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INTRO

Le document explore la relation entre les mathématiques et la justice à travers l'affaire de Sally Clark, accusée à tort de meurtre après la mort de ses deux enfants. L'accusation s'appuie sur une analyse statistique erronée qui ne prend pas en compte l'interdépendance des événements, conduisant à une interprétation fallacieuse des probabilités. Finalement, une réévaluation des données montre que Sally Clark avait 90% de chances d'être innocente, ce qui a conduit à sa libération en 2003.

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Le document explore la relation entre les mathématiques et la justice à travers l'affaire de Sally Clark, accusée à tort de meurtre après la mort de ses deux enfants. L'accusation s'appuie sur une analyse statistique erronée qui ne prend pas en compte l'interdépendance des événements, conduisant à une interprétation fallacieuse des probabilités. Finalement, une réévaluation des données montre que Sally Clark avait 90% de chances d'être innocente, ce qui a conduit à sa libération en 2003.

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INTRO : On peut retrouver une relation assez complexe entre

les mathématiques et la justice, puisque les analyses


mathématiques jouent un rôle majeur dans l'importance des
preuves scientifiques, qui sont dédiées au jugement donné sur
une affaire. Les analyses mathématiques utilisées peuvent être
des statistiques, des probabilités et des algorithmes. Mais avec
les mathématiques, il existe plusieurs manières de se tromper,
on peut faire des erreurs de calcul, de mauvaises
interprétations de données, … Cela pouvant mener à fausser
des décisions de justice. C’est pour ça que nous verrons donc
“Comment les mathématiques peuvent-elles être à l'origine
d'erreurs judiciaires ?” Pour répondre à cette question, nous
nous appuierons sur l'affaire Sally Clark en etudiant l’argument
de la condamnation puis en démontrant l’innocence de Sally
Clark

Dans cette affaire, on s'intéresse au jeune couple d'avocats


britannique, Sally et Steve Clark. Le 16 septembre 1996, Sally
Clark donne naissance à leur première enfant, nommé
Christopher. Mais le 13 décembre de la même année, Madame
Clark retrouve son fils dans son lit inanimé. Elle appelle donc
une ambulance mais l’enfant décède. L’autopsie une fois faite
montre que le bébé est mort d’une infection aux poumons.
Sally Clark souffre alors de dépression puisqu'elle se remet très
difficilement de ce drame. De plus, elle rencontre des
problèmes avec l'alcool. Mais, son état s’arrange puisqu’elle
découvre qu’elle est retombée enceinte.
Ainsi, le 29 novembre 1997, Sally Clark donne naissance à un
deuxième fils nommé Harry. Ce bébé est surveillé de près dans
le cadre du programme CONI, nommé “care of next infants”,
permettant ainsi d’offrir aux parents un suivi rigoureux avec les
gestes de premiers secours, un dispositif médical qui permet
d’alerter les services hospitaliers si il y a un problème,...
Malgré ce programme qui a été mis en place, le 26 janvier
1998, peu après avoir reçu des injections pour un vaccin, Harry
perd connaissance avant de décéder même si son père et les
secours ont essayé de le réanimer.
Une autopsie est donc faite, et montre une hémorragie
rétinienne, et il faut savoir que ce genre d’hémorragie est
souvent constatée dans les cas de morts par étouffement. Mais
l’autopsie montre aussi qu’il y a des signes d’infection
bactérienne qui sont retrouvés mais ces signes ne sont pas pris
en compte.
Ainsi le médecin légiste recommande d’ouvrir une enquête
contre les parents, puisqu’il considère qu’il y a pu avoir de
potentiel sévices. C’est ainsi que le couple, Steve et Sally Clark,
est poursuivis en justice.

I. Étude de l’argument de la condamnation

a. L'argument de condamnation

Alors, pour commencer il faut étudier l’accusation.


Pour déterminer si Sally Clark était innocente ou coupable,
l'accusation s'est appuyée sur le témoignage du pédiatre
britannique Roy Meadow. Lors du procès, Roy Meadow arrive
avec une étude statistique: il en déduit que la probabilité que
deux enfants meurent de la mort subite du nourrisson est de 1
sur 73 millions. Ce chiffre découle d’une commission nommée
le CESDI (Confidential En quiry into Stillbirths and Deaths in
Infancy) ce qui veut dire Enquête confidentielle sur les
mortinaissances et les décès d'enfants en bas âge. Selon eux,
dans une famille comme les Clarck, c'est-à-dire, britanniques,
avec des revenus stables, non fumeur, dont la mère a plus de
26 ans, la probabilité d’un décès par mort subite de nourrisson
est d’environ 1 chance sur 8543. C’est cette valeur que Meadow
a multipliée par elle-même pour obtenir un chiffre presque
astronomique.
En tant que membre de jury, une probabilité de 1 sur 73
millions nous semble frappante et semble dire qu’il est presque
impossible qu’il y ait 2 décès successifs par une mort subite du
nourrisson.
Toutefois, en tant qu’enquêteurs, il faut vérifier que cette valeur
soit fiable.

b. Analyse de l’argument:

