichiers récapitulatifs. Il est tenu
chronologiquement en recueillant par ordre d’arrivée chaque déclaration accepté à
laquelle un numéro est affecté. La déclaration comprend le nom, prénom, raison
social…. Le registre est aussi tenu par ordre alphabétique et distingue les
commerçants personnes physiques des sociétés commerciales.
Chaque commerçant immatriculé, personne physique ou morale, est titulaire d’un
dossier où sont enregistrés tous les actes et toutes les mentions successives le
concernant permettant son identification et celle du fond exploité. L’objectif visé est
de fournir des renseignements fiables sur le fonds afin de protéger les tiers, garantir
la sécurité des transactions et permettre également le contrôle, des pouvoirs publics.
Le RCCM est tenu en deux fichiers : un fichier national tenu au greffe du tribunal de
commerce de chaque Etat signataire et un fichier régional tenu par la Cour
Commune de justice et d’arbitrage qui centralise tous les fichiers individuels de tous
les registres nationaux.
B- L’objet du RCCM

Le RCCM a pour objet de recevoir l’immatriculation des personnes physiques ayant


la qualité de commerçant, celle des sociétés commerciales et des autres personnes
morales assujetties à l’immatriculation, ainsi que des succursales de sociétés
étrangères exerçant sur le territoire d’un Etat de l’espace OHADA.
Il reçoit également les inscriptions et des mentions constatant les modifications
survenues depuis les immatriculations, dans l’état et la capacité juridique des
personnes physiques et morales inscrites. En outre il recueille tout acte dont le dépôt

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est prévu par les différents actes uniformes. On y inscrit également la radiation qui
marque la fin de l’exercice actif de la profession de commerçant.
On y inscrit enfin les sûretés mobilières. Une sûreté mobilière est une garantie
portant sur un bien meuble consentie pour le remboursement d’une créance
commerciale ou professionnelle.
Ainsi doivent être inscrites au RCCM
 Le nantissement des actions et des parts sociales ;
 Le nantissement du fonds de commerce et à l’inscription du privilège du
vendeur de fonds de commerce ;
 Le nantissement du matériel professionnel et des véhicules automobiles ;
 Le nantissement des stocks ;
 Les privilèges du Trésor, de la Douane et des Institutions Sociales ;
 La réserve de propriété ;
 Contrat de crédit-bail.
L’article 24 de l’Acte prévoit enfin que sont mentionnées d’office dans le registre du
commerce, sur communication au greffe de la juridiction concernée ou de tout
intéressé :
 Les décisions intervenues dans les procédures individuelles de faillite ou dans
les procédures collectives de règlement judiciaire, de redressement judiciaire
ou de liquidation des biens ;
 Les décisions prononçant des sanctions patrimoniales contre les dirigeants
des personnes morales ;
 Les décisions de réhabilitation ou les mesures d’amnistie faisant disparaitre
les déchéances ou interdictions.
Il apparait donc que l’ensemble de ce dispositif vise à offrir aux entreprises une plus
large possibilité d’informations commerciales sur la structure juridique et financière
de leurs partenaires, ainsi que la possibilité de mettre en place des garanties
juridiques fiables et par voie de conséquence, de faciliter les échanges
commerciaux.
C- Les effets de l’immatriculation

L’immatriculation emporte un certain nombre d’effets. Selon l’article 38, toute


personne immatriculée est présumée, sauf preuve contraire, avoir la qualité de
commerçant. Mais cette présomption ne joue pas à l’égard des groupements
d’intérêt économique. Toute personne immatriculée doit indiquer sur ses facteurs,
bons de commande, tarifs et documents commerciaux, ainsi que sur toute
correspondance, son numéro et son lieu d’immatriculation au registre.
En ce qui concerne l’inscription des sûretés, formalité qui a pour but de les rendre
opposables aux tiers, l’acte uniforme prévoit que les garanties sont prises pour une
durée limitée : cela contribue à éviter de paralyser les greffes de tribunaux par
l’accumulation des inscriptions trop anciennes, alors surtout que ces juridictions ont
déjà pour tâche de statuer en matière commerciale.

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En tout état de cause, des sanctions sont prévues en cas de contravention. Selon
l’article 39, les personnes physiques et morales assujetties à l’immatriculation au
registre qui n’ont pas requis celle-ci dans les délais prévus, ne peuvent se prévaloir
jusqu’à leur immatriculation de la qualité de commerçant. Ils sont considérés comme
des commerçants de fait, par opposition aux commerçants de droit qui sont, eux
immatriculés.
Il est interdit aux commerçants de fait de se prévaloir de leur défaut d’inscription pour
se soustraire aux responsabilités et aux obligations qui incombent aux commerçants.
De même, les personnes assujettis ne peuvent, dans le cadre de leurs activités
commerciales, opposer aux tiers et aux administrations publiques, les faits et actes
sujets à mention que si ceux-ci ont été publiés au registre. Mais les assujettis
peuvent établir qu’au moment où ils ont traité, les tiers ou administrations en cause
avaient connaissance des faits et actes concernés. D’ailleurs, le texte lui-même
précise que les tiers et les administrations peuvent se prévaloir de ces faits et actes
même s’ils n’ont pas été publiés.
Lorsque le greffe constate des inexactitudes ou rencontre des difficultés dans
l’accomplissement de sa mission de vérification de la conformité et du caractère
complet des énonciations contenues dans les pièces justificatives, il saisit la
juridiction compétente. Les contestations entre le requérant et le greffe, ou de tout
autre requérant, doit rendre une décision enjoignant à l’intéressé de le faire, il en est
de même lorsqu’il a omis de procéder :
 Aux inscriptions des mentions complémentaires ou modificatives ;
 Aux mentions ou rectifications nécessaire en cas de déclaration inexacte ou
incomplète ;
 A sa radiation.
Enfin, sera frappé d’une sanction pénale toute personne qui s’est abstenue, par
ignorance ou par fraude, d’accomplir une des formalités exigées pour
l’immatriculation.

