Remerciements.
Nous remercions chaleureusement le magistrat MWISI MAYINZA
BIENVENU ( MBM ), substitut du procureur de la république au parquet
de grande instance de Kinshasa kalamu, qui a assuré avec beaucoup des
passions et amour, la phase pratique de notre stage, ainsi qu'à son
assistant, le magistrat David, pourquoi pas citer Mr précieux qui lui
aussi était là pendant ces moments.
Nous remercions aussi Papa Jackie qui a assuré tous les jours, avec
amour et passion, la phase pratique de notre stage, il est pour nous un
modèle.
Introduction.
La science juridique est tellement complexe et technique que seule la
théorie ne peut arriver à éclairer la lanterne de l'apprenant. De ce fait, il
a été une coutume au sein de la faculté de droit, pour tout étudiant du
cycle terminal, de passer une période de stage académique afin de lui
permettre d'assoir ses théories apprises à l'université, à travers une
pratique devant les habitués de cette dernière.
Dans le même cadre, nous aussi à notre tour avons effectué un stage
pendant une période déterminée, un mois pour ne pas le citer, au
parquet de grande instance de Kinshasa kalamu, dont nous avons eu
l'opportunité de saisir à bonne mémoire, les différentes leçons que l'on
a rencontré au cours de notre formation.
On peut donc dire que la réalité scientifique, de manière certaine, se
cache derrière la pratique, puisque c'est grâce à elle que les lois et les
textes sont usés au sens appelé par le législateur. Cette affirmation est
fondée par l'expérience que nous avons personnellement vécu, puisque
sans elle, nous serions peut être ignorant jusqu'à ce jour, probablement
aussi, jusqu'à la fin de nos jours sur terre.
Comme il est question de maîtriser la théorie et la pratique, cette
période de stage nous a beaucoup marqué et si ça ne dépendait que de
nous, on devrait rester là pour apprendre jusqu'à ce que notre tête soit
fatiguée d'apprendre. Malheureusement que cette période était
assortie d'un terme extinctif qui, après son arrivée, nous a obligé de ne
plus nous balader au parquet en qualité de stagiaire, c'est pour cela
même qu'on dit ‹‹ chaque chose a un début et une fin.››
La fin de cette période nous a ainsi poussé de rédiger ce rapport pour
renseigner à quiconque le veut, les différentes questions pertinentes
tant théoriques que pratiques rencontrées devant l'encadrant.
C'est ainsi donc que nous allons, tout au long de ce qui succède, dire au
long et en large notre expérience au parquet de grande instance de
Kinshasa kalamu, avec comme numéro indicateur ( Pro/022 ).
Chap 1 : Phase administrative.
Durant notre stage, nous avons connu une période dont nous avons eu
l'encadrement sur le plan administratif, c'est à dire, nous avons eu à
voir comment est ce que le parquet de grande instance de Kinshasa
kalamu fonctionne sur le plan administratif.
Paragraphe 1 : les services du parquet de grande instance de Kinshasa
kalamu.
Les services administratifs du parquet de grande instance de Kinshasa
kalamu sont :
Le secrétariat divisionnaire ;
La sécurité de service ;
La section de l'action publique ;
La section judiciaire et ;
La section d'exécutions des jugements.
Paragraphe 2 : Les différentes notions apprises au niveau du secrétariat
divisionnaire.
Au niveau du secrétariat divisionnaire, nous avons eu à savoir les
notions suivantes :
La réquisition d'information : c'est une réquisition dont le magistrat
demande les PV de toutes les ciates...
La réquisition à expert : lorsque le magistrat demande une expertise
pour éclairer sa lanterne pour une question technique.
Mandat de perquisition : ce mandat peut être exécuté par le magistrat
instructeur, il l'effectuera dans ce cas dans des visites domiciliées. Il
peut aussi déléguer ce pouvoir à un inspecteur judiciaire ( IPJ ). Le
mandat doit indiquer le lieu de la perquisition et les devoirs que l'OPJ
ou l'IPJ.
La perquisition ne peut commencer qu'à 5 heures, et ne peut aller qu'à
20 heures, à l'exception d'adultère, dont on peut aller au delà du
maximum et au minimum prévus.
Il faudrait que le président du tribunal de grande instance puisse
donner l'autorisation avant toute action.
L'indicateur du parquet de kalamu est ( PR 022 )
Gombe : PR 021.
Matete : PR 023.
Ndjili : PR 024.
Kinkole : PR 025.
L'ordonnance d'exhumation ou d'autopsie : le médecin auquel
l'autopsie ou l'exhumation sera confiée sera tenu de prêter serment, et,
aura le droit d'un honoraire.
La réquisition de la force publique : elle est établie lorsque le magistrat
instructeur d'un dossier prévoit quelques mesures pour arrêter une
personne qui résiste, seul le magistrat peut procéder à la réquisition de
la force publique.
Mandat de comparution : il est émis quand le son destinataire n'a pas
obtempéré aux différentes convocations faites précédemment à ce
mandat. Le mandat de comparution peut être décerné directement
sans qu'il n'ait des convocations, lorsqu'il y a gravité des faits dont
l'auteur est présumé.
Le mandat d'amener : s'il ne comparaît pas devant le magistrat après
un mandat de comparution, le magistrat peut décerner un mandat
d'amener. Dans ce cas, l'exécuteur du mandat sera amené mano
militari.