Premièrement, allons plus en détail sur les chiffres. Une


première observation révèle une erreur fondamentale sur le
raisonnement de Meadow: il a supposé que les deux décès
étaient des événements indépendants. Selon lui, la mort du
deuxième enfant ne dépendait pas de la mort du premier.
Autrement dit, il a considéré que la mort des 2 enfants était
comme un jeu de pile ou face. Si vous lancez une monnaie,
la probabilité de tomber sur pile est indépendante de la
probabilité de tomber sur face. (si nécessaire par le temps,
expliquer plus). Cependant, pour le cas de Sally, cela est faux. Il
existe des facteurs majeurs pouvant faire augmenter les risques
de mort subite du nourrisson dans une famille : comme les
conditions familiales ou les conditions génétiques. Aussi, des
études statistiques du CESDI montrent que les frères et sœurs
des enfants qui meurent de mort subite du nourrisson sont 5,7
fois plus susceptibles de mourir de la même façon. Sans
compter que les 2 enfants étaient des garçons, un facteur qui
augmente le risque de décès. En ignorant ces facteurs et
l’interdépendance des 2 évènements, Meadow a sous-estimé la
probabilité d’un deuxième décès.

II. Démonstration de l'innocence de Sally Clark

a. Démonstration du calcul qu’il aurait dû faire

Alors, qu’est ce que le pédiatre aurait dû faire? Passons


maintenant à un calcul plus précis. Au lieu d’utiliser une
probabilité de 1/8543, il aurait dû prendre la probabilité réelle
d’un décès par mort subite de nourrisson, qui est d’environ 1/1
300, une estimation plus juste, qui comprenne toutes les
catégories des personnes. Et, en tenant compte du fait que le
deuxième décès est plus probable après le premier, nous
devons utiliser le facteur de risque augmenté, que c’est de 5,7.
Alors, comme vous pouvez voir dans l’annexe, si on calcule la
probabilité d'une mort subite de nourrisson sachant qu’il y a eu
une première mort et après on calcule la probabilité que les les
2 enfants soient morts par MSN dans une même famille, on
obtient environ 1/300000, et non de 1 sur 73 millions comme
accusait Meadow. La probabilité est ainsi moins faible que
prévu et change la perspective de l’affaire. Mais ce n’est pas
tout. Même si la probabilité de 1 sur 73 millions aurait été
correcte, elle
n’aurait pas prouvé la culpabilité de Sally Clark.
Une grave erreur a été commise par le jury: une mauvaise
interprétation des probabilités. En
réalité, la probabilité de 1/73 millions représentait la possibilité
de décès naturels, mais elle a
été interprétée comme la probabilité de l'innocence de Sally. Ce
que le jury aurait dû se
demander est : "Quelle est la probabilité que Sally Clark soit
coupable, sachant que deux de
ses enfants sont morts ?", et non "Quelle est la probabilité que
deux enfants meurent par
mort subite du nourrisson ?". Cela on va le nommer le paradoxe
du procureur.
Alors, nous, en tant qu'enquêteurs, devons chercher à savoir
quelle est la probabilité de
l’innocente de Sally, sachant que ses deux enfants sont morts.
Pour cela, il faut d’abord calculer la probabilité global qu’il y ait
un double décès soit par
MSN ou par fanticide. C’est-à-dire, la somme de P(M1 ∩ M2) +
P(T1 ∩ T2)
Présenter schéma P(D) - support
Commençons par évaluer la culpabilité de Sally, c’est-à-dire la
probabilité que Sally ait tué
ses deux enfants. En Angleterre, en 1996, sur 650 000
naissances, 30 infanticides ont été
recensés. De plus, si un premier enfant subit un homicide, le
second a 1 chance sur 123
d'en subir un aussi.
Alors, comme vous pouvez voir dans l’annexe, si on calcule la
probabilité qu’elle est tué ses
2 enfants, on retrouve une valeur d’environ 1/2 665 000
Faire explication grâce à un arbre - support:
Alors, considérons les événements suivants:
● T1: “Sally Clark a tué son premier enfant” = 30/650 000
● T2: “Sally Clark a tué son deuxième enfant sachant qu’elle à
tué le premier” = 1/123.

P(T1 ∩ T2) = P(T1) x PT1


(T2)
= 30/650000 x 1/123
= 1/2 665 000

Finalement, pour savoir si Sally est innocente, il faut calculer la


probabilité que les enfants
soient morts à cause de MSN en sachant qu’ils sont décédés.
Faire calcul dans le support:
PD(M1 ∩ M2) = P(D ∩ (M1 ∩ M2)) / P(D)

= P(M1 ∩ M2) / (P(M1 ∩ M2) + P(T1 ∩ T2))


= (57/16900000) / (57/16900000+1/2665000) ≈ 0.90

Cela signifie qu'il y a 9 chances sur 10 que les deux enfants


soient mort de causes
naturelles, et non d’un infanticide. Autrement dit, Sally Clark
avait 90% de chances d’être
innocente.
C’est grâce à cette étude de Ray Hill que l’erreur a été corrigée,
et Sally Clark a finalement
été libérée en 2eme appel en 2003, mais sa vie ne continuera
pas à être la même. Elle
meurt ans plus tard à cause de l’alcool.
Les trois chianes sont publqieus mais elles sont concurrent
début des années 70 ou on compare l’avortement a la choha
Tant que y a eu de gaulle de suite des nogatiation avec
l’Allemagne 73 premier choc 74 la centralisation des mesure
soci
Il fait exploser le monopole des medias sur la le vote
majoritaire, on abandonne loe scrutin proportionnel car il veut
lii

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