D- LE CONTENTIEUX DE L’IMMATRICULATION

Selon les dispositions de l’acte uniforme le greffier en charge du RCCM doit


s’assurer sous sa responsabilité que les demandes sont complètes puis il doit vérifier
la conformité et leurs énonciations ou pièces justificatives produites à cet effet. Aussi,
s’il constate des inexactitudes ou s’il rencontre des difficultés dans l’accomplissement
de sa mission il saisit la juridiction compétente de ces difficultés. De même, les
contestations entre le requérant et le greffier peuvent être portées devant la
juridiction compétente. Par ailleurs, le commerçant personne physique ou morale
peut se voir contraint de procéder à cette immatriculation par le tribunal car en
l’absence d’immatriculation la juridiction compétente peut soit d’office soit à la
requête du greffe en charge du registre de commerce ou du crédit mobilier ou de tout
autre requérant prendre une décision en joignant à l’intéressé de procéder à son
immatriculation au frais de l’assujetti lui-même. Cette solution est prévue dans les
dispositions de l’article 66 de l’acte uniforme.

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Dans les même conditions la juridiction compétente peut en joindre à tout
commerçant déjà immatriculé au RCCM de faire procéder aux termes de l’article 68
de l’acte uniforme :

- Soit aux mentions complémentaires ou rectificatives que le commerçant aurait


omises

- Soit aux mentions ou aux rectifications nécessaires en cas de déclaration inexactes


ou incomplètes

- Soit à sa radiation

En outre, l’article 69 de l’acte uniforme prévoit des sanctions pénales à l’encontre de


tout contrevenant à ces dispositions. En effet, aux termes de ce texte, toute personne
qui s’abstient d’effectuer les formalité prescrite ou qui aurait effectué une formalité
frauduleuse est punie des peines prévue par chaque loi nationale ou bien des peines
prévues par la loi pénale spéciale prise par l’Etat parti en application du présent acte
uniforme. Si cela est possible la juridiction qui prononce la condamnation pourra
ordonner aussi la rectification des mentions et de transcription inexactes.

Selon une disposition particulière de l’article 70 et suivant il peut exister un RCCM


unique pour accomplir les formalités relatives aux suretés et aux crédits bail prévus
par la présent acte uniforme ainsi que par l’acte uniforme portant organisation de
suretés et par tous autres dispositions légales.

III: L’OBLIGATION DE LOYALES CONCURRENCES

En matière commerciale on applique le principe de la liberté de commerce et


d’industrie mais cette liberté n’est pas sans limite, ceci signifie que les commerçants
en quête de clientèle ne doit pas détourner celle de leurs concurrent par des moyens
déloyaux. Il existe en effet des cas de concurrence déloyale, c’est donc contre cette
pratique que le Droit organise la protection du commerçant.

A : LES MANIFESTATIONS DE LA CONCURRENCE DELOYALE

Les manifestations de la concurrence sont nombreuses mais on peut les regrouper


en 3 catégories à savoir la confusion de produits ou d’établissement, le dénigrement
et la désorganisation d’établissement pour le marché.

1- LA CONFUSION DE PRODUITS OU D’ETABLISSEMENT

Il y a confusion de produits lorsque sa présentation est telle qu’il n’est pas toujours
facile de le distinguer d’un autre produit. Tel sera le cas s’il y a imitation de l’emblème
ou des couleurs utilisées par le concurrent. Par ex il aura confusion d’établissement
si un employé crée sa propre entreprise en faisant croire qu’il est toujours au service
de son employeur. C’est également le cas d’un employé qui en dehors des heures de
service offre aux clients de son entreprise des mêmes prestations au moindre coût.

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Enfin, il aura confusion entre 2 établissements si ceux-ci ont des similitudes de
dénomination d’enseigne ou nom commercial.

2- LE DENIGREMENT

Le dénigrement c’est toute attitude de nature à discréditer le produit du concurrent ou


de sa personne elle-même. Le risque de dénigrement existe toujours en matière de
publicité comparative. A cet effet, la publicité comparative n’est pas admise en droit
ivoirien car il s’agit de publicité à caractère insinué et de nature à porter atteinte aux
marques des produits. Mais l’on ne doit pas confondre la publicité qui consiste à
vanter les mérites ou les qualités de son produit avec le dénigrement qui est
condamné. En effet, le fait de vanter les qualités de son produit afin d’attirer la
clientèle n’est nullement condamné, au contraire ce qui est répréhensif c’est la
comparaison avec le produit du concurrent dans le but de détourner la clientèle.