La commission rogatoire : elle est émise quand une personne sort du
ressort du parquet qui instruit un dossier dont elle est présumée avoir
commis une infraction. En lieu et place d'un mandat, on va émettre une
commission rogatoire
Les services du [Link] registre autre parquet ( RAP ). C'est dans ces
registres que nous trouvons les mandats d'amener, commission
rogatoire, avis de recherche venant d'autres parquets.
Le registre des faits non infractionnel ou qui ne peuvent pas donner lieu
à l'ouverture d'un dossier RMP. ( RFNI )
Registre de tutelle ( R.T ) : c'est dans ce registre qu'on enregistre les
doléances des personnes lésées, inaptes pour que l'État puisse
intervenir sur son affaire ( cas d'une personne âgée de 90 ans ).
Le registre des objets saisis ( ROS ). Il faut déterminer la nature de
l'objet saisi, signifier la quantité, les noms du propriétaire et du
détenteur, l'utilité de la saisie.
Chaque registre doit avoir une numérotation.
L'entreposage se fait selon la valeur de la chose volée.
Après 6 mois, un dossier vide sera classé sans suite et va le magistrat va
ordonner main levée de l'objet saisi.
Si le propriétaire de l'objet saisi ne vient pas récupérer son objet après
main levée de la saisie, l'objet saisi sera envoyé à la commission de
gestions des biens saisis ou confisqués.( COGEBISCO ).
En cas de la non récupération du bien saisi, l'objet sera détruit s'il n'a
aucune valeur.
Registre d'exécutions des jugements.
Ordinairement, c'est le secrétaire qui s'en charge, mais, sous la
direction du chef du parquet.
Quand un service est ouvert, c'est au magistrat de tenir à jour ce
dossier.
Chap 2 : Phase pratique devant le magistrat.
Après la première phase devant le secrétaire divisionnaire, nous avons
été envoyé auprès d'un magistrat afin que celui-ci puisse nous encadrer
pendant trois semaines.
Paragraphe 1 : Partie théorique.
Naissance d'un parquet au dossier :
La lettre plainte, la plainte, la saisine d'office, commission rogatoire,
convocation, PV de l'OPJ...
Nullum crimen, nulla poena, nullum judicum sine lege.
La vie du dossier au parquet : tout dossier entre au secrétariat, celui-ci
est la porte d'entrée de tous.
Le magistrat invite le plaignant pour que celui-ci confirme sa plainte.
Les questions que le magistrat instructeur pose au plaignant : qui, quoi,
où, quand.
La mort d'un dossier au parquet se fait par :
Le classement sans suite.
a. Motifs de classement sans suite : la liste n'est pas exhaustive.
* Inopportunité des poursuites ( protection de l'ordre public ).
* Faits non établis : lorsqu'un élément constitutif de l'infraction
manque.
* Faits civils.
* Faits bénins.
* Difficultés matérielles de trouver l'inculpé ou l'atteindre, ou encore de
l'identifier, soit encore difficultés de le rencontrer.
* Insuffisance des preuves.
* Décès du prévenu.
* Prescription de l'action publique.
Contenu de classement sans suite ( numéro du dossier, identité du
prévenu ou de l'inculpé, prévention, résumé succinct en droit, analyse
en droit et conclusion ).
La requête aux fins de fixation d'audience ( numéro du dossier, identité
du prévenu, prévention en droit et en espèce ).
Dossier autres parquets : pour raison d'incompétence, le dossier meurt
au parquet qui envoir.
Commission rogatoire et ;
Envoie en communication d'un parquet judiciaire au parquet général.
Funa et lukunga ( PG Gombe ). Si le parquet général demande le dossier
et instruit, et qu'il décide d'instruire sans renvoyer.
Paragraphe 2 : Partie pratique.
Sous-fardage : classer les pièces selon l'ordre d'arrivée.
* S/F1 : la lettre plainte
* S/F2 : P.V de l'OPJ : il ne s'agit que des procès verbaux de la victime
ou du plaignant.
* S/F3 : P.V de l'OMP : mutatis mutandis avec S/F2.
* S/F4 : Pièces des détentions ( pièces des détentions privant la liberté
à la personne : PV des saisies des prévenus ( OPJ ), MAP, ( Ordonnance
de détention préventive )ODP , Ordonnance de confirmation ) OC.
Pièces conférant la liberté ( ordonnances de main leve
S/F5 : Mandat de comparution, mandat d'amener, avis de recherche,
mandat de perquisition, toutes les réquisitions ( réquisition
d'information ).
S/F6 : Pièces à conviction : toutes les preuves nécessaires, liste non
exhaustive.
S/F7 : Documents administratifs ( D.A ) Le doublon de toute pièce de
S/F1 à S/F6.
Conclusion.
Il a été pour nous un plaisir abondant de passer ces beaux moments
d'apprentissage devant les personnes qui n'ont pas seulement la
pertinence, mais aussi la pédagogie. Mais, au delà même de ce que
nous avons dit, elles ont l'amour de transmettre ce qu'elles ont comme
connaissance, sans rigueur négative, mais plutôt positive et aspirante.
Nous avons bénéficié de plusieurs notions de droit que nous n'avons
pas rencontré pendant les heures des cours, et nous avons rencontré
plusieurs questions de droit que nous avons effectivement rencontré
pendant les heures des cours, et, nous n'avons pas hésité, même
pendant une seconde, pour répondre et laisser le magistrat enrichir
avec ce qui manquait.
Ainsi, nous concluons ici, le présent rapport de stage.