3- LA DESORGANISATION D’ENTREPRISES OU DE MARCHES

La désorganisation est interne lorsqu’elle porte sur la divulgation de secrets de


fabrication par exemple ou bien lorsqu’il s’agit d’une incitation à la grève des
employés du concurrent ou encore lorsqu’il s’agit d’analyser l’activité commerciale du
concurrent. En pratique, la désorganisation peut procéder du débauchage du
personnel dont l’absence cause un trouble dans le fonctionnement de l’entreprise
concurrent. On peut retenir par exemple 2 entreprises de fabrication de produits
cosmétiques. La 1ère peut désorganiser la 2nde qui bénéficie d’une audience
importance dans la clientèle en débauchant l’employé chargé de concevoir et de
procéder à la fabrication de produit. Ainsi, le débauchage de cet employé du
concurrent va inéluctablement causer un trouble dans le fonctionnement de cette
entreprise car dans l’immédiat il y a un risque que la production s’arrête jusqu’au
recrutement d’un nouvel employé ayant toutes les compétences techniques dont
disposait l’ancien employé. Ce comportement qui consiste à débaucher l’employé
qualifié du concurrent s’analyse comme une désorganisation de cette entreprise.

B : LA PROTECTION DU COMMERÇANT CONTE LA CONCURRENCE


DELOYALE

Car juridiquement il s’agit de l’ensemble des biens affectés à l’entreprise


commerciale. On peut donc dire que le fonds de commerce est un bien qui compte
tenu de sa valeur et son importance économique fait l’objet d’un statut particulier. Ce
statut particulier permet au commerçant de protéger sa clientèle contre le concurrent,
il permet aussi de céder le fonds de commerce au successeur ou au tiers en cas de
vente il permet encore de mettre le fond en location ou de l’exploiter soit même.

Le fonds de commerce est défini à l’article 135 de l’acte uniforme le fond est
constitué par un ensemble de moyen qui permet au commerçant d’attirer et de
conserver une clientèle. Parti de cette définition on peut dégager 2 idées

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relativement à la notion du fond de commerce.la 1ère idée de fonds de commerce
est un ensemble de bien dont il faut examiner la composition et la nature juridique.

La 2ème idée est que plusieurs opérations juridiques peuvent s’accomplir sur le
fonds de commerce.

CHAPITRE III : LE FONDS DE COMMERCE

Le fonds de commerce est l’ensemble des biens que le commerçant (personne


physique ou morale) exploite afin de capter la clientèle. Aux termes de la loi. Il est
composé essentiellement de biens mobiliers corporels et incorporels. Il a une valeur
pécuniaire indéniable. Très souvent, il est un des éléments les plus importants du
patrimoine du commerçant sur lequel le commerçant effectue des opérations. Nous
allons d’abord étudier les éléments constitutifs du fonds avant de connaitre les
contrats dont il peut faire objet.
I- Les éléments constitutifs de fonds de commerce
Il s’agit du fonds commercial et des éléments qualifiés de facultatifs.
A) LE FONDS COMMERCIAL
C’est l’élément obligatoire, sans lui le fonds de commerce n’existe pas. Le fonds
commercial est composé de la clientèle et du nom commercial ou enseigne.
1- La clientèle
La clientèle est définie comme l’ensemble des clients attachés à un fonds, soit à
cause des relations personnelles avec le propriétaire de fonds ou pour les facilités et
autres accommodements que le fonds leur accorde. A cette notion, on doit inclure
celle d’achalandage, considérée comme l’ensemble des clients d’un jour, d’un temps.
Disons, les clients de passage, attirés par la situation du fonds ou par les
marchandises proposées. En d’autres termes, la clientèle, est l’ensemble de touts
ceux qui font affaire avec le fonds. Sans la clientèle, il n’existe pas de commerce.
La clientèle étant attachée au fonds de commerce, elle a une valeur certaine : c’est
d’elle que dépend largement le chiffre d’affaires. On le dit souvent : « il n’y pas de
fonds de commerce lorsqu’il n’y a pas ou lorsqu’il n’y a plus de clientèle qui s’y
trouve attachée ». Cette importance est marquée par le droit à la clientèle reconnu
au commerçant et protégé durant l’exploitation du fonds et après sa cession. Mais la
protection à la clientèle suppose que celle-ci existe réellement.
a) L’existence de la clientèle
Pour que la clientèle existe, elle doit être réelle et personnelle au commerçant qui
l’invoque.
La clientèle doit être réelle. En principe, la clientèle ne se constitue qu’un temps
après la première mise en exploitation du fonds. Dans ces conditions, le commerçant
ne saurait en invoquer l’existence au profit de son fonds et en demander

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consécutivement la protection. Toutefois, la clientèle peut préexister ou exister à
l’ouverture du fonds en raison de la notoriété de la marque des produits vendus par
le fonds. C’est le cas de l’ouverture d’une station-service.
La clientèle doit être personnelle. C’est un critère complémentaire du précédent. En
effet, le droit à la clientèle ne saurait être efficacement protégé si le commerçant ne
se prévaut pas d’une clientèle personnelle, autonome, spécifiquement attachée à
son fonds. Ce critère permet de refuser le droit à une clientèle propre au fonds
exploité dans l’enceinte d’un établissement plus vaste. Par exemple une buvette
installée à l’intérieur d’un stade ne peut revendiquer une clientèle propre. Elle
emprunte celle du stade.
II- La protection de la clientèle
Durant l’exploitation du fond, le commerçant dispose de l’action concurrente déloyale
ou en concurrence illicite pour protéger son fonds contre tout détournement injustifié
de la clientèle.
Après la cession du Fonds l’acquéreur d’un fonds de commerce est protégé contre
toute action du vendeur pour prendre la clientèle du Fonds vendus. Ces manœuvres
du vendeur peuvent se traduire par son installation dans le même commerce et dans
les alentours immédiats du Fonds vendu.
Pour éviter ces situations, on insère dans l’acte de cession du Fonds, une clause
interdisant au vendeur de s’installer dans un périmètre donné et dans le même
commerce : c’est la clause de non-concurrence dont la violation entraîne le paiement
des dommages et intérêts, la réduction du prix de la cession du fond…
Mais notons-le bien : la clause de non-concurrence n’est valable que si, elle est
limitée dans le temps, dans l’espace et limitée au même type de commerce.
2- Le nom commercial ou l’enseigne
Le nom commercial ou dénomination sociale pour les sociétés est l’appellation sous
laquelle le fonds est exploité et connu. Il sert de ralliement à la clientèle. Même s’il
est représenté par un nom patronymique, il se détache de la personne pour
s’attacher au fonds et devenir un de ses éléments importants.
C’est la raison pour laquelle il est obligatoirement cédé avec le fond. L’enseigne est
un signe extérieur qui distingue un fonds : ce peut être le nom commercial, ou une
dénomination de fantaisie ou encore un emblème.
L’enseigne est un véritable élément d’individualisation du Fonds lorsqu’elle est
différente du nom commercial. C’est pourquoi il est un élément du fonds, cédé
nécessairement avec lui.
Le nom commercial ou l’enseigne est protégé par une action en justice contre
l’usurpation.
B) LES ELEMENTS FACULTATIFS
Ils sont nombreux, mais on peut les regrouper en éléments corporels et en éléments
incorporels.

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a) Les éléments incorporels
1- Le droit au bail commercial
Le bail commercial peut être défini comme le contrat de location de locaux dans
lesquels est exploitée une activité commerciale. Sa durée est librement fixée par les
parties : elle peut être déterminée ou indéterminée, comme le bail lui-même peut être
écrit ou verbal, sauf qu’à défaut d’écrit ou de terme, le bail est réputé à durée
indéterminée. Le bailleur et le locataire exécutent des obligations analogues à celles
de tout bail. Toutefois, concernant le loyer, il faut faire les précisions qui suivent :
 Les parties fixent librement le loyer et celui-ci est révisable dans les conditions
qu’elles fichent. A défaut, la révision triennale ;
 Lorsque les parties ne s’entendent pas sur la révision du loyer, le juge saisi
fixe le montant du nouveau loyer.
Si le bail commercial, à bien des égards, ressemble à tous les baux, il s’en démarque
cependant par le droit au renouvellement systématique accordé au locataire. Le
bénéfice du droit au renouvellement est soumis à des conditions et sa violation
sanctionnée par le paiement d’un dédommagement appelé indemnité d’éviction.
Qui peut être bénéficiaire ?
 Tout commerçant personne physique ou morale ;
 Tout exploitant d’une activité à caractère commercial, industriel, artisanal ou
professionnel ;
 Toute société à capitaux publics.
La qualité du bénéficiaire ?
 Ce peut être le locataire originel, celui-là même qui a signé le bail commercial ;
 Ce peux être également le sous-locataire. Toutefois il faut préciser que la sous-
location est interdite si le bailleur ne l’a pas autorisé au préalable. Il y a sous-
location lorsque le locataire loue à une tierce personne, partiellement ou
totalement, les locaux qu’il a lui-même loués auprès du bailleur. Si
l’autorisation du bailleur est requise c’est pour contrôler le montant du sous
loyer qui ne peut pas être supérieur à celui du loyer principal sans entraîner
l’augmentation. En dehors de ça le bailleur n’entretient aucune relation
juridique avec le sous-locataire qui ne traite qu’avec le locataire principal à qui
il paye le sous loyer. Ce peut être aussi le locataire cessionnaire. Il y a cession
de contrat lorsque le locataire, par substitution, cède le bail et tous les droits et
obligations afférentes à un autre locataire, de sorte que désormais le bailleur
ne traite qu’avec ce nouveau locataire. Le locataire-cédant n’a pas besoin de
l’autorisation du bailleur, il l’informe seulement par écrit après coup. Faute de
cette formalité, la cession est inopposable au bailleur. Mais lorsque la formalité
est remplie, la session est valable et le seul et unique locataire du bailleur est
le cessionnaire du bail. Toutefois, le bailleur qui n’accepte pas, dispose d’un
mois pour saisir le juge et exposer les motifs légitimes de son refus d’accepter
(non-paiement du loyer par le cédant, par exemple). Tant que le juge n’a pas
rendu sa décision, le cédant reste tenu de ses obligations de locataire.
Quels sont les locaux concernés ?

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 Les locaux principaux ;
 Les locaux accessoires (donc destinés au même usage que le principal) à
condition que le bailleur soit informé dès la signature que ses locaux feront
l’objet d’une utilisation jointe avec le local principal ;
 Les terrains nus sur lesquels ont été édifiés, avant ou après la conclusion du
bail, des constructions à usage commercial, industriel, artisanal ou
professionnel.
Quelles sont les conditions du renouvellement ?
 Le droit au renouvellement n’est acquis que dans les villes de plus de cinq
mille habitants ;
 Le locataire doit avoir utilisé le local pour deux ans au moins ;
 En cas de bail à durée déterminée le renouvellement doit être formulé trois
mois avant le terme du bail écrit. Le silence du bailleur jusqu’à un mois avant
ce terme est réputé avis favorable. Mais lorsque la durée du bail est
indéterminé le bailleur qui veut résilier en informe le locataire et lui donne des
préavis de six mois. Le locataire qui entend bénéficier de renouvellement doit
s’opposer à cette résiliation par exploit d’huissier. Sinon le bail cesse à la fin
du préavis.
Lorsque ces conditions sont réunies le locataire a droit au renouvellement du
bail mais le propriétaire des locaux peut toujours s’y opposer. Mais alors il doit
payer l’indemnité d’éviction.
2- La protection des composantes de la propriété industrielle et
commerciale
La propriété industrielle et commerciale est protégée par l’action en concurrence
déloyale et par une action spécifique dite actions en contrefaçon. Les différentes
composantes de la propriété industrielle et commerciale sont :

 Les marques de fabrique


Peuvent être la forme du produit, la manière d’écrire le nom du fabricant, le jeu des
couleurs
Pour demander l’exclusivité de l’utilisation d’un signe, le demandeur doit
essentiellement prouver l’antériorité de son utilisation. Si celle-ci est, ce sont des
signes distinctifs apposés sur les produits. Ces signes prouvés, le signe est protégé
contre l’usurpation ou la contrefaçon pour une durée de 10 ans renouvelable si la
marque est exploitée. A défaut l’utilisation 5 ans après le dépôt, le titulaire perd son
droit à la marque.
 Les brevets d’invention
Ce sont des titres délivrés par les pouvoirs publics pour protéger une invention sur
demande de son auteur. Les droits sont déposés à l’Institut Nationale de la Propriété
Intellectuelle et sont protégés contre la contrefaçon pour une durée de 5 ans, 10 ans
ou 20 ans.

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Le titulaire d’un brevet d’invention, à défaut de l’exploiter lui-même directement, peut
accorder des licences d’exploitation ou apporter son brevet en société.
L’exploitation frauduleuse (c’est-à-dire sans licence) c’est-à-dire la contrefaçon du
brevet d’autrui constitue une infraction pénale. Est donc coupable à celui qui exploite
indûment un brevet d’invasion recèle, vend, exporte ou importe un objet contrefait.
En cas de récidive ou si le coupable est ou a été employé dans l'établissement où le
brevet était régulièrement exploité, la peine est aggravée. Dans tous les cas l’objet
contrefait est confisqué au profit du propriétaire du brevet et la publication du
jugement est ordonnée. Sur le plan civil, la victime peut en outre obtenir des
dommages et intérêts évalués sur la base du préjudice subi.
En principe après vingt ans, une invention tombe dans le domaine public. N’importe
qui peut l’utiliser sans autorisation et sans être inquiété.
 Les dessins et modèles
Ce sont les créations matérialisées par une image (dessins), des formes plastiques
(modèles) : le créateur a un droit d’exploitation exclusive pour vingt ans
renouvelables une fois.
 Les licences et autorisations administratives
Ce sont les licences pour débit de boissons, les autorisations pour occuper une
portion du domaine public, pour exercer une activité soumise à autorisation préalable
(banque, assurance, crédit, change) …ils sont souvent nécessaires pour l’exercice
de telle ou telle activité.
Certaines ont un caractère personnel et attestent plutôt de la capacité de son
bénéficiaire à exercer telle ou telle activité (exigence d’un diplôme de pharmacien
avant d’ouvrir une officine). Dans ce cas, elles ne sont pas attachées au fonds et ne
peuvent être cédées avec lui. D’autres en revanche n’ont pas ce caractère.
III- Les éléments corporels
1- Le matériel et l’outillage
Il s’agit des mobiliers servant à l’exploitation du fonds. Ils sont les éléments du fonds
de commerce si le commerçant est locataire des locaux dans lesquels il exerce son
activité. S’il est propriétaire de l’immeuble, ces éléments deviennent immeubles par
destination et ne font pas partie du fonds de commerce.
2- Les marchandises
Il s’agit de tous les biens destinés à la vente. On y inclut les marchandises stockées
en magasin :
 Les matières premières
 Les produits en cours
 Les produits finis
NB : l'immeuble ne constitue pas un élément du fonds de commerce même si le
propriétaire du fonds est à la fois propriétaire de l’immeuble et qu’il désire vendre
l’immeuble avec le fonds.

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L’immeuble est soumis à un régime différent, de même que les matériels et outillages
considérés comme immeuble par destination.
IV- LES OPERATIONS SUR LE FONDS DE COMMERCE
Il en existe trois : la location-gérance, la vente du fonds de commerce ou son
nantissement
A) LA LOCATION-GERANCE
La location-gérance est une convention par laquelle le propriétaire d’un fonds de
commerce, personne physique ou morale, en concède la location à un gérant,
personnes physiques ou morale, qui l’exploite à ses risques et périls.
a) Les conditions
1- Les conditions de fonds

Les conditions relatives aux bailleurs.


Il n’est pas exigé du bailleur qu’il soit commerçant au moment de la location. Mais
obligation lui est faite de se faire immatriculer au RCCM en tant que bailleur de
fonds. S’il manque à cette obligation, il sera tenu solidairement des dettes du
locataire. Ensuite, il doit avoir été commerçant ou gérant ou directeur commercial
durant deux ans, soit avant ou jusqu’à la location-gérance.
Il doit avoir exploité personnellement le fonds pendant une année au moins. Mais il
est exempté de ces deux conditions :
 S’il est héritier du fonds, mineur ou majeur incapable ou encore s’il exerce une
activité incompatible avec celle de commerçants ;
 Ou alors si commerçant, il a été gravement malade et se trouve ainsi dans
l’impossibilité de satisfaire aux conditions précitées.
Les conditions relatives aux locataire-gérant
Il est commerçant et donc soumis à toutes les règles du droit commercial. Il doit avoir
la capacité commerciale. Le non-respect des conditions de fonds, entraîne la nullité
absolue du contrat de location-gérance.
2- Les conditions de forme
Le contrat de location-gérance doit être constaté par écrit : acte authentique ou acte
sous seing privé. L’acte doit être inscrit au RCCM. Ensuite, annonce est faite dans un
journal d’annonces légales qui est le Journal officiel de la République du Bénin.
V- Les effets de la location-gérance
1- Effet entre les parties
De façon générale, le locataire-gérant doit jouir du fonds en bon père de famille. Plus
spécifiquement, il doit payer les taxes et redevances, acheter les marchandises en
stock lors de l’entrée en location-gérance et en laisser la même quantité au moment
de partir. Il doit en outre continuer les contrats de travail conclus avec le bailleur.
Quant au bailleur, il a l’obligation de délivrer le fonds et est tenu d’une obligation de
non-concurrence.

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2- Effet à l’égard des tiers
Les règles édictées ici visent à protéger des tiers. Ainsi, il est dit que si le contrat de
location-gérance doit mettre en péril le recouvrement de leurs créances, des tiers
peuvent faire prononcer la déchéance du terme, ce qui rend la créance
immédiatement exigible. Le délai prévu pour faire cette démarche est de trois mois à
compter de la date de publication du contrat de location-gérance.
Ensuite, jusqu’à la publication du contrat, propriétaire et locataire du fonds sont
solidaires des dettes contractées par le locataire à l’occasion de l’exploitation du
fonds.
On doit également préciser qu’à l’égard du propriétaire des locaux dans lesquels le
fonds loué est exploité, le locataire-gérant n’est pas considéré comme un sous-
locataire. Il ne peut donc pas demander le bénéfice de renouvellement systématique.
B) LA VENTE OU LA CESSION DU FONDS DE COMMERCE
La réglementation de la vente du fonds de commerce, qui se fait souvent à crédit,
vise deux objectifs principaux qui se lisent comme suit :
 Protéger les parties et principalement le vendeur contre l’insolvabilité de
l’acquéreur. Pour cela, il est accordé au vendeur un privilège spécial doublé
d’une action résolutoire ;
 Protéger les créanciers du vendeur. Pour cette raison, une publicité spéciale
est exigée.
a) Les conditions de validité de la vente du fonds de commerce
Il existe des conditions de fond et des conditions de forme, celle-ci incluant les
conditions de publicité.
1- Les conditions de fond
Ce sont les conditions classiques de toute vente et de tout contrat : les parties
doivent avoir la capacité de contracter, leur consentement doit être exempt de tous
vices, l’objet et la cause doivent exister et être licites. Toutefois, on doit mettre
l’accent sur certaines particularités :
 La vente porte principalement sur les éléments du fonds commercial et il est
précisé que le fonds ne peut être vendu que s’il a une clientèle actuelle et les
autres éléments du fonds feront partie de la transaction si et seulement si
l’acte de cession le mentionne.
 Le prix de la transaction est librement déterminé par les parties et ne doit pas
être dissimulé. Ainsi, la loi (article 126) précise que toute convention, (en droit
on parle de contre-lettre) dont l’objet est de dissimuler une partie du prix de la
cession du fonds, est nulle.
 Le paiement du prix peut être échelonné lorsque le vendeur accorde des
délais de paiement à l’acheteur. Dans ce cas, la créance du vendeur est
représentée par des effets de commerce appelés billets de fonds qui sont
librement endossables.
 L’erreur, vice du consentement, est fréquente lors de la vente du fonds de
commerce. Il est facile de se tromper sur la valeur d’un fonds en surestimant
l’importance et la qualité de la clientèle.

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 Sur la valeur du fonds en présentant un bilan truqué ou en fournissant de faux
renseignements à l’acquéreur. Les cas de dol sont donc aussi fréquents.
2- Les conditions de fond
La cession du fonds doit être obligatoirement constatée par un écrit authentique ou
sous seing privé, et comporter certaines mentions : identification des parties,
identification du fonds, valeur du fonds…. L’omission ou l’inexactitude peut permettre
à l’acheteur de demander la nullité de la vente, dans un délai d’un an, à compter de
la signature du contrat de cession.
3- Les conditions de publicité
L’acte de vente doit être publié dans le but d’informer les tiers et surtout de les
protéger. Plus particulièrement, il s’agit de la protection des créanciers
chirographaires du vendeur qui, avertit, peuvent exercer les droits d’opposition ou de
surenchères que leur reconnait la loi :
 Pour permettre l’exercice du droit de faire opposition, obligation est faite à
l’acheteur de payer le prix de la transaction dans un établissement bancaire
où entre les mains d’un notaire désigné de commun accord. Ce dernier doit
conserver les fonds versés pendant 30 jours, à compter de la date de parution
de la vente, avant de les remettre au vendeur. S’il y a opposition, les fonds
sont retenus jusqu’à la main levée. L’acheteur qui passe outre l’interdiction de
payer directement entre les mains du vendeur, s’expose à devoir régler les
créanciers du vendeur s’ils font opposition et que celle-ci s’avère fondée.
 L’information des créanciers par la publication de l’acte de cession vise
également à leur permettre d’exercer leur droit de surenchère. Ce droit permet
aux créanciers opposant ou inscrit impayé, qui estime que le prix de la vente
du fonds est sous-évalué par rapport à sa valeur réelle, de faire surenchère du
sixième du prix figurant à l’acte de cession. Concrètement, il demande que la
vente soit faite aux enchères publiques en s’engageant, en l’absence d’offre
supérieure, à acquérir le fonds à un prix égal au montant du prix figurant au
contrat majoré du sixième. Il dispose d’un délai de trente jours pour le faire, à
compter de la date de publication de la vente. Après la publication de l’acte,
vendeur et acheteur doivent procéder aux différentes inscriptions modificatives
au RCCM.
VI- Les effets de la vente du fonds de commerce
1- Effet à l’égard du vendeur
La vente du fonds de commerce met des obligations à la charge du vendeur. Mais la
vente intervient souvent à crédit et il est impérieux de protéger le vendeur en lui
accordant certains droits et obligations.
1.3- Les obligations du vendeur
 Il a l’obligation de délivrance, c’est-à-dire mettre le fonds à la disposition de
l’acquéreur à la date prévue par le contrat, en accomplissant toutes les
formalités requises à cet effet. En cas de paiement différé, il n’est pas tenu de
cette obligation, sauf stipulation contraire ;
 Il doit garantir l’acquéreur contre l’éviction de son fait personnel et du fait des
tiers ;
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 Il doit également garantir l’acquéreur contre les vices cachés.
L’inexécution de chacune de ces obligations est sanctionnée par la résolution de la
vente et l’attribution éventuelle de dommages et intérêts.
1.4- Les droits du vendeur
Le vendeur impayé dispose du privilège du vendeur de fonds de commerce doublé
de l’action résolutoire. Ces deux droits produisent des effets seulement si le vendeur
les inscrit au RCCM au moment de l’inscription de la vente.
Le privilège accordé au vendeur de fonds de commerce impayé comporte le droit de
suite et le droit de préférence
L’action résolutoire consiste pour le vendeur à demander la résolution de la vente
avec effets rétroactifs
2- Les effets à l’égard de l’acquéreur
L’acquéreur doit payer le prix convenu à la date convenue. Cette obligation est
doublée de celle de payer entre les mains de la personne désignée comme
séquestre.
C) LE NANTISSEMENT DU FONDS DE COMMERCE
Le fonds de commerce a une grande valeur et souvent, il constitue le bien le plus
important du patrimoine du commerçant. Celui-ci peut l’apporter en gage pour
garantir le remboursement d’un emprunt tout en continuant à l’exploiter.
Ce gage sans dépossession est appelé nantissement.
Quels sont les éléments du fonds de commerce sur lesquels peut porter le
nantissement ?
Les éléments obligatoirement nantis
 La clientèle
 L’enseigne
 Le nom commercial
 Le droit de bail
 Les licences d’exploitation
 Les éléments facultatifs
(Les autres éléments incorporels)
Exercice d’application

I : Répondez aux questions suivantes :


1- Citer et définir les effets de commerce ?
2- Qu’est-ce qu’un acte mixte ? donner un exemple.
3- Définir le commerçant et préciser les différents types de
commerçants ?
4- Quelles différences faites-vous entre le compromis et la clause
compromissoire?
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5- Quels sont les documents comptables du commerçant. Définir
les ?
II : Qualifier les actes suivants et préciser la nature juridique de
leurs auteurs.
1- La personne qui achète des poussins et vend des poulets au
marché ?
2- La personne qui achète des motos volées et revend avec
bénéfice ?
3- La personne qui achète du maïs et vend de la bouillie ?
4- La personne qui achète de la toile et d teinte et vend de tissu
teinté ?
5- La coiffeuse qui achète des mèches et revend avec bénéfice ?
III : Cas pratique
Bignon après sa licence en commerce international s’est retiré
dans son village à Toffo pour installer une alimentation générale
avec une poissonnerie. Pour cela, il a fait un prêt de dix millions
(10.000.000) à la Banque. Pour l’entretien de ses poissons, il
achète des produits de bonne conservation. Il signe parfois des
billets à ordre pour le remboursement de sa dette. Pour les besoins
de son activité il recrute trois employés et leur paye un salaire de
120.000f chacun. Il achète un tricycle pour la livraison de ses
produits sur les marchés environnants. Pour l’aider son épouse
Assignon vend parfois les poissons devant son atelier de coiffure.
Adjognon achète les poissons pour les besoins de son restaurant
tandis que Dagbégnon en achète pour fêter l’anniversaire de son
mari.
TAF : Qualifier les actes posés dans le cas et préciser la nature
juridique de chaque personne du cas pratique. -

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Common questions

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Pour qu'une personne soit qualifiée de commerçant, elle doit exercer de manière professionnelle et indépendante des actes de commerce en son propre nom et à ses risques et périls. Elle doit créer ou acquérir un fonds de commerce et manifester l'intention de l'exploiter pour le public . Les actes de commerce peuvent être par nature, par accessoire, ou par la forme . Les actes doivent être habituels pour constituer une activité commerciale continue .

Les formalités de publicité jouent un rôle essentiel dans la reconnaissance du statut de commerçant après l'acquisition d'un fonds de commerce. Elles servent à manifester publiquement l'intention d'exploiter le fonds, ce qui est une condition pour conférer la qualité de commerçant. Sans ces formalités, une personne peut ne pas être reconnue comme commerçant, malgré l'acquisition du fonds .

La notion d'entreprenant, introduite par l'acte uniforme de 2010, diffère de celle de commerçant en termes de reconnaissance formelle et de conditions d'exercice. Un entreprenant agit souvent à une échelle plus petite et moins formelle qu'un commerçant, bien que les deux soient soumis aux mêmes dispositions générales adaptées par l'État des parties à leur localisation .

En principe, les conjoints ne peuvent pas être tous deux reconnus comme commerçants en exploitant le même fonds. Toutefois, s'ils exploitent l'activité commerciale en co-exploitation avec des actes de commerce distincts, les deux peuvent se voir reconnaître la qualité de commerçant. Cette distinction est essentielle pour traiter les litiges commerciaux .

Un intermédiaire de commerce est défini comme celui qui agit en représentant ou concluant des contrats pour le compte d'un tiers, à titre professionnel et indépendant, sans lien de subordination. Cette activité le qualifie de commerçant selon l'acte uniforme, mettant l'accent sur l'indépendance et la régularité de l'activité commerciale .

La prescription d'une créance peut être suspendue par un empêchement légal, conventionnel ou par force majeure, empêchant temporairement son cours mais sans effacer le délai déjà écoulé. Elle est interrompue par la reconnaissance du droit créancier par le débiteur ou par des circonstances comme la médiation, ce qui efface le délai antérieur et le recommence .

La prescription extinctive vise à éteindre un droit si les obligations ne sont pas respectées dans un délai déterminé, tandis que la forclusion établit un délai au-delà duquel il n'est plus possible d'engager une action en justice. La prescription est liée à la connaissance des faits, alors que la forclusion commence dès un évènement spécifique .

La non-exécution des obligations commerciales pendant cinq ans entraîne l'extinction des droits liés à la qualité de commerçant. Cela signifie que le commerçant perd le bénéfice des droits acquis par sa qualité, soulignant l'importance du respect des délais pour maintenir son statut .

Dans un cadre familial, la distinction entre co-exploitation et collaboration est cruciale pour déterminer la qualité de commerçant. La co-exploitation suppose une égalité de prérogatives et de responsabilités, ce qui peut conférer la qualité de commerçant à chaque participant responsable. En revanche, la collaboration est subordonnée et ne confère pas la même qualité, car il s'agit d'un travail sous contrat plutôt que d'une activité commerciale indépendante .

La publicité des opérations sur le fonds de commerce est cruciale pour l'octroi et le maintien de la qualité de commerçant car elle témoigne de l'intention de mener une activité commerciale de manière continue. Elle fournit aux parties tierces et aux juridictions la preuve de l'exploitation. En l'absence de publicité, la reconnaissance formelle et les privilèges du statut de commerçant pourraient être contestés .

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